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interviewFrançois Ruffin· 24 janvier 2026 105 min

Tour de chauffe de François Ruffin ! (à Lorient)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On est très content d'être là ce soir avec François Ruffin et l'équipe de Debout pour ce deuxè cette deuxème édition de notre tour de chauffe qui est un tour de bistro à travers toute la France. Et on voudrait commencer par remercier tous les gens qui ont rendu possible le fait qu'on soit là aujourd'hui et là ce soir à l'Orient. Euh donc des déjà BA euh du bar qui nous accueille, euh tous les euh bénévoles et volontaires et militants euh qui euh qui ont aidé aujourd'hui euh donc euh notamment Brigitte, Louise, Gaetan, euh Tangi, nous avons aussi Victor qui est ingénieur du son ce soir et je crois François que tu voulais dire un petit mot spécial pour Nolwen.

Non, mais d'abord enfin d'abord vous pouvez venir vous asseoir là pour quelques-uns remplir les strades, ça fera un peu d'air derrière parce que vous êtes vous êtes bien serré, donc allez-y, desserrez-vous. Ça c'est la première chose. La ensuite euh je Tifen a fait la liste des prénoms mais dire que si jamais on a un événement comme celui-là qui peut se faire ce soir à l'Orient, c'est pas dû à la main invisible du marché, c'est pas dû à la grâce de la providence.

C'est fait parce que il y a des tas de personnes qui se sont mises ensemble pour l'annoncer sur les réseaux sociaux, réserver une salle, faire que les tables et les chaises soient installées, qu'on ait de la vidéo qui tourne et ainsi de suite. Donc un grand merci, un grand merci à toutes les petites mains qui là sont dans l'ombre mais qui nous permettent ce soir à nous d'être dans la lumière. On peut les applaudir et les remercier.

Merci à vous. Ensuite, Nolen, tu tu peux venir ? Bah oui, parce que Nolen, elle nous a servi de chauffeur ou puisqu'on fait un tour de chauffe puis tu as fait un tour de po, on a une chauffeuse pendant toute la journée.

Et pendant que tu es étais en train de nous conduire ce matin au foudrerie de Bretagne à Codan, je t'ai demandé mais alors comment tu as comment tu te retrouves à être ma chauffeur pour la journée à être sur la liste de Damien Girard ? Et ben, je me retrouve sur la liste de Damien Gérard et à faire ta chauffeuse pour la journée parce que je suis devenue ta référente, la en tout cas la référente départementale de Debout pour le Morbillant suite à ton la projection de ton film l'année dernière au boulot au Cinéville. Ça m'a donné envie de m'engager.

Je m'étais jamais engagé avant. Euh c'est une première. Euh j'apprends beaucoup de choses, je suis hyper intéressée et hyper motivée et puis euh bah pour faire de la politique autrement et puis et puis voilà quoi.

Euh pour faire euh pour faire avancer les choses parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses dans notre pays qui vont pas et j'ai envie de de mettre ma petite pierre à l'édifice pour que ça aille dans le bon sens et pour qu'on puisse vivre tous et toutes bien. Voilà. Sans Macron à la tête.

Voilà. Merci. Et et pour moi, je te remercie Noren et pour moi, c'est une grande fierté d'avoir comme ça des primos militants qui s'investissent et puis qui qui apprennent en allant et avec nous aussi.

Merci à toi Nolen. Ensuite, Tiffen l'a fait mais je veux remercier la patronne du bistro. Merci patronne.

Euh PAC patron. Voilà, parce que parce qu'on se retrouve là chez Finette chefinette qui est un bar emblématique de l'Orient qui était le bar des dockers qui est le bar des pêcheurs et qui doit devenir davantage le bar aussi des plaisanciers désormais on y reviendra peut-être sur cette évolution aussi bar PMU et on est très fier d'être ici. Quand j'ai croisé Damien Girard à l'Assemblée à la rentrée, je lui ai dit "Bon, moi je fais le tour des bistros." Et il m'a dit "Viens à l'Orient parce que c'est l'endroit où il y a la plus forte densité de bistro en France." Mais on a vérifié.

Applaudissez. On a vérifié parce que nous on tient à pas envoyer de fake news. Alors, êtes-vous la ville qui a la plus forte densité de bistro en France ?

Oui oui. Non non non non non. Quelle est la ville qui a la plus forte densité de bistro en France ?

Non non c'est pas mien. En fait c'est quand même les ports hein. Les ports ils font fort.

Non non on a on a en Bretagne c'est Saint-Malot mais sinon c'est Biaris Agde Périgueux et et non Prigu c'est pas un port. D'accord, mais je je il est sur le podium, pas le premier. Et ensuite en fait l'Orient, si on on regarde les villes quand on a la liste, il y a quand même beaucoup de ports dedans.

Orient l'Orient n'arrive qu'en 25e position, c'est pas si mal que ça hein. Et vous avez donc on va être précis, vous avez donc 123 barres d'après l'INC et ça fait 214 barres pour 100000 habitants. Voilà la densité de bistro à l'Orient.

Donc merci à Chefinette. On peut l'applaudir aussi. Merci à B chefette de nous accueillir.

Euh donc sur tu veux qu'on je veux dire pourquoi qu'est-ce que je viens faire ici ? D'accord. Enfin qu'est-ce que je fais là ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de tour de chauffe ? Euh juste avant les vacances les copains m'ont dit "lut que tu écrives un programme, faut que tu fasses un projet." Bon, je me suis retrouvé tout seul chez moi dans le froid picard pendant l'hiver et oui et a tenté d'écrire un projet.

Bon et en fait je sais pas faire comme ça. Je suis reporter et je ne sais faire que en allant rencontrer les gens, en m'y frottant, en les écoutant et en y a important en essayant de produire une rencontre entre le réel et les idées. Et voilà pourquoi en janvier, je leur ai dit non, enfin le finalement on va essayer de faire un programme à ciel ouvert.

Ce qu'on va essayer de faire, c'est comme si j'ai installé ma cuisine au milieu des bistros et j'arrive oui avec mes idées après une journée où j'ai rencontré des habitants sur les questions dont on va parler. Donc aujourd'hui, il y aura notamment une deuxième partie qui seront sera consacrée au logement, mais on va le faire de cette manière-là et moi j'ai besoin de ça. vous dire aussi que ce que je décris là et le fait qu'on soit rassemblé dans le bistro aujourd'hui dans cette journée de lutte contre la solitude, ce que vous faites c'est bon pour votre santé, même ceux qui boivent de la bière même si je ne le recommande pas, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé mais c'est bon pour la santé et ça a été démontré par l'Organisation mondiale de la santé.

Ils ont démontré que ceux qui ont des bonnes relations, des relations sociales, amical, familial, associative et ben ils sont en meilleure santé. En meilleure santé mentale, c'est il y a moins de démence, il y a moins d'Alzheimer, mais aussi en moins meilleure santé physique, il y a moins d'AVC, il y a moins de diabète. Et moi ça m'a pas surpris parce que j'avais déjà interrogé un épidémiologiste qui s'appelle Richard Wilkinson et qui me disait qu'il y avait eu 150 études qui ont été réalisées et qui montrent que par exemple si on vous fait une petite coupure au dos de la main, ceux qui ont de bonnes relations avec leurs compagnes vont guérir plus vite que ceux qui ont des au compagnons, bien sûr compagnons vont guérir plus vite que ceux qui ont des mauvaises relations.

Et ça vaut ça y compris pour un rhume mais jusque au cancer. Qu'est-ce pourquoi ? Il y a un phénomène physiologique, c'est que simplement quand vous êtes bien entouré, ça vous évacue un stress.

Le stress, vous êtes jugé en permanence. Vous pouvez être en confort dans votre vie. Vous êtes pas inquiet sur votre statut et de ce fait-là votre énergie elle peut se concentrer sur vos défenses unimmunitaires.

Alors que à l'inverse, si vous êtes en inquiétude sociale permanente, et ben vous allez dépenser de l'énergie à vous maintenir votre statut, le jugement des autres. Tout ça produit l'inquiétude, produit du stress et il vous reste moins d'énergie pour vos défenses immunitaires. Donc ce qu'on fait ce soir quand on s'engage dans un 5, dans un parti, dans une association, quand on a des bonnes relations familiales, sociales au boulot, et ben tout ça contribue très fortement à notre santé.

Donc voilà, on vient ce soir aussi pour notre santé et à votre santé en ses meilleurs vœux aussi amour, gloire et beauté. Mais voilà et c'est c'est un/ers des Français qui aujourd'hui éprouvent un sentiment de solitude, hein. C'est c'est considérable.

Donc on un programme politique doit amener aussi à poser la question du lien du lien entre les autres. On va y revenir avec vous. Mais voilà et et un mouvement politique doit créer du lien et créer des moments où on se retrouve comme ici dans ce bistro.

Et tu voulais parler du bistro comme lieu de con mais dire que pourquoi on est ici ce soir ? Euh alors j'ai dit je suis pas venu parce que c la plus forte densité de bistro parce que sinon vous seriez venu en 25e position dans mon dans mon dans mon Tour de France. On est venu ici parce que j'ai eu un coup de fil de le de Louisa.

Alors, je sais pas si vous la connaissez, c'est Louisa, c'est l'auxiliaire de vie qui est dans Haut Boulot et qui travaille à Saint-Étienne et qui est la responsable chez nous des auxiliaires de vie debout parce qu'on a créé des groupes qui sont des groupes professionnels et des groupes de loisirs. On a les fouteux debout, on a les boulistes debout, enfin voilà d'être comme ça, mais on a aussi les pompiers debout, on a et on a les AVS debout. Et euh Louisa, je sais pas comment elle l'a appris, mais elle elle nous a dit "Bah voilà, il va y avoir une grève chez Destia à l'Orient et dès que j'ai appris que il y aurait une grève, j'ai dit "Bon, euh dites-moi la date et je viens." J'ai dit à Damien, je viens le jour où il y a la grève parce que Ouais, venez, venez, venez mesdames.

Vous pouvez les applaudir parce que voilà qui qui veut prendre la parole. Donc j'ai vu le papier dans le le télégramme de de Brest sur leurs conditions de travail. Je dirais un mot de ce qui se passe au niveau national évidemment, mais donc j'ai appelé Angélique qui m'a dit "Bah voilà, on a un souci, c'est qu'il y a des euros, on comprend pas nos fiches de paye, on a des soucis sur les les frais de transport et on narrive pas à discuter avec notre direction." Vas-y.

Oui, c'est exact. Euh ce qui s'est passé cet été, on a eu beaucoup beaucoup de bénéficiaires qui se retrouvaient sans intervention, donc mise en danger de la vie d'autrui. On se posait beaucoup de questions sur notre direction et puis du coup, j'ai créé un groupe WhatsApp pour rejoindre toutes les collègues.

Donc on a réussi à discuter. On s'est rendu compte de beaucoup de choses qui n'allaient pas. Donc de là, on s'est renseigné auprès de la CGT et puis tout ça nous a fait nous conduire à notre mouvement de maintenant.

C'est frais kilométrique non payé depuis juin ou janvier pour certaines bénéficiaire mise en danger sans compter des salaires en baisse sans qu'on sache pourquoi. Des collègues qui se retrouvent dans une galère mais pas possible à devoir choisir entre manger ou nourrir ses enfants. Donc je me suis dit non, il faut que ça stoppe, il faut que ça s'arrête et voilà pourquoi j'ai je suis devenue délég représentant du syndical CGT et j'ai joint toutes mes collègues pour qu'on puisse lancer cette grève tous ensemble pour que les entreprises à but à but de lucratif arrêtent de servir de l'argent public. contre les bénéficiaires ou contre nous et qui nous donne des explications sur tout ça.

Olivia, si vas-y, vas-y, donne-lui le micro. Non non, ça ira. Merci.

Bon euh euh il y a il y a un truc qui m'a marqué dans ce que tu as dit là, c'est j'ai créé un groupe WhatsApp pour que on fasse on se mette ensemble parce qu'en fait moi je pense que dans ce métier là, il faut qu'on fasse le même chemin qui a été fait dans le mouvement ouvrier au 19e siècle et queil y ait des conquêtes qui se fassent. Mais la différence entre le mouvement ouvrier du 19e siècle où on avait des des unités de production qui rassemblaient beaucoup de monde et vos métiers, c'est que dans vos métiers, vous êtes chacun éclaté chez des personnes âgées et en fait vous avez pas de lieu de rencontre en commun. Donc en fait par le groupe WhatsApp, tu as créé un lieu de rencontre en commun et ensuite tu as été voir la CGT, c'est toi qui les a accueillis du coup.

Est-ce que tu veux nous expliquer du coup comment ça s'est passé ensuite ? Bonjour à tous. Bonjour.

Voilà, je suis Lam, je suis auxiliaire de vie sociale dans un service d'aide à domicile mais euh comment en associatif, loi 1901. Ce qui veut dire que nous on dépend d'une convention collective qui s'appelle la base de la branche de l'aide à domicile. N'avons pas tout à fait les mêmes conditions de travail, du moins salarial.

Nos choses sont respectées puisque nous on dépend principalement d'un financeur qui s'appelle le conseil départemental. Le métier d'auxiliaire de vie sociale qui soit fait dans un but non lucratif face à une association ou dans un but lucratif comme Destia Vitaliance pour vous chez vous. J'en passe des vertes et des meilleurs.

Euh, ils ont vraiment des conditions qui sont de plus en plus compliquées voire difficiles. Là, c'est vraiment de l'abus salarial. Donc c'est vrai qu'à un moment donné, ben on a reçu Rachel qui est à côté de moi et puis comment Angélique et quand elles nous ont parler de leur problème mais j'ai cru que j'étais revenue 30 ans en arrière parce qu'aujourd'hui je le redis pour ceux qui m'ont déjà rencontré euh le soin à la personne ça va vous concerner tous.

La population vieillit de plus en plus. On peut avoir des enfants en situation de handicap, des adultes en soin en en situation du handicap, que ce soit par naissance ou accident. Donc demain, vous aurez besoin de vos auxiliaires de vie pour vous donner un coup de main, pour les soins de nursigne, tout ce que vous faites le matin pour vous pour aller au travail et ben c'est les auxiliaires de vie qui vous accompagnent à le faire.

Et aujourd'hui, c'est une catastrophe ce qui se passe donc dans le groupe desia c'est presque en pleurer des des mères de famille qui vont travailler, qui ont des amplitudes horaires qui seront énormes et qui ne voyent pas leurs enfants le matin parceell commence à 7h30 le matin, elles peuvent finir à 19h30. une petite coupure l'après-midi. C'est bien c'est pour faire le ménage à la maison ou préparer à manger pour les enfants le soir avec des conditions euh à domicile qui sont parfois compliquées.

Certains logements sont même insalub que j'ai entendu tout à l'heure en en attendant l'arrivée de François. Donc euh il est grand temps. Donc nous les avons rencontrés, on leur a dit on vous accompagne et euh on va essayer avec vous parce que c'est elles qui vont faire bouger les choses dans leur entreprise.

Donc nous la CGT dans l'aide à domicile sur l'Orient et euh en nationalement euh on est prêt vraiment à les suivre et à suivre tous les services d'aide à domicile qui ont des vrais besoins de soutien de votre part et également financièrement évidemment. Donc voilà, merci à vous tous d'être venus et puis ben merci à François, à Damien Girard qui est aussi vend debout. Tu es là Damien ?

Très bien. Donc et aussi euh au courant de tout ça puisque voilà j'ai intégré moi nouvellement comme Nolwen en politique. Donc j'ai intégré donc la liste à Damien Gérard Lorient en commun.

Je fais partie de l'après aussi. Et euh aujourd'hui, il faut vraiment que nous essayons de faire bouger les choses, que la base fasse bouger les choses comme à la CGT parce qu'à la CGT ça commence par le bas et ça remonte en haut euh à la direction. Donc si on peut demain faire bouger les choses et ben ce sera d'autant mieux pour nos collègues de chez Destia et les autres services.

Rachel, vous étiez deux donc Angélique et Rachel à à aller voir euh la CGT. Est-ce que tu veux dire moi aussi ? Euh bah oui, si on fait ce métier là, c'est parce qu'on aime les gens et on fait ce métier avec le cœur.

Donc s'il vous plaît, aidez-nous à améliorer notre condition de travail. Merci. Un grand merci à vous toutes de Non seulement enfin un grand merci à vous toutes pour le travail que vous faites au quotidien.

Un grand merci à vous toutes pour avoir trouvé le courage de vous soulever. Euh dire que la lutte paye quand même à mon sens parce que donc on a poussé la porte de l'agence aujourd'hui avec Damien et euh et on est allé rencontrer le DRH qui est venu de Paris ou je sais pas trop de où mais enfin ça fait une semaine que le DRH de Cédestia est arrivé sur l'Orient. comprenait pas ce qui se passait parce que pour lui apparemment tout se passait bien.

Sauf que juste pour donner un petit exemple, vous avez une salarié qui a été en arrêt maladie au mois d'août. Les documents n'ont pas été envoyés à la CPAM. Conclusion, il s'est passé quoi ?

La collègue s'est retrouvée que il y a une semaine, même pas, a touché 430 €. Nous sommes quand ? Nous sommes au mois de janvier.

Elle était en arrêt au mois d'août sur des petits salaires. Faut savoir que les auxiliaires de vie dans les lucratifs voire même dans l'associatif ont des tout petits salaires. Leur temps de travail n'est pas choisi et sont limite au SMIC voire certaines en tout encore du SMIC.

Et ben quand vous avez pas 430 € qui tombent sur votre salaire à la fin du mois, faut m'expliquer quand on touche 1400 € comment on peut faire vivre sa famille une fois qu'on a payé toutes nos factures. Beaucoup de mamans, ben comme ma mère faisait il y a 50 ans, donnent d'abord à manger à ses enfants et mangeait ensuite ce qu'il restait. Ce qui veut dire pas grand-chose parce que on a des enfants, on élève nos enfants, on s'occupe de notre famille et après on regarde ce qui reste.

C'est quand même malheureux qu'en 2026 on soit encore à ça. C'est malheureux qu'aujourd'hui on ne puisse pas vivre de son travail. Les primes que vous avez sur vos bulletins de salaires, des primes d'activité que l'on ouverse, c'est pas ça qu'on veut.

Qu'on soit agriculteur, qu'on soit auxiliaire, qu'on soit marin pêcheur, qu'on soit de n'importe quel métier. C'est pas ça qu'on veut. On veut vivre de quoi ?

On veut vivre de notre salaire, pouvoir emmener nos enfants faire des études surtout aujourd'hui c'est compromis. Enfant d'ouvrier, tu resteras ouvrier, tu passeras pas cadre. Voilà.

Mais je vais laisser les politiques faire leur choix et puis euh dans tous les cas, moi je vais encore remercier maintenant. Ouais. Voilà.

Je vais remercier Diastia parce que franchement c'est pas facile pour vous de vous mettre en grève face à votre direction, face à vos bénéficiaires. Parce que si un service se met en grève d'aide à domicile, les bénéficiaires, ils ont personne. Je veux juste rappeler que les le grève a commencé qu'à 10h ce matin.

Pourquoi à 10h ? Parce que les copines à 7h30 ce matin, elles étaient au taf pour que mamie puisse sortir de son lit. Et et je dis pas mamie euh euh voilà parce que pour que la mamie puisse sortir de son lit et avoir son petit- déjeuner sa toilette de fête avant que les collègues de Destia aillent en grève.

À 18h la grève était finie. Elles étaient retournées pour pouvoir coucher monsieur qui est une personne âgée et ou un enfant ou une personne de situation du handicap. En tous les cas bon vent à vous.

Sachez que nous on est derrière vous et je pense que les politiques seront derrière vous également. Euh je voudrais ajouter aussi euh il y a 13 millions 12 millions de en France de des dents proches donc dont je fais partie que je représente les bénéficiaires également et en fait c'est le même combat on a le même combat pour tout le monde. Donc on se soutient on est solidaire.

Je je vais je vais faire le politique du coup. Je vais faire le politique. Enfin, vous pouvez rester, vous pouvez vous rassoir, vous faites comme vous voulez parce que quand un politique prend le micro, vous savez, il y en a pour un bout de temps.

Non, je vais faire le politique parce que oui, je viens dès que il y a des auxiliaires de vie, des accompagnantes d'enfants en situation d'handicap, des assistantes maternelles, des agents d'entretien qui redressent la tête parce que c'est rare parce que c'est des métiers, je l'ai dit, où on est chacun dans son couloir un peu atomisé. Or, je pense que c'est le chemin du progrès pour demain. Vous savez quand même quand Emmanuel Macron dans le cœur de la crise Covid avait dit "Il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal, c'est ell parce qu'elles ont qui continué à bosser pendant le cœur de la crise Covid comme 7 millions de salariés." Je dis que euh pour nous à debout, c'est au cœur de notre projet politique.

C'est au cœur de notre projet politique parce que on considère que cette lutte-là, elle est au fond un point de convergence de plein de luttes différentes. C'est évidemment une lutte sociale, une lutte populaire, c'est une lutte féministe parce que à 95 % et même au-delà, ce sont des femmes qui font ces métiersl et c'est sans doute parce que ce sont des métiers faits par des femmes qui sont méprisées de cette manière-là. Euh ce sont c'est une lutte antiraciste parce que dès qu'on est euh un peu plus près des métropoles et ben ce sont les immigrés et les enfants d'immigrés qui massivement euh font euh ces métiers-là.

Et enfin, moi je considère que c'est une lutte écologiste parce que ça dit la société dont on veut. On veut une société qui respecte les liens et qui soit pas seulement dans accumuler les biens. Voilà, on veut mieux de lien et pas forcément plus de bien.

Et voilà pourquoi je considère que vous êtes les figures du projet politique qu'on veut porter qui doit nous permettre alors moi je veux un statut des travailleurs essentiel hein. Tous ceux dont on veut qui continuent de travailler en cas de crise, il y a 17 métiers dont on sait qu'ils doivent continuer à travailler en cas de crise et ben il faut un statut pour ça. un statut sur les horaires.

Pour moi, c'est la clé, c'est les horaires parce que là vous avez pas décrivé comment vous travaillez mais vous travaillez avec un des heures le matin, un grand trou dans la journée, des heures le soir. Ça veut dire avec vous vous pouvez pas voir vos enfants pour ceux qui ont ni le matin quand ils se lèvent, ni le soir quand il faut faire les devoirs et avec une immense amplitude horaire. Et pourtant à la fin, des fois on arrive à même pas avoir le SMIC.

Euh donc en vérité, je pense que la clé c'est les horaires et c'est les horaires qui fait qu'on passe d'un temps partiel subi mais encore qui est un faux temps partiel parce qu'en fait quand avec cette amplitude-là mais euh qui fait un vrai salaire partiel en revanche et qu'il faut passer à un temps plein salaire plein. Évidemment, je suis d'accord pour augmenter le taux horaire. J'ai vu que c'était dans vos revendications sur les salaires mais je pense que la clé est vraiment sur l'organisation du temps de travail.

On est évidemment pour la la question de la carrière est importante parce que c'est des métiers où euh la sinistralité, c'est-à-dire le taux de trouble musculesqueletétique euh à partir de de 10, ça peut venir très vite 5 10 ans 15 ans de carrière et déjà on a mal au poignet, on a mal aux épaules. Donc si jamais il y a pas à penser que de auxiliaire de vie on peut devenir aide soignante, de être soignante on peut devenir infirmière et qu'on construit pas un continuum dans la carrière avec en se disant que c'est sur vous aujourd'hui, ce sont les cadres dans notre pays qui bénéfi le plus de formation. Ben non, il faut rééquilibrer et faire que vous puissiez bénéficier de formation.

Et évidemment en Angleterre sur les travailleurs essentiels, il y a eu un accès privilégié au logement. On y viendra dans la deuxème partie avec Damien. Euh en Allemagne, il y a des jours de congé il y a 9 jours de congé supplémentaires pour les travailleurs du soin et du lien.

Je pense que voilà ce que serait la construction d'un statut des travailleurs euh essentiels. Euh jeudi, j'étais non, mercredi, j'étais à Nant. C'est mercredi ou jeudi, je suis perdu.

Mercredi. Mercredi, j'étais à Nant et je suis allé dans un lieu culturel qui s'appelle le lieu unique, une ancienne usine lue. Et là, je rencontre les agents d'entretien qui à partir de 2009 sont passés en journée.

Voilà, il y a une charte du travail en journée. le lieu unique a choisi de le signer comme les agences de bus, comme les musées de la métropole et ainsi de suite qui a permis aux agents de passer au travail en journée et ils disent j'ai retrouvé ma famille d'une part voilà m'a permis de sauver ma vie familiale quelque part mais ça a fait autre chose c'est que j'ai eu un un salaire plein je suis passé à 35 aussi que les gens je voyais personne le matin quand je venais faire le travail Il y a personne qui me voyait et je voyais personne. Là, j'ai créé des liens avec les gens qui sont là, avec le directeur, je vais prendre le thé, enfin.

Et donc et le directeur, lui, puisque j'ai pu l'interroger, il dit de son côté, "Bah, nous, quand on avait des soucis sur le travail parce que on trouvait que c'était pas toujours bien fait à un endroit ou pas un autre et ainsi de suite, bah c'était tout de suite des embrouilles parce qu'on avait pas les gens en face de nous, on avait pas les chefs d'équipe en face de nous. Maintenant, on les a et on peut s'expliquer avec eux." Voilà pourquoi je crois que le grand saut à faire pour tous ces métiers-là, en particulier pour les agents d'entretien et pour les auxiliaires de vie, pour lesires de vie, moi je suis pour qu'il y ait une équipe qui tourne de 7h30 à 14h30 et puis une équipe qui tourne de 13h30 à 20h et ce qui permet bah voilà, il y a deux équipes donc ça permet d'organiser sa vie familiale, d'avoir un planning, de savoir quand est-ce qu'on va bosser, pas bosser et ainsi de suite et d'avoir un temps plein et un salaire plein. tandis que là le fait est résultat ça produit du turnover il on on est en recherche permanente de gens qui ont vont aller travailler comme auxiliaire de vie parce que oui avec ces horaires là cette incertitude ces plannings qui bougent ce salaire qui va pas et ben on est on use les gens et c'est des gens qui peuvent avoir la vocation qui peuvent avoir qui aiment leur métier mais qui n'aiment pas la manière dont on leur fait faire leur métier.

Donc je je pour moi la clé est vraiment dans le travail en journée et par exemple sur les agents d'entretien, je suis pour qu'on fasse payer double les heure tôt le matin pour que ça incite les donneurs d'ordre à se dire bah si je paye plus cher pour qu'il y ait une incitation à dire je fais passer au travail en journée. Je termine sur une petite anecdote politique. Mohamed qui est le chef d'équipe là de de des agents d'entretien du lieu unique.

Une fois que j'ai passé cette discussion sur sur le ménage, à la fin, il me prend par la manche et puis il me chuchote à l'oreille et puis dit "Vous la gauche, vous êtes notre voix et nous on a peur pour l'année prochaine. On a la boule au ventre. On est très inquiet pour 2027.

Entendez-vous ? Entendez-vous ?" Voilà ce que je pense, avec quoi tous ici en conscience aussi nous devons vivre pour tous les Mohamed du pays.

Merci. Donc ça c'était les gentilles. Ça c'était les gentils.

Et maintenant je te propose de passer à notre méchant de la semaine. Où est-ce qu'il trouve toute cette énergie ? Euh donc le méchant de la semaine, je peux te l'introduire avec une citation, mais cette semaine je n'ai pas de citation parce que la citation c'est un grand silence.

Ouais. Est-ce que vous savez quel est le montant des rachats d'action par le CAC 40 l'année dernière ? Non.

Vous connaissez le nombre de bistro à l'Orient mais vous connaissez pas, c'est 35 milliards d'euros. D'accord. 35 milliards d'euros.

Et je lis les échos de mon ami Bernard Arnaud. 2025 année record pour les rachats d'action au CAC 40. Alors est-ce que vous comprenez ce qui est un rachat d'action ?

Je il y a pas de honde parce que je je l'ai expliqué cette semaine à des députés. D'accord ? Euh donc voilà.

Euh il y a deux manières de rémunérer les actionnaires. La première manière c'est de le leur verser un dividende. D'accord ?

Ça c'est clair. Vous avez le doit vous avez une action, on vous verse un petit truc chaque année. C'est la part rouge de ce graphique.

Voilà. Donc on est pour l'année dernière à 73 milliards d'euros de dividendes versées pour les actionnaires du CAC 40. Il y a une deuxième manière de rémunérer les actionnaires, c'est de faire que l'entreprise, le groupe, la multinationale rachète des actions et les détruisent.

Et en détruisant les actions, comme il y a moins d'actions sur le marché, qu'est-ce que ça fait ? Ça fait monter le cours de l'action. Et donc du coup, c'est la deuxième manière de rémunérer les actionnaires.

Ça veut dire que le capital utilise ses bénéfices, sa trésorerie pour détruire du capital. C'est un capitalisme autophage qui plutôt que de porter des projets décide de détruire de la valeur juste pour rémunérer des actionnaires. Les trois premières entreprises qui ont procédé à des rachats d'action l'année dernière, c'est Total la première.

Donc ça veut dire que Total choisit de dépenser je crois 6 milliards d'euros non pas pour construire des alternatives aux énergie fossile pour investir dans la recherche mais juste pour détruire du capital. La deuxième c'est axa. C'està-dire que une assurance qui va avoir affronté les dommages climatiques choisit non pas d'investir dans la protection civile mais de détruire de la valeur.

La troisième c'est Sanofi qui a abandonné la recherche sur diarbête sur les maladies cardioovasculaires, sur les maladies neurodégénératives. Là, ce rachat d'action est pour moi le symptôme d'un capitalisme qui n'a plus de projet, qui est dont le seul projet et de rémunérer des financiers à très court terme. Éric Lombard, l'ancien ministre de l'économie, était président de la Caisse des dépôts et consignations et il disait, il racontait quand je suis devenu banquier il y a 20 ans, le taux de rendement demandé par les actionnaires était de 7 à 8 %.

Aujourd'hui, il est de 15 %. Et il disait lui-même à ce taux-là, le problème c'est que vous dépensez tout pour rémunérer les financiers et il vous reste plus rien, ni pour les salaires, ni pour l'investissement et en particulier l'investissement longue durée, disait-il, sur la transition écologique. Voilà.

Là, aujourd'hui, vous savez Nicolas Sarkozy avait dit euh ça sera un/ers 1/3 un 1/3. Je sais pas si vous vous souvenez de ça. Non, vous souvenez pas.

C'était pas c'était pas quand même un anticapitaliste, mais quand il était président, il avait dit voilà sur les bénéfices, on fera un/3 pour les salariés, 1/3 pour l'investissement, 1/3 pour les actionnaires. Aujourd'hui, on est à 71 % pour les actionnaires. Voilà où on en est.

Et euh donc le celui que j'ai changé choisi comme méchant la semaine, bon en plus ça était mon ancien président de la commission des affaires économiques, c'est Roland l'escur le ministre de l'économie. Pourquoi j'ai choisi ça ? J'aurais pu choisir le PDG de chez Total, le PDG de Sanofi, le PDG de Haxa.

Pourquoi je choisis ça ? Est-ce que je pense que qu'est-ce est-ce qu'a dit Laurent Laurent Roland [ __ ] pardon qu'a dit Roland l'escur contre ses rachats d'action contre ce capitalisme financier ? Est-ce qu'est-ce qu'il a dit cette semaine ?

Rien. Il a pas eu un mot mais Sébastien Lecornu non plus. Sébastien Martin le ministre de l'industrie non plus.

La ministre de l'écologie non plus. Personne n'a dit un mot à ce sujet. J'ai regardé sur Google Roland l'escur plus rachat d'action.

Aucun article d'actualité ne correspond à votre recherche. Ce silence est une complicité. Ce silence est la marque d'un laisser faire.

On laisse le capitalisme dévorer nos usines, dévorer nos emplois, dévorer notre planète et non pas préparer l'avenir. Je je j'avais une forme enfin c'est je veux dire normalement c'est 34 milliards d'euros. Heureusement qu'il y a les échos quoi.

Heureusement qu'il y a les échos et l'humanité. En vérité, je considère qu'il ne reste plus que deux journaux marxistes dans le pays. Ce sont les échos et l'humanité.

C'estàdire et oui, ce sont les deux journaux qui quand il y a des nouvelles qui sont des nouvelles majeures de cette nature là les mettent à l'heure une et ne les passe pas sous silence. Sinon c'est gros comme une vache au milieu du couloir. On ne devrait ne voir que ça parce que c'est de l'argent avec quelqu ne serait-ce qu' le plan rail réclamé par les régions, il faudrait 10 milliards d'euros par an. 10 milliards d'euros par an.

Et on nous dit les a pas là, il y a 34 milliards d'euros rien qu'en rachat d'action pour ne rien faire du tout. Donc on là, on a une donnée qui est une donnée essentielle de l'économie française et qui est complètement passée sous silence. Vous savez, c'est comme quand George Perec a publié un livre, ça s'appelle un l'hippogramme.

Quand on on arrive à prononcer des discours économiques sans prononcer le mot dividende, par exemple. C'est un exploit un exploit littéraire. Ça ça rappelle George Perec qui avait créé un livre entier qui s'appelait la disparition sans utiliser la lettre E.

Je considère que des dirigeants, des ministres de l'économie qui parviennent à faire des tas de discours sans employer l'expression par un temps comme le nôtre de rentier, d'actionnaires, de dividendes, de profit, de rachat d'action, c'est une forme d'exploit littéraire qu'il réalise constamment pour voilà pourquoi je tenais à souligner la la la l'exploit littéraire de de Roland l'Escur et pour bien marquer que Bercy de c'est un lieu de combat pour nous. C'est un lieu de combat. Bercy devrait être notre police de l'économie.

Bercy devrait être sur le dos de Sanopi, devrait être sur le dos d'Axa, devrait être sur le dos de Total énergie en disant "Ça va pas ce que vous faites là." Et au contraire, on n' pas de police de l'économie. Il laisse faire, il laisse faire le marché et si on continue à les laisser ne rien faire et bien ça nous mène à la catastrophe.

Voilà pourquoi nous aussi nous devons prendre le pouvoir. Merci à vous. ou pas ?

Non, tuas encore un peu euh dans ce cas-là, on veut vous proposer un petit un petit intermède avant de passer à notre deuxième partie avec Damien Gérard sur le la thématique du logement. Et donc là, ça va être un petit quiz où vous pourrez gagner des DVD de François Ruffin ou des ou des livres de François Ruffin. Il y a une grande variété de produits.

Nous nous voyez, on ne détruit pas nos surplus, vous voyez. On les écoule nos surplus à l'Orient. Alors, première question qui devrait être facile ici.

Euh, est-ce que vous savez d'où vient le nom de la ville de l'Orient ? Alors, oui, monsieur. Exactement.

Est-ce que vous pouvez expliquer avec le micro s'il vous plaît ? Le Soleil d'Orient, c'est le le premier navire qui a été construit autour de la Compagnie des Indes parce que il faut savoir qu'aujourd'hui c'est les 360 ans de l'Orient cette année. Donc le 31 août 1666, il y a eu signé le le la création de l'Orient en fait avec un mandat de de 14 et le premier navire qui a fait le la combiné, c'est le solidarient.

Et donc le c'est la c'est la création de la ville, c'était pour construire ce navire. Le nom du chantier a pris le nom du navire qui était Soleil d'Orient et c'est comme ça qu'on a eu l'Orient. Donc l'Orient est une ville créée ex Nilo par une multinationale finalement.

Alors monsieur VZ choisir votre DVD. Deuxème question deè question alors ça c'est une citation jour de soigner la manière par respect des quand même par respect des joueurs, du public et du football à l'extérieur comme à domicile. C'est la seule façon de progresser.

La recherche du résultat à tout prix c'est la mort du football. Viens, viens. Il y a un bonhomme.

Il y a un bonhomme là. Viens ici petit bonhomme. Malheureusement, tu vas hériter de d'un de mes DVD mais tiens, vas-y.

Ouais. Courcuf. Oui, bravo.

Est-ce que Est-ce que tu as son prénom parce que la famille Gourcuf, il y a du monde dans la famille Gourcuf. Christian du coup. Oui.

Tiens lequel tu veux. Christian Gourcuf qui est pour moi un très grand entraîneur de football. les femmes et il le dit parce que voilà, il a inventé un style de jeu qui qui fait rayonner le football et qui pas un football recroquvillé et c'est pas le football du calcho et du cadna.

Voilà, un football généreux. Merci Laurient de nous avoir offert Christian Gourcuf hein. C'est un écolo en plus.

Bon, ça je savais pas, vous voyez. Bon alors en 3è question en quelle année pour une parce que normalement on fait chaada c'est un homme une femme. D'accord donc là il y a il y a eu le petit il compte pas enfin il compte beaucoup mais mais voilà mais donc maintenant une femme pour répondre.

En quelle année est né le festival interceltique ? Attendez, attendez, nous cherchons une dame qui a la réponse. 71.

Oui, bonne réponse. Vous pouvez venir chercher un DVD. Je je veux dire un mot sur le festival intersectique sur le fait que on est contient d'avoir d'être venu jouer de des instruments d'ici.

Je veux dire un mot ce ce le fait que les les tractes de Damien par exemple qui est un versant en breton et l'autre versant traduit en français ou l' je veux dire traduit en français ou l'in je veux dire un mot là-dessus. Euh moi vous vous me conci peut-être que vous mesurez pas l'originalité et la force de la Bretagne. Bon, je veux dire moi quand je vais même dans un concert des fatal picard à Amien, j'ai des drapeau breton quoi.

Bon mais oui, moi la première au fond je et je me suis mis à parcourir la France quand j'ai sorti des bouquins. Le premier bouquin que j'ai sorti c'était les petits soldats du journalisme il y a une vingtaine d'années. C'est là que je suis allé un peu partout en France, que je suis passé au sud de et propose donc de placer toute la Bretagne en zone tendue afin de surtaxer les résidences secondaires et de créer un statut de résident qui n'autoriserait à acquérir un bien dans certaines communes qu'après y avoir habité 1 an.

Tout à l'heure, je voyais ton tracte Damien pendant qu'on on était en train de se réfugier dans un bistro parce que le soleil était trop caniculaire. nous risquions euh des insolations et donc de ce fait-là, on s'est réfugié dans un bistro. Et euh euh ce qui a le le premier point de contract, c'est sur le logement et il se trouve que dans sur le marché en face, il y avait la liste du maire sortant que vous allez sortir et que il a fait tout un tracte sur le logement.

C'est dire enfin à mon sens quand on voit ça l'importance de la crise du logement à l'Orient. Oui. Bonjour à toutes et à tous.

Je suis ravi de me retrouver ici et encore plus avec François Ruffin. On est nombreux comme souvent quand la gauche fait des choses sur l'Orient et et évidemment la conclusion de François sur "On va sortir le maire, on va fermer cette parenthèse, on va le faire et je vous invite à nous rejoindre au sein de l'Orient commun si ce n'est déjà fait et on a besoin de toutes et tous mais on est déjà très nombreux." Oui, la question du logement.

La question la question du logement, elle est elle est centrale ici à l'Orient. elle n'a jamais été aussi importante. Euh ça a été un des enseignements que l'on a tiré par exemple d'un sondage qu'on a fait faire par Cluster 17 euh en vue des municipales qu'on a posé la question de quel est le sujet principal à 40 % les l'orientises et les l'Orientais parlent du logement parce que on a tous autour de nous des exemples d'amis d'enfants, de proximité qui n'arrivent pas à trouver un logement.

On doit être un territoire d'accueil parce qu'on est un port, on est même la ville aussi. Et on sait que on a des gens qui ont besoin de trouver un lieu pour vivre et aussi on peut et on doit être un territoire de refuge et on doit accueillir mais on doit accueillir sans exclure les personnes qui sont déjà présentes ici sur notre territoire et malheureusement manque de logement et surtout les logements qui ont été construits dans la période ou qui sortent dans la période construit par le maire actuel sont des logements qui ne sont pas accessibles en terme de prix d'achat ou de loyer au aux bourses l'orientise. On est un territoire globalement populaire où les moyens sont globalement corrects voire réduits.

On est ici l'Orient est la ville qui en moyenne par habitant a le moindre revenu des 25 communes de l'agglomération hein cette ville centre. On a 21 % de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté dans cette ville. Et donc on doit construire du logement qui correspond à ses besoins, à ses possibilités.

Et Fabrice Louer en bon macroniste, hein, puisqu'il était euh il était ministre pendant 3 mois de de gouvernement Barnier, a euh voulu faire un choc de l'offre. Et pour faire un choc de l'offre, pour lui, c'est la dérégulation. C'est-à-dire il donne au il vend au promoteur la ville et il donne le soin au promoteur de construire du logement.

Mais eux, leur enjeu, c'est de construire du logement qui correspond à une meilleure rentabilité économique possible, pas de sortir des loyers, des sortir des prix de de d'achat ou de vente qui correspondent au aux capacités l'orientise. Et c'est bien cette capacité politique, cette commande politique qu'on doit reconstruire pour sortir du logement accessible au l'Orient et l'Oriente. Alors, je je j'ai regardé un un reportage de West-Fance euh qui disait que la Bretagne est la 4e région avec le plus de résidences secondaires, ça augmenté de 1/3 en 40 ans et que plus particulièrement pour logement, pour l'Orient, euh le choc de l'offre, c'est une hausse du prix du mètre carré de 35 % en 5 ans.

Ouais, c'est ça, c'est exactement ça la conclusion. Et quand on discute avec l'ensemble des acteurs qui tournent autour de la question de la construction, cette semaine, j'ai rencontré un ensemble de chefs d'entreprise qui œuvrent dans la construction de logement. Eux-mêmes disent que en fait il ils ne voi pas une hausse de du prix de des commandes.

C'est resté plan depuis depuis 5 6 ans. C'estàd pour fabriquer ou pour construire mettre du carrelage ou ce genre de choses. Les offres sont toujours les mêmes.

Donc eux ils ne gagnent pas plus. Et donc qui gagne entre les deux ? promoteurs et eux effectivement sont les grands gagnants du du système.

Et donc on voit bien que si la commande politique si on pas on n'en chasse pas la commande politique vis-à-vis des promoteurs, ben en fait eux se gavent et sont ceux qui sont les gagnants du système. Voilà. La deuxième chose c'est le logement social.

Le logement social il est en vrai le vrai régulateur d'une offre immobilière sur un territoire. C'est parce qu'on a c'est de logement social que en fait on évite ces euh ces possibilités pour les promoteurs de vendre de plus en plus cher. Et sous le mandat Fabrice LER, on a eu l'enruis du château. que c'est un grand plan de rénovation urbaine qui était nécessaire, sauf qu'on est passé de 250 à 500 logements détruits en début de mandat que ça a été fait en force, sans concertation, qu'on a détruit d'autres logements sociaux sur le territoire sur la ville de l'Orient, 600 à 700 logements détruits dans la période, moins de logements sociaux construits que de détruits.

Donc on a moins de logements sociaux à la fin du mandat qu'au début du mandat. Les logements sociaux construits, vous voyez bien, il y a différents types de logements sociaux. Il peut y avoir du un tarif très réduit en terme de loyer ou de l'accession sociale à propriété où là on est déjà sur des des montants beaucoup plus élevé et il y a toute une chronologie.

Euh et ben en fait on a construit beaucoup moins de logements sociaux à tarifs très modérés et donc c'est plus du tout la même typologie de logement qu'on trouve. Donc en fait au lieu de faire la la chasse à la pauvreté, on fait la chasse aux pauvres pour les exclure du territoire. Et c'est bien ça qu'il faut arrêter parce que qu'est-ce que c'est qu'est-ce que c'est les solutions que vous proposez ?

Ben les solutions qu'on propose c'est d'abord revoir cette question du de l'offre de logement social sur le territoire quitte enfin les les bailleurs sociaux. Là aussi on doit avoir une commande politique qui est dire au vu du territoire de sa sociologie des moyens de la population. On doit faire du logement euh à tarif très modéré.

On doit aussi plus faire de la rénovation de logement que de détruire pour reconstruire parce que c'est pas du tout la même offre de de loyer à la fin. Ça c'est extrêmement important. On doit avoir une stratégie foncière qui consiste à acheter du foncier pour que derrière cette maîtrise foncière nous permette de construire du logement à des tarifs que l'on souhaite et qui correspond à la population et pas faire ce qu'a fait FA Loyer, c'est-à-dire vendre à tout prix à des tarifs parfois cassés à des promoturs privés.

Et donc si on fait tout ça et puis on a un ensemble d'actions qu'on présentera au fur et à mesure de la campagne, on peut reprendre la main sur la destinée du territoire. Évidemment, il y a la question des résidences secondaires. Évidemment, on a la question des locations de courte durée.

Là aussi, on doit pouvoir encadrer. Nous, on propose de appliquer la loi au maximum, c'est-à-dire faire en sorte que l'ensemble de la ville soit contenu en terme de Airbnb et que un propriétaire n'ait le droit que de louer au maximum qu'un appartement en Airbnb. Le reste ça doit être loué à l'année parce que c'est bien de ça dont on a besoin des capacités de loger des gens à l'année, ceux qui travaillent et qui font vivre le territoire.

On a passé on a passé la journée ensemble et on entre autres, on a fait des rencontres autour du logement. Je voudrais en en mentionner quelques-unes euh pour montrer quand même, je le redis, la richesse des initiatives. Ça peut être vrai dans toute la France, mais je pense que c'est particulièrement vrai aussi en Bretagne.

Ce matin, on est allé voir LB Habitat. Déjà, c'est c'est quasiment une un un un bailleur social sous forme de coopérative. Non, bon, c'est pas c'est pas c'est pas partout, hein, qu'on a des bailleurs sociaux sous forme de coopérative.

Et donc, qui ont donné une place à l'ADAPAPI pour faire quoi ? pour faire que les personnes qui souffrent de troubles psychiques et bien pour celles qui le souhaitent qui en ont marre d'être chez leurs parents à qui le foyer convient pas, on nous parlait il me semble d'un Guillaume qui se balade avec son cad partout dans le quartier maintenant mais quand il était en foyer bah il en pouvait plus d'être en foyer et il balançait des plats à la tête des gens, il en pouvait plus et donc finalement il y avait pas de solution pour exister pour lui. Soit il était en foyer, soit il était chez ses parents.

Ben petit à petit, alors c'est un travail de recoudre ça. Il faut saluer le travail des éducateurs de de en la matière, c'est de de l'aider à prélever lui-même son argent euh pour pouvoir aller faire ses courses ensuite et que ça soit toujours le même conseiller banquier en face parce que quand c'est pas le même, il est perdu. et on a rencontré César qui euh euh est euh un autre habitant maintenant du quartier du Petit Paradis avec qui euh les les le les agents, les le les personnels, les éducateurs viennent pour faire à la fois aider à faire la liste des courses, les repas qui va se faire et comme ça il conquièrent son autonomie.

Et dans la foulée, on a rencontré des aidents d'ailleurs, on a rencontré des aidants. Où est-ce que Ouais, voilà. On a rencontré des aidants euh euh dont le mari souffre d'Alzheimer euh et euh qui disent "Bah voilà, le la maladie isole, elle isole nos conjoints, mais elle nous aussi parce qu'on passe notre temps à s'occuper d'eux.

On n'ose plus on n'ose pas les laisser à la maison et donc on se retrouve malade. C'est un/ers des aidants qui meurtent avant les aider, hein. Voilà.

Non mais toi tu toi j'espère que tu feras partie des de tiers mais c'est pas pour autant que tu dois mettre de l'arsonique dans bon je déconne mais mais voilà mais je dis c'est une statistique qui est quand même voilà un/ers des aidants meurtent avant les aider euh mais et ben là qu'est-ce qu'il propose ? qui propose qu'il y a un lieu en commun qui fasse que LB habitat aide à ça qui est 5 si familles qui puissent être là et du coup de pouvoir proposer des activités en commun dans ce lieu pour continuer à se socialiser et même de pouvoir aller sortir faire un resto en ayant confiance que le le la famille à côté va pouvoir veiller sur le conjoint et qu'il y aura pas le gaz qui sera allumé pendant ce temps-là. Je caricature mais en gros c'est ça et ce soir on est allé voir un foyer de jeunes travailleurs à Gora à Gora, un foyer de jeune travailleurs et qui construit donc des des des foyers comme ça.

Vous dire de la même manière que c'est pas partout qu'il y a cette densité de foyer de jeunes travailleurs. Je mentionne cette initiative parce que je pense que le rôle du politique, il est pas à mon sens de d'inventer la société d'en haut, mais il est de d'aider toutes les initiatives, qu'elles soient syndicales, associatives, même entrepreneuriales qui peuvent venir d'en bas et que plutôt que de les empêcher de venir les nourrir, les arroser pour qu'elles puissent s'épanouir parce que c'est pas vrai qu'on on transformera la société que d'en haut avec les bonnes personnes à la à l'Élysée, à l'assemblée ou dans les ministères, mais juste parce qu'on arrivera Macron disait libérer les énergies euh et pourquoi pas libérer les énergies mais qu'il y a pas que les énergies de Starter qui doivent être libérées quoi. En fait, c'est j'ai quand qu'on a on a eu ces échanges avec ces deux structures, le regard de François et est précieux d'abord parce que il a toute cette histoire mais aussi parce qu'il vient de l'extérieur et que il est capable de voir des choses qui nous semblent naturelles parfois.

Effectivement, je crois qu'on a des acteurs assez incroyables à travers Agora ou Elbabita. Moi, j'aime beaucoup LB Habita. Il parent vraiment du besoin de la personne qui a besoin d'un toit sur la tête, mais il a pas besoin que d'un il n'a pas toujours besoin que d'un toit sur la tête. il a besoin d'un accompagnement social, parfois il a besoin d'autres d'autres choses et en fait on doit travailler avec ces acteurs-là partir de ce besoin là partir des besoins du territoire et on a des acteurs capables de faire ça et puis Agora, c'est la capacité effectivement à proposer à des personnes qui arrivent des jeunes qui arrivent 80 % des personnes qui hébergent sont des personnes qui viennent d'ailleurs de l'Orient et qui vont trouver leur première alternance, leur premier travail et qui à traversent ce premier pas sur l'Orient vont peut-être faire un parcours.

Moi c'est mon cas. Il y a 30 ans quand je suis arrivé à l'Orient, je suis arrivé le 11 janvier 96, donc ça fait pile poil 30 ans. Et ben, j'ai passé 6 mois au foyer jeune travailleur.

Je ne connaissais personne. J'avais fait, c'était mon premier job et c'est comme ça que j'ai mis le le pied sur le territoire. C'est eux qui m'ont accompagné ce genre de choses.

Et donc il faut qu'on préserve ça, il faut qu'on continue à développer ça parce qu'on en a jamais eu autant besoin. Leur problème par exemple à foyer jeunes travailleurs, c'est que ils doivent conserver au maximum normalement 24 mois les personnes parce que c'est un SAS et ce SAS est en train de symboliser parce que l'offre en logement social, l'autre type d'offre, le logement privé notamment est embolisé où on demande trop de de de caution d'un ensemble de choses qui font que il n'arrive pas à rentrer dans du logement classique. Là aussi, on aura capacité à agir localement et le propose dans le projet de l'Orient commun d'avoir une caution municipale ou intercommunale intercommunale qui permet à des personnes qui n'ont pas la capacité à travers leur famille les amis à se porter garant pour eux que de le faire à travers la collectivité.

C'est bien ça qu'on doit réussir à faire, s'intéresser aux besoins réels du territoire et répondre pas à répondre aux besoins de promoteur de faire plus d'argent. Merci. Je je vais faire un Ouais, vas-y.

Moi, je propose euh au cas de notre victoire que la communauté enfin que que l'agl et cetera achète des logements et que ces logements là pour les étudiants qu'on leur offre un tarif préférentiel pour qu'ils poursuivent dignement leurs études. Merci. Bravo !

Voilà, je vais un peu aborder ça euh euh au plan national, je vous préviens, je vais être un peu long et peut-être parfois un peu chiant et même un peu technique. Bon, pourquoi ? Parce que euh je dis, je veux profiter de ces rencontres hebdomadaires pour moi-même progresser sur des sujets, moi-même essayer de mettre mes idées d'quer de les rassembler et c'est je vous utilise comme cobail pour ça.

D'accord ? Et ensuite bah une fois que j'aurais je me serai essayé à l'Orient sur le logement et peut-être ailleurs et ben vous m'entendrez faire des grands discours nationaux aux zénites de Paris sur ce sujet. Pourquoi je viens ?

Pourquoi je je j'ai tenu à ce qu'on ait un grand point sur le logement ? Parce que le logement est un point de blocage de la société française aujourd'hui Macron disait libérer les énergies mais on a un pays qui est aujourd'hui en particulier bloqué par le logement. On a fait un petit appel à témoignage là.

Euh où est-ce que je les ai foutu mes témoignages moi ? He attends, attendez, je vais les retrouver. Ils sont là.

J'ai on a eu fait un petit appel à témoignage. Je vous lis des petits bouts de témoignages mais qui donnent des situations quoi. Euh on a j'ai un fils de 36 ans en tant que entrepreneur en tant que régisseur, il ne parvient pas à louer car il n'a pas de feuille de paye.

Il peut payer et son père et moi serions garants. Déjà, on a quelqu'un de 36 ans qui a besoin que ses parents soient garant, qui n'est pas en voie d'accession à la propriété et là même avec des parents garants, on lui dit "Non, vous pouvez pas louer pour quelqu'un qui est actif." On a ensuite Jean qui nous dit que donc il est jeune, il a été pendant 6 mois en stage à Boulogne Bill en cours.

Le prix des logements était beaucoup trop cher. Donc il s'est loué et logé sur des canapés de copains, mais ce qui a rendu son stage beaucoup plus pénible. Et ensuite, on lui a proposé un emploi euh mais il me dit il dit voilà à Paris c'est pas possible.

Il était impossible d'envisager de vivre à Paris avec 1600 € entre le prix de la nourriture, des transports et du loyer surtout. J'aurais pourtant accepté sans aucun doute en l'absence de ces freins financiers et notamment des 1000 € liés au logement à prévoir. Donc comment ça bloque un parcours professionnel ?

Et enfin, j'ai noté ce témoignage aussi. J'ai quitté mon mari avec ma fille sous le bras. Heureusement, j'avais un salaire grossi par une prime et une indemnité.

J'ai trouvé un logement. Aujourd'hui, j'ai perdu en salaire car déclaré handicapé, donc changement de poste. Et la personne conclut, j'ai la chance, j'ai la chance aujourd'hui d'avoir deux chambres, mais ça ne pourra pas durer.

On va se retrouver dans un T2 et je dormirai dans le salon. Donc voilà. Euh et en fait des témoignages comme ça, on en recueille on en recueille euh plein plein plein.

Euh la moitié de ma permanence, moi, ce sont des gens qui viennent me voir sur le logement. Toi aussi à peu près globalement. Oui.

Et statut après. D'accord. Et ensuite, moi je dis toujours protéger.

Protéger est pour moi un verbe clé. Alors, il faut protéger par une défense, mais il faut se protéger les emplois, mais protéger dedans, il y a le toit tectou en latin. Donc ça commence par là.

Si on n'est pas bien dans son chez soi, si on n pas quelque part où on se sent en sécurité et où on peut respirer, mettre la déco qu'on veut, respirer tranquillement, un air qui est pas pourri, enfin si on n pas ça, ce lieu de repli, un espèce de nid, bah c'est toute la vie qui finit par aller mal. Donc le logement d'ailleurs dans la pyramide de Masselot, vous savez la pyramide sur les besoins fondamentaux en vérité le logement est le socle des besoins fondamentaux pour se se sentir bien. Or aujourd'hui le fait qu'il y a une difficulté sur le logement produit des soucis en cascade.

Quand on parle de pouvoir d'achat, le souci c'est le logement. Alors il y a on peut augmenter les salaires et il le faut. Mais la deuxième souci c'est cette courbe là. que j'utilisais déjà dans ma campagne de 2017.

Qu'est-ce qu'on voit ? On voit en bleu la part des produits alimentaires dans le le budget des ménages. En gros, c'est divisé par 2, ça passe de 26 % à 13 %.

Et je pense honnêtement que si on veut que nos paysans soient bien payés, qu'on mange mieux et ainsi de suite, c'est quelque chose qui a relevé non pas avec une inflation exorbitante, mais voilà. Et en rouge, qu'est-ce qui se passe ? On a la part du logement qui grosso modo passe de 10 % à 30 %.

Il y a une multiplication par 3 de la part du budget des ménages consacré au logement. Euh euh ces 20 dernières années en en en réel, ça a été 88 % d'augmentation des loyers pendant que les salaires eux n'ont augmenté que de 13 %. Alors, je peux mettre des nuances là-dedans.

Il y a que on a un phénomène de décohabitation qui est important, les couples qui se séparent, qui fait qu'on est passé de 20 % de personnes qui vivent seules à maintenant 40 %, ce qui est quand même considérable. On a une deuxième nuance qu'on peut apporter, c'est que le confort des habitations pendant toutes ces années-là, il s'est plutôt amélioré. Et mais voilà.

Alors enfin une troisième nuance, c'est que quand on on raisonne juste qu'en chiffre global en disant 30 % ça veut rien dire parce que quand on est chez les les gens qui sont locataires dans le privé en vérité on est à 50 % dans chez les plus modestes et quand on est propriétaire chez les plus riches, on est à 10 % parce qu'il y a que les charges, les impôts fonciers et ainsi de suite à payer. Donc en fait à l'intérieur de ces 30 % et bien évidemment la question des classes est très importante et ça ça pose la question des dépenses contrainte hein. Vous savez que avant impôt et redistribution on est dans un rapport de 1 à 21 entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres.

Les impôts et la redistribution fonctionnent grosso modo puisqu'on part dans un rapport de 1 à 6. Mais une fois qu'on enlève toutes les dépenses contraintes, on passe dans un rapport de 1 à 10 à nouveau. Ça veut dire que il reste plus que euh 10 % de de gens qui touchent 2600 € par exemple.

Il reste plus que 260 € en général euh comme reste à vivre. Donc là, ça pose premièrement la question de euh du pouvoir d'achat qui doit être résolu par le logement. La deuxième souci que ça pose, c'est sur l'emploi et y compris Geoffre Route Bieux, le patron du MDF, dit voilà, on a un grand souci.

L'ancien patron, il dit disait voilà notre souci si on a une pénurie d'emploi de si on a des emplois où il y a une pénurie, c'est parce que on a un problème de logement et que les gens peuvent pas bouger d'une région à l'autre. Il y a une étude de 2023 qui montrait que euh un salarié euh dans un niveau médian entre 1900 et 2800 € par mois, ce qui est déjà pas mal quoi, et ben il peut pas se loger dans les villes euh où il y a du boulot dans les les villes euh de dans les villes euh dans les grandes métropoles, d'où un éloignement de ça réjoue rejoint la question écologique. On est passé de 7 km à 15 km d'éloignement du lieu de travail en 20 ans.

C'està-dire qu'on est passé de 200 millions de kmè par jour effectué pour en domicile travail à 320 millions de kmè par jour. C'estàd plus 50 % de kilomètres effectués pour des raisons de domicile travail. Un jeune dans une grande ville a perdu 25 m² d'habitation en 20 ans.

Voilà. Donc on a deuxièmement c'est la question de l'emploi. 3e question la question de la natalité.

J'ai produit un rapport sur vous savez quand Macron a parlé de réarmement démographique. Bon, moi je pense que c'est une très mauvaise manière d'aborder le sujet parce que c'est transformer la question du désir en du désir d'enfant, du désir de l'autre en une question purement de besoin d'avoir des consommateurs et des producteurs. Mais quand Macron a parlé de ça, j'ai pris enfin je veux dire la question de la natalité est une question évidemment très sérieuse.

Et quand on regarde, j'ai produit un petit rapport là-dessus. La première cause font que les couples, parce que le désir d'enfant il reste fort dans notre pays, c'est 2,4 enfants par homme ou par femme. D'accord ?

Le désir, la réalisation, elle est à 1,6 1,7. Pourquoi le faossé entre les deux ? La première cause donnée, 40 % des jeunes couples disent "Nous retardons notre enfant ou nous renonçons à avoir un deuxième enfant parce que à 40 % nous avons un souci sur le logement." Et euh là, quand je disais les 25 m² tout à l'heure, en fait, c'est que un un jeune actif a perdu deux chambres dans son logement.

Donc évidemment, c'est des possibilités en d'avoir des enfants en moins. On estime que c'est - 11 % de naissance aux États-Unis, la moitié de des naissances qui n'ont pas eu lieu aux États-Unis, il y a eu des études qui ont été faites là-dessus, c'est pour des raisons de logement. Donc là, on est bien sur une question centrale.

Enfin, ça pose une question sur le le sentiment profond de déclassement de gens qui déjà sont bloqué dans leur parcours professionnel mais aussi être bloqué dans leur parcours immobilier qui fait que auparavant la gestion de nos parents ou de nos grands-parents ont passé du logement social au loyer privés puis l'accession à la propriété et aujourd'hui l'accession à la propriété pour des jeunes actifs est devenu est devenu impossible. Donc ça produit un sentiment de d'une société qui est bloquée, qui bloque. Euh et pourtant dans ce temps où on a 3 millions de demandes de logements sociaux, où la société est bloquée par le logement, un on n' jamais eu aussi peu de construction de logements sociaux que aujourd'hui.

Le choc de l'offre dont tu parlais c'est - 50 % de construction. On est passé quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, on a 430000 constructions par an. Aujourd'hui, on est passé à 280000 constructions par an.

Donc, un écroulement du nombre de construction avec évidemment des plans de licenciement à bas bruit dans tout ce qui est des métiers du bâtiment. Et avec c'est lié à des coupes budgétaires, on est passé de 2,2 points de PIB consacré au logement à 1,6 points de PIB, c'est-à-dire mo- 15 milliards d'euros chaque année sur le logement. Et ce qui reste, ce n'est pas sur de la construction, ce n'est pas sur de l'aide à la pierre, c'est premièrement sur les appels qui ont une une utilité mais qui ont aussi un travers.

Le travers que finalement c'est euh une prime à la hausse des loyers euh puisque ça vient aider les bas salaires et mais ça vient aussi permettre au propriétaires d'augmenter les loyers. Mais dire quand même que c'est une certaine efficacité parce que si jamais il y avait pas ça, si jamais il y avait pas euh les APL, pour les 10 % les plus modeste, le taux d'effort sur le logement serait à 50 % à la place d'être aujourd'hui à 30 % dans le logement social et il dépasserait les 60 % dans le logement privé. Donc ça une fonction hein les APL.

Mais deuxème point c'est sont les niches fiscales. S'il y a 18 niches et ça représente 20 % des niches fiscales avec 18 milliards d'euros. Mais la Cour des comptes nous dit aucune étude économique n'est concluante sur les faits qu'elles peuvent avoir sur la production de logement locatif.

Donc on a là 20 milliards d'euros à peu près dont on ne sait rien quant à l'efficacité pour construire du logement là où les gens en ont besoin. Donc jamais aussi peu de construction qu'en ce moment. Et enfin deuxème point, le logement ne sert pas à loger.

On a une hausse des logements vides. On est passé de 2 millions de logements vides il y a 15 ans à 3 millions de logements vides aujourd'hui. Sur ces 3 millions de logements vides, il y en a 300000 qui sont de vacances incrustées, c'est-à-dire qu'ils peuvent durer 5, 6, 7 ans ou plus.

On a deuxè point une hache du nombre de résidences secondaires. Il y a 3,5 millions de résidences secondaires dans le pays et sur les lit taureau comme ici, ça peut aller de 25 à 50 % des habitations qui sont en résidence secondaire. Enfin 3è point, le logement ne sert pas à loger.

C'est je cite la documentation de Airbnb, les sort spectaculaires de du Airbnb. La France étant le 2e marché après les USA et euh avec en plus on a une niche fiscale pour les meublés de tourisme avec des abattements fiscaux jusqu'à 71 % avec beaucoup de propriétaires de Airbnb qui ne payent pas d'impôts sur les revenus grâce à cette niche fiscale. C'està-dire qu'on subventionne aujourd'hui par le biais des niches fiscales les Airbnb.

Voilà un peu un état des lieux. Enfin, je veux dire que c'est pire pour la jeunesse. Pourquoi c'est pire pour la jeunesse ?

Parce que la jeunesse entre sur le marché immobilier et c'est toujours plus dur pour ceux qui cherchent à entrer dans un marché qui est coincé. C'est vrai sur le marché de l'emploi, l'entrée sur le marché de l'emploi pour la jeunesse est compliqué parce qu'il faut passer par des stages, des CDD, de l'intérim avant de possiblement avoir un CDI. Donc l'entrée sur le marché de l'emploi est compliquée, mais il en est de même sur le marché immobilier.

On a on avait il y a une dizaine d'années 46 % des jeunes qui logaient chez autrui et notamment chez leurs parents. On est passé de 46 % à 64 % seulement en une dizaine d'années hein. Donc c'est quand même une hausse qui est de 18 points qui est tout à fait considérable.

On avait dans les années 80 26 % des jeunes qui étaient en logement social. On est passé à 13 % les logements sont habités. Donc rentrer là-dedans est plus est plus dur.

On a seulement 8 % des étudiants qui sont en résidence universitaire alors que on est à 12 13 14 % dans les pays qui nous entourent. En gros, on avait dans les années 80 des jeunes qui dépensaient deux fois plus que les plus de 75 ans pour se loger. Aujourd'hui, les jeunes dépensent trois fois plus que les plus de 75 ans pour se loger. ce que je décris là, évidemment, il faut mettre de l'analyse de classe à l'intérieur de l'analyse de génération puisque chez les jeunes qui sont aidés, donc notamment chez les enfants de famille plus aisés, quand ils sont aidés, ils sont 28 % à parvenir à devenir propriétaire tandis que quand ils ne sont pas aidés, ils sont seulement 4 %.

Donc, on peut mettre de l'analyse de classe à l'intérieur de l'analyse de génération, mais néanmoins, ce que je décris là, c'est un grand flux financier de la jeunesse qui a besoin d'aller dans là où c'est le plus dur, c'est-à-dire dans le logement locatif privé des métropoles, soit pour faire ses études, soit pour y travailler et qui donc va produire un immense flux financier d'une jeunesse qui est quand même plutôt pauvre vers des rentiers qui sont plus âgés. Voilà euh la situation euh les difficultés que je décris. Maintenant, j'en arrive quand même aux solutions, aux propositions que je veux mettre euh que je veux mettre sur la table.

J'en ai trois pour ce soir. Je prétends pas aborder toute la question du logement. Je n'ai pas parlé des friches euh qui seraient sur lesquels il faudrait rebâtir.

J'ai pas parlé de la question des passoirs thermiques qu'il nous faut isoler. Mais la question du logement devra être pris de manière plusante. Bon.

Premièrement, encadrer les loyers et ne pas considérer seulement qu'il y a que quel que métropole qui sont en zone tendu. De la même manière qu'on peut dire que la France est un désert médical géant à quelques exceptions près, aujourd'hui, on est dans une zone tendue géante sur le plan immobilier à quelques exceptions près. Donc, il doit y avoir, moi je suis pour un encadrement national des loyers. dire que dans les endroits si tu veux applaudir, tu peux vas-y dire que les expérimentations qui ont été menées en la matière montrent des résultats mesurés mais réels.

À Paris, il y a un encadrement des loyers. On estime que ça a évité une hausse de 5 %. Donc ça veut dire que ça a c'est une économie de 1700 € par ménage par an.

Bah ça se prend hein. À Lille, à Bordeaux à Lyon. La même mesure a permis de de diminuer en relatif les loyers de 4 %.

En tout cas, ça vient freiner une hausse qui est immense ces dernières décennies. Ça c'est le premier la première proposition sur les loyers. Merci Tifen.

Deuxème proposition. Alors je vais prononcer un mot qui ne ravit pas toujours la gauche mais je vais le prononcer quand même. Je suis pour une safaire du logement.

Ah ça veut dire quoi saire ? Ben c'est bien la Safaire c'est une société d'administration sur le foncier agricole. D'accord.

Je dire, je fais un petit petite parenthèse comme ça, mais moi j'ai j'ai la FNSA toute puissante chez moi, il y a que ça. D'accord ? Et dans mes échanges avec la FNSA, je leur dis toujours bon évidemment je sais que vous voterez pas à gauche.

Moi, c'est des grandes plaines céréalières, c'est des betterraviers. Bon voilà, mais je vous rappelle comment la gauche a contribué à structurer le monde agricole et que en vérité c'est parce qu'il y a eu des mesures prises par la gauche qu'on a encore dans notre pays. Une agriculture familiale, on peut bon enfin en tout cas qui n'a rien à voir avec l'agriculture du Brésil ou même d'autres agricultures autour de la France.

C'est parce qu'il y a eu un durant le Front populaire, c'était la loi sur les coopératives, la toute le naissance du mouvement coopératif et Dieu sait qu'il a été et qui demeure important euh en Bretagne et né euh au moment du Front populaire. La deuxème mesure, c'est à la libération. Je signale le rôle d'un Breton.

Est-ce que vous connaissez le le député qui a instauré la loi sur le fermage en en France à la libération ? Non. Alors, il y aura pas de DVD gagnés pour vous ce soir.

C'est un des publicité socialiste d'ici. Je pense qu'il y a des codes d'armor à vérifier, mais enfin de Bretagne en tout cas qui s'appelle Tangy Prent. D'accord.

Tangy, tu le savais ? Bon, allez, on te l'accorde même si j'ai rien entendu. Mais voilà, je le dis parce que c'est une loi, enfin c'est considérable ce que ça signifie.

Ça signifie que celui qui cultive la terre, le producteur, le travailleur de la terre a des droits sur le propriétaire quasiment. Vous voyez, c'est une loi tout à fait considérable euh euh instaurée euh à la libération. Et enfin, troisièmement, c'est une loi d'Edgar Pisani 1962, c'est la création des saires.

La safaire, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand il y a du foncier agricole et ben c'est pas le paysan ou l'agriculteur ou le propriétaire tout seul qui décide à qui ça va aller. Ça passe par un organisme où il y a les syndicats agricoles qui sont représentés.

Il y a un certain nombre d'institutions, il peut y avoir des des conservatoires naturels et ainsi de suite qui décident si ça va aux gros agriculteurs, si ça va aux petits paysans qui vont qu'on veut installer, si on veut y faire de l'agriculture bio. Dire que cet outil n'est pas parfait. On peut même dire qu'il a été détourné mais sans doute il évite que néanmoins on ait une ça pourrait les terre pourrait appartenir aux banques et ben ça a permis d'empêcher ça.

Je dis pas que ça soit parfait, je dis pas qu'il faille le remettre à plat mais on a là un outil et moi ce que je propose c'est qu'on ait une safaire du logement. C'est-à-dire que quand il y a un logement qui est cédé, enfin qui est cédé, qui est vendu, et bien euh les pouvoirs publics, il y a une commission qui puisse se réunir et qui disent "Bon, on est d'accord pour que vous vendiez un tel, mais ça doit être tel usage, non ?" Oui, d'accord.

On est d'accord pour que ça soit du Airbnb où on n'est pas d'accord ? On est d'accord pour que ça soit une résidence secondaire où on n'est pas d'accord. On demande à ce que ça soit directement habité par le propriétaire où on est d'accord pour que ça soit du logement privé.

Vous voyez qu'il y ait euh euh au qu'il y ait un un usage qui soit fait du logement. Je signale comme ça que euh la Suisse, donc vous voyez pays révolutionnaire a instauré une limite dans tous ces cantons sur les sur les résidences secondaires. On peut pas dépesser 20 % de résidences secondaires en Suisse.

Euh voilà donc une forme. Alors j'ai même un un député qui vient de du groupe les républicains, donc un député de droite qui s'appelle Stéphane Vir qui est passé à Liot et qui a fait une proposition. Moi, chez moi, il y a beaucoup euh dans des dans les campagnes, mais même dans ma rue, il y a des arbres qui poussent à travers le toit de maison parce qu'elles sont abandonnées et elles deviennent rien du tout.

Et moi, j'en ai plein chez moi. Je sais pas si vous vous avez mais et pourquoi ? Parce qu'il y a des conflits, il peut y avoir des conflits entre les héritiers, ce genre de choses-là.

Stéphane Viros loi qui dit voilà au bout d'un an si jamais le logement n'est pas habité il peut être réquisitionné par la commune et la commune elle le réhabilite et elle le remet sur le marché voyez bon et je veux dire il est c'est je trouve ça ultra marxiste comme un peu excessif au bout d'un an intérêt de vous dépêcher parce que sinon la commune elle bondit dessus mais on on voit l'état d'esprit en tout cas je pense que compte tenu de la situation du logement dans notre pays la donnée clé qu'on discute s'affaire et ainsi de suite mais que c'est ça ne peut pas être seulement laissé au privé qui décide ce qu'il fait si ça sera du Airbnb de la résidence secondaire s'il le laissera ville ça ne peut pas être laissé strictement privé c'est un fait de société qui concerne la natalité qui concerne l'emploi qui concerne le pouvoir d'achat et du coup les décisions en la matière doivent être prises en commun avec évidemment un mot à dire pour le propriétaire privé enfin petit challenge Je tu as 2 minutes, allez peut-être trois pour nous parler de ta trème solution du plan Tangi. Bah oui, DVD a gagné si tu y arrives. 3è solution euh c'est euh euh et là j'ai un plan très sérieux qui avait été fait par mes experts, donc je pourrait vous le vous le délivrer, mais euh c'est de dire qu' évidemment il faut de l'investissement public dans le logement social, mais je pense qu'il nous faut de l'investissement ciblé quand il y a la situation de la jeunesse que j'ai décrite, c'està-dire la difficulté à entrer sur le marché au milieu mobilier.

Oui, il faut produire du logement social en général, mais je pense qu'il faut et donc remonter on est je dit on est passé de 2,2 points de PIB à 1,6. En général, il faut aller à deux points de PIB, mais euh euh il faut cibler et moi je suis favorable à ce que il y ait euh euh des des des un plan sur ce qu'on appelait le plan Tangi, donc pour permettre aux jeunes de quitter le domicile de leurs parents. Dans le film Tangi, c'est comique mais en vérité aujourd'hui, ce sont des gens qui subissent cette situation.

Et euh donc il s'agit de créer 200000 places soit de résidence universitaire, soit de foyer de jeunes travailleurs. En gros, mes experts ont dit bon, c'est un plan de 10 milliards d'euros. 200000 places et 150000 places étudiants, 50000 places foyers de jeunes travailleurs.

Les impacts qu'ils y voient en ayant fait ça, c'est que c'est une baisse de 200 € pour les étudiants qui ou les les jeunes travailleurs qui iraient à l'intérieur de ces foyers ou de ces résidences, ça suppose qu'ils auront 200 € en en moins à payer chacun et ça ça s'élèverait jusqu'à moins 350 € à Paris. Mais ça produit des effets alentours parce que ça produit une baisse du prix de l'immobilier alentour. une baisse qui chiffre de à 56 % de baisse des des loyers alentour.

Il y a moins de temps de transport pour les étudiants que quand ils sont chez leurs parents ou euh qui doivent se loger dans le privé. On passe chez les gens qui sont ça vait faire 45 minutes de transport par jour à 15 minutes de transport par jour. Et il est prouvé que les étudiants qui sont sur des campus réussissent beaucoup mieux euh leurs premières années d'étude que quand ils sont euh quand ils sont euh euh chez dans le dans dans le privé ou chez leurs parents.

Et euh enfin euh évidemment ça crée à peu près aux alentours de 10000 emplois. En tout cas, c'est 10000 emplois qui ne seraient pas perdus dans le bâtiment tel que ça se produit aujourd'hui. Donc, un plan qui est un plan de logement public mais qui cible vers qui il se tourne et qui se qui le destine en priorité à ceux qui entrent sur le marché là et qui est la jeunesse.

Pour conclure, je vais redonner un point général sur tout ça. Il y a un choix qui est un choix libéral de faire comme si le logement était une marchandise comme un autre. Et donc c'est un marché de décider et donc on laisse faire le marché.

C'est la politique d'Emmanuel Macron qui produit, je le rappelle, - 50 % de construction de logement et en plus, ce sont des logements qui ne répondent pas aux besoins aujourd'hui, c'est-à-dire se loger. Euh donc, et euh ce que je décris là par ailleurs fait écho pour moi autre chose qui est que depuis les années 80, depuis la mondialisation, on a en vérité des perdants et des gagnants de cette mondialisation. On a des perdants sur le plan du travail.

À partir du moment où il y a le libre échange qui se met en place, les le taux de chômage cell ouvrier va être multiplié par 4. Il va y avoir des baisses de salaires à partir de salaires réel à partir des années 80 pendant qu'il va y avoir une classe déduqué du supérieur. C'est malheureusement pas seulement le 1 % ou le 01 % là ce parl c'est le 10 ou le 20 % qui eux vont plutôt bénéficier de cette mondialisation là. et ce qui est vrai sur le terrain de l'emploi va être vrai aussi sur le terrain du logement.

Et donc évidemment, moi je suis dans les 10 à 20 % hein, il y a pas de doute là-dessus. Mais voilà le le phénomène qui se passe, c'est que alors c'est le théorème de Schter Hollin euh qui dit que à l'ouverture des des économies répond une énigalisation interne. C'est-à-dire que plus vous ouvrez une économie et bien plus ça se tend à l'intérieur.

C'est l'ouvrier de chez GER. On va lui demander de regarder vers l'est et vers le bas en lui disant "Regarde en Slovénie sont moins bien payés que toi. Alors ne la ramène pas.

Pendant que le patron de chez Total, il va dire mais moi je suis pas assez bien payé. lui regarde vers l'ouest et vers le haut et il dit "Regardez le patron de Exone, il est mieux payé que moi." Donc la société se tente de ces deux manières-là.

Évidemment, la traduction dans le logement, c'est queil y en a qui ont des difficultés et la crainte que leurs enfants puissent pas se loger là où ils sont nés alors que d'autres peuvent acheter un appartement à la ville, une résidence à la campagne et pour d'autres une résidence enfin une résidence à la mer, un hôtel à la montagne. Évidemment, nous nous devons être ceux qui viennent proposer que on puisse vivre, travailler mais aussi se loger au pays. Merci à vous.

On en arrive si vous voulez bien. On prend cinq questions en mode chaada. Je vois un homme qui lève la par lève la main.

Donc oui, OK. Mais avec des un homme, une femme, un homme, une femme, on en prend quelques quelques-uns, quelques-unes comme ça, pas seulement sur le terrain du logement, sur le terrain de ce que vous voulez. Et on conclut l're soirée et je bois une bière si vous voulez bien.

Merci. Euh François, par rapport à ce que tu viens de dire, euh je parle en fonction des études tant qu'économiste, euh on est le pays, je crois en France dans le monde qui a le plus de résidences secondaires, qui a construit le plus de résidences secondaires. Il faut savoir par exemple qu'aux États-Unis, les résidences secondaires ça existe pas.

Tout est branché sur l'achat des logements en ce qui concerne le problème très important des le justement des je veux dire des résidences hein de la construction comme tu disais la construction de logements sociaux. J'ai discuté depuis des années avec beaucoup d'architectes. Il m'explique quelque chose très simple. des architectes plutôt de gauche.

Nous, on est prêt à construire mais c'est pas rentable. Donc les promoteurs, on trouve pas de promoteur. Les gens ne veulent surtout pas investir dans le logement social parce que c'est pas rentable.

Qu'est-ce qui dicte tout au début ? C'est le promoteur. C'est lui qui amène l'argent.

Donc si personne amène de l'argent parce qu'il se dit de toute façon ça va rien me rapporter, voilà le problème principal qu'ont les architectes. Mesdames, madame, allez-y. Euh une une analyse était sortie dans l'Ouest France il y a un an ou deux qui estimait à 40 à 45 % les résidences secondaires en Bretagne appartenant à des gens habitants en Bretagne.

Voilà, juste déjà pour sortir de cette image que c'est toujours les parigo et comment gérer ça en fait des gens qui ont hérité leur famille, qui tiennent à ce bien qui se partagent souvent à plusieurs. Enfin, comment gérer ce sujet ? 45 % ça me semble.

Première région de France au niveau des la possession des locaux. première région de France, allez-y sur ça, vous pouvez y aller sur la situation politique générale, sur la conquête de la ville de l'Orient. Euh allez-y, monsieur.

Euh je voulais avoir votre avis sur le dispositif du bail réel solidaire qui est un dispositif qui permet notamment à des primos accédents d'accéder à la propriété et je rappelle que c'est un dispositif qui dissocie le bâti du foncier et les gens achètent juste le bâti ce qui permet de descendre les prix du enfin de du des logements. Du coup, voilà. Ouais, toujours à madameisie, tu as euh parlé des étudiants, tu as parlé des ménages précaires et moi je voudrais évoquer les personnes âgées.

Alors ça fait écho à nos amis là de aide à domicile. Euh aujourd'hui, on voit bien que le virage domiciliaire qui est un peu l'orientation qui est pris par les précédents gouvernements euh c'est de maintenir les personnes âgées à domicile dans des conditions qui sont pas acceptables aussi. c'est ne plus construire des pades pour des personnes qui relèvent des pades et qui ne relèvent plus du maintien à domicile.

Et moi, je pense que là, il y a vraiment aussi à revoir ce virage domiciliaire. Une dernière question. Oui.

Bonsoir à tout le monde. Moi, je voudrais c'est que des retraités qui ont de l'argent se regroupent entre eux pour acheter des appartements et que ces appartements-là, il les louent à nos étudiants pour que ces gens-là puissent avoir des études confortables et vraiment intéressants pour la ville de l'Orient. Voilà, je pense que c'est faisable et que des gens sont disposés qui ont de l'argent à à se regrouper pour acheter les appartements et les louer à des prix raisonnables à nos étudiants qu'on ont très besoin.

Alors, merci. Il y en a une dernière. Mais attendez, moi je je tiens à ma règle un homme, une femme.

Donc, vous aurez la parole s'il y a une femme qui prend la parole. Mesdames, allez-y. Il y a bien une volontaire ?

Non, ça ça va pas là. Faut mettre la perruque là. Mesdames, allez-y, allez-y, allez-y.

Vous allez y arriver. Nolwen, vas-y, pose une question. Alors, pose ta question.

Pourquoi moi ? Je ne sais pas. J'ai pas de questions à te poser.

Tu as répondu à toutes mes Oh là là ! Alors là, ça ça prétend monter dans les grades par la flagornerie. Ça a pas marché moi.

C'est quoi votre plus beau souvenir de l'Orient ? Ah ! Merci.

Vas-y. Tout d'abord, merci Damien et François pour l'organisation de cette réunion extrêmement intéressante. Vous avez évoqué au début de votre intervention qu'il y avait mentionné deux journaux, l'humanité et les échos.

Si je me trompe pas, on connaît les actionnaires de l'humanité. Mais l'actionnaire principal des échos, mon ami Bernard Arnaud. Exactement.

Je l'ai dit hein. Je dit que c'était mon ami. Voilà.

Donc merci qui ? Ah ben merci patron. Vas-y.

Tu veux répondre sur le bail réel et solidaire ? Euh ouais, je je peux peut-être répondre sur le ba réel solidaire. C'est ça fait partie des des nouveaux dispositifs qui sont réellement intéressants comme ça a été dit.

Effectivement, on accède, on on dit propriétaire de la maison du bâti mais pas du foncier. Le foncier reste propriété d'une structure qui souvent dépend d'une collectivité locale. Et en fait, c'est un dispositif qui empêche qui est qui est dit antispéculatif parce que il empêche cette envolée permanente des prix et comme l'a expliqué François, c'est devenu une part extrêmement importante du budget des familles.

Et donc agir là-dessus, c'est redonner de la capacité du pouvoir de vivre aux uns et aux autres. Donc ça ça fait partie des nouveaux dispositifs sur lequel on doit investir. On doit nous les collectivités avancer demain.

Je dis nous les collectivités parce que dans 2 mois c'est nous quoi. Voilà. Euh je je vais répondre je vais déborder un peu des questions qui ont été posées.

Euh bon je suis d'accord. La la question du coup c'est c'est plus rentable de loger des personnes aisées si on des riches que de loger des pauvres qui ont peu de moyens en général en gros hein. Donc donc si jamais il y a pas une aide à la pierre et si jamais l'État, les collectivités jouent pas leur rôle pour que pour promouvoir du logement, je dis du logement public moi souvent parce que malheureusement le logement social, il a pas la côte, y compris parfois l'expression par les par ceux qui y habitent.

Mais bon voilà. Donc en tout cas pour construire du logement euh du logement public euh on n'y parviendra pas. Donc ça c'est la première chose.

La deuxième chose, la résiden secondaire, comment faire en général ? Je pense qu'il y a deux questions, on peut toujours les surtaxer. Moi, j'ai toujours, je suis pas toujours favorable à la surtaxe de de ça, mais on peut toujours les surtaxer.

Mais en revanche, c'est au moment où il y a vente, au moment où il y a une transmission ou que on doit pouvoir interroger l'usage qui va être fait. Alors, si jamais la personne a déjà deux trois résidences familiales, euh ça une doit pouvoir suffire, une résidence secondaire suffit. il y a pas besoin d'une résidence ternire ou euh d'une résidence quaternaire.

Mais en tout cas qu'il y a un instrument de régulation de ça sur le virage domiciliaire. Euh dire que c'est comme l'inclusion en matière de handicap, c'est un virage domiciliaire qui se fait à bas coup aussi parce que de la même manière que sur le handicap, les établissements coûtent plus cher, donc on prétend faire de l'inclusion. Et bien sur le le garder les personnes âgées à domicile, on les garde aussi à domicile parce que ça coûte moins cher que de le faire dans les épades.

Moi, je je voudrais dire ce que je pense là-dessus. Je le disais ce matin aux personnes qui euh qui travaillent sur la question du handicap psychique. Euh on a fonctionné par dogmes successifs.

Le premier dogme sur le handicap, ça a été on a honte de son enfant et on le garde à la maison, on le cache jusque dans les années 70. Ensuite, il y a eu un virage, c'était on construit des établissements et tout le monde va en établissement. Et je l'ai dit à Sophie Clusel lorsqu'il était en charge du handicap dans son ministère, le troisème virage de on doit inclure tout le monde ne me va pas non plus.

Je pense que il y a il y a des solutions où il y a des fois bah dans ceux qui souffrent de de d'handicap psychique qu'on voyait ce matin, il y en avait qui préféraient être en établissement et il y en a d'autres qui préfèrent être en en et ce que je je pense c'est que c'est pour ça que si j'ai trouvé les rencontres intéressantes et je peut-être que ça sera mon meilleur souvenir du jour mais les rencontres de ce matin intéressantes que il propose un un une un tiers Ils disent pas c'est tout seul à domicile ou alors vous allez en épad mais ils viennent essayer d'inventer autre chose qui fait que il y a d'autres formes d'habitat d'habitat partagés où on habite entre plusieurs familles sans forcément être dans un établissement comme si on avait perdu toute autonomie. Et je pense qu'il y a quand même un chemin là à inventer de pas se dire soit je vieillis tout seul parce que il y a une solitude aussi. le domicile, ça peut être beaucoup de solitude et vous venez soulager cette solitude par vos passages tous les matins et tous les soirs.

Mais bien souvent, vous êtes la seule personne que les les vos personnes âgées vont voir dans la journée. Donc c'est une solitude mais on voit bien que l'PPAD peut être une autre forme de solitude en tout cas de pas répondre à un désir d'une personne âgée qui est en qui a encore de l'autonomie et finalement pour qui le l'PPAD apparaît comme une voie de garage. Donc je pense que là le chemin qui nous a été proposé par les deux personnes qu'on a vu ce matin qui dont les conjoints souffrent ou souffraient puisque l'un est décédé d'Alzheimer, il nous propose une troisème voix. moi qui me paraît intéressante sans qu'il s'agisse d'exclure les deux autres voies.

Enfin pour généraliser sur sur les questions dont on parle, je l'ai dit pour moi la question de le logement n'est pas une marchandise comme une autre et donc non vous aurez pas la parole monsieur. Je termine. Je pas non parce que sinon voilà mais par contre je vous écoute après en prenant ma bière.

D'accord. Ça vous va ? le logement est-ce que le logement est une marche comme une autre qui doit être laissée faire au libre jeu du marché de la loi de l'offre et de la demande qui est en vérité la loi du plus fort la loi du plus riche non mais en vérité c'est une question qui se pose pour la gauche sur plein d'autres sujets.

Est-ce que l'électricité, l'accès à l'énergie ou l'accès à l'eau doit être au libre jeu du marché là, du marché européen de l'électricité alors qu'on produit ici et qu'on consomme ici ou bien est-ce que on le sort du marché, on le récule, on encadre ça ? Mais oui, bah si vous voulez. Oui, mais de la même manière pour le travail le travail n'est pas une marchandise comme une autre qui doit être laissée au seul jeu de la loi de l'offre et de la demande avec euh voilà euh de un un seul marché et certains qui en seraient exclus parce qu'en font aussi je le rappelle c'est un de mes chiffres qui m'observe 100000 personnes qui sont souffrent d'inaptitude par an.

Ça veut dire 100000 personnes, c'est l'équivalent de la disparition de toute l'industrie automobile chaque année qui sont écartés du marché du travail pour trouble psychique ou pour trouble physique, c'estàdire pour burnout ou pour trouble musculosquelettique. 100000 personnes par an, ça a doublé. C'était 50000 il y a 10 ans, ça a doublé.

On est passé à 100000 personnes par an. Et ben évidemment pour moi, je considère que ces personnes ont encore leur place non pas sur le marché du travail mais ont encore un rôle utile à jouer dans la société. Et aujourd'hui, le marché du travail fait qu'on est on a un immense gâchi productif dans notre pays.

Les jeunes qui galèrent parce que sur le marché du travail, il faut passer par le stade, le stage, l'intérim, le CDD. C'est un immense gâchi productif. les femmes qui euh ont un enfant pour qui va produire une une perte dans leur carrière euh euh c'est un gâchi productif.

Les personnes qui à à 55 ans vont être mises de côté dans leur boulot, c'est un gâchi productif. Et ça ça me ramène par exemple à la question de faire travailler le 1er mai ou faire travailler plus longtemps dans la vie. Euh plutôt que de faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, notre objectif doit être de faire travailler tous, en tout cas de faire travailler davantage le taux d'emploi des il me semble 20 65 ans en Allemagne, il est de 80 % en France il est de 70 %.

On a 10 points de décrochage. Évidemment, c'est un grand gâchi productif quand les étrangers Quel gâchip productif que les étrangers ? des gens qui sont prêts à travailler, qui parfois travaillent et à qui on va empêcher de travailler par des histoires de papier dans les préfectures alors qu'ils sont prêt à aller dans le bâtiment, dans la restauration ou dans des tas de métiers qualifiés.

Donc là, on a Mais oui, et je le dis, je le dis pour mon pays, je le dis pour mon pays et je le dis là, je peux le dire en pensant à ce qui peut nous arriver l'année prochaine, hein, parce que c'est déjà dur mais ça peut devenir encore plus dur. à ce sujet. Enfin, je je rejoins le propos de Mohamed tout à l'heure.

Je veux venir ici. Alors, comme vous allez avoir une victoire dans 2 mois, vous allez être galvanisé. Mais B, je veux je veux m'assurer que ça soit bien le cas.

Je veux qu'on soit convaincu que il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. On va l'emporter à l'Orient. Oui, mais à l'Orient, mais je parle du pays tout entier.

Ah oui, je parle du pays tout entier. Je veux euh rappeler que euh la France est un pays où jamais l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir par les urnes. Ils sont arrivés une seule fois, c'est par la défaite de nos armées.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça va pas laisser de beaux souvenirs dans nos mémoires. D'accord ? nos arrières grands-parents quand le fascisme était en voie de l'emporter en 1934, vous savez, je crois que c'est le 6 février 1934 que les fascistes sont au bord de prendre le pouvoir de de se saisir de l'assemblée.

Le 12 février 1934, il y a une première manifestation qui réunit CGT et CGTU, c'est-à-dire à l'époque socialiste et communiste. Mais ils ont deux cortèges séparés et c'est la base, ce sont les militants qui à la place de la nation crient unité unité unité. Les deux cortèges se rassemblent et c'est la naissance du Front populaire.

Et à la place d'écrire une page de ténèbres où nous aurions sombré comme nos voisins espagnols, comme nos voisins italiens, comme nos voisins allemands dans le fascisme, c'est une page de joie, c'est une page de lumière que nous écrivons avec le Front populaire. Mais si je reprends plus récemment, le le 9 juin 2024, le 9 juin 2024 euh quand Emmanuel Macron prétend dégoublier une une grenade dans les pattes du parti des partis mais qui en vérité dégoupe une grenade dans les pattes du pays et dans les pattes de la démocratie quand il décide sur un coup de folie de sa dissolution. On a au vu du résultat des élections européennes Jordan Barda qui est déjà en train de préparer ses cartons pour Matignon.

Je m'en attribue le mérite devant la salle des fêtes bisées à Amien avec le barbecue, la fumée du barbecue de mes piquins, de mes copains Picard, je dis Front populaire et je dis au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries". On avait déjà commencé mais 400000 pétitions 400000 pétitions à quel on y était tous. Bon ben voilà, très bien. 400000 400000 signatures sur une pétition en 24 he c'est ça plus les petite manifestation devant les sièges et parties qui fait que sous la contrainte les partis de gauche se rassemblent en 4 jours.

Il y a un programme qui est signé il y a des circonscriptions qui sont réparties qui te permettent toi aussi Damien d'entrer à l'assemblée. tu en es le produit et qui fait que en 28 jours, nous n'avons pas gagné. Je n'ai jamais dit nous avons gagné.

Nous n'avons pas gagné parce que nous ne sommes pas majoritaires à l'Assemblée. Nous n'avons pas gagné parce que nous ne sommes pas majoritaires dans le pays. Mais nous avons empêché l'extrême droite de l'emporter.

Nous avons obtenu un match nul. Nous avons obtenu un match nul qui nous permet de jouer le match retour. Le match retour, c'est l'année prochaine.

Disons les choses comme elles sont. Euh là, on est sur une pente, ça glisse, ça décroche, même en Bretagne, je pense et je vous parle même pas de ma Picardie. Et ben néanmoins, à ce moment-ci, y compris depuis ma Picardie, je vous dis, il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.

Ce que nous avons fait l'an dernier en 28 jours, il nous reste 445 jours. Moi, je vis avec un compte à rebour dans la tête parce que je sais où ça nous mène sinon. Nous avons 40 445 jours pour inverser ça.

Et oui, je vais parler popo mais je fais le pari de la primaire. Je suis pas né avec un désir de primaire moi hein. Je suis pas né avec un désir de primaire mais mon paris c'est je dis primaire gert primaire de débordement.

Je cherche toujours quel est le point qui va faire qu'on va compter par millions. Dans les manifes retraites, on a compté par millions. Dans le nouveau Front populaire, on a compté par millions.

On peut pas compter euh 5000 votants des écolos. Euh euh on peut pas compter 20000 votants du Parti socialiste. Tout ça ne pèse pas pour inverser le cours de l'histoire à échelle de masse.

Il faut retrouver les masses et donc il faut retrouver les millions. Et retrouver les millions, moi je fais le pari que une primaire qui permet au peuple et au peuple de gauche, aux français de choisir quel sera le candidat qui va porter leur voix lors de l'élection présidentielle, c'est de nature à faire surgir de partout dans le pays 2 millions. Vous savez la primaire populaire d' a de 2022, ça était 500000 personnes qui sont allées voter.

Pourtant, c'était quand même le processus le plus baroque qui existait avec des candidats qui n'existaient pas eux. Donc bon, 500000 personnes, on va bien, on aura 2 millions de personnes. Ça veut dire qu'on sort de là avec 2 millions d'adresses mail, 2 millions de numéos de téléphone, 2 millions de personnes qu'on peut qu'on peut chercher à mobiliser pour être de nouveau implanté dans tous les coins, tous les cordons, tous les quartiers du pays.

Voilà le pari que je fais. Je fais le pari d'une primaire populaire, du primaire de débordnement. vous dire que on va se réunir c'est deux mains à tour.

Il y aura Lucy Casté, il y aura Olivier Fort, il y aura Madine Tondelier, il y aura Climinotin, il y aura Benjam, il y aura moi. Nous ne pèsons rien. Nous ne sommes rien.

J'ai mon combat c'est pas à debout de passer de 5000 à 10000 adhérents à 15000 à 20000. Tout ça ne pèse rien. Tout ça ne pèse rien si vous êtes pas là.

Tout ça ne pèse rien s'il y a pas une levée de masse dans le pays de gens qui viennent largement déborder tous ces petits appareils et qui viennent dire nous on veut un candidat commun parce que nous on n pas envie de baisser notre froc devant Jordane Bardella et le Rassemblement national et faut qu'er cette levée de masse demain. Et si on fait tout ça, si on fait tout ça, qu'est-ce qui va se passer ? À la fin, c'est nous qu'on va à la fin, c'est nous qu'on va Merci à vous. আ