Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 12 septembre 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & recherche

Crise du logement et APL... Le 8.30 franceinfo de Patrice Vergriete

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez les mêmes craintes que lui sur la crise du logement ?

  • 0:42RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est une crise ou un krach ce qu'on est en train de vivre ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut s'effondrer ?

  • 1:33RelanceRéponse partielle

    Véronique Bédague dit que le gouvernement est totalement indifférent à cette crise.

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que ça passe par de l'argent public ?

  • 3:03ComplaisanteRéponse directe

    Le PTZ va être réservé à ceux qui achètent un logement neuf ou ancien avec engagement de faire des travaux dans les zones tendues.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « Oui, c'est un secteur en crise, indéniablement aujourd'hui avec la hausse des taux d'intérêt, avec l'augmentation du coût des matériaux. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Parfois aussi un certain nombre de maires à l'échelle nationale qui refusent un certain nombre de permis de construire. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « On est aujourd'hui dans une panne de la construction. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Alors c'est des chiffres qui ressemblent à ceux de la crise de 2008, mais j'ai envie de dire peu importe les mots, peu importe la comparaison. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Il y a des conséquences sociales derrière, il y a des étudiants aujourd'hui qui devraient arrêter leurs études parce qu'ils ne trouvent pas de logement. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « La crise est là, les taux d'intérêt sont élevés. On ne retrouvera pas la dynamique immobilière qu'on avait avec des taux à 1%, il faut être tout à fait honnête. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Qui coûte de l'argent. Qui coûte de l'argent, qu'on a souhaité recentrer, mais dont on a élargi aussi le périmètre puisqu'on est en train de travailler aujourd'hui sur un décret qui permettra à plus de villes de rentrer dans les zones en tension. »
  • 2:52Invité politiquePromesse
    « Et bien on va réouvrir le PTZ à ces zones-là aujourd'hui. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Mais attention, tout à l'heure je parlais de zones en réindustrialisation par exemple. J'étais à Fécamp au début du mois d'août. Fécamp va, dans le décret prochain, passer dans une zone en tension supérieure. »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « En fait c'est ça. Je pense qu'il faut assumer le fait qu'on ne doit pas construire partout en France. Il y a aujourd'hui des zones où il n'y a plus besoin de logements, où il y a d'ailleurs des logements vacants en excès. »
  • 5:52Invité politiquePromesse
    « Le cap, c'est d'abord répondre à cette urgence-là. Donc on est parti sur le préatôt zéro, j'aurais pu évoquer d'autres outils sur le locatif, ou encore sur l'accession à la propriété. »
  • 6:08Invité politiquePromesse
    « Donc ça, c'est l'urgence. Le cap structurel, c'est la décentralisation de la politique du logement, remobiliser les acteurs. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « On parle souvent des meublés touristiques. On dit, voilà, les meublés touristiques, aujourd'hui, ils prennent la place de logements étudiants. »
  • 7:21Invité politiquePromesse
    « Oui, on y réfléchit, notamment la question de l'alignement de la fiscalité des meublés touristiques par rapport aux meublés ou aux non-meublés, d'ailleurs. »
  • 10:51Invité politiqueFait
    « Non, ce n'est pas vrai. Regardez, je vais accueillir 20 000 emplois à Dunkerque et on va construire les logements. On a le foncier disponible. »
  • 12:32Invité politiqueChiffre
    « La Caisse des dépôts a déjà engagé près de 10 000 logements, racheté 10 000 logements. Action Logement est en train de racheter des milliers de logements aux promoteurs. »
  • 15:18Invité politiqueFait
    « Alors aujourd'hui la question n'est pas celle des APL, le but du jeu c'est de continuer effectivement l'indexation. »
  • 16:11Invité politiqueFait
    « Les logements locatifs qui sont en DPE, alors c'est un peu technique, mais c'est la performance énergétique G, c'est un peu passoire thermique quand même, ne pourront plus louer. »
  • 20:19Invité politiquePromesse
    « On travaille avec les bailleurs sociaux. Je rencontre d'ailleurs la présidente de l'Union sociale pour l'habitat ce soir, Emmanuel Kos. On aura l'occasion d'échanger. »
  • 20:35Invité politiqueFait
    « même si le gouvernement a fait un effort considérable en gardant le taux du livret à 3%, ne l'oublions pas, aujourd'hui, effectivement, les bailleurs n'ont probablement pas les moyens de faire à la fois la rénovation énergétique, l'adaptation au vieillissement et continuer à davantage produire. »
  • 21:20Invité politiqueChiffre
    « 12% aujourd'hui des étudiants renoncent carrément à leurs études, en tout cas les études qu'ils voudraient faire pour des problèmes de logement. »
  • 23:31Invité politiqueFait
    « Oui, sans doute. Indéniablement. Je pense que quand on a les moyens de pouvoir prendre autre chose qu'un logement social, je pense que ne serait-ce que par solidarité nationale, c'est bien de le faire. »

Temps de parole

  • Patrice Vergriete72 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité6 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Patrice Zergrit. Bonjour. Vous êtes le ministre d'un secteur en crise, c'est ce que disait ici même sur ce plateau votre prédécesseur Olivier Klein. Il expliquait même que le logement allait être la prochaine bombe sociale. Est-ce que vous avez les mêmes craintes que lui ?

0:18
Patrice Vergriete

Oui, c'est un secteur en crise, indéniablement aujourd'hui avec la hausse des taux d'intérêt, avec l'augmentation du coût des matériaux. Parfois aussi un certain nombre de maires à l'échelle nationale qui refusent un certain nombre de permis de construire. On est aujourd'hui dans une panne de la construction. Difficulté pour un certain nombre de concitoyens d'accéder à la propriété, difficulté d'accéder au logement social, faute de production et de construction. Donc oui, c'est un secteur en crise bien entendu.

0:42
Présentateur

On va parler de chacune des difficultés que traverse le secteur, mais est-ce que c'est une crise ou un krach ce qu'on est en train de vivre ?

0:49
Patrice Vergriete

Alors c'est des chiffres qui ressemblent à ceux de la crise de 2008, mais j'ai envie de dire peu importe les mots, peu importe la comparaison. Après il y a des conséquences sociales. Il y a des conséquences sociales derrière, il y a des étudiants aujourd'hui qui devraient arrêter leurs études parce qu'ils ne trouvent pas de logement. C'est ça qui m'intéresse et effectivement c'est la réalité du terrain.

1:07
Invité

Non mais derrière la question de Salia, il y a l'idée de savoir jusqu'où ça peut aller, est-ce que ça peut s'effondrer ?

1:13
Patrice Vergriete

Je pense que si on ne faisait rien, parce que je pense que la solution qu'il ne faut surtout pas faire, c'est ne rien faire, c'est-à-dire laisser le marché réguler les choses. Ça on sait qu'on va à la catastrophe sociale si on ne fait rien aujourd'hui. Donc il y a la nécessité d'une intervention publique aujourd'hui, ce sur quoi on travaille. Mais si on ne faisait rien, oui effectivement, l'année 2024, l'année 2025 pourrait être terrible.

1:33
Présentateur

Mais pourtant Véronique Bédague qui est à la tête de Next City, l'un des plus grands promoteurs en France et qui a elle aussi co-présidé le CNR, elle dit que le gouvernement est totalement indifférent à cette crise.

1:44
Patrice Vergriete

Écoutez, là je le représente le gouvernement. Je pense que Véronique Bédague a tiré de vrais constats sur la crise du logement. Évidemment que le gouvernement n'est pas indifférent. Comment on pourrait être indifférent à la réalité de nos concitoyens aujourd'hui ? Et donc effectivement on travaille à un plan qui permettra d'amortir cette crise. Après, ne nous leurrons pas. La crise est là, les taux d'intérêt sont élevés. On ne retrouvera pas la dynamique immobilière qu'on avait avec des taux à 1%, il faut être tout à fait honnête. Il n'y aura pas de recette miracle. Je ne sais pas si ça reviendra ou pas, mais en tout cas en 2024 et à court terme ça ne revient pas.

Donc il y a des solutions publiques à trouver et on y travaille aujourd'hui.

2:19
Invité

Mais est-ce que ça passe par de l'argent public ? Parce que quand on écoutait Emmanuel Macron et parler de logement, il nous dit surtout que ça coûte beaucoup d'argent.

2:25
Patrice Vergriete

Je pense qu'il faut travailler sur l'ensemble des domaines. Il y a à la fois à travailler sur l'accession à la propriété. Aujourd'hui il y a le préat au zéro qu'on a souhaité recentrer. Qui coûte de l'argent. Qui coûte de l'argent, qu'on a souhaité recentrer, mais dont on a élargi aussi le périmètre puisqu'on est en train de travailler aujourd'hui sur un décret qui permettra à plus de villes de rentrer dans les zones en tension. Donc aujourd'hui un certain nombre de villes, je pense aussi en réindustrialisation aujourd'hui, qui ont besoin de beaucoup de logements. Et bien on va réouvrir le PTZ à ces zones-là aujourd'hui. Le préat au zéro.

2:55
Présentateur

Le préat au zéro qui va être donc réservé à ceux qui achètent un logement neuf ou ancien avec engagement de faire des travaux dans les zones tendues. Mais par définition, vous le savez monsieur le ministre, ceux qui achètent dans les zones tendues sont ceux qui ont un peu plus d'argent. Parce que dans ces zones tendues, ça coûte plus cher.

3:10
Patrice Vergriete

Alors oui et non. Dans les zones très tendues, si je prends effectivement l'agglomération parisienne, c'est vrai qu'aujourd'hui les critères du PTZ ne permettent pas à des classes moyennes de pouvoir accéder. Donc on est en train de regarder si on peut modifier ces critères pour permettre à plus de personnes dans ces zones très tendues de pouvoir accéder au préat au zéro. Mais attention, tout à l'heure je parlais de zones en réindustrialisation par exemple. J'étais à Fécamp au début du mois d'août. Fécamp va, dans le décret prochain, passer dans une zone en tension supérieure. À Fécamp, aujourd'hui, le PTZ sera une réponse à de la classe moyenne.

Et donc ça permettra à des gens sur Fécamp de pouvoir accéder. Et ça c'est plus de 200 villes.

3:53
Présentateur

Au lieu d'élargir l'éventail du PTZ par rapport au ménage, vous élargissez le nombre de zones tendues en France.

3:58
Patrice Vergriete

En fait c'est ça. Je pense qu'il faut assumer le fait qu'on ne doit pas construire partout en France. Il y a aujourd'hui des zones où il n'y a plus besoin de logements, où il y a d'ailleurs des logements vacants en excès. Oui, il faut travailler sur la vacance. Mais il y a des sites, par exemple les sites en réindustrialisation, il n'y a pas que ça. On peut aussi parler d'un certain nombre de communes touristiques aujourd'hui qui sont en difficulté en termes de construction pour accueillir des résidences principales. Là il faut construire. Donc on préfère cibler le préatôt zéro là où c'est nécessaire de construire.

4:25
Présentateur

Mais comment on fait quand on est un petit couple modeste qui a envie de faire construire sa maison en province, mais pas dans une zone tendue ? C'est fini ça. Le petit pavillon, c'est terminé.

4:37
Patrice Vergriete

Aujourd'hui, il faut être lucide. Sur un certain nombre de villes qui n'ont plus besoin de construction de logements, il vaut mieux travailler sur les logements vacants. Vous avez de la vacance. C'est-à-dire sur les locations, dans ces cas-là ? Pardon ? Non, pas sur les locations. Vous pouvez avoir de l'acquisition-amélioration. Par exemple, vous avez souvent dans ces zones-là, dans ces petites villes, du patrimoine ancien qui n'est plus adapté à la question de la rénovation énergétique aujourd'hui.

Donc souvent, dans les centres-villes par exemple, vous avez de la vacance, des logements qui sont plus aux normes, j'ai envie de dire, et qu'il faut, entre guillemets, retaper pour pouvoir loger et être dans ces centres-villes anciens. On veut les accompagner dans cette démarche-là d'acquisition-amélioration. Et ça, c'est possible dans les centres-villes anciens, où il n'y a pas besoin de construction neuve. On a besoin plus de transformer les logements qui existent, et donc il faut mieux aider. Et c'est là qu'on a le préatôt zéro dans l'ancien, dans ces villes-là.

5:25
Invité

Mais est-ce que vous voulez une France de propriétaires, comme disait par exemple Nicolas Sarkozy ?

5:29
Patrice Vergriete

Ce n'est pas cette question-là. Je n'ai pas à choisir pour les gens. Je veux dire, ce qu'il faut, c'est donner la possibilité aux Français qui souhaitent accéder à la propriété de pouvoir le faire. C'est ça.

5:39
Présentateur

Non, mais on essaie derrière la question, on essaie de comprendre votre cap. Oui. Parce qu'on a l'impression que pendant cette crise, le gouvernement ne sait pas trop où il va, et il cherche plutôt à faire des économies.

5:47
Patrice Vergriete

Le cap est simple. Vous m'interrogiez sur la relance, je reviens alors sur le cap. Le cap, c'est d'abord répondre à cette urgence-là. Donc on est parti sur le préatôt zéro, j'aurais pu évoquer d'autres outils sur le locatif, ou encore sur l'accession à la propriété. Il y a d'autres outils qui existent. Notre priorité, c'est d'abord ça, essayer d'amortir le choc de la crise. Après, le cap, comme vous dites, parce que ça, ça ne va pas régler le structurel. Donc ça, c'est l'urgence. Le cap structurel, c'est la décentralisation de la politique du logement, remobiliser les acteurs.

Parce que, effectivement, vous avez commencé par la crise, donc il y a des mesures à prendre rapidement, mais après, il y a le cap à définir sur les années qui viennent. Sur les années qui viennent, c'est comment on donne plus de capacité d'agir aux acteurs locaux, et en particulier les collectivités locales. Le cap, il est là. Ça ne veut pas dire que l'État ne fera plus rien. L'État devra être vigilant, veiller, par exemple, on parle de la loi SRU, à ce que chacun accepte un certain nombre de logements sociaux. L'État continuera à être responsable de l'hébergement d'urgence. L'État continuera à veiller au modèle économique du logement. Donc ça, c'est la responsabilité de l'État.

Mais l'objectif, à terme, c'est de pouvoir donner plus de capacité d'agir aux acteurs de terrain. Capacité d'agir, c'est encore de l'argent. Non, pas du tout. Je vais vous donner un exemple. On parle souvent des meublés touristiques. On dit, voilà, les meublés touristiques, aujourd'hui, ils prennent la place de logements étudiants. Voilà, très bien. Aujourd'hui, on parle plus de la fiscalité de ces meublés touristiques. Mais il n'y a pas que la fiscalité. Mais il y a aussi des plus...

7:11
Présentateur

Mais il y a quelque chose en changé ou pas, déjà, la fiscalité. C'était l'une des pistes du gouvernement parce qu'elle est favorable aux meublés touristiques, cette fiscalité.

7:17
Patrice Vergriete

Oui, on y réfléchit, notamment la question de l'alignement de la fiscalité des meublés touristiques par rapport aux meublés ou aux non-meublés, d'ailleurs. On y réfléchit et ce sera, sans doute, l'un des points du budget. Mais c'est pour quand, oui. Mais je reviens à la question. Mais il n'y a pas que l'argent, comme vous dites. Il y a aussi des possibilités de régulation. La ville de Paris, par exemple, a mis en place des compensations. Si vous faites un meublé touristique, vous devez justifier de la construction. Saint-Malo va un peu plus loin sur les quotas. On n'est pas sûr, d'ailleurs, que ce soit parfaitement légal.

Le but du jeu, c'est, à l'avenir, donner plus d'outils aux collectivités locales pour pouvoir faire ce qu'elles souhaitent. Parlez de l'encadrement des loyers. Je suis allé au Pays Basque. J'ai donné la possibilité au Pays Basque de pouvoir encadrer les loyers.

7:58
Invité

La crise du logement va continuer d'en parler avec vous, Patrice Vergritte, ministre déléguée au logement. Ce sera juste après le fil info à 8h41. Sophie Echen.

8:06
Présentateur

A Marseille, la jeune femme de 24 ans, touchée par des tirs à l'aveugle dimanche soir, alors qu'elle se trouvait dans son appartement et décédée à l'hôpital ce matin. Elle était en état de mort cérébrale hier soir. C'est un homme qui a été tué par balle dans les quartiers nord. Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un est arrivé en Russie ce matin dans la région de Vladivostok. Il doit rencontrer Vladimir Poutine dans les prochains jours, en vue d'un accord, selon Washington, sur la vente d'armes et de munitions à Moscou destinées aux forces russes qui combattent en Ukraine.

Emmanuel Macron promet que la France va apporter une aide urgente à la Libye, frappée par des inondations qui ont fait au moins 150 morts dans l'est du pays. Conséquence du passage de la tempête Daniel. Les autorités locales parlent-elles de plus de 2000 morts et de milliers de disparus. Mais pour l'heure, les services de secours ne confirment pas ce bilan. Les discussions s'annoncent mouvementées. Organisations syndicales et patronales se retrouvent cet après-midi au siège du MEDEF pour lancer les négociations sur les nouvelles règles de l'assurance chômage. Il sera notamment question du durcissement des conditions d'indemnisation.

9:05
Invité

France Info

9:09
Présentateur

Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Saliadrakia

9:14
Invité

Toujours avec le ministre du Logement Patrice Vergritte, il y a un mot qu'on a entendu, le mot « crack » ce matin dans la bouche d'un promoteur immobilier. Parce que les réservations de logements neufs ont chuté de 45% sur un an. Est-ce que c'est la faute des maires ? Parce qu'on en parlait justement de la répartition des rôles entre l'État et les élus locaux.

9:35
Patrice Vergriete

Il y a la responsabilité de certains maires, oui. Certains. Pas la majorité des maires. Vous savez, moi-même, j'étais maire à Dunkerque et je cherchais plutôt à promouvoir le logement, y compris le logement social. Un certain nombre de maires sont plutôt dans une logique un peu malthusienne. Souvent par crainte de l'avis de leurs administrés. Mais ce n'est pas que la faute des maires. Comment on desserre les taux ? Alors, on a commencé un peu à l'évoquer sur les différents outils. D'abord l'urgence. Donc effectivement, je reviens à cette question-là. On a évoqué un peu l'accession à la propriété, notamment le prix à taux zéro.

Il y a une autre façon aussi pour relancer l'accession à la propriété. C'est un peu plus technique. Ça s'appelle le bail réel et solidaire. où vous achetez en fait les murs et vous avez un décalage de l'achat du foncier. Aujourd'hui, ça marche sur le terrain. Donc le but du jeu, c'est de pouvoir encourager aussi cette accession à la propriété-là. Le locatif. Le locatif, il y a aujourd'hui quelque chose qui est beaucoup demandé par les promoteurs, par des investisseurs, ce qu'on appelle le locatif intermédiaire. C'est 10 à 15% en dessous du loyer de marché. On va l'encourager. On va l'encourager.

10:33
Présentateur

Les bailleurs sociaux, on peut continuer. Sur les logements neufs, quand Jérôme faisait référence à la baisse de réservation des logements, il y a aussi une baisse de construction des logements. Là, c'est la faute des maires ou alors c'est parce que, voilà, avec la politique de zéro artificialisation des sols, on ne peut plus rien construire ?

10:51
Patrice Vergriete

Non, ce n'est pas vrai. Regardez, je vais accueillir 20 000 emplois à Dunkerque et on va construire les logements. On a le foncier disponible. Donc, le zéro artificialisation net peut être des contraintes dans un certain nombre d'endroits, mais il y a toujours le moyen de trouver des solutions. Ce que je voulais évoquer tout à l'heure, c'est que pour relancer la construction, il faut une demande. Et donc, en travaillant sur l'accession à la propriété, en travaillant sur le locatif, il faut des investisseurs. On est en train de réfléchir à de nouveaux investisseurs.

11:20
Présentateur

Mais il faut des endroits où construire ces immeubles.

11:22
Patrice Vergriete

Il faut des endroits où construire. Il y en a. Il y en a. Tout à l'heure, on évoquait des sites en réindustrialisation. Il y a du foncier disponible pour construire. Et toutes les zones commerciales dont on parle hier, en parlant de la France moche notamment. Les zones commerciales, on l'évoquait hier, c'est l'un des principaux gisements.

11:38
Invité

C'est-à-dire transformer ces zones en logements, très concrètement.

11:40
Patrice Vergriete

Pas totalement. C'est-à-dire, le but, c'est de réussir une cohabitation qui fasse de la ville. Finalement, ces zones où on n'a que du commerce, ce n'est pas tellement de la ville. En général, la ville, c'est un mélange de services, y compris de services publics, de logements, de paysages aussi. Et le but du jeu, c'est finalement de faire de la ville avec ces zones-là demain. Et donc, il y a un gisement de logements puisqu'il n'y en a pas du tout aujourd'hui. Et effectivement, sur un certain nombre de sites aujourd'hui, les opérateurs de ces zones commerciales, ces foncières, aujourd'hui sont intéressés pour se diversifier dans le logement. C'est un très beau gisement.

C'est un très beau gisement. Pas seulement les opérations d'intérêt national, maîtrisées par l'État, aujourd'hui dans un certain nombre de grandes agglomérations. C'est des milliers de logements potentiels. On peut faire accélérer les choses demain. Donc, il y a des pistes. Et attention, sur l'urgence, n'oublions pas, ça, ça n'a pas été dit par tous les opérateurs qui l'évoquent, on a déjà engagé un programme de rachat de logements aux promoteurs. La Caisse des dépôts a déjà engagé près de 10 000 logements, racheté 10 000 logements. Action Logement est en train de racheter des milliers de logements aux promoteurs.

Donc, pour répondre à l'urgence, il s'agit de trouver la demande, de trouver des acheteurs aujourd'hui. On est en train d'y travailler. Et après, il y aura le cap des prochaines années.

12:46
Présentateur

Patrice Vergritte, il y a l'accession à la propriété, mais il y a aussi la location, le logement. Vous le savez, c'est le premier poste de dépense des Français. Et l'inflation, c'est aussi l'augmentation des loyers, alors que l'augmentation des loyers, elle est limitée à 3,5% aujourd'hui, jusqu'à début 2024, mais après ?

13:02
Patrice Vergriete

Alors, déjà, vous l'avez dit, limitée à 3,5% jusqu'à 2024, c'est une action gouvernementale. Je pense que ça fait partie de ces outils, puisque vous dites, et après, vous êtes justement sur le cap, vous êtes justement plus sur l'urgence. Après, je renvoie pour moi aux collectivités locales. Demain, il faut donner la capacité aux élus locaux, je pense en particulier aux intercommunalités, parce que c'est le bon niveau, c'est le bassin de vie, c'est le bassin d'habitat, aux intercommunalités de pouvoir réguler, par exemple, demain, les loyers. L'encadrement des loyers, par exemple.

Je suis allé au Pays Basque, je leur ai dit, moi, je l'ai dit d'ailleurs dans les entretiens d'Inchoceta à Bunus, je ne vois pas pourquoi le ministre doit décider de ça. Si à un moment donné, un président d'intercommunalité souhaite encadrer les loyers, donnons-lui les moyens de le faire.

13:51
Présentateur

Et pourquoi vous n'allez pas directement vers la généralisation de l'encadrement des loyers ?

13:54
Patrice Vergriete

Mais c'est ce que je suis en train de vous dire, c'est-à-dire donner la possibilité au président d'intercommunalité, à l'intercommunalité qui le souhaite, de davantage encadrer les loyers demain. C'est ça la décentralisation, c'est donner plus d'outils aux acteurs de terrain pour pouvoir adapter au territoire. Pourquoi ne pas le généraliser partout ? Parce qu'il ne le faut pas partout. Toutes les agglomérations n'ont pas besoin d'encadrement des loyers.

14:15
Présentateur

Chacun fait comme il veut en fonction de la couleur politique de la mairie ou de justement l'intercommunalité. Ben si, exemple à Paris, si Anne Hidalgo n'avait pas décidé d'encadrer les loyers, ben en fait il ne se passait rien et puis les classes moyennes fuyaient encore plus Paris. Mais c'est la démocratie. Vous devenez plus cher.

14:31
Patrice Vergriete

La démocratie c'est ça, c'est-à-dire de pouvoir adapter. Attention, vous prenez Paris, vous prenez une commune. J'ai bien dit l'intercommunalité, c'est un peu plus larme. Et Paris c'est à mon avis le mauvais exemple parce que l'intercommunalité à Paris c'est compliqué. Mais j'ai envie de prendre une ville de province. Si à l'échelle de l'intercommunalité, donc il y a beaucoup de maires dans la majorité en général, si on se met d'accord pour dire, ben voilà, sur notre zone aujourd'hui il faut davantage encadrer les loyers, eh bien ils l'assument devant les électeurs, ils l'assument. Si demain il faut davantage réguler les meublés touristiques, ils auront la possibilité de le faire.

S'ils le font, eh bien ils assumeront devant les électeurs. La décentralisation c'est donner plus de moyens aux élus locaux pour qu'ils assument. Et c'est très important parce que ça permet de s'adapter au territoire.

15:11
Invité

Patrice Vergritte, pour lutter contre les impayés de loyers qui atteignent aujourd'hui des records, est-ce qu'il est prévu dans le prochain budget de donner un coup de pouce aux allocations, aux APL ?

15:18
Patrice Vergriete

Alors aujourd'hui la question n'est pas celle des APL, le but du jeu c'est de continuer effectivement l'indexation. Parce que la fondation Abbé Pierre réclame une augmentation de 10%. Oui, j'ai entendu ça, mais aujourd'hui ce n'est pas sur la table. Toujours est-il que nous cherchons plutôt à valoriser l'offre de logement aujourd'hui. Ce qui est très important si on veut. Parce que si on veut essayer de maîtriser les prix du locatif, c'est aussi avoir plus d'offres. On revient à la question de la construction.

Si vous construisez davantage de logements locatifs, de logements en l'occurrence, et donc plus de locatifs in fine, et bien effectivement ça mettra une pression à la baisse sur les prix. Et c'est ça l'objectif, d'abord relancer la construction.

15:57
Invité

Il y a quelque chose qui agit sur le niveau de l'offre, c'est la question de la rénovation thermique. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui finalement ne peuvent plus mettre leurs biens sur le marché de la location parce qu'ils ne sont plus aux normes.

16:08
Patrice Vergriete

Oui, on y travaille effectivement, c'est à partir de 2025. Les logements locatifs qui sont en DPE, alors c'est un peu technique, mais c'est la performance énergétique G, c'est un peu passoire thermique quand même, ne pourront plus louer. Je pense que c'est important. Est-ce qu'il vous arrive de vous dire, en fait, que ce n'est pas tout à fait le bon moment pour le faire ? Oui, mais ce n'est jamais le bon moment, c'est ça le problème. L'enjeu écologique est un enjeu d'urgence. Donc on ne peut pas non plus se permettre de ne pas... On est en train de travailler actuellement sur est-ce que finalement il faut de gros travaux pour passer de G en F ?

On est en train de regarder, on est en train d'évaluer. Donc on toucherait aux normes ? Non, on ne touche pas aux normes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'interdiction de louer pour les G, les passoires thermiques, c'est 2025. Mais après, pour F, c'est 2028. Donc là, ça nous donne quand même pas mal de temps pour pouvoir s'adapter et trouver les moyens financiers d'accompagnement. L'urgence, il est sur 2025. Donc on est en train d'évaluer sur ce que ça représente pour tous ceux qui aujourd'hui louent un logement en G pour passer en F. Si finalement l'investissement n'est pas si important que ça, notamment dans les copropriétés, parce que là, c'est la plus grande difficulté.

Si finalement, il n'y a pas besoin de travaux de copropriété pour passer de G en F, il n'y a rien qui constitue un obstacle aux propriétaires pour continuer à louer. Donc on y travaille et on réfléchit à ça actuellement. Vous savez, je suis là depuis un mois et demi. Donc on a déjà parlé de beaucoup de chantier.

17:32
Invité

Et on va continuer d'en parler avec vous, Patrice Vergritte, ministre déléguée au logement. Ce sera juste après le Filinfo à 8h51 avec Sophie Echène.

17:40
Présentateur

C'est un espoir supplémentaire pour traiter les cancers avancés du poumon. Une entreprise nantaise a mis au point un vaccin qui semble bien réduire la progression de la maladie. Un an après un essai mené sur des malades, 44% de ceux qui ont reçu ce vaccin sont toujours en vie, contre un peu plus de 27% chez les patients traités par chimiothérapie. Gérald Darmanin est à Marseille ce matin en visite dans une antenne du RAID. Deux personnes sont mortes par balle en deux jours dans la ville. Une jeune femme victime d'une balle perdue dimanche et un homme tué dans les quartiers nord hier soir.

Marion Maréchal lance un nouvel appel à la coalition des partis de droite sans vue des européennes de l'an prochain. La porte est ouverte, dit-elle ce matin sur France 2 à l'adresse des Républicains et du Rassemblement National. La nièce de Marine Le Pen et tête de liste reconquête le mouvement d'Éric Zemmour. Paul Pogba a de nouveau au cœur d'un scandale. Le milieu de terrain français, joueur de la Juventus Turin, est soupçonné de dopage. Il a été testé positif à la testostérone. Il encourt une suspension de 4 ans. France Info Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Saliad Racklia Toujours avec Patrice Dergritte, le ministre du Logement.

Pardonnez-moi, je reviens sur ce que vous avez dit juste avant le fil info parce que je n'ai pas tout compris. Vous disiez en fait, les propriétaires qui ont un bien classé G, donc presque...

18:56
Invité

Et qui louent.

18:57
Présentateur

Et qui louent. Presque passeurs thermiques et qui louent. ne seront pas obligés d'arrêter de louer après 2025 ?

19:03
Patrice Vergriete

On est en train de regarder au niveau du ministère. Alors c'est le calendrier du gouvernement ? Alors l'interdiction, c'est les G en 2025, les F en 2028. Bien. Donc on est en train de regarder effectivement pour tous ces logements qui sont en G, parce que 2025 c'est demain, donc c'est l'urgence. Donc effectivement, pour lancer par exemple des travaux de copropriété d'ici 2025, ça peut être difficile. Donc on est en train de regarder effectivement au niveau du ministère, si pour passer de G en F, il y a l'absolue nécessité de travaux de copropriété. Où là, effectivement, ça poserait un problème de calendrier.

19:33
Présentateur

Donc ça veut dire que le calendrier pourrait être repoussé ?

19:36
Patrice Vergriete

Non, justement.

19:36
Présentateur

Que les G et les F seraient en même temps ?

19:38
Patrice Vergriete

Non, ce qu'on cherche justement, c'est à garder le calendrier, de manière à proposer aux propriétaires de faire quelques travaux pour passer en F et de pouvoir continuer à louer en 2025. Donc le but du jeu, c'est d'essayer de tenir le calendrier. On veut tenir le calendrier. La priorité, c'est pas sacrifier l'écologie. Je le dis clairement à tous les auditeurs aujourd'hui, on ne peut pas sacrifier l'écologie aujourd'hui. Donc le but du jeu, c'est de tout faire pour tenir ce calendrier et essayer de voir comment on peut accompagner les propriétaires pour qu'en 2025, il n'y ait pas de logement interdit à la location.

On a l'impression qu'il n'y a que des urgences dans votre secteur, Patrice Vergritte.

20:13
Invité

Le logement social, 2,4 millions de Français sont toujours en attente d'un logement social. Qu'est-ce que vous leur dites ? Qu'est-ce qu'on fait ?

20:19
Patrice Vergriete

On travaille avec les bailleurs sociaux. Je rencontre d'ailleurs la présidente de l'Union sociale pour l'habitat ce soir, Emmanuel Kos. On aura l'occasion d'échanger. Aujourd'hui, ce qui est clair, c'est qu'avec, je le disais, la hausse des taux d'intérêt, l'augmentation du coût des matériaux, et même si le gouvernement a fait un effort considérable en gardant le taux du livret à 3%, ne l'oublions pas, aujourd'hui, effectivement, les bailleurs n'ont probablement pas les moyens de faire à la fois la rénovation énergétique, l'adaptation au vieillissement et continuer à davantage produire. Je le reconnais, c'est clair, la caisse des dépôts le dit.

Et donc, on est en train de regarder, avec les bailleurs sociaux, comment les accompagner pour tenir en même temps la rénovation énergétique, l'adaptation au vieillissement de la population et relancer la production. On est en train de travailler là-dessus et on fera sans doute des propositions à l'Union sociale pour l'habitat.

21:06
Présentateur

Beaucoup d'étudiants, Patrice Vergritte, n'ont toujours pas de logement à quelques jours de leur rentrée. Votre collègue, la ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Rotaillot, dit qu'il n'y a pas de baguette magique. Est-ce que vous pensez que ce discours est audible de la part des étudiants qui galèrent ?

21:18
Patrice Vergriete

Moi, ça me choque. Ça me choque. 12% aujourd'hui des étudiants renoncent carrément à leurs études, en tout cas les études qu'ils voudraient faire pour des problèmes de logement. Quand j'étais maire de Nacar, j'avais inventé quelque chose qui s'appelle le parcours de réussite, qui était un engagement. Jamais on n'arrêtera ces études pour des questions d'argent. Et à titre personnel, c'est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Et donc, non, je ne me satisfais pas de ces situations sur le logement étudiant. Aujourd'hui, je le dis très sincèrement. Mais là, c'est maintenant. Ce n'est pas bon. Non, maintenant, c'est difficile. Un logement, il faut le temps de le construire.

Vous disiez, il y a de l'urgence, mais un logement, effectivement, il n'y a pas de baguette magique au sens où on construit un logement en deux mois. Ça, ce n'est pas possible. Mais en tout cas, c'est un dossier sur lequel je me pencherais. Comment ? Je pense qu'il faut essayer davantage de mobiliser les acteurs locaux. Je ne vais vous prendre qu'un exemple. On parlait des bailleurs sociaux tout à l'heure. Moi, j'ai sur mon territoire à Dunkerque des bailleurs sociaux qui ont des difficultés à faire de la colocation pour des grands logements. Or, on n'a plus de grandes familles. Des étudiants en colocation, c'est plutôt pas mal.

Donc, on doit travailler avec eux pour essayer d'être innovants et proposer de ces grands logements où il n'y a plus de grandes familles. Sur mon territoire à Dunkerque, il n'y a plus de grandes familles. Comment on fait pour que ces bailleurs sociaux puissent accueillir davantage d'étudiants ? Je suis allé à Gennevilliers, il n'y a pas très longtemps. On est sur un projet qu'on appelle Enru. Vous savez, c'est le projet de la politique de la vie. Ils vont être à côté d'une station du Grand Paris Express. Dans le projet Enru, on n'a pas prévu la transformation d'une tour de logement social en logement étudiant. C'est dommage. C'est dommage. Pourquoi ?

Alors qu'on pourrait faire de la diversification sociale dans ces quartiers, on ne met pas un logement étudiant. Enfin, quand je dis un, un ensemble de logements étudiants. Je pense qu'il faut travailler davantage, utiliser le logement étudiant comme une diversification possible de l'habitat dans un certain nombre de sites. Et donc, j'ai envie de travailler avec Sylvie Retailleau pour essayer de cette réponse. Il n'y a pas de baguette magique. Sylvie a raison. Il n'y a pas de baguette magique. Mais en tout cas, travaillons pour améliorer les choses dans les années qui viennent.

23:10
Présentateur

Juste une dernière question sur le logement social. On l'a évoqué. Mais une question qui concerne la vie politique. La députée de la France Insoumise du Val-de-Marne, Rachel Kéké, est sous le feu des critiques car elle occupe toujours son logement social malgré son indemnité de députée. Elle y vit avec ses quatre enfants pour un loyer allant de 800 à 1 000 euros. Est-ce que vous, ministre du Logement, ça vous choque ?

23:31
Patrice Vergriete

Oui, sans doute. Indéniablement. Je pense que quand on a les moyens de pouvoir prendre autre chose qu'un logement social, je pense que ne serait-ce que par solidarité nationale, c'est bien de le faire. Après, moi, les cas individuels ne m'intéressent pas. Ce qui m'intéresse, c'est la réalité de la vie des Français. C'est ça que j'ai envie d'améliorer. Peu importe la situation de Rachel Kéké, ce qui m'intéresse, c'est véritablement qu'on arrive à construire davantage de logements sociaux demain. Et c'est cette réponse-là qui m'intéresse aujourd'hui. Je le dis, je suis à la fois le ministre des mal logés, de ceux qui sont dans le besoin. Il y a des besoins importants dans la population.

Et en même temps, je suis le ministre des acteurs, des professionnels. Et finalement, le ministre du logement que je suis doit réussir à faire que les seconds, c'est-à-dire les professionnels, puissent le mieux possible répondre aux besoins des premiers, de ces mal logés, de ceux qui ont du mal à trouver. Vous parliez des étudiants aujourd'hui. Et donc, c'est ça que je vais essayer de faire. Vous l'avez dit, on est dans un contexte de crise. C'est difficile. On va essayer de répondre à l'urgence. Il n'y a pas que l'urgence. Il y a aussi un cap derrière. Vous l'avez évoqué. J'espère que le cap était clair. La décentralisation, elle est plus proche du terrain.

Et je pense que c'est comme ça qu'on arrivera à répondre aux besoins de nos concitoyens. Dans ce contexte de crise,

24:37
Invité

merci d'avoir été l'invité de France Info, Patrice Vergritte, ministre délégué au logement.