Cybersécurité : la France a une "vingtaine d'années de retard" selon Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est en cause selon vous dans le fait que cette série d'attaques informatiques ait pu réussir ? Est-ce que vous mettez en cause le politique ?
- 0:35RelanceRéponse directe
Est-ce que vous mettez en cause le politique ?
- 1:43OuverteRéponse partielle
Vous prenez tous les informaticiens, il n'y a que 100 personnes dédiées à la cybersécurité à Bercy.
- 2:54OuverteRéponse directe
Mais donc quelles leçons vous en tirez ?
- 3:13OuverteRéponse directe
On dit souvent qu'en matière de cyber, c'est un individu, un mot de passe répété partout, écrit sur un papier. C'est ça la faille ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une forme d'insouciance ? Est-ce que cette irresponsabilité que vous pointez, elle concerne un peu l'entièreté de la population ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« Oui, évidemment, je mets en cause le gouvernement, je mets en cause le responsable ultime dans une démocratie, dans une administration, puisque le responsable ultime c'est le ministre, donc le ministre des Comptes Publics. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Il y a des attaques qui se sont multipliées, puisqu'on a appris du coup à cette occasion qu'il y a eu des attaques sur France Travail, qu'il y a eu déjà des attaques sur la DGFIP, qu'il y a eu des attaques sur différents services. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Écoutez, c'est David Amiel et ce sont ses prédécesseurs et c'est le Premier ministre. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Vous avez 5000, d'habitude on peut dire qu'il y a un problème de moyens, ce n'est pas un problème de moyens. »
- 1:19Invité politiqueChiffre
« Il y a 5300 agents au service informatique de Bercy. »
- 1:26Invité politiqueFait
« 5300 agents, pour vous donner une idée, il y a moins d'employés chez OpenAI. Il y a moins d'employés chez Google France, il y a moins d'employés chez Snapchat qui ont autre chose à gérer en termes de confidentialité de comptes et de données. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Normalement, une administration, une entreprise privée doit le signaler sous les 72 heures. Là on l'a appris plusieurs semaines après. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Mais c'est le Premier ministre lui-même qui le dit, nous sommes très en retard là-dessus. »
- 9:25Invité politiquePromesse
« Nos lignes rouges de l'an dernier seront nos lignes rouges de cette année. Notamment, zéro augmentation d'impôts, pas d'attaque sur les retraités. »
- 10:26Invité politiqueChiffre
« Cette désindexation partielle aboutirait à économiser 3 milliards. »
- 10:52Invité politiqueChiffre
« Ce serait plus de 3 milliards, ce serait 6 milliards que l'on pourrait faire entrer dans les caisses de l'État. »
- 11:08Invité politiqueChiffre
« Là aussi, ce serait plus de 6 milliards dès la première année. »
- 12:28Invité politiqueChiffre
« Tout ça ferait plus d'une quinzaine de milliards dès la première année, dès ce budget. »
- 17:16PrésentateurChiffre
« Je dis cadeau parce qu'on parle de 20 à 40 milliards selon les chiffrages. »
- 17:38Invité politiqueFait
« Une dizaine de milliards pourquoi ? Pour permettre à des Françaises et des Français qui ont commencé à travailler avant l'âge de 20 ans. »
- 21:16Invité politiqueFait
« C'est-à-dire un véritable plan climatisation aujourd'hui c'est établi vous voyez il a fallu un an aujourd'hui même madame Tondelier vous avez l'impression d'avoir gagné une bataille culturelle sur la clim ? »
Temps de parole
- Franck Allisio75 %
- Présentateur24 %
≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les impôts victimes d'une cyberattaque assez préoccupante, 700 000 contribuables dont les infos fiscales ont été aspirées, 400 000 particuliers dont les données immobilières sont entre de mauvaises mains, des attaques informatiques qu'on n'observe pas partout, dans les PME, les grands groupes, les associations, chez les individus. Le politique semble un peu dépassé par l'ampleur du phénomène, inquiétant aussi à la veille de l'élection présidentielle. Vos questions dans ce grand entretien au 01 45 24 7000 au standard ou par message WhatsApp ? Bonjour Franck Alizio. Bonjour.
Député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône, qu'est-ce qui est en cause selon vous dans le fait que cette série d'attaques informatiques qu'on recense ait pu réussir ? Est-ce que vous mettez en cause le politique ?
Oui, évidemment, je mets en cause le gouvernement, je mets en cause le responsable ultime dans une démocratie, dans une administration, puisque le responsable ultime c'est le ministre, donc le ministre des Comptes Publics. Il y a des attaques qui se sont multipliées, puisqu'on a appris du coup à cette occasion qu'il y a eu des attaques sur France Travail, qu'il y a eu déjà des attaques sur la DGFIP, qu'il y a eu des attaques sur différents services. Donc le responsable c'est David Amiel, le ministre des Comptes Publics ? Écoutez, c'est David Amiel et ce sont ses prédécesseurs et c'est le Premier ministre.
Vous avez 5000, d'habitude on peut dire qu'il y a un problème de moyens, ce n'est pas un problème de moyens. Il y a 5300 agents au service informatique de Bercy. 5300 agents, pour vous donner une idée, il y a moins d'employés chez OpenAI. Il y a moins d'employés chez Google France, il y a moins d'employés chez Snapchat qui ont autre chose à gérer en termes de confidentialité de comptes et de données.
Vous prenez tous les informaticiens, il n'y a que 100 personnes dédiées à la cybersécurité à Bercy.
5300 aux services informatiques, vous comprenez bien, ce n'est pas leur travail qui est en cause. C'est lorsque vous avez une administration qui change, et ça c'est un problème politique et qui dépasse évidemment le sujet dont on parle. Quand vous avez une administration qui change de patron tous les 6 mois, parce qu'aujourd'hui le ministre des Comptes Publics, depuis la dissolution, il y en a eu 4 en 2 ans, c'est-à-dire qu'il change tous les 6 mois. Donc là c'est la faute à l'instabilité finalement. Oui, parce que lorsqu'il n'y a plus de patron, l'administration fait parfois ce qu'elle peut et d'autres fois ce qu'elle veut.
Et donc vous n'avez plus de responsable, et donc vous n'avez plus de quelqu'un pour venir vérifier ça. Et il y a eu une part d'omerta, on l'a appris très tard. Normalement, une administration, une entreprise privée doit le signaler sous les 72 heures. Là on l'a appris plusieurs semaines après.
Plusieurs semaines après le début de la faille, mais quelques jours après la découverte de cette faille.
Oui, et s'il n'y avait pas eu la revendication de la cœur, en l'occurrence le 12 août, on ne sait pas quand on l'aura appris. Donc évidemment, ça pose un problème de gouvernance, ça pose un problème d'efficacité, ça pose un vrai problème par rapport aux données. Mais donc quelles leçons vous en tirez ? C'est le nerf de la guerre. Mais qu'il faut être beaucoup plus vigilant, que nous avons de manière générale, du côté de l'État, du côté des services de l'État, quasiment une vingtaine d'années. Mais c'est le Premier ministre lui-même qui le dit, nous sommes très en retard là-dessus. Donc il faut être beaucoup plus sérieux là-dessus, se mettre à la page et être beaucoup plus efficace.
On dit souvent qu'en matière de cyber, c'est un individu, un mot de passe répété partout, écrit sur un papier. C'est ça la faille, une session d'ordinateur qui reste ouverte à tous les vents. Est-ce qu'il y a une forme d'insouciance ? Est-ce que cette irresponsabilité que vous pointez, elle concerne un peu l'entièreté de la population ?
On a tous des problèmes avec nos mots de passe. Sûrement qu'on sous-estime tous le degré de sécurité qui devrait être le nôtre.
Donc il y a un sujet culturel finalement.
Oui, écoutez, il faut s'adapter en très peu de temps à quelque chose qui a complètement envahi notre quotidien. Et la donnée est beaucoup plus piratable. A chaque fois qu'on complexifie la sécurité d'une donnée, le piratage se complexifie, se sophistique lui-même.
Et ça coûte plus cher. C'est ça la question aussi, c'est qu'on voit qu'il y a des agences ou administrations publiques, il y a aussi SFR hier, des fédérations sportives, il y a les particuliers au quotidien avec ce qu'on appelle le phishing. La plupart du temps, ces attaques, elles sont crapuleuses, c'est pour soutirer de l'argent. Donc quelque part, il faut proportionner les moyens de la riposte à ce que ça peut coûter.
Oui, évidemment. Il faut augmenter aussi les moyens que nous avons pour sanctionner ces attaques. Et puis, il faut être plus efficace, encore une fois. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec 1700 milliards de dépenses publiques et sociales dans notre pays, ce n'est pas une question de moyens et ni le nombre d'agents, nous l'avons vu. Donc, c'est une question d'efficacité.
Donc, c'est juste l'efficacité, notamment par exemple, de l'Agence nationale de sécurité du système d'information qui est en cause ? Oui, et puis, il n'y a pas que... C'est que leurs agents ne font pas assez bien le travail de ciblage, de vérification, de riposte ?
Forcée de constater que nous avons les résultats devant nous. Donc, il y a une faille, par définition, c'est qu'il y a eu des faillances. Sachant qu'on est toujours obligé de courir après une attaque.
On ne peut pas forcément tout éviter.
Oui, mais on peut éviter beaucoup plus d'attaques. Heureusement qu'avec ce style de raisonnement, nous prenons des attaques en matière de terrorisme. Mais là, c'est une forme de cyberterrorisme. Donc, il faut prévenir les attaques également.
Dans un autre registre à propos de numérique et de la présidentielle, Franck Alizio, plusieurs candidats à déclarer au possible. Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann ont été ciblés par des campagnes de désinformation. Gabriel Attal encore. Deux nouvelles opérations d'ingérence russe, on l'apprend ce matin. Est-ce que vous avez les mêmes craintes pour Marine Le Pen ?
Oh oui, évidemment. Nous ne manquons pas d'ennemis, nous ne manquons pas d'adversaires à l'intérieur. Est-ce qu'aujourd'hui, vous suffissez des attaques au RN ? Je n'ai pas échangé, nous n'avons pas échangé avec Marine Latour récemment. Donc, on fera un point. Je demanderai au directeur de campagne. Pourquoi est-ce que ceux-là sont ciblés alors, selon vous, les candidats que je viens de citer ? Peut-être parce que ceux-là surcommuniquent dessus. Et, comment dire, ils font parfois de...
Donc, vous ne communiquerez pas si le RN est ciblé par des campagnes de désinformation ?
Vous savez, si je compare, par exemple, aux agressions que nous subissons, lorsqu'une permanence électorale renaissance est taguée, ça fait la une de tous les jours pendant toute la journée, lorsqu'une permanence, et la mienne l'est régulièrement, et beaucoup est attaquée du côté du RN, ça passe inaperçu. Donc, je pense que c'est le même réglement.
Là, en l'occurrence, il y a des candidats ciblés et pas d'autres.
Est-ce qu'il faut y voir en enseignement politique ? On a bien compris que M. Attal avait aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup fait parler de lui pendant cet été, pour des raisons de primaires sauvages internes dans son camp. Mais nous, vous pourrez, nous nous signalerons à chaque fois qu'il y aura des attaques. Et non, je pense que nous avons beaucoup plus d'adversaires à l'extérieur et beaucoup plus de gens qui ne souhaitent pas voir la France se redresser avec Marine Le Pen et qui donc, en plairant tous les moyens, y compris ceux-ci, pour l'empêcher d'arriver aux affaires, mais ce qui ne l'empêchera pas.
L'ingérance, elle peut venir de Russie. On en parle régulièrement avec ses campagnes de désinformation. Elle peut aussi venir d'ailleurs. Est-ce que la position d'Elon Musk, qui est le propriétaire d'un réseau social majeur, X ou Twitter, et qui est, à titre personnel, il le dit publiquement, plutôt favorable à Marine Le Pen, est-ce que c'est un risque d'inéquité de traitement dans la façon dont les messages vont arriver plus ou moins jusqu'aux abonnés sur Twitter ?
Chacun pourra le vérifier, mais ça m'étonnerait qu'un tweet de M. Musk au détour parmi des centaines d'autres tweets où il dit que ce qu'il a dit sur Marine Le Pen, oui, mais jusque-là, il n'y a pas de preuve tangible d'influence de M. Elon Musk sur une élection. En revanche, lorsqu'on parle d'influence étrangère, il y a eu des condamnations de la justice d'influenceurs, par exemple, du gouvernement de la dictature algérienne, qui a voulu influencer notre vie politique. Il n'y a pas que la Russie, il y a malheureusement bien d'autres pays, on parle de la Chine, mais l'Algérie a été condamnée pour ça par des influenceurs qui ont voulu s'immiscer dans notre vie publique.
On va parler du budget, Franck Alizio, vous qui êtes député RN des Bouches-du-Rhône. L'examen de ce budget 2027 s'annonce pendant quelques semaines. Au RN, quelle sera la stratégie ? Est-ce que c'est menacer de censure, ou plutôt aider, en quelque sorte, aider à faire adopter le budget au plus vite pour ne parler ensuite plus que de vos sujets de la présidentielle ?
On est cohérent, on le sera jusqu'au bout.
Parce que le sujet risque d'empoisonner un peu le calendrier jusqu'en janvier ou février, si c'est encore comme les deux années passées.
Oui, mais comment dire, la démocratie, elle ne se met pas de côté parce que ça risque d'empoisonner le calendrier médiatique de la présidentielle. Il y a un vote. Nous sommes des députés responsables. Nous l'avons toujours été. Nous garderons la même ligne. Donc, nous ne voterons jamais, nous ne faciliterons jamais la tâche pour voter un budget qui nuirait à la France et qui unirait aux Français. Nous ne ferons jamais, évidemment, la politique de petite embouille comme l'a fait l'année dernière et comme on s'apprête à le faire à nouveau le groupe socialiste en se mettant d'accord avec le gouvernement de manière à ce que ce budget passe sous une forme ou sous une autre.
Nous, nous avons des lignes rouges. Nous les conserverons. D'ailleurs, nous les conserverons lorsque nous serons aux affaires comme je le souhaite dans un an. Mais nos lignes rouges de l'an dernier seront nos lignes rouges de cette année. Notamment, zéro augmentation d'impôts, pas d'attaque sur les retraités. Il y a bien d'autres postes budgétaires sur lesquels, on pourra en revenir si vous le souhaitez, bien d'autres postes budgétaires sur lesquels nous pouvons faire des économies. Nous devons faire des économies.
Vous ne dites pas d'attaque sur les retraités. L'idée qui est en cours, c'est de simplement ne pas augmenter certaines pensions, les pensions des retraités les plus idées. Est-ce que ça, c'est une attaque ? De ne pas augmenter le salaire, en l'occurrence la pension de quelqu'un ?
Alors, nous avons toujours été constructifs. C'est-à-dire que quand on regarde de manière pragmatique, la proposition que vous citez, qui s'appelle le ballon d'essai. Oui, pour l'instant, c'est, on va dire, dans l'air du temps. Exactement. C'est une forme de désindexation partielle. Alors, on ne sait pas si c'est pour les retraités dits aisés. On ne sait pas si ça commence à 2 000, à 3 000. Bref, on ne sait pas si c'est sur une petite partie de l'année. Bref, cette désindexation partielle aboutirait à économiser 3 milliards.
Si demain, le gouvernement a le courage de faire, je cite un exemple par dit d'autre, à le courage de se faire ce que tous les gouvernements sur les dix dernières années ont fait dans l'Union Européenne, c'est-à-dire demander une ristourne à l'Union Européenne sur la contribution nette que l'on donne à l'Union Européenne. Eh bien, ce serait plus de 3 milliards, ce serait 6 milliards que l'on pourrait faire entrer dans les caisses de l'État. Si demain, on décide, comme beaucoup de pays, de mettre un nombre d'années pour les étrangers avant qu'ils puissent de résidence, ce serait plutôt de travail, d'activité, avant qu'ils puissent toucher les aides sociales non-contributives.
Là aussi, ce serait plus de 6 milliards dès la première année. Vous voyez ? Le double de ce qu'on toucherait si on touchait justement aux retraites. Même chose sur les agences de l'État. Donc, ce que je veux dire, c'est que gouverner, c'est trancher, c'est choisir, c'est faire des choix politiques. Notre choix politique, ce n'est pas de faire payer la note aux retraités, c'est de faire des économies sur l'immigration, c'est de faire des économies sur le train de vie de l'État, sur les agences de l'État, c'est de faire des économies sur la contribution nette de l'Union Européenne et ça tombe bien puisque chacune de ces pistes que je viens de donner aurait une rentabilité supérieure aux...
Supérieure, mais il faudra sans doute les additionner toutes ces pistes.
...des retraites. Puisqu'on parle d'un coût de la dette qui augmente et d'une charge de la dette qui va dépasser les 70 milliards pour cette année. C'est-à-dire simplement rembourser les intérêts qu'on doit, c'est 70 milliards. Donc là, on voit bien que les 3, les 6, les 9, il va falloir tout mettre. Ce n'est pas l'un ou l'autre. Ah non, sur la dénonxation des retraites,
ce ne serait que 3.
Oui, oui. Mais donc il faut mettre sans doute peut-être ça plus les autres mesures que vous proposez ou d'autres mesures d'économie ou de hausse d'impôt.
Ah non, pour l'instant, tout ce que je vois du gouvernement, c'est uniquement cette proposition. Mais nous, on est tout à fait d'accord, encore une fois, on est constructif.
Et vous disiez par exemple pas de hausse d'impôt.
Pour présenter au gouvernement et notre proposition sur l'immigration et notre proposition sur la contribution nette et notre proposition sur les agences de l'État, tout ça ferait plus d'une quinzaine de milliards dès la première année, dès ce budget. Et ils peuvent le mettre en œuvre avant même que nous arrivions aux affaires.
Quand vous dites pas de hausse d'impôt, Franck Alizio, dans le Parisien et les Écos ce matin, on entend que la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises sera certainement reconduite. En gros, c'est facile de taper sur les entreprises très importantes. Ça rapporte beaucoup de milliards et elles ne râlent pas trop fort. Est-ce qu'on ne se met pas un boulet au pied ? Et vous qui dites on ne veut pas de hausse d'impôt, est-ce que là, cet impôt-là qui est censé être exceptionnel mais qui dure depuis quelques années, c'est bon de le maintenir ?
Alors, comment dirais-je ? Il y a ce qu'il faut faire et il y a ce qu'on peut faire. Ce qu'il faudrait faire, c'est ne pas augmenter d'un euro les prélèments obligatoires et d'ailleurs, faire des économies de manière à les baisser. Parce que lorsque vous êtes le champion du monde des prélèments obligatoires, c'est ça le véritable boulet au pied des particuliers, au pied des ménages, au pied des entreprises. Voilà. Maintenant, s'il faut absolument et nous, nous pensons que ce n'est pas nécessaire parce qu'il faut faire des économies.
Mais évidemment qu'entre augmenter les impôts des PME et augmenter les impôts des grands groupes, évidemment que la solution, le moindre mal, ce serait les grands groupes. Mais à l'heure actuelle, nous pensons que tout peut être financé par des économies budgétaires et non par des augmentations d'impôts, y compris sur les grandes entreprises.
Alors à propos du budget, on va aller au standard où Isabelle nous a appelé et a une question. Bonjour Isabelle. Oui, bonjour. On vous écoute.
Oui, merci. J'aimerais savoir pourquoi le RN aurait voté contre un amendement du PS qui proposait, donc il y a quelque temps, de redistribuer une partie de la taxe de séjour au service de secours et notamment aux pompiers ?
Franck Alizio. Je ne suis évidemment pas au fait de cet amendement en particulier. J'essaie de déduire si nous avons voté contre ça, c'est parce que peut-être la taxe de séjour était une augmentation de la taxe de séjour. À partir du moment où il y avait une augmentation d'impôts, par principe, encore une fois, nous sommes cohérents. À chaque fois qu'il y a augmentation d'impôts, nous sommes contre. Donc évidemment, nous ne sommes pas contre le fait de le redistribuer, de l'avoir redirigé.
De l'affecter aux pompiers ?
De l'affecter aux pompiers, bien évidemment. Nous avons proposé, pour répondre sur la deuxième partie, nous avons proposé un amendement lors du dernier débat budgétaire, c'était mon collègue Rancoule, de 700 millions d'euros. 700 millions d'euros justement comme budget supplémentaire pour les SDIS, pour la lutte contre les incendies. Et qui venait d'où ces 700 millions ? Des économies budgétaires. Des économies budgétaires. À un moment donné, il faut faire des économies budgétaires.
On pourra reparler des agences, mais lorsque vous avez un budget de 80 milliards sur les agences, eh bien oui, il faut que ces agences soient redimensionnées pour certaines supprimer, pour d'autres avoir le budget...
Sauf que c'est toujours pareil, on pointe souvent les agences en disant il y a 400 agences, c'est 80 milliards d'euros, mais les plus grosses, c'est France Travail, c'est le CNRS, c'est le commissariat à l'énergie atomique, c'est celle-là qui coûte le plus cher.
Il n'est pas interdit de revoir le budget et d'avoir une meilleure gestion, y compris sur ces agences qui sont utiles, mais il y a aussi le Conseil économique et social, il y a aussi les conseils économiques et sociaux et environnementaux régionaux. Il y a également, on en parlait récemment, l'ADEME, qui pour le coup a un coût de fonctionnement, alors qu'elle a des missions utiles, mais ses missions pourraient être exercées par l'État directement. C'est essentiellement de la redistribution, elle redistribue les subventions.
Oui et non, elle-même dit 90% de mon budget est un budget d'investissement, d'intervention, mais d'abord toutes les interventions ne sont pas légitimes et beaucoup pourraient être remises en cause, mais surtout il y a 400 millions du coup de fonctionnement. Eh bien, ces 400 millions par exemple devraient disparaître ou en tout cas réduits à l'essentiel. Voilà, il y a beaucoup. Donc à chaque fois qu'il y a des investissements, des interventions nécessaires et évidemment renforcer les moyens des pompiers, c'est le cas, eh bien il faut aller faire des économies ailleurs.
On a parlé des retraités, Franck Alizio, parlons des retraites, du système des retraites. Le RN a relativement clarifié sa position sur l'avenir de ce système. Un âge légal à 60 ans pour les carrières longues, 62 ans pour les autres, une durée de cotisation de 40 à 42 ans. Mais il reste une grosse question, comment est-ce que là aussi vous financez ce gros cadeau qui est fait aux Français ? Et je dis là aussi vous le financez comment ? Parce qu'on n'est pas sur le budget de l'État mais sur un autre budget qui est celui de l'assurance vieillesse, l'assurance maladie, la sécurité sociale plutôt.
Ce que vous appelez un cadeau, c'est permettre à des gens...
Je dis cadeau parce qu'on parle de 20 à 40 milliards selon les chiffrages. Non,
on n'est pas du tout d'accord avec ce chiffrage. Ça c'est l'Institut Montaigne
et vous vous disiez
9 à 10. Exactement, nous on disait une dizaine. Donc une dizaine sur 1700 milliards de dépenses publiques et sociales. Une dizaine sur plus de 400 milliards sur les retraites. Une dizaine de milliards pourquoi ? Pour permettre à des Françaises et des Français qui ont commencé à travailler avant l'âge de 20 ans. Donc par définition ce sont des métiers pénibles parce qu'on ne commence pas un métier intellectuel à 17 ans. Mais ça personne ne sera contre. Il faut financer. C'est un système assurantiel qu'il faut qu'il soit à l'équilibre.
si le coût de 10 milliards permet à des Français qui ont déjà des années d'espérance de vie en moins à la retraite de partir à 60 ans parce qu'ils se sont abîmés par toute une vie et bien ces 10 milliards sont plus utiles là que pour cofinancer une immigration désordonnée et massive. Non ! Ce sont des économies ! Vous ne piochez pas dans les mêmes caisses la Franck Alizio.
Mais par définition l'État peut compenser ces 10 milliards et puis il y a quelque chose qui est très important pour nous et que Marine Le Pen répète à chaque fois notre idée aussi c'est de tout faire pour que les Françaises et les Français entrent plus tôt sur le marché du travail puissent entrer plus tôt parce que les trimestres de plus de cotisations qui vont servir puisqu'on est dans un système de répartition immédiatement à financer ils peuvent être à la fin donc quand on est fatigué, âgé et abîmé mais ils peuvent être aussi au début lorsqu'on est en pleine forme et qu'on a envie de travailler et qu'on a envie de travailler pour gagner plus et ça c'est entre 23 et 26 ans c'est justement ces 3 ans de différence entre nous notre entrée sur le marché du travail en France et l'entrée sur le marché du travail en Allemagne et bien il faut entrer sur le marché du travail plus tôt et ces 10 milliards vous les trouvez largement
Et comment on fait pour inciter forcer je ne sais pas les jeunes à se mettre au travail se mettre à travailler après les études Vous savez je pense qu'il y a
une hypocrisie dans notre système qui fait que les gouvernements successifs voient d'un bon oeil une forme de tourisme universitaire qui ne fait pas plaisir non plus aux étudiants eux-mêmes disons que quand on entre sur le marché du travail à 26 ans ou 27 ans et bien ça fait des chômeurs en moins dans les statistiques donc nous ne rentrerons pas dans cette hypocrisie nous dirons qu'il faudra qu'on supprime les doctorats non on supprime rien du tout chacun garde la liberté mais on communique et on explique clairement qu'aujourd'hui avec deux ou trois années de formation après le baccalauréat et bien c'est largement suffisant pour avoir de bons métiers d'avenir et qui peuvent s'inscrire dans le temps et qui peuvent tout de suite permettre de vivre de gagner de l'argent et donc de cotiser vous savez aujourd'hui avec l'intelligence artificielle on a bien compris que des cursus il y a évidemment des métiers qui le nécessitent il faut avoir soi-même de la valeur ajoutée des cursus de 5 ans 6 ans 7 ans et souvent au bout de 5 ans 6 ans ou 7 ans vous n'avez qu'un diplôme qui correspond à un bac plus jeune parce que vous êtes perdu parce que vous avez été mal orienté et bien c'est tout ça c'est repenser la formation professionnelle c'est repenser l'apprentissage c'est mettre ces manières d'entrer dans le marché du travail plus rapidement à l'honneur
Franck Alizio on a donc 7300 morts de plus que d'habitude là cet été en France pendant les vagues de chaleur est-ce que ce nombre de morts était évitable ?
Oui en partie alors il n'y a pas de solution magique on ne dit pas avec nous tout ça mais la solution c'est été de prendre beaucoup plus au sérieux notamment ce que l'on propose ce que Marine Le Pen proposait il y a déjà un an et tout le monde regardait ça de manière très sceptique voire très critique c'est-à-dire un véritable plan climatisation aujourd'hui c'est établi vous voyez il a fallu un an aujourd'hui même madame Tondelier vous avez l'impression d'avoir gagné une bataille culturelle sur la clim ?
on a clairement gagné une bataille culturelle sur la climatisation évidemment ça fait un an que l'on dit la canicule tue et la climatisation sauve des vies une climatisation raisonnable une climatisation raisonnée qui n'empêche pas à côté de ça d'isoler de végétaliser et bien maintenant il y a un plan climatisation que nous avons plusieurs fois défendu que je peux redéfendre et chiffrer devant vous mais qui permettra de sauver enfin des vies en climatisant notamment en priorité les écoles les EHPAD les hôpitaux les crèches enfin de partout où il y a des personnes fragiles qu'il faut préserver absolument on se chauffe on se préserve du froid l'hiver il est normal de se préserver de la chaleur et de la canicule l'été
autre question d'actualité Franck Elisio Patrick Bruel qui avait annulé tous ses concerts de juin à septembre il est visé par plus d'une trentaine de plaintes pour viols et agressions sexuelles il maintient sa tournée d'automne mais plusieurs maires estiment qu'il devrait renoncer qu'il n'est pas le bienvenu dans leur ville est-ce que vous appelez Patrick Bruel à renoncer à se produire ?
écoutez à petite personne je pense que c'est pas la meilleure période maintenant je ne suis pas je ne suis pas habilité à donner des conseils à Patrick Bruel je laisse ses avocats je laisse les personnes de son staff lui donner les conseils qu'il faut je pense que c'est pas
là on est presque sur le terrain de l'éthique ou de la morale est-ce qu'il est sain
de se produire ? c'est pas le plus opportun quand il y a une trentaine
de plaintes
c'est pas le plus opportun si j'étais à sa place je remettrais cette tournée par exemple
merci Franck Alizio merci à vous député Rassemblement National des Bouches bureau d'invité de France Inter ce matin bonne journée merci à vous
merci à vous merci à vous merci à vous
Franck Allisio