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1er-mai: le discours de Marine Le Pen en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Marine Le Pen

Mesdames et Messieurs, chers amis, mais c'est toujours un bonheur, et vous le savez, de nous ressentir dans une ambiance printanière. Bonjour. Merci. Je ne vous parlerai pas seulement, seul et même peuple, de la fraternité sociale qui unit l'honneur d'être défendue. Le profil, c'est notre existence en tant qu'État, nos droits en tant que peuple, notre destin en tant que nation. L'alternative qui nous est proposée le 9 juin est simple, elle est binaire. La France en Europe, c'est une de nos adversaires, mais alors il n'y aura plus la France. Centralisée, dirigée d'une main de fer par Bruxelles.

On cherche à dominer nos nations, qui a programmé leur dilution et sans le dire ouvertement, leur disparition. Face à Emmanuel Macron qui a fait clairement le choix d'un basculement post-national, Cette élection du 9 juin constitue, vous l'avez compris, pour tous les Français de cœur et d'esprit, un appel à la mobilisation générale. Bien sûr, c'est une invitation démocratique à s'exprimer, comme dans toutes les élections, et il n'y en a pas de petites, il n'y en a pas de subalternes. Toutes sont importantes, mais celles-là, particulièrement.

Mais c'est aussi une occasion de contredire publiquement ce dont la misérable ambition est de rayer 1500 ans d'histoire glorieuse de la France et de réduire son peuple, notre peuple, au silence. Cette élection, vous l'avez compris, elle met face à face ceux qui ne croient plus en la France et ceux qui l'aiment par-dessus tout, ceux qui acceptent la soumission et ceux qui se lèvent, ceux qui veulent se laisser dériver et ceux qui veulent écrire l'histoire. Je sais que vous êtes de ceux qui se tiennent debout. Le sort du pays est un impératif à devoir, un commandement. Et puis nous le savons, nous devons les contrer, nous devons les sanctionner, nous devons les congédier.

Tant de sanctions électorales qu'on puisse lui infliger, et cette sanction, elle sera mesurée, n'en doutez pas, à l'écart entre la liste emmenée par Jordan Bardella et celle des déconstructeurs macronistes. Pas d'abstention. Les forces de la France, elles du plus puissant. Jamais peut-être. L'élection du Parlement européen, la possibilité de mettre en minorité sur de nombreux sujets les fossoyeurs des nations dans l'hémicycle de Strasbourg, n'a été aussi plausible. La poussée des mouvements nationaux dans toute l'Europe rend cette perspective atteignable. Et c'est une perspective à laquelle nous devons travailler sans relâche durant les 39 jours qui nous restent.

L'élection européenne est une créature curieuse, hors-sol, qui ne doute de rien et surtout pas d'elle-même. Elle n'admet pas qu'elle doive parfois s'interroger et douter, qu'elle doive s'analyser et s'amender, qu'elle doive entendre la critique et éventuellement se réformer. Elle est sourde à toute alerte, à tout avertissement, que ce soit le référendum de 2005, le Brexit, l'opinion divergente ou même aujourd'hui la révolte paysanne dans toute l'Europe. La moindre critique contre elle, et vous l'avez vu, est frappée d'interdit, comme si le von der Leïsme était une religion révélée. Attention au blasphème, mes chers amis.

Un nouveau rite auquel il faudrait se soumettre sous peine d'excommunication, une voie en sens unique qu'il faudrait suivre aveuglément jusqu'au précipice. Vous l'avez constaté durant la campagne, si vous osez émettre la moindre objection, c'est que vous êtes pour le Frexit, pour le chaos, pour la ruine, et j'en passe, et ce sont les mêmes qui dénoncent, je cite, ceux qui surfent sur la peur. Ne cédez pas à ce terrorisme intellectuel. Nous avons raison d'être critiques, nous avons raison de vouloir autre chose pour l'Europe, et pour la France, et pour nous-mêmes.

Les gens de l'Union Européenne voudraient nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre solution que l'Union Européenne actuelle, pas d'autre alternative, une absence d'alternative en forme d'injonction, à interdire la critique, et à proposer une autre manière de voir. Se circuler, il n'y a rien à voir, nous, Gaulois, immédiablement réfractaires, et finalement de nos vies. Prétendre qu'il n'y aurait pas d'alternative, ce serait nier l'idée même d'un débat, d'une opposition, d'un progrès, ce serait nier l'idée de la démocratie, tout simplement.

C'est pourquoi il est un peu plus légitime de ne pas vivre comme des somnambules, et de ne pas s'interdire les questionnements ou les critiques, elles sont nombreuses, pertinentes, écrasantes même. Au seuil de la campagne, pour désembourber sa candidate, Emmanuel Macron a tenté de nous invoter un nouveau narratif européen, avec un torrent de concepts issus de son imagination envahissante, sans craindre d'abuser d'une pensée slogan. Mais derrière les pensées, il y a les arrières-pensées, et derrière les postures théâtrales, les impostures intellectuelles. La pensée, c'est l'Union Européenne, mais l'arrière-pensée, c'est la négation des nations.

La pensée, c'est la coopération, mais l'arrière-pensée, c'est la soumission des États. La pensée, c'est la démocratie. L'arrière-pensée, c'est une Europe qui avance, pour Emmanuel Macron lui-même, en 2017, à l'abri des peuples. À l'abri des peuples. Comme si la nation était une maladie mortelle. C'est-à-dire, en réalité, vous l'aurez compris, dans l'opacité et dans la tromperie. Je le dis ici, et vous devez le dire partout, l'Union Européenne n'est pas l'Europe. L'Union Européenne est un marché, quand l'Europe est une civilisation, lui, millénaire.

L'Union Européenne, parce qu'il n'y a pas de peuple européen, pas européen, il n'y a pas de puissance possible de l'Europe, et en Europe, sans les nations. Dans l'histoire, en effet, ce n'est pas l'Europe qui a fait le rayonnement de notre civilisation, et lui a conféré sa puissance, mais le génie propre des nations qui la composent. L'Union Européenne, de Mme von der Leyen, est dans la ligne du projet d'Emmanuel Macron de la Sorbonne, où dans un discours de 1h45, j'espère qu'on ne vous fera pas subir aussi longtemps, il prononce si peu le mot France, et six fois seulement le mot État.

Il est conforme, d'ailleurs, au rapport Verhofstadt, dont vous avez déjà entendu parler, qui entend priver les États de leur droit de veto. Le droit de veto, c'est quoi ? C'est le droit de dire non, y compris, et bien sûr en premier, lorsque nos intérêts vitaux sont en jeu. Nous, nous voulons pouvoir dire non si on veut envoyer des Français mourir dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. Nous voulons pouvoir dire non à la submersion migratoire de notre pays. Nous voulons pouvoir dire non à la destruction de notre économie au nom d'une écologie décroissantiste devenue folle.

Nous voulons pouvoir dire non à des impôts européens qui s'ajouteraient à nos impôts nationaux, ainsi qu'à une dette européenne supplémentaire qui aggraverait l'avenir de nos enfants. Nous, nous voulons pouvoir dire non au gouvernement technocratique de Bruxelles ou d'ailleurs. L'Union européenne, c'est une vision impériale. Elle se veut une autorité centrale qui écrase les nations, leur impose des valeurs prétendument supérieures. et réduit les peuples à des populations interchangeables à administrer. Elle s'envisage non pas comme une communauté de peuples partageant une histoire commune, mais comme un marché mondialisé. Mais un marché, je vous le dis tout de même, sans aucune règle.

Sans aucune règle autre que la loi de la jungle. C'est la concurrence des loyales sacralisées, la loi du plus cupide, un système pervers où les appels d'offres, par exemple, sont gagnés toujours quasiment par des entreprises extra-européennes. Pourquoi ? Mais grâce à la règle du moins-disant. La règle du moins-disant, c'est la règle du moins cher. Moins vous respectez l'environnement, moins vous protégez vos salariés, moins vous les payez, moins vous respectez la sécurité des consommateurs. Et plus vous arrivez à obtenir un prix bas, et donc plus grande est votre chance de gagner le marché.

Et comme il n'existe pas de patriotisme économique ni de préférence européenne, eh bien, nos entreprises perdront toujours. On marche sur la tête. Et cela non plus. Nous n'en voulons pas. Toujours le don de nous rassurer dans ces prises de parole, à trouver une nouvelle expression. L'Europe serait un continent-monde. C'est un hall de gare, quoi. Dont on a ouvert grand les portes, démonter les fenêtres, supprimer le toit, et dont évidemment l'attractivité à toutes les migrations mondiales est portée par un système de protection sociale qu'on a universalisé au lieu de les réserver prioritairement aux nationaux. Eh bien, ceux-là aussi, vous l'imaginez, nous n'en voulons pas.

Mais, je vous le disais, nous ne confondons pas l'Union européenne et l'Europe. Nous, nous pensons que l'Europe, c'est-à-dire la coopération entre les nations de notre continent, ça doit être un plus et pas un moins. Qu'elle doit nous donner de l'énergie et pas nous la confisquer. Qu'elle doit concourir au bonheur des Français et non à leur appauvrissement. À leur promotion et non à leur déclassement. À leur liberté et non à leur asservissement. À ceux qui nous regardent, à ceux qui nous écoutent. J'ai envie de leur dire, mais avant d'aller voter, posez-vous tout de même quelques questions. Qui peut prétendre que l'Union européenne a amélioré notre prospérité ?

Le PIB par habitant des Européens qui était égal à celui des Américains en l'an 2000 est aujourd'hui deux fois moins élevé que le leur. Le décrochage est dramatique. Quant au pouvoir d'achat, rien qu'en un an, le caddie a augmenté de 22%. Est-ce que vos salaires ont augmenté de la même manière ? Qui peut affirmer que l'arimage irréfléchi de l'énergie à l'usine à gaz de l'Union européenne n'a pas eu pour conséquence concrète l'explosion de nos factures alors même que la France avait à l'origine et a toujours l'électricité la moins chère d'Europe ? Elle aura donc augmenté pour les particuliers de 45% depuis mai 2017 et ce sera 58% avec la hausse annoncée de 2025. Ah mais...

Je n'ai pas terminé dans les mauvaises nouvelles. Parce que vous le paierez deux fois. Ben oui, par l'augmentation de votre facture mais aussi par vos impôts parce qu'il faudra bien trouver des ressources fiscales pour combler les 60 milliards de boucliers tarifaires. Le Portugal et l'Espagne qui sont dans une situation pourtant bien moins favorable en termes de souveraineté énergétique ont trouvé des alternatives à cette situation ruineuse. Pourquoi pas nous ? Nous n'en pouvons plus de payer leur folie idéologique, leur entêtement idéologique qui sacrifie les ménages et les entreprises françaises.

Qui peut prétendre qu'il serait juste de faire payer aux plus pauvres ce qu'ils appellent la transition écologique et qui n'était là souvent que la mise en œuvre irréfléchie de normes abusives, de limitations, de restrictions et d'interdictions imposées par les verts allemands dont les mensonges gravissimes sur le nucléaire viennent d'être révélés d'ailleurs aux yeux de tous ? Qui en France a les moyens de remplacer sa vieille voiture à essence par un véhicule électrique à 45 000 euros ?

Des voitures par ailleurs sans autonomie dont l'explosion du prix de l'électricité renchérira le coût du kilomètre, dont l'absence de pièces de remplacement, la complexité des composants et l'obsolescence des batteries en feront des voitures jetables ? Faut-il se satisfaire sans rien dire que Bruxelles vous oblige presque du jour au lendemain à changer votre chaudière pour 15 000 euros ou à faire 30 000 euros de travaux sous peine de perdre le droit de louer ou de vendre votre maison ?

Que dire de ces diminutions autoritaires des surfaces agricoles et des rendements quand beaucoup d'agriculteurs gagnent souvent moins de 800 euros par mois et que déjà la moitié des fruits et légumes que nous consommons sont importés ?

Dois-je rappeler qu'un agriculteur se suicide tous les deux jours et que ces drapes ne semblent pas émouvoir une Commission européenne sans cœur qui se pique pour la forme de défendre les droits humains mais surtout loin très loin de l'Europe qui peut accepter que le système du travail détaché imposé par l'Union européenne sorte de délocalisation sur place et finit par créer une préférence étrangère parce que vous le comprenez bien dès qu'une entreprise fait le choix de recourir au travail détaché et bien toutes les entreprises du même secteur sont obligées de faire de même parce que sinon et bien évidemment elles ne sont pas compétitives l'Union européenne la machine à fabriquer des systèmes vicieux au lieu de prôner des systèmes vertueux faut-il qu'elle soit donc déconnectée des réalités du monde réel de la vie normale pour être aveugle et sourde à la détresse des gens pour ignorer les drames dont elle est la cause pour ne pas voir qu'elle nous mène à la ruine à la dépendance et au découragement ces malheurs qui nous arrivent ne sont pas le fruit de la fatalité du hasard ou du pas de chance mais je vous l'ai dit souvent la conséquence de décisions politiques prises à Paris et à Bruxelles bon pour la facture d'énergie vous avez évidemment bien compris c'est l'abandon du nucléaire et c'est une Europe de l'énergie mal piscelée mais voyez on finit par s'interroger tout de même sur l'objectif de ceux qui entretiennent des prix de l'énergie aussi haut mais n'ont-ils pas comme objectif la réduction de l'activité humaine dans son ensemble ce qui en réalité correspond à l'idéologie très en vogue à l'Union Européenne de la décroissance généralisée il faut moins de tout il faut moins d'industrie moins d'énergie moins d'agriculture moins de voitures moins de maisons individuelles moins d'enfants même nous disent certains c'est cette même logique de la décroissance qui les pousse à réduire volontairement les surfaces et les rendements agricoles alors même que l'alimentation la souveraineté et la sécurité alimentaire de nos pays vont constituer les grands défis du 21ème siècle c'est toujours la même logique de décroissance qui les conduit à interdire la vente des moteurs thermiques en 2035 et programme ainsi volontairement la mise à sac de notre industrie automobile et la dépendance à la Chine il n'y a en réalité que pour l'accueil des migrants qu'ils refusent de mettre en place la décroissance et c'est bien dommage en fait tout ça c'est une logique perdant-perdant et ils l'imposent dans des domaines de plus en plus divers alors non nous ne voulons pas que les technocrates de Bruxelles s'emparent de la compétence de santé par exemple pour nous imposer une médecine ultra-libérale où la carte bleue remplacera la carte vitale de la même manière nous refusons les injonctions ultra-libérales de Bruxelles de démantèlement de nos services publics alors la vraie question aussi qui se déterminera le 9 juin faut-il continuer à accepter ces transferts de compétences à l'Union Européenne sans que les Français n'aient été consultés aujourd'hui c'est le commerce l'immigration l'énergie demain la diplomatie la fiscalité la défense la santé nous n'acceptons pas par exemple que la réforme des retraites des Français soit dictée du Berlaymont ce bâtiment de verre où siège la commission de Bruxelles et où se décide aujourd'hui le moindre de nos droits la retraite c'est évidemment un choix technique et comptable mais c'est aussi un choix de vie un choix de société un choix de souveraineté et ce choix il n'appartient qu'au peuple français et à lui seul et parallèlement nous ne voulons pas que la commission nous empêche de protéger nos frontières qui est le premier droit d'un État l'idée européenne la belle idée européenne est dévoyée nous ce que nous voulons c'est une Europe sociale une vraie Europe sociale pas les promesses que nous avons pu entendre depuis des années parce qu'on nous l'a fait plusieurs fois ça l'Europe qui croit que notre continent n'est pas un terrain vague ouvert sans aucune autre règle que celle des puissances financières mais un espace régulé d'une coopération respectueuse de tous d'une attention à tous et singulièrement aux plus faibles une Europe qui ne sacrifie pas la condition humaine aux logiques marchandes et aux spéculateurs mais défend l'intérêt bien compris de tous à commencer par celui des peuples c'est une Europe juste qui récompense le travail l'effort le mérite mais qui ne laisse pas tomber ses enfants aucun de ses enfants ni sur le continent ni en Outre-mer c'est une Europe qui voit dans l'homme un être enraciné dans son histoire dans sa culture et par conséquent reconnaisse considère et valorise l'attachement national ce que nous voulons est simple nous voulons que la France défende ses enfants défende ses intérêts en Europe comme le fait actuellement l'Allemagne et tous les pays du monde ils ont raison de le faire et nous avons raison d'exiger de nos dirigeants qu'ils nous défendent nous cultivons un esprit français qui se fait un devoir d'écouter la parole de tous parce que c'est une marque de respect de l'autre une exigence pour progresser et un commandement démocratique un esprit français un esprit français qui sait inventer les voies nouvelles les idées qui élèvent l'homme les systèmes qui le protègent le cadre de vie qui lui permet de s'épanouir librement sereinement naturellement c'est là le projet de notre liste que nos députés porteront au Parlement européen nous voulons que soit reconnu de manière réversible le droit pour chaque état d'invoquer son intérêt vital oui nous voulons une Europe qui refuse l'injustice de la concurrence déloyale et du dumping social oui nous voulons une Europe qui respecte les peuples du monde qui rompt avec le moralisme planétaire dont l'Union Européenne a fait sa spécialité et qui excède le reste du monde c'est une Europe qui refuse les élargissements successifs et inconsidérés dont l'objectif n'est pas du tout contrairement à ce que vous pouvez croire l'amélioration des conditions de ces états membres non mais non mais c'est pour la Commission européenne de se constituer une majorité sûre quand celle-ci aura eu la peau du droit de veto bah oui parce qu'ils seront reconnaissants les nouveaux pays qui seront entrés d'autant qu'ils bénéficieront de dizaines de milliards pour leur développement pour en faire autant de concurrents d'ailleurs nouveaux à nos propres industries et à nos propres agriculteurs notre Europe ce sera une Europe de la paix parce qu'il n'y a pas de plus grand malheur pour nos peuples que la guerre notre Europe c'est un espace de coopération libre qui laissera aux états la capacité de décider de leurs systèmes sociaux les protections individuelles et collectives qu'ils souhaitent mettre en oeuvre pour au service de leurs citoyens des choix de société qui lui sont propres aussi on a bien vu la manière dont les traités de libre-échange sont utilisés en réalité pour institutionnaliser une injustice à l'égard de nos producteurs alors à nos producteurs on impose toute une série de normes qui sont évidemment extrêmement coûteuses mais dans le même temps on les met en concurrence déloyale avec des productions qui elles ne respectent ou ne sont soumises à aucune norme j'ai noté nous on avait appelé ça il y a des années le juste échange en contradiction avec le libre-échange j'ai vu que madame Haillet sans doute en panne d'inspiration pas sûre qu'elle en mérite tant a repris ce terme de juste échange c'est bien c'est une victoire idéologique supplémentaire pour notre famille politique mais nous savons tous que ce ne sont que des mots pour la mise en place il va falloir attendre que nous soyons au pouvoir cette exigence vous n'arrête pas de dire que nous n'avons rien à dire et que nous n'avons pas de projet mais à chaque fois qu'ils sont en panne d'inspiration c'est quand même dans notre panier qu'ils viennent chercher les quelques idées qu'ils osent développer je tiens à le dire j'aimerais bien qu'ils reprennent celle-là donc si madame Haillet pouvait m'écouter là au moment où je parle la politique migratoire dont nous devons observer la maîtrise doit conduire à éradiquer le trafic d'êtres humains en traquant les passeurs en condamnant les ONG qui sont leurs complices en saisissant systématiquement douleur de fermeté à l'égard de l'immigration illégale elle permettra de redonner au droit d'asile sa véritable finalité que certains ont complètement oublié c'est-à-dire protéger les vrais réfugiés c'est-à-dire en droit les personnes dont la vie est effectivement mise en danger par les autorités de leur État pour des raisons politiques ou personnelles elle nous permettra au passage de faire disparaître les favelas indignes que l'on voit fleurir aux abords des villes et parfois même au centre des villes ces villages de tente en réalité sont le triste spectacle de ce que nous propose l'Union Européenne notre vision de l'Europe n'est pas une vision de repli comme voudraient le faire croire nos détracteurs ça n'est pas une vision égoïste ou irréaliste elle est tout le contraire elle est immergée dans le réel et prend en compte la vie des citoyens elle est humaniste en ce qu'elle place l'homme et les communautés nationales au cœur de nos politiques au progrès car nous croyons que c'est le progrès qui sera la solution aux problèmes que peuvent poser l'activité humaine au regard des exigences environnementales elle croit au progrès elle croit en la science pas à la décroissance elle est ouverte et se fonde sur le respect de tous les peuples et de toutes les cultures cette vision sociale que nous portons pour l'Europe est le prolongement du projet que nous avons pour la France et cette Europe-là ce sera la vraie Europe la vraie Europe que nous appelons de nouveau et que nous allons construire nous n'opposons pas les riches aux pauvres l'ouvrier au cadre les français des villes aux français des campagnes tout cela conduit à la haine sociale à la division à la fragmentation nous ne dissocions pas l'économie et le social on ne crée rien de solide mes chers amis de pérenne de beau sur la pas du gain immédiat la spéculation et la prédation alors aux entrepreneurs comme aux salariés qui nous écoutent je leur dis nous vous laisserons travailler nous vous rendrons le fruit de votre travail nous permettrons à vos enfants de profiter de vos efforts de vie en votant mes chers amis mes chers compatriotes faites donc que le 9 juin soit la première étape d'une grande alternance en Europe mais aussi vous le savez parce qu'il y a des élections présidentielles en 2027 en France la vocation historique de la France est de porter haut l'étendard des peuples et de la liberté c'est pour nous français une fierté mais c'est aussi une responsabilité l'Europe nous regarde l'Europe nous attend nous ne nous déroberons pas mes amis l'histoire prochaine s'écrira de votre main avec ce geste et pourtant si puissant par le geste du vote vive la République vive la France ви et la France

29:49
Locuteur

un pregnanté de la France l' reaching la France est un commentaire l'Europe et la France l'Europe n'est pas l'Europe donc l'Europe est un pas un peu l'Europe on s'éthard l'Europe

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