Liban: la communauté internationale réunit 800 millions d’euros - C à vous : l’intégral - 24/10/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h. Pierre sera de retour demain et on l'embrasse.
Emilie? - E.Tran Nguyen: Le gouvernement est prêt à légaliser les casinos en ligne pour éponger la dette du pays.
Ce débat inquiète notamment le patron des syndicats des casinos de France. - A.-E.Lemoine: G.Rabuel sera dans un instant sur notre plateau.
Il est vent debout devant cet amendement du PLFSS imaginé par le gouvernement. Mohamed? - M.Bouhafsi: Instaurer un ticket d'entrée de 5 euros pour accéder à la cathédrale Notre-Dame de Paris, c'est la nouvelle idée de la ministre de la Culture R.Dati.
Elle crispe. - A.-E.Lemoine: S.Bern nous donne son avis.
Il n'est jamais loin dès qu'on parle de patrimoine. Patrick, notre invité ce soir: le ministre des Affaires étrangères, J.-N.Barrot. - P.Cohen: Il sort d'une conférence internationale organisée à Paris en soutien au Liban, avec une promesse d'aide humanitaire de 1 milliard d'euros, mais pas de promesse d'arrêter la guerre. - A.-E.Lemoine: Lorrain? - L.Sénéchal: On va parler de cet appel déchirant de la grand-mère de Santiago, appel relayé par le procureur de Bobigny.
Santiago a été enlevé lundi soir par ses parents. Il a 20 jours. - A.-E.Lemoine: Il a besoin de soins.
Il est en danger de mort. Nos invités après 20h...
K.Viard et M.Poupaud nous embarquent dans les coulisses d'une campagne présidentielle.
Les coscénaristes de cette série sont G.Boyer et E.Philippe, lui-même candidat à la présidence de la République.
C'est une mise en abyme intéressante. G.Elmaleh fête ses 30 ans de scène.
Ses premiers pas, c'était le 11 décembre 94 à Montréal. C'est là-bas qu'il fêtera ses 30 ans de scène, mais il est partout en France avec son 7e spectacle, "Lui-même". Et puis, une virtuose du piano très expressive, K.Buniatishvili, interprète de Mozart, qui était un enfant prodige comme elle.
Le dîner est préparé par M.Pegues, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.
Que diriez-vous d'une petite balade en forêt? - A.-E.Lemoine: C'est quoi?
On n'a pas vu. - P.Cohen: C'est bientôt le week-end, tu es sûr? - A.-E.Lemoine: On ne va pas débattre.
On est jeudi soir. Demain, c'est vendredi. Après, le week-end. - M.Pegues: Pour le menu, on part sur une balade en forêt.
Je vais travailler le cèpe, qui est de saison, avec la châtaigne. - B.Chameroy: Il va falloir faire flamber tout ça à 20h.
Vous avez choisi votre commis? - M.Pegues: Tout le monde sauf Mohamed, s'il vous plaît. - E.Tran Nguyen: Merci, chef, d'avoir dit ça! - M.Pegues: C'est pour votre santé. - A.-E.Lemoine: Si on pense spectacle, il faut que Mohamed soit en cuisine.
Pour un spectacle pyrotechnique, je veux Mohamed en cuisine à 20h. On verra qui sera en cuisine à 20h. Vous pouvez voter... 1 pour M.Bouhafsi en cuisine.
Merci de votre fidélité. On parle de cette guerre qui dure depuis un mois. Un mois de guerre et de bombardements.
Plus de 2000 morts, dont de nombreux civils et des enfants. Plus d'un million de déplacés, soit près d'un cinquième de la population libanaise qui vit dans l'angoisse quotidienne. Plusieurs immeubles du sud de Beyrouth ont été détruits hier, conséquence des frappes israéliennes les plus importantes depuis le début du conflit avec le Hezbollah. - Les restes d'un immeuble dans un quartier de la banlieue sud de Beyrouth.
Il a été totalement détruit. Une nuit terrible pour la capitale libanaise, à l'image de cette série d'explosions. D'après Israël, un dépôt d'armes a été frappé ici.
Beyrouth a été frappée à 17 reprises la nuit dernière par l'armée israélienne. Une intensification des bombardements à Beyrouth et dans le sud du Liban. En un mois, cette guerre a provoqué la mort de plus de 1500 personnes au Liban et déplacé près de 1 million d'habitants, selon les Nations unies. - A.-E.Lemoine: La France accueille depuis ce matin une conférence internationale de soutien au peuple et à la souveraineté libanaise.
Objectif: aider un pays au bord de l'effondrement qui a besoin d'argent. Près de 1 milliard d'euros d'aide au Liban a été débloquée, ce qui n'empêche pas de réclamer un cessez-le-feu immédiat. - E.Macron: On parle beaucoup de guerre de civilisation, ...si on sème la barbarie.
Je regrette qu'Israël poursuive ses opérations militaires au Liban, au sud, à Beyrouth, ailleurs et que le nombre des victimes civiles continue d'augmenter. Il faut un cessez-le-feu au Liban. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-N.Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
La France a débloqué 100 millions sur le milliard de dollars récoltés. 800 millions pour l'aide humanitaire et 200 millions pour l'armée libanaise. C'est une aide humanitaire à défaut de faire taire les armes? - J.-N.Barrot: L'aide humanitaire était indispensable.
Le Liban a besoin que la communauté internationale se mobilise. La communauté internationale s'est mobilisée aujourd'hui à Paris. Les opérations terrestres ont été lancées il y a un mois par Israël.
Elles ont provoqué, au Liban, des déplacements du sud vers le nord. Il y a eu plusieurs milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés. Dans tout le pays, une pression très forte s'exerce sur le logement, la santé, les écoles qui sont fermées ou occupées par des réfugiés.
On voit se profiler une catastrophe humanitaire majeure au Liban. - A.-E.Lemoine: Comme à Gaza? - J.-N.Barrot: On voit se profiler des choses qu'on a vues à Gaza, comme des épidémies.
On a détecté de premiers cas de choléra au Liban. Ca signifie qu'il y a urgence. Il fallait apporter une urgence, mais ça ne suffit pas en soi.
Il y a peu de pays au monde qui puissent, comme la France, rassembler toute la communauté internationale pour lever 1 milliard d'euros pour répondre à une crise humanitaire. L'an dernier, pour Gaza, un mois après le 7-Octobre, c'est à Paris que la communauté internationale s'est réunie pour lever 1 milliard d'euros. - A.-E.Lemoine: Depuis fin octobre 2022, il n'y a plus de président au Liban.
Est-ce un pays livré à lui-même qui doit faire face à cette guerre? - J.-N.Barrot: Parmi les messages passés par un grand nombre de pays, dont la France, il y a urgence que le Liban élise un président.
Ce qui fait la singularité du Liban, c'est que c'est un pays multiconfessionnel, avec des musulmans sunnites, des musulmans chiites, des druzes, des chrétiens. Cette nature multiconfessionnelle du Liban est menacée. - A.-E.Lemoine: Menacée de dislocation. - J.-N.Barrot: Oui.
Au sud habitaient notamment des populations chiites, qui se retrouvent aujourd'hui à occuper les écoles dans des villages maronites chrétiens ou druzes. Il peut y avoir de fortes tensions internes confessionnelles qui pourraient déclencher une guerre civile. L'élection d'un président au Liban, c'est un impératif pour pouvoir donner au Liban un visage, une voix qui garantisse son unité et sa souveraineté.
C'est vrai pour que la crise ne dégénère pas et pour les discussions qui doivent s'engager avec Israël. Le Liban doit être représenté par son président. - A.-E.Lemoine: Il faut une élection avant un cessez-le-feu?
Ca paraît impossible, avec 1 million de Libanais déplacés, sous des bombardements permanents. - J.-N.Barrot: Il faut le faire le plus vite possible.
Même si ça devait intervenir avant un cessez-le-feu, ce serait une bonne nouvelle. On ne sait pas combien de temps les hostilités vont durer. Peut-être que demain, la situation sera encore plus difficile et l'absence d'un président encore plus dommageable. - A.-E.Lemoine: E.Macron a de nouveau demandé un cessez-le-feu au Liban.
Est-ce que vous croyez que ce nouvel appel puisse être entendu, notamment par B.Nétanyahou? - J.-N.Barrot: Nous y travaillons.
Il y a un mois, quand l'escalade a commencé au Liban... - A.-E.Lemoine: 23 septembre. - J.-N.Barrot: Avec les Américains, nous avons mis sur la table une proposition.
Cette proposition disait: cessez-le-feu pendant 3 semaines et d'ici 3 semaines, on met en application la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU numéro 1701. C'est le cadre qui a été fixé en 2006, à la fin du précédent conflit, pour que le nord d'Israël soit en sécurité. 3 semaines de trêve suivies de l'application de cette résolution. - P.Cohen: Il y a un plan dont Nétanyahou ne veut pas.
Il l'a répété à A.Blinken, qui est reparti de Jérusalem sans rien obtenir, aucune promesse de la part du gouvernement israélien. - A.-E.Lemoine: On se demande où il s'arrêtera. - J.-N.Barrot: Ce n'est pas parce que B.Nétanyahou poursuit ses opérations au Liban, ce que nous dénonçons...
Dans l'intérêt même d'Israël, la force doit céder la place au dialogue et à la négociation. C'est pourquoi nous continuons de travailler avec nos partenaires, notamment américains, à essayer de définir les conditions d'un cessez-le-feu le plus rapide possible, mais aussi de la résolution durable de cette crise. Qu'est-ce qui peut garantir que la paix s'installe durablement au Liban?
C'est que cette occupation transitoire d'Israël puisse être remplacée le plus vite possible par les forces armées libanaises, accompagnées par la Finul. La Finul, c'est les Casques bleus. Les atteintes portées aux emprises de la Finul, les tirs sur les Casques bleus, c'est une violation manifeste du droit international.
Nous l'avons dénoncé. Nous avons convoqué l'ambassadeur israélien pour lui dire qu'Israël a le droit de se défendre, mais en respectant le droit international humanitaire. - A.-E.Lemoine: B.Nétanyahou était interrogé hier sur CNews.
Il demandait un soutien accru de la France. - B.Nétanyahou: Nous combattons pour vous aussi.
C'est une guerre de civilisation contre le barbarisme. Ce n'est pas seulement du terrorisme. Ils ont décapité un professeur en France. - L.Ferrari: D.Bernard. - B.Nétanyahou: Il y a eu aussi le Bataclan, Toulouse, Nice...
Ces gens-là vous tueraient tous s'ils le pouvaient. Ce sont des islamistes radicaux. Ils assassinent des chrétiens, des Arabes, des juifs, tout le monde.
C'est une guerre de civilisation contre la barbarie. La France doit soutenir Israël. - A.-E.Lemoine: E.Macron a dit qu'il n'était pas sûr qu'on défende une civilisation en semant soi-même la barbarie.
C'est ce que fait Israël? - J.-N.Barrot: C'est B.Nétanyahou qui parle de civilisation et de barbarie.
S'agissant de civilisation, je veux rappeler qu'Israël et son gouvernement doivent respecter le droit international, s'abstenir de porter atteinte aux Casques bleus, permettre à l'aide humanitaire de s'acheminer sans entrave à Gaza comme au Liban, s'abstenir de s'en prendre aux autorités des Nations unies et mettre fin à la politique de colonisation agressive en Cisjordanie. Ce que nous disons aussi dans l'intérêt d'Israël, c'est que la violence engendre la violence. Parfois, en voulant traiter un mal, le mal qui ressort de telles initiatives peut être pire que celui auquel on voulait remédier.
J'illustre ce que je dis par l'exemple du Liban. En 1982, ce n'était pas le Hezbollah, mais l'Organisation de libération de la Palestine qui semait le chaos au sud du Liban, donc au nord d'Israël. Israël a engagé des opérations terrestres pour assurer la sécurité du nord de son territoire.
Les destructions, les pertes civiles ont créé un terreau à partir duquel a surgi le Hezbollah. Il ne faut pas répéter les erreurs du passé. Il faut que cesse le feu et que la force cède la place à la diplomatie. - P.Cohen: Comment la France regarde la démonstration de force de V.Poutine à Kazan, où le président russe a réuni les leaders des Brics, c'est-à-dire la Chine, l'Inde, l'Iran, l'Afrique du Sud...
Il y a eu des démonstrations d'amitié entre Téhéran et Moscou. Le président sud-africain a dit que Poutine était un allié proche. Il y avait aussi A.Guterres, secrétaire général de l'ONU, ce qui pose des questions.
G.Araud a posté un commentaire: "Ce qui se passe à Kazan est un basculement du monde, la célébration de la fin de 30 ans de domination occidentale." Qu'en pensez-vous? - J.-N.Barrot: Ce qui se passe à Kazan, c'est la manifestation d'un risque pour la communauté internationale telle qu'elle s'est structurée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Etaient présents à Kazan les pays que vous avez cités, mais pour la 1re fois, beaucoup d'autres aussi, qui considèrent que l'ONU et d'autres instances ne les représentent pas suffisamment et ne les protègent pas suffisamment. Ils vont se mettre sous le parapluie d'autres grandes puissances, comme la Russie, la Chine ou le Brésil. Qu'est-ce que ça veut dire pour nous, qui sommes garants de cet ordre international fondé sur le droit?
Ca veut dire qu'on doit accélérer dans ce combat que nous menons, qui consiste à réformer l'ONU pour permettre que ce Conseil de sécurité...
Il sert à prendre des décisions au nom de la communauté internationale. On peut y faire entrer l'Inde, la Chine, l'Allemagne, le Japon et le Brésil. De cette manière, lorsque le Conseil prendrait des décisions, la communauté internationale se sentirait embarquée.
Il y a aussi le financement. Il y a la question d'avoir une banque spéciale, internationale pour ces pays. Le combat que la France porte, que je porte, c'est de réformer nos institutions internationales, le FMI et d'autres, pour que les besoins des pays du Sud, notamment vis-à-vis de la transition énergétique et écologique...
Ce sont les pays occidentaux qui ont pollué le plus. Il faut réformer cela pour que ce soit plus dans leur intérêt. - P.Cohen: A.Guterres, c'était sa place là-bas? - J.-N.Barrot: Le secrétaire général des Nations unies y va tous les ans.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est qu'on se retrouve avec une photographie... - A.-E.Lemoine: Aux côtés de V.Poutine. - P.Cohen: Il y avait aussi N.Maduro, le Vénézuélien. - J.-N.Barrot: V.Poutine, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, fondateur des Nations unies, qui viole délibérément le droit international en Ukraine depuis 2 ans et demi et qui s'est rendu coupable de crimes de guerre en arrachant des enfants à leur famille, en essayant de les reprogrammer psychologiquement...
J'ai rencontré des enfants qui sont rentrés de leur captivité en Russie. Voir le secrétaire général des Nations unies aux côtés de V.Poutine, qui déshonore son siège au Conseil de sécurité, c'était une forme d'inquiétude pour moi. - E.Tran Nguyen: Vous avez vu les enfants en Ukraine le week-end dernier.
Vous avez aussi vu la guerre de près. Vous étiez à l'est du pays, non loin de la ligne de front. La Russie continue son avancée.
Ce déplacement vous a marqué? - J.-N.Barrot: Oui.
Les morsures de la guerre sur les corps des soldats mutilés...
Je pense au récit des enfants déportés, arrachés à leur famille, qui se sont parfois retrouvés très loin à Moscou, dans un climat hostile, et qui ont parfois dû faire le tour de l'Europe pour revenir en Ukraine. Revenir en Ukraine depuis la Russie, ce n'est pas possible. Ce qui m'a marqué aussi, c'est l'importance vitale du soutien que nous apportons collectivement à l'Ukraine.
Ensuite, la résilience extraordinaire des Ukrainiens, que ce soient les soldats ou d'autres. Nous sommes allés dans le musée des beaux-arts de Soumy, où la France a aidé les équipes sur place à protéger les collections d'oeuvres d'art. On sent que la guerre ne se livre pas seulement sur le champ de bataille.
Elle se livre avec les armes de l'esprit. C'était assez remarquable. - E.Tran Nguyen: Sur le soutien qu'il faut apporter à l'Ukraine et à V.Zelensky, qui appelle à un plan pour la victoire, notamment à lever les restrictions sur l'utilisation des armes à longue portée contre des sites militaires en Russie...
Est-ce que la France soutient ce plan? - J.-N.Barrot: Si je récapitule...
V.Zelensky a présenté ce qu'il a appelé la formule de paix. C'est l'ensemble de chantiers destinés à préparer la paix en Ukraine et la reconstruction du pays.
On y contribue. J'ai réuni la semaine dernière les acteurs sur le sujet. La principale centrale nucléaire d'Europe se situe en Ukraine et est aux mains des Russes.
V.Zelensky a présenté son plan pour la victoire, c'est-à-dire un message aux alliés. "Donnez-moi de la force pour repousser les Russes et que je puisse négocier en position de force le moment venu." Il y a des éléments sur lesquels la France a dit qu'elle était ouverte.
L'invitation de l'Ukraine à rejoindre l'Otan et la possibilité de frapper des cibles russes sur territoire russe dès lors que ces cibles sont des objectifs à partir desquels la Russie attaque l'Ukraine. Nous essayons désormais de convaincre nos alliés, les Américains, les Anglais, les Allemands de nous rejoindre sur ces positions. - P.Cohen: Des bataillons nord-coréens en Ukraine au service de la Russie.
C'est la mondialisation de la guerre? - J.-N.Barrot: Ce n'est pas tout à fait une surprise.
La Corée du Nord soutient directement ou indirectement la Russie depuis un moment. - P.Cohen: Par les armes, jusqu'ici. - A.-E.Lemoine: Là, ce sont les hommes. - J.-N.Barrot: C'est une nouvelle étape escalatoire dans ce conflit.
C'est aussi une exportation de ce conflit vers l'Asie. C'est aussi la preuve de la fragilité de la Russie de V.Poutine.
Il est obligé d'aller chercher en Corée du Nord, peut-être ailleurs, des moyens pour repousser les Ukrainiens, y compris sur son sol. Les Ukrainiens tiennent encore l'enclave de Koursk. - A.-E.Lemoine: Merci.
Restez avec nous. C'est la Story de M.Bouhafsi. - S.Bern: Il ne faut pas rendre Notre-Dame payante.
Il faut rendre la visite touristique payante. Si vous voulez prier, assister aux offices, c'est gratuit. On peut faire 2 entrées. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une proposition qui divise les Français. "Le Point" se demande si c'est un sacrilège ou une inspiration divine.
R.Dati propose de faire payer 5 euros les touristes visiteurs de Notre-Dame de Paris à partir du 1er janvier 2026. - R.Dati: Cette contribution que je demande aux touristes, pour des visites touristiques, je ne la demande pas aux fidèles.
Un touriste brésilien, américain, qu'il paie beaucoup plus qu'un Français, ça ne me paraît pas choquant ou illégitime. Je souhaiterais une tarification différente pour les touristes de pays tiers à l'UE. Avec 5 euros, on pourrait arriver à 100 millions par an.
Avec 100 millions par an, je restaure l'ensemble des églises de France. - M.Bouhafsi: R.Dati a reçu un soutien de poids.
S.Bern proposait une contribution financière à l'entrée de Notre-Dame de Paris depuis 2017. - S.Bern: A l'époque, j'avais été crucifié vivant par la presse et l'Eglise.
Beaucoup de cathédrales sont déjà payantes, mais de façon un peu déguisée. C'est un faux débat. On paye déjà à certains moments pour visiter les cathédrales. - M.Bouhafsi: L'écologiste D.Belliard lance sur X...
D'autres voix de la gauche s'agacent de cette proposition. - Quand on regarde les coûts intrinsèques et produits par la séparation de la nef, l'accueil du public, je doute que la somme qu'elle annonce puisse réellement finir sur le compte de l'Etat. Une partie devra être consacrée au fonctionnement et une autre devra être donnée au clergé.
Je me demande s'il n'y a pas derrière une manoeuvre politique. Le chantier de Notre-Dame, c'est le chantier de Macron. C'est peut-être la contestation de l'héritage macronien. - M.Bouhafsi: A l'étranger, 75 églises sont payantes en Italie.
Pour des historiens de l'art, il faut préserver la gratuité de Notre-Dame. - Je suis opposé à ce qu'on fasse payer pour entrer dans une église. Je ne suis pas un pratiquant, mais tout le monde doit pouvoir entrer pour voir des oeuvres d'art gratuites, pour se recueillir, prier.
Les entrées dans les édifices cultuels doivent être gratuites. En Espagne, la plupart des cathédrales sont payantes. Vous la visitez une fois, vous ressortez et vous ne pouvez plus y retourner. - M.Bouhafsi: D'autres voix à gauche évoquent une trahison de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.
R.Dati envisage une convention vis-à-vis de cette loi. Pour S.Bern, cette proposition ne contrevient pas à la loi de 1905. - S.Bern: Les cathédrales appartiennent principalement à l'Etat et les églises aux communes.
Les communes ne peuvent plus les restaurer parce qu'elles n'en n'ont plus les moyens. Faut-il les détruire? Ca contreviendrait à la loi de 1905.
C'est la compétence des communes de sauver ces églises. Elles ne peuvent pas le faire. Peut-être qu'il faudrait s'adapter au réel au lieu de s'arc-bouter sur des lois anciennes. - M.Bouhafsi: Qu'en pensent les touristes? - C'est un hold-up de notre patrimoine. ... - J'ai l'impression que tout est payant, maintenant. ... - Je n'ai pas les moyens et je trouve que c'est cher. - Le fait que ce soit gratuit, ça peut motiver les jeunes. - Je suis d'accord.
Il y a tellement d'églises en France en ruine... ... - Moi qui viens avec mes enfants, qui suis mère célibataire, pouvoir avoir accès à des lieux gratuitement, c'est important. ... - M.Bouhafsi: La Sagrada Familia, c'est 34 euros avec un audioguide, 26 sans.
En Allemagne, il y a une taxe pour les fidèles chrétiens et protestants. C'est aussi un enjeu diplomatique pour les touristes étrangers. 5 euros, c'est une bonne idée? - J.-N.Barrot: On doit se réjouir que 5 ans après cet abominable incendie, Notre-Dame de Paris s'apprête à rouvrir ses portes. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas la question. - J.-N.Barrot: S.Bern a raison quand il dit qu'on a un patrimoine d'églises qui tombent en ruine.
Les communes ont toutes les difficultés du monde à trouver des financements. - A.-E.Lemoine: C'est organisable de faire payer les touristes et pas ceux qui viennent pour prier? - J.-N.Barrot: Je suis attaché à cette exception française qui fait que nous avons des églises librement accessibles.
Par rapport à d'autres pays, nous avons aussi une politique qui rend les monuments du patrimoine culturel le plus ouverts possible. - A.-E.Lemoine: Donc vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec votre collègue du ministère de la Culture. - J.-N.Barrot: Ma religion n'est pas faite. - A.-E.Lemoine: Une discussion qui s'annonce animée au prochain Conseil des ministres.
Une nouvelle addition aux paris sportifs en ligne, dont le chiffre d'affaires a bondi de 500 % en 10 ans. Les joueurs sont souvent des hommes, de 18 à 34 ans. Pour Yann, ancien addict aux paris sportifs en ligne, c'était jusqu'à 1000 euros par jour. - Mon addiction aux paris sportifs a commencé le jour de mes 18 ans, quand j'ai commencé à mettre 10 euros sur un site de paris.
J'ai gagné. Après, je suis arrivé à des sommes qui pouvaient aller jusqu'à 1000 euros en une journée. Tous les salaires que j'avais, je les plaçais dans les paris sportifs, jusqu'à une perte actuelle d'environ 50 000 euros. - Le gouvernement envisage l'ouverture de ces casinos en ligne.
Quel est votre avis? - Ca fera tomber de nombreux jeunes dans de grosses difficultés financières avec des conséquences bien plus graves sur la vie des gens. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, G.Rabuel.
Vous êtes là ce soir parce que vous vous opposez au gouvernement, qui est en pleine étude du projet de loi de finances et qui envisage d'autoriser les casinos en ligne sur le principe des paris sportifs en ligne. Cela permettrait à l'Etat d'engendrer jusqu'à 1 milliard d'euros de recettes fiscales. Cela aurait aussi des effets pervers.
C'est ce que vous voulez dénoncer, notamment l'explosion de l'addiction aux jeux. - G.Rabuel: J'entends même dire que ce serait un enjeu d'intérêt général d'autoriser cela.
C'est surtout le désintérêt général. L'addictologie serait immense. Le jeu en ligne, partout dans le monde où ça a été ouvert, c'est le jeu qui est le plus addictogène.
Notamment chez les plus jeunes, les mineurs. On n'est pas déjà capables de vérifier que des mineurs viennent acheter ou non un ticket de grattage de la FDJ dans un bureau de tabac. Imaginez, sur un smartphone, personne ne vérifiera qui est derrière.
Tout cela est dangereux. - P.Cohen: C'est étrange d'entendre un casinotier dénoncer cela. - A.-E.Lemoine: Il y en a quelques-uns, des accros au jeu, dans les casinos. - G.Rabuel: Dans les casinos, on est sous tutelle du ministère de l'Intérieur.
Nous avons des psychologues, des gens formés contre l'addiction. Lorsque vous voyez un client qui a un comportement déviant, nous sommes là pour l'accompagner. Rien ne va dans ce projet.
Ni le fond ni la forme. On va parler des conséquences... - A.-E.Lemoine: Pour reprendre l'argument officiel de cet amendement par le gouvernement, c'est pour protéger les joueurs.
Ils sont 4 millions à jouer sur des sites de casinos illégaux. Ils prennent des risques. Il y a des gains qui ne sont pas payés, des données personnelles piratées.
Ramener ce marché vers la légalité, ça va dans l'intérêt général. La France et Chypre n'ont pas autorisé ces jeux de casinos en ligne. - G.Rabuel: Si la France n'a pas autorisé les casinos en ligne depuis des décennies, c'est parce qu'il y a des raisons.
Dans toutes les communes de France, il y a des casinos, dans la ruralité...
Les conséquences de l'ouverture des jeux en ligne sont triples. Elle est d'abord fiscale. On promet d'hypothétiques rentrées de fiscalité pour le gouvernement.
D'un autre côté, les casinos terrestres donnent chaque année 1,5 milliard de subventions à l'Etat et aux collectivités locales. Si l'ouverture des jeux en ligne arrivait, la présidente de l'ANJ dit que 30 % des casinos vont fermer. 65 fermeraient.
Les plus petits casinos, dans des zones rurales. Qu'est-ce qui va se passer? Il y aura un enjeu social. 15 000 suppressions d'emplois vont avoir lieu dans les 12 mois.
Pour ceux qui vont continuer à résister, les plus gros casinos, le chiffre d'affaires va baisser entre 25 et 30 %. Nous allons opérer des plans sociaux en conséquence. 3e conséquence, une conséquence pour la santé publique dramatique.
J'observe que le Premier ministre, M.Barnier, a fait de la santé mentale la grande cause nationale. Curieusement, ce serait lui qui autoriserait les jeux en ligne et ferait rentrer des milliers de Français dans l'addiction. - A.-E.Lemoine: Les maires aussi sont inquiets.
Ils sont une centaine à s'être exprimés dans une tribune du "Figaro". Un casino, c'est une grande source de revenus pour la commune. - G.Rabuel: Oui. 133 maires ont signé cette tribune.
Des maires de toutes couleurs politiques. Un casino dans une commune, c'est un restaurant, une salle de spectacle, un hôtel, du tourisme...
Les casinos ont été créés pour accompagner des villes thermales, des villes touristiques. Du jour au lendemain, pour une hypothétique rentrée fiscale, on balaierait ce qui a été construit pendant des décennies. Plus de fiscalité pour le gouvernement...
Je comprends que le gouvernement cherche de nouvelles mesures. Est-ce normal de le faire sur le dos de 15 000 personnes qui perdraient leur emploi? Sur des milliers de mineurs qui deviendraient addicts aux casinos en ligne? - E.Tran Nguyen: On entend vos arguments.
Vous tentez de faire pression pour que cet amendement ne soit pas voté. Admettons que ce projet ne soit pas débattu, que M.Barnier passe en 49-3.
Il faudrait s'adapter. Vous lui reprochez de ne pas vous avoir concertés? - G.Rabuel: 2e incompréhension du Premier ministre.
Il a dit qu'il voulait faire une politique avec la concertation des uns et des autres. Il n'a pas concerté les élus ni la filière des casinos terrestres. On subit une situation ubuesque depuis samedi dernier, sous la pression des lobbies de l'Afjel, l'Association des jeux en ligne.
Leurs sièges sociaux sont à Malte. On est furieux, inquiets. S'il y a un 49-3...
On est en France, nous sommes des sociétés françaises. On respectera la loi. Tout ce qu'on pourra faire pour ne pas faire voter cet amendement ou qu'il soit retiré...
On va le tenter. - A.-E.Lemoine: A votre droite, un ministre du gouvernement de M.Barnier. - J.-N.Barrot: J'ai la charge d'un ministère qui compte 14 000 agents, auxquels il est demandé un effort considérable, le plus important qu'on ait connu depuis de nombreuses années.
C'est dur mais nous allons le faire. Dans toutes les familles de France, quand les temps sont plus durs, on fait plus d'efforts. Les Français ne comprendraient pas que l'Etat ne fasse pas d'effort. - A.-E.Lemoine: Sur cet amendement... - P.Cohen: Vous avez été secrétaire d'Etat au Numérique.
Vous connaissez ce dossier. Il y a un lobby des jeux en ligne? - J.-N.Barrot: J'ai été chargé du Numérique au gouvernement.
Je suis papa d'une petite fille de 5 ans et d'un petit garçon de 8 ans. Quand je pense à la question des jeux d'argent, des jeux d'argent en ligne, je pense à la protection contre les addictions qui concernent les adultes et qui peuvent concerner encore plus les enfants. Je pense aux protections que nous devons faire évoluer.
L'accès via Internet à un tas de contenus préjudiciables me pose un certain nombre de difficultés. - A.-E.Lemoine: Vous convenez que ce n'est pas les protéger contre l'addiction que de... - J.-N.Barrot: On doit mesurer l'intérêt d'une mesure comme celle-ci.
Est-ce que ça permettra de mieux protéger les Français, notamment les enfants? - G.Rabuel: Monsieur le ministre dit qu'il doit réduire ses dépenses.
C'est un fait. On parle de 15 000 suppressions d'emplois. Sur l'addiction, on a la réponse à la question.
Aujourd'hui, les paris en ligne sont autorisés, les paris sportifs. Tous les jours, des mineurs jouent. On le sait très bien.
Prenez votre téléphone, tapez "casino en ligne" sur Google. Il y a plusieurs sites illégaux. Demain, il y aura des sites dits légaux.
Les mineurs vont jouer, exactement comme les mineurs achètent des tickets de jeu. - P.Cohen: Ca se passe dans les autres pays d'Europe où c'est autorisé. - G.Rabuel: En Suède, il n'y a plus un casino physique.
Addictions qui explosent, mineurs qui explosent en termes d'addiction. Quelque chose ne va pas. Ce projet doit être retiré.
C'est notre demande. - A.-E.Lemoine: Merci.
Vous défendez l'intérêt de l'ensemble des casinos de France. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
Grande inquiétude sur l'état de santé de Santiago, ce nourrisson enlevé il y a 3 jours. - L.Sénéchal: Santiago est âgé de moins de 3 semaines.
Il a été enlevé par ses parents, une mère toxicomane, un père connu par la justice pour des violences en réunion. La piste nous mène en Belgique, mais ils restent introuvables. - Ce n'est pas banal.
Cette affaire mobilise tous les fonctionnaires de police concernés. Elle va s'étendre, dans les jours qui suivent, y compris ce week-end, sur l'ensemble du territoire européen. - L.Sénéchal: Le procureur de Bobigny a donné une conférence de presse.
Il a lancé un appel presque désespéré aux parents de Santiago. - Je veux vous dire que nous sommes très mobilisés et préoccupés par la santé et même la vie de Santiago, ce tout nouveau-né. Le nourrisson devrait être réchauffé par une couveuse sous monitoring et sonde gastrique.
Ses parents doivent le protéger. S'ils m'entendent, ils doivent, pour le bien de leur bébé, le conduire immédiatement à l'hôpital le plus proche. - L.Sénéchal: Cet appel aura-t-il plus de force auprès des parents?
C'est celui de la grand-mère. - Ecoute maman. Ramène l'enfant à l'hôpital.
Il ne faut pas détruire ta vie. Le bébé est né prématuré. Il faut qu'il soit hospitalisé pour sa santé. - L.Sénéchal: Témoignage recueilli par TF1.
Les parents ont sans doute craint de perdre la garde de l'enfant. Santiago est né depuis seulement 20 jours. Il est né grand prématuré. - A.-E.Lemoine: Les sinistrés des inondations la semaine dernière en France se préparent au retour des pluies. - L.Sénéchal: Un nouvel épisode cévenol qui démarre ce soir, beaucoup moins violent que celui de la semaine dernière...
De fortes pluies attendues sur la Côte d'Azur. Les communes touchées redoutent ces nouvelles pluies. Le souvenir est encore récent.
Il y a encore des traces des inondations précédentes. - On a peur qu'avec moins de pluie, on arrive au même résultat. Les terres sont gorgées d'eau.
Des choses qui ont tenu, si ça regonfle de nouveau... - L.Sénéchal: Tout n'est pas encore déblayé.
Des pompiers viennent prêter main-forte à un particulier qui ne peut pas accéder à sa voiture, coincée derrière les débris dans son garage. - Déblayer tout le garage du monsieur, c'est titanesque. Il y a du sable jusqu'au plafond.
Ca fait une semaine que les dégâts ont eu lieu. La voiture n'est pas sortie. C'est une horreur. - L.Sénéchal: Il y a aussi le choc des habitants qui ont parfois risqué leur vie dans ces inondations.
Certains ont été sauvés in extremis par hélicoptère. - Une grande vague est venue. Je suis montée.
J'avais peur. On est sortis pour être hélitreuillés. On est tombés dans la boue.
S'il n'y avait pas eu le monsieur de l'hélicoptère, je me serais noyée. - L.Sénéchal: Les intempéries ont entraîné des éboulements.
La ligne qui relie Saint-Etienne à Lyon sera temporairement fermée. - J'avais rendez-vous à 11h30 à Lyon. Je ne sais pas si je vais y arriver. - Je ne suis pas véhiculé.
Je cherchais des stages à Lyon. C'est impossible. - Vous ajoutez 1 heure 30 à l'aller et au retour.
Il faut 4 heures 30 pour aller au boulot. Ce n'est pas possible. - L.Sénéchal: Ces inondations ont déjà un coût: autour de 400 millions d'euros selon les assureurs. "Le monde paye un lourd tribut pour son inaction climatique", alerte le chef de l'ONU. - A.-E.Lemoine: K.Harris accuse D.Trump d'être un fasciste. - L.Sénéchal: Ce n'est pas une comparaison hasardeuse.
La vice-présidente choisit ses mots avec précaution. ... - L.Sénéchal: Pourquoi K.Harris utilise ce mot?
A cause des propos de l'ancien conseiller militaire de D.Trump, J.Kelly.
Il affirme que quand il était au pouvoir, D.Trump a affirmé qu'il aurait voulu des généraux aussi fidèles que ceux qu'a eus Adolf Hitler. Il a été cité dans une longue enquête. ... - L.Sénéchal: Ces révélations auraient entraîné un scandale monumental il y a 10 ou 15 ans, mais ce n'est plus le cas selon C.Sellin.
La presse n'est plus le contre-pouvoir du Watergate, sans doute en partie à cause de D.Trump. Autre exemple de ces scandales qui glissent sur D.Trump: un ancien mannequin l'accuse d'agression sexuelle.
Elle évoque des jeux tordus avec D.Trump et le violeur en série J.Epstein.
Les faits se seraient déroulés dans la Trump Tower de New York. ... - L.Sénéchal: Les faits qu'elle décrit remonteraient au début des années 90.
K.Harris préfère marteler une idée simple: D.Trump serait vieux et sénile. ... - L.Sénéchal: Ca, c'est la campagne en Californie.
C'est un des représentants de la Chambre des représentants qui a publié ce clip. C'est une illustration de ce qu'est D.Trump pour eux: quelqu'un d'incohérent.
Le voici en meeting hier en Géorgie. Sur scène, il digresse. ... - L.Sénéchal: D.Trump passe sans cesse du coq à l'âne.
Il est difficile à suivre. C'est qui le rend difficile à comprendre et traduire. Question soulevée par le vidéaste Le Tropeur. - Si jamais on traduit un discours de D.Trump, l'objectif est de le rendre cohérent pour que les Français comprennent ce qu'il a envie de dire.
En rendant son discours compréhensible, on efface la réalité extratextuelle que ce mec parle mal. - L.Sénéchal: D.Trump risque d'être votre problème s'il remporte l'élection.
Comment fait-on pour avoir des discussions sérieuses avec lui? - J.-N.Barrot: L'amitié entre la France et les Etats-Unis a plus de 2 siècles...
L'amitié franco-américaine a résisté à 59 élections. Elle résistera à la 60e. On s'adaptera au président que les Américains nous donneront.
Nous n'indexerons pas nos positions sur la vie politique américaine. Nous avons nos propres visions. Nous les défendons.
C'est vrai pour la France et pour l'Europe. Depuis quelques années, nous avons commencé à bâtir les conditions de notre autonomie. - M.Bouhafsi: Il a d'ores et déjà dit que l'Europe était comme la Chine, un ennemi pour les Etats-Unis. - J.-N.Barrot: Il faut qu'il accepte que l'Europe prenne en main son propre destin, que l'Europe prenne des décisions qui défendent son intérêt. - A.-E.Lemoine: Miss Pas-de-Calais victime d'insultes racistes. - L.Sénéchal: Ses parents Sont nés en France.
Elle dénonce une vague de haine raciste dont elle est victime sur les réseaux sociaux. "Mon nom fait partie de mon identité, mais il n'a rien à voir avec ma nationalité." Selon elle, ces attaques sont des faits d'ignorance.
La Miss France actuelle, ancienne Miss Nord-Pas-de-Calais, avait connu une campagne en ligne misogyne à cause de sa coupe de cheveux. Ca avait ému le président. - E.Macron: C'est fou de penser que les gens peuvent avoir des discours de haine parce qu'on a des cheveux courts.
Ca peut conduire au pire. Le mal-être, la perte d'estime de soi, voire les pires comportements. - L.Sénéchal: Prochaine élection de Miss France le 14 décembre. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement veut frapper fort contre l'homophobie dans les stades de foot. - L.Sénéchal: Après les chants au Parc des Princes.
Ils ont duré plus de 10 minutes, malgré l'appel au calme du speaker. - L.Sénéchal: Une enquête du parquet de Paris est ouverte pour provocation publique à la haine.
B.Retailleau a annoncé la présence de policiers en civil dans les stades. Il annonce des billets nominatifs dès la fin de l'année.
Il précise qu'arrêter les matchs n'est, selon lui, pas la bonne solution. C'était pourtant une mesure annoncée quelques minutes plus tôt par le ministre des Sports. - Dès qu'il y a un chant homophobe qui est démarré, il y a un arrêt du match, une suspension du match. - S'il y a des chants homophobes répétés, le match sera arrêté? - Il sera perdu pour l'équipe qui reçoit. - L.Sénéchal: Match perdu.
Ce matin, B.Retailleau parlait d'arrêter les matchs... - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, des policiers anti-hooligans sont dans tous les stades de France chaque week-end.
Ca existe déjà. Ca existe depuis 20 ans. Ils font un travail pour éviter ça.
A chaque ministre de l'Intérieur, on a le droit à une polémique sur les stades de foot. Ce sont les mêmes propos qu'on avait tenus ici avec A.Oudéa-Castéra. - P.Cohen: Ca marche moyen-moyen, ce gouvernement...
Entre les ministres qui se contredisent... - J.-N.Barrot: On va finir par trouver une solution.
C'est désolant de voir l'homophobie prospérer dans des stades de foot. Après l'été qu'on a vécu, qui a démontré qu'autour du sport, on pouvait se rassembler malgré nos différences...
Ne pas retomber dans cela... - L.Sénéchal: 2 supporters de l'OM et du PSG lancent un message... - Tous ces propos n'ont rien à faire sur un terrain.
C'est ce qu'on essaye de démontrer. On a envie que ça change. Lui est un supporter marseillais, moi parisien.
On veut que les choses changent. - De temps en temps, il porte son maillot du PSG, et moi, celui de Marseille. Même s'il y a la rivalité, on marche ensemble.
Tout est possible dans la vie. On le prouve. - A.-E.Lemoine: Bravo pour cette initiative.
Merci.
Jean-noël Barrot