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interviewLe Média (sur YouTube)· 16 mars 2026 21 min

GUERRE EN IRAN, PRIX DE L'ESSENCE : LA CRISE ARRIVE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous avez des économistes qui disent aujourd'hui que le prix pourrait dépasser 150 et s'approcher des 200 dollars. Vous faites 2 3 centimes de plus et c'est 3 millions en plus dans votre poche par jour. Quelle que soit ta voiture, quel que soit l'endroit où tu habites, quel que soit ton salaire, tu payes la même taxe.

Donc la pression fiscale est plus forte sur ceux qui n'ont que la voiture que sur ceux qui ont le choix. Ça fait des années qu'on le dit. Ça fait des années que les prix du pétrole augmentent.

Ça fait des années qu'on dit il faudrait inventer quelque chose d'autre ou au moins avoir une réflexion là-dessus. n'a jamais été posée. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché.

Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et leur agenda politique.

Et on avance des millions de spectateurs sur internet. Puis nous sommes maintenant diffusés sur Free Orange et pourquoi pas la TNT francilienne. Et tout ça ne peut se faire sans vous citoyen et citoyennes.

Notre seule force c'est vous. Alors rendez-vous sur soutenez.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi au programme cette semaine la question brûlante du carburant revient avec des prix à la pompe qui augmentent.

C'est parti. [musique] L'inquiétude grandit depuis de semaines avec la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l'attaque d'Israël et les États-Unis sur l'Iran, les prix du carburant. Bien sûr, le sujet majeur reste la crise humanitaire en cours pour les populations là-bas.

Et je vous invite à regarder les programmes de mes camarades sur le média qui en parlent. Ici, on parle d'économie et la hausse des prix du carburant se fait déjà ressentir en France. les professionnels qui enchaînent les kilomètres tels que les transporteurs, les soignants libéraux, les taxis.

Ici, Normandie raconte la situation de Sandra Coupé le Grou, directrice financière des transports banni qui compte 150 véhicules dans l'heure. Je la cite. En moyenne, l'impact sur 10 camions qui roulent, on perd 600 € par jour, 3000 € par semaine à un moment, on ne peut pas tenir.

D'autres témoignages comme des taxis partagent la même conclusion. Ces professionnels ne peuvent répercuter la hausse du coût sur les clients. Certains doivent le faire quand même.

Ces hausses concernent aussi le trafic maritime. Emmanuel Benichou, directeur général de Aosom.fr, importe ses produits d'Asie et a plusieurs conteneurs chargés sur des navires en ce moment.

Il fait venir 300 à 400 conteneurs chaque mois et l'un de ces transporteurs lui a déjà annoncé une surtaxe de 130 € par conteneur sur ses prochaines livraisons, rapporte France Info. Il faut aussi s'attendre à ce que les consommateurs pay. Les billets d'avion pourraient déjà coûter plus cher par exemple et sans parler du sujet central et particulier qui dépendent de l'essence pour vivre, aller travailler, faire ses courses, se déplacer tout simplement.

Le prix des carburants du gazoile en particulier vont descendre de 27 à 30 centimes le litre pour le consommateur dans les centres Leclercu. Probablement les Intermarchés et les Carrefours, a promis Michel Édouard Leclerc pour ce weekend. Le Premier ministre Sébastien Lecnu a quant à lui annoncé 500 contrôles dans les stations service contre les hausses abusives de prix à la pompe.

La semaine dernière, les prix en moyenne étaient de 1,87 € pour l'essence, une augmentation de 8 centimes. 2,32 € pour le diesel, une augmentation de 14 centimes. Tout ça en une semaine.

Rappelons, les gilets jaunes avaient investi les ronds-points pour un prix à la pompe de 1,50. Thomas, ce mouvement des gilets jaunes là, le gouvernement sait que la question des carburants extrêmement brûlantes. Est-ce qu'ils en ont peur ?

Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ? Je pense qu'ils en ont très peur parce que qu'est-ce qui s'est passé quand il y a eu les gilets jaunes ? Ça c'est c'est assez intéressant parce que le mouvement des gilets jaunes a pour moi symbolisé la déconnexion qu'il y avait entre des élites et le reste de la population française.

C'est des élites parisiennes qui qui font des politiques parce qu'à l'époque c'était un choix politique c'estàdire d'augmenter la fiscalité et pour une bonne raison la fiscalité verte sur les prix des carburants pour que les gens bah consomment moins de carburant. Donc ça ça sortait de la tête de technocrate d'économistes de pou choisir de moins consommer de carburant. Exactement, c'est ça.

Et ils ont dit "Bon, ça va ça va passer crème." Ils pensaient pas qu'il allait avoir une forme de révolte. Et il y a une révolte très forte des gilets jaunes qui, rappelons-le, hein, a fait reculer Macron.

Macron après 1 an où il comme il planait, où il faisait toutes ses réformes, l'a fait reculer et il a dû lâcher 10 milliards. Donc, depuis qu'il y a eu ce mouvement, l'exécutif est traumatisé et regarde vraiment comme il surveillerait le lait sur le feu, l'augmentation des prix des carburants. Mais la réalité, c'est quoi ?

Quand on prend un peu plus de chance sur l'analyse, on a les prix du pétrole qui augmentent très fortement depuis 2004. Alors, parfois ça baisse un peu mais grosso modo la tendance est à la hausse. Ce qui a poussé les prix du carburant à des niveaux qui n'avaient jamais été atteints avant.

Euh et de l'autre côté, vous avez l'immobilier qui a augmenté aussi très fortement ces 20 dernières années, ce qui fait que les gens ont dû habiter de plus en plus loin des centre-villees et des lieux de travail, donc faire de plus en plus de route. À cela, on ajoute le fait que les salaires n'ont pas beaucoup augmenté eux, ce qui fait que vous avez en fait euh les prix du carburant qui sont une dépense contrainte, vous avez des salaires qui n'augmentent pas et donc quand ça augmente d'un côté, ben vous pouvez moins consommer d'autres biens à côté, ce qui devient très compliqué. Ce qui explique en fait pour finir sur cette première question hein que il y a eu parfois des moments où par exemple François Hollande qui est du Parti socialiste voulait un moment bloquer les prix euh ce qui était pas ce qui est aujourd'hui ce que propose la France insoumise mais on vous dit que c'est impossible mais lui voulait bloquer les prix et qu'il y avait des sondages déjà en 2012 qui montraient qu' en 2012 donc 6 ans avant les gilets jaunes qui montraient que un français sur deux pouvait avoir son vote influencé en fonction des mesures prises sur les carburants.

Donc cette question elle est extrêmement inflammable. Est-ce que c'est propre à la France là ce sujet si brûlant sans mauvais jeu de mot ? En fait, c'est tous les pays sont concernés là les États-Unis, Trump par exemple sur l'Iran, il est assez embêté et même lui a lâché une partie de ses réserves stratégiques hein qui qui sont des réserves de de 90 jours que tous les pays doivent avoir un peu de côté parce qu'il a vu que le prix de l'essence augmentait aux États-Unis.

Et aux États-Unis, si pour le coup hein, il y a il y a une quasi égalité, c'est que les gens sont très dépendants de la voiture. Chez nous en fait, il y a une forme d'inégalité parce qu'il y a des gens de ville qui sont qui utilisent enfin les Parisiens aujourd'hui n'ont plus le permis, il utilisent il de moins en moins la voiture et vous avez d'autres gens qui sont beaucoup plus dépendants. Donc ça concerne quand même tous les pays.

La spécificité c'est qu'il y a de fortes inégalités chez nous entre les têtes pensantes et le reste de la population. C'est quoi les scénarios possibles sur les prix du pétrole et les prix du carburant pour les prochaines semaines ? Bah là SK is de limite, on sait pas trop où ça va s'arrêter.

Non mais c'est-à-dire que en 2011, il y avait l'ancien patron total de Margerie qui avait dit à SarkoZi en 2011, il avait dit il faut se préparer un prix de l'essence à 2 €. C'est un peu près le prix qu'on connaît aujourd'hui. Et là Sarkozi était tellement fâché qu'il l'avait convoqué et qu'il avait dit "Non, non, il y a pas de ça, j'aime pas qu'on dise ça." Enfin voilà, on a dépassé plusieurs fois les prix de 2 €.

Tu l'as bien rappelé avec le les les prix qu'il y avait sous les sous le sous les mouvements des gilets jaunes, on était quand même à des prix en dessous. Aujourd'hui, on a quand même une crise majeur dans un endroit, on l'a dit la semaine dernière, qui représente 30 % de la production de pétrole, 20 % des exportations mondiales. Donc si ça se poursuit, les tensions risquent d'être fortes et donc les [raclement de gorge] prix de de monté.

Vous avez des économistes qui disent aujourd'hui que le prix pourrait dépasser 150 et s'approcher des 200 dollars. Donc c'est pas des scénarios qu'on peut écarter, c'est des scénarios qui existent, qui sont sur la table. Donc les prix peuvent monter.

Oui, très clairement. Toute la question, ça va être ce qu'on en fait en fait de ces prix qui augmentent. Moi, je voudrais faire un rappel que euh les riches et les grandes entreprises se sont jamais aussi bien porté alors qu'on enchaîne les crises.

Crise du Covid, guerre en Ukraine, inflation, explosion des prix de l'énergie, on s'en souvient très bien. Et ben tout ça, ça ne les a pas concerné, voire ça les a enrichi en France. Il y a plus de la moitié de l'augmentation du prix de l'énergie qui serait dû aux marges exceptionnelles des plus grandes entreprises de l'énergie et de l'agroalimentaire et près de 40 % du prix pour les transports avec les répercussions sur l'essence, le gaz mais aussi l'alimentation qu'on connaît.

C'est ce que rapporté Oxfam en 2023 donc il y a déjà 3 ans. La grande question du coup Thomas c'est qui va absorber ces hausses ? C'est c'est là tu as raison de de dire ça, c'està-dire que effectivement Total qui produit du pétrole va profiter des des entreprises de l'énergie vont profiter de ces hausses.

Elles vont avoir un effet prix, c'estàd qu'elles vont vendre le même volume de pétrole mais un prix qui sera peut-être 60 % plus élevé. Donc elles vont gagner de l'argent sur sur parfois des installations qui sont quasiment amorties et cetera. Donc ils vont gagner beaucoup d'argent, ça c'est sûr.

Ensuite, ils peuvent être tentés effectivement quand il y a beaucoup de mouvements de prix de jouer sur les marches parce que il suffit parfois de quelques jours où vous faites 2 3 centimes de plus et c'est 3 millions en plus dans votre poche par jour. Donc vous voyez, c'est c'est quand même des des des niveaux importants. Donc il faut il faudra absolument surveiller la DGCCRF, le gouvernement et même des associations de consommateurs.

Euh vérifier que euh il y ait pas des des des bah des entreprises qui profitent de ces mouvements de prix. Mais après, en l'occurrence si le prix augmente et même si tout est reporté de manière purement naturelle, sans abus, infiné, c'est le consommateur qui va payer. [raclement de gorge] C'est le consommateur qui va payer.

Et là, le consommateur va être d'autant plus impacté qu'il est dépendant encore une fois de de des carburants. Alors, quand vous êtes à Paris, on l'a dit souvent à Paris, 14 % des gens utilisent leur voiture pour aller travailler. C'estàd vous avez 86 % des gens qui n'utilisent plus la voiture.

Et on l'a souvent dit ici euh je pense même que dans les nouvelles générations, le permis de conduire est un marqueur social. Quand vous ne l'avez pas, c'est que vous êtes riche parce que vous vz dans un centre-ville. Mais par contre, quand vous allez en banlieu déjà dans le 93 de la première la première couronne, vous êtes à à à 30 30 40 % d'utilisation de la voiture pour aller travailler.

Dans la grande couronne, 50 %. Dans la majorité de la France, entre 75 et 85 %. C'est que vous êtes très dépendant de la voiture pour vous déplacer.

Et à partir de ce moment-là, quand vous avez des prix de carburant élevé, bah c'est une dépense contrainte qui est qui est très élevée, qui rogne les autres dépenses, nourriture, loisir et cetera qui augmente aussi qui augmente aussi du temps passant. Voilà. Sur la hausse des prix sur la hausse des prix du carburant, de quel levier dispose vraiment le gouvernement là pour protéger les consommateurs ?

Parce que on a vu que Sébastien Lecornu a annoncé des contrôles dans les stations de service contre les hausses abusives du prix à la pompe, mais il y a Michel Edouard Lecler qui a dit "Bon, ces contrôles là, c'est juste pour voir entre la facture et le prix affiché, mais est-ce que le gouvernement a l'outil d'aller voir plus loin dans les marges ou les choses comme ça ?" Et puis surtout est-ce qu'il en a l'envie ? Donc c'est quoi un peu ces leviers ?

Non. Alors là, tu as raison de dire ça. C'est vrai que le gouvernement comme il veut pas mettre 1 € il veut pas mettre 1 € ou un centime, il veut pas baisser les taxes, il veut pas non plus bloquer les prix parce que il part du principe que au niveau budgétaire, il y a plus aucune marge de manœuvre.

Tu vois là, moi sur Oui, sur ce sujet là, tu as raison. Tu as raison de dire ça sur ce sujet-là. Mais moi ça me fait ça m'inquiète un peu parce que comme la plupart des crises aujourd'hui viennent de l'extérieur et qu'on a très peu de contrôle sur l'extérieur, j'ai peur que la que si on a une nouvelle crise, bah il y ait plus de de soutien de l'activité ou du quoi qu'il en coûte qui était qui a quand même été disons-le utile.

Et là le le gouvernement parle du principe qu' il y a plus un euro à prendre. Là c'est fini. Donc qu'est-ce qu'il peut faire ?

Il peut mettre la pression sur les opérateurs total et cetera disant on va vous contrôler et cetera. Mais en réalité il y a eu un très gros rapport qui a été fait en 2012. par Moscovici ou Hollande pour essayer de comprendre les marges des pétroliers parce que cette affaire montait tellement qu'ils ont dit la conclusion du rapport c'est qu'on sait pas trop en fait les marges de Lecler sont différentes des marges totales ça dépend du pétrole que vous achetez de vos donc c'est très difficile donc on peut surveiller l'évolution des prix et faire des contrôles mais la marge réelle nette personne ne la connaît.

Il aurait quoi comme levier le gouvernement s'il il mettait vraiment du sien ? Moi je pense qu'il faut faut pas écarter des des des deviers qui existent par exemple dans le le code du commerce qui qui est le blocage des prix. C'est qu'à un moment encore une fois c'est comme on l'a dit le vrai problème c'est les inégalités.

Vous avez des gens vraiment qui pour aller travailler pour n'importe quel déplacement ont besoin de la voiture. Ça c'est dû. Euh alors ça date pas d'hier, je l'ai dit, les prix du pétrole ont augmenté, on a une nombreuse crise, rien n'a été fait et c'est dû à des facteurs structurels d'éloignement de l'habitation par rapport au lieu de travail et cetera.

Au bout d'un moment, si le prix augmente trop, il va falloir les protéger. Donc, il faudra bloquer les prix. Prin moment, tu bloques les prix et ben c'est l'État qui paye le différentiel après.

Et là, pareil, c'est un centime de différentiel, c'est un million en moins dans les caisses de l'État par jour. Donc c'est très coûteux, ça rapporte beaucoup les sens. Mais il faut pas s'écarter écarter cette possibilité-là parce que sinon euh bah on accepte qu'une partie des consommateurs euh vont pouvoir vont peut-être passer dans le rouge ou euh vont passer de la pauvreté à l'extrême pauvreté à cause euh des prix du carburant.

Mais l'État écarte tout de suite ça parce qu'il veut pas dépenser 1 € c'est fini quoi. Le graphique de qui p quoi sur les prix du carburant c'est assez intéressant puisque par exemple dans 1 litre d'essence il y a 50 à 60 % de taxe. C'est quoi un peu cette fiscalité et qu'est-ce que tu en penses ?

Tu as raison. Ça, il faut le rappeler aux gens parce que tu as tu as 30 % qui est le produit l'essence et puis après tu as 50 60 % de taxes de en fonction de diesel gazol. tu as une taxe qui que qu'on ajoute, c'est-à-dire que tout le monde paye la même taxe.

Que tu sois euh que tu prennes ton 44 pour aller euh à ta maison à Doville de Paris, tu payes la même taxe qu'un mec qui va prendre une voiture vieille pour aller travailler. La taxe est la même. Et tu as ensuite de la TVA sur ton produit, de la TVA sur la taxe.

La TVA, on le sait, on l'a dit plusieurs fois, c'est un des impôts les plus injustes. Donc la fiscalité des carburants est extrêmement injuste. Il y a il y a jamais eu plus injuste.

Quelle que soit ta voiture, quel que soit l'endroit où tu habites, quel que soit ton salaire, tu payes la même taxe. Donc la pression fiscale est plus forte sur les pauvres que sur les riches, très clairement. Elle est plus forte sur ceux qui n'ont que la voiture que sur ceux qui ont le choix, c'est-à-dire de prendre les transports, le vélo ou ou la voiture.

Donc c'est une fiscalité injuste. Ça fait des années qu'on le dit. Ça fait des années que les prix du pétrole augmentent.

Ça fait des années qu'on dit il faudrait inventer quelque chose d'autre ou au moins avoir une réflexion là-dessus. Elle n'a jamais été posée. Voilà, elle n'a jamais été posée.

À un moment, il y avait la TIPP flottante, c'estàdire que les taxes pouvaient baisser quand les prix augmentaient puis elle réaugmentait quand les prix baissaient, ce qui permettait de lisser les prix. Ça pouvait être intéressant. Et puis après, il y a eu des taxes à un moment.

Alors, les gens vont peut-être crier quand je vais vous dire ça, mais il faut s'en rappeler. Ça s'appelait la vignette sur la voiture. La vignette sur la voiture est extrêmement intéressante parce que vous payez, on aurait pu baisser par exemple les prix des carburants et mettre une vignette et cette vignette vous la payez d'autant plus cher quand vous habitez dans une région où vous avez des transports et quand vous prenez des grosses voitures cylindrées.

C'est la vignette actuelle, c'est que elle est mal faite. Elle est mal faite mais parce que on peut avoir une une voiture très neuve et très polluante et avoir une vignette qui est très bien parce qu'elle est juste parce qu'elle est neuve. Exactement.

Exactement. Mais revoir ça sur des critères sociaux de pollution aussi avec une volonté vraiment de progressivité, ça pourrait être intéressant parce que ça inciterait les gens à aller vers un type de voiture quand ils achètent qui soit beaucoup plus neutre de moins aussi impacter les gens qui ne peuvent pas renouvel leur voiture et ainsi. Enfin, il faudrait vraiment trouver mais mais une réflexion doit être posée là-dessus pour que l'essence peut-être puisse être moins cher pour ceux qui en ont besoin pour vivre que pour ceux qui l'utilise pour des loisirs et qui ont d'autres moyens de faire.

À Paris, utiliser sa voiture alors qu'on a un réseau de transport dense, des des des vélos, des mobilités douces qui sont quasiment accessibles partout. Bon ben là, on est capable et que les distances sont plus faibles parce que vous l'utilisez c'est très faible Paris. Donc là, vous pouvez effectivement payer euh avec une vignette euh un coût du carburant global qui serait un peu plus cher.

Puis on pense aussi, c'est euh une parenthèse, mais je pense c'est bien d'être dit, pour les professionnels et ou les personnes non valides qui sont obligées d'utiliser des transports et que du coup bah encore une fois, c'est elle qui paye le prix du carburant parce qu'il est comme tu l'as dit, il est inégal. Et sur la fiscalité, j'ai l'impression que du coup c'est toujours soit l'État ou surtout le consommateur qui finit par payer et jamais le pétrolier. Ouais.

Le faut mettre tout le monde à contribution. Alors le problème c'est que encore une fois il y a une asymétrie d'information. Moi je me souviens qu'à l'époque Moscovici avait prévu de baisser de 6 centimes les taxes.

Il avait dit on baisse de 6 centimes 3 centimes les taxes c'est nous qui prenons 3 centimes, c'est les pétroliers. Ça a été très difficile de voir si les les Alors là, on parle de petits centimes à l'époque mais ça a été très très difficile de voir. La première semaine, on l'a vu, puis après on avait du mal à savoir parce que les prix fluctuent.

Donc on a eu du mal à savoir si tout le monde jouait le jeu. Si vous bloquez les prix et que vous décidez de partager entre l'État et par exemple les pétroliers, voilà sur sur bah là vous mettez un rapport de force avec le le distributeur et ça c'est pas mal parfois. Ouais mais dans une politique aussi libérale qui a mis en place Emmanuel Macron où il y a aucun rapport de force avec les entreprises, les grandes entreprises, c'est impensable en fait.

Il a même pas enfin moi ce que parce que ça touche pas que l'essence. Les grandes entreprises aujourd' font ce qu'elles veut. Bah, on l'a bien vu avec les les les biens de première nécessité au moment de la crise inflationniste.

Il y a eu 20 % sur l'alimentaire. Euh, l'État a pas voulu bloquer au moins un panier de de bien. Donc, c'est ça mettrait du temps.

Mais là, euh bon, euh les prix du pétrole sont sont très clairement tirés par la situation au Proch Orient. Il est clair qu'il est possible compte tenu de la la de la structure du marché des distributeurs que certains en profitent et il faut les surveiller et après il faut pas se passer de la possibilité de bloquer des prix. Le blocage des prix, c'est bien parce que vous avez une lisibilité.

Vous bloquez un prix à tel niveau et vous avez une lisibilité ensuite. Voilà. Puis en plus, moi ça me fait rire à chaque fois parce que à chaque crise enfin quand ça va bien, on dit "Oui, mais c'est normal que les actionnaires ils aient énormément de dividendes parce que quand il y a des risques que c'est eux qui les prennent puis quand il y a une crise oh bah les actionnaires ils ont aucun risque puisqueen fait c'est l'État qui avale tout." Donc c'est quand même assez ironique.

Là, il y a quand même eu une annonce de Michel Douard Lecler la semaine dernière qui disait que pour le weekend dernier, les prix allaient baisser parce qu'ils allaient les bloquer et cetera au niveau du distributeur. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?

Alors, on sait pas sur quel temps. Ils ont dit effectivement qu'ils allaient baisser de 30 centimes, mais ils ont acheté le pétrole au moment où il était à son prix bas. C'est ce qu'ils ont dit.

Et on va voir combien de temps ça dure. Voilà, on sait pas, on ne sait pas mais mais c'est une bonne nouvelle. Et il y a aussi euh Total qui a annoncé de qui bloquait les prix à des niveaux un peu au-dessus des prix de que nous avons là.

Ils ont mis un prix un prix euh plafond euh et que il dépasserait pas ce prix-là jusqu'à la fin mars. Donc ils partent du principe que là on est sur un pic. Je pense euh pareil c'est une bonne chose mais il faudra vérifier après.

Il faudra faire attention parce que parfois quand vous bloquez des prix que vous perdez de l'argent à un moment quand les prix descendent vous les rattrapez ou vous en gagnez moins qu'avant parce que effectivement total va gagner énormément sur les prix du pétrole. sur la distribution, l'essence. Quand vous bloquez les prix après il est possible qu'après quand à redescendre, vous rattrapez les marches que vous avez perdu.

Donc il faut être faut faut faire attention à ça. Euh donc les les le gouvernement doit doit regarder ça et puis après il doit tenir ce rapport de force qu'il a essayé de faire plus ou moins avec les distributeurs pour pas qu'il y a d'abus. Ils se prennent le revers de la médaille d'avoir eu une politique autant libérale ces dernières années aussi. prennent levers de la médaille et puis ensuite encore une fois la question des des des carburants et de la fiscalité n'intéresse personne parce que nos les [raclement de gorge] élites parisiennes ne sont pas concernées directement et ils n'arrivent pas à comprendre que quelques centimes à la fin fait 20 30 € en plus qui va se greffer sur d'autres choses et et donc il y a pas de réflexion là-dessus et on a fait plusieurs fois d'émissions là-dessus.

Le vrai problème aujourd'hui de la fiscalité des carburants, elle tient au fait qu'il y a une illégalité majeure dans l'utilisation de la voiture dans notre pays. Si on était tous à la voiture comme aux États-Unis, ce serait un truc plus voilà. Mais comme là, il y a des gens qui n'en ont pas besoin et des gens qui en ont besoin et les gens qui n'en ont pas besoin sont ceux qui ont le pouvoir et le capital, et ben c'est des questions qui ne les concernent pas.

Donc ils s'en foutent. Ils disent les gens pourront subir l'ajustement. Est-ce que c'est aussi pour terminer est-ce que c'est aussi le résultat d'une fait du fait qu'on ait jamais eu de politique de vraie mobilité en France ?

Le fait qu'on ait abandonné le train, la fonte, j'en passe. Le fait qu'on ait abandonné le système de transport en fait. Vous avez 70 % des Français qui n'utilisent que la voiture, un peu moins.

C'est c'est un chiffre de rostat. Pourquoi ? Mais pourquoi pas ?

Parce qu'ils adorent la voiture, mais tout simplement parce qu'ils n'ont pas d'autres substitut. On nous parle d'indépendance mais en fait on a aucune politique qui prend plus de recul pour s'indépendantiser. On le voit bien avec l'exemple de Paris et d'ailleurs qui est copié par beaucoup de grandes villes même où la voiture euh fonctionne encore bien comme New York et cetera.

Euh Paris en fait quand vous avez un un réseau de transport dense euh sûr bien et que vous avez des mobilités euh qui sont à à porter de main des pistes cyclables, des infrastructures faites, la voiture naturellement elle disparaît. Hm hm. Naturellement elle disparaît.

Donc quand vous avez des des transports qui fonctionnent bien, quand vous avez des des lignes comme de Paris-Marse qui fonctionne bien de TGV ou Paris-Bordeaux, euh la voiture disparaît. Paris Lyon, la voiture disparaît et même l'avion disparaît. Donc euh vraiment le le maillage de de [grognement] des des chemins de fer, les transports qui consomment peu de carbone sont quand même une clé très importante aujourd'hui pour casser la dépendance à la voiture complètement.

H et si aujourd'hui on veut retourner dedans, on a plus trop le savoir-faire avec toutes les fermetures d'usine qu'on a connu. Donc c'est Ouais, c'est dommage alors qu'on était les meilleurs. Dommage.

Oui. Bah, on a souvent la même conclusion. Voilà.

Merci à vous d'avoir suivi cette émission. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et leur agenda politique et on avance des millions de spectateurs sur internet.

Puis nous sommes maintenant diffusés sur Free Orange et pourquoi pas bientôt la TNT francilienne. Et tout ça ne peut se faire sans vous citoyens et citoyennes. Notre seul force c'est vous.

Alors rendez-vous sur soutenez.v.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine. [sifflotement] [musique]

GUERRE EN IRAN, PRIX DE L'ESSENCE : LA CRISE ARRIVE ! — Gérard Israel · Pourquijevote