Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 1 juillet 2025 15 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Les basses manœuvres de Ciotti pour sauver Marine Le Pen de sa condamnation

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez à Anticor de cette proposition de loi ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez des arguments d'Éric Ciotti ?

  • 4:05RelanceRéponse directe

    Il y a beaucoup de choses à redire. D'abord, sur la constitutionnalité...

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de l'argument qu'il utilise sur le côté « on redonne le pouvoir aux Français » ?

  • 6:24RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ? Est-ce que le RN, c'est l'ennemi de la justice ?

  • 7:56RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça vous inquiète qu'autant de parlementaires aient soutenu un texte qui affaiblit clairement les décisions de justice ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19PrésentateurFait
    « Ce texte prévoit l'interdiction de l'exécution provisoire dans le cas des condamnations à une peine d'inéligibilité. »
  • 0:25PrésentateurFait
    « Une loi pour sauver Marine Le Pen, condamnée en mars à 5 ans d'inéligibilité dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. »
  • 1:03InvitéChiffre
    « Peine qui est obligatoire pour certains délits, c'est-à-dire tous les délits à la probité depuis 2017, il me semble. »
  • 2:21InvitéFait
    « Pourquoi ? Parce que la justice est complètement embouteillée. »
  • 2:41InvitéFait
    « C'est des infractions qui concernent de l'argent public, c'est-à-dire du mauvais usage de l'argent public, comme pour le détournement de fonds publics, par exemple pour lequel Marine Le Pen a été condamnée en première instance. »
  • 3:11InvitéFait
    « Simplement, nous voulons que le droit s'applique. »
  • 3:26InvitéFait
    « Ce que nous voulons, c'est que chaque justiciable, y compris ceux qui sont frappés par une peine d'inéligibilité, et là, nous n'y touchons pas naturellement, c'est la libre appréciation du juge, c'est de dire que chaque citoyen doit pouvoir faire appel d'une décision. »
  • 3:44InvitéFait
    « Et là, si vous prenez l'exemple de Marine Le Pen, la décision qui a frappé Marine Le Pen, dans ses attendus, dit qu'en gros, qu'il ne faut pas que Marine Le Pen se présente à l'élection présidentielle. »
  • 4:20PrésentateurFait
    « Il a surtout réaffirmé l'importance de cette peine. Et il a estimé que cette peine venait renforcer, je vais lire, l'exigence de probité et d'exemplarité des élus, et la confiance des électeurs dans leurs représentants. »
  • 4:32PrésentateurFait
    « Et M. Ciotti, c'est assez étrange aussi qu'il vienne déposer cette loi, parce que lui-même est poursuivi, enfin pas poursuivi, lui-même, il fait l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics. »
  • 6:06PrésentateurChiffre
    « Il y a eu un sondage qui a été fait par le baromètre politique de l'IFOP. En avril 2025, 64% des Français sont favorables à l'exécution provisoire de la peine d'inéligibilité. »
  • 8:02PrésentateurFait
    « Alors, je ne sais pas si je reprendrai les mots d'ennemi de la justice. Toujours est-il que le RN n'a pas l'air d'apprécier la justice. »
  • 9:54InvitéFait
    « En fait, il y a aussi un principe qui est celui de la séparation des pouvoirs. Il faudrait peut-être que les parlementaires y pensent lorsqu'ils critiquent une décision de justice. »
  • 10:25InvitéFait
    « Le risque pour la démocratie, c'est d'affaiblir l'autorité judiciaire au point où celle-ci n'aurait plus de sens et au point où l'État de droit s'effondrerait quasiment puisque plus personne ne viendrait respecter la justice et on aurait un législateur tout-puissant. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Présentateur 217 %
  • Invité9 %
  • Invité 26 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Bonsoir Maxence Lambert, merci d'être avec nous ce soir. L'actualité, je le disais, c'est cette proposition de loi présentée aujourd'hui à l'Assemblée nationale par Elexiotti et son groupe UDR. Ce texte prévoit l'interdiction de l'exécution provisoire dans le cas des condamnations à une peine d'inéligibilité. Une loi pour sauver Marine Le Pen, condamnée en mars à 5 ans d'inéligibilité dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. Qu'est-ce que vous pensez à Anticor de cette proposition de loi ?

Déjà à Anticor, on est soulagé qu'elle n'ait pas été votée. C'est un vrai soulagement parce que ça aurait été un très mauvais signal envoyé à tous nos concitoyens pour la lutte contre la corruption. Et à Anticor, on est aussi très attaché à cette peine d'inéligibilité et surtout à la peine d'exécution provisoire. Pourquoi ? Justement parce que la peine d'exécution provisoire qui était visée, c'était justement l'exécution provisoire de cette peine d'inéligibilité. Peine qui est obligatoire pour certains délits, c'est-à-dire tous les délits à la probité depuis 2017, il me semble. Et en tout cas, la juridiction doit se justifier si elle ne prononce pas cette peine.

Et pour nous, cette peine, elle est essentielle. Pourquoi ? Parce que ça va permettre de mettre à l'écart de la vie politique des personnes qui ont justement fauté tellement gravement, en tout cas, c'est ce que pensait le législateur, tellement gravement que ça va venir porter atteinte à la démocratie et à la confiance que les citoyens en ont. Et pourquoi on est aussi attaché à son exécution provisoire ? L'exécution provisoire, c'est en fait tout simplement le fait qu'on applique immédiatement la peine. Pourquoi ? Parce qu'en fait, dans la législation française, l'appel est normalement suspensif, ce qui veut dire qu'en cas d'appel, normalement, on n'applique pas directement la peine.

L'exécution provisoire permet justement de contrecarrer ce principe-là et d'appliquer directement la peine. Et nous, on trouve que c'est un anticorps assez salutaire. Pourquoi ? Parce que ça permet de garantir l'effectivité des décisions de justice en matière pénale, des décisions du juge. Et c'est salutaire parce qu'on a aussi actuellement des délais de jugement qui s'allongent. Pourquoi ? Parce que la justice est complètement embouteillée. Donc des délais qui sont assez longs, sauf a priori pour Marine Le Pen, bien sûr. Et surtout, ça permet de prévenir aussi tout risque de récidive ou de réitération de la part des élus.

Ce qu'il faut bien comprendre, en fait, c'est que c'est des infractions qui concernent de l'argent public, c'est-à-dire du mauvais usage de l'argent public, comme pour le détournement de fonds publics, par exemple pour lequel Marine Le Pen a été condamnée en première instance. C'est donc le bien commun de tous les Français. Et c'est pour ça que ce sont des infractions qui sont très graves et qu'on ne peut pas laisser le doute que des personnes qui ont été condamnées en première instance puissent toujours user de cet argent public. Maxence Lambert, j'aimerais vous faire écouter Éric Ciotti, qui défend cette proposition de loi. C'était ce matin sur RTL.

3:11
Invité

Simplement, nous voulons que le droit s'applique. Et d'ailleurs, c'est un peu ce qu'a dit à la fois le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation. Ce que nous voulons, c'est que chaque justiciable, y compris ceux qui sont frappés par une peine d'inéligibilité, et là, nous n'y touchons pas naturellement, c'est la libre appréciation du juge, c'est de dire que chaque citoyen doit pouvoir faire appel d'une décision. C'est le droit à un procès équitable. C'est le cas. Un élu, quand il perd son mandat en première instance, vous conviendrez qu'il ne peut plus avoir un effet de l'appel, puisqu'il a perdu son mandat.

Et là, si vous prenez l'exemple de Marine Le Pen, la décision qui a frappé Marine Le Pen, dans ses attendus, dit qu'en gros, qu'il ne faut pas que Marine Le Pen se présente à l'élection présidentielle. Et c'est ça que nous voulons dénoncer.

4:02
Présentateur

Qu'est-ce que vous pensez des arguments d'Éric Ciotti ? Il y a beaucoup de choses à redire. D'abord, sur la constitutionnalité et la décision du Conseil constitutionnel. Justement, il a aussi dit des choses importantes, puisqu'il a validé cette exécution provisoire. Et il a surtout réaffirmé l'importance de cette peine. Et il a estimé que cette peine venait renforcer, je vais lire, l'exigence de probité et d'exemplarité des élus, et la confiance des électeurs dans leurs représentants. Donc ça, ce n'est pas vraiment ce que nous dit M. Ciotti. Et M.

Ciotti, c'est assez étrange aussi qu'il vienne déposer cette loi, parce que lui-même est poursuivi, enfin pas poursuivi, lui-même, il fait l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics. Il me semble qu'il en fait lui-même l'objet de plusieurs, dont une pour laquelle nous avons déposé plainte nous-mêmes à Anticor. Donc, est-ce qu'on n'a pas là le sentiment que M. Ciotti, plutôt, il essaye de se protéger lui-même ? Et qu'il essaye aussi de, évidemment, protéger Marine Le Pen, qui est une de ses alliées, et c'était peut-être une de ses dernières cartes, ou sa carte majeure, justement, pour faire en sorte que Marine Le Pen puisse se présenter à la présidentielle.

Mais, encore une fois, les arguments sont assez inaudibles. L'idée étant de permettre aux élus d'avoir un appel. L'appel, il sera là. D'ailleurs, on a bien vu, en plus, Marine Le Pen va avoir un appel en un an, en un an, ce qu'aucun justiciable n'a. Donc, bon, il y a un principe d'égalité devant la loi, aussi, qu'il faudrait peut-être rappeler à M. Ciotti et à plusieurs élus. Ce n'est pas possible de voir tous ces élus qui votent cette loi, qui sont en situation de conflit d'intérêt. Par exemple, chez les LR, je ne sais pas si M. Wauquiez ou M.

Jean Brun étaient présents dans l'Assemblée aujourd'hui, mais, toujours est-il que, là aussi, ces derniers sont visés par des enquêtes pour des tournements de fonds publics. Donc, ça nous interroge. Et qu'est-ce que vous pensez de l'argument qu'il utilise sur le côté « on redonne le pouvoir aux Français » ? C'est quelque chose que... Oui, c'est super. « Redonnent le pouvoir aux Français ». Il y a eu un sondage qui a été fait par le baromètre politique de l'IFOP. En avril 2025, 64% des Français sont favorables à l'exécution provisoire de la peine d'inéligibilité, de non-pouvoir aux Français. Et peut-être que les représentants des Français, justement, devraient s'en inspirer.

Alors, vous trouvez ça scandaleux. Il y a une autre personne qui trouve ça scandaleux, cette proposition de loi. C'est la députée Gabrielle Catala, qui a pris la parole dans l'hémicycle tout à l'heure.

6:34
Invité

L'extrême droite de Mme Le Pen est l'ennemi de la justice. Ennemie de notre institution judiciaire, qu'elle accuse de tous les maux et dont elle menace les jageants, des soi-disant juges rouges dont elle promet aussi de dissoudre les syndicats. Ennemie de la justice internationale, lorsqu'elle défend Vladimir Poutine, Bachar el-Assad, lorsque félicite de la guerre préventive menée par son allié Netanyahou en Iran, qu'elle remercie de faire le sale boulot. Ennemie de la justice internationale et ennemie des génocidaires, lorsque Mme Le Pen, face au crime de Gaza, ne trouve rien de mieux à dire que sanctionner Israël serait injuste. Qu'elle partage l'objectif de M.

Netanyahou et que selon elle, il fait ce qu'il peut. Ennemie de la justice internationale, lorsque Mme Le Pen répète campagne après campagne que la France quitterait la Cour européenne des droits de l'homme sitôt qu'elle serait élue présidente, d'annoncer saisir, sitôt condamnée. Amie des génocidaires, et Mme Le Pen et son équipe volent de l'argent public. Ce sont des... Les mêmes qui nous répètent... ...viennent maintenant pleurnicher en criant que leur condamnation est une tâche indélébile dans l'histoire de notre démocratie.

7:56
Présentateur

Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ? Est-ce que le RN, c'est l'ennemi de la justice ? Alors, je ne sais pas si je reprendrai les mots d'ennemi de la justice. Toujours est-il que le RN n'a pas l'air d'apprécier la justice. Moi, je me rappelle, au moment de la condamnation, j'étais sur un plateau avec un député RN qui nous disait qu'on est dans une dictature des juges. Donc, ces mots-là sont assez scandaleux et ils ne sont pas utilisés que par le RN, malheureusement. Et donc, ces mots-là, ils sont inentendables et ils sont surtout extrêmement graves pour la démocratie. Et quel exemple, en fait, nous donnent ces élus ? Puisqu'au final, on va avoir...

Et je rejoindrai Mme la députée lorsqu'elle dit que ce sont des personnes qui prônent toujours plus de sévérité. Et au final, là, on voit que lorsque cette sévérité leur est appliquée, exactement, il change de discours. Mais quelle image il donne aussi à tous les justiciables qui vont se retrouver demain devant un juge, en fait ? Comment voulez-vous que tous nos concitoyens respectent la justice, respectent un juge quand on voit que les représentants de la nation ne le font pas ? C'est un drame. Heureusement, l'Assemblée nationale a rejeté cette proposition de loi tout à l'heure et Eric Ciotti n'a pas eu d'autre choix que de retirer son texte.

Est-ce que ça vous surprend que des politiques s'attaquent aussi frontalement à des contre-pouvoirs ? Est-ce que c'est assez nouveau ou pas du tout ? Non, parce que comme je vous l'ai dit, finalement, on a des politiques qui s'attaquent très régulièrement à la justice. On peut penser à Nicolas Sarkozy aussi, qui, lorsqu'il y a eu des condamnations, nous parlait de juges rouges, etc. Enfin, on a beaucoup de politiques, malheureusement, mais je pense qu'il y a quasiment tout bord confondu, qui attaquent la justice dès lors qu'elle a une décision qui leur est défavorable. Et ça, ce n'est pas possible en démocratie. En fait, il y a aussi un principe qui est celui de la séparation des pouvoirs.

Il faudrait peut-être que les parlementaires y pensent lorsqu'ils critiquent une décision de justice. Et d'ailleurs, j'invite aussi les parquetiers à s'en saisir, puisqu'il y a un article dans le Code pénal qui réprime le fait de jeter le discrédit sur une décision de justice. C'est puni d'une peine d'emprisonnement. Il ne faudrait pas l'oublier aussi. Et peut-être que certains parquetiers pourraient le rappeler aux parlementaires. Si on pousse un peu cette logique de remettre en question toujours la justice, c'est quoi le risque pour la démocratie in fine ?

Le risque pour la démocratie, c'est d'affaiblir l'autorité judiciaire au point où celle-ci n'aurait plus de sens et au point où l'État de droit s'effondrerait quasiment puisque plus personne ne viendrait respecter la justice et on aurait un législateur tout-puissant. Et pareillement, on le voit, si on peut faire aussi un parallèle avec une proposition de loi ou un projet de loi sur le statut de l'élu local qui est actuellement étudié au sein du Sénat où on va essayer de détricoter l'article de prise illégale d'intérêt. Donc on voit là que les élus, finalement, ils ne veulent surtout pas s'auto-contraindre à plus de probité.

Et ça, vraiment, c'est terrible parce que ces infractions, si elles sont réprimées, c'est encore une fois parce qu'on veut réguler l'usage de l'argent public et on sait qu'on manque cruellement aujourd'hui d'argent public. Ces mêmes députés ne font que... Enfin, ces mêmes parlementaires ne font que de nous le répéter à longueur de journée. Et nous, tout ce qu'on veut, c'est que cet argent soit correctement utilisé et eux, les élus, plutôt que de lutter contre les infractions à la probité, ils se défausse, en fait. Et ce n'est pas possible. Et ça va juste nous conduire dans le mur et ça va venir effriter la confiance des citoyens dans leurs élus.

L'Assemblée nationale a certes reché cette proposition de loi, comme je le disais, en supprimant l'article unique, mais on note tout de même que 120 députés ont voté pour. Moi, j'ai trouvé ça énorme. Est-ce que ça vous inquiète qu'autant de parlementaires aient soutenu un texte qui affaiblit clairement les décisions de justice ? Oui, c'est très inquiétant et ça fait un peu écho à ce que je disais. En fait, on a aujourd'hui des parlementaires qui ne se soucient pas de la lutte contre la corruption, de la lutte contre les infractions à la probité.

Ils se soucient par contre de leurs intérêts personnels puisque, comme je le rappelais tout à l'heure, ce sont des personnes qui, pour la plupart, sont conflictées. Et donc, on a le sentiment qu'on vient détricoter la loi parce qu'elle ne nous convient pas, parce qu'on est attaqués personnellement. Et ça, ce n'est pas possible. Est-ce qu'on peut imaginer des parlementaires qui vont venir détricoter d'autres lois sur d'autres infractions parce qu'ils sont eux-mêmes attaqués ? Non, ce n'est pas possible.

Est-ce qu'il faut craindre avec l'extrême droite de voir de plus en plus cette manipulation des outils législatifs pour se soustraire, par exemple, de la justice, mais pour d'autres choses aussi ? Oui, c'est possible. Après, malheureusement, il n'y a pas que l'extrême droite qui attaque la justice aussi. Enfin, on a vu d'autres parties et je pense au Parti des Républicains qui s'est allié, qui a voté, qui a voté, alors je ne sais pas si c'était en totalité ou en partie, je crois qu'il y en a qui se sont abstenus, comme le parti Horizon aussi.

Certains députés du parti d'Edouard Philippe, qui est également suspecté d'avoir, enfin suspecté, qu'il est présumé innocent, donc non, mais on a vu qu'il faisait l'objet d'une enquête préliminaire aussi pour détournement de fonds publics. Certains ont aussi voté cette loi. Ça nous interroge. Alors, l'association Anticor, dont vous faites partie, qui lutte, je le rappelle, contre la corruption et pour l'éthique en politique, a rapidement réagi en publiant un communiqué dans lequel vous vous inquiétez de la perte du lien de confiance entre citoyens et représentants. Qu'est-ce que ce genre de proposition de loi a comme impact sur nous, les citoyens ?

C'est un impact réel parce que si on regarde aussi des chiffres d'opinion, on voit qu'il y a un rapport du Cevipov, je crois, qui est daté d'avril 2025, en tout cas, qui est daté de 2025, qui nous dit que 74% des Français n'ont pas confiance dans leur politique. Et c'est le même chiffre, 74% des Français qui pensent que leurs élus sont corrompus. Est-ce que l'on pense que le comportement des élus lorsqu'ils votent, lorsqu'ils tentent de voter cette loi pour passer entre les mailles du filet judiciaire, entre les mailles de la justice, parce qu'ils ont commis des infractions ? Est-ce que l'on pense vraiment que c'est ça qui va améliorer la confiance des citoyens ? Je ne suis pas sûr.

Et donc, c'est tout ça. Ça vient rompre, en fait, toute la confiance qui doit unir les citoyens et leurs élus. Et donc, c'est un vrai problème et un vrai enjeu démocratique que les élus n'arrivent pas à régler puisqu'en fait, ils sont peut-être la cause de ce problème. Merci beaucoup pour votre présence sur ce plateau, Maxence Lambert. Merci. Merci d'avoir fait le déplacement.