Dupont-Aignan : "Mon idée, c'est que le temps des médecins soit à 100 % sur la santé"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Alors parlons notamment de la santé. Voilà une des questions sur laquelle les Français vont décider ou non d'accorder leur confiance à ceux qui se présentent devant eux. Question de confiance sur la santé, les déserts médicaux, l'accès aux soins. Est-ce que vous, vous avez vraiment une solution efficace et efficace aussi à court terme ? Parce que vous nous parlez tous de la formation des médecins. Mais demain, on fait comment ?
Deux solutions majeures. D'abord, je veux rouvrir dans chaque département, notamment les départements ruraux, ils ont tout fermé. Moins 17 300 lits sous Macron. Moins 17 300 lits. Moins 100 000 lits depuis 20 ans. Donc c'est un désastre. Je veux rouvrir un établissement de santé dans la zone la plus désertifiée. Ça prendra là un peu de temps parce qu'il faut recruter, il y a le problème de recrutement, etc. Mais c'est vital. Rééquilibrer les structures hospitalières. Deuxième point, je veux créer des assistants administratifs pour évacuer toutes les tâches administratives qui polluent l'activité des médecins. J'ai rencontré des dizaines de médecins, tous disent la même chose.
10 à 20% de notre temps, c'est remplir des tableaux.
Donc vous allez faire quoi ? Des secrétaires médicaux ?
Des assistants, des secrétaires médicaux, puisque ça, on peut les recruter tout de suite.
Qui seront payés par qui ? Par les médecins eux-mêmes ?
Par l'État, la Sécurité sociale. Et on aura une organisation, par exemple, il y aura deux secrétaires médicaux, médical ou médicaux, pour l'ensemble dix médecins d'une zone géographique. L'idée, c'est quoi ? C'est le temps du médecin, il doit être à 100% sur la santé. Et puis le troisième point, c'est mon idée d'un salaire pour les étudiants en médecine à partir de la cinquième année, qui donne beaucoup de temps à l'hôpital avec un salaire de misère, une indemnité de misère aujourd'hui. Je veux les payer vraiment au SMIC et même un peu plus. Et en échange, ils signent un contrat de cinq ans de temps dans une zone désertifiée.
On les aide pendant cinq ans sur leurs études et ils ont une vie pas facile, vous savez. Il y a eu d'ailleurs beaucoup de suicides dans les internes en médecine. Ils ont une vie très difficile. Eh bien, je les aide et en échange, ils aident la société.
Mais vous savez qu'aujourd'hui, il existe déjà des primes d'installation.
Oui, mais qui est quand même assez fort.
Et pour autant, ça marche pas, c'est ce que j'allais vous dire. Donc la question n'est pas les primes. Vous prenez les sources des primes. Il y a déjà 25 000 euros par an pendant deux ans, quand vous vous installez, et une défiscalisation sur cinq ans.
Mais là, moi, ce que je propose, c'est un contrat, études, zone désertifiée. Et on peut y arriver. Avec tout ça, déjà, on va améliorer. Et puis, dernier point, l'attractivité. L'attractivité de l'hôpital et de l'ensemble des structures de santé.
Donc l'augmentation des revenus des infirmières.
Notamment la nuit. La nuit. Les rémunérations des aides-soignantes la nuit, je crois que c'est un euro l'heure. Enfin, c'est pas possible. Et je finance ça, bien sûr, par des économies ailleurs. Les fausses cartes vitales, ce gaspillage incroyable. Je redistribue l'argent perdu vers l'argent utile.
Nicolas Dupont-Aignan