Raphaël Arnault, député La France insoumise de Vaucluse | La politique et moi
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Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Alors votre candidature aux dernières législatives n'est pas passée inaperçue.
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Est-ce que vous soutenez Raphaël Arnaud qui est fiché S et qui est candidat de la France insoumise ?
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Comment vous avez vécu ça ?
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Est-ce que vous pensez pouvoir vous défaire de cette image un jour ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous le prenez, vous ?
- 2:47FerméeRéponse partielle
Vous avez eu la confirmation depuis que vous étiez bel et bien fiché S ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il y a des lycéens qui ont été fichés S simplement pour avoir bloqué leur lycée. »
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« Vous avez Raphaël Arnaud, fiché S, ultra-violent, qui tabasse les gens parce qu'ils ne sont pas de son avis politique. »
- 1:29InvitéFait
« On a des supporters de foot qui ont été fichés S, des syndicalistes et des écologistes. »
- 1:41InvitéFait
« elles ont été mises en place après les attentats du Bataclan, des terroristes contre lesquels on a lutté, y compris des militants de la Jeune Garde, indirectement. »
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« C'est un groupuscule d'ultra-droite. »
- 4:44InvitéFait
« c'est un espèce de groupuscule d'hooliganes néo-nazis qui sont venus m'attendre à la sortie du train. »
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« Mes parents aussi ont été la cible, directement, de menaces de l'extrême droite. »
- 5:33InvitéFait
« Des gens sont venus sonner chez mes parents pour leur signifier qu'on savait où ils habitaient. »
- 7:25InvitéFait
« ce n'est pas depuis la jeune garde que l'extrême droite est violente. »
- 7:44InvitéFait
« On a obtenu la fermeture de ces locaux, aujourd'hui, il n'y a quasiment plus de violence de l'extrême droite à Lyon. »
- 8:41InvitéFait
« C'est d'une violence inouïe. »
- 8:45InvitéFait
« Je suis au collège, j'étudie le nazisme. »
- 10:24PrésentateurFait
« Vous êtes un des seuls à gauche à avoir battu une députée sortante du Rassemblement National. »
Temps de parole
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Pour lui, la politique a d'abord été un sport de combat. Engagé dans une organisation antifasciste, mon invité a découvert qu'il était fiché S en se présentant aux législatives. Il siège aujourd'hui au sein du groupe LFI à l'Assemblée. Bonjour Raphaël Arnaud. Bonjour. Alors votre candidature aux dernières législatives n'est pas passée inaperçue. On va revoir ça en images si vous le voulez bien.
Monsieur Hollande se retrouve de facto allié de Raphaël Arnaud, fiché S. Vous avez Raphaël Arnaud, fiché S, ultra-violent, qui tabasse les gens parce qu'ils ne sont pas de son avis politique. Est-ce que vous soutenez Raphaël Arnaud qui est fiché S et qui est candidat de la France insoumise ?
Alors cette information que vous étiez fiché S, elle est sortie donc pendant votre campagne des législatives. Comment vous avez vécu ça ?
Il y a plein de sentiments qui se sont mélangés, à la fois effarés de la possibilité d'être mis au même niveau que des potentiels terroristes. En réalité, c'est ça dont il s'agit. D'ailleurs, c'est toute l'instrumentalisation politique qu'il y a eu derrière autour de cette fiché S. En réalité, c'est du fichage militant. Je m'en suis rendu compte ensuite, effectivement, en observant le rapport du Sénat, en creusant un peu ce qu'étaient ces fichés S. Il y a des lycéens qui ont été fichés S simplement pour avoir bloqué leur lycée. On a des supporters de foot qui ont été fichés S, des syndicalistes et des écologistes. Donc, en fait, il y a plein d'étages dans cette fiché S.
Mais c'est sûr qu'elle a une valeur symbolique assez forte dans notre pays. Parce qu'elles ont été mises en place après les attentats du Bataclan, des terroristes contre lesquels on a lutté, y compris des militants de la Jeune Garde, indirectement.
Vous parlez de valeur symbolique parce qu'aujourd'hui, quand la presse parle de vous, c'est souvent le député fiché S. Et quand vos adversaires parlent de vous, c'est le député fiché S. Est-ce que vous pensez pouvoir vous défaire de cette image un jour ?
Ça s'est un peu calmé, quand même, depuis l'élection. Mais c'est vrai qu'à un moment, j'avais même plus de nom et de prénom. Après, forcément, il y a toujours, encore une fois, cette instrumentalisation politique autour de ce fichage militant. Par contre, c'est pas bon.
Ça veut dire qu'un jour, quelqu'un dans les services de l'État estimait que vous étiez une menace potentielle pour les intérêts de l'État. C'est ça l'objet d'une fiche S.
Comment est-ce que vous le prenez, vous ? C'est assez inquiétant. C'est assez inquiétant parce qu'on m'explique pourquoi est-ce que je serais un danger pour l'État. Le plus dangereux, en réalité, c'est que n'importe quel policier peut demander une fichesse. C'est-à-dire qu'il y a un flou absolument astronomique autour de comment se composent ces fichages. Lorsqu'on observe, encore une fois, le rapport du Sénat, qui n'est quand même pas une chambre d'extrême-gauche, on va dire ça comme ça, il y a eu énormément d'inquiétudes autour de ces fichages parce qu'il y a un flou énorme autour de ces fichages.
Vous avez eu la confirmation depuis que vous étiez bel et bien fiché S ? Toujours pas.
Toujours pas ? Non, non, même si j'ai fait les demandes, etc. Il y a toujours, encore une fois, ce flou. Mais bon, peu importe. En réalité, on voit bien que ça a énormément agité les gens. Et plus je suis en activité politique, plus je suis visible politiquement, plus les gens se doutent bien que c'est un peu quand même une mascarade, tout ça, et qu'évidemment, mes combats ne méritent pas d'être fichés dans ces registres-là.
Une dernière question là-dessus, parce que quand vous avez été élu, certains se demandaient si un député fiché S pouvait entrer à l'Assemblée. Comment ça s'est passé pour vous, vos premiers jours à l'Assemblée ? Est-ce que vous avez eu un traitement différent des autres députés ?
Non, non, parce que le personnel de l'Assemblée nationale se comporte très bien et je pense qu'il n'y a pas de distinction, donc de ce point de vue-là, non. Après, forcément, il y a des députés qui me regardaient de façon étrange, disons. L'extrême-droite avec un peu de haine, bon, ça, quelque part, j'en tiens un peu une médaille, puisque c'est justement ce pour quoi je suis ici, c'est pour les combattre. Et puis d'autres députés qui étaient un peu interrogatifs, qu'est-ce qu'ils font là, etc. Mais j'ai l'impression, encore une fois, avec le temps, ça se dissipe.
Alors cette fiche S, vous l'avez évoqué d'un mot tout à l'heure, elle est liée à votre passé militant. Vous êtes le cofondateur de la jeune garde antifasciste. Vous en avez longtemps été le porte-parole. Avant d'être élu député, c'est dans la rue que vous vous bâtiez pour vos idées et on va voir que ça a parfois laissé quelques traces.
Je sors du train Gare de Lyon à Paris. Voilà, il y avait une petite dizaine de militants de Zouard Paris, un groupuscule d'extrême-droite qui m'attendait armé, qui m'ont frappé à l'arcade.
Expliquez-nous un peu plus en détail, qu'est-ce qui s'est passé pour vous ce jour-là ? Ce jour-là, je venais d'ailleurs en solidarité avec Thomas Porte, qui avait un procès contre Génération Identitaire, parce qu'il les avait traités de nazis, à l'époque, qui n'étaient pas encore députés LFI, il me semble. Et donc, il avait un procès contre Génération Identitaire, parce qu'il les avait traités de néo-nazis, à la fin, il a gagné, évidemment. C'est un groupuscule d'ultra-droite. Voilà, exactement, les Zouard Paris, c'est un espèce de groupuscule d'hooliganes néo-nazis qui sont venus m'attendre à la sortie du train. Alors, je ne sais pas, jusqu'à...
Comment est-ce qu'ils avaient l'information que je prenais ce train ? En tout cas, ils l'avaient. Ils étaient effectivement une dizaine, et ça a duré un bon moment, voilà, où ils sont venus mal paguer, etc., en me filmant, en tentant de m'intimider. Et puis, à la fin, lorsqu'ils repartent, en fait, il y en a un que je n'avais pas vu qui me met un coup de canne par derrière. Voilà, encore une fois, ça révèle un peu toute la violence. Ça vous arrivait souvent quand vous étiez porte-parole de la jeune garde antifasciste ?
Toute personne qui vient questionner l'extrême droite, qui vient s'intéresser, visibiliser leur violence et leur méthode, etc., sont sujets à de potentielles violences de l'extrême droite. Au point que vous avez dû déménager plusieurs fois, j'ai lu, à Lyon. Oui, j'ai déménagé plusieurs fois. Mes parents aussi ont été la cible, directement, de menaces de l'extrême droite. C'était dans l'entre-deux-tours, en 2022, lorsque Marine Le Pen pouvait accéder au pouvoir. Des gens sont venus sonner chez mes parents pour leur signifier qu'on savait où ils habitaient. Le nom que vous portez aujourd'hui en tant que député n'est pas votre vrai nom ? Oui, c'est ça. Et c'est lié à cet engagement-là ?
C'est lié à ça. Sans rentrer dans une parano totale, parce qu'évidemment, je continue mes activités politiques et je ne lâcherai jamais, il y a un réel danger de ce point de vue-là lorsqu'on s'engage contre l'extrême droite. Alors, on vient de voir les images de votre agression
par des militants d'extrême droite, mais quel est votre rapport à la violence en politique ?
Il est simple, c'est qu'en réalité, et d'ailleurs, c'est le rôle de l'antifascisme, c'est une réponse à l'extrême droite. C'est-à-dire, ce n'est pas un hasard si tous les groupes antifascistes existent là où des groupuscules d'extrême droite mènent des actions violentes, ont des locaux néo-nazis comme à Lyon, etc. Je vais vous prendre un exemple très bête. La marche des fiertés était interdite de passage dans certains quartiers à Lyon. Pour une simple et bonne raison, c'est la préfecture qui le disait que ça allait exciter les militants d'extrême droite.
Je ne sais pas si on se rend compte un peu du niveau qu'avait réussi un peu à imposer l'extrême droite dans les rues lyonnaises, au point que la marche des fiertés ne pouvait pas circuler dans certains quartiers. On parle souvent de quartiers perdus de la République. Là, ça en était un, en l'occurrence. Et donc, effectivement, on a dû s'organiser. La pratique du service d'ordre, en réalité, qui n'est pas une invention de la jeune garde ni des militants antifascistes, qui est de repousser lorsqu'il y a des attaques, notamment de l'extrême droite.
Et donc, oui, de ce point de vue-là, on a dû des fois s'engager aussi physiquement, et ça a été mon cas, et je ne m'en suis jamais caché, à défendre des manifestations, des rassemblements, des locaux progressistes, des récoltes alimentaires, peu importe.
Vous appelez ça, enfin, la jeune garde antifasciste appelle ça l'autodéfense populaire. Tout à fait. Mais est-ce que ce n'est pas une façon de légitimer la violence en disant, ce n'est pas moi qui ai commencé, c'est les autres, regardez, nous, on ne fait que se défendre ?
Non, parce que si on avait, j'en sais rien, si on était dans une activité, effectivement, violente, notre activité militante, etc., ça pourrait poser question. Le seul fait, c'est qu'on existe parce que, justement, il y a des milices d'extrême droite. Comme je vous le disais, la jeune garde s'est créée en 2018, ça faisait depuis 2011 qu'il existait des locaux néo-nazis dans notre ville, et ce n'est pas depuis la jeune garde que l'extrême droite est violente. Et d'ailleurs, vous observerez qu'aujourd'hui, il n'y a plus de locaux d'extrême droite à Lyon, c'était une autre bataille, il y en avait cinq de locaux d'extrême droite publics extrêmement violents.
Aujourd'hui, il n'y en a plus, grâce à notre travail antifasciste, ce n'est pas la question que de l'autodéfense, c'est des manifestations, c'est des pétitions, c'est de la visibilisation de leur violence. On a obtenu la fermeture de ces locaux, aujourd'hui, il n'y a quasiment plus de violence de l'extrême droite à Lyon. Qu'est-ce qui vous a politisé, vous, personnellement ? C'est l'extrême droite. En l'occurrence, pas que, évidemment, plein d'histoires.
J'avais quelqu'un dans ma famille qui a un lourd handicap, du coup, ce rapport-là aussi, être aidant dans sa famille, etc., forcément, ça donne un rapport à la société, un rapport aux autres, un rapport à l'empathie, à tout ce qu'on veut, qui, forcément, je pense, influe. Mais après, pour reprendre l'engagement plus militant, on va dire ça comme ça, ça a été l'extrême droite à Lyon. Je vous en parlais il y a quelques instants. En 2010, il y a le mouvement des retraites contre la réforme de Sarkozy en 2010. À cette époque-là, je suis au collège encore. Ma mère se rend dans les cortèges syndicaux. Je m'y rends aussi avec des jeunes amis.
Dans ces premières manifestations, et on a 300 à 400 militants néo-nazis, encore les images sur Internet, qui attaquent des gens pour leur couleur de peau ou pour leur religion supposée ou que sais-je, pour leur orientation sexuelle, bref, tout ce qu'ils n'aiment pas, et aussi les cortèges syndicaux. C'est d'une violence inouïe. On a une police qui est, disons, passive face à ces attaques. Je vois ça sous mes yeux. Je suis au collège, j'étudie le nazisme. Je me dis qu'a priori, ce n'est quand même pas une très bonne idée politique qu'on pourrait se faire de la société, etc.
Et là, je me retrouve face à des milices néo-nazis dans les rues armées qui courent après des gens et qui font des saluts nazis sous nos yeux. Il y a un peu un truc d'orgueil de me dire que ce n'est pas possible. Je ne veux plus jamais que ça arrive. Je ne veux plus voir ça sous mes yeux, des autocollants à l'effigie de Klaus Barbie ou que sais-je. C'était impossible. Voilà d'où vient mon engagement.
Votre première candidature aux législatives s'est faite en 2022 à Lyon sous les couleurs du NPA, le nouveau parti anticapitaliste. On peut être à la tête d'un groupe antifasciste et anticapitaliste et en même temps s'inscrire dans le jeu des institutions,
des partis politiques ? Moi, je vous avoue que j'étais et je reste très vigilant dans la politique électoraliste, très institutionnelle, etc. parce qu'on sait très bien que les institutions aussi sont généralement au profit des gens qui sont déjà au pouvoir, sont des fois cadenassés, etc. C'est-à-dire que vous fixez une limite à votre participation à ce jeu des institutions ?
En tout cas, lorsque je suis avec des personnes, parce que c'est du collectif évidemment, ce n'est pas moi individuellement, lorsque je suis avec des personnes qui ont vraiment vocation à faire changer les choses, qui ne vont pas infléchir sur leurs lignes politiques, qui ne sont pas corruptibles, entre guillemets, j'ai envie de dire ça comme ça, alors oui, je pense qu'il y a un intérêt effectivement à mettre un pied aussi dans ces institutions, dans cette bataille politique-là, parce que j'estime que la démocratie ne s'estime pas seulement dans les institutions qui lui seraient accordées, qui lui seraient d'office légitime.
Je pense que la démocratie, elle a de sens lorsqu'elle s'exprime partout, lorsque les gens s'engagent dans des collectifs, dans des associations, dans des agoras populaires, peu importe.
Alors c'est finalement en 2024, à Avignon, que vous avez été élu député. Vous êtes un des seuls à gauche à avoir battu une députée sortante du Rassemblement National. Est-ce que cette victoire que vous avez obtenue dans les urnes, elle ne vaut pas toutes les victoires que vous avez pu obtenir dans la rue ?
Moi je dirais que c'est une continuité. C'est une immense victoire qu'au même moment, d'ailleurs je vous parlais tout à l'heure des locaux d'extrême droite qu'on a réussi à faire fermer un par an, au même moment où on gagne cette victoire face au Rassemblement National dans le Vaucluse, on gagne aussi le fait qu'à Lyon, il n'y a plus de locaux d'extrême droite. Pour moi, je vous avoue que c'était une fierté immense. C'est-à-dire que ça fait des années qu'on mène ces combats, et c'est à nouveau des fois, effectivement, une violence aussi politique en face dure. On savait, lorsqu'on s'engage contre l'extrême droite, que ça va être dur et que ça va être violent, malheureusement.
Mais ouais, c'est une très belle victoire. Et surtout, vous savez, on pourrait un peu se reposer sur nos acquis. Ça m'a donné encore plus envie d'avoir des victoires. La problématique, c'est qu'en réalité, je suis un petit point rouge au milieu de députés Rassemblement National partout autour de nous. Et j'ai envie qu'on aille prendre circonscription par circonscription, commune par commune, et qu'on libère un peu la Provence, j'ai envie de dire ça comme ça.
Et à l'Assemblée, votre principal adversaire, c'est le Rassemblement National. Comment ça se passe ? Vous croisez des députés du RN dans les couloirs tous les jours. Comment ça se passe ?
Encore une fois, moi, je suis antifasciste, donc je m'adapte à ce qu'on a en face. Pour l'instant, ils se tiennent relativement sages, même s'évidemment, il y a beaucoup de provocations dans les paroles. Il y a aussi parfois un peu des mots durs, etc. J'en reste là. Donc je suis effectivement à la même échelle. Je me bats dans l'hémicycle, en commission, je ne lâche rien. Par contre, sur la ligne, c'est ça qui est intéressant. Je pense que délire des personnalités comme nous, et je pense que c'est ce qui a beaucoup rassuré aussi dans cette élection. Si j'ai gagné, ce n'est pas non plus un hasard.
Alors évidemment, c'est le fruit d'une dynamique nationale qui me dépasse moi en tant qu'individu, mais c'est tout ce que j'incarnais. On parle beaucoup de lutte contre l'extrême droite à chaque fois en période électorale. On a d'ailleurs tout un tas de députés ou de personnalités politiques qui tout à coup s'affolent de l'extrême droite au moment où il y a le scrutin, parce qu'ils savent qu'aujourd'hui, la majorité des Français rejettent l'extrême droite. Nous, c'est un combat de tous les jours et ils savent qu'on ne va pas s'infléchir devant l'extrême droite.
On va conclure l'émission avec notre quiz. Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. Quand l'Olympique de Marseille joue contre l'Olympique lyonnais ?
Eh bien, je ne dirais pas. Pourquoi ? Vous n'osez pas ? Je suis fan de foot en tout cas. Vous avez une petite préférence pour Marseille quand même ? Je dirais que je suis très attentif à ce que les tribunes restent antifascistes et restent un lieu où chacun et chacune puissent se retrouver et célébrer le football. Quand on me prend pour le fils de Bernard Arnault, ça vous est déjà arrivé ? Oui, mais bon, ça reste... Je pense que les gens se doutent que je ne suis pas le fils de Bernard Arnault, mais c'est rigolo, disons. À l'opposé. Enfin, de tous mes tatouages, le plus important est... Je dirais celui des brigades internationales de la guerre d'Espagne, pardon.
l'alliance antifasciste entre les républicains, les communistes et les anarchistes dans ce combat contre le fascisme.
Merci beaucoup, Raphaël Arnault,
d'être venu dans La Politique et moi. Merci.