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interviewLCI (sur YouTube)· 1 avril 2025 56 min

Le Grand Dossier - Marine Le Pen déclare la guerre au "système"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur LCI. C'est l'heure de votre grand dossier. C'est une honte.

C'est une tâche pour le pays. Marine Le Pen est en guerre contre les juges, contre un système 24 heures après le prononcé de sa peine qui lui ferme quasi définitivement les portes de l'Élysée en 2027, sa colère n'est pas retombée. Regardez, du tribunal à l'Assemblée nationale en passant aussi par les plateaux de télévision, celle qui se voyait déjà présidente la promis.

Rien ne va l'arrêter. Jacques Toubon, ancien ministre de la justice et ancien défenseur des droits, est notre invité dans ce grand dossier. Et puis au plus haut sommet de l'État, c'est l'inquiétude.

L'exécutif craint de voir se lever un mouvement populaire et pour cause, la résistance s'organise. Vous le voyez ici à Enin Baumont fief, les premiers tractes ont été distribués ce matin. La pétition lancée sur internet par le parti prend de l'ampleur et on vient de la prendre.

Le Rassemblement national lance un grand meeting de soutien ce dimanche à Paris. Va-ton vers un chaos politique ? C'est l'objet de notre grand dossier.

Marine Le Pen est donc prête à tout pour se sauver et faire gagner sa famille politique. Et elle nomme désormais son adversaire. Le système a sorti la bombe nucléaire et si il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.

Voilà. Et ils se disent que tout ce qu'ils ont mis en œuvre n'a pas servi et que donc peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure. Alors euh les choses sont extrêmement claires.

On ne se laissera pas faire. 24 he après sa sentence, la triple candidate à l'élection présidentielle ne décollère donc pas pour en parler. On est avec Valérie Nataf.

Valérie, éditorialiste politique LC. Ellisabeth Martchou, bonsoir. Bonsoir, merci d'être là, éditorialiste politique LCIT F1 aussi.

Patrice Duemel, bonsoir. Éditorialiste politique et on est aussi avec Bruno Tousellier. Bonsoir.

Vous êtes magistrat honoraire, ancien président de l'USM, l'Union syndicale des magistrats. Euh, je voudrais d'abord avoir votre réaction. On le rappelle, vous vous exprimez à titre personnel et vous vous regrettez la décision des des magistrats dans cette affaire.

Vous dites même j'ai pas regretté une décision qui a été rendue. Elle il me semble que vous dites que la justice est allée trop loin. En tout cas, non, je ne dis pas ça non plus.

Je dis que il y a il y a trois étages dans ce dossier. Il y a le dossier lui-même, j'ai rien à dire. Il y a appel hein les faits de détournement de fonds public.

Le deuxième étage l'inégibilité. Elle est de droit maintenant, c'est la loi Sapin qui s'applique. Elle aurait pu éventuellement pas s'appliquer mais elle s'est appliquée.

Il y a un troisème étage et c'est là où je me pose des questions. C'est la motivation sur l'exécution provisoire, c'est l'exécution immédiate de la peine d'inéibilité qui est prononcée notamment contre contre Marie Madame Le Pen. Parce que il y a deux raisons qui sont invoquées qui me paraissent ne pas être véritablement assis sur des considérations purement juridiques.

C'est-à-dire c'estàdire ça veut dire que c'est politique. C'est-àdire la première raison qui est invoquée, c'est que ce serait un trouble si elle pouvait se présenter Marine Le Pen aux élections présidentielles parce que c'est ça qui est dit. Ça causerait dès lors qu'elle est condamnée par le dit tribunal mais qu'elle a fait appel.

Qu'elle a fait appel donc elle est présumée innocente. Malgré tout ça poserait un problème, ça posera un trouble grave à l'ordre public démocratique. Ça c'est la première raison qui est invoquée par le tribunal.

Bon, je considère que c'est pas une motivation de nature véritablement juridique ou judiciaire, mais qu'on rentre là quand même dans la sphère politique. La deuxième raison, c'est le risque de récidive. J'ai un tout petit peu de mal à appréhender le risque de récidif dès lors qu'il est dit par le écrit par le tribunal que c'est parce que les prévenus ont les faits durant l'audience que éventuellement il risquerait, je ne sais pas dans quelles conditions de réitérer les faits si il y avait pas cette cette exécution provisoire de l'égibilité.

Jusqu'à preuve du contraire. Bon euh moi qui ai présidé beaucoup de d'audiences correctionnelles, la plupart du temps quand même les gens ni les faits à l'audience, c'est l'exercice des droits de la défense, ça peut pas leur être reproché en tant que tel. Donc ça me paraît une motivation qui me paraît un tout petit peu surprenante.

Voilà ce que j'ai à dire là-dessus. On est quand même surpris, en tout cas, on a rarement l'habitude de l'entendre du côté de la magistrature. Euh Valérie Nata Tf, vous parlez quand même d'une décision politique.

Vous remettez en enfin vous vous dites que pour vous, il ne s'agit pas forcément d'une décision de de justice. Écoutez, dans un contexte comme celui-là, hein, euh c'est dans un dans un contexte d'élection présidentielle à venir avec une candidate qui était à 37 % des intentions de vote il y a quelques jours, on peut pas écarter complètement le contexte politique de cette affaire. Ce serait pas sérieux.

Et c'est pas parce que je suis un ancien magistrat, moi je je m'exprime librement. Je veux dire, je ne suis pas engagé politiquement, mais je pense qu'il faut dire les choses avec honnêteté. En tout cas, moi je l'ai dit tel que je les ressens.

Hm hm. Alors moi, j'ai sur le fond juridique, je vais certainement pas disputer à monsieur euh son expertise. Euh simplement vous avancez un certain nombre d'arguments que j'entends.

En tant qu'éditorialiste politique, je m'intéresse moi peut-être un peu à la chronologie. Cette affaire est arrivée entre 2004 et 2011 me semble-t-il. Euh Marine Le Pen a été convoquée une première fois en 2012.

Elle ne s'est pas rendue à cette convocation judiciaire. C'était pendant une campagne présidentielle, puis elle a été mise en examen en 2017. Elle ne s'est pas rendue non plus à la convocation à ce moment-là.

Donc je m'interroge sur ce calendrier judiciaire qu'elle a siamment freiné pour finalement demander là à l'accélérer avec un appel qu'elle souhaite dans les 12 mois si possible. Qu'est-ce que voulez que je réponde à ça ? Rien.

Je je je dis juste que moi je m'intéresse à la chronologie. Bien sûr mais vous vous faites la chronologie. Moi je moi je suis là pour vous parler de du jugement là qui qui vient d'être rendu. le jugement est est un peu aussi fonction de ces nom jugement un jugement est toujours fonction effectivement de ce qui précède en matière de procéd quand on en quand on est un élu de la République je je porte aucun jugement sur le sur justement le jugement qui a été rendu mais quand on est un élu une élu ou des élus puisqu'ils étaient 25 prévenus de la République et qu'on ne se rend pas à une convocation de la justice en tant que magistrat de considérer quand même qu'il y a là une forme de posture ou à tout le moins de désinvolture que cette désinvolture ou que cette posture puisse vous être reprochée dans votre stratégie de défense, ça semble d'une certaine manière assez logique.

Oui. Non mais je excusez-moi, je comprends pas la question que vous me posez parce que je vous pose pas une question, je pose des faits. Non mais moi je peux pas répondre à ce genre de question.

Moi je suis pas là pour défendre. Mais mais Valérief exprime aussi son avis. Patricie aussi réagir.

Moi j'ai une question. Allez-y. Puisqu'on a la chance d'avoir un un magistrat, quel est d'après vous, puisqu'on parle de d'un chemin, c'est un mot très à la mode, ou d'un trou de souris, quelle est la possibilité réelle ? parce que c'est un fait central maintenant parce que la seule possibilité au jour d'aujourd'hui, sauf si vous avez d'autres pistes juridiques que moi je par principe je n'ai pas au judiciaire, mais quel est la probabilité que il y ait un procès en appel d'après vous à une date qui permettrait à Marine Le Pen porter candidate de se porter candidate 10 ans ou plus tard au début dans les deux premiers mois de l'année 2027.

Est-ce que c'est euh est-ce que c'est le procès en appel en septembre 26 ? Est-ce que c'est avant euh ou ne pas porter candidate ? Parce que qui Oui, mais non mais là, je parlais de la possibilité où euh Oui.

Oui. Si si le jugement est confirmé bien entendu, là ça c'est une question précise que vous me posez à laquelle je je peux tenter de répondre parce que là il y avait pas de question. Pas de question.

Est-ce que c'est jouable ? C'est jouable les élections présidentielles sont que comme Darmanin garde des saut a dit tout à l'heure faudrait que soit un délai raisonnable. Les élections présidentielles c'est le premier semestre 202 avril mais bon mais ça commence avant il y a les dépôts de signature.

Il y a la campagneou et les signatures et cetera signatures enfin c'est compliqué. Bon à mon avis on en urgence parce que c'est c'est pas comme les autres hein c'est évident il faut pas je pense que on peut ce serait possible d'audiencer un procès en appel. On a on l'a 1 an et demi devant nous.

Enfin, on a l'institution judiciaire a un an et demi de vental. Je pense qu'il serait possible il serait possible en se donnant les moyens. C'est c'est un dossier qui a duré c'est un procès qui a duré quoi ? 2 mois à peu près euh si ou 3 mois 2 mois et demi à peu près.

Il y a beaucoup de prévenus. Je pense que c'est possible. C'est possible en tout cas c'est pas impossible.

Et il lancera à nouveau questions au cours de de cette émission. Euh il a été question évid Ah ben bien sûr et et c'est et c'est pour ça qu'on qu'on va consacrer toute une partie. Mais mais vous allez un peu vite en besogne Patriciael parce qu'il lancera question tout à l'heure.

Je voudrais vous faire écouter Marine Le Pen, Marion Maréchal et Jordan Bardella qui s'insurge depuis ce matin sur les plateaux de télévision notamment. Permettez-moi de dire que cette décision, elle s'inscrit quand même dans une lente trajectoire extrêmement inquiétante où on voit une élite, disons-le, et des juges de gauche s'autoriser, comment dire, une attitude de plus en plus scandaleuse. L'ingérance de ces magistrats dans le processus électoral suprême qui est celui de l'élection présidentielle, voilà où est le trouble à l'ordre public.

Je dis aujourd'hui à à aux adversaires qui peuvent se réjouir de cette décision. Aujourd'hui, c'est nous. Demain, ce sera eux.

Voyez les socialistes parce que aujourd'hui c'est plus le gouvernement des juges. Aujourd'hui, c'est la tyrannie des juges. H on sent depuis ce matin Ellisabeth Martou qu'il y a un esprit combatif du côté du du clan Le Pen en tout cas où ils sont persuadés qu'il y a une sorte de tyrannie des juges ou en tout cas que eux sont clairement dans leur collimateur.

B c'est c'est la grosse artillerie. Hier, on a vu une Marine Le Pen abattue, le visage fermé, hein. 8 millions de Français ont pu la regarder.

S'attendait pas à ce jugement et elle ne s'y attendait pas effectivement. Donc qui s'y attendait d'ailleurs ? Tout le monde a été surpris. enfin en tout cas beaucoup des des responsables politiques de ce pays.

Donc elle était fermée ce matin, elle était remontée comme une pendule, pardon pour l'expression, mais elle était remontée sur son cheval très clairement avec un déploiement dans tous les médias de tous les pores-paroles possibles du Rassemblement national pour dire la même chose, dénoncer la dictature des juges, comme vous l'avez dit, la tyrannie des juges et finalement installer un climat qui permet aujourd'hui en effet, moi j'ai été frappé de de cette pression puisqu'on en parlait, une forme de pression qui s'exc sur les magistrats pour que soit audiencé. On maintenant il y a des mots euh qui viennent dans dans le débat davantage qu'avant pour que euh l'audience euh le le procès en appel effectivement soit accéléré et on sent bien de ce point de vue-là que le Rassemblement national qui joue une partie extrêmement difficile parce que le chemin le trou de souris est extrêmement petit pour que Marine Le Pen échappe à ce qui à la condamnation de de d'être absente. ou ou à la présidentielle.

Euh on on a on a vraiment le sentiment maintenant qu'elle installe un débat qui lui est favorable de ce point de vue-là, faisant totalement oublier le procès et les raisons de la condamnation. Maintenant, tout est orienté sur les questions de savoir comment elle va pouvoir s'en sortir et je pense que le Rassemblement national va vivre des temps difficiles jusqu'à et je voulais demander à monsieur le magistrat dans combien de temps à votre avis aura-t-on la date du procès en appel ? Est-ce que le Rassemblement national va être suspendu pendant 1 mois, 2 mois, 3 mois à cette décision là ?

J'en sais rien. Je peux pas je peux pas répondre à général c'est un mois et demi de mois. président de la cour d'appel.

Non, pour répondre plus largement à votre question, tous les justiciables qui font appel souhaitent pouvoir être jugés le plus rapidement possible, hein. C'est une c'est une demande générale. La justice a des moyens extrêmement pauvres, vous le savez, tout est très lent.

Bon, c'est un dossier un peu exceptionnel, mais c'est un dossier parmi d'autres. J'imagine que le parquet général peut parmi de très nombreux autres, ce qui explique que ce soit compliqué à caler dans un délai court parce qu'il y a un embouteillage extraordinaire y compris celui du modem d'ailleurs sur le sur le même sujet des assistants parlementaires. Est-ce qu'il va passer celui du RN avant le modèem ?

Parce que précisément l'enjeu c'est de savoir si Marine Le Pen se présente ou pas à la présidentielle ce qui n'est pas gagné en appel parce que la peine peut être alourdie en appel. Enfin c'est une possible. Vous avez trois affaires de de même type.

Le modè ça a déjà été jugé en première instance. Bon c'est le parquet qui a fait un an ça fait un an qu'elle attend le la date de l'appel. Le l'inéibilité a été prononcée à l'encontre d'un certain nombre de personnes avec surcis cette fois-ci.

Donc, il y a pas eu d'ligibilité avec l'exécution provisoire. Bon, monsieur Baou a été a été relaxé. Et puis vous avez un troisème dossier qui est le dossier de la France insoumise, hein.

Euh, qui est en cours, qui est en gest qui est en gestation euh quelque part, on ne sait pas très bien où. Ce sont exactement le même type de fait, je dis bien le même type de fait. De toute façon, c'est un problème de financement de parti, hein.

Pour enchaîner sur la question d'Élisabeth parce qu'effectivement, il pardon Émilie, on revient à cette affaire parce que c'est crucial. Vous êtes aussi là pour ça ? Euh et j'ai question pardon bête pas méchante mais bête en tout premier degré est-ce qu'on peut mettre un dossier en haut de la pile ?

Certainement. Est-ce que Est-ce que le parquet général ou le président de la cour d'appel, je sais pas lequel des deux ou les deux peuvent dire "Bon bah là, il y a une urgence entre guillemets démocratique, il y a une pression de l'opinion, il y a des politiques qui s'interrogent un peu partout. Est-ce que voilà on est-ce qu'on peut prioriser le dossier ? réponse prudente et pas pas bête, je pense que c'est pas impossible.

H h déjà que des détenus en en des pardon des les prévenus en détention provisoire c'est chos par exemple eux on se dépêche de mettre leur appel en audience. Normal, vous avez des délais de détention. que là on a une exécution provisoire, ça revient presque au même.

Mais est-ce que vous, excusez-moi, est-ce que vous considéreriez que mettre le le dossier de Marine Le Pen et des autres prévenus du Rassemblement national en haut de la pile constituerait une décision politique ? Politique ? Oui.

Non, non, à partir du moment, ça semblerait normal et ce serait possible. On y reviendra. Je vous faire si vous voulez politique, ça veut pas direux.

Non mais en quoi est-ce que le fait de faire rejuger dans les formes normales une affaire sur laquelle il y a un appel qui pèse mais d'accélérer non d'accélérer la ce serait une décision politique dire bon mais parce qu'on estime qu'il y a un enjeu politique et donc on décide de le mettre en j'ai noté le conseil constitutionnel beaucoup qui pourrai dire le conseil constitutionnel a jugé il y a quelques jours indirectement sur ces problèmes d'inilégibilité j'ai noté la phrase parce que il a parlé des problèmes des conséquences disproportionnées sur la liberté de choix de l'électeur que peuvent avoir un certain nombre de décisions de ce type. Donc je pense que de ce point de vue-là effectivement on n'est pas dans le politique pur, on n'est pas dans le bassement politique mais effectivement il peut y avoir certaines priorités mais il y en a d'autres hein. Il y en a d'autres.

La sécurité des Français, les dossiers criminels, ils sont ils sont tout aussi priorités. Vous auriez tenu compte vous de ce calendrier politique si vous aviez eu un à à délibérer avec la la présidente du tribunal. Vous auriez dit effectivement il y a une inchéance électorale vous compa d'abord si j'avais eu à délibérer sur ce dossier je ne le connais pas j'aurais délibéré sur le fond du dossier sur la gravité des faits et si j'avais décidé qu'il fallait effectivement une exécution provisoire j'aurais fait en sorte de la motiver de la manière la plus judiciaire et la plus juridique possible.

Voilà ce que je peux répondre à votre question. Et pendant qu'on parle à Guillaume Chasè nous a rejoint. Bonsoir Guillaume.

Merci d'être avec nous. Vous êtes du service police justice TF1. Euh je voudrais vous faire écouter un extrait qui va sans doute où vous allez justement pouvoir nous éclairer.

C'est à l'Assemblée nationale tout à l'heure Jean-Philippe Tangi, député RN de la Somme et qui s'en est pris au juges et ce que le garde des SAAU n'a pas apprécié. Écoutez cet échange. Il y a des tyranis qui enferment leurs opposants.

Il y a désormais des justes tyrans qui exécutent l'état de droit en place publique. Voilà. Voilà les magistrats qui refusent à Marine Le Pen le droit effectif à l'appel à la présomption d'innocence.

Quel confère ! Vous avez sans doute oublié d'apporter votre soutien au magistraté depuis hier et qu'en démocratie, il est inacceptable que des personnes puissent meser physiquement des magistrats. Il me semble que quand on réclame l'état de droit, ça vaut pour tous les magistrats libres et indépendants de ce pays.

Voilà. Et on entendra dans un instant Marine Le Pen qui dit qu'elle trouve qu'il est scandaleux que les magistrats soient menacés parce que justement on sait depuis depuis hier Guillaume que que la juge en question en tout cas qui a qui a prononcé le jugement est sous protection. Est-ce est-ce qu'on en sait plus ?

En fait, elle reçoit des menaces depuis hier, depuis qu'elle a annoncé elle-même le le jugement des menaces qui sont majoritairement sur les réseaux sociaux qui la vis en particulier mais qui vise aussi les trois magistrats en fait qui composaient la cour puisque elle n'est pas seule à prendre la décision. Exactement, ils sont trois à prendre cette décision mais c'est elle qui est vraiment jugée avec des mots. On a entendu monsieur Tangy le dire juge tiran sur internet. son lit bien pire, juge rouge vermine.

Un internaute dit même que il a son adresse qui peut la donner si jamais quelqu'un veut lui rendre de visite. Donc cette adresse a même été partiellement dévoilée. La préfecture de police a donc décidé de mettre en place des patrouilles autour de son domicile. la présidente donc et ces deux assesseurs mais c'est pas tout parce que en janvier du début de l'année là les deux procureurs qui avaient requis dans ce dossier avaient été eux aussi menacés menacés de mort sur un site d'extrême droite repost like le parquet de Paris avait ouvert une enquête une enquête qui est toujours en cours et là dans les heures qui viennent le parquet devrait aussi ouvrir une enquête sur les menaces qui visent la présidente ces deux assesseurs et peut-être aussi des menaces vers les les procureurs qui continuent.

Ouais. Merci beaucoup Guillaume. Est-ce qu'il faut s'attendre ?

Oui. Vous vouiez réagir les réseaux sociaux sont un enfer de menaces et de violence tous ou c'est pas nous vous je rappelle que évidemment que c'est totalement inacceptable mais vous avez des dizaines et des dizaines de magistrats actuellement qui sont sous protection policière. On en parle pas notamment dans le casre de dossiers de narcotrafic qui sont extrêmement menacés.

Euh il y a quelques mois, le procureur général de Douet, hein, euh a été euh directement menacé près de chez lui. Donc si vous voulez, malheureusement, c'est quelque chose qui se développe. J'allais dire quel que soit le contexte et quel que soit le contexte politique ou quel que soit le contexte délinquant ou criminel.

Bien sûr, mais est-ce qu'on ne met pas de l'huile sur le feu ? Euh néanmoins, quand on entend Marine Le Pen, alors on le rappelle, qui a dit ce matin qu'il était scandaleux que les magistrats soient menacés, mais elle a quand même tenu des des des propos depuis hier où elle insiste sur une magistrature qui veut sa tête. euh qui prend des décisions politiques en quelque sorte le malfait.

Valérie taf. Non parce que là il y a il y a enfin vous pouvez le voir des des deux côtés mais enfin il y a une il y a une comment dire une théorie politique qui consiste à dire que c'est le système qui a précipité les condamnations qui sont intervenues hier dans le système dont elle fait partie. Non mais je je j'essaie de de de tenir ma de tenir ma ligne.

Pardon. C'est c'est pas c'est pas facile. J'ai je fais attention à ce que je dis.

Arriver. Donc dans la mesure où elle s'en prend au système, elle ne désigne pas tel ou tel à la vindicte. Elle parle d'un système.

Ceux qui l'entendent en revanche considèrent que ce qu'elle désigne à la vindicte, c'est ce système. Ce sont un certain nombre de personnalités dont les trois juges qui ont délibéré et rendu jugement. Donc il y a là une ambiguïté qui est difficile à défendre euh pour ceux qui accuseraient Marine Le Pen, mais difficile aussi à accepter pour les magistrats qui sont l'objet de ces mençons quand même qu'elle a directement nommé euh la juge dans l'interview de Gill Boulot hier sur TF1. juges et par exemple Jean-Philippe Tangui dans dans son style assez relâché mais très offensif tout à l'heure devant la représentation nationale à l'Assemblée a désigné des juges qui organisent une vent d'état je sais plus quel était le des juges carteron de juges qui bon ben écoutez ça c'est pas critiquer une décision de justice s'en prendre nommément à des juges on confond la décision de justice on personnalise et on désigne à la vindicte populaire des personnes qui ont effectivement délibéré.

D'abord, ils sont pas la présidente en prend pardon plein la tête, ils sont trois. Oui, c'est c'est collégial mais je trouve que ça c'est assez compliqué parce que dans le fond juste un tout petit mot, je sais pas si je vais tenir ma ligne mais c'est difficile en démocratie parce que on voudrait épargner que s'épargner ça parce que quand on critique la justice et quand on prend des juges, oui, ça n'est pas du trumpisme mais c'est un risque de trumpisme et ça commence là effectivement. Et donc est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut éviter de les critiquer pour ne pas donner prise à cela et et du coup ne pas faire vivre le débat ou est-ce qu'il faut les critiquer et donner prise à à cela ?

Vous voyez ce que je veux dire ? Je trouve que c'est compliqué en Je vous laisserai réagir dans un tout petit instant Patrice Duamel, je suis désolé. On revient dans un instant.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous Bruno Tousellier on viendra sur ce chaos. Il y aura-t-il chaos politique ou pas ? Ce qui est certain, c'est que la résistance s'organise notamment du côté des nains Baumont.

On ira dans le fief de Marine Le Pen où vous verrez que les premiers tractes ont été distribués ce matin. À tout de suite dans le grand dossier. De retour dans votre grand dossier.

Merci d'être avec nous sur LCI. La colère de Marine Le Pen n'est pas retombée. 24 heures après le prononcé de sa peine qui lui ferme quasi définitivement les portes de l'Élysée en 2027, la résistance s'organise dans son fièvre des nains Baumont.

C'est là que nous irons. Les premiers tractes ont été distribués ce matin et puis on vient de l'apprendre. Le Rassemblement national lance un grand meeting de soutien à Marine Le Pen ce dimanche à Paris.

Il en sera question dans un instant avec notamment Jacques Toubon qui est notre invité, ancien ministre de la justice et ancien défenseur des droits. Mais avant, c'est l'essentiel de l'actualité et à l'international ces nouvelles manœuvres militaires inquiétantes autour de Taiwan. La Chine a lancé ce matin des exercices destinés à simuler un blocus de l'île.

Selon les autorités taïwanaises, 71 avions et 21 navires de guerre ont été déployés par l'armée chinoise. Des manœuvres légitimes et nécessaires pour sauvegarder la souveraineté de la Chine selon Pékin. Et puis à l'étranger toujours, c'est Donald Trump qui se dit maintenant confiant quant à l'issue de son accord de trêve.

La veille, il avait exprimé sa frustration face au blocage de Vladimir Poutine. Il n'avait pas hésité à réitérer ses menaces. Mais cette nuit depuis son bureau à la Maison Blanche, changement de ton.

Ils savent que je ne joue pas. Je pense que Vladimir Poutine va se montrer à la hauteur de ce qu'il m'a dit et je pense qu'il va maintenant remplir sa part du contrat. Et puis il y a Zelenski en espérant qu'il sera à la hauteur.

Voilà pour l'essentiel de l'actualité internationale. Revenons-en à l'actualité en France. Elle est bouillante avec Marine Le Pen qui n'est pas sur ce plateau.

Vous Valérie Ataf, Ellisabeth Martichou, Patricie Amel, merci d'être avec nous. Jacques Toubon va nous rejoindre d'un instant à l'autre. Je voudrais d'abord vous faire écouter l'alerte ces dernières heures de de la patronne du RN.

Vous avez ceux qui n'ont ni foi ni loi. Ce qui en réalité se réjouirait si vous preniez un coup de lâme en sortant dans la rue pour peu que ça leur permette d'éviter d'avoir à vous combattre dans les urnes. Cela je ne veux même pas en parler. qu'il ne se réjouissent pas trop vite car nous avons été toujours les premiers à être victimes des euh euh comment dire des malhonnêtetés du système.

D'autres suivent toujours. Aujourd'hui, c'est nous mais demain évidemment ce sera eux. Valérie Nataf, c'est Ellisabeth Martichou qui soulignait tout à l'heure.

Elle a complètement changé de posture aujourd'hui Marine Le Pen. Absolument. On est là dans une forme de victimisation qui est très claire mais qui rappelle des anciennes affiches de Jean-Marie Le Pen avec un Bayon par exemple celui qu'on empêchait de dire la vérité.

Marine Le Penelin réduit la politique à une, elle le dit elle-même, à à des opposants politiques qui sont prêts à tout pour l'empêcher d'accéder à la magistrature suprême, à l'Élysée. Et donc elle elle va elle pousse comme on disait dans une vieille publicité, elle pousse le bouchon un peu loin puisque elle part de elle avait une stratégie de dédiabolisation de respectabilité, ce qu'on a appelé à l'Assemblée nationale la stratégie de la cravate là elle dramatise, elle se victimise et elle victimise le RN avec elle et donc elle change absolument de posture. Et est-ce que ça ça peut fonctionner Patricie UAML cette stratégie de victimisation justement ?

Est-ce que ça peut donner un élan populaire ? Et euh et pour l' pour l'instant des sondages qui ont été réalisés à chaud, euh on peut pas dire que l'opinion suive massivement Marine Le Pen dans sa protestation. On va voir effectivement on l'évoquait tout à l'heure ce qui se passe dans les dans les jours et les semaines qui viennent de ce point de vue-là.

Déjà, il y a quelque chose d'un peu paradoxal, c'est que ça fait quand même des années qu'elle fait le maximum la cravate euh pour rentrer dans le système. Et là maintenant, d'un seul coup, elle revient au vocabulaire de son père d'ailleurs parce que son père, il brardait le système matin, midi et soir, le candidat antisystème et cetera et cetera. Pour le reste, moi je je suis d'une immense humilité parce que il y a une émission de télévision formidable qui s'appelle Rendez-vous en terre connu parce que beaucoup de téléspectateurs l'ont vu et je pense que depuis hier 1 heure moins le quart, on est rentré sur le plan politique euh dans un situation euh évolutive dont on sait pas très bien ce qui peut sortir.

Ce qui est sûr, c'est que il y a eu un séisme et puis derrière il y a les répliques. Alors, quel quelles seront les répliques ? Euh elle est-ce qu'elle va est-ce qu'elle va tenir est-ce qu'elle va pas s'essouffler en faisant des interventions en permanence parce que elle a même y compris à l'intérieur de son mouvement et par rapport à Jordan Mardella intérêt à être sur le devant de la scène du matin au soir sinon on dira bah elle a déjà décidé de de prendre voilà lâcher l'affaire parce qu'elle sait que ça sera pas audiencé à la bonne date et cetera mais c'est intéressant de voir ce qui se passe tout autour aussi.

Euh vous prenez la la la déclaration de de Mélenchon qui était quand même assez étrange. Bon, ça va encore creuser par exemple la différence avec euh les écologistes et les et les socialistes. Ce qui se passe à droite, ça va être intéressant parce que si Marine Le Pen n'est pas candidate, il y a il y a un risque fort ou une possibilité forte que les candidats potentiels à la à la présidentielle de la droite, Retaillo, Vokier et cetera cherche à récupérer les électeurs du RN.

Donc il y a une possibilité de droitisation de la droite. Donc c'est ça peut bouger absolument dans tous les sens. Donc je trouve que moi personnellement le pronostic je ne sais pas.

Je sais simplement, je ne sens pas parce que vous me posez la question une mobilisation populaire dans la rue, mais on on l'évoquait tout à l'heure, euh le l'exécutif Élsée Matignon sont très inquiets du climat général et notamment depuis hier. Voilà. Donc, ils ont appelé ils ont appelé les ministres et cetera à l'apaisement.

Oui. Euh bon alors on va voir ce que ça donne mais vous parliez de Laurent Voquet justement lui il n'appelle pas à l'apaisement et vous parliez aussi de rendez-vous en terre inconnu. Lui c'est plutôt rendez-vous en quoi ?

En 2027. Bah non c'est pas d'abord le 17 c'était même plutôt rendez-vous en dictature ou presque parce qu'il dit que ça fait ça ça donne un coup à la démocratie. Écoutez-le.

Il n'est pas sain que dans une démocratie, une élu soit interdite de se présenter à une élection. Et je trouve que les débats politiques, bah ils doivent être tranchés dans les urs. C'est les Français qui doivent décider et c'est comme ça normalement que ça doit se passer.

Et là, cette décision va nécessairement va avoir un poids très lourd sur le fonctionnement de notre démocratie pour moi. Ouais. Je voudrais vous montrer d'autres d'autres réactions.

Celle de François Xavier Bamie qui s'est exprimé hier sur les réseaux sociaux. Regardez ce qu'il écrit. L'engagement politique ne met personne au-dessus des lois mais leur application ne peut-être à géométrie variable.

Vous pouvez réagir dessus dans un instant. Jean-Luc Mélenchon aussi n'a pas hésité à s'exprimer. Hier la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple.

On est en ce moment avec Thba Petit en direct de l'Assemblée nationale. Bonsoir Thbo, merci d'être avec nous. Vous qui êtes sur place, vous vous en êtes rendu compte.

La décision créée des remous et pas seulement euh au sein du Rassemblement national. Oui, on a commencé à sentir des fissures au sein même du bloc central par exemple après la prise de parole de François Baou qui a longuement répondu au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen. Pour rappel, François Baou appelle le parlement à prendre ses responsabilités quit à revenir sur l'exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate de cette peine d'inéligibilité. réaction de Gabriel Atali il y a quelques minutes qui est venu donner, on nous dit dans le parti, une ligne claire pour euh son groupe, mais lorsqu'on lui demande s'il espère euh un jugement dans un délai raisonnable comme le demande Gérald d'Armanain, il précise tout de même qu'il ne comprend qu'il qu'il ne comprendrait pas que Marine Le Pen soit jugée en priorité par rapport à d'autres citoyens.

Je cite, "On est tous égaux devant la loi et puis chez les Républicains aussi, on sait qu'il y a des divisions notamment après cette annonce d'un texte d'une proposition de loi que qui va être déposée par Eric Sioti et par son parti pour revenir sur cette exécution provisoire. Et bien, on nous dit selon plusieurs sources que des députés les républicains seraient prêts à voter cette loi. Pour autant, de là à dire qu'il y a une chance pour que Marine Le Pen puisse être exemptée de cette peine d'inéligibilité.

Il y a encore du chemin. Merci beaucoup Thbait avec Anaël Forveille depuis l'Assemblée nationale. Jacques Toubon nous a rejoint.

Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Vous êtes ancien ministre de la justice, ancien défenseur des droits. Est-ce que vous êtes inquiet pour notre justice ? Non, je ne suis pas inquiet pour notre justice.

Je suis inquiet pour la manière dont euh les politiques clairement et puis derrière eux euh le système d'information et puis derrière le système d'information, les citoyens eux font à mon avis un très faux débat sur ce sujet. Et moi, je veux bien que on on transforme tout en conflit euh en erreur, en faute, en chaos, comme c'est dit dans les paroles de Maren. Mais dans cette situationlà, nous sommes devant une position juridique qui a été prise par ceux qui devaient la prendre, c'est-à-dire les juges.

Et cette position, elle était celle que la loi leur permet de prendre. Le juge qui était saisi, les trois juges qui étaient saisis avaient parfaitement selon la loi la possibilité de décider l'exécution provisoire de la condamnation et en l'occurrence de cette condamnation d'inéligibilité, mais ça pouvait être l'exécution provisoire d'une autre peine, on aurait pas les mêmes questions. Et il se trouve qu'effectivement quand on dit exécution prévisoire de l'illéibilité, ça veut dire qu'on n plusigible et là évidemment ça pose un problème politique que vous avez tous évoqué depuis hier mais c'est pas parce que c'est pas parce que la décision judiciaire a des conséquences politiques, c'est-à-dire l'empêchement d'un personnage politique élu.

Ce n'est pas pour ça que c'est une décision politique, c'est une vraie décision politière prise dans le cadre de la loi. Comment expliquez-vous qu'il y a autant de méfiance à l'égard de la justice aujourd'hui ? Alors, c'est c'est la question que vous avez posé dès le début et qui est parfaitement légitime.

Pourquoi cette décision prise par des juges qui jusque-là ont fait leur travail comme tous les autres ? Pourquoi tout d'un coup on a l'impression que une majorité des Français ou des politiques en tout cas s'interroge sur la légitimité de ces juges à prendre cette décision ? Mais encore une fois, on n' pas à s'interroger sur la légitimité.

Ils ont fait comme ils ont fait sur le reste du dossier. Ils ont pris des décisions, ils ont condamné des gens, ils ont condamné 11 personnes. Personne ne dit rien sur ces condamnations.

Et bien, ils ont pris la décision sur l'exécution provisoire exactement dans la mêmes conditions, en vertu des mêmes pouvoirs qui sont les pouvoirs des juges et que je crois c'est vraiment quelque chose d'essentiel. Il faut respecter. Si nous commençons à juger les juges, comment ferons-nous ?

Et à et leur décision, comment ferons-nous ? Parce qu'à ce moment-là, vous pourrez aussi dire "Les juges se sont trompés lorsqu'ils ont condamné monsieur pour un délit routier ou lorsqu'ils ont condamné madame en cours d'assise parce qu'elle a commis un crime." Je pense que la liberté de l'information, la liberté du commentaire et en particulier dans le domaine des décisions judiciaires est intégrale. fait des siècles et des siècles que on dit les juges se sont trompés, c'est pas bien, il fallait perf, c'est trop sévère, c'est pas assez sévère et cetera.

Mais de là à contesté le pouvoir du juge de juger, je trouve que c'est totalement totalement à côté d'Ablisabeth, vous voulez réagir ? Oui. Alors, on va s'accrocher dernière déclaration, celle de François Baou et l'Assemblée, celle de Gérald Arrmanin.

Le premier ayant confirmé qu'il nétait qui s'interrogeait sur la légitimité de la loi qui permet la décision du juge. Et le deuxème Gérald d'Armanin qui lui, il faudrait que ça aille vite pour que l'appel finalement blanchisse les juges de tout soupçon d'avoir pris une décision politique. Et juste avant vous, il y avait ici un ancien un magistrat qui a titre personnel, c'est ancien président de l'Union syndicale de l'Union Merci.

Tout à fait. Et qui disait "Mais les les attendus pour l'exécution provisoire en réalité ne sont pas fondés en droit et pour moi ils ont été pris pour des raisons polétiques." Donc voilà, trois voix prises presse par hasard mais sur LCI.

Je n'ai pas je n'ai aucune légitimité à parler du jugement, mais en revanche, je trouve que la réaction des politique qui en gros consiste bah il y a qu'à changer la loi si vous voulez que ça se passe autrement, c'est ça c'est leur boulot et je pense que c'est aujourd'hui la vraie question qui est posée. Est-ce que nous voulons que dans ce domaine le je dirais que la sévérité ou la brutalité de la loi actuelle qui est très récente d'ailleurs puisqu'elle date de 2018 soit corrigé et ça c'est au gouvernement et au parlement. C'est embêtant qu'une candidate à la présidentielle qui est en tête des sondages soit jugé sur le fondement d'une loi que tout le monde découvre aujourd'hui inapproprié.

Oui. Mais donc c'est justement il y a quelque chose qui est fondamental. Cette décision a été prise sur le fondement de la loi.

Donc la question c'est si cette loi aboutit à des résultats que l'on conteste, changeons la loi. Mais ne contestons pas sur la question du changement de cette loi. Je promets qu'on en parlera justement.

Vous serez toujours avec nous dans 20 minutes. Je ne serai pas seul au aux commandes de l'émission. Voilà, on pourra.

Merci beaucoup, on en est ravi. Jacquon, il y a une partie qui va s'appeler les chemins de la Rposte. Donc il lancera question dans une trè partie.

J'avais j'avais juste une observation sur les non une observation sur les conditions, c'est peut-être ça et il y a peut-être des leçons à tirer dans laquelle cette loi a été votée en 2016 je crois hein. C'est à la fin du mandat de François Hollande. Oui.

Après l'affaire. C'est après sauf erreur de ma part l'affaire Causac. Oui, absolument.

Alors certains, il y a eu un très bon livre il y a quelques années qui s'appelait la tyrannie de l'urgence qui disait une affaire un 20 lockstein. Voilà, Gill Finkelstein très bon livre exactement c'est exactement ce qui s'est passé. Mais là on va pas dans l'autre sens.

Voilà, cette loi a été prise sous l'émotion en quelque sorte de la manière dont s'était passé l'affaire Causc qui a été jugé par l'opinion publique comme pas normale ça. Et donc on a fait on a fait cette loi et on s'aperçoit aujourd' largement élu, très largement voté très largement. Et à ce moment-là et et et aujourd'hui, on a exactement la réaction inverse.

On s'aperçoit l'émotion des résultats que donne cette loi. Franchement, peut-être que c'est parce que je suis euh ranger des voitures, mais je me permets de le dire avec calme. On ne peut pas de 24 he en 24 he changer les lois, changer d'opinion sur les lois et surtout et surtout changer les faits car on s'appuie ici sur une combinaison qui est celle de la République et du droit républicain.

Il y a des faits, il y a une loi qui a été votée selon les procédures de de la loi. et ben on applique cette loi à ses faits et ça donne le résultat que ça donne. Qui peut qui peut contester ?

C'est qui me paraît très grave ce qui paraî très grave dans cette affaire, c'est que si vous commencez sur ce type de sujet, à ce moment-là, ça sera application de la loi à la carte. C'est-à-dire quand le résultat de la loi me convient, je dirai amen. Et quand le résultat de la loi ne me convient pas, je dirai abas.

C'est quoi ça ? Et bien justement, ça ne convient pas à Jordan Bardella qu'on va écouter. Dans un instant, on sera au siège du Rassemblement national avec nos équipes qui nous attendent en direct juste devant.

Mais d'abord Jordan Bardella qui le dit haut et fort depuis ce matin. Indignez-vous. Moi, je vous appelle à d'abord à vous indigner.

Je crois que des millions de Français sont indignés et notre rôle est aussi de permettre aux Français qui sont en colère de s'exprimer pacifiquement, démocratiquement contre ce qui leur apparaît comme une décision non pas de justice mais d'injustice et comme une décision qui est disproportionnée. Et on retrouve notre envoyé spécial depuis le siège du Rassemblement national. Bonsoir Nicolas Laurent, merci d'être avec nous.

On l'a bien compris, depuis 24 heures, le Rassemblement national est en ordre de marche. Le mot de Oui, c'est un parti en ordre de bataille. On l'a suivi tout au long de la journée dans l'hémicycle sur les plateaux télé.

Il y a une réponse médiatique mais il y a aussi une réponse qui s'organise directement sur le terrain avec en ce moment même des opérations de tractage de la part des militants dans toute la France notamment à Enin Baumont. Une équipe de LCVI suivait ses opérations. On a demandé aussi du côté de Jordan Bardella aux responsables locaux d'organiser des points de rencontre dans chaque département pour aller à la rencontre des Français et leur dire que non, Marine Le Pen n'était pas encore totalement en jeu dans la course à l'élection présidentielle, mais qu'il existait encore un chemin aussi étroit soit-il.

Et puis il y a ce rendez-vous point d'or de la semaine dimanche prochain, place vos banc à Paris, un meeting en soutien à Marine Le Pen. Meeting populaire et pacifique. On insiste beaucoup sur ce mot en privé du côté des élus du Rassemblement national.

Aucune raison de mettre le bordel au pays. C'est ce que me disait un député du Rassemblement national en privé avec des manifestations violentes. Ils ont beaucoup dénoncé le comportement de la France insoumise et ils ne veulent pas euh euh mettre le bordel dans la rue.

C'est ce que me disait l'un des députés tout à l'heure. Merci beaucoup Nicolas Laurent avec Alexis Tessier. Valérie Nataf, je reviens sur ces images et notamment ces tractes qui ont été distribués depuis ce matin.

Il y a aussi ce meeting en soutien à Marine Le Pen qui est organisé par le Rassemblement national ce dimanche à Paris. Euh on le voit bien, elle est elle est en ordre de bataille. C'est c'est ce qu'on disait et surtout et malheureusement Jacques tout bon ne sera mécontent de la prendre mais ils ne respectent pas la décision de justice.

Ils ont décidé d'entrer en guerre contre cette décision. Ils sont surtout rentrés dans une campagne et comme dans une campagne il y a des meetings, il y a des distributions euh de tracte, il y a des prises de parole dans tous les médias, le Rassemblement national considérant qu'une injustice lui a été faite, est rentré en campagne, on l'a vu ce matin, c'était le lancement d'une campagne devant tous les députés avec Jordan Bardella, le président du parti, Marine Le Pen, la chef du groupe parlementaire à l'Assemblée et donc les voilà lancés en en campagne en disant bien sûr que cette campagne était pacifique mais consistait à dire qu'ils étaient indignés et mobilisé. Il s'agit d'exercer une forme de pression non pas sur les juges mais sur l'opinion publique pour que l'opinion publique embrayille.

Je pense que ce matin, les responsables du Rassemblement national ont été un peu dépités de voir les premiers résultats des sondages qui donne une majorité en faveur de la décision de justice qui a été rendue. Valérie, moi je trouve que sont des gens extrêmement raisonnables, rationnels et c'est le cas de le dire juste ils ont constaté qu'on appliquait la loi. Il se trouve on l'applique au Front National, vous pour l'appliquer à qui que ce soit d'autre.

Bon et ben franchement que la majorité des Français sont satisfaits quand on applique la loi. Hm. Je trouve que c'est la moindre des choses.

Mais c'est le début, il faut attendre que la décision infuse dans l'opinion. Je pense que je pense que dans cette affaire, il y a incontestablement euh vous avez prononcé le mot de campagne et c'est c'est une campagne. Il va y avoir un thème à mon avis pour la prochaine campagne des élections législatives et la prochaine campagne présidentielle.

La le thème va être celui en fait qui est posé depuis quelques années déjà euh posé depuis le 18e siècle mais qui est posé depuis quelques années dans l'actualité. C'est celui de la séparation des pouvoirs et celui de la position respective des trois pouvoirs dans une époque où h s'est invité un 4è pouvoir, c'est celui de la communication qui maintenant est numérique et donc comment on combine les quatre euh forces en quelque sorte juridiques, d'autres contraires sont de fait comme le pouvoir médiatique dans un contexte pardon dans un contexte Pardon mais on continuera d'en parler dans un instant compris dans une immense démocratie comme les États-Unis. Décidément, décidément vous n'écoutez rien aujourd'hui.

Jacqu pardon mais je vous me l'avez promis. Vous serez là en trè partie qui était très très juste. Mais justement c'est un excellent teaser.

Vous allez pouvoir répondre dans un tout petit instant et on parlera de ce sondage justement que vous avez mis sur la table. Merci Valérif. Et vous verrez que la la une majorité des Français en tout cas qui ont été interrogés dans ce sondage se disent d'accord avec cette décision de justice.

À tout de suite sur LCI et vous allez vous allez vous calmer hein. [Musique] Rien ne va arrêter Marine Le Pen. Elle l'a promis.

Du tribunal à l'Assemblée nationale en passant par les plateaux de télévision. Elle est décidée à se battre et à ne pas renoncer à 2027. Bonsoir, soyez les bienvenus dans ce grand dossier.

Il y a une inquiétude jusqu'au sommet de l'État. Écoutez notamment ce député Liotte. Ah bah il est assez clair que le RN va tout faire pour créer les conditions d'une d'une forme de chaos.

Madame Le Pen, elle va n'acceptera jamais de se laisser égorger sur un coin de table sans rien dire. Donc il faut s'attendre à ce que il y ait une forme de réaction. dont la première victime sera François Bairou et dont la victime ultime sera bah le système en place et notamment le président de la République.

H Ellisabeth Martichou, quand le Rassemblement national promet le chaos, est-ce que vous pensez qu'il en est réellement capable ? Alors le chaos, c'est quoi ? C'est organisé des des désordres dans la rue et c'est organisé un désordre politique en faisant tomber François Baou.

Je pense que tout à l'heure Patrice Duamel nous disait la seule chose qu'on sait c'est qu'on ne sait pas on ne sait pas exactement ce que va produire cette décision de justice dans l'opinion et sur la vie poétique française. Il avait tout à fait raison. Moi je pense que jusqu'à ce que Marine Le Pen connaisse la date de son procès en appel, il faut qu'elle tienne et il faut qu'elle tienne le haut du pavé.

Euh après, on ne sait pas du tout ce qui va se passer, mais au moins, jusque-là, elle a besoin d'entretenir la flamme pour euh son parti de la flamme et la flamme de la résistance à cette décision de justice. Est-ce qu'elle a intérêt à complètement passer par-dessus tête euh la la stratégie qu'elle a mis en place depuis quelques années, c'est-à-dire la normalisation ? J'en suis pas complètement sûr parce que il faut pas insulter l'avenir et c'est pas sûr qu'elle gagne si elle revient si vous voulez au positionnement de Jean-Marie Le Pen au tout début du parti.

C'est-à-dire je suis moi tout seul contre le système. Donc ils ont un peu dit ça hier, c'est-à-dire ils n'auront pas raison contre le peuple et nous à nouveau, ils sont contre nous mais euh elle a quand même 120 députés, un peu plus que ça à l'Assemblée. Elle est présidente de groupe, elle peut encore s'exprimer.

Elle organise un meing avec des un meeting avec des alliés européens. Tout ça euh pour l'instant ne ressemble pas à du désordre et quant à la censure, elle peut le faire euh même si de toute façon si le parti socialiste ne le vote pas. Euh reste en place la la question pour le moyen terme, c'estàdire pour les prochaines élections, c'est est-ce que ça contredit ou compromet la stratégie de normalisation et de banalisation qui était celle du Rassemblement national depuis les années ? c'est c'est hm hm Patrice Duamel, vous êtes étonnamment très sage.

Vous avez donc la parole. Non, je je ce que je vous parliez tout à l'heure du sommet de l'État Oui. et de l'inquiétude avant de de passer la parole à à ce député.

Euh ils sont très inquiets du climat et notamment depuis hier, il depuis quelques semaines, climat social, ils sentent des choses de des fortes turbulences la société française qui se manifeste pas forcément dans la rue mais bon. Là, il y a un climat qui est d'un seul coup, il y a une aggravation subite. Il y a une une espèce de tension entre ceux qui vont soutenir Marine Le Pen dans son combat pour obtenir l'audiencement le plus vite possible, c'est-à-dire la l'appel et puis ceux qui sont très contents avec la décision de justice. et et la crainte de l'exécutif Élysée Matignon et l'intérieur c'est que une manifestation comme celle de dimanche Place Vauan ou sur un marché Baumont ou ailleurs, il y a il y ait des affrontements physiques que ce que ce que la tension soit telle qui puis qui risque d'affrontement c'est ça le le le risque du ce qu'on appelle le chaos là là il y a une éventu malheureusement une une possibilité ce point de vue un climat un on a un climat très tendu actuelle, c'est c'est c'est la vérité et cette et cette affaire euh met les choses à à un niveau d'électricité, si j'ose dire, très très important.

Alors que les Français veulent de l'apaisement en alors que comme on l'a dit depuis le début, c'est une affaire de droit et c'est une affaire, je dirais simple et dont la solution est simple. Simple quand même extraordinaire ce qui se passe pour Marie Le vous parlez de vous parlez de raison Jacques Toubon. Or là, on est dans le domaine des émotions.

C'est ce que c'est bien c'est bien ce dont on parle. S'il y a des manifestations dans la rue, elles sert de l'émotion et même de et même de passion. Presque plus que l'émotion.

C'est même François Baou qui le dit ces dernières heures. Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, il y a un risque de choc dans l'opinion. Alors justement, je voudrais avoir votre avis puisqueon on regarde regardons tous les éléments Jacques Toubon si vous le voulez bien mais pas dit ça.

Voilà. Ben, regardez justement ce ce sondage qui vous rassurera peut-être, vous allez nous le dire euh mais voilà, des un certain nombre de Français ont été interrogés sur cette décision de justice. 35 % des sondés se disent choqués par la décision de justice et 65 % donc plus de la moitié des personnes interrogées se disent satisfaits ou indifférents.

Parce que ça c'est de nature à vous rassurer quand on voit que les Français français encore une fois sont plus raisonnables que leur classe politique. H et quand on regarde la suite du sondage mais c'est la suite je pas dit que c'est nouveau mais c'est le cas aujourd'hui ça se démontre encore. C'est vous qui parliez justement de ce sondage Valérie.

Pour plus de la moitié des sondés Marine Le Pen a été traitée comme n'importe quel justiciable. Ça c'est assez intéressant et pour 46 % elle a été jugée plus durement pour des raisons politiques. Malgré tout, il y a une majorité de des sondés qui pensent que que c'est une décision plutôt juste.

Oui. Et 6/ 10 considèrent que la condamnation de Marine Le Pen n'est pas un handicap pour le Rassemblement national sous-entendu. Il y a une solution.

Le Rassemblement national pourra avoir un ou une candidate le moment venu lors de la présidentielle malgré la condamnation de Marine Le Pen. Ce que je trouve euh intéressant, c'est effectivement la passion égalitaire française, c'est que tout le monde doit être égal, doit être à égalité devant la loi. Et pour cela, pour l'instant, je le répète, je voudrais être prudent.

La la décision ne date que de d'hier et pour l'instant toutes les passions sont exprimées. Il faut le temps, les conversations, ce weekend, les les marchés, les dîners ou les déjeuners de famille. Tout cela va produire peut-être une autre opinion.

On a qu'un on a qu'un instant, une seule photographie. Attendons quelques jours avant de se rendre compte de où se trouvent les Français sur cette question. À l'heure actuelle, ça correspond à ce qui est tout de même Oui. le le l'opinion profonde des Français, les politiques et les citoyens ordinaires doivent être traités de la même façon en l'occurrence voilà.

Et de ce point de vue, il il trouvent que c'est normal. Voilà. Mais attendons, peut-être peut-être que l'opinion elle peut-être volatile et elle peut bouger sous l'effet des campagnes puisque alors ça pose la question des campagnes qui sont actuellement menées.

Oui. Jacques Toubon, est-ce que vous avez été troublé par le trouble de François Baou ? Le premier ministre, on le rappelle, c'est dit troublé.

En tout cas, c'est ce que son entourage a déclaré à nos journalistes. Je vous ai dit tout à l'heure que moi je n'aurais pas employé ce mot en tant que chef du gouvernement. Je pense que le devoir du chef de gouvernement et de tous ceux qui qui dirigent le gouvernement, c'est de l'application la plus stricte de de la loi, ce qui est le cas aujourd'hui.

Moi, je n'arrive pas, je je me permets de le dire et je suis pas premier ministre, je n'arrive pas à être troublé par l'application de la loi. Au contraire, moi quand on applique la loi, je dis c'est bien parce que c'est quand même ça la République. C'est quand même ça la hiérarchie des normes entre la Constitution, les lois, les décrets et cetera et que et que on peut avoir toutes les opinions qu'on veut, hein.

Bien sûr, on peut être d'accord, on peut être d'accord, on peut être touché, on peut être mécontent et cetera. Mais si on a une responsabilité politique et en l'occurrence chef du gouvernement, la première chose à faire c'est d'appliquer les institutions à la lettre et dans leur esprit. Or, en l'occurrence, les institutions, c'est en tout cas moi ce que j'ai, c'est à quoi j'ai assisté depuis hier, ont fonctionné dans l'esprit des institutions et en particulier des relations entre ces trois pouvoirs que sont l'exécutif, le gouvernement, le législatif, le parlement et le judiciaire, les juges.

H pas très général. Et de ce point de vue, ça ça veut dire que cette affaire a ceci d'intéressant, c'est qu'elle montre que notre République et ces institutions fonctionne pas mal et que moi ce que je me permets de demander, c'est que modestement c'est qu'on ne mette pas de l'huile sur le feu et qu'on laisse ces institutions qui ont fait la preuve qui ont fait la preuve de qui ont fait leur preuve fonctionner normalement sans jeter d'huile sur le feu. Et là, c'est sûr que la campagne dont Elisabeth et Valérie parlaient et ça ça va chauffer à blanc la société française.

C'est ça le risque. Donc juste un mot sur Baou, un tout petit hein. Oui, mais très rapide.

Il y a il y a un peu d'hypocrisie dans la mesure où bon certes, il a moi j'ai pas été spécialement choqué parce que on sait ce qu'il pense depuis longtemps. Il l'a dit 10 fois avant d'être premier ministre. Après, doit-il le dire quand il est premier ministre.

Voilà, c'est une vraie question. question non mais c'est c'est pour ça absolument la représentation nationale en plus ah ou non mais là c'était sur là c'était sur le trouble là le troublé l'adjectif troublé c'était pas sur l'assemblée je pense franchement que les politiques et en particulier les plus ont intérêt dans cette affaire à ne pas faire trop de commentaires parce que un jour ou l'autre ça leur reviendra et peut-être pas de la meilleure manière ouais merci d'avoir été notre invité dans ce grand dossier

Le Grand Dossier - Marine Le Pen déclare la guerre au "système"|LCI — Marine Le Pen · Pourquijevote