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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 25 août 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiSécurité

Matthieu Valet : "Le RN veut bloquer les dingueries de monsieur Bayrou !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pensez de la tactique de François Bayrou pour arriver à ses fins ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Quel est le ressenti des Français dans la rue sur les propositions de suppression des jours fériés ?

  • 4:16FerméeRéponse directe

    Est-ce que, oui ou non, il faut reculer sur la suppression des jours fériés ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN est dans le même état d'esprit que la gauche pour le 10 septembre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « En 28 avril 1969, le général de Gaulle avait dit aux Français « Soit vous me soutenez, soit je pars ». »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Le 25 juillet 2025, Marine Le Pen a formulé plusieurs propositions d'économie. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « On ne veut pas qu'on supprime les jours fériés. C'est une atteinte à notre histoire et une atteinte à nos acquis sociaux. »
  • 1:21Invité politiqueChiffre
    « Regardez, vous supprimez l'ARCOM, l'ADEME et le Conseil économique, social et environnemental, c'est 8 milliards. »
  • 1:25Invité politiqueChiffre
    « Et si on fait un toilettage complet, comme on le demande, c'est quasiment 60 milliards. »
  • 1:52Invité politiqueChiffre
    « Ça fait plus de 80 milliards d'euros d'économie. »
  • 4:38InvitéChiffre
    « Deux jours de congé, c'est supprimé, c'est 14 heures, c'est 4 minutes par jour, donc c'est 20 minutes par semaine. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « On a vu Sarkozy, c'était travailler plus pour gagner plus. Avec Hollande, c'était travailler plus pour gagner moins. »
  • 6:38Invité politiqueFait
    « On ne bloque pas le pays, l'URN ne bloque pas le pays. Mais nous, on veut bloquer les dingueries de M. Béraud. »

Temps de parole

  • Matthieu Valet50 %
  • Présentateur15 %
  • Invité15 %
  • Invité 213 %
  • Auditeur3 %
  • Auditeur 22 %
  • Auditeur 32 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

— Qu'est-ce que vous pensez, Mathieu Vallée, que c'est ça, au fond, la tactique de François Bayrou pour arriver à ses fins, placer le curseur très haut pour lâcher un petit peu de l'Est et finir par convaincre les opposants, dont vous, peut-être ?

0:11
Matthieu Valet

— D'abord, je veux juste répondre à Guillaume Daré. Il nous évoque le général de Gaulle. Je me souviens qu'en 28 avril 1969, le général de Gaulle avait dit aux Français « Soit vous me soutenez, soit je pars ». — C'est peut-être que François Bayrou, on va dire. — Donc j'aurais espéré sur le président Macron qui tire les conséquences de ses 7 ans d'échec et qui laisse le pouvoir pour redonner la parole aux Français pour les être présents. — Il y a eu un référendum, il y a eu un référendum à l'époque. C'était à la suite d'un référendum. — Oui, c'est le problème. M. Macron, en janvier 2025, au vœu que vous avez relayé, tous les médias, il avait promis des référendums aux Français.

On n'a toujours rien vu. Donc on est toujours dans beaucoup de promesses et beaucoup de paresse. — Il a dit « consulter les Français ». Il n'avait pas dit « référendum ». — Pour consulter les Français, pour moi, la meilleure arme, c'est le référendum. Il ne faut jamais avoir peur de consulter le peuple. Voilà. Donc c'était peut-être la différence entre le général de Gaulle et Emmanuel Macron, qui, de Gaulle, payait son électricité, notamment par sa femme Yvonne, qui le disait dans les médias. Ceci dit, sur les économies, nous, le Rassemblement National, on est le seul parti durant cet été. Le 25 juillet 2025, Marine Le Pen a formulé plusieurs propositions d'économie. Qu'il fasse faire M.

Fuchs, que vous représentez ici, le Modem, et donc M. Bérou, qui est votre ami des économies. Nous, on ne veut pas qu'on supprime les jours fériés. C'est une atteinte à notre histoire et une atteinte à nos acquis sociaux. On propose, par exemple, qu'on arrête de donner des prestations sociales non contribuées aux étrangers et qu'on attende 5 ans. C'est 18 milliards. On propose un toilettage de l'État. Regardez, vous supprimez l'ARCOM, l'ADEME et le Conseil économique, social et environnemental, c'est 8 milliards. Et si on fait un toilettage complet, comme on le demande, c'est quasiment 60 milliards.

Vous avez aussi les énergies intermittentes, le solaire, le photovoltaïque ou l'hydroélectrique, qui nous coûtent un pognon de dingue, pour reprendre une expression sacrée. C'est 6 à 8 milliards. Enfin, la lutte contre la fraude sociale. Pardon, vous voyez, vous demandez toujours à notre parti des chiffres précis et d'être finalement sérieux. C'est 13 milliards et la lutte contre la fraude fiscale, c'est 80 milliards. Vous voyez, rien qu'avec tous les chiffres que je donne, sans vous faire le tournis, parce que c'est le lundi de la rentrée médiatique, ça fait plus de 80 milliards d'euros d'économie.

Vous voyez, on est bien loin des 45 milliards que vous vous proposez, qui font les poches aux Français, qui servent la ceinture aux classes moyennes qui payent pour tout le monde.

2:01
Présentateur

Vous voyez, on est sérieux. Vous voyez, on fait des chiffres précis, des propositions précises. On a entendu, on a entendu, d'abord, jouer l'opinion contre les partis. On a vu que sur le plan des sondages, ça ne marchait pas. Quel est le ressenti également des Français dans la rue ? On va retrouver Kévin Drouan, qui est avec nous du côté de Strasbourg, qui a interrogé pas mal de monde depuis ce matin. Est-ce que vous avez trouvé des gens peut-être pour soutenir, pourquoi pas, ces propositions, notamment sur les jours fériés de François Bayron ?

2:24
Invité

Des soutiens à François Bayron, on en trouve finalement assez peu dans la rue. On en trouve finalement beaucoup plus qui sont opposés, en tout cas, à cette fameuse proposition de suppression des jours fériés. Il y a bien quelques personnes retraitées qui se montrent favorables, qui semblent favorables à cette suppression. Mais c'est évidemment beaucoup moins le cas des actifs qui sont évidemment directement concernés, qui voient dans cette mesure tout simplement des jours de repos disparaître. Il y a également la question du symbole de ces jours fériés, donc le 8 mai et le lundi de Pâques, qui sont assez importants aux yeux de certaines personnes.

Les Strasbourgeois rencontrés ce matin se demandent si d'autres sources d'économie sont possibles. En tout cas, ils attendent de cette conférence de presse tout à l'heure des précisions sur ce point, et même pour la plupart un total abandon de cette idée de suppression des jours fériés. Écoutez-les au micro de Coralie Hennel.

3:17
Auditeur

Je trouve que ce n'est pas très cool parce qu'on les a depuis toujours, et puis c'est important de repenser à ce qui s'est passé justement, de pourquoi on a ces jours fériés en fait. Toujours venir chercher chez nous des travailleurs, ça devient compliqué. Je suis contre qu'on supprime les jours fériés, quoi. J'ai toujours vécu avec les jours fériés, moi j'ai 81 ans, alors je trouve que c'est complètement anormal. Je suis contre. Pourquoi ? Parce que je pense aux pauvres travailleurs qui se réveillent le matin, ils auront quand même une petite chance au moins d'avoir des jours fériés.

3:55
Invité

Et quand on leur demande ce qu'ils feraient pour trouver d'autres pistes d'économie, les Strasbourgeois réclament plus d'équilibre dans les efforts, avec notamment une taxation des plus riches ou une réduction des dépenses de l'État. En tout cas, d'autres sources d'économie que la suppression du jour férié, à laquelle 8 Français sur 10 sont donc opposés d'après ce sondage publié dimanche.

4:15
Présentateur

Merci beaucoup Kevin. Sur cette question du jour férié, Bruno Fuchs, question claire, simple. Vous voyez le rejet massif, vous avez entendu les paroles des Français. Est-ce que, oui ou non, là-dessus, il faut reculer, lâcher du lest ?

4:24
Invité

Non, mais moi, là-dessus, je le dis depuis le début sur votre plateau notamment, la question, le message qui est derrière, c'est qu'il faut travailler plus. Il faut qu'on produise plus, plus de richesse, si on veut conserver le modèle social qui est le nôtre.

4:36
Présentateur

Donc on pourrait annualiser le temps de travail, par exemple ?

4:38
Invité

Par exemple, deux jours de congé, c'est supprimé, c'est 14 heures, c'est 4 minutes par jour, donc c'est 20 minutes par semaine. On peut travailler autrement. Et la question que va poser le Premier ministre, c'est que grâce aux parlementaires, grâce aux syndicats, grâce aux Français, que le débat soit ouvert. Comment on produit plus dans le pays ? S'il faut faire 4 minutes de plus par jour, je pense que chacun peut comprendre, par exemple, cette approche. Je ne dis pas que c'est celle-là qu'il faut faire. Les Français ont un sentiment qu'ils travaillent suffisamment. Oui, mais le monde a changé. Ce qu'il y avait en 1960, 1980, 1980, vous allez en Chine, les gens travaillent 7 jours sur 7.

C'est un modèle ? Non, ce n'est pas un modèle. Mais si on n'a pas les moyens, aujourd'hui, de créer suffisamment de richesses pour conserver le modèle que l'on a. Donc à un moment, c'est une question de compétition, de concurrence. Il faut voir le monde tel qu'il est.

5:24
Présentateur

On voit, Bruno Fouce, que la colère est en train de se cristalliser. Et ça peut monter jusqu'au 10 septembre. Il nous reste 15 jours jusqu'à cette échéance qui est incontestablement dramatisée depuis plusieurs jours. Maintenant, au début, ça semblait un petit peu anecdotique, cette date. Et puis ça monte parce que des partis politiques s'en emparent. L'appel à tout bloquer a été repris par la gauche, principalement, en premier lieu par LFI. Est-ce que, du côté du Rassemblement national, Mathieu Vallée, vous êtes dans le même état d'esprit ? Ou bien est-ce que vous laissez la gauche y aller seule ?

5:52
Matthieu Valet

Non mais attendez, pardon, moi je réponds à Bruno Fouce quand même. On a vu Sarkozy, c'était travailler plus pour gagner plus. Avec Hollande, c'était travailler plus pour gagner moins. Et avec M. Béraud, maintenant, c'est travailler plus pour gagner pareil et se faire enfler plus. C'est pas ce que les Français veulent. Et vous parlez du 10 septembre, mais vous avez les pharmaciens, vous avez les chauffeurs de taxi, vous avez l'hôpital, vous avez l'énergie, tous ces secteurs aujourd'hui qui sont en souffrance.

Vous avez évoqué, juste avant qu'on arrive, cette personne qui a fait le SAMU et qui est décédée, pas parce qu'on a des mauvais praticiens, des mauvais spécialistes, des mauvais urgentistes, des mauvais soignants, aide-soignants, infirmières et mauvais personnel médical. C'est juste qu'aujourd'hui, ils n'en peuvent plus, l'hôpital est tabou. On a des services publics qui sont en lambeaux et on a toujours plus d'impôts. Mais alors sur le 10 septembre ? Et donc sur le 10 septembre, nous on dit simplement que la guerre parlementaire que nous allons mener, c'est la rassemblement nationale au gouvernement, en faisant des propositions, en affléchissant en position.

On ne bloque pas le pays, l'URN ne bloque pas le pays. Mais nous, on veut bloquer les dingueries de M. Béraud. On ne veut pas bloquer, finalement, les gens qui veulent aller à ce rassemblement du 10 septembre. Ceux qui veulent y aller, c'est notre démocratie. D'ailleurs, je serai très attentif, M. Arnaud. J'espère que pour ces manifestations pacifiques, on aura des dispositifs de sécurité qui permettent aux gens de ne pas avoir la peur au ventre, d'aller dans des rassemblements dont les têtes de cortège sont aujourd'hui. Oui, parce que quand je vois que pour les manifestations... Vous l'ancien policier ?

Parce que souvent, les ordres ne sont pas en rendez-vous, les instructions ne sont pas claires, les policiers, par peur de mauvaises images, ne sont pas envoyés au contact des Black Blocs pour les disperser, les interpeller. Ça a changé, semble-t-il. La doctrine a changé. On le verra. Non, mais la doctrine a changé.

7:16
Invité

Attendez, la doctrine... C'est le discours de M. Bébé qui change. En fonction qui soutient la police... Non, non, pas du tout, je soutiens et la police,

7:22
Matthieu Valet

et les travailleurs, c'est les mêmes, en fait.

7:23
Invité

Le discours que vous aviez comme syndicaliste n'est pas le même que aujourd'hui. Ah, bien sûr que si, quand j'étais syndicaliste...

7:27
Matthieu Valet

Mais c'est pas le sujet. Je termine juste sur ça. Mais si, c'est juste que vous m'interrogez, je ne vais pas me répondre, si vous me le permettez. Je vais vous faire remarquer ma position. Je vous dis simplement que les ordres qui sont donnés aux policiers, moi, j'ai toujours dit, ne sont pas assez clairs.

Avec nous, les Black Blocs, les antifas, les gauchos, ne prendront pas la tête des cortages à la place des syndicats, à la place des gens honnêtes qui veulent pouvoir revendiquer sans se faire massacrer, sans voir les policiers et les gendarmes brûler vif faire des cocktails et mon autof, sans voir l'outil des commerçants que nous, on défend et que j'ai toujours défendu, et que les ouvriers de la sécurité défendent que ce sont les policiers et les gendarmes. Un mot, Marie. Pacifiquement, vous voyez. C'est parti.