Le beatbox d’Arnaud Ducret - C à Vous l’Intégrale - 15/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à l'antenne, malgré ça. ... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Bertrand ouvre les coques... - R.Beaufour: Et les coquilles, c'est ça.
Je vous laisse faire? Attention. - ATTENTION! - R.Beaufour: Après, il faut la décoller. - B.Chameroy: Oui, mais moi, j'ai une autre technique.
Voilà! C'est moins beau, mais plus rapide. - A.-E.Lemoine: Oui, c'est moins beau. - R.Beaufour: J'espère qu'elles seront bonnes. - P.Lescure: Il y a quoi, dedans? - B.Chameroy: Principalement du sable. - R.Beaufour: On va les rincer. - A.-E.Lemoine: Des Saint-Jacques accompagnées d'un sabayon chartreux, le menu de R.Beaufour, notre cheffe de ce soir.
Pendant 7 ans, il est l'irrésistible René Gaston Martinet n'est pas que maladroit. Il est aussi sombre dans la peau de X.Dupont de Ligonnès, convaincant en jeune J.Chirac éclectique.
Il a d'abord été chanteur de gospel avant de se lancer dans le one-man-show. - A.Ducret: Vous êtes plus musclé que...
Je vais vous jeter sur la table. - A.-E.Lemoine: C'est bien, ça!
C'est une super sensation. Je le conseille à toutes les femmes. A.Ducret peut et sait tout faire.
Son nouveau défi: faire du théâtre à l'affiche de la pièce de S.Thiéry, "Cochons d'Inde", l'histoire d'un homme qui voulait retirer de l'argent et finit séquestré dans l'agence bancaire. - Vous avez essayé de retirer 100 euros?
Qu'est-ce que vous allez en faire? Comment comptez-vous l'utiliser? - C'est une blague? - Nous avons été rachetés par un groupe indien.
On prend des renseignements sur les clients. - Vous êtes de quelle caste? - Une caste?
Je suis français. J'habite dans les Yvelines. Je ne fais partie d'aucune caste. - Tout le monde appartient à une caste. - Appelez le directeur. - Il n'est pas là.
Il est en Inde. - Maxime, arrête avec tes trucs d'Indiens. Va me chercher le directeur! - Il n'est pas là. - Allez me le chercher.
Je n'arrive pas à jouer avec vous. Ca me saoule. - Peut-être, mais t'as signé ton contrat, Arnaud. - J'ai pas signé pour jouer dans une comédie où un mec se fait séquestrer dans une banque par 2 rats crevés. - C'est nos personnages.
C'est pas nous. - Stop! On arrête. - Arnaud, c'est du théâtre.
C'est pour de faux. - Je n'irai pas! Ca démarre le 22 janvier?
Je n'irai pas! - Il est complètement fou! Rires. - A.-E.Lemoine: A.Ducret est ce soir notre invité avec A.de Malherbe, aux commandes de "Apolline Matin" depuis 6 ans déjà.
On est ravis de vous réunir ce soir. Ca pourrait être baroque. Pas du tout.
Vous avez été matinalier aussi, Arnaud, animateur d'une matinale, comme Apolline. C'était sur Rires et Chansons. - A.Ducret: Exactement, avec J.Commandeur. - A.-E.Lemoine: Pas du tout d'actu? - A.Ducret: Si, que de l'actu. - A.-E.Lemoine: La radio, ça vous faisait rêver.
Vous êtes auditeur d'Apolline? - A.Ducret: Euh...
J'allais le dire, oui! Non. J'écoute toutes les radios, mais j'écoute moins la radio maintenant.
J'aime beaucoup la musique. J'écoute de la musique. - A.-E.Lemoine: Vous vouliez faire de la radio depuis petit.
Résultat, qu'est-ce qu'on vous a conseillé à l'école? - A.Ducret: J'étais en électrotechnique.
Je sors du collège, on me dit qu'il faut aller en BEP électrotechnique, que je vais faire de l'électronique, que je ferais peut-être un peu de table de mixage, ce qui m'amènera dans un studio à la radio. J'ai dit: "Vous savez quoi? Je vais y aller tout seul." - A.-E.Lemoine: Vous avez été animateur radio.
Vous êtes aujourd'hui comédien au théâtre dans une pièce devenue un classique. Une pièce totalement absurde et drôle qui imagine votre personnage séquestré par des employés d'une banque rachetée par un Indien. Ce qu'on vous reproche, c'est d'avoir changé de caste, d'être passé de quelle caste à quelle caste? - A.Ducret: On me dit: vous gagnez beaucoup trop d'argent par rapport à vos parents.
On va vous garder un peu. On va voir avec New Delhi si on peut vous faire sortir." C'est tout un micmac qui se met en place.
Chaque personnage a vraiment son moment de drôlerie. C'est vraiment super. Ce que j'ai aimé, c'est que par le prisme de la banque, du capitalisme, tout le monde dit: "Excusez-nous.
Vous gagnez trop d'argent." - A.-E.Lemoine: Il va falloir redistribuer. - A.Ducret: Ma carte a été avalée, mais il faut rester.
Il y a une fin...
Il y a un twist à la fin. Je ne peux pas le dire, mais on comprend pourquoi tout ça a été mis en place. - P.Lescure: Il est très fort pour pousser l'absurde jusqu'au bout, S.Thiéry. - A.Ducret: Je suis ravi de partager la scène avec F.Cantrel. - A.-E.Lemoine: Le goût de la scène, c'est de famille.
Votre mère rêvait de faire partie du Big Bazar. - A.Ducret: Elle leur a écrit une lettre pour faire partie de cette troupe.
Ca n'a pas fonctionné. J'ai fait une autre émission où M.Fugain est venu chanter.
Il a chanté avec ma maman. Elle a pleuré à la fin. Dossier réglé.
Elle a toujours aimé ça, ma mère. Elle m'a soutenu, porté. - A.-E.Lemoine: Jusqu'à un certain moment. - A.Ducret: C'est ça, exactement.
Elle a toujours...
Là, elle me regarde. J'ai envoyé un message à ma maman. On a un groupe "famille".
Elle dit toujours des trucs qui n'ont rien à voir. J'ai dit que j'étais sur "C à vous" ce soir. Elle m'a dit qu'elle allait regarder. - A.-E.Lemoine: Votre appétit pour la politique aussi n'est pas dû au hasard.
Votre grand-père était maire, conseiller régional de la Sarthe. Vous le suiviez, petite, dans les fêtes. - A.de Malherbe: Il m'avait emmenée au dépouillement.
On passait de cave en cave. On goûtait les vins de la Sarthe. J'ai trouvé ça extraordinaire de voir tous ces gens autour de mon grand-père. "Monsieur le maire!" Je trouvais ça dément.
Je pense avoir toujours gardé le sentiment que, au début...
Au moins au début, je leur fais crédit d'une certaine sincérité. - L.Sénéchal: A.Ducret, vous avez rejoint une troupe de comédie musicale.
Vous avez appris à chanter et à danser. Ca vous a servi plus tard. - J'ai l'air d'une pauvre connasse... - Un méga tube façon Broadway... - DANS LES AIGUS! - J'en chie! - A.Ducret: Ca, c'était une aventure extraordinaire, avec Pierre-François Martin-Laval?
On a fait un sketch avec A.de Caunes. Il nous adoubait.
Les Monty Python sont des génies. On a eu la chance d'échanger avec eux. Dans "Cochons d'Inde", il y a beaucoup d'absurde.
C'est ça qui est formidable. S.Thiéry, l'auteur...
Il y a de l'absurde, ce truc où tu te laisses absorber. C'est comme quand vous allez avec quelqu'un dans un endroit et on se demande pourquoi on s'est laissés à ce point happer...
Là, mon personnage entre dans la banque et, tout d'un coup, c'est fini. Il n'en sort plus. A la fin, il revient et il dit...
Brouhaha. Et voilà, quoi. Rires. - L.Sénéchal: La fin est pas ouf, par contre. - A.Ducret: Justement, la fin est géniale. - A.-E.Lemoine: Si vous voulez connaître la fin, il faudra aller au Théâtre des Nouveautés à partir du 22 janvier prochain.
Le Oh my pop... - A.Ducret: C'est bien, vous vous auto... - A.-E.Lemoine: Oui.
Je passe la parole à Emilie. - E.Tran Nguyen: On l'a dit, vous pouvez tout faire.
Vous avez même chanté. Il y a un autre talent caché qui vous a inspiré. - A.Ducret: A chaque fois que je viens, j'ai un talent caché.
Il fait du beatbox. - E.Tran Nguyen: Il faut voir la tête que vous faites quand vous vous regardez en train de faire ça. - A.Ducret: Je n'ai pas pu me voir faire du beatbox.
En même temps, quand on fait des soirées et qu'il y a des musiciens, je ne peux pas m'empêcher de prendre le micro. Là, ma femme me regarde en se disant: "Oh...
Il est reparti..." - E.Tran Nguyen: C'est l'art de reproduire des sons et des musiques avec la bouche.
Ca vient de la culture hip-hop des années 70. C'est un véritable art. Il y a même des championnats du monde. - A.Ducret: Maintenant, c'est pour m'amuser, mais il y a des grands... - E.Tran Nguyen: L'an dernier, ça s'est déroulé à Tokyo, au Japon.
Le gagnant est français. Ils font du beatbox. C'est un talent qui se travaille, certes, mais il faut avoir quelques prédispositions. - A.Ducret: Non.
Moi, j'écoutais la musique...
C'est vrai! J'allais voir des courses de voitures avec mon père quand j'étais gamin. Je voyais les voitures, j'étais gosse.
La plupart du temps, un gosse va prendre une voiture et imiter le bruit. - L.Sénéchal: Non!
Gamins, on ne faisait pas ces bruits! - A.Ducret: A un moment, je vois les voitures passer.
Je me dis que le son de la voiture fait un autre bruit. Je l'imite. Je le fais tout seul.
Je gonfle la joue...
Il imite une voiture. Je fais ça et je me dis que ça marche. J'écoute de la musique et je me dis...
Il fait du beatbox. A un moment, c'était MC Solaar. C'est pareil.
Là, je fais... ...
Je fais ça... - E.Tran Nguyen: C'est votre passion.
On ne vous a rien demandé et vous vous êtes lancé complètement. ... - A.Ducret: J'ai toujours aimé ça. - P.Lescure: Votre femme vient d'appeler. - A.Ducret: Maintenant, je ne fais plus ça. - A.-E.Lemoine: Non.
Vous venez de le prouver. - A.Ducret: Je ne le fais plus comme quand j'étais gamin.
Ca m'a sauvé la vie dans un bus. Il y avait des mecs...
J'ai failli me faire agresser. Il y avait 4 mecs qui sont arrivés. J'étais gamin, plus jeune.
Je me suis dit que ça allait être l'embrouille. On sent que l'atmosphère n'est pas bonne. Les mecs commencent à se retourner.
Ils me regardent et ils me demandent si je suis tout seul. Là, je me mets à faire... ...
Là, les mecs font: "C'est toi qui fais ça?" Je fais: "Ouais..." "Vas-y, refais-le." 25 minutes, le trajet. - A.-E.Lemoine: La trouille au ventre! - A.Ducret: Plus de salive, plus rien.
Les mecs descendent et font: "BRAVO!" - E.Tran Nguyen: Je voulais vous montrer...
Je ne sais pas si vous suivez le beatbox sur les réseaux sociaux. Il y a une ado star des réseaux sociaux. Là, ça maîtrise.
C'est elle. Il y a des accessoires, avec. Avec le nez.
Elle postait déjà des tutos à 8 ans. ... - E.Tran Nguyen: Au Brésil, il y a des nonnes qui ont fait le buzz aussi en faisant du beatbox.
C'est accessible à beaucoup de monde. Ca nous impressionnait déjà en 2022. Un artiste beatbox était venu pour son film "Ténor".
Tout le monde était bouche bée. - Il y a un son que j'aime beaucoup. ...
Son de guitare électrique... ...
Et scratch... ...
Quand on fait ce son aux gens, ça les choque un peu. C'est le... ... - P.Lescure: C'est pas moi... - Si on fait de la techno, par exemple... ... - A.-E.Lemoine: C'est génial! - C'est ça qui est ouf.
Ces sons, à chaque fois que je le fais devant des non-initiés, ils sont choqués. Pour nous, dans la communauté, on n'est même plus originaux. - E.Tran Nguyen: Vous vous êtes mis en retrait, là. - A.Ducret: Lui, c'était son taf, a priori.
Les beatboxeurs ont une méthode indienne. Les Indiens font ça. Ils arrivent à moduler les notes et à avoir une basse qui reste.
C'est une technique indienne qu'ils savent très bien faire. Je vous écoute en beatbox. Montrez-moi. - A.-E.Lemoine: On conclut avec un moustique ou une mobylette? - A.Ducret: Une mobylette? ... - A.Ducret: Le moustique... ...
Applaudissements. Mon fils est content. Il adore quand je lui fais des bruits.
Je ne le fais plus maintenant, mais... - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: J'adore le titre un peu daté de cet ouvrage passionnant pour les jeunes, les moins jeunes, les journalistes et pas que: "Du beau monde: 20 entretiens de légende" Vous allez voir que ça fait sourire.
En 86, Christian Fevret disait qu'il avait créé les Inrockuptibles pour prendre son temps à un moment où tout va trop vite. - Les Inrockuptibles, ça existe depuis 4 numéros. Pas de bla-bla. 2 journalistes.
A l'origine, 3 étudiants de 22 ans. - J'aimerais que ce soit quelque chose que les gens aient plaisir à lire. Il fallait revenir à quelque chose de dépouillé avec le plaisir de lire sur la longueur.
En ce moment, il y a tout ce mouvement, cette mode sur tout ce qui est court, bref et superficiel. On voulait quelque chose de beaucoup plus long. du début des "Inrocks".
Durant les 20 entretiens de légende dans ce bouquin, il y a de la littérature, de la musique, du cinéma...
Serge Kanganski qui a dit à notre journaliste combien l'interview de F.F.Coppola l'interpellait aujourd'hui. - On se rend compte que ces interviews résonnent fortement aujourd'hui.
Ca anticipait beaucoup de choses qui se passent aujourd'hui. Je pense notamment à F.F.Coppola qui parlait déjà de D.Trump en 98.
Il y a quasiment 30 ans. Il avait une crainte, c'était que les Etats-Unis deviennent un empire fasciste. - P.Lescure: Regardez l'extrait de l'interview de F.F.Coppola. ...
Dans le bouquin, il y a aussi des récits qui font sourire - Quelqu'un comme J.Moreau parle de sa rencontre avec M.Davis.
Ils ont travaillé ensemble sur le film de L.Malle "Ascenseur pour l'échafaud". Ils ont passé des nuits ensemble dans un studio à fumer, boire et écouter de la musique.
Ils regardaient les images du film. Elle raconte tout ça et elle dit dans l'interview qu'il n'y a pas besoin de baiser pour avoir une relation intime avec quelqu'un. Moi, je suis tout de suite sur la défensive.
Je lui demandais de parler de M.Davis, mais pas de ses histoires de coucheries. Elle me coupe la parole et me dit avec beaucoup d'autorité: "Moi, j'en parle.
Je suis une femme libre." - P.Lescure: Un bouquin passionnant qui montre à quel point le temps long permet de découvrir les pleins et les déliés de ceux qu'on interroge. - Quand on est allés interviewer J.-L.Godard, on sait que tant dans ses films que ses propos en interview sont parfois pas évidents, un peu critiques, ésotériques.
C'était pour la sortie du film "Hélas pour moi". Première question, on lui demande qui est le "moi" de "Hélas pour moi". Il y a un grand silence, il soupire et il nous dit: "Bah voilà.
C'est à cause de questions comme ça que j'ai plus envie de faire beaucoup d'interviews." - P.Lescure: Godard et les journalistes, Godard et la télé...
Un film avec notre ami D.Bilalian à Cannes après le journal de 13h. Il demande à Godard ce qu'il a pensé de ce tour de l'actualité. - Je voudrais demander à J.-L.Godard ce qu'il a retenu de l'actualité? - Rien du tout. - Vous vous intéressez...
Les gens de cinéma ont le don de s'intéresser à l'actualité? - Si on parlait moins à la télévision, j'aurais peut-être le temps de retenir. Vous parlez par-dessus ce que vous montrez. - P.Lescure: Et toc!
Là aussi, il y a des parallèles. On peut penser à certaines émissions ou certaines façons de faire de la télé. Je n'ai qu'un bouquin, mais je vous l'offre. - A.de Malherbe: J'aime bien...
Vous dites, mais vous dites pas. - A.Ducret: J'adore les poèmes de F.Mercury... - A.-E.Lemoine: Votre pire souvenir de journaliste, Apolline?
Votre pire interview? - A.de Malherbe: J'imagine qu'il y en a plein.
Il y en a une dont j'étais meurtrie, c'est quand j'étais correspondante aux Etats-Unis. Le climax, c'est la mort de Ben Laden, et je ne me réveille pas. Je dors. - A.Ducret: Ben Laden vous appelle? - A.de Malherbe: Non.
Je suis la correspondante aux Etats-Unis de BFMTV. Je viens d'arriver. Je suis en décalage horaire.
J'arrivais de France. Je ne me réveille pas. Quand je me réveille, j'ai 150 appels.
Je n'ai jamais osé leur dire que je ne m'étais pas réveillée. Je leur ai dit que j'étais dans l'avion. J'ai fini par leur dire des années après.
J'ai loupé la mort de Ben Laden. Depuis, mon téléphone n'est plus jamais en mode avion. Jamais! - A.-E.Lemoine: Ah bon?
Nuit et jour? - A.de Malherbe: Oui.
D'ailleurs, je l'ai toujours. Là, il se passe un truc, je pars. Un truc grave, important.
Je fais gaffe. - A.-E.Lemoine: Dans un instant...
Un texto? ...
Tout à l'heure, c'était "j'en fais plus..." Matin, midi, soir... - A.Ducret: Je me marre avec mes potes, je fais ça... - A.-E.Lemoine: Ne partez pas.
Ce soir, N.Hamzawi est en pleine quête de sens dans les loges de HMC. -C'est ridicule, tout ça. - Qu'est-ce qui te plaît pas? - Tout.
Toute cette comédie...
Quand t'as envie de construire un meuble, de te faire enlever une carie, transplanter un coeur, d'acheter du pain, t'appelle pas une comédienne. Tu appelles quelqu'un d'utile. - Ca va? - Ca va très bien, merci.
J'ai envie de faire des trucs qui ont du sens, de servir la communauté, de faire quelque chose qui existe, pas de faire semblant comme une petite conne toute la journée. - Faut pas dire ça. - Je vais arrêter.
Je vais pas tourner, aujourd'hui. - Vous voulez pas arrêter demain? Comme ça, on perd pas de jour. - Toi, avec tes petits paniers à la con, c'est facile. - Rien que ça, "actrice"...
Je suis autrice, déjà. Je sais même pas ce que je suis. Toi, c'est pareil.
Tu mets des trucs sur la gueule des gens. - C'est un peu plus, quand même. - Vous réfléchissez pas.
Vous faites vos petits trucs. C'est médiocre, mais c'est concret. C'est pas utile, utile, mais c'est plus que moi. - Au cinéma, tu éveilles des consciences.
Tu peux même changer l'opinion publique, c'est essentiel. - C'est évident. Vous avez raison.
Je ne sais pas ce que j'ai, à switcher. J'ai changé d'antidépresseur. Ca se trouve, j'en ai plus besoin.
Ca y est, je suis requinqué. Désolé, j'ai tout niqué. - L'important, c'est que tu ailles bien. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le Bonus de Lorrain.
Les auditeurs ont la parole. - L.Sénéchal: Ceux d'A.de Malherbe, tous les matins sur RMC.
Y a qu'un truc qui les met en rogne: quand vous êtes pas là. ... - A.de Malherbe: Moi aussi, je suis contente. - L.Sénéchal: Il y en a même qui vous écrivent des chansons et qui les interprètent en direct à la radio. - La belle Apolline de Malherbe, avec qui je viens parler du Leclerc, de l'EPR... - A.de Malherbe: Il y en a pour tout le monde. - Une bonne Fête de la musique. - A.de Malherbe: Bravo! - L.Sénéchal: Vos auditeurs, vous les adorez, vous les chérissez.
Vous les prenez parfois pour vos enfants. Attendez, j'ai mal lu. Parfois, ce sont vos enfants. - Apolline, un coup de fil d'un certain Alexandre.
Alexandre, bonjour. *-Coucou, maman. Un petit message pour souhaiter un joyeux anniversaire à maman avant d'aller à l'école. - A.de Malherbe: Merci, mon chou!
Ca me fait très plaisir. Alexandre, c'est mon grand garçon qui vient d'avoir 18 ans. Merci, Alexandre.
Bonne journée. Sois sage! *-Oui, maman.
Joyeux anniversaire. - L.Sénéchal: Vous perdez plus vos moyens avec Alexandre qu'avec les grands politiques. - A.de Malherbe: Oui.
J'étais très émue. Il a 19 ans, maintenant. J'étais très émue qu'il m'appelle. - L.Sénéchal: Ceux qui appellent chaque matin sur RMC sont des anonymes, les Français qu'on n'écoute pas assez.
Par exemple, il y a Grégoire, qui a ému toute l'équipe de la matinale. C'est un Français musulman qui vous raconte comment il en est arrivé à changer de prénom pour gommer toute trace de ses origines. *-Nous, les musulmans de France, on a l'impression d'avoir le sida.
Je passe un entretien. Avec le patron, ça se passe bien. A la fin, il me demande: "C'est de quelle origine?" Il me dit "au revoir, monsieur." Je pense à tous ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir mon père et qui sont sortis de leurs entretiens avec la haine.
C'est triste. Je ne sais pas où on va. Il faut qu'on commence à s'aimer les uns les autres, bordel de merde! - A.de Malherbe: C'est un cadeau, d'entendre ces témoignages.
Ca dit complètement la France. C'est ce qu'on n'entend pas ailleurs. C'est ma très grande fierté et mon immense bonheur tous les matins, de donner la parole à tous les Français, qui qu'ils soient, avec une forme de spontanéité.
Quand ils appellent...
En général, il y a un sujet. J'appelle dès le matin aux témoignages. On est la seule matinale où les auditeurs témoignent.
Il y a des émissions dans les autres radios où les auditeurs ont la parole, mais...
Ils parlent en même temps. On informe, on a leurs témoignages. On connaît la France à travers eux.
Cette semaine, j'ai eu l'immense bonheur...
Je suis la seule matinale cette semaine à avoir vraiment gagné des auditeurs tous les quarts d'heure, tout le temps. Tout est dans le vert. Ca me rend très heureuse.
Je pense que ce succès est dû précisément à ça. On est dans une époque où on dit "les Français pensent ci ou ça". Moi, je dis: "Ecoutez-les.
Ecoutez le pouls de la France sur RMC." - L.Sénéchal: Vous avez même envie d'aller les voir, sortir de votre plateau.
Ca a donné "Apolline chez vous". Il y a des témoignages durs à recueillir. Par exemple, celui de Thierry, qui vous raconte que son fils est mort la veille de ses 19 ans. - On va à la salle comme d'habitude.
Il me dit "au revoir, papa." Je lui dis que j'ai son cadeau d'anniversaire. Il ne veut pas le prendre car ça porte malheur.
Il me dit "bisous, papa. Je t'aime." Comme d'habitude.
Je n'ai rien vu du tout. Quand on me dit "au revoir, à demain", je ne sais pas, je n'aime plus cette expression. Elle n'a plus de sens.
Chez moi, j'ai son cadeau avec sa carte. Je ne lui ai jamais donné. C'est terrible. - L.Sénéchal: Thierry fait partie de ces auditeurs qui ont appelé la matinale et que vous êtes allée retrouver.
Il n'a même pas lu la lettre que lui avait laissée son fils. - A.de Malherbe: Il me l'a montrée ensuite.
Je l'ai accompagné chez lui. Il m'a montré la chambre de son fils. Vous écoutiez tout à l'heure Grégoire.
C'est le 1er qui m'a inspiré cela. Tous les matins, j'ai des auditeurs qui m'appellent. Très souvent, je suis hyper frustrée de devoir raccrocher.
J'ai envie de continuer. J'ai envie d'en savoir plus sur eux. Je ne peux pas le faire pour tous, mais pour un certain nombre dont le témoignage me semble marquant, pour dire quelque chose de notre époque, de la France d'aujourd'hui.
Thierry m'avait appelée au standard de RMC. Je sentais qu'il y avait quelque chose derrière. Il est coach sportif.
Il accompagne plein de jeunes. Je l'ai accompagné sur le terrain de foot avec ces jeunes qui sont à fond derrière lui, à qui il donne tout. Ce sont des histoires singulières.
C'est ce qui compte le plus pour moi. Je me sens nourrie de tout ça. J'ai été faire la tournée du boucher dans le Vaucluse avec un boucher ambulant qui pensait qu'il allait devoir mettre la clé sous la porte.
Sa femme prépare la charcuterie. Ensuite, j'ai fait la tournée des villages, avec des gens pour qui c'est parfois le dernier commerce ambulant. Avec sa femme, ils s'aiment d'amour.
Ils m'ont bouleversée. A la fin, elle me dit: "Parle de nous." Je crois que c'est ça, mon métier, de parler d'eux.
Le dimanche soir sur RMC Story. - A.-E.Lemoine: Donner la parole aux Français vous rend infiniment plus plus fière que d'interviewer des hommes politiques et des présidents de la République.
Il n'empêche, vous en interviewez pas mal. Vous ne les ménagez pas. Vous les recadrez, surtout quand vous les jugez hors-sol.
Quand ils font la langue de bois...
Comment on le fait? - A.Ducret: Je ne sais pas... - A.de Malherbe: Les personnages dans les dessins animés qui courent, qui sont au-dessus de la falaise et qui pensent...
Ca fait des jours que vous dites qu'on est comme des petits bonhommes qui courraient sur une falaise dans les dessins animés sans se rendre compte que le sol s'est déjà dérobé sous nos pieds. Je trouve qu'on est souvent dans un théâtre d'ombres. J'ai 4 enfants, donc j'ai souvent vu des dessins animés.
C'est en général là que je vais chercher mes métaphores. Ils sont dans un théâtre d'ombres. Ce qu'on vit avec la crise agricole...
Ca fait des années qu'on se tire des balles dans le pied tout seuls. Nos politiques qui, au départ étaient de bonne volonté, prennent des décisions en rapport à l'image qu'ils pensent que l'on attend qu'ils donnent. Mais ils s'intéressent peu aux conséquences de leurs décisions.
En ce moment, on a tous remarqué qu'il y avait moins d'oeufs. On parle de la neige, mais non. On se rend compte que petit à petit, ils se sont dit qu'ils allaient mettre une loi pour que 90 % des oeufs soient cultivés hors cage.
Sauf que dans le même temps, il faut que les agriculteurs puissent changer leur processus, leurs hangars. Pour pouvoir changer un bâtiment de ferme, il faut 2 ans de paperasse, d'autorisations, de la préfecture, de l'Ademe, des réunions publiques...
D'un côté, on leur dit qu'il faut faire ça, mais d'un autre, on ne leur donne pas les moyens de le faire. C'est typiquement l'exemple qu'on a vu cette semaine. Je m'en fiche des alliances.
Ce que je veux, c'est que les choses marchent. Aujourd'hui, elles fonctionnent assez peu. C'est comme si on avait une façade qui était en train de s'écouler et qu'on se rendait compte que derrière, c'est très vermoulu.
Je ne veux pas qu'ils le nient quand c'est une évidence. - P.Lescure: Arnaud, vous avez interprété un personnage politique qu'Apolline n'a jamais interviewé: J.Chirac.
Pour l'interpréter, vous avez trouvé un accessoire chez l'opticien. - A.Ducret: C'était avec Pierre Vernier, notamment.
J'avais rendez-vous avec le réalisateur. Je suis arrivé chez l'ophtalmo: "Je vous donne une bouteille de champagne. J'ai rendez-vous pour un casting.
Le réalisateur m'attend sur la place là-bas et je vais traverser la place avec les lunettes. Prêtez-les-moi et je vous offre une bouteille de champagne. Je reviens avec, je vous jure." Le gamin m'a regardé et m'a dit: "D'accord.
Vas-y, tiens." J'ai traversé la place avec les cheveux plaqués en arrière. - A.de Malherbe: Vous vous promeniez avec une bouteille de champagne? - A.Ducret: Dans un sac.
Je suis allé chez l'ophtalmo avec la bouteille de champagne. Je suis arrivé et ça a fonctionné. J'ai tourné J.Chirac. - E.Tran Nguyen: Apolline, chaque matin, du lundi au vendredi, vous êtes aux commandes de 3 émissions sur BFM et RMC, 3 heures d'antenne non-stop à partir de 7h.
Vous avez vos petits secrets, vos petits accessoires, pas de lunettes, mais autre chose pour vous détendre avant l'interview politique. - A.de Malherbe: J'ai 10 secondes!
Putain! - E.Tran Nguyen: La console avant l'antenne.
Mais vous avez une autre manie avant l'interview politique: les talons hauts. Ca vous fait sentir... - A.de Malherbe: Ca ne sert à rien parce qu'on ne les voit pas.
J'en ai mis des très jolis, aujourd'hui. Je les aime beaucoup. Ils brillent.
Ils sont très beaux. En vrai, dans la vraie vie, je me promène toujours en baskets. Je change de chaussures dans le couloir à 8h30.
Ca ne sert à rien parce qu'on ne les voit pas, mais c'est psychologique. - A.-E.Lemoine: Je ne pourrais pas faire de la télévision en baskets, parce que nous, ça se voit. - A.Ducret: Sur scène, je déteste arriver comme si...
Il faut se mettre en costume. Les gens lèvent la tête. - B.Chameroy: Alors que Lorrain, il s'en fout.
C'est pas repassé... - A.Ducret: J'ai mis des baskets.
Je me permets...
Alors que j'ai que des talons hauts toute la journée. Rires. - A.-E.Lemoine: Vous êtes drôle, Arnaud...
On passe au flash. On est à fond dans l'actu. - B.Chameroy: Apolline, puisqu'il me reste 15 jours pour le faire, je vous souhaite une bonne année.
Vous êtes déjà éreintée par vos réveils matinaux. Certaines interviews sont ratées. Bonne année.
M'en voulez pas, je viens juste de faire du Apolline. - A.de Malherbe: Bonjour, M.Bregeon.
Vous êtes porte-parole du gouvernement. Toujours pas de budget. Une crise agricole qui n'est pas apaisée avec des médecins en grève et des médecins qui pensent que 2026 ne sera sans doute pas meilleure que 2025...
Bonne année quand même. - B.Chameroy: En plus de la matinale sur RMC Story et du face-à-face sur BFM, vous enchaînez avec "Apolline" de 9 à 10.
Quand on vous file l'antenne à 8h59, je sais ce qui se passe. - A.de Malherbe: On est à l'antenne?
Non! Bonjour. Je suis désolée.
J'arrive de Canteloup, qui est dans l'autre studio. Je fais le face-à-face. J'en sors.
A 8h59, je retraverse le couloir pour repasser dans le studio de BFMTV, où je suis censée prendre l'antenne à 59 et 30 secondes. - B.Chameroy: Ca fait combien de pas par jour? - A.de Malherbe: Ca fait beaucoup!
A.Ducret imite une moto. - B.Chameroy: Le face-à-face, pas fastoche à mener tous les jours, surtout quand l'invité s'appelle E.Ciotti.
Avec lui, ça devient le "face-à-faux". Alors qu'avec d'autres, la complicité est au rendez-vous. Comme avec R.Glucksmann.
Vous prononcez les mêmes mots au même moment. C'est trop mimi! - A.de Malherbe: C'est la juridiction...
EUROPEENNE. - A.de Malherbe: Les accords de... - LIBRE-ECHANGE... - A.de Malherbe: Il n'y a pas un problème structurel en Europe?
Il vient des... - MEGA FACTORIES... - A.de Malherbe: Il vient en réalité d'un homme... - B.Chameroy: Le face-à-face, c'est aussi des questions, surtout celles qui comptent. - A.de Malherbe: Bonjour, M.-E.Leclerc.
Beaucoup de questions avec vous, après les menaces de B.Le Maire sur l'inflation et ceux qui ne joueraient pas le jeu. On va voir si les prix vont baisser dans les rayons.
Mais d'abord, une question cruciale...
Thème de "Qui veut gagner des millions". - A.Ducret: Quelle énergie!
C'est impressionnant. Je trouve ça formidable. - A.de Malherbe: C'est gentil. - A.Ducret: Il faut être hyper ouvert.
Il faut être "aware". - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on peut faire un déplacement rapide comme si on était en retard?
On est à l'antenne! Il faut se dépêcher! On est à l'antenne?
On est au dîner de "C à vous", autour du repas préparé par R.Beaufour. On conclut cette semaine avec des noix de Saint-Jacques. - R.Beaufour: Noix de Saint-Jacques, salsifis et sabayon de chartreux. - A.-E.Lemoine: Pourquoi le salsifis? - R.Beaufour: Il fallait mettre des légumes. - A.-E.Lemoine: Le salsifis ne donne jamais envie.
Vous avez fait votre carrière sur RMC et sur BFM à tous les postes? - A.de Malherbe: Oui.
J'ai commencé comme programmatrice. - A.-E.Lemoine: En 2011, le grand public vous découvre.
Vous êtes correspondante à Washington. - A.de Malherbe: Il était 13h, heure locale.
D.Strauss-Kahn était au Sofitel sur Times Square. Une femme de chambre est venue faire le ménage dans sa chambre.
Elle est tombée sur un D.Strauss-Kahn qui est sorti nu de la salle de bains. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui avez alerté la rédaction de BFMTV, qui était prête à rentrer se coucher. - A.de Malherbe: Il est 19h, heure américaine.
J'appelle la rédac à l'époque. C'était un samedi soir. A l'époque, BFM n'était pas en direct avant 6h du matin.
On alerte. On réveille T.Sotto, qui présentait à l'époque le matin.
On lui dit qu'on va prendre l'antenne plus tôt. On est les premiers à avoir donné l'information en cassant l'antenne. Ensuite, je n'ai plus vu la lumière du jour. - A.-E.Lemoine: Ca a changé complètement le destin politique de la France. - A.Ducret: Tout le monde se souvient où on était.
J'étais en Suisse. Je me réveille et je fais "what?" - A.-E.Lemoine: N'hésitez pas à intervenir...
Tout de suite, priorité au direct. Première réaction d'A.Ducret. - A.de Malherbe: "What?" - P.Lescure: J'ai une date pour vous, Arnaud.
Avant 95, vous avez été choriste aux côtés de N.Mouskouri. En 95, vous donnez de la voix dans une troupe.
Vous chantez dans cette troupe, quand votre micro est ouvert... - A.Ducret: Oh, merde...
Arrêtez! ...
On devient des professionnels. J'entends tellement la voix de mon neveu. - P.Lescure: Il y a de l'humour.
Vous faites des vannes... - A.Ducret: L'intervieweur se dit que je suis drôle et veut me prendre.
Je suis arrivé devant le micro en faisant "euh...". - A.-E.Lemoine: Vous avez fait un nombre de jobs invraisemblable.
Vendeur de gadgets... - A.Ducret: Ils vendaient des trucs comme ça, des gadgets, des choses de table... - A.-E.Lemoine: Serveur. - A.Ducret: Bien sûr.
J'ai adoré. Le patron de l'époque, qui est toujours mon ami, m'a dit que j'apprendrais énormément en accueillant les gens. D'un coup, je me suis dit que ça allait être mon public.
C'était pendant 2 ans et demi, rue Montorgueil, à côté des Halles. - A.-E.Lemoine: Le bruit d'un verre qui tombe? - A.Ducret: Je sais pas le faire, ça. - A.-E.Lemoine: On n'osait pas...
Il y a toute une tirade de pets... - A.Ducret: On ne va pas le faire.
Je fais beaucoup de bruitages avec mes copains sur scène. E.Bougerol n'arrête pas de me demander... - A.-E.Lemoine: Vous êtes hyper sérieux, on répète. - A.Ducret: J'aime être précis. - E.Tran Nguyen: Je jette la main sur Apolline.
Vous avez fait le bonheur des auditeurs en organisant un jeu de Noël sur RMC. Il fallait miser sur le bon chroniqueur et tirer sa boule. - A.de Malherbe: Il faut choisir une boule.
Manu! Applaudissements. - E.Tran Nguyen: Vous avez adoré ce moment. - A.de Malherbe: J'adore les jeux.
D'abord, j'adore faire gagner. C'est extraordinaire. On a fait gagner 120 000 balles cette année, sur RMC.
Ca gagne, à RMC. Vous écoutez RMC et vous en avez pour votre argent. C'était difficile de pas l'assumer.
Il fallait l'assumer. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous avoir accueillis tous les 2 autour du dîner de "C à vous". "Apolline Matin", c'est sur RMC. sur RMC Story.
Votre pièce, c'est à partir du 22 janvier au Théâtre des Nouveautés. "Papa malgré lui", c'est quand? - A.Ducret: Sous peu. - A.-E.Lemoine: Dont vous êtes le héros. - A.Ducret: Oui. - A.-E.Lemoine: Enorme agenda pour A.Ducret.
Il n'arrête pas. - A.Ducret: C'est pas comme si vous étiez à la télé tous les jours! - A.-E.Lemoine: On conclut cette émission avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Je croyais que ça glissait...
Pas du tout. Bonsoir. Nous sommes le 15 janvier.
A la une, tiens, voilà du boudin. E.Macron présentait ses voeux aux armées...
Pardon, Tom Cruise présentait ses voeux aux armées sur la base aérienne. Thème de "Top Gun". Comme le veut la tradition, il a passé les troupes en revue, comme le veut la tradition, semblant s'intéresser à ce qu'on lui racontait.
Résultat, il s'est vengé sur un autre en lui racontant sa vie. "Je suis un petit-fils de cheminot..." T.Cruise est entré pour faire son discours.
Il est beaucoup plus petit qu'on le pensait. Il est minus, le mec! Il en a profité pour donner les raisons du port de ses lunettes. - E.Macron: Je vous prie d'excuser ce caractère inesthétique de mon oeil.
C'est quelque chose d'anodin. Voyez-y une référence non volontaire à l'oeil du tigre en ce début d'année. Pour ceux qui ont la référence, c'est un signe de détermination. - B.Chameroy: Pendant ce temps, B.Macron était chez Mickey à l'occasion des Pièces jaunes.
La première dame est passée derrière les platines. Bruitage platine? ...
Non, c'est Donald, ça! On a mis la main sur sa playlist. C'était le méga mix... ... - E.Macron: J'ai conscience que ce vote m'oblige...
Je dissous donc...
Je dissous donc...
Je dissous ce soir l'Assemblée nationale. - B.Chameroy: C'est pas le vrai son.
Dans moins de 60 jours, A.Hidalgo rendra son siège de maire de Paris. Que fera-t-elle ensuite?
Comédienne dans les téléfilms de la TNT. Elle a le même niveau de jeu. - A.Hidalgo: P.Katerine vêtu de bleu dans le banquet de Dionysos pour la soirée d'ouverture des JO, ça, c'est Paris! - B.Chameroy: Comme c'était sa dernière cérémonie de voeux, elle s'est pas cassé la tête.
Emballé, c'est pesé. - A.Hidalgo: Comme le disait Jean Jaurès...
Victor Hugo disait...
Comme le disait le grand Jaurès... - B.Chameroy: Comme dirait Lorrain, "On peut plus rouler dans Paris".
Ce qu'on préfère, ce sont ses citations à elle, quoi! - A.Hidalgo: Stop au déclinisme, stop au déclinement permanent de tout le monde.
Ca va, quoi! - B.Chameroy: Ca faisait des années qu'on se foutait de la gueule des Belges.
On les a rattrapés depuis. Heureusement, il nous reste le Canada. Leur Premier ministre a démissionné.
Leurs chaînes info font des petites bascules d'une chaîne à l'autre, comme chez nous. C'est moins fluide que chez nous. - Je vais simplement dire au revoir aux gens de la première chaîne.
Nous poursuivons sur RDI. Nous sommes de retour sur RDI. - B.Chameroy: La spéciale de Radio-Canada a duré plus de 2 heures.
Ils n'avaient pas grand-chose à dire sur ce Premier ministre, pourtant en poste depuis 2018. Ils ont préféré débattre sur le thème "qui a passé le meilleur réveillon du jour de l'An?" - Moi, j'avais un petit verre de bordeaux... - B.Chameroy: S'en est fini pour le Premier ministre François Legault.
Bonne nouvelle pour F.Bayrou et S.Lecornu: on a trouvé un Premier ministre encore moins populaire qu'eux. - C'est un miracle.
C'est une bonne nouvelle. Ca commence bien, la journée. - Il n'y a pas des feux d'artifice? - Une maudite bonne nouvelle.
Il était temps que ça change. - B.Chameroy: Retour en France.
Y.Braun-Pivet a décidé de rendre la séance de questions au gouvernement un peu plus fun en distribuant les postes au doigt mouillé. "Toi, tu seras ministre de..." - Y.Braun-Pivet: La parole est à A.de Montchalin, ministre des Comptes publics.
La parole est...
A F.Gatel, ministre en charge de...
La décentralisation? - B.Chameroy: Allez, la décentralisation. - A.-E.Lemoine: Même Y.Braun-Pivet? - A.de Malherbe: Il y a un monsieur Panifous.
Vous le saviez? - A.Ducret: C'est un personnage de dessin animé. - B.Chameroy: M.Bregeon, on connaît.
Porte-parole. Elle était hypnotisée par les propos de S.Lecornu.
Musique lascive. Berceuse. Présente aussi, ma chouchoute, F.Gatel. - Voyage, voyage... - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, le Crew-11 est de retour sur Terre.
Priorité au direct. - Des choses se mettent en place. Ce qui frappe, c'est le calme.
On n'est pas si pressés. Il y a quelqu'un qui est sur la capsule, qui attend tranquillement. Qui attend quoi exactement? - B.Chameroy: Que ça bouge! - Expliquez-nous ce qui va se passer dans les secondes qui viennent. - Plutôt dans les minutes. - B.Chameroy: "On va encore se faire chier.
Très bien." Apolline, c'est long de commenter le retour d'astronautes, surtout quand ce n'est pas le sujet qu'on maîtrise le plus. - Qui vont vraisemblablement l'ouvrir... - C'est tout à fait normal, ce qu'on voit.
Aussi bizarrement que ça puisse paraître, c'est en très bon état. - On va voir sortir...
Alors non... - A.de Malherbe: Tous les débuts, c'était la nuit, en plus.
On voyait rien. On avait des images complètement noires. - B.Chameroy: La Nasa a parlé de retour anticipé pour raison médicale.
Elle a donné des consignes claires pour les journalistes. - A.de Malherbe: Ils ne veulent pas que le mot "urgence" ne soit prononcé. - B.Chameroy: Comme on est des sales gosses, on fait le contraire. - Retour en urgence... - De retour en urgence... - Une urgence... - B.Chameroy: Retour en France. - Retour avec... je ne sais plus qui. - B.Chameroy: Bienvenue à je sais plus qui.
Le JT de TF1 a décidé d'adapter "Succession". Le suspense est tout aussi insoutenable. - La démarche est intéressante.
On a voulu tester les produits avec le pâté rillettes. - Offre refusée. Musique intrigante. - Le fabricant va tenter un coup de poker en réponse.
Tant pis pour les tartinades, mais il y a de la place au rayon pâtés, autant en profiter. - Il faut qu'on puisse rentrer une terrine de campagne qui viendrait en plus de la terrine de campagne au piment d'Espelette. - A.-E.Lemoine: C'est extraordinaire! - A.de Malherbe: Est-ce qu'on sait comment ça s'est terminé? - B.Chameroy: Prochain épisode bientôt. - A.-E.Lemoine: Merci.
Allez au théâtre. A partir de très bientôt, le 22 janvier, au Théâtre
Xavier Bertrand