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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 28 mars 2026 12 min

Guerre au Moyen-Orient : après Ormuz, Bab el-Mandeb ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il faut se préparer à avoir des attentats terroristes. -A.Casse: La France est visée, malgré sa position défensive.

Le Charles-de-Gaulle est déployé en Méditerranée orientale. Donald Trump accentue la pression sur l'OTAN et les Houthis du Yémen sont entrés en guerre. - Un missile qui marque un tournant dans le conflit au Moyen-Orient.

C'est l'entrée en guerre d'une nouvelle force militaire, les Houthis. Ils étaient restés en retrait jusque-là. Ce groupe de rebelles du Yémen, allié de l'Iran, a attaqué Israël cette nuit. - Les forces armées du Yémen, avec l'aide de Dieu, ont mené leur première opération militaire.

Elle a consisté en un tir de missiles balistiques visant les objectifs militaires sensibles de l'ennemi israélien. - Le missile a parcouru presque 2000 kilomètres depuis le Yémen. Il a été intercepté par le Dôme de fer et n'a pas fait de blessés, mais soulève des interrogations.

Les Houthis ont-ils vraiment de quoi renforcer l'armée iranienne, qui ne laisse toujours apparaître aucun signe de faiblesse après un mois de guerre? Téhéran a visé cette nuit encore Israël. L'aéroport du Koweit a aujourd'hui été pris pour cible.

Ce port a aussi été visé par Téhéran. Le régime affirme y avoir attaqué un navire militaire américain. - Trump et l'armée américaine doivent comprendre que la région va se transformer en cimetière pour les soldats américains. - Les Etats-Unis sont-ils embourbés au Moyen-Orient?

Après le sommet du G7 hier, Marco Rubio annonce une fin de partie imminente. - Ce n'est pas un conflit qui va se prolonger. Nous avons des signaux de la part du régime iranien indiquant une volonté de discuter. - La France, en revanche, semble de plus en plus assumer une position active sur le plan militaire. - Le Charles-de-Gaulle est souvent un outil diplomatique.

A-t-il eu un usage militaire à ce stade? - Par définition, c'est un moyen militaire. - Nos forces sont intervenues pour cela.

Est-ce que ces interventions étaient régulières? - Elles étaient régulières et efficaces. C'était des interceptions de drones et de missiles. - Toujours insuffisant pour Donald Trump.

Il était hier d'humeur sarcastique. - Pour des raisons juridiques, j'appelle cela une opération militaire parce que ça ne demande aucune autorisation. Une guerre demande l'autorisation du Congrès, en revanche. - Le président américain s'en est pris à ses partenaires internationaux. - Nous avons dépensé des centaines de milliards de dollars pour l'OTAN.

Nous avons toujours été là pour eux. Je suppose que nous n'avons plus à l'être, vu leur implication. - Les Etats-Unis sous pression, notamment par le blocage du détroit d'Ormuz.

L'Iran a cependant accordé une autorisation de passer aujourd'hui à un pétrolier thaïlandais. - Un accord a été conclu pour que les pétroliers thaïlandais puissent passer par le détroit d'Ormuz. - Pas de quoi freiner l'onde de choc de ce conflit dont les répercussions se propagent sur tous les continents.

Cette nuit, à Paris, un attentat ciblant la Bank of America a été déjoué. Un homme a été interpellé à 3h du matin alors qu'il tentait d'allumer un bidon explosif devant l'entrée de la banque. Il a dit avoir été recruté sur Snapchat pour effectuer cette mission.

Son complice présumé a pris la fuite. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. -A.Casse: Un téléspectateur nous pose une question. -D.Trinquand: Non, la France a une position claire depuis le départ. depuis le départ. depuis le départ.

Elle n'a pas été prévenue, alertée. Ceci est une opération illégale. Elle n'est pas passée par le Conseil de sécurité de l'OTAN.

La France défend les alliés, singulièrement les Emirats arabes unis, le sud de l'Europe, avec le déploiement de porte-avions en Méditerranée. Elle est présente dans le détroit de Bab-el-Mandeb. La France remplit son rôle défensif.

Elle travaille aussi sur le plan diplomatique. -A.Casse: Mais la France est visée aussi. -D.Trinquand: C'est de la guerre contre le terrorisme.

Ce n'est pas un drone ou un missile. La France est très active sur le plan diplomatique pour le détroit d'Ormuz. Est-ce qu'il y a une possibilité d'accord?

Sachant que la prise de contrôle militaire n'est pas du ressort des armées de cette coalition. -A.Casse: C'est une certitude, le risque d'attentats? -L.Menget: Ce n'est pas une certitude mais c'est une probabilité assez élevée.

L'Iran a intérêt à essayer d'impliquer la France. L'Iran, son arme la plus massive, c'est la déstabilisation la plus concrète. Les moyens militaires de l'Iran sont importants mais limités dans le temps.

L'Iran n'aura pas la capacité éternelle de fabriquer des missiles et des drones. En revanche, l'Iran a une longue habitude de déstabilisation. C'est ce qu'ils ont fait dans les Etats du Golfe.

Ce n'était pas anticipé. Les Etats du Golfe ont été obligés de prendre des positions. La position de la France, c'est de ne pas être partie prenante dans ce conflit, mais de proposer des décisions diplomatiques.

En commettant des attentats, l'Iran pourrait obliger la France à changer sa position militaire. On parle de la France, mais ça pourrait être le cas en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne...

On peut activer des gens sur les réseaux sociaux afin de créer un chaos en Europe. -A.Casse: Une autre question. -P.Allémonière: Ce serait une décision présidentielle.

Si le porte-avions est touché, la France cherchera qui l'a touché et ce sera ensuite une décision présidentielle. Mais il est important de dire que ces attentats ou tentatives d'attentats, pour l'instant, ne causent pas de morts. Ca se fait à des moments où il n'y a pas grand monde.

Que cherche un mouvement terroriste? A susciter la peur. Pour que cette peur se transforme en pression sur le gouvernement.

Ce sont des signaux qui nous sont envoyés. "Ayez peur et faites pression sur votre gouvernement pour qu'il ne s'implique pas plus." -A.Schwartzbrod: Dans le prolongement de cela, je pense que la partie qui s'en sortira, de cette guerre, c'est celle qui saura garder son sang-froid.

La grosse erreur, ce serait de réagir pour une attaque, un attentat, une attaque sur un navire français ou européen. C'est ce que cherchent les Iraniens. Ils ont bien vu qu'ils ont face à eux une armada très forte.

Ils vont essayer de s'en sortir, de tenir avec des armes du pauvre. C'est-à-dire des drones. On est passé dans une autre...

Si on nous avait dit ça il y a 20 ou 30 ans...

Toutes ces armes ultrasophistiquées, qui ont été produites avec des dizaines de milliards, on se rend compte qu'elles n'arrivent pas à venir à bout de drones qui coûtent 5000 euros grand maximum. C'est là-dessus que l'Iran va essayer de jouer. Ils essayent d'impliquer l'Arabie saoudite.

L'Europe aussi. Il va falloir rester ferme et fort. Il y a tellement d'irrationnel dans cette guerre, il ne faut pas rentrer là-dedans. -A.Casse: Parlons de l'Arabie saoudite.

La conférence de presse de Donald Trump était lunaire pour plusieurs raisons. Regardez ce moment où il parle du prince héritier saoudien. - Il ne s'attendait pas à ce que ça arrive.

Il ne pensait pas qu'il finirait par me lécher les fesses. Il pensait que je serais juste un autre président américain raté. Maintenant, il doit être gentil avec moi.

Il n'a pas le choix. -A.Casse: C'est une vraie déclaration du président américain.

C'est une drôle de façon de parler de l'homme le plus puissant du Golfe et de son allié. -L.Menget: C'est le principal allié arabe des Etats-Unis.

On a l'impression que Donald Trump dérape, mais ce que ça veut dire, c'est que Trump a été surpris lui-même que les Saoudiens ne se soient pas rangés immédiatement derrière les Etats-Unis. -A.Casse: Mohammed ben Salmane a fait pression quelques semaines avant la guerre pour que les Américains entrent en guerre. -L.Menget: Il ne faut pas oublier que sa logique est financière, à Donald Trump.

Il fait du business avec tous ces pays. Il ne comprend pas que les pays du Golfe, et notamment l'Arabie saoudite, ne se soient pas mis tout de suite dans un espèce d'état guerrier, comme lui. Or, les pays du Golfe ont été prudents.

Ils ont vu que le régime iranien ne tombait pas immédiatement. L'Iran, c'est le voisin d'en face. C'est un pays puissant.

Mais cette manière de parler de Donald Trump veut dire que de toute façon, c'est lui qui contrôle tout. Sa famille fait du business en Arabie saoudite. Il parle du roi d'Arabie saoudite, qui est quelqu'un de très respecté