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InterviewRadio France (sur Site radio)· 29 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & famille

Crémation en Isère : "On vient de dépasser cette année les 60%" lors des funérailles

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Au niveau national, on a un niveau d'inhumation à 55% et de crémation à 45%. En Isère, on vient de dépasser les 60%. Qu'est-ce que cela implique ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Les crématoriums manquent-ils dans le département ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça reste un enjeu de service public et de collectivité de gérer les obsèques ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Vous arrivez à fidéliser le personnel ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    On a parlé de la tendance à la crémation. L'autre tendance est de faire les obsèques de moins en moins dans des bâtiments religieux. Vous allez en inaugurer un à Kroll ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aurait d'autres extensions à faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13InvitéChiffre
    « A Grenoble, 60% des décès, vous traitez de l'agglomération grenobloise, 3400 enterrements par an. »
  • 0:17InvitéChiffre
    « Vous employez un peu plus d'une centaine de personnes. »
  • 0:22InvitéChiffre
    « 21 salons au centre PFI de La Tronche pour recevoir les familles. »
  • 0:26InvitéChiffre
    « 72 chambres froides aussi, ça fait partie du métier pour conserver les corps. »
  • 0:50PrésentateurChiffre
    « Au niveau national, en fait, au niveau France, on a un niveau, en fait, inhumation qui est à peu près de 55% et crémation qui est aux alentours des 45%, un petit peu plus. »
  • 0:57PrésentateurChiffre
    « Nous, au niveau ISER, on vient de dépasser cette année les 60%. »
  • 1:03PrésentateurChiffre
    « Au crématorium de Gires, à peu près par année, cette année, on devrait faire 2800 crémations. »
  • 1:25PrésentateurFait
    « Oui. Aujourd'hui, en fait, il y a trois crématoriums, en fait, sur le département de l'ISER. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « L'idée, vraiment, c'est d'avoir cette notion, en fait, de régulateur, donc de pouvoir, en fait, proposer des tarifs qui sont relativement bas. »
  • 4:50PrésentateurFait
    « La courbe de mortalité, en fait, augmente. Donc à un moment donné, on sait qu'on a forcément les niveaux, en fait, de décès qu'il y a eu pendant le Covid. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Invité34 %
  • ?2 %

≈ 15,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

de retrouver votre invité Laurent Gallien.

0:01
Invité

Nous sommes au soir le matin avec Laurence Maton, bonjour.

0:04
Présentateur

Bonjour, je vous remercie de m'accueillir aujourd'hui.

0:06
Invité

Je vous en prie, directrice des pompes funèbres intercommunales de l'agglomération grenobloise, acteur incontournable des obsèques. A Grenoble, 60% des décès, vous traitez de l'agglomération grenobloise, 3400 enterrements par an.

0:19
Locuteur

Vous

0:19
Invité

employez un peu plus d'une centaine de personnes, 21 salons au centre PFI de La Tronche pour recevoir les familles. 72 chambres froides aussi, ça fait partie du métier pour conserver les corps et une salle de cérémonie qui accueille toutes les confessions. Voilà pour le portrait des PFI. Vous gérez aussi le crématorium de Gires. Je voudrais qu'on insiste justement sur ces crématoriums. La tendance est de plus en plus lourde. C'est une réalité à la crémation lors des obsèques.

0:45
Présentateur

Oui, tout à fait. Du coup, pour vous donner un exemple, au niveau national, en fait, au niveau France, on a un niveau, en fait, inhumation qui est à peu près de 55% et crémation qui est aux alentours des 45%, un petit peu plus. Nous, au niveau ISER, on vient de dépasser cette année les 60%. Donc, en effet, on a un vrai enjeu, en fait, au niveau des crémations. Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'au crématorium de Gires, à peu près par année, cette année, on devrait faire 2800 crémations. Donc, ce qui est en effet une évolution, en fait, sur ce mode de, on va dire, d'organisation d'obsèques qui est de plus en plus important et qui est en effet privilégié par les familles sur l'ISER.

1:18
Invité

Une tendance qui ne se dément pas, bien au contraire, donc. Et les crématoriums manquent dans le département ?

1:25
Présentateur

Oui. Aujourd'hui, en fait, il y a trois crématoriums, en fait, sur le département de l'ISER. Il y en a également à Chambéry, on va dire, en proximité immédiate. Il

1:30
Locuteur

y en

1:30
Invité

a à Bron aussi, je

1:31
Locuteur

crois, qui

1:32
Invité

a

1:33
Locuteur

subi un incendie,

1:33
Présentateur

je crois. Oui, tout à fait. Du coup, en effet, les capacités au niveau de crémation, nous, sur le crématorium de Gires, il y a deux appareils de crémation qui permettent, en effet, d'assurer un volume. Mais c'est vrai qu'à terme, sur les évolutions liées à ce mode, il faudra, en effet, trouver des solutions pour pouvoir accueillir la partie crémation qui augmente significativement.

1:50
Invité

Sinon, il

1:50
Locuteur

y

1:50
Invité

a Marcillol, Borpère, voilà, pour les autres crématoriums en France. On sait qu'il y

1:54
Locuteur

a

1:54
Invité

un projet à Bourgogne-Jalieu qui avait été finalement annulé. Il y a un projet à Vienne, il y en a un en route également à Voiron, voilà, pour le paysage. Et on va revenir sur votre société, à vous, les PFI. Est-ce que ça reste un enjeu de service public et de collectivité de gérer les obsèques ? Puisque vous êtes un outil, finalement, de la métropole.

2:20
Locuteur

Oui, tout à fait.

2:21
Présentateur

Donc, on a toujours cette notion-là, en fait, au niveau des PFI. L'idée, vraiment, c'est d'avoir cette notion, en fait, de régulateur, donc de pouvoir, en fait, proposer des tarifs qui sont relativement bas. Alors, on voit toujours, et on a toujours cette difficulté quand on est au moment des obsèques où les gens pensent que c'est toujours trop cher. Mais on a vraiment, en fait, ce rôle-là, en fait, d'être assez régulateur sur le marché et vraiment de respecter, on va dire, la notion de service public.

Donc, l'idée, pour nous, PFI, c'est vraiment d'accompagner les familles dans une notion de qualité parce que c'est vrai qu'avec un volume d'obsèques qu'on gère, c'est assez difficile de maintenir un niveau de qualité. Ça paraît

2:51
Locuteur

simple

2:51
Présentateur

comme ça, mais du coup, on a beaucoup de métiers différents qui superposent. Donc, la coordination, en fait, entre les tâches est particulièrement compliquée. Mais on a vraiment cette notion, vraiment, de fournir un service de qualité et de permettre, en fait, à toutes les familles d'organiser les obsèques comme elles le souhaitent.

3:04
Invité

Vous arrivez à fidéliser le personnel. C

3:07
Locuteur

'est

3:07
Invité

un personnel qui reste chez vous ou pas ?

3:09
Présentateur

C'est

3:09
Locuteur

particulier.

3:09
Présentateur

Ce sont des métiers compliqués. Oui, tout à fait. Donc, on essaie de fidéliser. On a un petit peu moins de turnover. Par contre, il

3:15
Locuteur

y

3:15
Présentateur

a des missions et des postes qui sont un petit peu plus compliquées, notamment la fonction d'agents funéraires. Les agents funéraires, c'est les personnes qui vont chercher les défunts et qui sont ce qu'on appelle des porteurs, donc qui portent les cercueils. Chez nous, c'est une population qui est assez jeune. C'est des métiers pénibles. On travaille 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Donc, on a les systèmes d'astreinte. Donc, c'est vrai que c'est des métiers qui sont relativement pénibles. Donc, en effet, on a un petit peu de mal à fidéliser. Donc, on essaie de trouver les contreparties pour trouver un équilibre parce que, voilà.

3:40
Locuteur

On

3:40
Invité

a parlé en début d'entretien de la tendance forte à la crémation. L'autre tendance qui se dessine aussi dans les obsèques,

3:46
Locuteur

c

3:46
Invité

'est de les faire de moins en moins dans des bâtiments religieux, que ce soit les églises ou des mosquées. Ce sont plus généralement dans des centres funéraires désormais et vous allez en inaugurer un à Kroll, je crois.

3:58
Présentateur

Oui, tout à fait. Donc, il va pouvoir...

4:00
Locuteur

Enfin, il a été inauguré. Il a été

4:02
Présentateur

inauguré et il va ouvrir lundi. Voilà, l'idée, c

4:06
Locuteur

'est

4:06
Présentateur

ce qu'on se disait. On est toujours dans cette notion, en fait, de proposer du service pour tous les administrés. Donc, le principe, c'est d'avoir, en effet, un emplacement, en fait, sur la commune de Kroll qui permet de faire du service de proximité. Parce qu'on sait qu'aujourd'hui, par rapport à l'activité qu'on a à la tronche, on a à peu près 15% en effet qui va concerner le bassin du Grésil-Vaudan. Donc, ça permettra, en fait, aux familles de pouvoir être accueillies plus près. Donc,

4:28
Locuteur

c

4:28
Présentateur

'est-à-dire que dans ces moments-là, ça paraît bête, mais le fait d'être proche, de pouvoir y aller plus souvent, d'avoir cette facilité-là d'accès est importante. Donc, nous, ce qu'on veut vraiment, c'est qu'en fait, les familles puissent accéder et pouvoir être le plus proche de leurs défunts pendant ces moments-là.

4:42
Invité

Comme vous êtes un acteur majeur dans tout l'Y grenoblois, effectivement, vous étendez au Grésil-Vaudan. Est-ce qu'il y aurait d'autres extensions à faire

4:49
Présentateur

qui

4:49
Locuteur

seraient souhaitables ?

4:50
Présentateur

La courbe de mortalité, en fait, augmente. Donc, à un moment donné, on sait qu'on a forcément les niveaux, en fait, de décès qu'il y a eu pendant le Covid. On sait qu'on va y arriver au cours des 10 prochaines années. Donc, en tout cas, aujourd'hui, c'est sûr qu'il y

5:02
Locuteur

aura

5:02
Présentateur

des besoins, en fait, en capacité d'accueil qu'on va devoir trouver parce que quand il

5:05
Locuteur

y

5:05
Présentateur

a des pics de décès, ça a été le cas en janvier. On a eu plus de 400 décès sur le mois. On sait qu'on est à l'île de...

5:10
Locuteur

Pas de pics cet été,

5:10
Présentateur

par contre. Non, pas de pics cet été, par contre. Du coup, nous, ça a été à peu près lissé. On a eu un petit peu plus de décès sur le mois de juillet, mais l'effet canicule n

5:17
Locuteur

'a

5:17
Présentateur

pas été important. Par contre, en effet, on sait qu'on aura besoin, en effet, d'avoir des capacités parce que ce qu'on oublie aussi, parce qu'on a vraiment la dimension humaine dans l'organisation des obsèques,

5:27
Locuteur

c

5:27
Présentateur

'est l'aspect sanitaire. C'est-à-dire qu'en fait, en effet, le traitement des défunts et puis de pouvoir traiter, on va dire, le deuil et récupérer les corps rapidement est hyper important. Donc, cet impact sanitaire,

5:37
Locuteur

il faut qu'on arrive

5:38
Présentateur

à le traiter et avoir les capacités d'accueil.

5:40
Locuteur

Il faut des

5:40
Invité

capacités pour ça. Merci Laurence Maton, directrice des PFI pour le funérable intercommunal de l'agglomération Grenoblaze, d'être venue ce matin dans le studio. Ici Isère, très bonne journée. Merci.