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Podcast / conversationleparisien_partenaires· 25 octobre 2026 47 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportNumérique

Bold Masterclass by Veuve Clicquot avec Delphine Plisson

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 92 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Merci d'avoir accepté cet échange. Vous avez grandi à Créteil, en Val-de-Marne, avec deux frères.

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Qui vous ont montré qu'on peut entreprendre sa vie autrement.

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Et du coup, vous souhaitez faire des études ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Donc, libraire, ce n'était pas une option concrètement envisageable.

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Tout en étant au test de l'air ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Vous nous racontez votre stage à l'USG ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:11PrésentateurFait
    « J'ai commencé à faire des études. D'abord, un BTS de commerce international. Et ensuite, j'ai enchaîné avec l'ESG, qui était une école de commerce. »
  • 11:03InvitéChiffre
    « Quand vous êtes arrivée, il y avait trois points de vente et vous êtes à 40 ans, il y en avait 30. »
  • 12:04PrésentateurFait
    « En 2014, elle fonde la Maison Plisson qui est une épicerie-restaurant hybride, atypique et très très prisée. »
  • 18:18InvitéChiffre
    « Vous avez 140 salariés. »
  • 19:14PrésentateurFait
    « Le Covid a été un choc, mais je pense que pour tout le monde, même ceux qui n'ont pas d'épicerie ou de restants. »
  • 21:41PrésentateurFait
    « On est passé en redressement, plus en liquidation. Et la boîte a été reprise en liquidation. »
  • 23:20PrésentateurFait
    « On travaillait exclusivement avec des artisans, quasiment exclusivement des artisans. »
  • 31:57PrésentateurFait
    « Moi, j'ai 55 ans, comme toutes les femmes de 55 ans, j'adore la presse écrite. »
  • 32:23PrésentateurChiffre
    « Il y a quand même 20 millions de femmes qui ont plus de 45 ans en France. C'est une femme sur deux. »
  • 32:44PrésentateurChiffre
    « 140 pages, c'est un trimestriel. »
  • 38:16InvitéFait
    « Toujours, en tout cas, dans les limites du raisonnable, oui. »
  • 38:24InvitéFait
    « Autre élément essentiel, l'argent. »
  • 38:32InvitéFait
    « Et là, c'est quelque chose dont vous parlez aussi dans votre magazine. »
  • 38:54PrésentateurFait
    « avec une journaliste financière, Héloïse Bolle, qui effectivement, depuis 30 ans, s'attache à informer les femmes sur leurs droits, sur les outils, sur l'évolution des ressources dont on peut disposer pour organiser notre patrimoine, gérer nos sous, en faire quelque chose, s'organiser quand ils viennent à manquer ou en les investir quand ils sont disponibles. »
  • 39:55PrésentateurFait
    « pas dominante parce que je ne pense pas qu'on puisse se lancer dans l'entreprenariat en imaginant une seconde que la sécurité va être au bout du chemin. »
  • 40:23InvitéFait
    « je n'ai jamais eu de sécurité donc finalement, je n'avais rien à perdre. »
  • 40:30PrésentateurFait
    « J'ai quand même été aux états de l'air, il faut vraiment, soit il faut adorer ça, soit c'est pour des raisons strictement financières, ce qui était mon cas. »
  • 41:47InvitéFait
    « Et ça a un prix »
  • 41:59PrésentateurFait
    « Effectivement, j'ai pris la liberté de recommencer ma vie professionnelle régulièrement. »
  • 42:22PrésentateurFait
    « Le prix, c'est l'isolement, la solitude, la peur, mais ce n'est pas très cher payé par rapport à ce que ça apporte, c'est-à-dire l'estime de soi, la sensation de se réaliser, en tout cas d'essayer. »
  • 44:02PrésentateurFait
    « Quand on tient, on est dans l'action. Quand on est dans l'action, on avance. Quand on avance, on est plutôt heureux. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Invité21 %
  • ?7 %

≈ 53,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Bienvenue

0:04
Invité

à la Masterclass Bold, co-organisée avec les échos. Les Masterclass sont des moments d'échange et d'inspiration qui j'espère vous donneront l'envie d'aller encore plus loin dans vos projets. Je suis Marie-Éloi, j'ai fondé plusieurs réseaux d'entrepreneuriat nationaux comme Femmes des Territoires et Bouge ta Boîte.

0:20
Locuteur

Je

0:20
Invité

fais aussi partie des fondatrices du mouvement citoyen mondial World with Women pour la mixité. Et je suis chroniqueuse aux échos et surtout heureuse d'être avec vous ce soir. Nous sommes ensemble pendant 45 minutes et vous aurez la possibilité à la fin pour les personnes qui sont avec nous aujourd'hui de poser quelques questions à Delphine Plisson qui est avec nous aujourd'hui.

0:42
Locuteur

Le

0:43
Invité

thème de cette Masterclass Bold, c'est comment s'autoriser encore et encore à se réinventer à chaque étape.

0:52
Locuteur

Et

0:53
Invité

Delphine Plisson en est une fantastique incarnation. Delphine a débuté dans la mode chez Agnès B, Yves Saint-Laurent, Antique Batik et au sein du groupe SMCP, notamment en tant que DG de Claudie Pierlot.

1:07
Locuteur

En

1:08
Invité

2014, elle fonde la Maison Plisson qui est une épicerie-restaurant hybride, atypique et très très prisée. Et fin 2024, elle quitte l'entreprise qui a atteint 140 salariés

1:20
Locuteur

pour

1:21
Invité

publier son premier roman, Laisse aller, c'est une valse aux éditions Jean-Claude Lattès.

1:27
Locuteur

En

1:27
Invité

2025, elle crée 20 ans plus tard

1:30
Locuteur

un

1:31
Invité

magazine

1:31
Locuteur

trimestriel

1:34
Invité

destiné aux femmes de plus de 45 ans que j'ai adoré, pour lequel elle est co-éditrice, directrice de la publication et rédactrice en chef. Delphine Plisson est également maman de trois enfants et a notamment été finaliste du Bold Women Award en 2020. Alors, comment a-t-elle fait pour se réinventer à chaque fois, en toute liberté et en bouleversant les codes ? Comment a-t-elle construit étape après étape ses forces et son parcours entrepreneurial ? C'est ce que nous allons voir ensemble.

2:06
Locuteur

Bienvenue

2:07
Invité

Delphine, bonjour. Bonjour.

2:09
Locuteur

Alors,

2:10
Invité

merci d'avoir accepté cet échange. Vous avez grandi à Créteil, en Val-de-Marne, avec deux frères.

2:16
Locuteur

Une

2:16
Invité

vie un peu austère, selon vos mots. Mais à 14 ans, et c'est un premier moment clé pour vous, qui va vous ouvrir complètement l'horizon. Vous rencontrez dans votre cité un couple de libraires qui vous montrent qu'on peut entreprendre sa vie autrement.

2:32
Locuteur

Oui,

2:33
Présentateur

qui me montrent en fait qu'ils s'installent effectivement dans cette cité, ce qui était un peu inattendu

2:37
Locuteur

et

2:38
Présentateur

qui étaient des libraires passionnés, qui n'étaient pas de Créteil, ni même de région parisienne, qui se sont implantés à Créteil sans doute un peu par hasard.

2:46
Locuteur

Et

2:47
Présentateur

c'était vraiment un oasis merveilleux où je passais mon temps. Et effectivement, je me suis rendu compte très vite qu'il y avait mille voies possibles et que j'allais peut-être éventuellement pouvoir tracer ma route en dehors des sentiers potentiellement déjà désignés.

3:02
Locuteur

Et

3:02
Présentateur

du coup, vous souhaitez faire des études ? Vous souhaitez d'abord être libraire grâce à eux

3:06
Locuteur

?

3:07
Présentateur

Alors, ils m'ont en tout cas inculqué la passion de la lecture et effectivement, j'ai trouvé ce métier merveilleux.

3:13
Locuteur

Donc,

3:14
Présentateur

j'en avais assez concrètement envie. Et puis, la vie a plus d'imagination que nous. Donc, quand il a été question, après le bac, d'envisager de faire quelque chose de ma vie,

3:25
Locuteur

j

3:26
Présentateur

'ai d'abord essayé de trouver,

3:27
Locuteur

de

3:28
Présentateur

me renseigner pour savoir comment on pouvait devenir libraire.

3:31
Locuteur

Je

3:31
Présentateur

me souviens être allée

3:33
Locuteur

harceler

3:34
Présentateur

le monsieur qui tenait à l'époque l'écume des pages boulevard Saint-Germain en lui demandant de m'embaucher, de m'embaucher,

3:40
Locuteur

de

3:40
Présentateur

m'embaucher. Et il m'expliquait qu'il ne pouvait pas m'embaucher, mais qu

3:42
Locuteur

'il

3:42
Présentateur

pouvait me former, mais qu'il ne pourrait jamais me payer. Et vous, vous

3:45
Invité

aviez deux contraintes. Est-ce que vous êtes la première de votre famille ?

3:48
Locuteur

C

3:48
Invité

'est ça, toute génération confondue à avoir le bac

3:50
Locuteur

? Et en plus, il

3:52
Invité

fallait vivre. Il fallait suivre venir à tous vos besoins.

3:54
Présentateur

Alors, j'étais la première à avoir le bac. Et effectivement, il fallait que je finance ma vie, concrètement, au quotidien. Donc, libraire,

4:02
Locuteur

à

4:03
Présentateur

ce moment-là, ce n'était pas une option concrètement envisageable. Donc, je me suis

4:07
Locuteur

renseignée.

4:09
Présentateur

J'ai commencé à faire des études. D'abord, un BTS de commerce international. Et ensuite, j'ai enchaîné avec l'ESG, qui était une école de commerce.

4:18
Locuteur

Parce

4:18
Présentateur

que tout le monde me disait, si tu veux être libraire, il faut d'abord apprendre à gérer. Donc, fais des études de gestion, fais des études de gestion. Donc, j'ai suivi ce petit chemin.

4:26
Locuteur

Tout

4:26
Présentateur

en étant au test de l'air ?

4:28
Invité

Tout en

4:28
Locuteur

étant au test de l'air. C'est un truc

4:29
Invité

dingue. Parce que moi, je ne savais pas que c'était possible de faire ça en même temps.

4:32
Locuteur

Alors,

4:33
Présentateur

si, c'est plutôt un bon plan. Je crois que ça existe encore. Quand on est étudiante, il y a un contrat au test de l'air étudiant, étudiante,

4:40
Locuteur

qui

4:41
Présentateur

permet effectivement de faire partie du personnel navigant commercial d'Air France et sans doute d'autres compagnies.

4:47
Locuteur

Ce

4:47
Présentateur

qui permet de gagner sa vie.

4:49
Locuteur

En

4:50
Présentateur

échange de quoi, vous n'avez plus aucun week-end, ni jour férié, ni vacances pendant la durée de vos études. Mais au moins, vous avez la possibilité de financer vos projets. Ce

4:58
Locuteur

qui est plutôt génial.

4:59
Invité

Je regarde les personnes qui sont avec nous. Elle a tenu 4 ans sans un jour férié, sans un jour off.

5:05
Locuteur

C

5:05
Invité

'est ça ?

5:06
Présentateur

Oui, mais ça ne donne pas cette impression parce qu'on voyage, on fait des choses. Il n

5:10
Locuteur

'y a

5:10
Présentateur

pas vraiment de routine. Donc, loin de moi, l'idée de me plaindre de cette période-là. Mais avec le recul, je me suis rendu compte qu'effectivement, ça avait été sans doute un peu intense.

5:18
Locuteur

Et

5:19
Invité

alors, vous avez une capacité qui va vraiment vous suivre tout au long de votre carrière entrepreneuriale. C'est la capacité à saisir les opportunités. Parce qu'on a toutes et tous des opportunités qui nous passent devant. Et parfois, on les voit. Parfois, on ne les voit pas. Parfois, on les voit, mais on n'arrive pas à les saisir. Et vous, vous avez cette capacité-là, Delphine Cliton. On va commencer par une petite anecdote.

5:42
Locuteur

C

5:42
Invité

'est avant de rentrer à l'USG, vous devez faire un stage.

5:46
Locuteur

Vous

5:46
Invité

nous racontez.

5:48
Présentateur

Oui, j'ai appris qu'il fallait faire un stage. Ce que j'ignorais au moment où j'ai réussi le concours de l'USG. Et quand j'ai téléphoné pour savoir à quelle date était la rentrée, ils m

5:55
Locuteur

'ont

5:55
Présentateur

dit qu'il faudrait quand même déjà faire le stage.

5:57
Locuteur

De

5:57
Présentateur

trois mois. De trois mois. Je dis avec plaisir. Et ils m'ont dit, si vous n'avez pas de stage, et je n'avais pas de stage, on a encore quelques demandes d'entreprise, dont une à New York. Génial, New York. Et donc, à l'époque, la communication se passait par fax. Donc, j'envoie un fax avec mes coordonnées. En disant, je serais très heureuse de faire mon stage chez vous. Et je me trompe d'un numéro dans le fax. Donc, pour les plus jeunes d'entre vous, le fax, c'est comme le téléphone. C'est un numéro.

6:25
Locuteur

Et

6:25
Présentateur

donc, j'atterris dans une galerie d'art, alors que je pensais avoir écrit aux chaussures para-boots.

6:30
Locuteur

C

6:30
Présentateur

'est détenu par des Français. Et la responsable de la galerie m'appelle, en fait, en me disant, on n'est pas du tout les chaussures para-boots, mais on cherche quelqu'un si t'es dispo, arrive le plus vite possible. Donc, je suis partie trois jours après travailler dans une galerie d'art, ce qui n'était pas du tout prévu.

6:46
Locuteur

Sans

6:47
Présentateur

logement, sans argent. Comme beaucoup d'étudiants, mais effectivement, c'était aussi impulsif que joyeux. Mais après, il a fallu effectivement se débrouiller sur place. Et pareil, ça se

6:58
Invité

reproduit à nouveau quand vous commencez votre vie active pour avoir votre premier stage. À nouveau, vous arrivez à saisir l'opportunité qui se présente et qui n'était pas prévue au démarrage. J

7:11
Présentateur

'ai une copine qui me dit qu

7:14
Locuteur

'il

7:14
Présentateur

cherche quelqu'un pour faire un boulot chez Agnès B. Vous voulez toujours être libraire à cette époque

7:19
Locuteur

-là ? Alors, moi,

7:20
Présentateur

je suis toujours un peu dans ma ligne de nage, mais en même temps, je suis bien obligée de trouver d'autres options en attendant d'être libraire. Et donc, cette copine me dit, je crois qu'il cherche quelqu'un chez Agnès B. Je ne sais pas ce que c'est qu'Agnès B. Je n

7:34
Locuteur

'ai

7:34
Présentateur

pas la moindre idée, mais j'ai l'air de savoir. Donc, je finis par trouver les coordonnées. Je passe un entretien

7:40
Locuteur

et

7:41
Présentateur

à la fin de l'entretien, Valérie Zdogel, qui est devenue une grande amie et qui a passé des décennies chez Agnès B, me dit, est-ce que ça vous intéresse de faire un stage sur le marché de la mode enfantine ? Elle m'aurait demandé n'importe quoi, ça m'intéressait. J'avais envie de bosser, j'avais envie d'apprendre. Donc, je me suis

7:57
Locuteur

plongée

7:58
Présentateur

avec passion dans la mode enfantine. Je suis revenue un mois plus tard avec mon rapport de stage. Et elle m'a dit, c'est super,

8:06
Locuteur

c

8:06
Présentateur

'est exactement ce qu'il fallait. Vous irez en boutique chercher une robe. Moi, je pensais que j'allais être payée, donc j'étais un peu déçue. J'adore ! J'ai une robe que j'ai toujours d'ailleurs, que je garde précieusement. C'était mon premier salaire d'une certaine façon. Et puis, quelques semaines plus tard, elle m'a rappelée en me disant, mais tu fais quoi en fait, finalement ? Je lui

8:25
Locuteur

ai dit,

8:25
Présentateur

là, je vais chercher du travail, j'ai fini mes études. Elle m'a dit, écoute, génial,

8:29
Locuteur

bienvenue

8:30
Présentateur

à bord, tu feras partie de

8:32
Locuteur

l

8:32
Présentateur

'équipe Agnès B. Donc, je me suis retrouvée chez Agnès B en tâtonnant un peu, parce que pour le coup, je ne savais vraiment pas ce que c'était que cette maison.

8:39
Invité

Et en étant rémunérée cette fois-ci

8:40
Locuteur

? Cette

8:40
Présentateur

fois-ci, en étant même rémunérée.

8:42
Locuteur

Et

8:42
Présentateur

donc, vous avez gravi

8:43
Invité

les échelons

8:44
Locuteur

?

8:45
Présentateur

Oui. Alors, Agnès B, c'était au début des années 90.

8:49
Locuteur

C

8:49
Présentateur

'était une maison très familiale et pleine de succès. C'était une maison qui dominait un peu le marché de la mode à l'époque, qui était un peu le début de la mode aussi. Il n'y

8:59
Locuteur

avait

8:59
Présentateur

pas énormément de concurrence.

9:00
Locuteur

C

9:00
Présentateur

'était une marque très agile, très puissante. Et il y avait beaucoup de femmes qui travaillaient chez Agnès B. C'était assez féminin déjà.

9:09
Locuteur

Et

9:10
Présentateur

en fait, on se cooptait beaucoup. Et quand on avait envie d'un job, parfois, on essayait de passer en disant, j'aimerais bien faire ça. Et en l'occurrence, moi, j'avais envie de m'occuper du développement de la marque en Asie.

9:21
Locuteur

Et

9:21
Présentateur

j'ai eu le malheur un jour de dire, j'aimerais bien m'occuper du développement de la marque en Asie.

9:25
Locuteur

Et

9:26
Présentateur

je me souviens que le patron de l'époque m'avait dit, ah ouais, c'est marrant parce qu'on cherche quelqu'un, mais on cherche un homme de 35 ans

9:30
Locuteur

avec

9:31
Présentateur

de l'expérience en Asie. J'ai dit, ah, alors effectivement,

9:34
Locuteur

je

9:34
Présentateur

n

9:34
Locuteur

'ai

9:34
Présentateur

pas toutes les compétences.

9:36
Locuteur

Mais

9:36
Présentateur

en attendant que vous trouviez l'homme de 35 ans avec de l'expérience en Asie, vous ne voulez pas que j'essaye ? Vous avez proposé. Oui, alors chez Agnès B, on pouvait à cette époque-là.

9:47
Locuteur

Il

9:47
Présentateur

y avait cette notion de si vous avez, et ça m'est resté parce que je crois que c'est vraiment, c'était super de leur part

9:53
Locuteur

de dire

9:54
Présentateur

si vous avez la motivation et l'envie, vous avez déjà, en fait, une

9:57
Locuteur

grande

9:57
Présentateur

partie des qualités requises pour le job.

10:01
Locuteur

Et

10:01
Présentateur

donc, je me suis retrouvée à m'occuper du développement d'Agnès B en Asie du Sud-Est,

10:04
Locuteur

ce

10:04
Présentateur

qui était génial, épuisant, mais génial.

10:07
Locuteur

Et

10:07
Présentateur

après,

10:08
Invité

il y a eu Yves Saint-Laurent, Antique Batik,

10:11
Locuteur

et

10:12
Invité

il y en a eu d'autres.

10:13
Présentateur

Oui.

10:15
Invité

Et tout ça,

10:16
Locuteur

sans

10:17
Invité

pour l'instant avoir l'imaginaire de l'entrepreneuriat qui était peu présent dans cette époque-là. À cette époque-là, il y avait peu de femmes qui entreprenaient.

10:25
Locuteur

Je

10:26
Présentateur

n'avais pas spécialement cette envie. J'étais bien, moi. J'aimais bien ce que je faisais. J'aimais surtout les gens avec qui je travaillais. J'ai effectivement passée d'Agnès B à Saint-Laurent.

10:37
Locuteur

C

10:37
Présentateur

'est des cultures d'entreprise extrêmement différentes, des codes différents, mais j'avais la sensation d'apprendre. Donc, le quotidien était toujours aussi galvanisant. Et puis, le temps passe vite.

10:48
Locuteur

Et

10:48
Présentateur

au bout de 20 ans dans la mode, je me suis rendue compte que j'avais peut-être la sensation de moins apprendre, en tout cas de moins être alignée avec ce que devenait le secteur.

10:57
Locuteur

Et

10:57
Présentateur

donc,

10:58
Invité

arrive 40 ans.

10:59
Locuteur

Arrive 40 ans. Vous êtes

11:00
Invité

directrice générale de Claudie Pierlot. Quand vous êtes arrivée,

11:03
Locuteur

il

11:04
Invité

y avait trois points de vente et vous êtes à 40 ans, il y en avait 30.

11:10
Locuteur

Vous

11:10
Invité

avez multiplié par 10 quasiment

11:12
Locuteur

les points de vente. Après, je n'étais

11:12
Présentateur

pas toute seule.

11:13
Locuteur

Non, évidemment.

11:14
Présentateur

D'abord,

11:15
Locuteur

il

11:15
Présentateur

y avait une équipe et puis la marque faisait partie du groupe qui est devenu le groupe SMCP, qui est quand même réputé pour être assez puissant.

11:22
Locuteur

Et

11:22
Présentateur

donc, oui, c'était une période aussi où le développement rapide faisait partie de la stratégie de ces maisons.

11:28
Locuteur

Mais

11:28
Invité

là, vous vous sentez de moins en moins à votre place

11:30
Locuteur

? C

11:31
Invité

'est là où l'entrepreneuriat vous titille

11:32
Locuteur

? Ça

11:33
Invité

se

11:33
Présentateur

matérialise comment ? Alors, je me sens de moins en moins à ma place, mais l'entrepreneuriat ne me titille pas forcément. Je commence à me poser des questions sur ce que va être la prochaine étape. Ça, c'est certain. Et puis, je cherche d'abord dans quelle boîte je pourrais aller travailler. La librairie, c'est un peu éloigné entre temps parce que je me rends

11:55
Locuteur

compte

11:55
Présentateur

qu'à part monter une librairie, ça va être compliqué d'être salariée dans une librairie. Je fais mon deuil petit à petit, tout en me disant peut-être plus tard. Et puis, il s'avère que j'ai passé une période de ma vie à New York et qu'il y avait une marque, une maison qui s'appelait Dinende Luca à New York que j'adorais. Je vois les têtes qui hochent d'aucun connu d'Inende Luca. Et c'était un endroit que j'adorais et qui avait pour principale qualité de rendre l'expérience client merveilleuse quand il s'agissait de s'alimenter au quotidien et d'avoir la sensation d'avoir accès à des produits un peu particuliers et assez incroyables.

Il s'avère que je suis hyper gourmande, bien plus gourmande que férue de mode. Et qu'à ce moment-là de ma vie vers 40 ans,

12:40
Locuteur

je

12:40
Présentateur

me suis dit ça fait quand même 20 ans que je pense qu'un jour,

12:43
Locuteur

il

12:43
Présentateur

y aura un Dinende Luca français

12:44
Locuteur

et

12:45
Présentateur

que quelqu'un va le faire. Et à ce moment-là, je me dis, pour l'instant, personne ne l'a fait. Donc, tiens, si je prenais le temps de réfléchir à ce que je ferais, si je le faisais moi, mais de façon très détachée. Je prenais des notes, je regardais des documentaires,

13:03
Locuteur

je

13:03
Présentateur

lisais des bouquins, je me renseignais, je rencontrais des personnes, mais je le faisais un peu comme un hobby.

13:07
Locuteur

Puis,

13:08
Présentateur

à force de le faire comme un hobby, au bout de quelques mois, j'avais écrit un bouquin. Vraiment une sorte de,

13:14
Locuteur

en

13:15
Présentateur

gros, la présentation exhaustive, hyper précise de tout ce que j'aurais pu imaginer si j'avais monté ce projet. Avec un business plan ?

13:22
Locuteur

Alors, du coup,

13:23
Présentateur

j'ai fait un business plan. Le business plan, je suis discrètement à le faire challenger par des gens du secteur que je ne connaissais pas. Je disais, c

13:28
Locuteur

'est

13:28
Présentateur

mon neveu qui a fait moi par ça. Moi,

13:31
Locuteur

j

13:31
Présentateur

'étais déjà Claudie Pierlot, donc j'étais bien cachée. Et puis, à force d'en parler, de challenger, etc., un jour, j'ai fini par le présenter à mes patrons de l'époque, donc au patron de la SMCP, en leur disant, j'ai une idée dans la tête, j'aimerais quand même avoir votre avis. Et le lendemain, ils m'ont envoyé des textos en disant, on sera avec toi, vas-y, fonce.

13:51
Locuteur

Mais

13:52
Invité

vous y alliez dans l'optique de vraiment vous lancer ? Donc,

13:55
Locuteur

pas du tout.

13:55
Présentateur

Je voulais savoir s'ils trouvaient le projet intéressant, mais je n'avais pas concrètement envisagé de tout quitter pour me lancer dans ce projet-là qui n'existait pas

14:05
Locuteur

et

14:05
Présentateur

qui engageait beaucoup de choses parce qu'il allait falloir quitter le salariat pour l'entreprenariat. Je n'avais jamais monté de boîte.

14:11
Locuteur

Je

14:12
Présentateur

n'avais jamais envisagé de monter une boîte. Donc, il fallait que je reparte vraiment de zéro. Et quand ils vous disent, c'est une super idée, il faut que tu y ailles, quand ils vous disent ça ? Ça me terrorise. C'est sûr. Ça me terrorise parce que je me suis dit, il va vraiment falloir que je le fasse maintenant, en fait. Un peu comme si j'avais appris la danse dans mon salon ou dans une école de danse tranquillement et qu'un jour, on me dit, il y

14:35
Locuteur

a

14:35
Présentateur

un spectacle samedi. J'avais la sensation de ne

14:39
Locuteur

pas

14:39
Présentateur

être prête et puis c'était

14:40
Locuteur

impressionnant

14:42
Présentateur

quand même de se dire, bon, je vais peut-être y aller, en fait. Je vais peut-être le faire moi, finalement, ce projet qui me fait rêver depuis si longtemps.

14:50
Invité

Et comment vous avez sauté le pas, franchement

14:52
Locuteur

?

14:52
Présentateur

Comme tout le reste, un jour à la fois.

14:55
Locuteur

C

14:55
Présentateur

'est-à

14:55
Locuteur

-dire

14:55
Présentateur

que je n

14:56
Locuteur

'ai

14:56
Présentateur

jamais eu la sensation de faire des virages incroyables, de tout quitter, etc. En fait, je quitte tout et je recommence à zéro à chaque fois.

15:02
Locuteur

Mais

15:03
Présentateur

dans la vraie vie,

15:04
Locuteur

il

15:05
Présentateur

ne se passe pas comme ça. À la vraie vie, on prépare, on a le temps de gamberger un peu et puis les choses commencent à se construire un petit peu, puis un petit peu plus et puis on s'entoure et puis on y va, quoi.

15:13
Invité

Donc, un an plus tard,

15:15
Locuteur

après

15:16
Invité

avoir présenté le dossier à vos patrons, c'est ça ? Vous y allez et la Maison Pliçon née ? Oui, en 2015. En 2015, qui est à la fois une épicerie fine de produits artisanaux rassés et puis un restaurant de saison

15:30
Locuteur

et

15:32
Présentateur

ça fonctionne. Oui, en fait, j'avais tellement envie que ce projet existe. Je me suis évidemment beaucoup engagée et puis j'avais rencontré Jean-Luc Colonna qui s'occupait de Merci à l'époque et de plein d'autres projets et j'avais été le voir en lui disant « qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que ça peut être une bonne idée ?

15:50
Locuteur

»

15:50
Présentateur

etc. Il m'avait dit « écoute, parle-en à tout le monde, personne ne te piquera ton idée, c'est un peu un mythe, c'est ton projet, parle-en beaucoup et surtout n'écoute personne.

16:00
Locuteur

» Ah

16:01
Présentateur

! Alors, d'accord, très bien. Et en fait, ça a marché. Il m'avait dit « parle-en à tout le monde parce que si tu n'en parles pas

16:08
Locuteur

», d

16:09
Présentateur

'abord monter une boîte, toutes celles qui l'ont fait, qui sont en train de le faire, savent que c'est épuisant

16:15
Locuteur

et

16:15
Présentateur

très isolant en fait. Donc,

16:18
Locuteur

il

16:18
Présentateur

m'avait dit « si tu en parles à tout le monde, tu vas garder l'énergie, tu vas rester dans le projet, tu vas finir par le construire.

16:25
Locuteur

Si

16:25
Présentateur

tu restes isolé et que

16:26
Locuteur

tu

16:26
Présentateur

n'en parles pas, tu risques de t'épuiser, tu vas t'en lasser, il y aura d'autres envies, etc. » Et puis, bon an, mal an, un jour à la fois, j'ai fini par trouver le financement, le lieu, l'équipe et surtout, grande joie, j'ai traversé toute la France de long en large et en travers pour aller chercher les produits. Donc ça, c'était vraiment génial. Et ça a ouvert et ça a eu du succès. Après, oui, ça a eu du succès tout de suite, mais je pense que

16:48
Locuteur

c

16:49
Présentateur

'est quand même parfois comme ça quand il y

16:51
Locuteur

a

16:51
Présentateur

un projet au bon moment, au bon endroit. Alors, ça n

16:54
Locuteur

'a

16:54
Présentateur

pas été calculé pour,

16:56
Locuteur

mais

16:57
Présentateur

on a eu la chance d'arriver à un moment donné où

16:59
Locuteur

je

17:00
Présentateur

pense que tout le monde commençait à se poser des questions sur la qualité de son alimentation, sur l'impact de l'alimentation sur la santé,

17:07
Locuteur

y

17:08
Présentateur

compris la santé mentale. Et tous ces sujets commençaient à être un peu plus importants. Et l'idée de créer un lieu qui ne soit pas le fruit d'un grand groupe industriel ou d'un grand groupe tout court, que ce soit un projet indépendant et puis qu'on soit une équipe aussi solidaire et enthousiaste,

17:25
Locuteur

je

17:25
Présentateur

pense que ça a transpiré du projet et que la marque, le lieu se soit imposé assez vite.

17:32
Locuteur

Mais

17:33
Présentateur

je crois que tout le monde aime manger. Il y avait aussi un truc de très fédérateur. On a joué dans un champ où tout le monde peut se retrouver et aimer ça, oui.

17:43
Invité

Il y avait à la fois une opportunité et puis vous avez reçu le meilleur conseil possible.

17:48
Locuteur

C

17:48
Invité

'est effectivement d'en parler à tout le monde parce que ça permet d'affiner l'idée, d'être challengé, d'être mis en lien. C'est vraiment le meilleur conseil. C'est vrai, vous l'avez dit, on a toujours peur que l'idée soit piquée. Mais finalement, c'est comme ça qu'on avance et puis tout le monde revient vers vous en disant alors t'en es où de ton idée, donc ça oblige à avancer. Ça, c'est vraiment très malin

18:05
Locuteur

de

18:06
Invité

vous avoir donné ce conseil-là. Oui, oui, j'en suis très reconnaissante à Jean-Luc Colonna, oui, toujours. Et donc, ça fonctionne bien puisque vous ne cessez de grandir jusqu'à être à la tête de deux maisons plissons

18:17
Locuteur

et

18:17
Invité

cinq petits plissons. Vous avez 140 salariés.

18:20
Locuteur

C

18:21
Invité

'était une forte croissance. Qu'est-ce qui a été le plus incroyable dans cette aventure

18:26
Locuteur

?

18:27
Présentateur

L'humain, de loin. L'humain, les producteurs, les équipes, les clients. Ça,

18:32
Locuteur

c

18:32
Présentateur

'est génial de se lever tous les matins et de savoir qu

18:34
Locuteur

'on

18:34
Présentateur

va avoir des gens super,

18:35
Locuteur

super, des

18:36
Présentateur

gens qui sont contents

18:37
Locuteur

d'être là.

18:38
Présentateur

Et puis, c'était porteur de sens quand on représentait 800 fournisseurs artisanaux dans toute la France, même en Europe. Donc, ça, c'est merveilleux de pouvoir donner une vitrine à tous ces producteurs,

18:50
Locuteur

les

18:50
Présentateur

respecter, faire en sorte qu'on soit limpide pour eux, que les clients s

18:54
Locuteur

'y

18:54
Présentateur

retrouvent, soient reconnaissants d'avoir un lieu où ils savent que tout ce qu

18:58
Locuteur

'ils

18:58
Présentateur

vont trouver

18:58
Locuteur

sera

18:59
Présentateur

bon pour eux et soutiendra aussi des producteurs,

19:02
Locuteur

les

19:03
Présentateur

équipes au milieu. Non, non, j'ai adoré cette dimension-là plus que tout autre.

19:07
Locuteur

Et

19:07
Invité

le plus terrible, c'était quoi ? Le plus difficile

19:09
Locuteur

?

19:10
Invité

Dans

19:11
Locuteur

cette

19:11
Invité

première vraie expérience entrepreneuriale

19:13
Présentateur

? Elle a été assez frontale. Le plus difficile, ça a été les conséquences du Covid. Le Covid a été un choc, mais je pense que pour tout le monde, même ceux qui n'ont pas d'épicerie ou de restants. Ça a été un choc parce que ça a été une surprise,

19:29
Locuteur

que

19:29
Présentateur

ça a été frontal, que ça a été violent. Mais pendant le Covid, nous, on est restés ouverts à 50% parce qu'on avait épicerie et resto. Le resto avait interdiction de rester ouvert, mais l'épicerie avait obligation de rester ouvert. Donc, on était complètement schizo. On passait notre temps à essayer de pallier les manques du restaurant à l'épicerie. On a monté un site Internet en trois jours. On a essayé de trouver tout un

19:48
Locuteur

tas d'idées. On

19:50
Présentateur

faisait des photos de nuit. On mettait en ligne le matin. On était complètement habités par le fait d'essayer de faire tout ce qu'on pouvait pour que ça se passe bien.

19:59
Locuteur

À

19:59
Présentateur

la sortie du Covid, il y

20:02
Locuteur

a

20:02
Présentateur

eu un autre confinement. À la sortie du premier confinement,

20:04
Locuteur

il

20:04
Présentateur

y en a eu un second, puis un troisième, etc. On s'épuivait financièrement et physiquement et moralement parce qu'on voyait bien quand même que ça allait être extrêmement compliqué d'être encore là à la fin.

20:16
Locuteur

Et quand le dernier… Oui, il y a l

20:18
Invité

'impasse, c'est ça qui arrivait

20:19
Locuteur

? On

20:19
Présentateur

voyait surtout les comptes fondre à vue d'œil. Oui, c'est ça. Ça, c'était assez concret.

20:24
Locuteur

Et

20:24
Présentateur

on voyait aussi qu'on n'avait pas tellement de ressources par ailleurs. À un moment donné, on jouait du violon sur le pont du Titanic, assez concrètement, sans champagne.

20:35
Locuteur

C

20:36
Présentateur

'était à ses premiers degrés comme situation. Et à la sortie du dernier confinement, il fallait renflouer les caisses. Je suis partie dans tout Paris, essayer de trouver des investisseurs, sachant que des personnes qui avaient envie d'investir dans la restauration ou la distribution alimentaire à la sortie des confinements,

20:53
Locuteur

ce

20:53
Présentateur

n

20:53
Locuteur

'est

20:53
Présentateur

pas légion. On

20:56
Locuteur

vous

20:56
Présentateur

écoutait ?

20:57
Locuteur

On m'écoutait. La dernière fois, vous

20:58
Invité

alliez faire une levée de fonds ?

20:59
Présentateur

Ah non, non,

21:00
Locuteur

non, je l'avais fait dès le départ,

21:01
Présentateur

oui. Ça ne m'impressionnait pas beaucoup parce que je représentais la boîte, les salariés, les fournisseurs. Donc moi, j'étais vraiment très, très, très motivée à l'idée de trouver des solutions.

21:14
Locuteur

Et

21:14
Présentateur

on a fini par trouver une solution avec un groupe industriel dont le patron aimait sincèrement la marque et le travail qui avait été fait.

21:22
Locuteur

Et

21:22
Présentateur

donc, les choses se sont faites au tribunal. Alors, je recommande énormément cette expérience qui est très remplie d'humilité,

21:31
Locuteur

qui

21:31
Présentateur

ne fait pas peur du tout. Mais ça fait partie des joies de l'entrepreneuriat, parfois.

21:37
Locuteur

C

21:37
Invité

'est-à

21:38
Locuteur

-dire

21:38
Invité

en redressement ?

21:39
Locuteur

Oui,

21:39
Présentateur

on est passé en redressement, plus en liquidation. Et la boîte a été reprise en liquidation. Le groupe a repris la boîte. Ce que j'ai vu, évidemment, comme quand même une lueur d'espoir parce que tout n'était pas foutu. Je suis devenue consultante de la boîte que j'avais créée. J'y croyais à fond. Je n'avais aucun problème avec le fait d'être consultante. Enfin, ça me plaisait que ça continue.

22:02
Invité

Et juste, qu'est-ce qui a convaincu l'investisseur d'investir chez vous

22:07
Locuteur

? C

22:08
Invité

'est quoi ? C'est du relationnel,

22:09
Locuteur

de

22:09
Invité

la confiance, des chiffres ? Qu'est-ce qui convainc

22:11
Locuteur

à ce moment-là ?

22:14
Présentateur

Ça ne doit pas être les chiffres. À ce moment-là, l'histoire de la Maison Plissot, on est vraiment dans une situation complexe. Je crois pouvoir dire qu'il aimait vraiment la marque. Je sais qu'il était venu dans les différentes adresses. Ça

22:27
Locuteur

lui parlait.

22:28
Présentateur

Oui, ça

22:29
Locuteur

lui parlait. Et

22:29
Présentateur

je pense qu'il aimait la marque. Il voyait le potentiel aussi autour de la marque. Moi, j'avais beaucoup d'idées, beaucoup d'envie encore, etc. Donc, on en avait beaucoup parlé. Et ça s'est fait quand même. Après,

22:41
Locuteur

ça

22:42
Présentateur

restait un mariage de raisons.

22:44
Locuteur

Et

22:44
Présentateur

un mariage de raisons, parfois, ça ne marche pas.

22:49
Locuteur

Avec des cultures…

22:50
Présentateur

Culture d'entreprise très différente, des équipes avec des process qui n'étaient pas forcément idéalement adaptés à notre projet. Et réciproquement, on ne parlait pas les mêmes langues. On n'avait pas les mêmes… Moi, j'étais habitée par ce projet. Je voulais qu'il existe et je voulais qu'il dure. Je voulais qu

23:07
Locuteur

'il

23:07
Présentateur

se développe. Et

23:08
Locuteur

puis,

23:08
Présentateur

à un moment donné… Vous

23:11
Invité

avez un exemple,

23:12
Locuteur

par

23:12
Invité

exemple, qui ne fonctionnait pas, de différence de culture ? Ça ne

23:17
Locuteur

veut

23:17
Invité

pas dire qu'il y en a une qui était bonne et l'autre moins

23:18
Locuteur

bonne, mais c'est juste

23:19
Présentateur

un choc. C'est juste qu'on faisait un métier avec des artisans. On travaillait exclusivement avec des artisans, quasiment exclusivement des artisans. Ça demande, ne serait-ce qu'en comptabilité, une organisation agile, parce que les artisans n

23:34
Locuteur

'ont

23:34
Présentateur

pas tous des adresses mail. Alors, c'est aussi simple que ça, en fait, la communication au quotidien avec les gens avec qui on travaille. Dans un groupe,

23:41
Locuteur

ce

23:41
Présentateur

n

23:41
Locuteur

'est

23:41
Présentateur

pas possible de travailler avec des gens qui n'ont pas de mail et de s'adapter, entre guillemets, à des process. Et puis, on avait fait des erreurs aussi. Il y avait des choses qui marchaient moins bien. Il y avait des choses qu'il eût fallu faire autrement auparavant, ce qu'on n'a pas fait non plus. Personne n'est vraiment responsable de quoi que ce soit. Il s'avère qu'on est tous responsables un peu de beaucoup de choses. Moi, la première, parce que c'est la boîte que j'avais montée.

24:05
Locuteur

Mais

24:05
Présentateur

à un moment donné, effectivement, la greffe, finalement, n'a pas pris. Et je suis partie.

24:11
Locuteur

Au

24:11
Invité

bout de deux ans ?

24:12
Locuteur

Au bout

24:13
Présentateur

de cette période-là,

24:14
Locuteur

au

24:14
Présentateur

bout de deux ans, oui.

24:15
Locuteur

Et

24:15
Invité

là, on peut imaginer votre état d'esprit, parce que vous avez tout fait pour que ça continue. Vous déjeunez avec une copine, j'adore ce moment-là. Qu

24:23
Locuteur

'est

24:23
Invité

-ce qu'elle vous

24:24
Présentateur

dit

24:24
Locuteur

?

24:25
Présentateur

Je déjeune avec une copine. Alors, moi, je ne suis pas dans un état d'esprit. Je suis un peu sidérée

24:29
Locuteur

d

24:30
Présentateur

'être partie et de voir ce

24:32
Locuteur

projet,

24:33
Présentateur

etc. Et en même temps, je suis tellement fatiguée

24:37
Locuteur

qu

24:38
Présentateur

'il y a quand même un peu un soulagement aussi de me dire, bon,

24:41
Locuteur

on

24:41
Présentateur

va respirer un peu maintenant.

24:43
Locuteur

Mais

24:44
Présentateur

tout est embrouillé. Effectivement, je déjeune avec une amie qui me dit,

24:48
Locuteur

«

24:49
Présentateur

Waouh, tu devrais écrire, prendre des notes, ça te fera du bien plus tard de garder une trace de cette expérience.

24:56
Locuteur

»

24:56
Présentateur

Et puis, voilà, prendre du recul, essayer de digérer tout ça. Donc, le lendemain, comme je ne

25:03
Locuteur

suis

25:03
Présentateur

pas du tout d'une nature entière et obsessionnelle, je m'y mets à fond et je me mets à écrire, à écrire, à écrire. Et ça sort dans tous les sens. Le jour, la nuit, je n'arrive plus à m'arrêter d'écrire. Il n'y

25:13
Locuteur

avait

25:13
Présentateur

pas de

25:13
Invité

question de

25:14
Présentateur

légitimité d

25:14
Invité

'écrire ?

25:15
Locuteur

C

25:15
Invité

'est parti directement

25:16
Présentateur

? Alors, j'ai écrit sans penser une seconde que le texte serait publié. J'ai écrit uniquement parce qu'elle m'avait donné cette idée et

25:22
Locuteur

ça

25:22
Présentateur

m'a fait du bien d'écrire. Donc, j'ai continué à écrire. Et puis, au bout de quelques trois, quatre semaines, je lui

25:27
Locuteur

ai

25:27
Présentateur

envoyé un texto en disant, «

25:28
Locuteur

Tu

25:28
Présentateur

avais raison, ça m'a fait énormément de bien, merci beaucoup. Ça m'a soulagée, je vais bien maintenant, je vais repartir, je vais voir ce que je vais faire, etc. » Et elle me dit, «

25:37
Locuteur

Tu

25:37
Présentateur

peux me

25:38
Locuteur

l

25:38
Présentateur

'envoyer

25:38
Locuteur

? » Je

25:39
Présentateur

lui ai

25:40
Locuteur

dit,

25:40
Présentateur

« Je ne l'ai même pas relu, c'est vraiment, c'est sorti en trois, quatre semaines. » Pas certaine que ce soit passionnant. Elle me dit, « Envoie-le-moi.

25:49
Locuteur

»

25:49
Présentateur

Et je lui ai envoyé. Et je

25:52
Locuteur

n'ai pas eu une nouvelle

25:52
Présentateur

pendant deux, trois semaines. Et je me suis dit, « Ça doit être vraiment pourri. » Et elle n'ose même pas me le dire. Et vraiment, en même temps, je n'avais pas du tout d'attente par rapport à ce texte. Et en fait, elle m'a rappelée en me disant, je l'ai fait passer. Elle est elle-même éditrice de métier, pour le préciser quand même. Mais je n'aurais jamais imaginé qu'elle en ferait quoi que ce soit, pour le coup. Et elle l'avait présentée à Véronique Cardi, la bosse de Jean-Claude Lattès.

26:19
Locuteur

Et

26:20
Présentateur

un jour, on m'a téléphoné en me disant, « Véronique Cardi aimerait vous rencontrer. » Je me suis dit, « Ah, ok. Super sympa. Elle va me donner des conseils. »

26:27
Locuteur

C

26:27
Présentateur

'est quand même une immense chance.

26:29
Locuteur

Je

26:29
Présentateur

trouvais ça incroyable, de générosité.

26:33
Locuteur

Et

26:33
Présentateur

je me suis retrouvée dans son bureau, hyper intimidée, au Jacob.

26:38
Locuteur

Vraiment toute

26:39
Présentateur

tremblante, pour le coup, ce qui m'arriverait rarement. Et je suis ressortie avec un contrat pour publier le bouquin. Je suis remontée sur mon vélo en me disant, « Sérieusement ? »

26:47
Locuteur

C

26:48
Invité

'est incroyable quand on sait à quel point c'est difficile d'éditer un livre.

26:52
Présentateur

Oui, après,

26:53
Locuteur

avec tout

26:54
Présentateur

le respect que j'ai pour les personnes qui édite des livres, qui publient des livres. Là, il y a eu un chemin qui a fait que c'est arrivé à ce résultat.

27:03
Locuteur

Ce

27:03
Présentateur

qui a plu à Véronique Cardi, je le sais, c'est surtout l'énergie, je crois. C'est ce qu'elle m'a dit. Elle m'a dit, on aime

27:13
Locuteur

pour

27:13
Présentateur

une fois

27:14
Locuteur

qu

27:15
Présentateur

'un bouquin est écrit par une chef d'entreprise qui ne nous raconte pas à quel point ça a été facile, parfois un peu compliqué. Et à la fin, c'est génial. Et tout est formidable. Et la vie est belle, etc. Là, elle me dit, tu racontes la vérité. Et je pense que ça peut faire écho. Et ça peut être utile, quoi. Donc, ça s'appelle « Laisse aller, c'est une valse

27:33
Invité

». Donc,

27:34
Locuteur

l

27:34
Invité

'édition Jean-Claude Lattès.

27:36
Locuteur

Et

27:37
Invité

vous recevez

27:37
Locuteur

plein

27:39
Invité

de messages suite à la publication de ce livre qui vous font un bien fou.

27:43
Présentateur

Ça a tombé drôlement bien parce que je

27:45
Locuteur

suis la meilleure thérapie

27:48
Présentateur

du monde. Oui, il y a un truc déjà avec l'objet livre qui est un objet qui est respecté de fait. Vous dites que vous avez fait un bouquin, même si personne ne sait de quoi ça parle. C'est un bouquin, ça se respecte. Et après, il

28:02
Locuteur

y

28:02
Présentateur

a les réseaux sociaux aujourd'hui. Donc, les femmes qui l'ont lue, parce que nous ne nous voulons pas la face, 90% d'électrices, en général, sont des femmes. Les femmes qui l'ont lue et qui l'ont appréciée m'ont envoyé des messages hyper gentils. Et celles qui ne

28:14
Locuteur

l

28:14
Présentateur

'ont pas aimée ne m'en ont jamais parlé. Donc, ça, c'est super. Je recommande l'exercice. Ça fait un bien fou à l'égo. Et ça m'a maintenue hors de l'eau beaucoup. Et ça m'a donné, évidemment, des ressources et un certain enthousiasme. Oui, évidemment.

28:29
Locuteur

Et

28:30
Invité

à la même période, peu après, vous rencontrez votre compagnon, Romain Joubert, éditeur de magazine qui est dans la salle, en plus.

28:39
Locuteur

Et

28:40
Invité

vous le partagez. Vous êtes assez dépité, voire contrarié, parce que vous participez à une masterclass sur l'entrepreneuriat, qui n'est pas celle-ci, je tiens à préciser.

28:48
Locuteur

Et

28:49
Invité

vous en sortez, oui, vraiment contrarié.

28:52
Présentateur

Oui,

28:52
Locuteur

c

28:52
Présentateur

'était quelques mois après notre rencontre. Évidemment, je savais que Romain était éditeur. Et je le regardais travailler. Il a imaginé ce magazine qui s'appelle Vieux, avec Antoine Decaune, et qui est un magazine pour lequel j'avais énormément de respect, parce qu'il a réinventé complètement les codes de l'édition de magazine. Et ça marche du feu de Dieu. Donc, je trouvais ça hyper impressionnant, hyper audacieux.

29:13
Locuteur

Et

29:13
Présentateur

je le regardais travailler. Et lui me disait, mais

29:16
Locuteur

ça

29:17
Présentateur

te plairait qu'on fasse quelque chose ensemble dans ce domaine-là, etc. Et je me sentais absolument pas légitime. Ça, ça n

29:23
Locuteur

'a

29:23
Présentateur

jamais été un tel problème dans ma vie, puisque j'ai changé de métier, de secteur professionnel souvent. Donc, la légitimité, je sais que ça s'acquiert. Donc, on peut travailler.

29:34
Locuteur

Mais

29:34
Présentateur

je n'étais pas super à

29:35
Locuteur

l

29:35
Présentateur

'aise avec l'idée que ce soit mon prof. C'était mon amoureux. Donc, je trouvais ça un peu bizarre de travailler avec mon amoureux.

29:43
Locuteur

Et

29:43
Présentateur

puis, on en parlait quand même régulièrement. Il m'en reparlait régulièrement.

29:48
Locuteur

Et

29:49
Présentateur

puis, effectivement, au bout de quelques mois, j'interviens dans une masterclass. Je suis là pour parler d'entrepreneuriat et vie de femme, etc.

29:56
Locuteur

Et

29:56
Présentateur

puis, au bout d'une heure de

29:58
Locuteur

discussion,

30:01
Présentateur

on demande au public s'il y a des questions. Et une femme lève la main et elle me regarde. Elle me dit, vous êtes ménopausée

30:08
Locuteur

? Et

30:11
Présentateur

je me suis dit, sérieuse ? Non ! Pour le coup, je me suis vraiment dit, ah d'accord. En fait, finalement, ce qui va me définir, là, c'est la ménopause. Et effectivement, j'ai gentiment répondu à cette personne en lui expliquant que j'avais vu pas mal de choses dans ma vie, comme tout le monde. Et qu'on était là pour parler de ça. Et que je trouve ça merveilleux, la libération de la parole, etc. Mais que je n

30:33
Locuteur

'ai

30:33
Présentateur

pas pour autant envie d'être définie par un état hormonal

30:36
Locuteur

de

30:37
Présentateur

passage. Et quand je suis rentrée, effectivement, à la maison, j'ai dit à Romain, waouh, c'est quand même dommage. Parce que quand

30:43
Locuteur

j

30:44
Présentateur

'avais 15-20 ans, je lisais un magazine qui s'appelait 20 ans,

30:49
Locuteur

qu

30:49
Présentateur

'on a toutes lues, je crois, et qui parlait de tout ce qu'on a retenu de cette période de notre adolescence. Ça parlait de la mode,

30:57
Locuteur

ça

30:57
Présentateur

parlait de musique, ça parlait de voyage un peu, etc. Ça parlait de tout sauf de la puberté, par exemple. Qui pourtant nous occupait sans doute pas mal. Mais c'est bizarre, c'est effectivement pas ce qu'on a nécessairement retenu. Et en discutant avec Romain, à un moment donné, il m

31:12
Locuteur

'a

31:12
Présentateur

regardée, il m'a dit, ben, j

31:13
Locuteur

'ai

31:13
Présentateur

trouvé une idée, là, en fait, 20 ans plus tard.

31:19
Locuteur

Donc,

31:19
Présentateur

ce magazine que j'ai dévoré.

31:23
Locuteur

Ben,

31:23
Présentateur

en fait, l'idée est effectivement partie de notre envie de faire quelque chose ensemble et de mon envie de créer un média

31:32
Locuteur

que

31:33
Présentateur

j'aurais envie de lire, déjà. Vous aviez envie d'entreprendre à ce moment-là ? Après le

31:39
Invité

livre, vous aviez dit, je vais entreprendre à nouveau ? Ou en fait, c'est venu comme ça ?

31:43
Présentateur

Ben, comme souvent, c'est la rencontre qui a provoqué ce chemin-là. Et le

31:49
Locuteur

besoin.

31:49
Présentateur

Et ce besoin, ensuite, de tâtonner, de me renseigner. Et surtout, ce constat,

31:57
Locuteur

moi,

31:58
Présentateur

j'ai 55 ans, comme toutes les femmes de 55 ans, j'adore la presse écrite. En tout cas, j'adorerais la presse écrite.

32:05
Locuteur

Et

32:05
Présentateur

aujourd'hui, j'ai beaucoup de mal à me retrouver dans les couvertures ou dans les sommaires des magazines féminins.

32:11
Locuteur

Et

32:12
Présentateur

donc, je me suis un peu éloignée de la presse écrite féminine. Et donc, je me suis dit, si ça m'arrive à moi, on est peut-être finalement quelques-unes, d'autant plus qu'il y

32:20
Locuteur

a

32:20
Présentateur

quand même 20 millions de femmes qui ont plus de 45 ans en France. C'est une femme sur deux. Donc, en y réfléchissant,

32:26
Locuteur

on

32:26
Présentateur

s'est dit qu'on allait, un, créer le magazine qu'on avait envie de lire

32:29
Locuteur

pour

32:30
Présentateur

se faire s'entourer de femmes

32:31
Locuteur

sensiblement

32:33
Présentateur

du même âge qui auraient envie de transmettre leur expérience, leur savoir-faire, leur énergie surtout,

32:39
Locuteur

à

32:39
Présentateur

travers un contenu riche,

32:42
Locuteur

puisque

32:42
Présentateur

140 pages, c'est un trimestriel. Donc, on a le temps et la place de proposer des enquêtes, des reportages, des interviews, des recettes, des escapades, même des jeux maintenant. Un contenu très riche qui ne parlera jamais de l'âge. Jamais. Mais si vous lisez, vous avez 18 ans, il y

33:00
Locuteur

a

33:00
Présentateur

des jeux qui vont vous passer à côté. Mais si vous avez 40 ans et plus, il y

33:04
Locuteur

a

33:04
Présentateur

de bonnes chances que vous vous y retrouviez, voire même que ça vous intéresse

33:08
Locuteur

et

33:09
Présentateur

qui se comportent un peu comme ce qu'on a voulu faire, c'est regrouper des femmes comme dans un dîner de femmes, où on sait bien, quand on est entre nous, qu'on parle autant de choses graves que de choses futiles, mais qu'on en parle toujours entre nous avec du sérieux sur l'info,

33:25
Locuteur

de

33:25
Présentateur

la tendresse sur le ton et de l'humour, parce que l'humour, ça fait quand même tout passer. Donc, on voulait ça. On voulait un magazine

33:32
Locuteur

fait

33:33
Présentateur

par des femmes,

33:34
Locuteur

dans

33:35
Présentateur

lesquels les femmes et les lectrices puissent se reconnecter à la presse écrite, retrouver le plaisir de prendre du temps pour elles, de prendre du temps long,

33:44
Locuteur

de

33:44
Présentateur

s'éloigner des réseaux,

33:46
Locuteur

de

33:46
Présentateur

s'accorder cette petite parenthèse

33:48
Locuteur

lors

33:49
Présentateur

d'un transport en commun,

33:50
Locuteur

un

33:50
Présentateur

voyage, juste une chaise longue parfois, et de se dire « waouh, qu'est-ce que ça fait du bien le papier quand même, non

33:55
Locuteur

? »

33:56
Invité

Et ça ne vous faisait pas peur d'aller dans une nouvelle direction ? Parce

34:01
Locuteur

que la

34:02
Invité

mode, vous n'y connaissez rien, et vous avez commencé

34:04
Locuteur

par

34:06
Invité

hasard, finalement, chez NSB.

34:09
Locuteur

Tout

34:09
Invité

ce qui était restauration et épicerie, c'est pareil, vous avez plongé direct.

34:14
Locuteur

Et

34:14
Invité

là, le magazine,

34:15
Locuteur

vous

34:15
Invité

vous dites, en fait, finalement, c'est un autre secteur, et je vais réussir à prendre chemin faisant, ou vous n'êtes pas posé cette question-là

34:23
Locuteur

? Bon,

34:24
Présentateur

il y avait Romain, déjà, donc je savais que je ne partais pas toute seule. Apprendre, ce n

34:30
Locuteur

'est

34:30
Présentateur

pas quelque chose qui me fait peur, au contraire.

34:32
Locuteur

Et

34:32
Présentateur

puis, je suis entourée d'une trentaine de femmes extraordinaires qui sont dans toute la France, donc on est aussi, je pense que c'est la seule fois qu'un média collabore avec autant de journalistes qui ne sont pas que parisiennes, loin s'en faut. Céline Roy qui offre ce merveilleux poster de Pilate via Lyon,

34:51
Locuteur

d

34:51
Présentateur

'autres vivent à Saint-Jean-de-Luz, à Metz, à Marseille, à Bordeaux, et justement, j'adorais l'idée qu'on soit une équipe et qu'ensemble, on arrive à tricoter ce magazine qui parlera de ce qu'est nos vies, ce que sont nos vies, et ce qui nous anime, et cette chance qu'on a d'avoir environ 50 ans, voire plus, en France aujourd'hui. Donc,

35:11
Invité

vous êtes mise à parler chemin de fer, de comment on

35:16
Locuteur

structure un

35:17
Invité

magazine, c'est ça ? Oui,

35:19
Locuteur

chemin de fer,

35:20
Présentateur

rencontrer des directeurs artistiques, travailler sur une maquette, oui, construire un projet. Et c

35:27
Invité

'est vraiment se réinventer, et en même temps,

35:29
Locuteur

c

35:29
Invité

'est assez fantastique dans votre parcours, c'est comme un puzzle, c'est comme si avec ce projet, toutes les pièces se mettaient ensemble, le rêve d'être libraire, finalement d'être dans l'écriture, l'entrepreneuriat, toute votre expérience d'entrepreneuriat, le management, d'inventer un nouveau style de vie, de changer les codes, en fait, tout se met en place,

35:51
Locuteur

une

35:51
Invité

nouvelle, en tout cas, l'envie de donner une nouvelle perception des femmes, et changer

35:58
Locuteur

le

35:59
Invité

regard en tout cas. Et puis, à chaque fois, de changer de regard, à chaque fois, vous repartez de zéro, à chaque fois, vous découvrez des nouveaux secteurs, et puis comme vous ne venez pas de ce secteur-là, finalement, vous n'avez pas les codes

36:11
Locuteur

et

36:12
Invité

c'est assez pratique

36:13
Locuteur

pour

36:13
Invité

pouvoir les contourner et les réinventer, non ?

36:15
Locuteur

Ce

36:15
Invité

n

36:15
Locuteur

'est

36:15
Invité

pas ça aussi

36:16
Présentateur

? Oui, ça donne une certaine liberté, évidemment, puisque quand on ne sait pas, on imagine, quand on imagine, on tricote, on construit, on avance, et puis on voit si c

36:24
Locuteur

'est

36:24
Présentateur

ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. Là, le magazine 20 ans plus tard, c'est un peu particulier parce que c'est comme un aboutissement. En réalité, j'ai travaillé dans la mode,

36:31
Locuteur

j

36:31
Présentateur

'ai travaillé dans la cuisine, dans l'alimentation, j'ai écrit un bouquin, donc finalement, tout se goupille et tout maintenant est dans le magazine. Donc,

36:38
Locuteur

à

36:39
Présentateur

la fois, je me sens légitimée à ma place

36:41
Locuteur

et

36:42
Présentateur

heureuse de travailler comme ça et en même temps, ce magazine arrive à un moment donné où je suis ma propre cible et où je suis entourée de femmes qui composent vraiment un magazine qu'on est heureuse de lire et de partager. Donc, c'est quand même assez merveilleux.

37:01
Locuteur

Oui,

37:01
Invité

c'est un chemin qu'on ne peut pas imaginer au départ. C'est pour ça, d'où l'intérêt aussi de suivre son intuition et de saisir les opportunités. Et j'aimerais bien maintenant aller sur ce point-là avec vous parce que dans votre parcours comme dans l'entrepreneuriat de manière générale,

37:17
Locuteur

il

37:17
Invité

y a plusieurs enseignements qui sont essentiels pour se réinventer. Il y a les opportunités. On en a parlé. À chaque fois, vous avez réussi à… Je ne

37:25
Locuteur

sais

37:25
Invité

pas si c

37:25
Locuteur

'est

37:25
Invité

à chaque fois, mais en tout cas, celles que vous avez saisies sont décisives dans votre parcours. Et ça, c'est vraiment clé aussi de l'entrepreneuriat. Mais de l'entrepreneuriat entreprendre sa vie, qu

37:33
Locuteur

'on

37:33
Invité

soit salarié

37:34
Locuteur

ou

37:34
Invité

entrepreneuse. C'est savoir détecter les opportunités et les saisir. Il y

37:39
Locuteur

a

37:39
Invité

l'intuition. J'aimerais savoir aussi quelle est la place de l'intuition dans votre parcours entrepreneurial.

37:44
Présentateur

Elle est immense. Oui, elle est immense. Les chemins que j'ai pris, vous parliez d'opportunités. Effectivement, les opportunités, on en a toutes, tous au quotidien, régulièrement, etc.

37:56
Locuteur

L

37:56
Présentateur

'intuition, elle se déclenche ou elle ne se déclenche pas.

38:00
Locuteur

C

38:00
Présentateur

'est-à

38:00
Locuteur

-dire

38:00
Présentateur

qu'à un moment donné, il peut y avoir 20 projets et puis il y en a un où on va sentir qu'il réveille quelque chose, une envie, un désir, un besoin même qui fait qu'on sait qu'on va y aller. Et vous la suivez ? Oui, toujours. Toujours, en tout cas, dans les

38:16
Invité

limites du raisonnable, oui. Autre élément essentiel, l'argent. S'acculturé, le prendre en main, c'est quelque chose que vous avez fait notamment à travers votre expérience en tant que salarié. Puis, maisons-plissons avec les levées de fonds, l'investissement. Et là, c'est quelque chose dont vous parlez aussi

38:38
Locuteur

dans

38:39
Invité

votre magazine.

38:39
Présentateur

Oui, dans le magazine, on parle aussi justement de ces sujets dont on parle peu dans la presse féminine et qui font pourtant complètement partie de nos vies. Donc, on parle autant reconversion professionnelle

38:50
Locuteur

que

38:51
Présentateur

gestion de patrimoine, par exemple, avec une journaliste financière, Héloïse Bolle, qui effectivement, depuis 30 ans, s'attache à informer les femmes sur leurs droits, sur les outils, sur l'évolution des ressources dont on peut disposer pour organiser notre patrimoine, gérer nos sous, en faire quelque chose, s'organiser quand ils viennent à manquer ou en les investir quand ils sont disponibles. C'est des sujets qui sont peu disponibles dans la presse féminine et pourtant,

39:22
Locuteur

on

39:22
Présentateur

sait à quel point c'est central. Et vous,

39:25
Invité

votre rapport à l'argent ? Parce que pour être capable de se réinventer à chaque fois, de quitter, de relancer en partant de zéro, la notion de sécurité financière notamment ?

39:36
Locuteur

Elle

39:36
Présentateur

est à la fois très prégnante et pas dominante. C'est-à-dire qu'elle est très prégnante parce que j'ai des enfants, que je suis responsable de leurs besoins et d'assumer mes responsabilités à leur égard entre autres,

39:54
Locuteur

mais

39:55
Présentateur

pas dominante parce que je ne pense pas qu'on puisse se lancer dans l'entreprenariat en imaginant une seconde que la sécurité va être au bout du chemin. Donc, il faut savoir parfois avancer sans filet. Alors, ça stimule, ça motive, ça oblige.

40:09
Locuteur

Et

40:10
Présentateur

puis parfois, il faut s'organiser pour continuer à avancer en attendant que les choses

40:16
Locuteur

se

40:17
Présentateur

réorganisent justement.

40:18
Locuteur

Et

40:19
Invité

vous m'avez dit quand on a préparé cette masterclass, je n'ai jamais eu de sécurité donc finalement, je n'avais rien à perdre.

40:26
Présentateur

Ah ben ça, c'est sûr que c'est un luxe. Ça, je suis convaincue que c'est un luxe. Je n

40:29
Locuteur

'ai

40:29
Présentateur

jamais eu de sécurité financière, ça c'est certain. J'ai quand même été aux états de l'air,

40:34
Locuteur

il

40:34
Présentateur

faut vraiment, soit il faut adorer ça, soit c'est pour des raisons strictement financières, ce qui était mon cas. Mais évidemment, quand on n'a jamais eu de filet, on avance et on ne se pose pas la question de savoir si on a quelque chose à perdre.

40:49
Locuteur

On

40:49
Présentateur

n

40:49
Locuteur

'a

40:49
Présentateur

rien à perdre donc on ne peut qu'avancer, construire et essayer de faire en sorte

40:54
Locuteur

d

40:54
Présentateur

'être contente de la vie qu'on mène. Et un

40:56
Invité

autre enseignement aussi, c'est s'auto-autoriser.

40:59
Locuteur

Vous

40:59
Invité

êtes beaucoup autorisée à aller dans de nouvelles directions, vers de nouveaux chemins, vers de nouveaux chemins

41:04
Locuteur

?

41:04
Présentateur

Oui, je crois que ça sera de plus en plus le cas des femmes de ma génération et des suivantes.

41:09
Locuteur

C

41:09
Présentateur

'est-à

41:09
Locuteur

-dire

41:09
Présentateur

qu'on est en train de se rendre compte qu'on peut faire plein de choses en particulier à partir de cet âge merveilleux qui est 45-50 ans.

41:18
Locuteur

Quand

41:18
Présentateur

on a eu des enfants, ce qui est mon cas, ils commencent à être un peu plus indépendants. Normalement, on gagne un peu mieux sa vie à 50 ans qu'à 18

41:25
Locuteur

ans.

41:26
Présentateur

Donc, on peut faire des choix, on peut essayer de moins subir et on peut donc s'autoriser à

41:31
Locuteur

éventuellement

41:32
Présentateur

tracer des chemins qui n'étaient pas nécessairement les précédents ni ceux qui pourraient être attendus par qui que ce soit.

41:39
Locuteur

Et

41:40
Invité

un mot que j'aime beaucoup et qui correspond bien à cette masterclass, c'est la liberté

41:44
Locuteur

pour

41:45
Invité

pouvoir se réinventer en toute liberté. Et ça a un prix

41:48
Locuteur

? Alors,

41:49
Présentateur

c'est un grand mot, la liberté. Effectivement, à la fois, c'est un grand mot et en même temps, c'est le plus grand délux. Mais ça a un prix, oui. Effectivement, j'ai pris la liberté de recommencer ma vie professionnelle régulièrement.

42:04
Locuteur

J

42:05
Présentateur

'en connais le prix. Si c'est à refaire, je ferais la même chose, mais il faut se muscler au fur et à mesure de la route. C'est quand même quelque chose qui demande des ressources sans doute au départ et après, oui, de savoir s'entourer, de savoir

42:17
Locuteur

bien

42:18
Présentateur

pédaler. La

42:20
Locuteur

route est longue.

42:21
Invité

C'est quoi le prix ?

42:22
Présentateur

Le prix, c'est l'isolement, la solitude, la peur, mais ce n'est pas très cher payé par rapport à ce que ça apporte, c'est-à-dire l'estime de soi, la sensation de se réaliser, en tout cas d'essayer. Quand on a une envie de monter un projet, etc., ce n

42:38
Locuteur

'est

42:38
Présentateur

pas le cas de tout le monde non plus, tout le monde n'a pas ce désir-là intrinsèquement, mais quand on l'a, s'auto-autoriser et accepter le prix de cette fameuse liberté, on sait que beaucoup de personnes pensent que l'entrepreneuriat, c'est génial, on peut travailler d'où on veut, quand on veut, en fait, on travaille juste partout, tout le temps, mais c'est l'image qu'on s'en fait et ça fait partie de ces projets-là.

43:02
Locuteur

Moi,

43:03
Présentateur

j'adore avoir fait ce choix-là,

43:05
Locuteur

j

43:05
Présentateur

'ai adoré toutes les étapes de construction de ma vie professionnelle et je suis encore plus heureuse d'être où j'en suis aujourd'hui.

43:11
Locuteur

Et

43:11
Présentateur

la peur

43:12
Locuteur

? Vous

43:12
Présentateur

avez eu peur pendant toutes ces étapes ? Sans doute, mais ce n

43:15
Locuteur

'est

43:15
Présentateur

pas ce que j'ai retenu. Sans doute, parce que ça protège la peur, mais je ne suis pas, d'abord, je ne

43:22
Locuteur

suis

43:22
Présentateur

pas très sujette à la peur, à part devant les films.

43:25
Locuteur

Dans

43:26
Présentateur

la vraie vie concrète, j'essaye d'éradiquer la peur en essayant d'avancer, de construire, quand il y

43:34
Locuteur

a

43:34
Présentateur

un danger, de trouver des solutions.

43:36
Locuteur

J'essaye de ne pas me laisser

43:37
Présentateur

dépasser par la peur. J'essaye de ne pas lui laisser

43:39
Locuteur

trop

43:40
Invité

de place.

43:40
Locuteur

On

43:41
Invité

va terminer par un petit portrait chinois.

43:42
Locuteur

Je

43:42
Invité

vais vous demander de regarder cette caméra-là d'Alphine Siffon.

43:45
Locuteur

Il

43:46
Invité

fait de vous une

43:46
Présentateur

entrepreneuse heureuse.

43:49
Locuteur

Aujourd

43:49
Présentateur

'hui, le sentiment d'accomplissement, de réalisation, de le faire avec mon amoureux. Je trouve ça merveilleux.

43:58
Locuteur

Comment

43:58
Présentateur

tenir sans s'abîmer

43:59
Locuteur

?

44:00
Présentateur

Tenir, justement. Quand on tient, on est dans l'action. Quand on est dans l'action, on avance. Quand on avance, on est plutôt heureux.

44:08
Locuteur

Et

44:08
Présentateur

puis, apprendre à se connaître, à se respecter aussi, à savoir faire des pauses, à savoir se ménager, ménager la monture. Vous faites des pauses

44:17
Locuteur

? Ça

44:18
Présentateur

m'arrive, oui,

44:18
Invité

bien sûr.

44:20
Locuteur

Hyper

44:21
Invité

important. Ce que vous avez le plus appris dans le management ?

44:26
Locuteur

Qu

44:26
Présentateur

'ensemble, on est plus fort et que le poisson pourrait toujours par la tête.

44:32
Locuteur

Quand

44:33
Présentateur

il y

44:33
Locuteur

a

44:33
Présentateur

un problème dans une boîte, souvent, quand on est le boss, ce n

44:35
Locuteur

'est

44:35
Présentateur

pas idiot de regarder

44:37
Locuteur

les

44:37
Présentateur

dernières décisions qu'on a prises ou les orientations. Je trouve que

44:43
Locuteur

le

44:43
Présentateur

parfum d'une boîte se sent à distance et que c'est important de le considérer, de faire attention.

44:51
Locuteur

ce qui

44:52
Invité

vous fait traverser les périodes les plus dures

44:54
Locuteur

?

44:56
Présentateur

L'amour.

44:58
Locuteur

L

44:58
Présentateur

'amour. Vous avez mieux ? L'amour, les enfants.

45:03
Locuteur

Un

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Présentateur

verre de vin aussi, sans doute.

45:05
Locuteur

Une coupe

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Présentateur

de champagne, pardon. C'est plus approprié ici. Une vraie coupe de champagne, évidemment. Les codes que vous êtes fiers ou que vous seriez fiers de bouleverser

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Locuteur

? Les

45:16
Présentateur

codes que je serais fiers de bouleverser

45:18
Locuteur

?

45:19
Présentateur

Ce n

45:20
Locuteur

'est

45:20
Présentateur

pas forcément mon ambition. Ce qui m'intéresse, c'est

45:22
Locuteur

d

45:24
Présentateur

'arriver à entraîner.

45:26
Locuteur

Là,

45:27
Présentateur

avec 20 ans plus tard, j'ai vraiment soif de convaincre des femmes qui pourraient penser que 45-50 ans,

45:37
Locuteur

c

45:37
Présentateur

'est un peu le bout.

45:38
Locuteur

Qu

45:39
Présentateur

'en fait, non, le bout est loin devant, contrairement à ce qu'on nous fait croire. 20 ans, c'était super, mais 20 ans plus tard, c'est vachement mieux et le meilleur est à venir.

45:47
Locuteur

Est

45:48
Invité

-ce que vous aimeriez dire à Delphine, 14 ans, à Créteil

45:51
Locuteur

?

45:53
Présentateur

Accroche-toi, ma grande.

45:55
Locuteur

Et

45:56
Invité

aux entrepreneurs qui sont avec nous ou aux femmes de manière générale

45:59
Locuteur

?

46:00
Présentateur

Accrochez-vous, c'est quand même une aventure merveilleuse, mais elle passe par des montagnes russes qui font partie… Il faut aimer les montagnes russes,

46:10
Locuteur

il

46:10
Présentateur

ne

46:10
Locuteur

faut

46:10
Présentateur

pas aimer trop le confort, il faut aimer se sentir vivant et donc ça passe aussi par de grandes émotions régulièrement.

46:26
Locuteur

Donc

46:27
Invité

merci Delphine Clisson pour vous suivre Instagram et bien sûr dans tous les kiosques avec le trimestriel 20 ans plus tard. Merci aux équipes de Bold, des échos, pot-preneurs pour cette masterclass. J'espère qu'elle vous donnera l'envie de soulever des montagnes et puis terminons cette masterclass avec la citation de Goethe qui correspond si bien à votre esprit et à celle de Bold, quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le, l'audace a du pouvoir, du génie, de la magie. Merci à toutes. Merci.