Crémation en Isère : "On vient de dépasser cette année les 60%" lors des funérailles
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Questions et réponses
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Au niveau national, on a un niveau d'inhumation à 55% et de crémation à 45%. En Isère, on vient de dépasser les 60%. Qu'est-ce que cela implique ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Les crématoriums manquent-ils dans le département ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Est-ce que ça reste un enjeu de service public et de collectivité de gérer les obsèques ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Vous arrivez à fidéliser le personnel ?
- 3:40OuverteRéponse directe
On a parlé de la tendance à la crémation. L'autre tendance est de faire les obsèques de moins en moins dans des bâtiments religieux. Vous allez en inaugurer un à Kroll ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aurait d'autres extensions à faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13InvitéChiffre
« A Grenoble, 60% des décès, vous traitez de l'agglomération grenobloise, 3400 enterrements par an. »
- 0:17InvitéChiffre
« Vous employez un peu plus d'une centaine de personnes. »
- 0:22InvitéChiffre
« 21 salons au centre PFI de La Tronche pour recevoir les familles. »
- 0:26InvitéChiffre
« 72 chambres froides aussi, ça fait partie du métier pour conserver les corps. »
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« Au niveau national, en fait, au niveau France, on a un niveau, en fait, inhumation qui est à peu près de 55% et crémation qui est aux alentours des 45%, un petit peu plus. »
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« Nous, au niveau ISER, on vient de dépasser cette année les 60%. »
- 1:03PrésentateurChiffre
« Au crématorium de Gires, à peu près par année, cette année, on devrait faire 2800 crémations. »
- 1:25PrésentateurFait
« Oui. Aujourd'hui, en fait, il y a trois crématoriums, en fait, sur le département de l'ISER. »
- 2:23PrésentateurFait
« L'idée, vraiment, c'est d'avoir cette notion, en fait, de régulateur, donc de pouvoir, en fait, proposer des tarifs qui sont relativement bas. »
- 4:50PrésentateurFait
« La courbe de mortalité, en fait, augmente. Donc à un moment donné, on sait qu'on a forcément les niveaux, en fait, de décès qu'il y a eu pendant le Covid. »
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de retrouver votre invité Laurent Gallien.
Nous sommes au soir le matin avec Laurence Maton, bonjour.
Bonjour, je vous remercie de m'accueillir aujourd'hui.
Je vous en prie, directrice des pompes funèbres intercommunales de l'agglomération grenobloise, acteur incontournable des obsèques. A Grenoble, 60% des décès, vous traitez de l'agglomération grenobloise, 3400 enterrements par an.
Vous
employez un peu plus d'une centaine de personnes, 21 salons au centre PFI de La Tronche pour recevoir les familles. 72 chambres froides aussi, ça fait partie du métier pour conserver les corps et une salle de cérémonie qui accueille toutes les confessions. Voilà pour le portrait des PFI. Vous gérez aussi le crématorium de Gires. Je voudrais qu'on insiste justement sur ces crématoriums. La tendance est de plus en plus lourde. C'est une réalité à la crémation lors des obsèques.
Oui, tout à fait. Du coup, pour vous donner un exemple, au niveau national, en fait, au niveau France, on a un niveau, en fait, inhumation qui est à peu près de 55% et crémation qui est aux alentours des 45%, un petit peu plus. Nous, au niveau ISER, on vient de dépasser cette année les 60%. Donc, en effet, on a un vrai enjeu, en fait, au niveau des crémations. Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'au crématorium de Gires, à peu près par année, cette année, on devrait faire 2800 crémations. Donc, ce qui est en effet une évolution, en fait, sur ce mode de, on va dire, d'organisation d'obsèques qui est de plus en plus important et qui est en effet privilégié par les familles sur l'ISER.
Une tendance qui ne se dément pas, bien au contraire, donc. Et les crématoriums manquent dans le département ?
Oui. Aujourd'hui, en fait, il y a trois crématoriums, en fait, sur le département de l'ISER. Il y en a également à Chambéry, on va dire, en proximité immédiate. Il
y en
a à Bron aussi, je
crois, qui
a
subi un incendie,
je crois. Oui, tout à fait. Du coup, en effet, les capacités au niveau de crémation, nous, sur le crématorium de Gires, il y a deux appareils de crémation qui permettent, en effet, d'assurer un volume. Mais c'est vrai qu'à terme, sur les évolutions liées à ce mode, il faudra, en effet, trouver des solutions pour pouvoir accueillir la partie crémation qui augmente significativement.
Sinon, il
y
a Marcillol, Borpère, voilà, pour les autres crématoriums en France. On sait qu'il y
a
un projet à Bourgogne-Jalieu qui avait été finalement annulé. Il y a un projet à Vienne, il y en a un en route également à Voiron, voilà, pour le paysage. Et on va revenir sur votre société, à vous, les PFI. Est-ce que ça reste un enjeu de service public et de collectivité de gérer les obsèques ? Puisque vous êtes un outil, finalement, de la métropole.
Oui, tout à fait.
Donc, on a toujours cette notion-là, en fait, au niveau des PFI. L'idée, vraiment, c'est d'avoir cette notion, en fait, de régulateur, donc de pouvoir, en fait, proposer des tarifs qui sont relativement bas. Alors, on voit toujours, et on a toujours cette difficulté quand on est au moment des obsèques où les gens pensent que c'est toujours trop cher. Mais on a vraiment, en fait, ce rôle-là, en fait, d'être assez régulateur sur le marché et vraiment de respecter, on va dire, la notion de service public.
Donc, l'idée, pour nous, PFI, c'est vraiment d'accompagner les familles dans une notion de qualité parce que c'est vrai qu'avec un volume d'obsèques qu'on gère, c'est assez difficile de maintenir un niveau de qualité. Ça paraît
simple
comme ça, mais du coup, on a beaucoup de métiers différents qui superposent. Donc, la coordination, en fait, entre les tâches est particulièrement compliquée. Mais on a vraiment cette notion, vraiment, de fournir un service de qualité et de permettre, en fait, à toutes les familles d'organiser les obsèques comme elles le souhaitent.
Vous arrivez à fidéliser le personnel. C
'est
un personnel qui reste chez vous ou pas ?
C'est
particulier.
Ce sont des métiers compliqués. Oui, tout à fait. Donc, on essaie de fidéliser. On a un petit peu moins de turnover. Par contre, il
y
a des missions et des postes qui sont un petit peu plus compliquées, notamment la fonction d'agents funéraires. Les agents funéraires, c'est les personnes qui vont chercher les défunts et qui sont ce qu'on appelle des porteurs, donc qui portent les cercueils. Chez nous, c'est une population qui est assez jeune. C'est des métiers pénibles. On travaille 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Donc, on a les systèmes d'astreinte. Donc, c'est vrai que c'est des métiers qui sont relativement pénibles. Donc, en effet, on a un petit peu de mal à fidéliser. Donc, on essaie de trouver les contreparties pour trouver un équilibre parce que, voilà.
On
a parlé en début d'entretien de la tendance forte à la crémation. L'autre tendance qui se dessine aussi dans les obsèques,
c
'est de les faire de moins en moins dans des bâtiments religieux, que ce soit les églises ou des mosquées. Ce sont plus généralement dans des centres funéraires désormais et vous allez en inaugurer un à Kroll, je crois.
Oui, tout à fait. Donc, il va pouvoir...
Enfin, il a été inauguré. Il a été
inauguré et il va ouvrir lundi. Voilà, l'idée, c
'est
ce qu'on se disait. On est toujours dans cette notion, en fait, de proposer du service pour tous les administrés. Donc, le principe, c'est d'avoir, en effet, un emplacement, en fait, sur la commune de Kroll qui permet de faire du service de proximité. Parce qu'on sait qu'aujourd'hui, par rapport à l'activité qu'on a à la tronche, on a à peu près 15% en effet qui va concerner le bassin du Grésil-Vaudan. Donc, ça permettra, en fait, aux familles de pouvoir être accueillies plus près. Donc,
c
'est-à-dire que dans ces moments-là, ça paraît bête, mais le fait d'être proche, de pouvoir y aller plus souvent, d'avoir cette facilité-là d'accès est importante. Donc, nous, ce qu'on veut vraiment, c'est qu'en fait, les familles puissent accéder et pouvoir être le plus proche de leurs défunts pendant ces moments-là.
Comme vous êtes un acteur majeur dans tout l'Y grenoblois, effectivement, vous étendez au Grésil-Vaudan. Est-ce qu'il y aurait d'autres extensions à faire
qui
seraient souhaitables ?
La courbe de mortalité, en fait, augmente. Donc, à un moment donné, on sait qu'on a forcément les niveaux, en fait, de décès qu'il y a eu pendant le Covid. On sait qu'on va y arriver au cours des 10 prochaines années. Donc, en tout cas, aujourd'hui, c'est sûr qu'il y
aura
des besoins, en fait, en capacité d'accueil qu'on va devoir trouver parce que quand il
y
a des pics de décès, ça a été le cas en janvier. On a eu plus de 400 décès sur le mois. On sait qu'on est à l'île de...
Pas de pics cet été,
par contre. Non, pas de pics cet été, par contre. Du coup, nous, ça a été à peu près lissé. On a eu un petit peu plus de décès sur le mois de juillet, mais l'effet canicule n
'a
pas été important. Par contre, en effet, on sait qu'on aura besoin, en effet, d'avoir des capacités parce que ce qu'on oublie aussi, parce qu'on a vraiment la dimension humaine dans l'organisation des obsèques,
c
'est l'aspect sanitaire. C'est-à-dire qu'en fait, en effet, le traitement des défunts et puis de pouvoir traiter, on va dire, le deuil et récupérer les corps rapidement est hyper important. Donc, cet impact sanitaire,
il faut qu'on arrive
à le traiter et avoir les capacités d'accueil.
Il faut des
capacités pour ça. Merci Laurence Maton, directrice des PFI pour le funérable intercommunal de l'agglomération Grenoblaze, d'être venue ce matin dans le studio. Ici Isère, très bonne journée. Merci.