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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 6 octobre 2025 7 minMixteÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'info en plus : le CAC 40 chute de plus de 2% après la démission de Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce sont les banques qui plongent le plus ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'avez pas l'impression que la situation politique montre une volonté de se désennuyer d'une démocratie classique ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on va savoir y arriver ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00JeanviardChiffre
    « On a 6000 milliards qui sont épargnés par les Français. »
  • 3:00JeanviardChiffre
    « 63 % des bébés niss mariage, les jeunes votent à 10 ou 15 % aux élections locales. »
  • 5:00JeanviardChiffre
    « Leur crédit immobilier sur 25 ans devrait être à 2,80. Il était à 320 il y a 2 mois avant la baisse de la note. Aujourd'hui, on est à 340 350. Je pense qu'on va être à 3,70 le mois prochain. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Les vraies voix sud radio. Et donc, je le disais tout à l'heure, la bourse de Paris a brutalement chuté. Près de 2 % ce lundi vers 10h après l'annonce de la démission du premier ministre Sébastien Lecornu.

Une question pour temps, pourquoi ce sont les banques qui plongent le plus ? On va en parler avec Jeanviard qui est avec nous, sociologue, spécialiste de l'économie. Jeanviard, bonjour.

Bonjour. Oui, c'est merci d'avoir accepté notre notre invitation. Alors, on a bien compris que cette annonce déstabilisait forcément le marché.

Mais pourquoi en fait ? Mais c'est un peu comme vous. Si vous avez une maladie grave et que vous allez emprunter de l'argent à votre banque, vous allez pas lui dire sinon il va pas vous emprêter parce qu'il sait pas si vous allez le rembourser.

Donc c'est au fond, c'est un peu sale. C'est-à-dire qu'à un moment, il y a une perte de confiance parce qu'on a l'impression que ça part de n'importe quel côté et en même temps les gens consomment de moins en moins. On a 6000 milliards qui sont épargnés par les Français.

Donc ça fait des consommations qui n'ont pas lieu, donc de la TVA qui ne rentre pas. Donc évidemment des recettes pour l'État qui reculent. Donc si vous voulez au fond l'État recule des deux côtés.

D'un côté l'instabilité qui fait que les prêteurs vont augmenter les intérêts qu'ils vont demander et puis de l'autre côté vous avez de la TVA qui diminue parce que les gens consomment moins. Et donc des deux côtés l'État est pris en ciseaux et donc si vous laissez c'est clair que la situation de ce est très négative. Alors en même temps, bon c'est toujours pareil, ils vont attendre de voir ce qui va se passer, mais comme on voit pas du tout, personne ne voit ce qui va se passer justement, on voit pas où on va.

On est dans une zone de brouillard et dans une zone de brouillard, ben tout le monde a tendance à se caler et si vous voulez, c'est très inquiétant parce qu'on cherche 44 milliards ou 35 milliards enfin bon et on est en train d'en perdre beaucoup par les sur les marchés et par effectivement l'absence de rentrée de TVA1. C'est surtout si on fait de nouvelles élections. Mais est-ce que il y a une crainte de la dégradation de la note française encore une fois ?

Ben oui, bien sûr, on risque de passer de à à A et au fond avec la question si vous voulez qu'au fond les marchés ce qu'ils veulent de la stabilité mais nous aussi ce qui peut d'ailleurs ce qui est compliqué c'est qu'on gouverne pour essayer d'empêcher le Front National d'arriver au pouvoir mais c'est une façon négative d'agir dans le réel et donc à un moment les marchés vont dire attendez nous on préfère de la stabilité à qui vous voulez mais au moins des gens qui vont être capables d'avoir une majorité ce qui peut amener à une dissolution la bataille au fond derrière elle est politique et la vérité c'est que l'ensemble des partis, on va dire démocratiques, sont tous démocratiques. Mais je veux dire ce qu'on appelle le bloc démocratique, c'est que la moitié des électeurs. Et donc, comme ces gens n'arrivent pas à comprendre que le monde a changé et que les affrontements ne sont plus centraux entre la gauche, la droite, le PS et cetera, mais ils sont entre un grand mouvement populiste local et planétaire et d'anciens partis démocratiques un peu usés.

Bah, il est clair que du coup, il y a pas d'offre politique et moins il y a d'offre politique, plus les marchés ont peur. Euh ce que dit monsieur Viar, pardon Philippe Philippe Philippe euh Jean Vier, est-ce que pardon de dépasser un peu les banques si j'ose dire, est-ce que vous n'avez pas l'impression que la situation politique d'aujourd'hui montre de la part du pays une volonté de se désennuyer d'une forme de démocratie classique ? Mais de toute façon, la démocratie classique va changer parce qu'avec les réseaux numériques, avec euh internet et cetera et puis on est sorti des cadres.

Voyez, moi je dis toujours 63 % des bébés niss mariage, les jeunes votent à 10 ou 15 % aux élections locales. Avant, on se sentit obligé de se marier pour un bébé. On se sentait obligé d'avoir un CDI.

On se sentait obligé d'aller voter parce que ça se faisait. Bon, on est sorti de ça. C'est une société qui fonctionne à l'instinct stimulée par les réseaux numériques.

C'est très difficile une démocratie. Moi je sais pas si c'est possible une démocratie stimulée par les réseaux numériques, mais ce qui est clair c'est qu'on dirait que les professionnels de la politique vivent dans le monde d'hier et je veux dire c'est pas facile moi je serai à leur place bien embêté mais n'empêche que on n' pas l'impression qu'ils se battent pour saisir cette réalité moi j'ai été élu à Marseille à une époque où on gouvernait sur une alliance très large de de la droite à la gauche à l'époque de de Caséli et de Godin si vous voulez je peux vous en parler de de sage si vous voulez l'élection de Genè Caséli à l'époque au détriment muselier et de la manière dont ça s'est fait, je suis pas sûr que ce soit les heures les plus glorieuses de Marseille. Je pense notamment à la grande période Jean-Noel Guérini.

Euh je suis pas sûr que ce soit les bons exempl et permettez-moi de rebondir sur votre propos. Il y a deux trois choses qui m'ont interpellé. La première, c'est quand vous dites euh les Français ne comprennent pas ce qui se passe politiquement.

Les Français, ils ont très bien compris. Ils ont délivré au moins un message à l'unition qui était très clair. Messieurs les messieurs et mesdames les parlementaires, mettez-vous à bosser ensemble.

C'est la seule chose qui n'a pas été faite. Et après, je vais juste rebondir sur un point. J'ai beaucoup aimé votre analyse sur comment est-ce qu'on évolue dans une démocratie numérique.

Moi, je vous répondrai ceci : "Nous sommes nous Français les derniers couillons de l'Europe." C'est-à-dire que ce qui est en train de nous arriver, les Italiens ont réussi à le surmonter. Les Allemands le surmontent depuis des années, les Belgiques, en Belgique, c'est monnaes courantes.

Et nous par contre, on se retrouve dépassé parce qu'on a demandé à quatre parties de se mettre à bosser ensemble. Je suis mais non mais vous allez-y réponse et après euh Berang non mais je viens pour dire si vous voulez nous on a pris une culture depuis 58 avec un pouvoir central fort et d'ailleurs je rappelle que 493 c'était plutôt pour bloquer sa propre majorité donc on a eu cette habitude là et on a une incapacité au compromis qui est extrêmement forte et c'est vrai que tout va pas aussi bien que vous le dites autour de nous parce que en Allemagne en Italien regardez l'Angleterre la banque et cetera mais effectivement on a une incapacité. Ces parties ne savent pas négocier des compromis.

Honnêtement, aucun d'entre eux, et on est là dans une difficulté absolument majeure, vous savez, ça ressemble beaucoup à ce qui s'est passé en 58 à la crise algérienne et du coup effectivement, on est face à la crise de la dette et c'est une débandade stratégique parce qu'on ne sait pas travailler ensemble. Est-ce qu'on va savoir y arriver ? Je ne sais pas.

Ce qui nous manque, c'est le retour de De Gaulle, mais c'est un peu difficile. Dernière question avec moi, je rebondirai rapidement sur l'économie. C'est mon domaine de compétence hein et ce que dit Jeanvier est tout à fait juste à l'économie.

Il faut que vos éditeurs comprennent que sans toutes les dissolutions ce qui se passe aujourd'hui. Leur crédit immobilier sur 25 ans devrait être à 2,80. Il était à 320 il y a 2 mois avant la baisse de la note.

Aujourd'hui, on est à 340 350. Je pense qu'on va être à 3,70 le mois prochain. C'est-à-dire que tous les mois les Français le payent sur leur crédit immobilier, sur leurs crédits auto.

Donc il y a des conséquences économiques d'apprissement de cette instabilité et les deux sont profondément liés. La pauvreté crée l'instabilité. L'instabilité, la pauvreté.

Il est temp, je crois, de retrouver effectivement du bon sens. Hm. J'en viens.

Mais je suis d'accord, je veux dire mais après c'est pas seulement du bon sens si vous voulez, c'est que c'est des cultures de droite et de gauche qui ont été construite pour s'affronter et qu'elle n'arrive pas à en sortir. Et je veux dire et c'est clair et c'est pour ça que sans doute effectivement s'il y avait des élections, le Rassemblement national serait un rat de maré et donc à un moment c'est la question qui va se poser. Mais si vous voulez, ces gens ont montré depuis en tout cas un mois de plus encore que tout leur incapacité totale à se mettre autour d'une table à dire toi tu veux un peu de taxe du CCMAN, on va négocier sur les retraites.

Moi j'aimerais que sur l'immigration on change de politique et on échange des objets en disant bon là je suis prêt à reculer toi tu avances sur l'autre. Bon, on est incapable de le faire et ce qui se passe est très préoccupant parce que ça la France recule en terme économique et culturel et notre image est catastrophique alors qu'il y a la guerre en Ukraine alors qu'il y a des tas d'enjeux absolument essentiels dans le réchauffement climatique. On est mal barré.

Nous sommes dogmatiques et pas pragmatique. Merci beaucoup Jeanviard en tout cas de cette analyse sociologue spécialiste de l'économie. Vous restez avec nous dans un instant.

He.