L’interview d’Emmanuel Macron par HugoDécrypte
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Monsieur le Président. Bonjour. Merci d'avoir accepté cette interview. Merci de prendre le temps aujourd'hui. C'est votre première interview audiovisuelle depuis un petit peu plus d'un mois, c'était pendant l'été. Aujourd'hui sur les réseaux sociaux, notre travail est suivi par plusieurs millions de jeunes et donc forcément on voit au quotidien avec mon équipe, avec mon équipe de journalistes, les différents sujets qui reviennent souvent, les inquiétudes aussi qui sont très présentes chez une partie des jeunes. Aujourd'hui, on est un jour de rentrée, on va évidemment parler d'éducation, mais pas que.
On va parler de tout un tas de sujets qui concernent notre génération, des sujets d'inégalité, des sujets de précarité des jeunes, des sujets aussi environnementaux forcément qui concernent notamment notre génération. Alors évidemment, on ne pourra pas aborder, je le dis aussi pour ceux qui nous regardent, que ce soit en direct ou alors en rediffusion, on ne pourra pas aborder tous les sujets aujourd'hui. L'idée pour nous, c'est de faire un choix, une sélection sur les sujets qui nous paraissent les plus importants au vu des retours qu'on a pu avoir. Et puis à partir de là, on va faire en sorte de creuser chacun de ces sujets. Si ça vous va, on va pouvoir commencer tout de suite.
Ça me va très bien, je suis à vous. Beaucoup de sujets, on va commencer tout de suite avec un enjeu, je pense, qui nous concerne tous. Aujourd'hui, en France, selon les chiffres de Santé publique France, un jeune sur cinq souffre de troubles dépressifs. Plus inquiétant encore, le nombre de tentatives de suicides chez les jeunes atteint des records, plus encore d'ailleurs que pendant le Covid. Pour ne rien arranger, on a des services de psychiatrie aujourd'hui qui sont surchargés, qui appellent à l'aide face à une détresse très importante des jeunes dans cette situation. On est la septième puissance économique mondiale, selon les derniers chiffres.
Les moyens économiques potentiels, ils sont là ou ils pourraient être là. La santé, le bien-être de la population, me semble, et je pense qu'on sera sûrement d'accord là-dessus, être un élément prioritaire pour un chef d'État. Les chiffres, pourtant, sont alarmants. Comment la situation peut-elle être aussi grave ?
D'abord, merci de commencer par ce sujet qui, je pense, ne date pas d'hier. C'est beaucoup révélé pendant le Covid. On en a parlé où je pense qu'il y a eu de la solitude, beaucoup, et moi j'ai été frappé en tout cas même dans les débats, ça sortait beaucoup, mais c'est là. Alors, est-ce qu'on dépense pas assez en termes de santé dans notre pays ? Non. On est l'un des pays qui dépense le plus et on l'a beaucoup augmenté en sortie de Covid pour mieux payer nos médecins à l'hôpital, nos paramédicaux, pour réinvestir dans notre système. C'est un des enjeux pour moi, c'est une de mes priorités.
Si je devais dire, j'ai l'école, la santé et l'écologie sont les trois priorités en termes de service public dans le pays. Donc, on a un jeune sur cinq qui souffre de troubles. Donc, comment répondre à ce sujet ? D'abord, un, diagnostiquer. C'est aussi pour ça qu'on a décidé, cette rentrée on le systématise, de diagnostiquer tous les troubles, pas que santé mentale, mais entre autres. Donc, le diagnostic, poser un diagnostic sur des troubles, c'est hyper important. Et comment est-ce qu'on fait aujourd'hui auprès des étudiants ?
Les chiffres, juste là-dessus, parce que c'est un des éléments de diagnostic, on est d'accord, donc on peut en parler tout de suite. Aujourd'hui, il y a des études qui ont été faites sur le nombre de psychologues par université et par étudiant. En France, on est à un psychologue pour 15 000 étudiants de la université. C'est dix fois moins que les recommandations internationales sur le sujet.
Alors, le deuxième problème qu'on a, j'allais venir, c'est en effet qu'on n'a pas assez de professionnels. D'abord, de psychiatrie. Donc, nous avons lancé ce travail, on a réinvesti dans ce sujet, on est en train de le faire. On met dix ans au moins à former un psychiatre, puisqu'en fait, c'est un jeune qui va faire des années de médecine, puis qui choisira cette spécialité. On fait tout aussi pour revaloriser cette spécialité, qui était, il faut le dire aussi, moins prise par les jeunes qui sortaient de leurs études de médecine. Et la psychiatrie aujourd'hui est un des secteurs qui souffre le plus dans nos hôpitaux, comme dans le libéral.
Donc, on a investi sur ce sujet, on va continuer de le faire. Et à la fin du travail qu'on a conduit sous mon premier mandat, on a décidé aussi d'ouvrir au psychologue que vous avez situé. Parce qu'il n'y avait, en quelque sorte, pas de lien entre les deux. Donc, maintenant, on a créé des forfaits, tout particulièrement pour nos étudiants, qui, quand ils ont justement une telle souffrance ou de tels troubles, d'avoir la possibilité d'avoir un forfait qui est remboursé par la Sécurité sociale de plusieurs heures auprès d'un psychologue.
Donc, sur ce sujet, il y a le sujet de la psychiatrie, on est d'accord, et de la psychologie. C'est une nuance qui est, d'ailleurs, parfois mal comprise et qui est importante à faire.
Le psychiatre est un médecin, le psychologue est un paramédical.
Exactement. Mais vous parlez de formation de 10 ans, ce que j'entends complètement.
Ce qui n'est pas le cas d'un psychologue, ce qui est le cas d'un psychiatre.
Mais l'urgence, elle est maintenant, elle n'est pas dans 10 ans. On a des remontées de la part d'hôpitaux, d'hôpitaux psychiatriques, de services, qui disent qu'ils sont littéralement débordés, qu'ils mettent en danger des jeunes, parce qu'en fait, ils n'ont pas les moyens de faire correctement leur métier. D'abord, sur la psychiatrie, après on parlera éventuellement des psychologues. Le besoin, il n'est pas dans 10 ans, il est maintenant. Comment est-ce qu'on peut faire ?
Alors, première chose, si je reprends les choses dans le bon ordre. Un, le diagnostic. Deux, de comprendre comment cette situation se crée. Et d'essayer de travailler sur la prévention. Et elle se crée parce qu'il y a du stress, justement, chez des jeunes collégiens, lycéens, puis étudiants. Parfois sur les questions écologiques, j'espère qu'on y reviendra. Sur les questions d'avenir, un manque de bienveillance du système. Et donc, il y a tout ce qu'on doit faire et qu'on est en train de développer pour mettre plus de bienveillance dans notre système scolaire et estudiantin pour prévenir cela. Trois, il y a la prise en charge médicale.
Plus c'est pris en charge tôt, plus on arrive à encadrer. On ne va pas réussir à créer des psychiatres dans les années qui viennent comme ça. Ça, je ne vais pas vous mentir. Donc, on peut... Et donc, pour les services d'urgence et de psychiatrie, qu'est-ce qu'on fait dans l'immédiat ? La seule chose qu'on peut faire, c'est de consolider les postes qui sont là. C'est d'en former davantage, mais ça, ça va prendre des années. Et c'est de les aider à déléguer des actes qu'ils font aujourd'hui dans d'autres structures.
Donc, plus on s'y prend tôt avec, justement, ce qu'on a fait sur les psychologues, plus on a des jeunes qui ne tombent pas dans des formes aigües et ne se retrouvent pas dans les urgences psychiatriques, plus on développe des maisons des adolescents qui permettent, justement, pour les jeunes ou leur famille qui commencent à avoir des troubles d'être accompagnés, plus on évite ça. Mais il n'y a pas de solution miracle pour avoir, d'un seul coup, plusieurs milliers de psychiatres en plus dans notre pays, parce qu'il faut les former. Donc, on est d'accord.
Psychiatrie et psychologie, c'est la question de la psychiatrie. Ce que vous dites, c'est que dans l'immédiat, il n'y aura pas plus de moyens mis dans les services de psychiatrie.
Il y a des moyens qui sont mis. La difficulté, c'est de garder pour nous les médecins que nous avons, d'essayer de garder ceux qui sont prêts à rester.
Et même en les gardant, on sait qu'on ne fera pas face.
Donc, il y a un enjeu qui est important. Il y a un enjeu qui est important, c'est d'avoir un continuum. En fait, pour tout, quelle est la clé ? C'est de mieux diagnostiquer, de mieux prévenir et de mieux nous organiser sur les formes les plus aigües. Quel est le problème qu'on a eu sur la santé mentale, en particulier des jeunes ? C'était un continent caché, on n'en parlait pas. Et donc, on diagnostiquait très mal, on prévenait encore moins bien. Et du coup, on a eu beaucoup de jeunes, et il y a eu un pic en Covid et après Covid, qui sont allés vers les formes les plus aigües.
Et donc, ça, ça a complètement écrasé des services d'urgence en psychiatrie, de pédopsychiatrie aussi pour les plus jeunes. C'est un problème. Et la vérité, ils étaient déjà en souffrance parce qu'ils manquaient de professionnels.
Donc, sur la psychiatrie, on comprend que ce sera une difficulté, de fait, pour les prochaines années, parce qu'il n'y a pas de nouveauté qui sera annoncée dans ce cadre-là. Mais sur la question, maintenant, de la prévention, comme vous le dites.
Alors, juste pour être clair, on a monté des travaux en 2021 qui ont donné lieu à des conclusions, qui nous ont permis de remettre de l'argent en formation et en moyens sur la psychiatrie et le lien entre psychiatre et psychologue, comme je le disais. Et là, il y a un travail qui est en cours pour la pédiatrie et, entre autres, la santé mentale, donc des enfants et des adolescents, sur lequel on va mettre des moyens aussi. Parce que pourquoi on a des étudiants qui, à un moment donné, les décompenses, c'est souvent, pour certains, parce qu'ils avaient des problèmes depuis plusieurs années qui n'ont pas été détectés et pas pris en charge.
Donc, il y a la question des psychiatres, on a compris, c'est des études qui sont longues, c'est des choses qui prennent du temps à se mettre en place. En parallèle, il y a la question des psychologues qui, vous l'avez dit, sont dans un cadre différent, qui peut être présent notamment au sein d'universités ou autres pour justement faire ce travail de prévention auprès des étudiants, mais ça peut être aussi le cas pour les enfants.
Ce que je disais à l'instant, et je me permets de le dire, parce que j'en ai parlé ce week-end avec beaucoup de professionnels de ce secteur-là pour comprendre ce qu'il en était, on est aujourd'hui à un psychologue dans les universités pour 15 000 étudiants, c'est dix fois moins que ce qu'il faudrait selon les recommandations internationales. Dix fois moins. Est-ce qu'on peut réellement faire de la prévention, qui est effectivement essentielle, si on manque aussi cruellement de psychologues dans les universités ?
C'est-à-dire, vous avez parfaitement raison, on a un sujet de médecine scolaire et de médecine à l'université. D'ailleurs, si j'étais complé, je dirais aussi de médecine au travail. Et donc, si on veut améliorer la prévention, on doit ouvrir ce sujet, parce que ce sont des professions qui sont devenues moins attractives, et donc on n'a pas assez de professionnels. Et on travaille souvent dans un cadre très difficile. Donc, c'est ce que j'ai demandé au ministre, c'est un sujet qu'on a ouvert là aussi, dans ce Covid, sur lequel on doit absolument s'améliorer et investir.
Et donc, comment est-ce que, qu'est-ce qui est prévu, ou que je me parlais d'inciter une dernière fois, c'est une situation qui est urgente. On parle d'un jeune sur cinq qui souffre de troubles dépressifs. D'ailleurs, les chiffres après le Covid, en matière de tentatives de suicide chez les jeunes, sont particulièrement importantes. Moi, je le vois, c'est un sujet qui me tient à cœur, au vu du public et des retours qu'on a. C'est une situation qui est urgente. Quelles mesures, y compris sur les psychologues, comptez-vous mettre en place ?
Sur les psychologues, moi, j'attends le retour d'abord de ce qu'on a lancé, puisqu'il y a deux ans, quand vous étiez étudiant, que vous aviez un problème, il était mal diagnostiqué. Une fois qu'il était diagnostiqué, si vous alliez voir un psychologue, c'était de votre poche. On a mis en place un forfait, qui fait que maintenant, quand vous allez voir un psychologue, et que vous avez un forfait de 10 heures qui a été donné par votre médecin référent, qui peut être celui de l'université ou votre médecin traitant, vous êtes remboursé de ce suivi. Ça, c'est une avancée qui est liée à la situation que vous décrivez.
Et donc là, il faut qu'on est en train d'évaluer, de voir si ça commence à répondre au sujet. Ça, c'est le premier point.
Visiblement, les chiffres ne sont pas très encourageants dans ce cadre-là. Parce qu'on est post-Covid, on est un an après le Covid, et les chiffres sont encore pires que pendant le Covid. Non, c'est qu'après... C'est Santé publique France, dans mon cas.
Non, Santé publique France, ils regardent le nombre de professionnels rapportés à la population. Moi, je vous parle des taux de tentatives, des nombres de tentatives de succès. Mais le point, après, c'est qu'il faut regarder comment des systèmes qu'on vient de mettre en place sont efficaces ou pas par rapport à ça. Donc après, moi, ce que je veux regarder, et ça, c'est tout le travail qu'on a lancé avec les professionnels, c'est de regarder les causes, et elles sont multifactorielles. C'est qu'on voit bien qu'on a un mal-être chez beaucoup de nos jeunes qui n'est pas lié qu'à une cause. Tout n'est pas de la santé mentale. Et là aussi, il peut y avoir une anxiété qu'on n'arrive pas à gérer.
Et donc, c'est un ensemble de sujets. Donc, certains relèvent de la santé. Et donc là, il faut pouvoir voir au mieux un professionnel. Et ce qu'on doit absolument améliorer, c'est l'accès à un professionnel de santé pour nos étudiants. Et donc ça, c'est tout le défi de la médecine scolaire et de la médecine à l'université, qui est un dossier que j'ai demandé d'ouvrir au ministre de l'Éducation nationale de l'enseignement supérieur. Donc là, on aura des travaux qui vont aboutir d'ici à la fin de l'année, et qui iront au-delà de ce qu'on a déjà fait pour investir dans la psychiatrie à l'hôpital et dans la prise en charge des consultations auprès de psychologues.
Mais il faut regarder aussi les causes profondes. Qu'est-ce qui justifie qu'on a une génération qui a ce mal-être ? Tout ne relève pas de la santé mentale. On a des sujets de santé mentale, il faut pouvoir les prendre le plus tôt possible. Donc je reviens à mes sujets de diagnostic. Et ça, c'est des diagnostics qu'on doit faire auprès des enfants et des ados. Il ne faut pas attendre que ce soit des étudiants. La deuxième chose, c'est la manière de gérer aussi les anxiétés de la société. Ce qu'on voit poindre, et ça, je reprends ce que beaucoup de psychiatres, de psychologues évoquent, c'est une capacité à gérer les messages anxiogènes qu'il y a tout au long de la journée à la société.
Et donc d'apporter une réponse, un cadre. Troisième point, c'est la première génération aussi qui a un rapport à la fois à la formation et à la sociabilité qui est totalement différente, qui se fait beaucoup par les réseaux sociaux, par les écrans, ce qui change très profondément le rapport à l'autre, le rapport à l'anxiété, le rapport à la capacité à gérer ses propres frustrations et ses propres anxiétés. Et ça, tout le... On va en parler après. Ce qui m'importe, ce que je veux vous dire, c'est que c'est exactement comme si on se disait face à des feux de forêt à l'issue d'une campagne, il faut que vous ayez beaucoup plus de pompiers. Oui, c'est ce qu'on fait.
Mais il faut se poser la question de savoir pourquoi vous avez plus de feux de forêt et comment les prévenir. Je pense que les deux enjeux sont... Les deux enjeux se tiennent. Mais mon point, je ne voudrais pas qu'on regarde simplement le curatif, comme on dit. Pour moi, ce qui est au moins aussi important et même plus important, c'est comment on prévient, comment on arrive à détecter le plus rapidement possible et comment on arrive à traiter ces causes profondes du mal-être de beaucoup de nos jeunes.
D'où l'enjeu aussi, du coup, sur les psychologues à l'université qu'on évoquait. Justement, on va évoquer, pour ceux qui nous rejoignent... Je fais une parenthèse, c'est vraiment,
et il faut le commencer, avant l'université. C'est aussi pour ça que j'insiste depuis tout à l'heure sur le diagnostic le plus précoce possible et vraiment de suivre nos collégiens et nos lycéens sur ce plan.
On a beaucoup de sujets qu'on va pouvoir aborder ce soir. Celui-ci en est un et on comprend que c'est un sujet qui a de multiples facettes, si je peux me permettre ce terme-là, parce que ça recouvre d'autres enjeux de précarité ou autre. Un autre sujet qui me paraît essentiel, et c'est un consensus scientifique dessus, et c'est des retours surtout de nos abonnés sur le sujet. On a passé un été important avec des records de températures qui ont été battus, qui ont entraîné une sécheresse et des incendies inédits en France, mais aussi beaucoup en Europe et d'ailleurs dans le reste du monde aussi au Canada.
Avec ces incendies, on a eu des corps calcinés en Sicile ou en Grèce qui ont été découverts de personnes qui n'ont pas pu fuir ces incendies. On a eu évidemment un drame important en termes de biodiversité dans ce cadre-là. L'an dernier, Santé publique France a compté 7000 décès liés à la quinnicule en 2022 en France. L'urgence, elle est là, elle est sous nos yeux et elle tue aujourd'hui. Quelles nouvelles mesures est-ce que vous comptez mettre en place pour répondre à cette urgence ?
Alors, là aussi, c'est un peu la même chose. Il y a le curatif et le préventif. Face à ces urgences, d'abord, on n'a pas attendu ces dernières années. La France fait partie des pays qui sont... Parce qu'on a vécu, rappelez-vous, il y a maintenant 20 ans, une canicule qui avait été terrible en été et qui avait touché les personnes âgées dans notre pays. Oui, exactement, en 2003 et qui avait eu des conséquences absolument terribles. Donc, le système s'était beaucoup après réorganisé. Et nous avons un des modèles les plus efficaces pour lutter contre les feux de forêt.
L'année dernière, on a eu une année terrible sur les feux de forêt, ce qui m'a conduit à prendre des décisions, là aussi, de moyens. On a redéployé plus de moyens pour lutter contre les feux de forêt dans notre pays. On l'a européanisé. On a aussi mis beaucoup plus de moyens pour prévenir et mieux débroussailler, etc. Ce qui fait qu'on a eu un été très bien géré en France, en lien avec les collectivités locales, en lien avec les associations qui débroussaient, etc. Et que la France a été un contributeur de beaucoup de pays européens et même au Canada, où on a envoyé beaucoup de nos sapeurs-pompiers... Mais ça, c'est sur les incendies, sur l'enjeu. L'enjeu, c'est l'enjeu environnemental.
Non, mais incendie comme canicule, c'est là et ça va être là pour des années. Donc là, on traite les conséquences d'un réchauffement, d'un dérèglement même qui est là. Donc, nos sociétés, c'est la partie, ce qu'on appelle l'adaptation. Donc là, la France doit s'organiser et nous nous organisons. Donc, on a remis beaucoup de moyens en termes de sécurité civile. Ça a été une très grosse augmentation de ces dernières années pour, là aussi, plus embaucher, mieux payer, mieux équiper nos sapeurs-pompiers, avoir le bon modèle territorial. La réalité est là. Je touche du bois parce qu'on ne va avoir des feux qui commencent de plus en plus tôt et jusqu'à plus en plus tard.
On résiste bien et on aide nos partenaires. Sur la canicule, c'est la même manière. C'est-à-dire qu'on est en train d'adapter, et ça, c'est un énorme défi, nos établissements hospitaliers, nos EHPAD pour les anciens, nos écoles. C'est tout un plan que je lance et je l'annoncerai demain. On va faire un plan de rénovation de nos bâtis scolaires en lien avec les mères. Et là, le but, c'est de rénover pour le bien-être de nos enfants et de nos enseignants, mais de le faire pour, justement, se protéger des conséquences de la canicule et avoir des bâtiments qui font face à des situations thermiques qu'on connaît aujourd'hui. Et ça, c'est sur des conséquences qu'il faut gérer.
Donc ça, c'est tout le volet. Sur les causes, c'est le changement climatique. Alors ça, c'est tout le volet, puisque vous partez de là, je dis, nos sociétés doivent faire face à ce qu'on appelle l'adaptation. C'est un investissement, parce qu'on va vivre avec ces dérèglements. Après, les causes profondes, c'est le réchauffement. Et donc pour ça, qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit réussir à moins émettre et mieux préserver notre biodiversité. Le combat jumeau, c'est ça.
Et sur ce point précis, est-ce que vous avez des nouvelles mesures ? Ce que l'on sait, ce que disent les scientifiques dans un consensus quasi unanime, même unanime aujourd'hui, c'est que ces épisodes qu'on a vus l'an dernier, qu'on a vus encore cet été, vont se reproduire, vont s'intensifier avec le changement climatique. Donc l'enjeu, il est bien là. On est d'accord là-dessus. C'est l'enjeu de prévenir en luttant contre le changement climatique. Est-ce que vous avez des mesures prévues dans les prochaines semaines pour prévenir justement ?
Alors, c'est un ensemble. La France, c'est le choix que j'ai fait, l'engagement que j'avais pris, va se doter d'un plan d'ensemble. D'abord, ces dernières années, nous sommes revenus dans notre trajectoire. C'est-à-dire qu'on a deux fois plus réduit que durant les cinq années qui précédaient nos émissions de CO2. La France, on est dans quelle situation ? On est parmi les pays d'Europe qui ont le moins d'émissions de CO2 par habitant. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a... Parmi les pays développés. Parmi les pays développés.
Pourquoi ? Parce que sinon, on est parmi les pays les plus pollueurs au monde dans l'historique.
Alors, quand on regarde les choses dans l'historique, c'est tout à fait vrai parce qu'il y a eu la révolution industrielle. La France, parce qu'elle a opté pour le nucléaire pour produire son énergie et que le nucléaire représente un peu plus de 70% de la source de production d'électricité, eh bien, produit son énergie en utilisant et en émettant beaucoup moins de carbone que les autres. Bon. Donc, je le dis juste par rapport à nos voisins, on est, nous, avec les pays du nord de l'Europe, ceux qui produisent le moins de CO2 par habitant. Maintenant, quel est notre objectif ? C'est de le réduire drastiquement d'ici à 2030 et d'arriver à la neutralité carbone d'ici 2050.
Donc, ça, c'est la planification écologique qui a été présentée à l'ensemble des associations et des ONG à l'été, qui va être présentée par la Première ministre aux forces politiques dans quelques jours et qu'on va déployer. Est-ce qu'on est sur le droit chemin, selon vous ? Si on fait cette planification, oui.
Mais ce n'est pas un chemin spontané. Et comment est-ce que vous expliquez que le Haut Conseil pour le climat, que vous avez créé en 2018 pour justement évaluer votre stratégie et la stratégie du gouvernement sur le climat, eh bien, cette même instance, il y a encore quelques semaines, c'était tout récent, c'était au mois de juin, il me semble fin juin, le rapport a été remis à Elisabeth Borne, estime que, eh bien, certes, il y a des évolutions, mais ces évolutions, elles vont beaucoup, beaucoup trop lentement pour s'en sortir et ne pas foncer dans le mur.
C'est sur la base de leur analyse qu'on va présenter la planification qui arrive. Et pour vous représenter les choses, jusqu'à 2018, 2013-2018, on a baissé un certain rythme qui était insuffisant. Ensuite, les 5 ans qui ont suivi, on a été 2 fois plus vite. Eh bien, les 5 ans qui sont devant nous, il faut aller encore 2 fois plus vite. 2,5 fois plus vite, selon le Haut Conseil. Donc, je vous confirme que... Selon le Haut Conseil. Il faut complètement changer de vitesse et de la nature de nos efforts. Et donc, pour ça, il n'y a pas une solution unique et miracle. Il faut porter l'effort dans tous les domaines. Donc, de manière très simple, qu'est-ce qu'on va faire ?
1, il faut électrifier les pratiques. Et donc, partout où on utilise du fossile, il faut passer à l'électrique parce que nous, on a une chance. C'est que notre électrique, comme je le disais, on ne le produit pas avec du carbone. Ça n'a pas de sens dans les pays où on fait de l'électricité avec du charbon.
Ce n'est pas le cas chez nous. Et justement, très bon exemple, si vous le permettez, sur la question des mesures qui peuvent être mises en face. Oui, je vais y venir, mais allez-y. Mais sur la question de... Parce qu'on parlait de l'énergie, on parlait des transports. C'est effectivement un enjeu de sortir des énergies fossiles pour aller notamment sur l'électrique parce que, comme vous le dites, on émet peu de CO2 aujourd'hui en France parce qu'il y a le nucléaire, l'énergie nucléaire, qui permet de ne pas produire trop de CO2. Sur ce sujet, très précisément, je pense que c'est un bon exemple de mesures qui pourraient être mises en place et qui sont revenues dans les questions des abonnés.
Donc, je me permets de la poser. En Allemagne, depuis le 1er mai, je pense que vous l'avez suivi, pour 49 euros par mois, en plus des métros, des bus, etc. Vous avez accès, pour 49 euros par mois, à tous les trains en illimité, tous les trains de région, hors TGV. Et pour le reste, tous les trains. C'est un immense succès. Il y a plus de 7 millions d'abonnés à ce service-là. On voit que c'est quelque chose qui encourage finalement les personnes à délaisser l'avion typiquement, qui évidemment émet beaucoup plus de CO2 au profit du train, de créer des sortes de vacances alternatives, si on peut dire ça comme ça, qui forcément sont moins coûteuses. et donc aussi plus intéressantes.
Est-ce que c'est le genre de mesure, vous comptez le mettre en place en France ?
Alors oui. Je suis simplement revenu parce que c'est un ensemble beaucoup plus large. Ce n'est pas avec une mesure comme ça qu'on règle le problème du tout.
Mais c'est un exemple. Parce qu'à la fois, c'est large et donc il faut rentrer dans le détail.
Je pense que c'est important de se donner après les masses pour voir où sont les taux d'effort. Parce que souvent dans ce débat, je le dis, on s'est perdu sur des micro-exemples et on a perdu la photo d'ensemble et les vrais points d'effort. En même temps qu'on s'est mis trop large, on risque de ne pas aller dans le concret. Non, non, mais moi je vais aller dans le concret surtout, ne vous inquiétez pas. Sur celle-ci par exemple. Ça reste aussi longtemps que vous voulez. Donc je vais vous dire, un, oui, j'y suis favorable et j'ai demandé au ministre des Transports de lancer avec toutes les régions qui sont prêtes à le faire le même dispositif.
La réalité chez nous, c'est que c'est les régions qui ont la tarification de leurs billets qui font leurs billets. Toutes les régions qui sont prêtes à le faire avec l'État, banco.
Là, il y a un tour de table avec les régions et si c'est le cas, on aura un service similaire en France dans les prochains mois.
Le ministre des Transports comme la Première Ministre porte cette idée. Deux, la Première Ministre l'a annoncé, on met en place un passe-train pour tous les jeunes qui se mettent au service national, universel, au service civique pour pouvoir justement utiliser le train beaucoup plus simplement. Et trois, on a surtout acté cette décision, partout on avait des lignes de TGV là qui expliquent de faciliter le transfert modal et de plutôt passer à l'avion vers le train en fermant certaines lignes d'aviation. Si on regarde, je prends deux pas de recul parce qu'il y a des trucs très concrets qu'on va faire. Qu'est-ce qui fait qu'on va moins émettre de CO2 et préserver la biodiversité ?
Parce que les deux combats, je ne veux pas qu'on perde de vue la biodiversité qui est aussi importante parce que les forêts sont des puits de carbone et des trésors de biodiversité comme nos océans. Et forêt et océan sont deux très grands combats pour nous qu'on porte au national et à l'international. Nous, qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit donner le coup d'accélérateur sur la rénovation thermique des bâtiments. On a fait un million de rénovations thermiques et donc là, dans la planification, on va lancer de nouveaux instruments et aider à accélérer et intensifier cet effort sur la rénovation thermique. Qu'est-ce que ça veut dire ? Encourager tous ceux qui peuvent à faire des travaux.
Sous quelle forme ? C'est simplifier les aides et c'est les accroître. Et la deuxième chose, c'est mettre des contraintes à certains propriétaires qui ont des logements qui ne sont plus du tout en état, où il y a énormément de gaspillage énergétique parce que c'est à la fois pas écologique et pas juste. Les gens qui vivent dépensent beaucoup. Et donc, au moment où ils les vendent, où ils changent de locataire, de devoir faire les travaux pour faire ce changement. Donc là, il y a tout un travail sur le logement qui est à faire avec là aussi des innovations qui permettent de le faire de manière beaucoup moins coûteuse qu'avant.
Deuxième point, c'est de développer massivement, et ça, j'y reviendrai, les pompes à chaleur qui sont un instrument qui, à côté de l'électrification, de manière très concrète, donc on veut développer un système et une filière française de pompes à chaleur, déployer leur mise en œuvre parce que c'est quelque chose qui permet justement de réduire la consommation et de réduire les émissions de CO2. Trois, c'est les transports. Et les transports, vous l'avez très bien dit, le but, c'est d'aller vers plus de transports collectifs, en particulier dans les zones urbaines. Et ça, dans quelques semaines, je présenterai un peu la carte des projets qu'on a retenus, c'est les fameux RER métropolitains.
C'est de se dire, dans nos métropoles, certaines ont commencé, d'autres sont plus en retard, il y a des différences, on met le paquet pour investir et pour déployer justement des réseaux électriques, parfois avec des connexions hydrogènes, pour justement avoir des connexions et faciliter l'abandon du véhicule individuel, aller vers le collectif, avoir une politique préférentielle en termes de tarification et inciter tous les habitants à se déplacer par ces solutions qui seront intégrées. Et une question très claire sur ce point-là,
une question tout de même sur la question des transports, vous le savez évidemment, sur la question des voitures par exemple, on a des bonus, des malus qui existent. De la même façon aujourd'hui sur les transports en commun, alors si on peut utiliser le terme de transport en commun, les trains et l'avion, le ressenti aujourd'hui, et ce n'est pas qu'un ressenti, c'est que sur certaines destinations, le train coûte plus cher que l'avion, c'est vrai. En plus de ça, souvent il est plus long, alors ça peut être plus confortable parce que c'est plus sympa de partir depuis le centre-ville ou autre, mais ça coûte plus cher souvent et c'est plus long.
Et je parle de bonus-malus parce qu'il y a aussi un ressenti que l'avion finalement est une forme de mode de transport épargné par rapport au train, c'est-à-dire que typiquement, l'avion, le kérosène n'est pas taxé, c'est quelque chose qui a été appliqué dans d'autres pays. Certains pays ont appliqué une taxation sur le kérosène sur les vols nationaux parce que c'est autorisé, on peut le faire sur les vols nationaux. Qu'est-ce qui fait qu'il n'y a pas de taxation sur le kérosène alors qu'on sait que l'avion est infiniment plus polluant que le train ou d'autres ? D'abord,
la France est un des pays qui taxent le plus son aviation. Je pense qu'il ne faut pas se tromper quand on dit ça. Et sur le kérosène ? Non, mais la vérité, c'est qu'on veut avoir un système qui reste... On peut le bouger si on le bouge au moins à l'échelle européenne voire internationale. Bon. La deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui, nous, on crée toutes les incitations, on a fermé certaines lignes. C'est une des conséquences de la consommation climat. De moins de 2h30, si me semble. Exactement. Et donc, ça, c'est un point qu'on évolue. Troisième chose, nous, on a mis en place la taxe pour les billets d'avion pour financer le développement. Et donc, on taxe justement nos acteurs.
On va taxer aussi les concessions aéroportuaires. Ça va retomber sur les compagnies. Donc, ce serait faux de dire qu'aujourd'hui, il y a un avantage fiscal pour les acteurs de l'aviation. Il y a même... La France taxe plus que beaucoup d'autres voisins son aviation.
Derrière ça... Comment on explique qu'on termine avec un billet de train qui est beaucoup plus cher qu'un billet d'avion et que... Parce que pendant des années, je vous dis,
le billet d'avion, s'il n'y avait qu'un seul acteur, il serait aussi cher que le billet de train. Ce qui s'est passé, c'est qu'on a eu des économies très différentes pendant des années, qu'on a des acteurs low cost qui sont rentrés dans le système de l'aviation et qui sont venus casser les prix sur certains billets. Mais l'État peut réguler. Non, mais on régule, mais on est une économie ouverte. Et que du côté... Mais il peut réguler tout de même. Et que du côté du transport ferroviaire, il n'y avait pas de réforme et pas d'ouverture. Là, il y a une petite révolution ferroviaire qui est en train de se faire. D'abord, on a changé le système ferroviaire. On l'a modernisé.
C'est la réforme de 2018. Il y a eu des grèves, j'ai eu beaucoup de critiques, mais j'entends tous les gens qui disent qu'il faut aller vers le ferroviaire. C'est aussi beaucoup de gens qui n'ont jamais eu le courage de réformer le système. Or, le système ferroviaire, pourquoi c'était cher ? Parce qu'on ne faisait pas de réformes, parce qu'on avait un système de retraite qui, objectivement, était plus soutenable, parce qu'on avait un système qui n'était pas efficace. Donc, on ne peut pas dire d'un côté je défends un système inefficace, mais je suis pour l'écologie. Non. Donc, moi, je suis cohérent. Ce n'est pas mon cas. Non, non, non, je ne dis pas vous, mais je dis beaucoup de commentaires.
C'est une question qui arrive souvent qui est très concrète. Je dis juste, moi, je suis cohérent.
Moi, je suis cohérent. Le système... L'aviation, il y a un acteur français qui est Air France. Il a été concurrencé par beaucoup de low cost, ce qui crée la situation que vous évoquez. On a régulé, mais jusqu'à un certain point. Et la France a plus taxé que ses voisins les billets d'avion. Maintenant, pourquoi il y a ce différentiel ? Parce que du côté du ferroviaire, il y avait beaucoup moins de concurrence et un acteur qui n'était pas assez efficace. On a fait la réforme de la SNCF. On est plus efficace. On a des cheminots qui sont formidablement engagés dans cette transition. On va aller vers du mieux en mieux. On investit sur les infrastructures.
Pourquoi ça marchait moins bien et c'était plus cher ? Parce que pendant des décennies, on avait sous-investi sur les infrastructures ferroviaires. Depuis 2018, on réinvestit massivement en parallèle. On a encore du boulot là-dessus. Ça, c'est la responsabilité de l'État, pas des régions. À côté de ça, on veut unifier, avoir une politique tarifaire mieux disante. C'est ce qu'on va faire avec les régions en allant vers un pass, un tarif unifié. Et maintenant, qu'est-ce qu'on doit faire justement derrière, si on veut être cohérent aussi, c'est permettre à d'autres acteurs qui sont moins chers.
On a certaines lignes qui sont ouvertes à d'autres acteurs européens qui sont parfois moins chers et qui arrivent sur notre réseau et qui rendent le travail attractif. Qu'est-ce qu'on fait en parallèle de tout ça ? Il y a une responsabilité. Beaucoup de gens se disent je préfère prendre le train. À mesure qu'on fait ces réformes, ça se rapproche. Ceux qui ont le moyen de le faire essaient de le faire. Oui, mais on rapproche de plus en plus. Mais en parallèle, il faut décarboner l'aviation. Parce qu'on prendra toujours des avions. Et objectivement, en plus, nous, en France... Qu'est-ce qu'on prendra autant à l'avenir ? Attendez ! Est-ce qu'on prendra forcément autant à l'avenir l'avion ?
Nous, en France, c'est une question importante. On produit beaucoup d'avions. Et moi, je serais un drôle de président à vous dire ça aujourd'hui. Alors que nous sommes un des champions de l'aéronautique et que nous produisons, je crois, environ... Enfin, une bonne partie de la flotte internationale d'un point non négligeable. Et qu'on a des grands champions et qu'on a des emplois partout en France sur ce sujet. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Non, mais attendez !
Sur ce point, il y a une question qui est très simple et qui me paraît centrale dans ce sujet. C'est que j'entends que l'aviation est un élément important en France, qu'on a des... Oui, mais je pense qu'il y a une solution écologique. Mais l'enjeu là-dessus, est-ce que réellement, pour des raisons économiques, on doit continuer à encourager une industrie qui, de fait, pollue infiniment plus que d'autres modes de transport dont on est exposé en France ?
Oui, c'est ce qu'on fait pour toutes les industries. D'abord, nous, dans notre usage, qu'est-ce qu'on va tous faire ? Et ça, c'est ça, la transition. Un, on va se poser des questions qu'on ne se posait pas avant. Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire ça ? C'est les comportements qu'on appelle de sobriété ou d'économie d'énergie. Il n'y a de toute façon pas de transition s'il n'y a pas ce premier bloc. Clair. Deuxième point, dans la transition, on doit, là aussi, décarboner. Et donc, la bataille, c'est dans cette industrie, et la France va le faire dans d'autres industries où elle est championne, on décarbone et donc on investit beaucoup d'argent.
Donc, comment on fait pour que l'avion pollue moins ? À court terme, on fait de l'innovation et on allège, justement, le poids des avions. On change la motorisation, c'est ce qu'on fait avec nos grands acteurs comme Safran, que j'ai été visité il y a quelques mois, et on change la nature des carburants. Avec ce qu'on appelle... Attendez, c'est très concret ce que je dis, c'est maintenant. Oui, mais ce que disent
les scientifiques aujourd'hui, ce que disent, et je me permets, c'est pour ça de le dire, ce que disent l'intégralité des scientifiques aujourd'hui, c'est qu'on ne peut pas attendre une innovation d'un point de vue de l'avation pour s'en sortir. Je ne suis pas en train de dire que l'innovation cachée, je suis en train de vous dire. Le schéma, il est là. Mais l'enjeu...
Ce que je suis en train de vous dire, c'est ce qu'on fait là, ce n'est pas une innovation. L'enjeu, c'est qu'on réduise nos coûts.
Je vous relais simplement ce que disent les scientifiques sur le sujet. Ce que disent les scientifiques, le rapport du GIEC, le Haut Conseil sur le Climat, c'est qu'il y a peut-être une modernisation qui est possible, on est d'accord de l'aviation, il y a sûrement des progrès déjà qui sont en cours. Pour autant, ce que disent l'intégralité des scientifiques sur le sujet, c'est que ça ne suffit pas et qu'il faut baisser progressivement l'utilisation de l'aviation.
Il y a un consensus scientifique. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut parler après de la planète. Là, je suis sur la France. Sur la planète... Non, mais on peut agir en France. Bien sûr, mais c'est ce qu'on fait et on agit massivement. Et nous, on est sur notre trajectoire et on va tenir nos objectifs grâce à cette planification. Mais comment est-ce qu'on réduit les... Mais en désumant, c'est totalement faux de dire si nous, on faisait ça simplement en franco-français, si les autres ne le font pas. Donc, c'est un effort mondial. Mais nous, qu'est-ce qu'on doit faire ? Je reviens à l'industrie aéronautique. Si on veut réduire les émissions. Un, il faut des avions plus légers.
C'est ce qu'on est en train de faire. Deux, il faut des moteurs qui consomment moins ou qui, à performance égale, consomment moins ou qui se transforment pour moins émettre. C'est ce qu'on est en train de faire. C'est les moteurs qu'on développe aujourd'hui. Trois, il faut changer de carburant. Et donc, on est en train progressivement de sortir du kérosène. Et entre maintenant et 2030, quel est notre objectif ? C'est d'intégrer progressivement ce qu'on appelle les SAF, qui sont donc nos carburants durables qu'on met dans les avions avec le kérosène et de passer d'ici à 2030 à 50% de SAF. Quatre, ensuite, c'est de passer à l'avion hydrogène et électrique.
Et donc, oui, on est en train de faire ces innovations. Et ça, c'est du post-2030. Donc, il y a une courbe sur l'aviation. Et donc...
Mais il y a un enjeu de réduction de l'utilisation même de l'avion.
C'est ce que je vous dis... Il va falloir qu'on passe au sujet suivant parce qu'autrement, on est à pour... Non, non, non, mais c'est hyper important. Mais ce que je suis en train de dire, c'est que la France, elle a un plan. Ce plan, on l'a présenté début juillet, il va être présenté aux forces politiques et moi, je vous le présenterai là dans quelques semaines. Ce plan, il touche tous les secteurs. Et c'est faux de dire si on se fait très mal sur un secteur, on va y arriver tout seul. Non. La France, c'est 1% des émissions mondiales. On va faire notre part.
Et il se trouve que nous, qui émettons moins de CO2 par habitant que beaucoup d'autres pays européens, on tient notre part ce que ne font pas nos voisins.
Mais on ne remplit pas les objectifs que les scientifiques ont établis
pour s'en sortir. Pardon ? À date, on les remplit. On est en retard selon les scientifiques. Non, les scientifiques nous disent si vous voulez remplir sur les 5 années à venir, vous devez faire plus que...
2,5 fois plus que ce qu'on fait aujourd'hui. C'est ce que je vous dis.
Je suis hyper transparent. Moi, vous l'avez dit vous-même, j'ai créé une instance pour évaluer. Et elle nous dit que c'est insuffisant. Mais parce qu'elle nous dit si vous voulez réussir en 2030, c'est pour très bien que je me fatigue à faire un plan là. Je ne suis pas en train de vous dire qu'on continue pareil. Mais donc, c'est le logement. C'est le train. C'est aller vers plus de véhicules hybrides et électriques. Et donc, c'est la révolution de la voiture. C'est l'avion. Et là, je suis totalement d'accord avec vous. Il faut un peu réduire la consommation. Il faut beaucoup moderniser. Donc, c'est un ensemble. Mais ce n'est pas simplement dire on va tous arrêter de prendre l'avion.
Moi, je ne suis pas là-dessus. D'autres que je respecte beaucoup sont là-dessus. Ce n'est pas mon cas. C'est décarboner notre industrie. On sait que l'industrie, c'est une part non négligeable des émissions. On en a parlé un peu pour l'aviation. Mais les ciments... Évidemment, il y a le même sur tous les sujets. Là, on a lancé un très grand plan et on a dit les principaux sites émetteurs on décarbone et on les fait passer du gaz ou du charbon à l'hydrogène, etc. Et on y va.
Je me permets de passer parce qu'on a passé plus de la moitié de l'interview sur une thématique. Il en reste plusieurs et je voudrais qu'on les aborde aussi.
On a un jour de rentrée aussi. Est-ce que je peux juste dézoomer deux secondes de cette affaire ?
Très rapidement pour qu'on puisse aborder les autres sujets qui sont aussi importants ?
C'est que nous, on se bat et je crois, je pense que c'est un combat générationnel et c'est notre responsabilité et je vous le dis, on sera au rendez-vous de nos résultats. Et ça va demander un effort à tout le monde mais il faut que l'effort soit proportionné. Il faut que chacun comprenne l'effort que fait l'autre. Donc, personne ne sera exempt de la transition. La France, c'est à peu près 1% des émissions. Nous, on fera notre effort. Si on veut que la planète s'en sorte... C'est plus que ça si on prend en compte les importations mais il ne faut pas ce sujet... Vous avez raison.
Non, mais ce qui est très important de comprendre, c'est où est le cœur de la bataille internationale parce qu'on fait partie des pays leaders sur ce sujet. Le cœur de la bataille, c'est quoi ? La sortie du charbon, la sortie du pétrole. Si on arrive à ce que les grands émergents sortent du charbon, une bonne partie de la bagarre est gagnée. Et donc, moi, j'ai un objectif et je reprends les termes du Haut Conseil pour le Climat et de sa présidente. Charbon 2030, pétrole 2040, 2045. Si on arrive, et nous, là, on va se mettre sur cet agenda d'ici à la fin de l'année, à aller sur cet objectif, nous, on y arrivera pour le charbon grâce justement aux renouvelables et au nucléaire.
Et on va se mettre en place pour le faire sur le pétrole, ce qui est un très gros effort. Je veux le plastique et sur les autres choses. On est extrêmement tard, je me permets d'avancer sur le sujet. Oui, mais c'est hyper important le sujet. Et donc, il ne faut pas sortir, il ne faut pas juste perdre de vue qu'on a cet immense objectif charbon-pétrole pour les décennies qui viennent, dès maintenant, et qu'on va le porter à l'international et que la France est leader sur l'agenda forêt et océan.
On a lancé le One Forest Summit qui est clé pour la biodiversité et le carbone et pour protéger les forêts primaires parce que tout ce que je suis en train de dire pour la France ne vaut pas si on laisse déforester l'Amazonie, le bassin du feu ou la forêt des îles du Sud-Est et protéger nos océans.
Je me permets vraiment d'avancer parce que je vois que le temps file. J'ai passé beaucoup plus de temps que ce que j'avais prévu initialement sur ce sujet-là. En même temps, il me paraît essentiel. Je pense que vous serez d'accord sur ce point-là. Il faut qu'on parle aussi d'école, de collectivité et de char. Mais justement, c'est pour ça. On a passé beaucoup de temps sur ce sujet d'environnement qui, mine de rien, est un sujet important. Très. Sur la rentrée. On rentre sur la question de la rentrée. Effectivement, on est le lundi 4 de septembre, jour de rentrée.
Mais avant même de parler de la rentrée, on va parler plus de rythme scolaire et donc peut-être un petit peu de la question des vacances si vous le voulez bien pendant un instant. En effet, il y a eu un certain nombre de déclarations qui ont été faites ces derniers jours et ces derniers mois. Un sujet important, c'est la question des vacances d'été. Vous avez évoqué une idée d'une refonte des vacances d'été. Est-ce que les prochaines vacances d'été, dans les années à venir, ou d'ici la fin de votre quinquennat, seront plus courtes que celles que l'on connaît aujourd'hui ?
Alors, d'abord, ça, ça doit se concerter. Mais moi, je souhaite qu'on ouvre cette question des vacances ou plutôt du temps scolaire dans l'année. L'école, ça sert à passer des... On y reviendra, mais c'est quoi la mission de l'école ? C'est hyper important. Transmettre des savoirs. Transmettre un esprit critique, des valeurs, faire des républicains et donner la confiance, permettre de travailler et acquérir, ce faisant, donc, à mes yeux aussi, faire du sport, des activités artistiques, etc.
Quand on regarde la France, on a des programmes plutôt chargés par rapport aux voisins, mais je ne compte pas les alléger parce qu'on veut revenir aux fondamentaux et remettre plus de fondamentaux et mieux les évaluer parce qu'aujourd'hui, on a trop de jeunes qui arrivent en... trop d'enfants qui arrivent en CM2 qui ne savent pas assez lire, écrire, compter. Du coup, ils arrivent en sixième, ils se perdent. C'est là qu'on a le décrochage scolaire. Simplement, est-ce qu'on a les meilleures conditions pour apprendre ? La réalité, c'est non. Parce qu'en fait, on concentre le temps scolaire sur quelques jours.
On perd du 8h-18h en une journée ou des...
qui fait qu'on a moins de sport, d'activité éducative, d'activité artistique. Or, c'est très bon pour le développement, pour la confiance en soi et on apprend mieux. Et à l'inverse, on a des vacances, même je vois par rapport... Vous êtes beaucoup plus jeune que moi, mais moi, quand j'étais à l'école, on n'avait pas deux semaines à la Toussaint. On n'avait pas deux semaines à Pâques. On a accru toutes ces vacances intercalaires et on a des vacances d'été qui sont beaucoup plus longues que les copains et surtout, en fait, qui sont plus longues que ce qu'on dit. Parce que la vérité, c'est comme le brevet des collèges puis le bac qui sont organisés souvent dans l'établissement.
Qu'en juin et pas début juillet, en général, mi-juin, c'est bien plus calme. En juin, que ceux qui ont vraiment l'école complète, enfin le collège ou le lycée complet, lèvent le doigt. Je peux plus les découpés pour ça à l'époque. Mais une question... Moi, qu'est-ce que je dis ? Je veux que nos enfants et nos adolescents apprennent mieux. Donc, on doit ouvrir ce sujet. Donc, j'ai dit au ministre et ce n'est pas qu'un sujet vacances. C'est pour ça que je le remets en perspective. C'est une question de rythme de la vie étudiante. Premier sujet. Immense sujet que je veux dire pour les parents et les jeunes qui nous écoutent. Le sujet remplacement. On en va en parler.
On va voir les vacances et les enfants. Mais juste à question de rythme. Deuxième sujet. Donc, moi, je pense qu'il faut repenser les vacances et le temps pour pouvoir avoir plus de temps de sport, de culture, de repos et de devoirs dans l'année.
Quelle forme ça peut prendre ? On a juste là-dessus sur ce sujet, on a des modèles en Allemagne,
par exemple, où effectivement... Je trouve que c'est des modèles attractifs.
C'est un modèle que vous aimeriez voir en France ? Le modèle comme l'Allemagne où globalement, c'est quasiment des demi-journées de...
C'est pour ça que moi, je pense que c'est un système qui doit se parler, qui doit se discuter au plus près du terrain. Mais je pense qu'il faut ouvrir ce sujet. Ça ne doit pas être un tabou. Que le sujet des vacances est un sujet, pour apprendre mieux, qui doit être ouvert. Que c'est ce qui permet aussi à nos enseignants, parfois, d'avoir moins de stress. Il faut mesurer que les enseignants, il y a souvent beaucoup de caricatures qui sont faites. Préparer les cours, corriger les copies, c'est beaucoup de travail. Les enseignants ne travaillent pas que dans le temps devant les élèves. Et donc, ça leur prend aussi beaucoup de temps.
Si on leur permettait de mieux travailler dans l'année, ce serait à mon avis mieux. Mais surtout, les élèves apprendraient mieux si on repensait ça. Je veux vous dire une chose, on parlait d'inégalités. On va en parler aussi. Les grandes vacances, c'est la pire des inégalités. Parce que quand vous êtes d'une famille qui vous fait faire de devoirs de vacances, qui a une bibliothèque à la maison, qui vous fait faire du sport, qui vous envoie en voyage linguistique à l'étranger, vous revenez en septembre, vous êtes plus peu près.
Quand vous êtes d'une famille pauvre qui ne peut pas partir en vacances, dans un quartier où il n'y a pas d'infrastructures sportives, vous revenez, vous êtes généralement crevé, vous avez passé des mauvaises vacances et vous avez désappris. Et ce qui fait que vous avez, on regarde, ça a été mesuré, puisque vous me parlez beaucoup d'études, à juste titre, vous partez des faits, moi aussi. Un jeune d'un quartier populaire, il revient au 1er septembre, il n'a pas son niveau du 1er juillet, il a généralement son niveau de fin mai, mi-mai. C'est la pire des injustices. C'est pour ça que je dis, quand on a des évaluations difficiles ou autres, il faut peut-être pouvoir rentrer un peu plus tôt.
Très rapidement là-dessus, pour comprendre un peu
votre vision sur le sujet, ce que ça veut dire. J'entends que ce n'est pas un sujet seulement de vacances, évidemment, il y a les vacances, mais il y a aussi du coup les courses. Il y a un sujet de réorganisation du temps scolaire pour faire en sorte d'avoir des journées qui sont différentes. Pour visualiser un petit peu ce que vous imaginez, je sais que c'est des concertations, mais ce que vous avez, un modèle que vous avez en tête, c'est quoi ? Dans l'idéal, selon vous, la journée d'un jeune au collège ou au lycée, c'est le matin jusqu'en début d'après-midi en cours et l'après-midi de la culture ou du sport ? Je ne veux pas faire de modèle unique.
D'abord, je vais vous dire, le modèle que je vois, c'est un modèle où chaque élève à l'école primaire, ce qu'on a maintenant mis en place, fait au moins une demi-heure de sport par jour. Moi, j'espère demain une heure.
Comment est-ce qu'on fait en sorte d'y arriver ? Parce qu'une heure de sport, c'est aussi, que ce soit d'ailleurs dans le cadre des cours ou en dehors des courses.
Mais on le fait, honnêtement, si on fait ce que je suis en train de dire là, on a largement la place. Et je pense que ce faisant, qu'est-ce qu'on apprend avec le sport ? C'est pour ça que moi, j'y crois à fond. Donc là, on a mis la demi-heure, donc demi-heure en primaire, on fait deux heures de plus au collège en utilisant le temps périscolaire. Et on fait le test en sixième, l'évaluation justement sportive, conditions sportives. Pourquoi j'y crois à fond ? Un, c'est quand on fait du sport, on est bien. Deux, c'est un formidable instrument pour mieux apprendre.
Parce que quand on est un élève dissipé, un peu hyperactif, quand on n'aime pas l'école, on arrive le matin, bon courage pour commencer les maths à 8h ou 8h30. Les Finlandais l'ont fait très bien. Moi, je regarde ce qui marche ailleurs. Il y a des endroits, la classe, les élèves sont calmes, pas besoin de faire des sports le matin, il faut en faire l'après-midi. D'autres, vous leur faites faire une demi-heure même de balle aux prisonniers ou une demi-heure de rugby, puisqu'on a la Coupe du Monde qui commence la semaine. Eh bien, je peux vous dire qu'ils apprendront les maths l'heure d'après vachement mieux. Donc, le sport, ça aide à mieux apprendre. Trois, c'est un instrument de santé.
On parlait justement de prévenir. Le sport, c'est un instrument de santé. Ça prévient l'obésité. Avec la santé mentale, vous avez commencé par là, c'était un formidable sujet, un continent, et on est encore très loin de répondre. Vous l'avez bien mesuré, et je mesure le défi pour moi. Un autre immense problème de santé publique pour nos ados et nos jeunes, c'est l'obésité. Nos jeunes, c'est aussi la conséquence des écrans, par rapport à... Il y a 20 ans, sont malheureusement de plus en plus obèses. C'est le sport, la politique de prévention. Et ça permet justement d'éviter des tas de maladies.
Et plutôt que de se dire, dans 10 ans, quand votre successeur interrogera mon successeur, il n'y a pas assez de spécialistes... Parce que je serai encore là, je ne sais pas. Vous, vous serez encore là, moi non. Donc vous avez raison de me dire ça. Je n'ai pas de mandat maximum. Vous interrogerez mon successeur et vous direz, mais pourquoi vous n'avez pas assez de médecins pour encadrer l'obésité ou le diabète des jeunes ? J'espère qu'il pourra vous dire, on a moins justement d'obèses. Donc ça, c'est le sport. Et puis ça donne un cadre. Moi, je suis frappé, il y a des tas de jeunes qui n'ont pas assez de cadre, le sport en donne un. Donc moi, comment je vois...
Pour moi, c'est très flexible le système. Ça doit être... Il faut qu'il y ait... Je voudrais qu'il y ait à terme une heure de sport par jour en primaire, au moins autant en collège. Je voudrais qu'on ait des jeunes qui aient la possibilité d'avoir une pratique culturelle, tous, quelques heures justement par semaine. Le pass culture avait été annoncé...
Le pass culture est entendu dès la sixième, mais que l'éducation artistique et culturelle entre dès l'école primaire et que donc ce ne soient pas des activités périscolaires qui dépendent du choix de la famille, même si les mairies font un formidable boulot sur ce sujet, qu'on a des conservatoires, des écoles de danse, de spectacles et d'arts vivants partout en France, c'est une force, mais que ce soit dans l'école et que ce faisant, on ait un temps scolaire qui soit en quelque sorte dédié aussi au sport. plus souple et qui, parce qu'on a plus de semaines d'école, de collège et de lycée dans l'année, on a le temps de faire du sport, du temps de s'ouvrir à ces éléments.
on puisse y intégrer du sport, de l'éducation artistique et culturelle et le temps de devoir et d'accompagnement. Parce que ce sera une école où on apprend mieux et qui est plus juste.
Sur la question de l'école, donc là, on a parlé du temps scolaire et on entend votre vision sur le sujet. On verra du coup quelle forme ça peut prendre dans les prochaines années éventuellement. Un autre sujet, évidemment, qui est beaucoup revenu aujourd'hui, on ne va pas passer énormément de temps dessus, mais ça me paraît quand même important de revenir dessus, c'est la question de l'ABAIA. L'ABAIA qui est donc interdite dans les écoles depuis la rentrée. Ça a été confirmé par le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal. C'est un sujet qui concerne quelques centaines d'établissements sur plus de 59 000 établissements aujourd'hui.
Et une question qui est beaucoup revenue dans les commentaires lorsque j'ai annoncé l'interview hier, c'est la question de savoir, au-delà d'ailleurs du débat sur l'interdiction, le choix d'annoncer une telle chose au journal de 20 heures alors qu'on est une veille de rentrée qui a énormément d'enjeux. On a commencé à en voir quelques-uns qui sont présents. Le choix d'en faire une telle annonce quand on sait que ça va provoquer autant de débats, autant de réactions et peut-être masquer d'autres sujets qui concernent aussi beaucoup de monde. C'est évidemment un sujet mais l'enjeu, c'était la question notamment de la façon dont ça s'est...
Vous avez raison, mais qui est de l'œuf ou de la poule ? Il faut y répondre, il faut y répondre clairement. Ça peut être différemment qu'en faisant un JT de 20 heures pour l'annoncer. On sait quand on fait ça en général que ça provoche. C'était pas le sujet du ministre, 20 heures, mais il a été clair et je l'en félicite. Je vais vous dire, en France, l'école, elle est gratuite, laïque et obligatoire. Laïque, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nos enfants, on ne veut pas savoir d'où ils viennent, ce qu'ils pensent, de quelle famille ils sont. C'est un élément de justice parce que ce sont des républicains et des citoyens qu'on forme.
Et donc, de la maternelle jusqu'au baccalauréat, l'école est laïque. Ça veut dire qu'il n'y a pas la place pour les signes religieux. Et je pense que c'est très important. Et vous avez dans notre pays... Ça a été vécu comme une forme de stigmatisation.
Au-delà du débat sur le caractère religieux de la tenue, ça a été vécu comme stigmatisation par beaucoup de jeunes.
Vous me connaissez, je ne stigmatise personne. Ce n'est pas des sujets sur lesquels je montre du doigt. Je suis pour tous les enfants de la République qui soient dans l'école. C'est la façon dont ça a été ressenti par beaucoup de jeunes. Oui, mais qui stigmatise ? Les gens qui poussent la baïa. Ça peut être un choix aussi de certaines personnes de porter ou non. C'est un choix religieux. C'est un choix qui convie quelque chose, le fait de dire « Moi, je suis différent et je viens dans cette école comme ça. » Je le regrette. Moi, je pense que ça a été très bien fait par les directeurs d'établissement et les enseignants ce matin. Il faut discuter, il faut expliquer.
Mais je pense que c'est très important parce que l'école doit rester ce lieu neutre. Je ne sais pas quelle est votre religion, vous ne savez pas quelle est la mienne. Après, quand on est étudiant, on peut remettre un signe religieux parce que les consciences sont forgées. Mais c'est très important et c'est pour ça que d'abord, moi, j'ai assumé en 2020 de fermer des écoles qui sortaient du système scolaire les enfants et qui, en quelque sorte, les ramenaient à leurs conditions. Donc, on a des écoles qui étaient très stigmatisantes, justement, elles et qui sortaient bien souvent des fillettes de notre système scolaire. On les a fermées. Tout le monde doit être dans le système scolaire.
Public, privé sous contrat, privé hors contrat. Mais on doit respecter dans l'école publique ce principe qui est important de laïcité. Je pense qu'il est... Et au-delà de cette question de la Bayard ? On doit rester dans le respect, dans la bienveillance. Donc, moi, je pense que, un, le ministre a eu raison d'être clair. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas faire comme si on vivait dans un pays où la question était apaisée. Parce que si on n'est pas clair au niveau national, ce sont les enseignants et les directeurs d'établissements qui sont renvoyés avec la pression sur le terrain. Donc, il faut les protéger.
Parce que sinon, on dit pas de vagues et on laisse s'installer des défis à la laïcité. La loi n'est pas respectée. Dans les enjeux, l'enjeu n'était pas tant. Deux, moi, je pense que ce n'est pas le sujet le plus important. C'est un sujet où il faut être intraitable et clair et on le sera. Maintenant, il faut que tout le monde s'y range et que ce soit respecté. Il faut que les familles qui voulaient mettre la Bayard pour leurs filles ou les jeunes filles qui voulaient la mettre comprennent ce pour quoi on le fait. C'est respectueux, c'est bienveillant, c'est la laïcité française. Là-dessus, plus largement chaque année.
Il faut croire à une religion mais dans l'école, il n'y a pas de place pour ces signes. Plus largement chaque année. Le cœur de la bataille, c'est comment on apprend mieux, on transmet les vades, on fait des républicains.
Et très rapidement là-dessus parce qu'on a vu quand même que le débat était très présent et chaque année, globalement, la question des vêtements revient à la rentrée. Cette année, c'est la question de la Bayard. L'an dernier, c'était la question du crop top, donc un t-shirt court. Vous aviez déclaré au magazine Elle, je cite, que tout ce qui vous renvoie à une identité, une volonté de choquer au passage et quasi systématiquement la question des tenues des femmes qui reviennent quand même souvent sur ces débats-là en général. Qu'est-ce que c'est, dans ce cas, une bonne tenue pour aller à l'école ?
Alors ça, ce n'est pas le président de la République qui dit ce qu'il y a une bonne tenue. Vu qu'il y a des règles
qui sont fixées par le gouvernement.
Non, mais je réagissais à un problème de société. Là, pour le coup, sur la laïcité, c'est le président de la République qui en est le garant parce que nous sommes une République laïque. Après, les chefs d'établissement ont cette possibilité. Dans chaque établissement, il y a des règlements et donc il faut s'y conformer. Et donc je renvoie là pour le coup. On voit bien qu'il y a des zones. Mais non, mais non. Et qu'il y a des déclarations du coup qui reviennent. Oui, mais si vous voulez, c'est pour ça que, moi je pense que c'est une bonne chose que ce soit au niveau de l'établissement.
Vous avez des établissements, les parents mettent leurs enfants dans l'établissement, ils se conforment aux règles. Voilà, ça n'a pas été le cas.
Là, c'est le gouvernement qui a dit pour tous les établissements,
voici la règle. Parce que les chefs d'établissement, à juste titre, ont dit la pression est trop grosse sur nous. On a des parents qui nous défient. On a des gens qui veulent en fait, qui testent la laïcité. Il ne faut pas se tromper. Nous vivons dans notre société aussi avec une minorité, mais de gens qui, détournant une religion, viennent défier la République et la laïcité. Et pardon, mais ça a parfois donné le pire. On ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu l'attaque terroriste et l'assassinat de Samuel Paty dans notre pays. Et ça, c'est fait. Là, on parle de la baya, on ne parle pas de... Non, mais je ne fais aucun. Mais je dis juste, ce système est là.
Est-ce qu'un enseignant apprenait la laïcité dans son cours ? Et qu'ensuite, il y a eu cet emballement avec les réseaux sociaux et des gens qui ont ensuite commis le pire ? Est-ce que la baya...
On ne va pas rentrer dans ce débat-là, mais est-ce que la baya est réellement un... Forcément, la façon dont vous le voyez ici, c'est un parallèle qui, je pense, peut faire débat. Je ne fais aucun parallèle, moi. Le parallèle entre la baya
et l'assassinat de Samuel Paty. Non, je ne fais pas un parallèle. Je vous dis juste que la question de la laïcité dans notre école est une question profonde. Et que... Est-ce que je l'ai mise en avant en vous parlant de l'école ? Non, je pense que l'école est un sujet éminemment important pour transmettre les savoirs. Nos enseignants apprennent aussi des valeurs, dont la laïcité. Et le cadre, c'est la laïcité. Et que je n'en fais pas, moi, un principe que je brandis. Je dis juste aujourd'hui, vous avez une minorité de gens, vous l'avez très bien dit. Il y a environ 500 établissements qui sont les plus soumis à cette pression.
Mais que si le ministre de l'Éducation nationale, et moi, en répondant à votre question aujourd'hui, n'est pas clair et courageux, le risque, c'est que s'installe l'impression en France qu'en quelque sorte, nous abandonnons les professeurs aux avant-postes. Et que c'est eux qui sont en charge de ça. Et vous avez des professeurs dans notre pays qui, quand ils enseignent la laïcité, l'égalité entre les femmes et les hommes, qu'est-ce qu'il y a derrière ? C'est ça. La possibilité, le droit de caricature et autres, se font alors attaquer jusqu'au pire. Et je vous dis juste, je vous rappelle juste, que dans mon premier quinquennat, ce n'était pas il y a très longtemps, c'est arrivé.
Et le pire est arrivé. Donc, ça existe. Donc, il y a des gens qui sont capables du pire dans notre pays. Donc, on ne doit rien céder. Il ne faut pas généraliser. On a des millions de gens qui veulent vivre en paix dans notre pays. Moi, je suis pour la bienveillance et la tranquillité. Et donc, je pense que le ministre a eu raison d'être clair. On doit être intraitable. On doit expliquer, concerter. Mais on ne doit pas non plus cacher la poussière sous le tapis.
Un dernier sujet sur la question du vêtement. Et après, il y a mille autres sujets à aller évoquer. Donc, on va essayer d'avancer. Mais je suis content que ce sont des sujets qui sont importants et qui méritent aussi qu'on prenne le temps. Donc, on en a parlé ici. Sur la question du vêtement, une dernière question. Certains proposent le retour de l'uniforme. Ça ne vous aura pas échappé. Gabriel Attal, le ministre de l'Education nationale, est favorable à des expérimentations. Il a d'ailleurs déclaré ce matin sur RTL qu'il allait mettre en place des expérimentations dans les prochaines semaines ou à l'automne, déclarer, réfléchir à cette question.
Vous n'aviez pas de position arrêtée sur la question de l'uniforme. Aujourd'hui, près de six ans après, est-ce que vous avez évolué ? Quelle est votre position aujourd'hui sur le port de l'uniforme à l'école ? Moi, je suis pour être...
Comme vous l'avez dit d'abord, ça prend des proportions folles. Bon. Moi, j'étais plutôt pour que chaque établissement gère la chose. Et donc, je suis plutôt pour regarder qu'on expérimente. Alors, il y a l'uniforme, il y a aussi la tenue unique. Sans avoir un uniforme, on peut dire, vous vous mettez en jean, t-shirt et veste. Je vous regarde... Non, mais c'est pas un uniforme. Moi, ça me va. Je n'aurais pas grand-chose à faire. Je ne suis plus étudiant, de toute façon. Et donc, non, mais je veux dire par là, on peut avoir tout à fait des choses qui sont beaucoup plus acceptables aussi pour les adolescents.
La question de la tenue unique, qui n'est pas l'uniforme, qui, à mon avis, est plus acceptable, peut paraître un peu moins strict d'un point de vue disciplinaire, elle règle beaucoup de sujets. Parce qu'au fond, qu'est-ce que vous voulez ? Quel est le sujet à chaque fois qu'il y a derrière ? C'est un, la laïcité, et deux, un peu l'idée qu'on se fait de la décence, c'est-à-dire qu'on ne veut pas d'être tenu trop excentrique. On a tous connu ça. On a parfois vécu où on mettait les dernières baskets et on se faisait refouler à la porte de l'établissement parce que le chef d'établissement avait dit pas de baskets.
Donc moi, je trouve que l'approche, c'est ce que j'ai dit au ministre quand on en a parlé au début de l'été, moi, je suis favorable à l'approche expérimentation-évaluation. J'étais plutôt favorable à l'approche par établissement. Je constate qu'il y a une telle pression sur ce sujet sur les chefs d'établissement que expérimenter et évaluer permettra d'éclairer le débat public. Donc il y a des expérimentations à l'automne et on verra ce que donne ces... Mais là où je vous rejoins, qu'est-ce qu'on veut faire à l'école ? Je veux dire, tout ça, il faut le remettre dans un contexte apaisé parce que ce avec quoi vous avez commencé est juste, très juste. L'école, ça construit du commun.
C'est pour faire des citoyens, des républicains. Et on veut que nos gamins soient bien. Et donc construire du commun, et c'est pour ça qu'on transmet la même langue, les mêmes savoirs, les mêmes, c'est avoir un espace où il y a le moins de différences possibles. Et donc je pense que l'objectif qu'on vise, il faut un certain bon sens, il faut sortir des débats qui divisent. Et moi, c'est aussi pour ça que je ne veux pas que les enfants de confession musulmane se sentent exclus ou mal à l'aise à l'école. Je ne veux pas que les enfants ou les adolescentes qui voudraient mettre telle tenue se sentent exclus ou mal à l'aise à l'école. Il faut une forme de bon sens derrière tout ça.
Ce qu'on veut faire, l'objectif de la nation, c'est au fond qu'il n'y ait rien qui vous exclue et qui vous sépare. Et donc, un, on veut éviter les tenues qui vous renvoient à une religion parce que ça vous exclue, ça vous sépare et que ça ne vous met pas dans un cadre commun. Et c'est la laïcité. Deux, on veut éviter les situations qui mettent un peu de la stigmatisation sociale. Et donc, moins on a de débats sur les marques, mieux c'est. Trois, on veut éviter les tenues trop excentriques qui provoquent. D'où les expérimentations et on suivra à l'automne. Il faut sortir des débats microcosmiques et dire,
c'est construire du commun parce qu'on doit être tous ensemble dans la même classe. C'est un sujet plus large. C'est pour ça aussi que je m'étais permis d'évoquer rapidement la question de l'uniforme à la fin de cette question sur la baïa. Autre sujet sur lequel on va avancer, c'est la question du harcèlement. Un autre sujet, évidemment, très, très important. On l'a vu encore une fois dans les retours, que ce soit sur YouTube ou Instagram ces derniers jours. Ça a été aussi beaucoup dans l'actualité et pour des tristes événements. En mai dernier, l'INSEE, une adolescente de 13 ans, s'est suicidée après avoir subi une vague de harcèlement au collège et sur les réseaux sociaux.
Elle avait pourtant dénoncé justement ce harcèlement dont elle était victime dès la rentrée de septembre 2022 et sa famille avait déposé deux plaintes au mois de février et avait aussi averti la direction de son collège. Et là, je parle ici du cas de l'INSEE, mais vous l'avez suivi, je pourrais aussi parler des cas respectivement de Lucas ou encore de Thibault. Il y a un dispositif qui s'appelle le dispositif PHAR qui a été lancé par le gouvernement contre le harcèlement scolaire. Ce dispositif, il était en place au sein de cette école, du collège de l'INSEE. Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui pour être entendu ?
Bon, d'abord, sur le cas de l'INSEE, j'ai vraiment une pensée affectueuse pour toute sa famille. Sa maman qui a vu mon épouse et qui va voir d'ailleurs le ministre bientôt et ils ont vécu ce qu'il y a de pire qui est de perdre un enfant qui met fin à ses jours après une telle situation. Je ne veux pas rentrer dans le détail de la situation parce qu'il y a des enquêtes en cours et des procédures multiples, mais ce que vous dites est factuel. Il y avait eu des démarches, il y avait eu des réponses de l'école et des premières mesures qui se sont avérées insuffisantes et le dispositif PHAR était là.
C'est un combat absolument essentiel si on veut que nos enfants d'abord soient bien à l'école, puissent bien apprendre et en effet, parce que le harcèlement peut être à la cause de beaucoup de choses. Le pire, le suicide, le décrochage scolaire dans certains cas ou après, le mal-être et les situations qu'on décrivait au début de nos discussions. Donc c'est une cause absolue. Donc qu'est-ce qu'on doit faire ? Un, le programme PHAR, il faut le renforcer, renforcer, renforcer son effectivité. Il est là. On forme les enseignants, on les sensibilise, mais il faut s'assurer de manière systématique que la réponse, elle est proportionnée, suivie et qu'elle écoute.
Donc le système n'est jamais parfait et donc sans relâche. Sans relâche. À cet égard, je pense qu'on est en train de le renforcer avec des référents. Je remercie là aussi les enseignants, les responsables de vie scolaire dans les établissements, les chefs d'établissement, mais aussi on a mis en place des délégués. Donc les élèves eux-mêmes sont un peu responsabilisés sur ce sujet. Plus généralement, c'est un peu une question d'état d'esprit. Je disais dans les objectifs de l'école, il y a transmettre les savoirs, l'esprit critique et il y a la confiance. On a besoin d'avoir une école plus bienveillante. Et ça, c'est un point essentiel sur tous les sujets de société.
À côté de ça, on a nos dispositifs, ce qu'on met en place dès cette rentrée, qui je pense, dans quelques-uns des cas que vous avez évoqués, mais je ne veux pas faire par cas, peut changer beaucoup de choses, c'est d'éloigner l'élève qui harcèle. Quelle était la situation qu'on avait ? Souvent, il y avait des sanctions. Elles étaient, elles pouvaient être une exclusion quelques jours, des retenues. Mais c'est la personne victime qui a été... Exactement, c'était l'élève harcelé qui finissait par changer d'établissement. Maintenant, c'est inversé. Et donc là, maintenant, ce qu'on fait, on prend tout de suite la décision et on éloigne et on met un dispositif de suivi sur l'élève qui a harcelé.
Ça, je pense que c'est très important et c'est un changement complet d'approche. Et puis, à côté de ça, donc, un, on renforce le phare. Je pense que tous les enseignants maintenant ont conscience, mais on renforce la sensibilisation. On a mis des équipes dédiées. On met l'éloignement de l'élève qui harcèle. Et puis, à côté, il faut renforcer le cyberharcèlement. Parce que dans tous les cas que vous avez évoqués, ce n'est pas qu'un harcèlement à l'école. c'est que ça continue. Et ça continue sur les boucles WhatsApp, ça continue sur le Facebook, ça continue sur le TikTok, ça continue sur les Insta, etc.
Plus TikTok, plus des réseaux des jeunes Facebook et moins utilisés par les jeunes.
Non, non, non, je sais bien. Pardon. Mais je veux être communique. D'accord. Parce qu'il y en a qui, c'est absolument tous ces réseaux. Il y a TikTok, il y a Insta. Et il y a les boucles. Il ne faut pas oublier, il n'y a pas que les réseaux, il y a les boucles aussi. Mais il y a un enjeu de cyberharcèlement qui est important. Et donc sur le cyberharcèlement, là aussi, on a eu un très gros boulot qui a été fait avec des associations, il y a un harcèlement, etc. On a le 3018 qui a été mis en place.
Et donc là, on est en train de passer une loi qui, cet automne, va être votée, qui va permettre maintenant, si je puis dire, d'éloigner en ligne les cyberharceleurs en les interdisant de réseau pendant 6 mois, s'ils reproduisent, pendant 12 mois. Et ça, je pense, c'est aussi une mesure très importante. Parce que ça, c'est quelque chose
qui n'a pas été fait jusqu'ici en France. Donc pour bien comprendre, c'est l'idée de faire en sorte qu'une personne, auteur, autrice de cyberharcèlement qui est signalée puisse être après un signalement. Qu'est-ce que c'est-à-dire ? Elle n'est plus présente sur les réseaux ?
Donc la loi va mettre une procédure en place qui est permis grâce justement aux directives européennes, en particulier DSA que nous avons mis en place et qu'on transcrit dans la loi française. Donc la loi française va mettre en place une procédure qui va permettre contre les auteurs de cyberharcèlement de les éloigner, si je puis dire, des réseaux et de leur possibilité d'agir sur ces réseaux où ils ont cyberharcelé pendant les six mois qui suivent.
Et ça concerne les jeunes, les adultes, tout le monde. Et pour bien comprendre dans ce cadre-là la forme que ça prend, puisque c'est finalement ce que vous faites, il me semble ici, l'idée du coup d'éloigner les personnes qui font des actes de cyberharcèlement, quelle que soit la forme pour bien comprendre, qui va décider de cet éloignement ? Est-ce que c'est la justice ? Est-ce que c'est le réseau social ? Comment est-ce que cette décision ?
Je ne veux pas préempter ce que le législateur va faire, mais ce qu'on propose en effet, c'est que sur la base d'une procédure graduée, c'est que le juge puisse tout à fait le faire, mais que quand il y a des procédures de signalement et quand les autorités compétentes le signalent au réseau, ils puissent aussi le décider.
Si je résume, pour ceux y compris qui nous rejoignent, c'est une mesure qui n'existe pas encore aujourd'hui, que vous allez porter et donc on verra si elle est votée, mais votre objectif, c'est de faire en sorte que des personnes auteurs ou autrices de harcèlement puissent être éloignées des réseaux sociaux en cas de condamnation par la justice. Éloignées, ça veut dire pendant une période donnée 6 mois et 12 mois en cas de récidive. Donc, ils ne peuvent pas
recréer de compte pour bien comprendre le commentaire. Ça va être tout l'enjeu, mais on va mettre en place, c'est ce que prévoient ces directives, une responsabilité des réseaux sociaux, c'est-à-dire la personne qui est identifiée qui aura fait la procédure administrative ou judiciaire, je ne veux pas préempter la solution vers laquelle le législateur ira, sera exclu pendant 6 mois, c'est la responsabilité du réseau de l'exclure pendant 6 mois. S'ils recréent par d'autres voies un autre compte et qu'ils reprennent ses activités de harcèlement, à ce moment-là, la sanction et la pénalité ira au réseau. Donc, on les responsabilise, c'est la directive européenne qui nous permet de faire ça.
C'est la responsabilité aussi des réseaux d'appliquer cette loi si elle est votée et si elle est adoptée. Exactement. Et ils auront des pénalités s'ils ne le font pas.
Et donc, c'est une annonce importante qu'on a aujourd'hui. Mais donc,
on renforce parce que beaucoup de choses ont été faites ces dernières années. C'est un combat absolument majeur parce qu'il est terrible pour les enfants, les ados et les jeunes qui le vivent. Et donc, on ne lâchera rien.
Et on note là-dessus qu'Elisabeth Borne, la Première Ministre, a déclaré sur RTL qu'elle annoncerait un plan d'ici la fin du mois il me semble sur le harcèlement scolaire. Donc, on aura l'occasion d'autre côté d'en reparler dans les actus du jour ou dans nos autres formats. On va passer rapidement à la question du pacte enseignant. Si vous le voulez bien, c'est un sujet important que vous avez présenté avec votre ministre de l'Education nationale Gabriel Attal il y a maintenant plusieurs mois mais qui a été précisé au fil des semaines.
Je me permets de l'expliquer aussi pour que tout le monde ait le contexte et après, on va pouvoir, si vous le voulez bien, rentrer dans le détail sur le dispositif tel qu'il est. Le pacte enseignant, c'est donc, il prévoit le fait que les enseignants puissent toucher un complément de salaire en échange de certaines missions qu'ils viendraient faire. Ça implique donc de signer ce pacte et de rentrer dans ce processus-là. Les missions dont on parle qui sont possibles, c'est la question de remplacement de cours de durée de leurs collègues qui pourraient être absents, c'est la question du soutien scolaire, c'est la question de l'aide au devoir, de l'aide à l'orientation aussi.
Il y a un système de briques, on l'appelait comme ça, qui est mis en place et donc les enseignants, s'ils le souhaitent, eh bien participent à ce pacte qui a été donc annoncé. Et en parallèle, pour bien compléter le tout, on a là aussi beaucoup parlé dans l'actu, mais ça permet de faire un petit rappel. En parallèle à ça, il y a une hausse de salaire qui a été annoncée. Cette hausse de salaire pour la rentrée 2023, elle est de 125 euros, entre 125 euros et 259 euros net par mois par rapport à la rentrée 2022. Celle-ci, elle est inconditionnelle. Celle-ci, elle est inconditionnelle, elle ne dépend pas de ce que vous allez faire ou non dans le cadre du pacte enseignant.
Premier élément peut-être là-dessus, sur la question plus large de la rémunération des enseignants, on sait que c'est un enjeu pour recruter des enseignants. Selon un rapport de l'OCDE qui a effectué une comparaison entre pays, notamment pays européens, en parité de pouvoir d'achat, ce qui permet d'avoir une comparaison qui est plus juste entre les différents pays, le salaire statutaire des enseignants en France reste, et cette augmentation ne le comble pas, nettement inférieure à celui de beaucoup de nos voisins. On parlait de l'Allemagne tout à l'heure comme modèle sur la question du rythme.
Le salaire en Allemagne, par exemple, vous le savez très sûrement, c'est près de 92 000 dollars en parité de pouvoir d'achat. Autrement dit, un salaire beaucoup plus important par rapport à la France puisqu'à la France, on est en moyenne à 43 000 dollars avec ce mode de calcul. Est-ce que cette augmentation est réellement suffisante pour faire en sorte d'attirer à nouveau sur ce métier et valoriser, on va dire, ce métier qui est évidemment important ?
Alors, les enquêtes de l'OCDE, elles montrent très clairement qu'en fait, on avait un début de carrière, on payait beaucoup moins nos enseignants, on commençait à rattraper en milieu de carrière, en fin de carrière, on est compétitif par rapport aux autres dans l'OCDE et on a un niveau de retraite qui est plutôt dans la moyenne haute de l'OCDE parce qu'on a un système de retraite dans la fonction publique qui est meilleur. Donc, je dis ça parce que dans le cycle du temps, ce n'est pas pareil et ce n'est pas aussi univoque. Mais là, c'est 15 ans de carrière, 15 ans d'ancienneté pour les chiffres que j'en ai évoqués.
Et donc, c'est pour ça que ce qu'on avait besoin de corriger, c'était le début et le milieu de carrière. Ce qu'on a fait, puisque quand j'ai été élu la première fois, un enseignant titulaire, il était recruté à 1 600, 1 700 euros net par mois. Aucun aujourd'hui n'est recruté en dessous de 2 100 euros net par mois. Donc, vous voyez que l'impact a été massif.
Là-dessus, si je me permets, juste sur ce point du 2 100 euros, sur le site net du ministère de l'éducation nationale, mais il y a des personnes qui sont ce qu'on appelle stagiaires, donc qui débutent sur leur profession, mais qui font leur travail à temps plein. Ceux-ci sont en dessous. Selon les chiffres, je me permets de donner les chiffres du ministère de l'éducation nationale.
Je prends la peine de vous dire pour les professeurs titulaires en début de carrière. Mais une personne stagiaire n'est pas en début de carrière ? Une personne stagiaire est en début de carrière. Donc là, vous avez le traitement... Alors, c'est sur le site... Non, mais c'est le traitement. C'est bien ce que je dis. Donc c'est la ligne 2 qu'il faut prendre. Vous le comptez à partir de la ligne 2 ? Non, mais c'est la réalité. Parce que là, c'est pour ça que vous avez des stagiaires, qui sont en début de carrière, mais ils sont encore en formation. Donc ils sont en 1900. Mais ils sont devant des élèves. C'est tout à fait vrai.
Mais ils sont payés 300 euros de plus que des gens qui étaient à la ligne 2, c'est-à-dire qui étaient des professeurs titulaires en début de carrière. 300 euros de plus qu'au début du quinquennat.
Mais c'est des enseignants. Juste qu'on précise, y compris pour le public. Ce sont des enseignants, c'est un enseignant devant les élèves.
Ce sont des enseignants, mais ils ne sont pas reconnus comme professeurs titulaires. Et donc, ces stagiaires à mi-temps, je ne veux pas dire de bêtises, mais ils devaient être payés 1500 euros par mois il y a 4 ans. Donc ils sont passés, ils ont eu une augmentation de 400 euros par mois. Mais donc quand on dit
tous les enseignants titulaires
comme ça a été dit par certains ministres, dans l'effet, ce n'est pas le cas. Il ne faut pas dire tous les enseignants parce que les stagiaires et les contractuels sont en dessous. Donc les enseignants stagiaires qui sont en dessous, et c'est un enjeu de la facilité. Donc les enseignants stagiaires, comme vous le dites, il y en a qui sont en dessous. Et les contractuels, il y en a qui sont en dessous. C'est important aussi à dire si vous devez être exhaustif parce que les professeurs titulaires dès la première année, ils sont bien au-dessus de 2100. Les contractuels, effectivement, sont entre 1700 et 2000 euros brut selon leur niveau de diplôme. Voilà. Mais c'est un vaste sujet.
Tout le monde a été revalorisé de manière inédite. On n'avait pas fait un tel investissement depuis 1990. Bon. Donc pour que vous saviez, c'est toujours des chiffres, je ne sais pas si ça parle vraiment aux gens. Non, c'est important, c'est concret. Non, mais les chiffres macro, mais ça fait 3,7 milliards d'euros l'année dernière et cette année, à chaque fois, 3,7 plus 3,7 de revalor.
Dans un contexte d'inflation au passage,
mais qui n'a pas... Oui, alors c'est tout à fait vrai. Quand vous dites 125 à 250 euros net, ça prend l'indice et la partie inflation. Néanmoins, il y a une augmentation, en vrai, qui correspond aux engagements qui étaient pris. Donc ça, c'est la partie inconditionnelle. C'est-à-dire, la grille que vous aviez, qui était très bien fichue... On peut la remettre, si vous voulez. On peut la remettre. C'est quelqu'un qui n'a pas signé le pacte. C'est quelqu'un qui fait son service et il ne fait pas de mission en plus. Mais qui travaille déjà... Mais qui travaille, qui est devant les élèves, avec ses heures, ça dépend après de ses diplômes, etc. Mais qui fait ses heures. Bon.
Après, donc ça, c'est un point clé, mais donc on a revalorisé et on est en train de rattraper les autres Européens pour le début et le milieu de carrière. Et moi, c'est une bataille clé parce qu'il faut re-rendre ce métier qui est absolument fondamental, dont on a besoin pour nos enfants, nos adolescents, attractif. Deuxième chose, le pacte, vous l'avez dit. Moi, j'y crois beaucoup. On a besoin d'abord de reconnaître des tâches qui sont faites par les enseignants aujourd'hui pour lesquelles ils ne sont pas payés. L'aide aux devoirs, le remplacement des collègues qui ne sont pas là, etc.
Vous avez énormément de profs, d'enseignants, pardon, qui font ça, qui aujourd'hui ne sont pas mieux payés que le copain qui décide de faire son service juste. Et le pacte, c'est la reconnaissance d'un engagement. Et ensuite, on en a besoin pour faire fonctionner au plus près du terrain le système. J'insiste sur un point que vous avez évoqué, ce sont les remplacements. On a 15 millions, 15 millions d'heures d'enseignement qui sont perdues chaque année parce que sur des absences très courtes, il n'y a pas de remplacement trouvé. Alors, une partie, c'est la faute de notre système. C'est-à-dire qu'on met des formations aux enseignants dans du temps scolaire. Donc ça, on va faire le maximum.
Donc ça crée des besoins de remplacement. Pour le temps lever. Mais après, c'est parce que, alors il y a des écoles qui le font déjà. Moi, j'ai été, par exemple, dans l'Hérault il y a quelques mois dans un collège. Formidable. Ils le font en payant sur des heures sup. Les profs, ils ont en quelque sorte, vous avez vos heures d'enseignement, c'est les heures vertes. Vous avez des heures orange, c'est j'enseigne pas, mais je suis disponible pour remplacer les collègues. Les heures rouges, c'est là, je ne suis pas du tout disponible. Je vais corriger les copies ou je ne sais quoi. Et donc là, on sait chaque jour, le matin on arrive, le prof d'anglais n'est pas là.
Eh bien, on dit, la classe va être prise par le prof de maths et il se débrouille en plus.
Mais très précisément, et au-delà du fait, comme vous le dites, que le cours d'anglais peut être remplacé par le cours de maths, ce qui amène, selon les syndicats de professeurs, à certains problèmes parce que certains disent qu'on ne rattrape pas forcément un retard qu'on aurait pris en maths ou autre parce qu'il est remplacé par de l'anglais. C'est du bon sens élémentaire.
C'est que le jour où le prof de maths... Si je suis enseignant
et que j'ai que mon prof d'anglais qui est absent toute l'année
et que je suis remplacé par du maths... Alors ça, pour le coup, on le règle différemment. Ça, c'est une confusion qui est malhonnête, si on dit ça.
C'est une question qui revient beaucoup, donc je me permets
d'en régler. Les remplacements longs, on ne les gère pas pas des remplacements des collègues.
Quand j'ai dit tout le temps, j'entends pas tout le temps clamer, j'entends souvent... Les remplacements,
d'abord, il faut mesurer une chose. Durant mon premier quinquennat, je me suis battu pour qu'on améliore les remplacements partout dans l'école. Les seules absences de profs qu'on mesurait, c'est les absences de plus de 15 jours.
Quand vous avez une absence de plus de 15 jours, le rectorat envoie quelqu'un et vous avez dans tous les rectorats des professeurs qui sont justement parfois des stagiaires ou des professeurs qui sont en appoint et qui sont des collègues qui sont déployés et qui sont aussi pour certains des enseignants très expérimentés qui sont déployés dans les écoles ou les collèges ou les lycées, c'est-à-dire, c'est plus les collèges et les lycées et qui viennent faire des remplacements. Donc, si vous avez pendant 4 mois votre prof de maths qui est absent, là, le rectorat doit dépêcher un remplaçant et il y aura un enseignant en mathématiques qui viendra remplacer...
Sur le plus long terme, on est d'accord. Très rapidement, on parle des absences qui peuvent parfois être répétées ou larvées mais qui sont des absences très courtes. Et donc là, si le collègue d'anglais prend l'heure, quand le prof de maths revient, il reprend une heure d'anglais.
Très rapidement sur la question du pacte enseignant. Sur la question du pacte enseignant, très rapidement, on le redit, en plus du travail de base, plus d'heures pour certaines missions mais qui sont du coup rémunérées ce qui vient compléter le salaire. L'enjeu ici, c'est la question de la charge de travail des enseignants et des professeurs. Selon la direction de l'évaluation de la prospective et de la performance qui date de 2022, les enseignants français aux primaires et aux collèges-lycées sont parmi ceux qui travaillent le plus en Europe. Déjà aujourd'hui, sans parler donc des missions supplémentaires, on a mis un graphique.
C'est compte étant tenu des missions ?
Alors, non, c'est des chiffres de 2020-2021.
Non, mais parce que ce que je veux dire, c'est que les enquêtes, si c'est l'enquête de la DEP, c'est ça je pense, oui c'est ça.
Oui, c'est ça exactement.
L'enquête de cette direction que vous avez citée intègre ce que font, mais c'est en fait les heures dues par le système et les heures que font beaucoup de collègues, mais en fait, c'est inégalement réparti et elles ne sont pas aujourd'hui valorisées dans la rémunération.
Mais très rapidement là-dessus, quand on parle, on est d'accord sur le pacte d'enseignants dans les différentes briques, je mettrai les liens en description pour que tout le monde comprenne bien, mais on a des briques qui sont sur l'aide à l'orientation, qui sont sur l'aide aux devoirs, sur des dispositifs qui sont mis en place à partir de la rentrée pour essayer de combler les inégalités.
L'enjeu qui est soulevé par un certain nombre d'enseignants et de professeurs, c'est que, non seulement d'un point de vue de la rémunération, les enseignants doivent travailler encore plus pour gagner plus et d'un point de vue de la charge de travail totale sur ces nouvelles missions, elles soient en fait impossibles à aller chercher ou à aller faire puisqu'ils sont déjà parmi les enseignants qui travaillent le plus.
Alors, deux choses. La première, c'est la meilleure défense de la nécessité de revoir le temps scolaire dans l'année. Ce qu'on évoquait tout à l'heure. Parce que quand vous voyez ça, vous voyez bien qu'on ne peut pas être en même temps ceux qui avons le moins de semaines de temps scolaire dans l'année. Ce qui est le cas, on est parmi les plus bas. Ça, c'est une étude de l'OCDE. La deuxième chose, c'est que cette heure moyenne annuelle qui est prise en compte intègre beaucoup d'émissions, enfin même l'émission qui sont dans le pacte. Mon point, c'est de dire que devoir fait, c'est un système qui existe aujourd'hui. Le remplacement, il existe en théorie. Il est dans le code.
Simplement, aujourd'hui, le système, il repose sur une partie des enseignants et ceux qui donnent en plus ce qu'ils doivent de manière légale ne sont pas reconnus comme il faut. Et donc, c'est pour ça que j'insiste sur ce point. Le pacte ne vient pas inventer des nouvelles missions. Toutes ces missions existent. Pour certaines, je parle de remplacement.
Le pacte ne travailleront pas plus
qu'il n'y a pas. En fait, mon point, c'est de dire que les enseignants qui signent le pacte, je ne veux pas préventer parce qu'ils sont en train de le faire, mais ce sont déjà des gens qui travaillent plus que ce qu'on croit qu'ils travaillent, mais simplement, ces heures-là ne sont pas reconnues. Et c'est ce que le système doit. Dans votre 720 heures fait par l'ADEP, il y a les heures de remplacement. Donc, la réalité, c'est qu'elles ne sont pas toujours effectives et donc, nous, on les rend effectives. Donc, dans ces 720 heures, mais bien sûr, parce qu'aujourd'hui, d'abord, un, le remplacement, il doit être légalement fait.
Comment vous expliquer que vis-à-vis des parents et des élèves, on a un système qui est 15 millions d'heures non remplacées ? Deux, le système devoir fait, il existe. Les systèmes d'accompagnement, ils existent, mais ils reposent sur des enseignants qui, aujourd'hui, ne sont pas reconnus par le système et bien valorisés. Le pacte, il va permettre, donc vous l'avez dit, l'augmentation pour un prof, un enseignant qui ne prend pas le pacte, c'est 125 à 250 euros net de plus par mois de rentrée à rentrée. Ce chiffre, il va être porté à 500 euros, voire 700 euros dans le lycée professionnel de plus par mois.
C'est très clair
sur ce sujet-là
et on verra du coup l'application dans les... Quand on est dans des rémunérations qui sont autour de 2000,
je peux vous dire que ça change la vie.
Si vous le venez, on va passer à un autre sujet pour une raison très simple. Ça fait déjà longtemps qu'on parle et je me doute qu'il y a beaucoup d'étudiants qui attendent qu'on parle d'étudiants d'ailleurs et de non-étudiants mais de personnes qui...
Tout ce qu'on va faire à l'école en rentrée, je le fais hyper vite pour que vous ayez...
Tant qu'on a le temps d'aller dévoquer la suite, moi, ça ne me gêne pas. On aura le temps.
Mais à cette rentrée, on va commencer à accueillir dans les quartiers en difficulté dès 2 ans à la maternelle. Hyper important. On continue de dédoubler les grandes sections de maternelle. Vous savez qu'un autre truc dont je suis le plus fier, c'est le dédoublement dans les zones qu'on appelle REP et REP plus du CPC1. On va, entre cette rentrée et la suivante, généraliser pour la grande section de maternelle. Hyper important. On met en place plus d'enseignements de fondamentaux aux primaires, la demi-heure de sport partout aux primaires et l'évaluation CP, CE1, CM1, mais aussi au collège, 6e, 4e.
C'est sur la base de ces évaluations qu'on va pouvoir beaucoup mieux identifier les élèves qui sont très décrocheurs ou décrocheurs et les difficultés et les accompagner. On va permettre pour tous ceux qui ont des difficultés, je l'espère, d'avoir des pré-rentrées et de mieux les accompagner, plus des heures de soutien. On met en place l'éducation artistique et culturelle aux primaires. À la 6e, on va permettre de mettre en place une heure de soutien en maths ou en français pour ceux qui en ont besoin. On en a parlé dans les accès du genre. C'est hyper important.
On développera les éco-délégués, ce qui est un formidable succès de ces dernières années pour que l'écologie soit pleinement intégrée dans la formation et que nos collégiens et nos lycéens soient des acteurs de l'écologie. Et je veux en particulier sur notre objectif forêt, je vous l'annonce là, c'est un point hyper important, je veux qu'on ait dès la 6e de cette année qu'on commence à avoir des élèves qui plantent des arbres et qu'on ait cette génération où chaque collégien aura planté son arbre. On n'arrivera pas, je pense, à le faire pour l'intégralité des 6e, mais si on a chaque génération qui plante son arbre, ils vont nous aider à aller à notre milliard de reboisements.
C'est hyper important pour la Sainte-Catherine. Ensuite, je continue. Ce n'est pas ça qui inversera la courbe des émissions que vous avez fait de ça. Rien, pas plus que ce que vous m'avez dit tout à l'heure sur prendre moins d'avions. Les avions un peu plus qu'un arbre... Non, c'est tous ces gestes. Ce que je vous ai dit sur l'avion, plus j'évite un vol inutile, plus en effet je reboise. Pardon, mais... Comme vous l'avez dit, il y a des choses qui ont plus d'impact que d'autres. Oui, mais ce n'est pas juste de dire que forcément ce qui est dans le débat public a plus d'impact que ce que le président de la République vous dit. Non, ce n'est pas ce que je dis.
Mais là, en l'occurrence, c'est les scientifiques qui disent. Moi aussi, j'ai ma part du colibri. J'ai le droit et elle a autant de gueule que celle des copains. la journée à venir. C'est-à-dire qu'il y aura une demi-journée tous les 15 jours où on présente les métiers aux jeunes. Ensuite, on mettra en place... On reprend une heure de maths quelque soit les options dans le lycée. Et on fait la réforme du bac qui fait que les spécialités ne seront pas en mars. Elles sont en juin. Mais en juin. Ça, je pense que les lycéens sont au courant. On fait la réforme du parcours sup qu'on va finaliser dans quelques semaines. On n'aura pas le temps d'en parler ça aujourd'hui.
Et on fait une vraie révolution sur le lycée pro qui est une cause nationale. Un tiers des lycéens. Et on fait un changement profond grâce aux profs, grâce aux directrices et aux chefs d'établissement et grâce aux élèves.
On passe à la question des étudiants. Il y a forcément énormément de sujets. C'est normal. C'est une interview de rentrée. Merci au passage à tous ceux qui nous rejoignent si vous suivez cette interview en direct. On passe à la question des étudiants. On va aller plus largement sur la question de la jeunesse. Mais c'est la question des étudiants pour permettre à chacun évidemment d'avoir des études dans des bonnes conditions et d'accueillir tous les étudiants qu'ils souhaitent. Il y a évidemment une question de moyens, une question de budget.
Quand on se rend sur le site du ministère de l'enseignement supérieur, on apprend, c'est le ministère qui l'indique, que le budget par étudiant est en baisse ces dernières années, alors ça ne remonte pas qu'à votre quinquennat, c'était même avant ça, depuis 2014, on est en moyenne sur une baisse de 1,4% du budget par étudiant. Même la ministre de l'enseignement supérieur, Sylvie Rotaillot, a expliqué au président d'université qu'il n'y aurait pas de miracle en cette rentrée.
C'est ce qu'elle a expliqué au président d'université qui était inquiet de voir d'un côté, certes, une ambition sur l'enseignement supérieur, mais de l'autre côté, un besoin, un enjeu, une demande de réduction des coûts à l'université dans le contexte actuel. La crainte qui est très présente, ma question est un peu longue mais j'arrive au bout, est-ce que le risque-là, ce n'est pas une sélection à l'université qui ne dit pas son nom mais qui finit par s'appliquer avec des universités qui n'ont plus les moyens d'accueillir des nouveaux élèves ?
Non, je ne crois pas du tout mais je vais vous expliquer comment on y arrive. D'abord, je veux redire dans quel pays nous vivons. L'université est gratuite en France. Regardez à travers le monde, là aussi, qui est comparable. Durant mon premier quinquennat, nous avons pris en charge la sécurité sociale étudiante. C'était plusieurs centaines d'euros par an pour un étudiant. Parfois, ça dépassait le millier. Et donc, nous sommes dans un pays et un tiers de nos étudiants sont boursiers. Après, il y a une échelle selon les revenus des parents mais un tiers sont boursiers. Donc, nous avons l'un des systèmes qui socialise le plus le coût des études supérieures.
Ça, c'est une réalité et quand on parle de nos études supérieures et de nos étudiants, je pense qu'il ne faut jamais perdre ça de vue parce que c'est une force de la France, c'est une chance, mais on a aussi un modèle qui est extraordinairement généreux. Une fois qu'on a dit ça... un jeune sur quatre vit sous le seuil de pauvreté malgré cette situation. C'est tout à fait vrai mais ça montre... Pourquoi ? Parce qu'on doit avoir aussi un système plus clair. On a plus de 80% d'une génération qui arrive au bac. Quel est le but des études supérieures ? De pouvoir avoir un métier, un avenir qu'on choisit.
Or, aujourd'hui, quand je regarde les chiffres, 50% des jeunes qui s'inscrivent en licence ne vont pas se présenter à l'examen ou l'avoir. Donc, on a un énorme problème d'orientation et on a une forme de gâchis collectif. Ou de moyens mis à l'université. Non, ce n'est pas des moyens, pardon, ce n'est pas des moyens. Avec les moyens qu'on met, on doit faire beaucoup mieux. D'abord, on doit avoir de la transparence pour les élèves et les familles sur ce qu'il y a au bout d'une formation. Et pour nous, pour la collectivité. Et pour les universités. Les universités sont autonomes. Mais quand vous avez des formations qui, depuis des années, ne diplôment quasiment pas...
Vous pensez à laquelle ou auquel ? Non, je ne stigmatise personne. Je veux pour la transparence. Moi, je veux qu'on mette en place, on a commencé, la transparence. C'est exactement comme on fait d'ailleurs pour le lycée pro. Vous avez deux critères. Est-ce que les élèves ont un diplôme ? Enfin, les étudiants ont un diplôme. Est-ce qu'après le diplôme, ils ont des emplois ? Quand vous avez des formations, vous avez une minorité de jeunes qui vont à l'examen, qui ont après un diplôme et quasiment aucun qui ont un emploi. Pardon ?
Il y a un enjeu d'orientation.
Mais il y a un enjeu. C'est hyper important ce que je dis. Donc ça, c'est la révolution que j'ai demandé pour la rentrée prochaine. Et les universités avec le lycée, elles doivent faire beaucoup mieux. C'est-à-dire, elles doivent avoir le courage de dire on ne laisse pas ouvert des formations parce qu'on a des profs sur ces formations. C'est un peu ce qu'on fait parfois. Et on doit dire en face est-ce que cette formation, d'abord, elle me permet de former des jeunes et elle me permet d'avoir un emploi. À l'inverse, j'ai des formations aujourd'hui qui se passent dans de mauvaises conditions parce que beaucoup trop de jeunes s'inscrivent.
Or, on sait qu'elles permettent d'avoir des diplômes et des emplois.
Dans la question des moyens à l'université. Donc, on doit complètement
réallouer des choses. Donc, les moyens, honnêtement, on va, la ministre a eu raison de dire, on n'est pas un pays qui sous-investit sur son enseignement supérieur. On est parmi les pays. Mais il y a un coût par étudiant qui en baisse dans les années. Mais rapidement,
c'est la question de la précarité. Non, non, mais attendez,
c'est hyper important ce qu'on se dit. Le système ne pourra pas être plus efficace s'il n'y a pas d'abord un système qui fait davantage contribuer ceux qui ont plus de moyens. On est le seul. Donc, plusieurs universités sont rentrées là-dedans, y compris vis-à-vis des étudiants étrangers. Aujourd'hui, vous êtes fils de milliardaire américain, vous êtes fils de milliardaire africain, vous êtes fils de milliardaire asiatique, vous arrivez dans une université française, tout vous est payé. Il n'y a pas un pays au monde qui fait ça. Donc, on doit aussi réfléchir à comment on met à contribution les gens qui ont le plus de moyens, si on veut bien faire.
Ensuite, on doit avoir le courage de revoir nos formations et de se dire est-ce qu'elles sont diplômantes et est-ce qu'on le sont qualifiantes. Et il faut ensuite que les universités développent aussi des formations plus courtes et qui sont plus qualifiantes et de le faire au plus près du terrain. Ce qui fait la transition avec votre question sur la précarité étudiante. Parce que quelle est une des sources de la précarité ? C'est le coût de la vie. C'est justement pour le coût de la vie.
Et donc, le sujet aussi, c'est qu'on doit, en lien avec les universités, les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce, etc., développer beaucoup plus de formations courtes, c'est-à-dire qui peuvent être entre 1 et 3 ans, diplômantes et qualifiantes, dans des villes périphériques où le coût de la vie est beaucoup plus important, dans des villes moyennes.
Mais sur le coût de la vie, alors il y a des choses qui sont indépendantes quasiment du lieu où vous vivez. Un exemple important, c'est la question de la hausse des prix et de l'inflation. Alors c'est plus cher à Paris d'aller au supermarché que d'aller dans une ville moins peuplée, mais tout de même, globalement, les prix augmentent partout, on le sait. C'est pour ça qu'on a valorisé
les bourses.
C'est une question très rapidement avant de passer à autre chose, c'est la question de la bourse. C'est évidemment un dispositif majeur pour aider les étudiants aujourd'hui. Elle a augmenté de 37 euros en cette année pour tous les échelons. C'est le choix
après discussion, concertation qu'a faite la ministre.
Qui a été pris par le gouvernement. Et donc, sur ce sujet précisément, pour les plus modestes, le dernier échelon, ça correspond à une augmentation à hauteur de l'inflation, c'est-à-dire aux alentours de 5,8%. Merci beaucoup. L'enjeu qui est soulevé notamment par les syndicats étudiants, c'est que certes, l'inflation est à 5%, mais l'augmentation des prix des éléments qui sont achetés par des étudiants, notamment l'alimentation, n'a pas augmenté de 5%, mais a augmenté de 15%. Autrement dit, le retour d'un certain nombre d'étudiants, c'est que certes, il y a une augmentation, mais qui ne fait pas face à l'augmentation des prix pour un étudiant.
Alors, d'abord, c'est un sujet qui est très important. Je le redis, on est dans un pays où on accompagne beaucoup, et moi, je m'en fais ici, je pense que c'est une force. Nos étudiants, on va de toute façon évaluer et continuer de suivre. Et donc, on va regarder dans les prochaines semaines, plutôt de se battre pour baisser les prix alimentaires.
Donc, on pourrait augmenter les bourses, pas les prix des bourses. De toute façon, on ne l'aura pas
des jeunes en particulier. Moi, je ne suis pas totalement pour qu'on l'augmente pour toutes les catégories, c'est ce qu'on a fait une première fois, mais pour les catégories les plus modestes ou les jeunes qui sont les plus en difficulté, exactement, j'en souhaite, qu'on ait un geste supplémentaire. S'il y a une confirmation dans les prochaines semaines sur la question, parce que la rentrée n'est pas encore faite, s'il y a une confirmation dans les prochaines semaines sur les prix de l'alimentation, je pense qu'il faudra le regarder. Après, la bataille qu'on mène, pour vous parler franchement, c'est plutôt de faire baisser les prix. Parce que, qu'est-ce qu'on regarde ?
Nos agriculteurs, ils ne font pas des surprofits. Il faut les protéger parce qu'ils vivent déjà en grande difficulté. Mais on a quelques groupes de l'agroalimentaire qui font des surprofits qui ont passé des hausses de prix massives. Et c'est plutôt, d'ailleurs, les industriels qui sont sur les biens qu'achètent beaucoup les étudiants, les gens les plus modestes, etc. Donc là, on est dans un rapport et on prendra des décisions pour que les prix baissent. Donc, je préférerais, de manière générale, qu'on arrive à faire baisser les prix et qu'on n'ait pas besoin d'augmenter les bourses pour les étudiants, l'échelon 7 et en tout cas les plus modestes. Sinon, on le fera.
Donc, s'il y a une hausse des prix
qui se poursuit, il y aura une augmentation des bourses a priori pour les échelons les plus importants. Dans les autres éléments qui concernent la question de la précarité des jeunes, encore une fois, c'est un sujet très vaste. Ça peut être frustrant de ne pas pouvoir aborder tous les sujets et toutes les problématiques de notre génération. Mais il y a notamment la question des soins de santé. En 2023, près de 4 millions de Françaises sont victimes de précarité menstruelle. Donc, lorsqu'une femme ne peut pas se fournir en protection hygiénique par manque tout simplement de moyens. Ce chiffre-là, c'est un chiffre qui est important. C'est quasiment deux fois plus qu'en 2021.
Donc, on voit que c'est un problème qui prend de l'ampleur. En mars, il me semble que votre gouvernement avait annoncé le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les moins de 25 ans. Ma question là-dessus est très simple. Est-ce que c'est toujours d'actualité ? Et si c'est toujours d'actualité, quelle forme ça va prendre pour ces étudiantes ?
J'ai juste un micro-point parce que j'avais oublié pour ça, je recherchais les chiffres dans mon dossier. Il ne faut pas oublier les APL aussi qui ont été revalorisés de 3,5 %. Il y avait eu une baisse en début de quinquennat. 5 euros qui avaient été prises en truc. On a fait plus que les rattraper. Et là, la revalorisation, je veux bien le prendre comme un sparadrap, mais quand même, la baisse vaut nettement de la Sécurité sociale étudiante que j'évoquais. Mais là, je le rappelais, ça va en plus du reste.
Oui, l'engagement sera tenu et sur les protections hygiéniques réutilisables pour les moins de 25 ans, 25 ans compris, elles seront remboursées en 2024 en pharmacie et en 2025 sur une plateforme en ligne dédiée. Qui permettra d'acheter ces protections. Exactement. Et l'engagement qui a été pris par ailleurs puisque vous parlez de santé, de prévention. Donc ça, c'est un engagement très important sur le plan social puisque vous parlez d'engagement de prévention. Je rappelle aussi l'engagement que j'ai pris sur les préservatifs. Avec la gratuité et les préservatifs.
Jusqu'à 25 ans qui est hyper important et sur lequel il faut continuer d'expliquer, d'y aller parce que c'est un élément de prévention hyper important. Donc n'oubliez pas que c'est gratuit. Autre sujet que je vous propose d'aborder,
on approche de la fin mais rapidement. On a parlé de sujets généraux en début d'entretien, de la question de l'environnement, de la question de la santé mentale. On a parlé de la question de l'éducation. Plein d'autres sujets évidemment qu'on pourrait évoquer mais on a essayé de se pencher sur certains de ces éléments-là. On a parlé des étudiants. Il faut évidemment avoir en tête que tout le monde n'est pas étudiant ou évidemment à l'école. Et c'est justement un chiffre qui est assez important. Aujourd'hui, on estime selon les chiffres d'Eurostat que c'est un jeune sur huit qui est ni étudiant, ni en formation, ni en emploi.
Un jeune sur huit, c'est assez important, c'est 12,8 des jeunes de 15 à 29 ans et c'est un nombre qui ne baisse pas ces dernières années globalement depuis plusieurs années. Il est en train de le baisser. Alors selon les derniers chiffres de 2021, c'est stable à minima jusqu'au 2021 et on verra sur les chiffres suivants.
On est en train de le baisser. Il a le chiffre des nits qui ne sont ni en emploi ni en formation. Il a commencé à baisser même avant 2021. Je ne sais pas pour le coup quelles étaient vos sources. Alors là, c'est Eurostat avec l'apprentissage.
On passera
les chiffres là-dessus. Ce qui est un des points clés. Qu'est-ce qu'on doit faire là-dessus ? Un, d'abord, la conséquence de ce sacrifice en quelque sorte qui a fait la société où on avait trop de jeunes qui chaque année n'étaient ni en emploi ni en formation, c'est le décrochage. Donc là, c'est la bataille qu'on mène sur les savoirs fondamentaux, pour l'évaluation, pour lutter contre le décrochage avant et au collège. Et c'est tout le boulot qu'on fait sur le lycée pro parce que beaucoup de sénithes venaient du lycée professionnel où on va vers, on met en place un plan, zéro décrocheur. Ils ont arrêté leurs études au lycée
au cours de leur lycée.
Et souvent, ils les arrêtent. Pourquoi ? Parce qu'il y a un dégoût de l'école. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas bien acquis les savoirs fondamentaux et qu'on est envoyé en sixième alors qu'on ne sait pas bien lire, écrire et compter et qu'on n'a pas acquis les savoirs fondamentaux donc on est noyé et puis on conçoit un dégoût complet de l'école. Bon, donc ça, c'est tout ce que j'ai dit avant sur l'école qui va permettre de le réduire. Et la réforme du lycée pro. Deux, c'est ensuite d'aller vers ce que j'ai commencé à dire sur l'université. Pourquoi on a beaucoup de jeunes qui sont sans formation ou qui sont sans emploi ?
Parce qu'on a beaucoup de jeunes qui vont dès après-bac vers un système universitaire qui n'est pas adapté pour eux. Quand je vous dis, et les chiffres sont nos chiffres officiels, qu'on a 50% des jeunes l'examen en L1 ou sont les 50% autres ? Alors certains se réorientent, heureusement, certains vont finir par y aller l'année d'après, etc. Mais vous en perdez plein qui en fait ont des problèmes d'orientation. Donc on doit améliorer l'orientation de Rosbach. En jour d'entration, dès la 5e, vous l'avez évoqué. Oui, mais même avec Parcoursup, c'est de l'avoir boulot.
Et avoir un système qui est beaucoup plus transparent, qui accompagne beaucoup mieux humainement, ça c'est la réforme de Parcoursup, et qui est plus transparent pour arrêter avec les formations qui ne mènent nulle part. Trois, c'est l'apprentissage. Et ça, c'est la petite révolution qu'on a mis en place. C'est pour ça qu'on a quand même commencé à faire baisser les chiffres. Il y a 5 ans, on avait entre 230 et 250 000 apprentis par an. Au moment où je vous parle, on est autour de 900 000 apprentis. Et on touchera le million d'apprentis par an. Et de manière durable. Ça, c'est une révolution. Parce qu'on a dedans des diplômés, dans ce million, dans ces 900 000 aujourd'hui.
Il y en a qui étaient dans le système éducatif avant. Mais il y en a d'autres qui, sinon, étaient complètement laissés pour compte. Et ils s'insèrent beaucoup mieux. Et donc, ça permet d'améliorer progressivement le taux d'activité et le taux d'emploi des moins de 25 ans. Et puis après, on a mis en place des dispositifs d'aide, comme la garantie. Et donc, ça, c'est tout le mécanisme qu'on a mis en place d'ailleurs pendant le Covid. Le contrat d'engagement jeune. Un jeune, une solution. Merci, le contrat d'engagement jeune et autres. Mais la plateforme un jeune, une solution, c'est celle qui vous permet, quand vous êtes dans cette situation, de soumettre votre cas.
Et vous avez une réponse dédiée qui peut être une formation courte, qui peut être un contrat d'engagement jeune, qui peut être un emploi, etc.
Mais là-dessus, plus largement d'ailleurs, c'est une question aussi qui revient beaucoup. Il y a eu, alors il y a des débats depuis longtemps sur ce sujet-là, des chercheurs aussi qui se pensent sur le sujet. C'est la question de la situation des jeunes en France, en termes d'accès, y compris sur les aides qui peuvent être proposées. Vous serez d'accord avec moi là-dessus ? À 18 ans, on peut voter, on peut s'engager en politique, on commence souvent à travailler pour financer ses études à côté. Bref, on est présent dans la vie active, on est responsable pénalement, on est présent dans la vie active.
Une demande qui est présente depuis longtemps, c'est une demande de la part des syndicats, c'est la question des aides qui sont proposées, notamment pour des jeunes qui seraient sortis du circuit, qui seraient en difficulté et qui ne se retrouvent pas systématiquement avec les mêmes aides que les adultes qui auraient plus de 25 ans, par exemple. Et donc, l'un des éléments, une des questions qui fait beaucoup débat, c'est la question du RSA, la question d'élargir avec le même fonctionnement et le même principe le RSA pour les plus de 25 ans que pour les moins de 25 ans. Ce sujet-là revient souvent sur la table à chaque élection présidentielle, on l'a vu.
Aujourd'hui, quelle est votre position là-dessus et qu'est-ce qui fait que vous ne souhaitez pas qu'un jeune qui présente des difficultés pour toutes les raisons qu'on a pu voir aujourd'hui, quelles qu'elles soient, ne puissent pas bénéficier de cette aide-là ou pas de la même façon.
D'abord, on est en train de faire une réforme du RSA dans le cadre de France Travail pour davantage...
Le nouveau nom de Pôle emploi, je précise.
Le nouveau nom de Pôle emploi qui est qu'on rapproche avec les missions locales et tous les acteurs pour que ça se simplifie, c'est qu'on doit mieux accompagner celles et ceux qui sont loin de l'emploi et qui sont au RSA, mieux les former, mieux les accompagner, répondre aussi aux difficultés qu'ils ont, qui ne sont pas que de qualification, mais qui peuvent être des problèmes de logement, de transport, de garde d'enfants et aussi parfois recréer les incitations qui font que l'emploi est plus intéressant que d'être aidé. Aujourd'hui, pourquoi on a un système qui commence tous les systèmes et depuis toujours dans notre droit à 25 ans ?
Parce que jusqu'à 25 ans, on prévoit une solidarité familiale. Et donc, ce qui est vrai, c'est qu'on est dans un système où, et ça correspond aussi à la manière dont les bourses sont pensées, etc., on regarde la capacité contributive de la famille. Donc, il y a une dépendance finalement de la famille dans le mode de calcul. Oui, mais on responsabilise les familles. Et objectivement, dans un pays comme le nôtre où on est en train, on a déjà socialisé beaucoup de choses. C'est-à-dire, c'est la communauté nationale qui paye pour beaucoup. Je veux dire, elle paye votre école, votre collège, votre lycée, votre université. Elle paye une bonne partie de votre santé.
Elle paye une bonne partie des sujets du grand âge et on est en train de continuer à réformer. Est-ce que la priorité, c'est de continuer à étendre le domaine qui est à la fin payé par quelqu'un qui est le contribuable ? Moi, je pense que notre système, il est plus adapté aujourd'hui. Qu'est-ce qu'on fait ? On a un système qui dépend de votre cas. Et donc, quand vous êtes un jeune qui est dans le cas que vous évoquez, si vous pouvez aller vers l'apprentissage, on vous envoie aujourd'hui vers l'apprentissage et vous êtes payé par l'employeur avec une aide de l'État. Et si vous êtes sorti du circuit et que dans les médias, ces dispositifs ne fonctionnent pas ?
D'abord, il n'y a aucune fatalité à 18 ans, pardon, mais il faut que le système vous responsabilise. Et donc, il n'y a aucune fatalité pour dire, un, on vous amène, le système le prévoit et vous accompagne et les paye. Trois, c'est l'apprentissage qui est une formidable voie de passage pour aller vers la professionnalisation où on a simplifié, où on aide, vous êtes payé par l'employeur avec une aide importante de l'État. Quatre, si vous décrochez beaucoup plus, ce qui est le cas que vous avez en tête, là, on a mis en place des systèmes ad hoc et le contrat d'engagement jeune, je le crois préférable au RSA. Pourquoi ? Parce qu'il permet de vous accompagner, de vous former.
Ça peut se compléter. Non, mais en fait, il est plus exigeant en termes d'heures et d'accompagnement. Et honnêtement, qu'est-ce qu'on est en train de faire sur le RSA ? Sur le RSA, on est en train de renforcer les exigences et les mécanismes de responsabilité parce qu'on avait vu que le système tel qu'il avait été pensé en 1988, il avait complètement perdu la voie qui était la partie insertion, qui était, au fond, c'est un contrat. On vous donne un revenu de solidarité, mais vous devez vous former, vous devez rester dans la société, vous devez tout faire pour revenir à un moment vers l'emploi. On avait complètement laissé tomber par manque d'investissement.
On mettait pas assez de travailleurs sociaux, pas assez d'efforts et puis par désengagement. Honnêtement, c'est quand même souvent des situations dramatiques. Mais il y a un enjeu... Attendez, pour les plus de 25 ans, on est en train d'essayer de faire cette révolution, c'est-à-dire de changer complètement le RSA avec France Travail pour aller re-responsabiliser, ré-investir, remettre de l'aide qui n'est pas que de la qualification.
Mais souvent, est-ce que c'est une question de responsabilité ou est-ce que c'est une question de détresse pour beaucoup de jeunes ? On parlait de santé mentale au début,
mais les questions économiques sont extrêmement liées. On est en train de faire avec... de ramener le RSA à quelque chose qui ressemble au contrat d'engagement jeune en termes d'exigence. On a bâti... Et donc, c'est le modèle des jeunes qui est appliqué à l'échelle de tout le monde plutôt que l'inverse. Je trouve qu'il est mieux parce qu'il est beaucoup plus... Il est plus, entre guillemets, contraignant et responsabilisant. Et donc, il y avait la garantie qui existait qui était un mécanisme assez lourd. La garantie, c'était de l'argent qu'on versait aux 18-25 ans qui était dans ces situations de très grand décrochage, mais avec un engagement assez fort. Et vous estimez
que quand on est au RSA, on n'a pas la volonté spontanément, naturellement,
de vouloir un travail, reprendre ses études ou s'en sortir ? Non, je dis, il y a une palette... Il ne faut jamais faire de raccourci. Dans nos compatriotes qui sont au RSA, on a des gens qui sont chômeurs de longue durée, qui sont tombés au RSA et qui, si on leur donne un coup de pouce, la formation qui va bien, retrouvent un emploi. On est en train d'en sortir. On baisse le RSA dans plein de départements. Deux, vous avez des gens qui sont sortis depuis longtemps. Il faut les requalifier. Et ils ont besoin parfois d'une formation de 6, 12, 24 mois. Il faut la payer. Et donc, c'est ce qu'on fait avec France Travail.
Trois, on a certains nos compatriotes qui ont besoin de formation, mais qui se sont désocialisés. Parce qu'ils ont plus et qui ont du mal à se lever, ont du mal à se remettre dans des conditions de vie. Il faut les accompagner. Et ça, ce n'est pas que des formations. Ils ont besoin qu'on les aide, qu'on leur tende la main. Et ça, ce sont des travailleuses et des travailleurs sociaux. C'est l'investissement qu'on fait. Il y a des associations qui font un formidable travail. Il y a TD qui remontent beaucoup d'autres. De lutte contre la pauvreté. De lutte contre la pauvreté. Mais les missions locales. Donc ça, c'est ce qu'on intègre dedans.
Et puis quatre, on a des gens qui sont bloqués, qui sont sans solution. Je vais vous prendre un exemple très concret. Une maman solo qui est au RSA, si vous lui proposez un emploi mais qu'elle n'a pas de solution de garde, elle ne peut pas prendre cet emploi. Et donc, c'est ce que je vous disais, c'est tout le non monétaire et le non formation mais qui sont trouvés des solutions de garde d'enfants, de déplacement, de logement. Je me permets de revenir très rapidement sur... Et puis après, et dernier cas, vous avez des gens au RSA qui ne veulent pas bosser. Ça existe aussi. Vous considérez qu'ils sont si nombreux que ça ?
Je suis incapable et je crois que personne n'est capable de les chiffrer. Mais vous avez toute cette réalité. Et dans le débat politique, on attendait sans caricaturer. Donc les uns disent, il y en a zéro. Les autres disent, ils sont tous comme ça. Moi, je vous dis, c'est la réalité à peu près, je crois avoir couvert la question étant de savoir la répartition de chacun. Mais très rapidement... La question, c'est... Et c'est ce qu'on veut faire avec France Travail et c'est ce que je veux faire pour les 18-25 ans qui sont dans cette situation-là, c'est responsabiliser, aider.
Et donc, vous voyez bien que dans tous les cas que j'ai évoqués, c'est des gens qui ont besoin d'une aide adaptée qui va être parfois un peu plus de formation, parfois d'être aidé sur les enfants, parfois... Donc il faut que l'aide, elle soit quasiment cousue humain parce que le système, il est trop large. C'est pas du sur-mesure. Il faut du sur-mesure. Et à côté de ça, d'autres, ils ont besoin d'être plus responsabilisés.
Très rapidement, parce que je vois qu'il y a énormément de messages aussi.
Aucune débatte, aucune facilité. Mais il faut essayer de se dire les choses.
Il y a beaucoup de messages sur YouTube et sur TikTok. On est en direct. Sur la question de Parcoursup, vaste sujet. On a parlé de la question de la transparence et de la pédagogie et de la transparence sur ces éléments-là. Mais un élément qui est assez important, qui est peut-être plus brûlant, on va dire, dans l'actualité, c'est la question des candidats qui sont en attente d'affectation. Alors, début juillet, on n'a pas encore les chiffres là plus récents. Début juillet, si vous les avez très bien, ils étaient encore 77 000 candidats en attente d'affectation. Ça a baissé, ça a baissé. J'imagine bien. Pour autant, il y en a.
Alors là, on a des tweets qui permettent de le montrer de certains qui réagissent. 8 mois, 4 mois de la rentrée, toujours aucune admission sur Parcoursup. Ça date il y a 2-3 jours. C'était il y a 3-4 jours. À 3 jours de la rentrée, 18 jours de refusés. 9 cas de vœux en attente à 4 jours de la rentrée. Je vais vous donner
les chiffres. À 10 jours de la fin de la phase d'admission, donc d'abord, on s'améliore chaque année. Il reste 2309 candidats sans proposition. Et qu'est-ce qu'on fait pour ces jeunes ? Attendez. 500 de moins que l'année dernière. Ils sont actuellement pris en charge par des commissions d'accompagnement de rectorat. Donc en fait, là, pardon de ce terme, on les fait à la main. Donc dedans, parce que vous savez que Parcoursup, on a ceux qui sortent de terminale et puis ceux qui se réorientent. Dedans, on a 1769 bacheliers et bacheliers et 303 étudiants en réorientation. Ils sont sans affectation aujourd'hui. Exactement. Donc là, qu'est-ce qu'on fait ?
C'est les commissions dans chaque rectorat, les commissions d'accompagnement qui vont les appeler pour leur trouver une solution. Donc c'est 2000 français. Donc c'est au cas par cas pour les milliers d'étudiants. Vous serez tous appelés par les commissions d'accompagnement. On ne laissera personne tomber. On essaiera de contacter les trois personnes en question et voir ce qu'il a... Non, non, mais dites-moi, ça m'intéresse d'avoir le retour. Après, quand je regarde les choses, qu'est-ce qu'on veut faire ? Évidemment, on veut mener ça à zéro, mais on a une procédure qui déjà est beaucoup plus rapide qu'avant. En 2018, elle durait 108 jours. Maintenant, on est à 37 jours.
Donc on a des vraies améliorations. Après, c'est toujours un stress énorme pour les 2000 que j'évoque.
Et l'enjeu est le même, évidemment, pour mon master. Alors mon master, pour ceux qui ne sont pas encore là, c'est le même fonctionnement très général pour la question des masters. C'est écrit dans le nom. De la même façon, en juillet dernier, 15% des candidats étaient encore sans affectation. Est-ce qu'on a les chiffres sur les students en master ?
Non, ne le faisiez pas là, vous me faites une colle. Si vous voulez,
j'ai demandé aux équipes de vous passer les chiffres. Mais l'enjeu est forcément le même auprès de ces jeunes. Et ça me semble important d'en parler. Non, mais en tout cas,
ils seront tous accompagnés. Tout le monde sera accompagné. Il y aura une solution pour tout le monde. Et là-dessus, on est tiens. Et avec la philosophie que j'évoquais tout à l'heure.
On suivra évidemment tout ça dans les prochains jours. Dernier élément peut-être qu'on peut évoquer, la question de l'alimentation. J'aurais deux questions pour terminer peut-être cette interview. J'aurais voulu évoquer plein d'autres sujets, mais ça fait déjà quasiment deux heures qu'on parle. Le premier sujet, c'est la question de l'alimentation. C'est la question des étudiants. Très rapidement, sur ce point-là, vous aviez annoncé lors de la période du Covid 2021, si mes souvenirs sont bons, les repas à 1 euro dans les Crous.
L'enjeu était assez simple, faire en sorte que les élèves boursiers et ceux qui en font la demande s'ils sont en difficulté financière puissent avoir des repas à 1 euro au sein de ces restaurants universitaires. Deux enjeux très rapidement là-dessus. Déjà, la question de sa prolongation, est-ce que ça va être prolongé ? Et ensuite, une question de mise en place. Je me parlais de poser la question parce qu'on a eu beaucoup de retours de personnes qui étaient encore en attente, qui n'étaient pas boursiers, mais qui avaient fait la demande, qui étaient en attente, peut-être faute de personnel ou simplement de retour pour bénéficier de ces aides-là.
Est-ce qu'elles vont être prolongées ces repas à 1 euro pour les boursiers et pour les personnes dans les besoins ? Et comment est-ce que tout cela va évoluer ?
D'abord, l'alimentation des jeunes, c'est un point sur lequel on a essayé de faire d'énormes efforts. Le petit-déj à l'école, c'est un point fondamental. La cantine à 1 euro. Pour ceux qui ont des cantines. Oui, mais pour les écoles et les collèges et les lycées, c'est un point fondamental. On a 4 000 communes, je crois, qui sont engagées dans ce programme. Et je remercie les maires, mais c'est l'État qui les aide et qui contribue. Et c'est une petite révolution pour qu'on ait des enfants qui mangent bien. Et vous avez dit, on a pris ce dispositif d'exception pendant le Covid. Là, on l'a reciblé sur les boursiers. Donc, tous les élèves boursiers continueront à avoir le repas à 1 euro.
Très clair. Une dernière question que je voulais poser qui est dans l'actualité, tristement, si je me permette le terme, dans l'actualité, c'est la question des restos du cœur. C'est une question plus large, mais on sait qu'il y a énormément d'étudiants, de jeunes même, plus généralement, qui font la queue et pour avoir de l'alimentation gratuitement devant les restos du cœur. Au total, 150 000 personnes pourraient être affectées par les enjeux et les difficultés financières qu'ont l'organisation et l'association Les Restos du Cœur aujourd'hui. Alors, Aurore Berger, la ministre des Solidarités, a déjà annoncé sur TF1 lors du 20h une aide supplémentaire de 15 millions d'euros.
Mais selon le président des Restos du Cœur, 10 millions étaient déjà prévus. Donc, c'est 5 millions supplémentaires qui ont été ajoutés. Les Restos du Cœur estiment avoir besoin d'au moins 35 millions d'euros. Qu'est-ce que vous dites déjà aux Restos du Cœur ? Non, d'abord,
les Restos du Cœur sont une association qui, depuis des décennies, fait un travail absolument colossal et qui, pour beaucoup de gens, trop, est un soutien indispensable. Donc, dans le contexte, il y a cette tension, elle est claire, elle est fondamentale, donc on va être là. Donc, la ministre a annoncé une augmentation de la subvention qui était prévue et non confirmée, donc elle a à la fois confirmé et augmenté. Et notre objectif, c'est de rassembler autour de nous aussi de la solidarité privée parce que je pense que c'est la responsabilité de tous et de tous.
J'ai vu que des premiers groupes avaient annoncé aujourd'hui qu'ils venaient aux côtés du gouvernement pour donner et d'obtenir les 35 millions. Donc, c'est simple, engagement de l'État avec l'argent du contribuable et non privé pour qu'on puisse obtenir ces 35 millions dans les semaines qui viennent. Et je remercie tous les groupes privés qui accompagnent le gouvernement dans cet effort supplémentaire. On doit le faire.
On suivra tout ça dans les prochains jours. Ça va faire quasiment deux heures qu'on discute, qu'on a des échanges sur tous ces sujets-là. Merci beaucoup. Merci à vous. Monsieur le Président d'avoir pris le temps d'échanger sur tous ces sujets. Je me permets de le dire dès maintenant, d'avance à tous, dans les commentaires, que ce soit en live ou que ce soit en diffusion, c'est toujours un exercice qui n'est pas évident parce qu'on a un temps limité, alors long là mais qui reste limité. Énormément de sujets qu'on aimerait couvrir.
On aurait pu développer sur la question de Parcoursup, sur la question, évidemment, tout un tas de sujets, y compris des sujets d'ailleurs qui concernent les jeunes mais pas directement, entre guillemets, la question des retraites. On aurait pu revenir dessus. On a fait un choix, la question du handicap aussi, on a fait un choix de se concentrer sur certains sujets, notamment des sujets économiques, des sujets de santé mentale, des sujets environnementaux et d'essayer d'y voir plus clair sur tous ces sujets-là. Merci encore, Monsieur le Président, d'avoir accepté cet échange aujourd'hui.
Au passage, pour tous ceux qui sont encore sur cette vidéo-là, on postera dans la soirée, je pense, un résumé des différentes annonces ou des éléments qui ont été dits lors de cette vidéo et puis on continuera à suivre l'actualité, vous le savez, de toute façon, sur nos autres réseaux. Merci encore, Monsieur le Président, pour votre temps. Merci à vous pour votre confiance. Merci à toute l'équipe aussi qui est derrière cette interview. C'était beaucoup de travail avec mon équipe de journalistes. Il y avait beaucoup de travail. Il fait très chaud. Je pense que ça s'est senti. Merci beaucoup, Monsieur le Président. Et puis, à bientôt.
Merci beaucoup. Merci à vous
et merci aux équipes. Merci beaucoup.
Emmanuel Macron