Doit-on assumer d'être d'extrême droite ? - Sans Tabou avec @LeDocBaron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
C'est quoi aujourd'hui la frontière entre la droite et l'extrême droite et c'est quoi même la droite aujourd'hui ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Toi, que certaines personnes pourraient qualifier d'extrême droite, est-ce que toi tu te considères d'extrême droite ?
- 5:27FerméeRéponse directe
Tu te reconnais ou pas chez les Républicains ?
- 6:13RelanceÉludée
Dans ce cas-là, pourquoi saluer la victoire de Giorgia Meloni ?
- 7:35OuverteRéponse partielle
Toi, tu te vois par rapport à la ligne de Papacito ?
- 10:16OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas aussi cette crainte que l'adversité politique devienne une adversité humaine réelle et concrète ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueFait
« C'est le Rassemblement National et c'est Reconquête. »
- 2:05Invité politiqueFait
« L'extrême droite, c'est devenu une sorte de fourre-tout parce qu'on est dans une époque où il y a deux écueils. »
- 3:18Invité politiqueFait
« L'extrême droite, c'est devenu une sorte de fourre-tout parce qu'on est dans une époque où il y a deux écueils. »
- 5:44Invité politiqueFait
« Pour être nationaliste, il faut être aussi souverainiste. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Elle est pro-Union Européenne, elle est pro-OTAN, donc candidate d'extrême droite, néofasciste. »
- 18:12Invité politiqueFait
« Moi, je suis un aficionados des James Bond. Je les ai tous vus, j'ai lu les livres, etc. »
- 18:52Invité politiqueFait
« Il y a à peu près 2-3 ans, il y a le film Ghostbuster qui a subi un remake, un reboot, enfin, appelons ça comme vous voulez. »
- 21:50Invité politiqueFait
« Le New York Times qui est un média qui n'est pas du tout sur la ligne de Peterson avait dit que c'était probablement l'intellectuel le plus influent du 21e siècle. »
- 23:31Invité politiqueFait
« Il me semble que Ronaldo avait eu recours à la GPA. »
- 27:19Invité politiqueFait
« c'est un facho, c'est un masculiniste qui veut que les femmes soient à la cuisine. »
- 29:22Invité politiqueFait
« des gens qui se sont réjouis de l'incendie de Notre-Dame, qui ont dit : de toute façon, c'était une vieille bicoque en bois, tant mieux. »
- 32:23Invité politiqueFait
« il a dit sur le plateau de France de la dernière fois que la moitié des agressions, c'était quelque chose comme ça, était le fait d'étrangers en Ile-de-France. »
- 32:46Invité politiqueFait
« il est issu d'un gouvernement, il est issu du Parti Socialiste. »
- 33:21Invité politiqueFait
« je pense que c'est un progressiste. »
- 35:34Invité politiqueFait
« je pense que c'est un machiavélien. »
- 36:53Invité politiqueFait
« ce qu'on pourrait appeler le macronisme ou ce que certains appellent l'extrême centrée. »
- 37:10Invité politiqueFait
« c'est l'une des thèses de Cormier-Denis que je salue au passage qui pour lui c'est la droite manquant, l'extrême droite. »
- 44:54Invité politiqueFait
« il y a une personnalité que j'aime beaucoup à droite, c'est Dominique Wehner qui s'est suicidé à Notre-Dame. »
- 47:47Invité politiqueFait
« moi je suis quelqu'un à droite qui est très au niveau des conservateurs »
- 47:57Invité politiqueFait
« la droite se refuse à parler de sexualité ou de problématiques en lien avec la séduction »
- 48:06Invité politiqueFait
« Léo Desphilogines mais ça reste quand même une niche »
- 48:18Invité politiqueFait
« il faut en parler parce que si on ne rencontre pas un ou une partenaire il n'y a pas de descendance »
Temps de parole
- Invité politique84 %
- Présentateur12 %
- Locuteur non identifié4 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je ne me revendique pas comme étant d'extrême droite. Après que des gens me placent comme étant d'extrême droite, j'en ai rien à foutre. Je pense que Louis Bouillard ne voudrait pas être mon ami, par exemple. Mais moi, je suis pour une liberté d'expression totale. N'importe qui qui ne va pas penser comme toi va être d'extrême droite, va être un facho.
Salut les amis, on se retrouve pour une nouvelle interview. On a aujourd'hui la chance de recevoir le Doc Baron. Salut le Doc. Salut, ça va ? Ça fait très plaisir de te recevoir. On a eu un débat avorté il y a moins d'un an et finalement, on est du coup ravis de pouvoir te recevoir parce que tu n'es pas parisien. Ça s'entend aussi.
Ça s'entend bien l'accent. Tu vas me comprendre, je pense.
J'ai envie de commencer tout de suite avec une question qui est un peu en ligne de fond de beaucoup de choses qui se passent en ce moment. C'est la question de la droite, de sa réunification potentielle qui de toute façon n'a pas eu lieu en 2022 pendant les présidentielles. Tu es un peu une des personnalités qui est un peu au milieu de ce qu'on va appeler la droite ou l'extrême droite. C'est quoi aujourd'hui la frontière entre la droite et l'extrême droite et c'est quoi même la droite aujourd'hui ?
Alors, vaste question et je pense que ma réponse ne va pas vraiment vous convenir. En gros, aujourd'hui, ce qu'on appelle l'extrême droite, qu'est-ce que c'est vulgairement selon la plupart des Français et des médias ? C'est le Rassemblement National et c'est Reconquête. En gros. Déjà, la disposition même de l'Assemblée par le biais de l'hémicycle, on te positionne à l'extrême droite. C'est comme ça. D'ailleurs, le clivage, originellement, même s'il y avait des différences de doctrine, le clivage, il se trouve aussi matérialisé dans l'Assemblée. On met ceux qui sont à droite, à droite et ceux qui sont à gauche, à gauche.
Si on remonte le temps et qu'on analyse en gros les origines de l'extrême droite, c'est quoi ? Alors, certains vont te dire c'est le boulangisme, d'autres l'action française de Maurras. L'action française de Maurras, c'est le royalisme et en parallèle, c'est l'anti-parlementarisme. Donc, ça veut dire qu'on met l'action française de Maurras à l'extrême droite au même titre que le Front National, au Rassemblement National. Sauf que le Rassemblement National n'est ni royaliste, ni anti-parlementariste, puisqu'ils ont des députés, ils participent à la vie démocratique du pays. Donc, la question, c'est quels sont les critères ?
Alors, Michel Vinoc, qui est assez orienté, te dira que c'est, par exemple, l'intérêt pour la frontière et pour la question de l'immigration. D'ailleurs, quand l'inconscient collectif pense à l'extrême droite, il va te dire que c'est des considérations en lien avec l'immigration. Ou l'identité. Ou l'identité. Tu prends un auteur comme Régis Debré, un homme de gauche, il a lutté avec Che Guevara, il a écrit un essai qui s'appelle « Les loges des frontières ». Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Régis Debré, il est d'extrême droite ? Je ne pense pas qu'il apprécie le qualificatif. Tu vois, il y a quelques jours, il y a Gérard Collomb, l'ancien maire de Lyon, homme orienté à gauche.
Une du Parti Socialiste. Oui, du Parti Socialiste, ancien ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron, qui a lâché une bombe, il me semble que c'est dans le point, par rapport à la question de l'immigration et de l'océan viking, etc., en disant des propos qui auraient pu paraître à certains proches à l'extrême droite. Il y a des militants aujourd'hui de la grande déraison qui vont te dire qu'Emmanuel Macron ou Jean-Michel Blanquer, c'est l'extrême droite. Donc, il y a un problème de sémantique, il y a un problème de définition. Alors, à quand on est vraiment dans l'extrême droite, à partir de quels critères, tout ça, c'est flou.
Pour moi, l'extrême droite, c'est devenu une sorte de fourre-tout parce qu'on est dans une époque où il y a deux écueils. Déjà, c'est dans un premier temps le besoin de désigner l'ennemi politique. C'est la doctrine de l'ami de l'ennemi politique de Carl Schmitt. Donc, on a besoin de le désigner. Tu fais partie des libéraux, tu es un conservateur, tu es d'extrême droite, peu importe, mais il faut te trouver un qualificatif. Je suis le premier à tomber dans le piège en utilisant parfois l'expression extrême gauche ou même wokisme parce qu'en réalité, le wokisme, c'est bien plus compliqué que ça. Il y a des tas de branches à l'intérieur. Donc, en fait, c'est un mille feuillet d'or.
Et le terme est refusé par les gens que toi, tu qualifies de wok. Voilà.
Et d'ailleurs, l'extrême droite refuse son qualificatif d'extrême droite. Donc, en réalité, tout dépend du curseur où tu te situes. Si tu es un homme qui te revendique à gauche et si tu te revendiques comme appartenant à certaines branches du wokisme, forcément que ta tolérance à l'extrême droite, elle va être très faible. N'importe qui qui ne va pas penser comme toi va être d'extrême droite, va être un facho, etc. Donc, pour moi, c'est très difficile de vous donner une définition de ça parce qu'en réalité, c'est un bordel sans nom. C'est un bordel sans nom.
Toi, que certaines personnes, notamment à gauche, pourraient qualifier en regardant ton contenu d'extrême droite, est-ce que toi, tu te considères d'extrême droite ?
Moi, je me considère comme un conservateur. C'est-à-dire que moi, je me sens proche d'auteurs comme Edmund Burke ou même Roger Scruton. Donc, on aura l'occasion d'en parler dans l'émission. Donc, je ne me revendique pas comme étant d'extrême droite. Après que des gens me placent comme étant d'extrême droite, j'en ai rien à foutre, je te le dis sincèrement. Non, on va parler crûment. Parce que dans tous les cas, c'est, comme je t'ai dit tout à l'heure, la logique de l'ami, de l'ennemi politique, on a besoin de te placer sur l'échiquier, place-moi. Et puis voilà, tout ce qui compte, c'est que toi, tu es ta ligne, que tu essayes de la respecter au mieux, que tu sois cohérent avec tes idées.
Après, moi, aujourd'hui, je ne me reconnais ni dans le Rassemblement National ni dans Reconquête. Donc, si on voulait me placer sur l'échiquier politique aujourd'hui de ce qu'il y a appelé l'extrême droite, en termes de parti, je ne me reconnais pas dans les deux.
Tu te reconnais ou pas chez les Républicains ?
Alors là, encore moins. Tu es un peu perdu dans tout ce fourre-tout. Tu vois, l'un des autres problèmes, c'est aussi la question de l'Europe. On dit souvent, et Michel Vinot qui est le premier à le dire, l'extrême droite, c'est la préférence nationale, c'est le nationalisme, etc. Or, pour être nationaliste, il faut être aussi souverainiste. Et le problème, c'est que nos intérêts sont aujourd'hui alignés sur Bruxelles et les intérêts de Bruxelles sur Washington. Donc, tous les partis de droite ou d'extrême droite aujourd'hui en France sont pro-européens. Même toi, tu es plutôt pro-européen ? Ah non, absolument pas. Moi, l'Union européenne, enfin après, on aura l'occasion d'en parler.
Ça dépend sur quel sujet, il n'y a pas de mauvaises idées. Mais je trouve qu'il y a un objectif d'infantilisation dans l'Union européenne et d'ailleurs, tout à l'heure...
Dans ce cas-là, pourquoi saluer, tu l'as fait, mais tu n'es pas le seul, mais avoir salué la victoire de Giorgia Meloni par exemple ? Ah, je ne l'ai pas salué. Je ne l'ai pas salué
parce que...
Beaucoup de gens que tu vois, toi, dans tes émissions et tout, ils l'ont salué.
Et aurait souhaité ça d'ailleurs pour la France ?
Moi, j'ai un avis beaucoup plus critique sur Giorgia Meloni parce que pour moi, c'est une sorte de candidat, c'est un homme de paille, enfin une femme de paille plutôt, dans la mesure où en réalité, rien qu'avec l'affaire de l'Océan Viking, elle a certes refusé le bateau, mais en fait, la France lui a fait un sale coup puisqu'en gros, la France devait récupérer 3000 migrants en échange et en fait, la France va lui laisser les 3000 migrants. Donc en réalité, elle perd au change. C'est une victoire, certes symbolique parce qu'elle a dit on ne veut pas le bateau, mais dans les faits, les Italiens sont les perdants. Si on analyse vraiment les problèmes dans...
beaucoup plus loin et elle est pro-Union Européenne, elle est pro-OTAN, donc candidate d'extrême droite, néofasciste, bon, on repassera quoi.
Non mais parce que, tu vois, sur toute cette considération droite-extrême droite, au crayon, de toute façon, on ne reproche jamais à qui que ce soit c'est fréquentation. Mais quelqu'un comme Papacito, par exemple, ou Baptiste Marchais qui sont des gens avec qui tu as régulièrement fait des émissions, sont des gens qu'il est difficile de considérer autrement qu'à l'extrême droite pour le coup et pour, d'ailleurs, qui que ce soit, on va dire, de l'arc politique français.
Toi, tu les considères d'extrême droite ou pas et ce n'est même pas la question que je vais te poser mais comment toi, tu te vois par rapport à leur ligne qui pour le coup, Papacito, même si jamais c'est des choses, on va dire, parfois très second degré. Il y a des propos qui sont extrêmement anti-républicains, parfois royalistes et surtout, très politiquement incorrects et pas dans le sens homme de paille du terme, dans le sens pur et dur du terme. Ce sont des propos anti-républicains. Comment toi, tu te positionnes par rapport à ça ?
Alors moi, ils le savent, c'est-à-dire qu'à la fois Hugo comme Baptiste, je ne suis pas à 100% sur leur ligne. On a fait une vidéo il y a peu, on n'a pas le temps vraiment de discuter de politique vraiment de fond. On a parlé surtout de l'échec de Zemmour et de ce type de considération. Mais si on était allé beaucoup plus loin, je pense que la plupart de ceux qui auraient regardé cette vidéo auraient vu qu'on n'était pas exactement sur la même ligne. Par exemple, sur la question de l'avortement, sur ce type de problématiques assez larges et complexes, on n'a pas du tout les mêmes avis. Baptiste est plus sur une branche identitaire, ce n'est pas spécialement mon cas, etc.
Donc, c'est assez complexe par rapport à tout ça. Moi, après, ça ne me gêne pas si tu veux d'être placé proche d'eux parce que ce sont des amis. Ce sont des amis et moi, je fais la différence entre les amis et le monde politique. Ce qui est triste, moi, de mon point de vue, c'est que, par exemple, pour le cas d'Hugo, on va souvent le pointer du doigt pour des propos, par exemple, antirépublicains ou royalistes, etc. Déjà, on a le droit en France d'être... Si on veut être antirépublicain ou royaliste, on devrait avoir le droit parce que ça, c'est aussi ma spécificité, c'est que je suis pour une liberté d'expression totale et entière. À l'américaine ? Oui, totalement.
C'est-à-dire, sans aucune restriction. Donc, si on n'est pas d'accord, on se le dit directement. Mais par exemple, Papacito, il y a quelque temps, il a réussi à lever de 150 000, 300 000 euros pour un ami paysan qui était dans une situation extrêmement compliquée. Personne n'en parle. La plupart des médias traditionnels n'en parlent pas parce que c'est Papacito. Pourtant, il a changé la vie de cet homme-là d'une manière positive et il a démontré quand même par A plus B que dans cette histoire, il y avait quand même des grosses irrégularités, voire peut-être même, j'utilise le conditionnel, de la corruption. Donc, ça, ce n'est pas avancé, ce n'est pas mis en avant.
On ne va sortir que la petite phrase choc qu'il a pu dire, etc. Après, pour comprendre Papacito, il faut comprendre aussi que c'est un homme du Sud. On a un côté sanguin, on a un côté excessif et c'est ce qui fait la beauté du personnage parce que forcément, la personnalité de Papacito, elle est totalement en contradiction avec la pensée dominante d'aujourd'hui ou du moins du français lambda, du français du quotidien.
Oui, mais d'un autre côté, et c'est moi la question, est-ce que tu penses qu'on aurait mis en avant, je ne sais pas, un Hugo Clément ou un Louis Boyard, même si maintenant il est député ? Ce Louis Boyard, sur le plateau de TPMP, par exemple, disait qu'il avait aidé des jeunes en situation de précarité à trouver un logement à Évry et il disait qu'on ne parlait pas de ça non plus. Est-ce que finalement, ce n'est pas un peu le cas de n'importe qui qui mène une action positive dans le cas du coup de Papacito avec ce paysan-là, d'être oublié par du clash et du buzz et là, pour le coup, de quelque nature politique que ce soit ?
Oui, parce que de toute façon, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on est dans l'ère de l'affrontement perpétuel, de l'ami et de l'ennemi, donc on ne va jamais saluer les bonnes actions. De toute façon, on est dans une époque qui est contre la nuance, on n'est pas du tout nuancé aujourd'hui. D'ailleurs, ça c'est aussi l'un des problèmes d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a fait exploser certaines digues, ce qui fait que de suite, il faut choisir une forme de camp. On l'a vu tout au long de son mandat, que ce soit pro ou anti-gilets jaunes, pro ou anti-vaccins, bref, pour tout un tas de sujets.
Donc non, aujourd'hui, il n'y a plus de place à la nuance, donc c'est sûr que dans une logique d'affrontement perpétuel, surtout à l'ère des réseaux sociaux, ça me paraît difficile d'avoir, on va dire, l'intelligence et le recul nécessaire pour reconnaître chez l'ennemi politique, j'emploie bien le terme d'ennemi politique, mais il ne faut pas voir ça comme quelque chose de tribaliste violent, c'est juste une confrontation normale, c'est-à-dire que parce qu'il y a une idée A, il va y avoir le pendant inverse en face, donc c'est normal.
D'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait penser, je n'ai pas de haine particulière pour les gens que j'affronte, alors par contre, j'estime que leur politique elle est délétère et qu'elle met le pays dans une situation dramatique et même notre civilisation dans son entièreté, mais après individuellement, je n'ai pas de haine contre eux spécifiquement, tu vois.
Oui, mais ça fait, je t'amène juste là-dessus parce que je n'ai pas du tout envie qu'on passe tout l'entretien dessus, mais sur Papacito, par exemple, il y a des moments où on peut en douter justement de cette haine qui irait au-delà de l'adversité politique, tu vois. Et ça peut faire peur et je ne dis pas ça parce que c'est forcément des gens que tu fréquentes, je ne sais plus te faire...
Est-ce qu'il y a la même chose de Louis Boyard aussi ?
Oui, mais au-delà de là où je veux en venir, c'est surtout, est-ce qu'il n'y a pas aussi cette crainte que l'adversité politique se devienne une adversité humaine réelle et concrète ?
Ça l'est devenu aujourd'hui. Moi, je pense que quand les idées politiques sont tellement opposées, ça devient même une haine de l'humain plus que des idées. En fait, ça devient comme si tu te fais une conviction qu'il faut détester la personne alors que ça se trouve, vous pourriez même être extrêmement pote dans la vie. C'est ça qui est dingue.
Je pense que Louis Boyard ne voudrait pas être mon ami, par exemple.
Mais pourquoi ? Juste parce que vous avez des idées politiques différentes ? Ça se trouve, vous avez plein de points comment sur d'autres sujets ?
Le problème, c'est que vous le voyez bien dans la plupart des discours aujourd'hui, c'est qu'en tout cas, là, je parle pour moi. Je ne veux pas parler pour le cas de Papacito, de Baptiste, etc. Et c'est plus pour parler de fond qu'on utilise. Oui, bien entendu. Mais moi, par exemple, j'ai des amis qui sont orientés à gauche. J'ai des amis qui sont néo-marxistes, par exemple. Alors, il y a vraiment de tout. C'est-à-dire que moi, mes amis, c'est une tête color of Benetton. Il y a vraiment... Désolé pour l'accent pitoyable, mais bon, on est en France ici, donc il y a vraiment de tout, en prisme politique. Mais on arrive à faire la différence.
Après, je suis de ceux qui pensent que quand même, quand il y a vraiment des idées qui sont très arrêtées, qu'il y a un refus du dialogue, etc., il y a des trajectoires de vie qui sont différentes. Par exemple, je pense que je pourrais être difficilement ami avec un walk qui coche absolument toutes les cases, quoi. C'est-à-dire un gars qui refuse à la fois de pratiquer tout type de sport, qui me reproche, par exemple, de manger de la viande, qui me reproche d'être hétérosexuel tout le temps, enfin, vraiment dans la forme la plus radicale de la chose. On l'a vu aux États-Unis que ça peut prendre, par exemple, des formes qui sont quand même assez inquiétantes.
Mais, à part ça, je ne suis pas contre l'idée d'avoir des amis qui sont orientés politiquement différemment de moi. D'ailleurs, j'ai par exemple un Discord qui est lié à la chaîne. Il y a sincèrement toutes les idées politiques. J'aimerais justement que, dans le camp d'en face, il y ait cette ouverture, même dans le fait de lire des auteurs qui sont orientés à droite, parce que ça aussi a cette difficulté-là. On le voit sur ma chaîne, j'ai étudié des auteurs qui ne sont pas sur ma ligne. Je prends l'exemple de Pasolini.
Et ce qui a été très étonnant, c'est que la dernière fois, j'ai reçu un commentaire d'une femme qui me disait « Oui, mais toi qui es d'extrême droite, c'est marrant parce que tu le disais tout à l'heure que des gens pouvaient avoir cette idée. Toi qui es d'extrême droite, est-ce que ça ne te fait pas chier ? » Je reprends ces termes. « De parler d'un homosexuel, qu'est-ce que j'en ai à foutre ? » Je trouve ces idées intéressantes. J'aime ces films. Je ne vais pas regarder « Ah, il est homosexuel, il est de gauche, etc. » Poubelle. Non, c'est complètement con.
Donc, j'aimerais qu'à gauche aussi, il y ait, en gauche, là encore, c'est un fourre-tout, on est bien d'accord, mais du moins, dans la grande déraison, parce que j'aimais cette expression, qu'il y ait vraiment ce recul nécessaire et de dire « On va lire des auteurs, on peut ne pas être d'accord. » Et d'ailleurs, c'est ce que vous faites dans le crayon. On peut ne pas être d'accord, mais au moins, regarder ce qui se passe et même, ça serait logique que dans leur objectif de combat contre nos idées, ils savent qu'est-ce que c'est par exemple le conservatisme, où ça trouve ses bases, etc.
C'est intéressant pour se forger justement une vraie pensée et être sûr de ses idées. C'est compliqué d'attaquer l'ennemi si tu n'es pas sûr de tes positions.
C'est ça. C'est ça. Et puis même, comme vous le savez, je travaille chez Livre Noir et chez Livre Noir, on a plusieurs fois invité des personnalités qui ne sont pas du tout sur la ligne du média Livre Noir. Je pense par exemple à Gérard Filoche, etc. On ne peut pas dire que ces gens-là soient sur la ligne de Livre Noir. Pourtant, on a fait l'effort de les inviter et comme vous pouvez le voir, je ne sais pas si vous avez vu les vidéos, mais l'entretien se passe très bien. Il n'y a pas une volonté... Ou combat des bis. Oui, voilà, exactement. Il n'y a pas une volonté de le...
Alors bien sûr qu'il y a une volonté métapolitique derrière de montrer les idées pour que le public de Livre Noir puisse se dire c'est vraiment de la connerie et ça va. Ils vont se dire on est bien là où on est. Mais malgré tout, il y a la volonté de dire on l'invite, on montre ce qu'il fait, etc. C'est aussi le rôle d'un média.
Je change un petit peu de sujet. Je repensais aux analyses. Tu as fait beaucoup d'analyses de films sur des femmes héroïnes qui doivent s'adapter. Je prends l'exemple de James Bond. C'était besoin qu'il serait incarné par une femme. En plus, avec le monde moderne dans lequel on vit avec tous les codes socio-culturels, pourquoi c'est autant un problème pour toi ? C'est plus pour le côté traditionnel et conservateur ou c'est que ça te dérange profondément ? C'est quoi pour toi le vrai fond du problème ?
Le fait que James Bond puisse devenir une femme. Oui. C'est très simple.
Là, j'ai pris l'exemple de James Bond.
Mais j'en ai parlé pour James Bond. C'est assez logique. James Bond, c'est un prénom masculin. À partir de là, si James Bond devient une femme, ce n'est plus James Bond puisque le personnage trouve son origine dans les livres de Ian Fleming et c'est un homme. Dans tous les films, je vous dis la plupart, mais c'est dans tous les films, c'est un homme également. La question ne se pose même pas. Si on décide de faire James Bond une femme, ce n'est plus James Bond. Par contre, la question, c'est est-ce que...
Pourquoi pas une Jane Bond ? Oui, voilà.
Exactement. Est-ce qu'on ne donnerait pas le matricule 007 à une femme ? Ça, c'est l'idée qui a été véhiculée ces derniers temps parce qu'ils sont en train de chercher le nouvel acteur ou la nouvelle actrice qui va incarner James Bond et ils se posaient la question éventuellement d'une femme. Moi, je trouve que c'est complètement *** pour une raison très simple. Moi, je suis un aficionados des James Bond. Je les ai tous vus, j'ai lu les livres, etc. C'est gentil, c'est gentil.
Mais non, c'est vrai que je pense qu'il y a une logique d'infantilisation quand tu décides de dire à une communauté, là, on parle des femmes, mais on peut parler également de la communauté noire, asiatique ou peu importe, de leur dire « Bon, puisque nous, scénaristes ou réalisateurs, on est incapable de créer de nouveaux personnages afin que vous puissiez incarner des figures héroïques. » On va prendre celle déjà existante pour vous faire plaisir. Ça, je trouve que c'est complètement idiot. Il y a à peu près 2-3 ans, il y a le film Ghostbuster qui a subi un remake, un reboot, enfin, appelons ça comme vous voulez.
Donc, au départ, c'est quatre hommes avec Bill Murray, il me semble, dans le lot. Ça a été remplacé par quatre femmes et ça a été un bide monstrueux et la plupart des critiques ont dit que c'était un film de merde. Ce n'est pas un film de merde parce que ce sont des femmes qui incarnent ces personnages-là. C'est parce que le consommateur ou celui qui est habitué à Ghostbuster ou à James Bond ou n'importe quel film issu de la culture populaire, il y va parce qu'il y a un certain cahier des charges.
Quand tu vas voir James Bond, tu t'attends à voir la masculinité poussée à outrance, usage de la violence, alcoolisme ou attrait pour l'addiction, conduite un peu sportive et surtout le rapport aux femmes. C'est ça qu'ils font de James Bond. Donc, à partir de là, si tu décides de remplacer le matricule 007 par une femme, le personnage perd de sa substance. Par contre, libre aux scénaristes et aux réalisateurs de faire des films avec de nouveaux personnages incarnés par des femmes ou des minorités. Il y a quelques années de cela, pour rester vraiment dans la culture populaire, ils ont créé la saga d'action John Wick. Ça n'existait pas avant. Ils sont repartis sur des bases nouvelles.
Donc, faites ça avec une femme et voyez bien si ça marche ou pas. Donc, moi, je n'aime pas vraiment cette idée de on va prendre un personnage et on va le remplacer parce qu'on a l'impression que derrière, il y a une volonté plus de revanche, plus on s'attaque à un symbole que de vraiment créer un personnage féminin. Et d'ailleurs, des fois, c'est assez maladroit parce que quand on regarde le dernier James Bond, alors tout le long du film, sans divulgacher, il est remplacé par une actrice dont j'ai complètement oublié le nom pour le coup, peut-être que vous connaissez. J'ai connu. Tout le monde a vu le film, je pense.
Et en fait, ce qui est très drôle, c'est qu'elle le remplace mais en fait, tout au long du film, elle est tournée en dérision ou elle n'est pas efficace contrairement à James Bond. Et à la fin, c'est lui qui est obligé de reprendre le matricule pour limite faire ce qu'il fait de mieux. Donc en fait, des fois, c'est maladroit. C'est-à-dire qu'on a voulu faire plaisir en disant « Allez, on va mettre une femme qui va incarner James Bond mais derrière, ça sonne creux. »
J'aimerais qu'on avance, qu'on change un petit peu de sujet et qu'on parle de quelque chose qui a fait un peu trembler les réseaux sociaux il y a quelques semaines de ça et que j'ai trouvé passionnant, en tout cas d'un œil extérieur, qui était la photo entre Cristiano Ronaldo et Jordan Peterson.
Jordan Peterson, pour ceux qui ne savent pas, qui est un psychiatre, clinicien canadien qui est en même temps professeur à Harvard et qui a été, on va dire, une forme de figure en gros de la branche conservatrice nord-américaine, américaine et canadienne au point même d'être testé dans les sondages face à Justin Trude donc on parle de quelqu'un qui a vraiment eu un aura énorme et qui dépasse bien même ne serait-ce que les États-Unis parce que ça va, y compris en France et en Europe.
Qu'est-ce que tu as pensé de cette photo ? Jordan Peterson, bon déjà, tu as raison, c'est un homme très influent et d'ailleurs même le New York Times qui est un média qui n'est pas du tout sur la ligne de Peterson avait dit que c'était probablement l'intellectuel le plus influent du 21e siècle et je suis sûr qu'il fait partie de ces gens. C'est ton avis aussi ? Ah oui, oui, oui. En France, je crois que par exemple c'est Houellebecq qui marquera son époque, c'est celui qui vraiment restera dans le temps et je pense que Jordan Peterson aura sa place, alors je ne parle pas spécialement en France mais je crois qu'il va vraiment marquer durablement du moins son camp.
Je rappelle qu'il fait des, alors ce n'est pas des meetings, c'est des conférences plutôt dans des pays de l'Europe de l'Est et il remplit des stades. Aujourd'hui, il n'y a que très peu d'intellectuels qui seraient capables de faire cette performance-là. Donc, bon, c'était la petite parenthèse. Mais Jordan Peterson comme Cristiano Ronaldo, ils ont un logiciel de valeur qui est assez similaire. Pour beaucoup de gens, c'est étonnant parce que c'est la rencontre entre un milieu intellectuel et politique avec le milieu du foot et du sport. Ce sont des milieux qui ne rentrent jamais habituellement en contact.
Mais Jordan Peterson et Cristiano Ronaldo partagent un logiciel de valeur assez similaire parce qu'ils sont attachés à la famille, à la tradition. dont Ronaldo et sa femme d'ailleurs accordent une place très importante à la religion, à la famille, à l'idée de qu'est-ce qu'on va transmettre à nos enfants, à l'idée aussi de travail, la valeur travail. On voit que... L'effort. Voilà, exactement, la question de l'effort. Donc, en fait, ce n'est pas si étonnant que ça alors que j'en suis sûr que par exemple, il me semble que Ronaldo avait eu recours à la GPA, il ne me semble pas que Jordan Peterson soit exactement sur ces lignes-là, mais qu'importe, ils ont un logiciel commun de valeur.
Donc, en fait, cette rencontre, elle n'est pas si surprenante que ça.
Justement, moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est que Cristiano Ronaldo est la personne la plus suivie sur Instagram. C'est un des deux plus grands, enfin, il fait parmi les deux plus grands sportifs, même pas seulement footballeurs sportifs du XXIe siècle. C'est quelqu'un d'incroyablement influent plus que la majorité des présidents des pays du monde. C'est assez dingue et il y a eu quand même une vraie levée de bouclier là-dessus. C'est sûr,
tu t'affiches avec ...
Mais du coup, c'est sa question. Il y a des gens qui, du coup, suivent Cristiano Ronaldo et l'acclament pour ses exploits sportifs et qui, du coup, sont incapables de voir le lien avec Jordan Peterson. Pourquoi, selon toi, on ne voit pas ce lien ? Parce que, j'ai envie de dire, la culture de l'effort dont Peterson parle beaucoup, ça semble évident que quelqu'un comme Cristiano Ronaldo a ce niveau de performance l'est.
déjà parce que la plupart des gens qui ont pu commenter... Alors déjà, j'avais regardé un peu les commentaires de la publication. La très grande majorité des commentaires sont quand même très positifs, y compris même de personnalités certifiées, du milieu du sport, etc., qui valident la rencontre. Donc, ça veut dire qu'ils aiment à la fois Ronaldo et Peterson. Donc, il y en a d'autres. Il y avait eu une rencontre aussi improbable entre Skrillex et Peterson qui était carrément allé le voir en fait à l'un de ses conférences. Donc, ça montre qu'il y a des gens qu'on ne pouvait pas... J'aimerais beaucoup voir Peterson au concert de Skrillex. Théoriquement, il devrait le faire maintenant.
Il devrait lui rendre l'appareil. Donc, déjà, la très grande majorité des commentaires étaient quand même très positifs, etc., etc. Après, c'est vrai qu'il y a eu des réactions. Je pense à un article de SoFoot qui disait... D'ailleurs, j'en parle dans la vidéo. Ouais, il s'affiche avec un masculiniste, controversé, etc. Bon, enfin, bref, les qualificatifs habituels, c'est ce que je te disais au début, on désigne l'ennemi. On le met dans une case pour pouvoir mieux l'identifier.
Mais, en réalité, la plupart des gens qui s'offusquent de cette rencontre ne connaissent pas le travail de Jordan Peterson qui, dans le lot, a lu à la fois Map of Meaning, la carte d'essence qui est son premier ouvrage, 12 règles pour une vie et 12 règles pas hors de l'ordre. Déjà, il faudrait commencer par ça. Ensuite, tu auras une idée un peu plus globale du personnage.
Oui, mais tu critiques beaucoup de gens aussi dont tu n'as pas lu les trois bouquins également. Non,
bien entendu, ça fait partie du jeu et c'est ce qu'on disait au début. Mais au moins que tu t'intéresses à ce personnage-là parce qu'en plus, c'est ce que j'allais dire, Jordan Peterson fait vraiment partie de ces rares intellectuels qui est profondément ennuancé. C'est un homme qui est profondément ennuancé, qui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'est pas dans une forme de radicalité. Donc, vraiment attaquer Jordan Peterson, à mon sens, ce n'est pas le plus probant. Si tu veux vraiment t'attaquer à des personnalités d'extrême droite, je crois que le choix de Jordan Peterson est peut-être l'un des pires.
Mais c'est justement parce qu'il est très nuancé et très intelligent aussi qu'il rend fou certains militants de la grande déraison parce qu'ils sont le miroir inversé. Il y a des gens, on le voit lors de ses déplacements, qu'il attend avec des pancartes, qui sont dans une forme de radicalité, de haine. Et lui, il répond juste par une forme de mesure en apportant des arguments. Lui aussi, il est pour une liberté d'expression pleine et totale. C'est pour ça que d'ailleurs, il n'a pas de haine. Lui, il n'est pas contre du tout que ces gens-là viennent manifester leur mécontentement. Oui, à des critiques constructives où on apporte des arguments concrets pour démonter sa rhétorique.
Mais alors, c'est un facho, c'est un masculiniste qui veut que les femmes soient à la cuisine. C'est une méconnaissance claire de son travail. Oui, à la critique. La critique, elle est très importante. Mais la critique est intéressante, constructive. Après, la caricature, c'est bien aussi. C'est toujours drôle d'attaquer par le biais de l'humour parce que là, on est sur le référentiel de l'humour. C'est différent. Mais apporter des arguments. Heureusement que tout le monde ne pense pas d'ailleurs comme Jordan Peterson. Ça serait triste. Heureusement que tout le monde ne pense pas comme moi. Mais apporter des arguments. Intéressez-vous un minimum à son travail.
Quand tu disais tout à l'heure que tu n'as pas lu les livres de la plupart des gens que tu dénonces, peut-être pas tous, mais au moins, tu connais leurs référentiels, tu connais quand même leurs arguments, tu regardes leurs conférences, donc tu connais quand même leur rhétorique. Oui, tu as profite à l'intraveille. C'est-à-dire que tu ne restes pas un tweet, enfin tu ne te focalises pas sur un tweet ou sur ce que un média de gauche comme de droite a pu te dire sur telle personnalité. Non. Tu essaies d'aller plus loin et à partir de là, quand tu connais un minimum le personnage et ce qu'il propose, tu peux apporter des critiques et heureusement que les gens peuvent le faire.
Et comme je t'ai dit au début de cet entretien, comme je vous ai dit, moi je suis pour une liberté d'expression totale. Tant qu'après, on ne rentre pas par contre dans de la diffamation, etc. Parce que là, on tue ça. Une injure. Ouais, après l'injure, au moins, pour moi l'injure, ça permet.
Toi, même l'injure, tu serais pour ?
Parce qu'au moins, on voit la vraie nature des personnes. On voit la vraie nature, c'est-à-dire quelqu'un qui est dans l'injure, si ce n'est pas par le biais de l'humour, parce que là encore, il faut distinguer quand même les deux. La caricature et la satire, c'est extrêmement important. Mais si on est dans de l'injure pure, moi-même, je ne suis pas contre parce qu'au moins, la personne montre son vrai visage. il n'avance pas à visage masqué. Donc, moi, je suis pour que les gens puissent à la fois tenir les mêmes propos dans leur sphère privée que dans la sphère publique.
Des propos qui pourraient être même très choquants quand il y a eu, par exemple, des gens qui se sont réjouis de l'incendie de Notre-Dame, qui ont dit, de toute façon, c'était une vieille bicoque en bois, tant mieux. Moi, je suis pour qu'il y ait des gens qui disent ça parce qu'au moins, moi, je sais que ces gens-là ne sont farouchement pas sur ma ligne.
Ça ne va pas te rendre dingue justement de te dire qu'ils font ces critiques-là mais derrière leur téléphone ? Tu ne vas pas te dire que c'est trop facile ?
Non, parce que moi, je ne suis pas dans cet attrait pour le combat d'ordre physique. Enfin, ce n'est pas des choses qui me… Non,
et pas pour le côté de se faire bagarre. Non, non, non, non. Mais pour le côté de bon, c'est trop facile, il parle derrière son téléphone, il critique. Il a le droit.
Pour moi, il devrait avoir le droit. Comme moi, je pourrais avoir le droit de dire sans risquer l'ostracisme ou ce genre de choses, je peux avoir le droit de dire que je ne suis pas d'accord avec les choix d'acteurs pour la série des anneaux de pouvoir. mais à un côté, si je demande ça pour moi, je le demande aussi pour les autres. Donc, oui,
ça pourrait justement être, comme tu disais, par contre, là, pour le côté bagarre, dangereux, si des gens osaient complètement se montrer à 100% tels qu'ils sont sur les réseaux sociaux, après, il faut pouvoir assumer
ses propos. Il faut pouvoir avoir aussi le courage d'assumer ses propos.
Mais aussi avoir le courage d'accepter, justement, comme tu dis, comme toi, les critiques et qu'importe de quelle manière elles ont été dites, sans vouloir après rétorquer avec la violence. Donc, ça aussi, il faut que les deux qu'en l'acceptent. Sinon, c'est la liberté d'expression pour avoir, oui, mais sinon, la liberté d'expression
c'est la question un peu de, est-ce qu'une société trop honnête devient une société trop violente ?
Ben, oui, ça peut basculer. Après,
c'est des questions d'ordre anthropologique, ça dépend de la civilisation à laquelle on parle, ça dépend du logiciel de valeur de cette civilisation, ça dépend de tout un tas de facteurs, ça dépend du système politique du pays déterminé. Après, on va rentrer dans des considérations où il y a tellement de critères qui rentrent en jeu que ça serait difficile de dire qu'est-ce qui pourrait se passer à 100% si un État décidait de mettre en... En tout cas, moi, je suis pour et je suis pour que justement, les gens expriment le fait qu'ils ne sont pas du tout d'accord sur cette question-là.
Et d'ailleurs, à droite, il y en a beaucoup qui ne sont pas du tout dans cette ligne-là parce qu'il y a beaucoup de gens à droite qui aimeraient une sorte de retour à l'interdiction de blasphémer, par exemple, ou à ce type de choses. Ce qui n'est pas ton cas. Non, ce qui n'est pas mon cas parce qu'il faut avoir une forme de logique. Si on le demande par la religion catholique, les autres religions demanderont exactement la même chose.
Donc, vous ne pouvez pas d'un côté valider, par exemple, les caricatures de Charlie Hebdo et de l'autre dire oui, mais nous, on demande à ce que le catholicisme ne soit pas touché même si la France est un pays qui a un lien extrêmement étroit avec le catholicisme. Non, il faut pouvoir être cohérent après. C'est mon point de vue.
Est-ce que tu considères que Macron est de droite ?
Alors là, on en revient aux mêmes problématiques qu'au début de la vidéo. C'est-à-dire, qu'est-ce que la droite ? Est-ce que c'est la droite libérale d'un point de vue économiquement ? Est-ce que c'est la droite qui est libérale sur les questions de société ? Comme je vous ai dit, il y en a qui considèrent que Macron est d'extrême droite parce qu'il a dit sur le plateau de France de la dernière fois que la moitié des agressions, c'était quelque chose comme ça, était le fait d'étrangers en Ile-de-France. Donc, pour certains, maintenant, il est catégorisé à l'extrême droite.
Pour la droite, style Les Républicains, c'est un homme de gauche parce qu'il est issu d'un gouvernement, il est issu du Parti Socialiste. Et d'ailleurs, lui-même, dans son livre, je crois, Révolution, il se revendique comme un homme de gauche, il me semble, si je ne dis pas de bêtises. Mais aujourd'hui,
toute la gauche, notamment écologique, le considère pleinement comme quelqu'un de droite,
sans aucune forme de concession.
Le droit libéral.
Certes, mais de droite quand même. Moi, je vous dirais surtout parce que si je vous dis, par exemple, si je vous dis qu'il est de droite, il y en a qui seront d'accord, il y en a qui ne seront pas d'accord, etc. Et si je dis qu'il est de gauche, ce sera la même chose. Je vais vous dire plusieurs choses sur Macron. Déjà, je pense que c'est un progressiste. Moi, je vous le dis en tant que conservateur, c'est-à-dire que, de mon point de vue, c'est un progressiste. C'est-à-dire que, lui, il a des idées très arrêtées sur des questions sociétales. Donc, par exemple, tout ce qui est de l'ordre du mariage homosexuel et même de l'homosexualité en général.
Enfin, des LGBT parce que, attention, je fais bien la distinction entre l'homosexualité et le mouvement LGBT. Ce sont deux choses différentes. Et aujourd'hui, vous voyez, même moi, je tombe dans le piège. On a tendance à les regrouper. Mais on pourra en parler après si vous voulez. Sur les questions, par exemple, de la fin de vie, il a ouvert ce débat il y a peu et je pense que ce sera...
On a fait un débat, d'ailleurs, sur la chaîne entre Geoffroy Lejeune
et Jonathan Denis. Exactement. Vous l'avez abordé et je crois que d'ailleurs, je fais une parenthèse très rapidement sur ce débat. Ça m'a fait beaucoup rire parce que la personne en face de Geoffroy Lejeune disait que lui, il était pour qu'on en discute et je suis d'accord avec lui, c'est très bien. Mais il sait qu'au final, au fond de lui, il sait, selon moi, que le projet va aboutir. À mon avis, ça va aboutir... Tant mieux qu'il en discute quand même. Oui, totalement. De toute façon, c'est ce qu'ils ont fait. Mais en fait, pour moi, les dés sont pipés. C'est-à-dire que Macron le veut, ça se fera.
On est sous la Ve République, exécutif fort, il a la majorité à l'Assemblée nationale, la question ne se pose pas. La fin de vie arrivera en France, quand on le veut.
Il n'a pas vraiment la majorité, mais...
Oui, il n'a pas vraiment la majorité, mais en fait, c'est avec les Républicains. Et de toute façon, il fera une dissolution quand il le souhaite et quand le moment sera au portail. Il finira par l'avoir. Et même, je suis de ceux qui pensent qu'il a déjà par le biais des Républicains, parce que les Républicains, c'est ses voies de réserve. Et je pense que même certains députés... Du Parti socialiste
ou de l'Européologie ou de l'Université
seraient pour. Donc, ça fait que... En fait, symboliquement, il ne l'a pas. Mais bien sûr que oui. Il a donc... Et puis, c'est sans compter tous les autres outils dont il se pose le Président pour faire avancer ce type de questions. Donc, pour moi, ça verra le jour. Donc, Macron a une vision de la société qui est progressiste sur ces questions-là. Ce n'est pas mon cas. Je suis un conservateur. Donc, forcément, je le combat pour ça. Mais surtout, j'avais écrit un article dans la Furia numéro 2 sur Macron. Je pense que c'est un machiavélien. C'est-à-dire que Macron s'est très bien soufflé le chaud et le froid. Un jour, il va donner des gages à droite.
Le lendemain, il va dire l'inverse à la gauche. Et ainsi de suite. Il ne cesse toujours ce qui est d'ailleurs la qualité du prince. Machiavel le dit. Le prince, c'est celui qui arrive où en fait, ses mouvements sont quasi de l'ordre de l'imprévisible. Ça l'est de moins en moins avec Macron parce que le temps passe, le masque se fissure, etc. Voilà, on commence à connaître le garçon.
Et puis, il n'a plus besoin aujourd'hui. Il a déjà, c'est bon, il a été réélu, il n'a plus besoin de se dire j'aurais une troisième.
Il reviendra. Ce n'est pas impossible. Moi, je crois au scénario de Houellebecq d'un anéantir. On va se retrouver dans une situation où le scénario va être le suivant. Donc, Macron va finir son second mandat. On va se taper, désolé pour l'expression, Edouard Philippe. J'en suis quasiment certain parce que ça correspond au logiciel français pour le moment. Après, qu'est-ce qui va se passer par rapport à la gestion de cette alternance parce que est-ce que Philippe va vouloir en faire deux, etc. Mais je crois et j'en suis sûr qu'on n'a pas fini d'entendre parler d'Emmanuel Macron.
D'autant plus qu'il a créé une forme de doctrine politique alors qu'il n'a pas vraiment des pines dorsales mais c'est comme le trumpisme. Le trumpisme aujourd'hui ça n'existe pas vraiment mais il a créé une forme de doctrine. Ce qu'on pourrait appeler le macronisme ou ce que certains appellent l'extrême centrée. Je crois que c'est quelque chose qui marche beaucoup en France parce qu'on a un pays qui aime être dirigé par le centre. C'est ma vision des choses. Une élection se gagne
par le centre. Elle ne se gagne pas par les extrêmes. Je dirais même
exactement par le centre droit. C'est le centre droit. D'ailleurs c'est l'une des thèses de Cormier-Denis que je salue au passage qui pour lui c'est la droite manquant, l'extrême droite. La droite dure si tu veux. La droite, appelons ça comme vous voulez. Si elle voulait gagner il faudrait avoir une sorte de gendre idéale qui ait des positions de centre droit et qui une fois au pouvoir montre en fait qu'il est beaucoup plus à droite qu'il ne l'était réellement au cours de la présidentielle. À Jordan Bardella ? Non parce que Bardella pour moi je pense que Bardella est intéressant mais il n'y arrivera pas.
Ou alors ça pourrait prendre beaucoup d'années parce qu'il est quand même affilié à Le Pen donc enfin à la famille Le Pen à la dynastie Le Pen et que pour un certain nombre de Français ça reste encore une impossibilité. même si on voit que quand même les lignes bougent. La dernière fois je suis tombé sur une vidéo de Jordan Bardella avec des jeunes femmes qui commençaient il est beau je voterai pour lui même si j'ai jamais voté Front National. Des gens disaient
la même chose de Macron d'ailleurs.
Oui voilà mais la question du charisme d'ailleurs est extrêmement importante en politique c'est une notion qu'on n'aborde jamais. La question du physique alors non pas que Macron soit un top modèle mais Macron a beaucoup joué sur l'image de Kennedy notamment au cours de son premier mandat. Après ça c'est des détails ça s'éloigne un peu de ce que je disais au début.
Mais ça tombe bien parce que c'est un peu la dernière question que je voulais te poser en tout cas la dernière question de l'entretien. C'est un truc que tu as commencé très récemment de faire des vidéos où tu te mets un peu en scène avec une question un peu de style de tenue et tout et...
Virilité.
Oui c'est... Je suis d'accord sur le problème de le qualifier comme ça. Est-ce que finalement ce que tu fais là c'est une tentative on va dire de guerre culturelle ou en gros d'essayer d'aller au-delà des idées pour essayer de faire et progresser tes idées et tes messages ?
Au travers d'un peu d'humour d'ailleurs d'accord que tu mets un peu d'humour dedans ?
Si totalement alors je finis juste très rapidement sur Macron pour clore la parenthèse sur ce gentil garçon c'est que donc voilà Macron souffle le chaud et le froid et je crois que lui-même ne sait pas vraiment et désolé pour l'expression où il campe il ne sait pas des fois parce qu'en fait il veut se maintenir au pouvoir et pour se maintenir au pouvoir il faut être capable de faire des concessions de donner des gages d'être mouvant et d'être surtout imprévisible c'est ce que dit Machiavel dans Le Prince Le Prince doit être imprévisible on ne doit pas pouvoir calculer c'est quoi l'avance maintenant c'est plus difficile parce que comme je vous ai dit dans tous les cas il est progressiste sur les questions sociétales donc on peut le voir venir de là mais en réalité ça peut durer qu'un temps cette stratégie mais au moins ça a marché puisque de toute façon il a été réélu et qui reviendra j'en suis convaincu et je pense que d'ailleurs Edouard Philippe fera à peu près la même chose mais il sera peut-être un peu plus à droite il sera de centre droit donc pour terminer est-ce que je fais un combat de guerre culturelle en utilisant l'humour et le style oui totalement totalement d'ailleurs c'est souvent ce qui ce qui m'est reproché de parler de vêtements de ce type de considération
tu as fait une vidéo d'utile en donnant des conseils
mais déjà en fait ce que mes ennemis politiques pour reprendre l'expression du début de l'entretien n'ont toujours pas compris c'est qu'il suffit de regarder mes premières vidéos sur la chaîne c'était du développement personnel donc c'est pas comme si le projet n'était pas clairement affiché depuis le début je fais du développement personnel déjà de base et c'est ensuite que je suis allé vers le politique donc c'est comme le port salut c'est marqué dessus non mais les mecs qui disent pourquoi c'est lié ? non mais les gars qui disent ils parlent de vêtements ou de dev perso mais les gars réveillez-vous ça fait deux ans que je fais ça et c'est le début de la chaîne après c'était une parenthèse
bien sûr mais en quoi c'est lié ? parce que j'ai vu et tu n'es pas le seul à avoir mélangé le développement personnel et la politique
c'est très simple
je prendrais l'exemple ne serait-ce que de la guilde ou des potiers donc de l'atelier de l'atelier Missor on peut prendre aussi l'exemple de la chaîne des philogynes en quoi c'est lié justement ces questions de développement personnel et ces questions de politique
pour moi c'est lié parce que si on prend par exemple l'atelier Missor d'ailleurs je les salue parce que quand je suis allé dans leur atelier j'ai été juste subjugué par ceux qu'ils font ils sont en train de faire bon c'est pas un secret ils l'ont affiché ils sont en train de faire une statue de à peu près 2 mètres je crois 1 mètre 90 de Napoléon avec un glaive etc enfin bon c'est assez magnifique et ce qui m'a surpris c'est que quand je suis allé à l'atelier ils se vouvoyaient ils se vouvoyaient alors certains pourraient trouver ça ridicule certains pourraient ouais ou même vieux jeu et d'ailleurs ils auraient le droit mais ils se sont ils ont posé des règles ils ont posé un cadre et on voit que d'ailleurs leur boîte marche alors je dis pas que les boîtes qui n'ont pas de règles etc parce que c'est ce que j'allais dire exactement dans la start-up il faut nuancer il y a des boîtes
où il n'y a pas de règles et qu'il faut beaucoup d'argent bien sûr
mais au moins il y a une synergie parce que ils partagent tous ce logiciel de valeur et on le voit même par le produit final le produit final ils sont pas en train de vendre je sais pas moi ils sont pas en train de vendre des sex toys alors désolé pour la comparaison mais ils sont sur des bustes avec des personnalités qui incarnent parfois une certaine idée de la France etc donc c'est assez logique donc ils ont à l'intérieur de leur atelier une organisation avec certaines valeurs qui sont clairement affichées alors je rentrerai pas dans les détails parce que c'est après de l'ordre c'est du personnel mais on voit qu'ils sont animés par certaines idées et que ça transpire dans la création même du produit final donc je crois que quand on a des idées politiques on en revient à ce que je disais tout à l'heure par rapport au fait est-ce que tu pourrais être ami avec des gens qui ne sont pas de ton camp oui mais à un moment il y a de la politique enfin découle de la politique des choix de vie des choix de vie qui peuvent être diamétralement opposés un exemple tout con tu prends quelqu'un qui est issu de la gauche républicaine et tu prends allez tu prends une femme de la gauche républicaine et un homme de droite conservatrice ils se marient c'est un exemple que j'ai avec un ami le couple s'est disputé je sais pas combien de fois pour savoir s'ils allaient mettre leur enfant à l'école républicaine publique ou dans l'école privée ça peut paraître anodin mais en réalité il découle après un certain nombre de choses parce que si tu mets à l'école privée il y a toute une éducation en lien avec la religion parce que c'était une école privée catholique que tu n'as pas forcément dans le public donc tu vois c'est un choix qui est de l'ordre du politique qui correspond à une idéologie déterminée et découle de cette idéologie là des changements concrets des changements dans le réel on va pas mentir la plupart des hommes qui portent des costumes ou qui accordent une place assez importante à ce qu'on appelle l'art sartorial sont classées vulgairement à droite parce qu'ils ont ils ont le budget parce qu'il faut aussi parler de ça il y a une logique de reproduction sociale aussi ils ont le budget c'est quelque chose qui les attire de base etc c'est une forme c'est en lien avec l'esthétisme Roger Scruton l'a largement abordé il était conservateur et d'ailleurs il a accordé une place très importante au style donc tout ça c'est lié en fait même la manière dont on consomme nos aliments qu'est-ce qu'on décide de manger est-ce qu'on va privilégier la junk food ou est-ce qu'on va choisir des aliments du terroir avec un circuit court etc moi il y a une personnalité que j'aime beaucoup à droite c'est Dominique Wehner qui s'est suicidé à Notre-Dame comme vous le savez et Dominique Wehner a vécu toute sa vie dans une forme de cohérence parfaite avec ce qu'il incarnait
je te prends un exemple ça m'intéresse beaucoup d'avoir ton avis là-dessus mais là où moi j'ai un désaccord c'est qu'il y a aussi énormément de gens de droite qui en fait sont des absolus fans de rap
et de rap
même j'ai envie de dire de banlieue
et j'allais t'en parler et à l'inverse
beaucoup de gens de gauche qui sont fans de musique classique et de littérature extrêmement on va dire vieux jeunes pas dans le sens pas dans le sens époque mais dans le sens même presque tradit du terme
on en parle justement dans la vidéo avec on en parle justement dans la vidéo avec avec Papacito et Baptiste en disant que beaucoup de gens se revendiquent de droite mais est-ce que alors on ne dit pas qu'on est parfait loin de là chacun porte ses croix mais on dit dans cette vidéo que typiquement quand tu es de droite conservatrice et que chaque jour que Dieu fait tu te plains par exemple du wokisme etc ce que tu as le droit de faire et qu'à côté de ça tu finances avec ton argent des plateformes qui n'ont pas tes idées pour moi il y a une forme d'incohérence ça ne veut pas dire que tu es une merde si tu le fais parce que de suite il ne faut pas sortir les grands mots mais pour moi c'est une incohérence par rapport à ce que tu
tu ne te gâcherais pas la vie à faire à vouloir tellement suivre tes convictions et tes valeurs non parce que non
alors non je crois que justement c'est l'inverse je crois que ce qui rend malheureux les gens c'est de ne pas vivre en cohérence avec leurs idées
pourquoi
de quoi parce qu'il y a une dissonance qui se crée il y a une dissonance c'est soit que les idées que tu veux incarner dans le public tu n'y crois pas vraiment en fait c'est le masque social en fait si tu portes un masque social qui est pour moi trop différent de celui de ta vie de tous les jours de ce que tu es vraiment ça sera beaucoup trop lourd à porter c'est comme un rôle que tu joues constamment au quotidien moi je suis quelqu'un de constant c'est à dire que comme on me connait dans le privé je suis comme ça dans le public ce qui fait que je ne joue pas un rôle d'ailleurs contrairement à ce que certains affirment certains disent il joue un rôle etc non c'est moi donc ça fait que je peux le dire je suis profondément heureux dans ma vie parce que chaque jour que Dieu fait tout ce que je fais je le fais parce que je suis animé avec certaines idées attention personne n'est parfait ça ne veut pas dire que parfois je ne vais pas manger dans un fast food ou des conneries du genre il ne faut pas après non plus vivre d'une façon complètement sclérosée mais quand même d'être dans la mesure du possible au maximum en cohérence avec ses idées comme tu l'as dit il faut savoir faire des concessions etc bien entendu sinon c'est profondément triste et il faut être aussi ouvert à l'expérience moi je suis quelqu'un à droite qui est très au niveau des conservateurs qui est très intéressé par l'aventure en fait l'aventure ou même des problématiques typiquement la droite se refuse à parler de sexualité ou de problématiques en lien avec la séduction je pense que c'est une erreur alors tu en as cité il y en a par exemple Léo Desphilogines mais ça reste quand même une niche il y a beaucoup de gens au niveau des conservateurs qui sont là en mode où là on ne va pas parler de ces sujets parce que c'est pas sérieux c'est trivial non je pense que c'est une erreur il faut en parler parce que si on ne rencontre pas un ou une partenaire il n'y a pas de descendance il n'y a pas de famille donc non il faut en parler donc si tu veux il faut être ouvert sur tout un tas de sujets il faut être à l'écoute c'est ce que je disais tout à l'heure aussi même si on n'est pas d'accord et c'est comme ça qu'après on avance en tant qu'individu mais par contre je crois que oui si tu as des idées et que tu fais l'inverse de ces idées il y a une dissonance et qu'au bout d'un moment tu ne sais pas où tu campes comme on disait tout à l'heure l'expression donc ça ne veut pas dire qu'à petit niveau il n'y a pas des arrangements même si tu es en famille ou en tant qu'amis si par exemple tu es personnellement contre les fast-food mais que tu es obligé par ce que les circonstances se font tu y vas tu y vas et tu fermes ta c** parce que tu es soumis au groupe sinon mais c'est tout donc il ne faut pas être après vieux jeu et rabat-joie non plus mais il faut être en cohérence avec ces idées et rabat-joie