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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 28 février 2022 8 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseAgriculture & alimentationImmigration & asile

PRÉSIDENTIELLE : POUTINE CONFISQUE LE DÉBAT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Yannick JadotFait
    « La démocratie, elle se défend partout. Elle se défend à Paris, elle se défend à Kiev aujourd'hui, elle se défend à Moscou, elle se défend dans le Xinjiang où les Ouïghours subissent un génocide. »
  • 8:00Anne HidalgoFait
    « Ce que je dis depuis déjà plusieurs jours, nous devons être à la hauteur de l’événement. D’ailleurs, je me réjouis que bon nombre des propositions que j’ai pu faire, je pense évidemment aux différentes sanctions économiques, au blocage du système Swift, à toutes ces mesures que… y compris à la livraison d’armements à l’Ukraine pour qu’elle puisse se défendre, que ses mesures-là ont été aujourd’hui reprises, par l’Europe et aussi par notre pays. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bienvenue dans cette édition spéciale de la Guerre du trône, c’est le numéro 17. Vous le voyez, nous sommes au Salon de l’Agriculture où les candidats font campagne. Ils sont aussi un peu à la campagne.

Vous verrez donc Valérie Pécresse, Fabien Roussel et Anne Hidalgo. Nous aurions aussi voulu vous montrer Jean Castex et Emmanuel Macron mais voilà, ni Matignon, ni l’Élysée n’ont voulu nous accréditer. Étonnant, n’est-ce pas ?

Malgré la sécurité, Emma Barrier et Laetitia Lallement ont quand même réussi à voler quelques images du Premier ministre. Jean Castex, c’est le maître d’école des Français. Il adore les enfants.

Il en soulève un. Il chuchote à l’oreille d’une fillette, et il tape la discute avec des adolescents venus des Landes. Tu sais d’où je suis moi ?

Non mais je sais, alors je sais que vous venez de pas très loin de chez moi. Vic-Fezensac C’est pas vrai ? Mais oui !

C’est énorme ! Ah, là non, c’est un agneau. Le côté berger, sans doute.

Un peu de piment d’Espelette pour Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Encore un petit bain de foule. Et c’est terminé.

L’après-midi Emma Barrier et Laetitia Lallement ont quitté le salon pour se rendre place de la République où se tenait une manifestation de soutien à l’Ukraine. Yannick Jadot était là. C’est une agression absolument brutale, délibérée de Vladimir Poutine contre la démocratie, contre les libertés.

Ça fait des années et des années qu’il agit de la même manière. Il ne supporte pas la démocratie sur son territoire, il ne supporte pas la démocratie à ses frontières, et il est prêt au pire. Il faut évidemment apporter au peuple ukrainien des armes pour se défendre.

La veille Delphine Batho, porte-parole de Yannick Jadot, avait dénoncé chez Jean-Luc Mélenchon “un accord avec les objectifs de Poutine, une complaisance pour les dictatures et un renoncement à défendre la démocratie”. Le candidat écologiste, sans reprendre les termes du communiqué, enfonce le clou : Ce moment est aussi un moment de clarification politique, c’est évident. C’est un moment de clarification politique.

La démocratie, elle se défend partout. Elle se défend à Paris, elle se défend à Kiev aujourd'hui, elle se défend à Moscou, elle se défend dans le Xinjiang où les Ouïghours subissent un génocide. Elle se défend partout, nous, nous n’avons pas d'ambiguïté là-dessus.

La clarification en question risque bien d’ébranler Yannick Jadot lui-même. La commission défense d’Europe Ecologie Les Verts est d’un tout autre avis que le candidat écologiste. Elle appelle à la réouverture des négociations entre l’OTAN et la Russie et à un moratoire de 15 ans sur toute nouvelle adhésion au traité de l’Atlantique nord.

Pour un peu, on les taxerait de complaisance avec les dictatures. Poutine assassin ! Poutine assassin !

Bonjour madame, bon salon à vous ! Lundi, tout le service politique de Blast était sur le pied de guerre pour accompagner Valérie Pécresse dans sa déambulation. En bonne chiraquienne, Valérie Pécresse s’est employée à tout goûter et à serrer la moindre main qui se présentait.

A ses côtés, il y avait Christian Jacob, le patron des LR et deux des rivaux malheureux de la candidate, Xavier Bertrand et Michel Barnier. Elle n’a pas manqué d’évoquer la rencontre qu’elle devait avoir avec le Premier ministre à Matignon. A 15 heures je suis, je serai auprès du Premier ministre pour faire un point sur la crise ukrainienne avec lui.

Avec la crise russo-ukrainienne, la ferme France doit nourrir les Français, et elle doit continuer à produire. Et puis elle doit aussi nourrir le monde, elle doit continuer à exporter. Place à Fabien Roussel, le candidat de la bonne viande et du bon vin.

Le gastronome était à son aise parmi les vaches. En bon communiste, Fabien Roussel s’inquiète du Label rouge. Le Label rouge, il est représenté ou pas ?

Oui oui. Au stand des produits laitiers, ce sont les souvenirs du chocolat chaud qui remontent. Et l’après-midi, il y avait une crème de un centimètre qu’elle mettait dans le chocolat… Et alors là… Sur la guerre en Ukraine, le candidat communiste s’exprime sans détours : Il y aussi la crise qui se passe en ce moment avec cette guerre aux frontières de l’Europe.

Et je demanderai pour ma part à ce que la France puisse prendre justement toutes les mesures permettant d’obtenir le dialogue pour aller vers un cessez-le-feu le plus rapide possible. C’est ça l’urgence. Nous sommes en face, pour la première fois, depuis les deux précédentes guerres mondiales, à des puissances qui s'affrontent et qui détiennent l’arme nucléaire.

Avec des puissances qui ont décidé d’activer l’arme nucléaire et n’en font plus un tabou. C’est donc particulièrement grave pour l’avenir de l’humanité. Personne ne souhaite l’escalade.

Tant mieux, même si quelques va-t-en-guerre y incitent. Et puis je souhaite que la France, bien sûr, apporte toute sa solidarité au peuple ukrainien. Que l’on puisse accueillir, et chaque pays de l’Union Européenne puisse accueillir les réfugiés qui fuient la guerre.

Tous les cœurs du monde veulent battre au même rythme, celui de la paix, d’un cessez-le-feu. C’est ça l’important aujourd’hui, c’est de montrer que Poutine devient un paria de l’humanité. Pour éviter un embrasement généralisé du conflit.

Pour éviter une troisième guerre mondiale. Au salon de l’agriculture, nous avons encore rencontré Anne Hidalgo. Les produits laitiers sont ses amis pour la vie.

Sur l’Ukraine, elle a aussi des choses à dire : Dans cette guerre, une des bonnes nouvelles si je peux m’exprimer ainsi, c’est quand même que cette Union européenne réagit de façon unie, groupée, avec force. Il faut aussi que, de façon unie, groupée, avec force, et bien sûr, avec un rôle particulier du gouvernement français, il y ait des mesures qui soient prises pour permettre justement les approvisionnements. Ce que je dis depuis déjà plusieurs jours, nous devons être à la hauteur de l’événement.

D’ailleurs, je me réjouis que bon nombre des propositions que j’ai pu faire, je pense évidemment aux différentes sanctions économiques, au blocage du système Swift, à toutes ces mesures que… y compris à la livraison d’armements à l’Ukraine pour qu’elle puisse se défendre, que ses mesures-là ont été aujourd’hui reprises, par l’Europe et aussi par notre pays. Anne Hidalgo est donc le chef d’orchestre clandestin de l’Europe. Et dire qu’on ne le savait pas… La guerre en Ukraine a rebattu les cartes de l’élection présidentielle.

A gauche et à droite, on s’efforce désormais de ranger les concurrents parmi les tièdes ou parmi les mous. On démasque de prétendues complicités. Ainsi de Yannick Jadot avec Jean-Luc Mélenchon.

Marine le Pen et Éric Zemmour sont également sur la sellette. Et gageons qu’Emmanuel Macron ne sera pas le dernier à se poser en chef de guerre contre tous ses adversaires. Et puis, parler de l’agression russe contre l’Ukraine a l’immense avantage d’éviter de parler de la France et de ses difficultés.

A 40 jours de la présidentielle, tout est bon pour grapiller quelques points supplémentaires.