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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 juin 2025 42 min

Fast Fashion : peut-on interdire Shein et Temu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du second débat de ce sens public consacré à l'Ultra Fast fashion. C'est marques de mode chinoises essentiellement qui déflent depuis des mois sur le marché français et ont provoqué la faillite de nombreuses marques françaises. Je je les listais dans les les titres, on va les revoir, de Camailleux à Jennifer, de Nafnaf à IKKS, des fermetures de magasin pour les marques Comptoir des Cotonniers ou princesse Tamtam.

Est-ce qu'on peut arrêter cette hémorragie ? Ne devrait-on pas interdire ces produits s'ils sont dangereux ou non conformes ? ce que nous ont dit certains ministres ces derniers jours.

On en débat euh dans une minute, mais d'abord on répond à cette question. La loi qui est en ce moment discutée au Sénat sera-t-elle suffisante ? Elsa Gavinet ?

Le Sénat est-il en train de détricoter les ambitions de la loi antifast fashion ? La définition de la mode éphémère a été rabotée pour épargner H&M, Kiabi ou Zara qui génère des emplois dans les villes moyennes françaises en perte de vitesse. Le texte se concentre désormais sur les plateformes en ligne chinoise Chine et TMU provoquant un toolé chez les associations.

Le texte qui sort des travaux du Sénat a vu son périmètre d'action fortement restreint, risquant de le reléguer au statut de texte protectionniste plutôt que d'une loi prompte à répondre à l'urgence environnementale et sanitaire de la filière. Au cœur des débats, les critères du système de bonus malus, ces pénalités appliquées aux productions aux coûts environnementaux importants reposa initialement sur l'affichage environnemental. Un écoscore loin de faire l'unanimité.

La commission lui a préféré la notion de durabilité jugé flou par la gauche et le centre. Lors de mes auditions, j'ai constaté que ce dispositif n'était pas très sûr et que finalement il impactait malheureusement beaucoup d'entreprises et de chaînes françaises et non pas les géants chinois. En séance, le vrai revirement s'est joué sur l'interdiction de la publicité.

Restreinte aux influenceurs par la commission, l'hémicycle a finalement amendé en faveur de son interdiction totale jugeant le risque d'inconstitutionnalité secondaire. Nous estimons donc pour notre part que l'interdiction totale est justifiée par un objet d'intérêt général et qu'elle est proportionnée à l'objectif poursuivi. Après le vote de demain, députés et sénateurs se retrouveront en commission mixte paritaire pour trouver un terrain d'entente alors que les géants chinois commencent déjà à adapter leur modèle en implantant des entrepôts en Europe.

Et on se pose cette question : peut-on interdire Chine et Temu avec Sylvie Valentir ? Bonsoir et bienvenue. Vous êtes sénatrice apparentée à l'aire de loise et rapporteur de la proposition de loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile.

Yan Rival, bonsoir et bienvenue. Vous êtes président de la Fédération de prêt à porter féminin. Pauline de Brabander, bonsoir et bienvenue.

Vous êtes responsable plédoyer et campagne chez Zé West France et évidemment Tam Tranui est resté à mes côtés comme éditorialiste politique. C'est l'une des multiples casquettes de Tam Tranui dans cette dans cette rédaction. fidèle au poste.

Fidèle au poste, j'espère bien. Euh Sylvie Valentir, vous avez euh choisi dans le dans la loi qui est discutée au Sénat de viser euh alors j'allais dire uniquement essentiellement les plateformes de l'Ultra Fast Fashion, les Marks Shine ou Chine ou ou TMU. Pourquoi ?

Nous avons choisi euh au sein de la commission euh euh de l'aménagement du territoire et du développement durable de cibler essentiellement l'Ultrode Express euh donc que vous avez nommé euh parce que il faut vraiment faire une distinction entre cet Ultra Mode Express et euh la Fast Fashion que nous avons en Europe et qui est implanté, qui a des magasins et qui contribue au dynamisme et à la l'attractivité de nos centre-ville de nos bourgs, de nos zones artisanales et de nos centres commerciaux. On est sur des échelles qui sont totalement différentes. On est sur du 100 fois plus à l'échelle de ces géants chinois par rapport à à ceux qui sont implantés en Europe et constituent vraiment un un tissu important pour l'ensemble de nos commerçants.

Ouais. Alors, on va se poser pendant tout ce débat. On a trois qu4 d'heure les questions sur les moyens que les parlementaires, que les professionnels euh que les citoyens peuvent avoir pour pour bloquer ce phénomène là qui est effectivement impressionnant depuis depuis quelques mois.

Peut-être on peut commencer par la publicité Yana parce que c'est vraiment un levier de qui qui explique les chiffres complètement dingues dont on dont on parle. Est-ce que est-ce qu'on peut est-ce qu'il faut interdire la publicité pour ces sites ? Il faut nécessairement l'interdire pour une raison très simple, c'est que les poches pleines de Chine et TMU leur permettront systématiquement d'envahir tous nos réseaux sociaux, Google, de faire un lobbing incessant et cette capacité de pouvoir déployer ces flots d'argent incessant nous oblige de le mettre dans une situation simple, c'est qu' faut une interdiction totale de ces acteurs parce que un les consommateurs désormais n'ont plus la valeur de la mode à cause de toutes les publicités qu'ils peuvent recevoir et des prix illégaux qu'ils ont sur par exemple leur site internet ou encore à travers les surcouts qu'il peut y avoir aussi pour toutes les marques française parce que par exemple sur Google, sachez que quand Chine fait de la publicité, ça augmente mécaniquement le coût des marques.

Donc en ce moment, toutes les marques ont une double peine, à la fois moins de clients, moins de trafic et plus de coûts. Chine qui s'est offert les services de conseillers renommés, les anciens ministres Christophe Castaner et Nicole G, mais aussi Bernard Schitz qui préside notamment les Gras. C'est un cercle de réflexion, on va dire social libérale qui était proche d'Emmanuel Macron en 2017.

Ce lobbing, est-ce qu'il a été efficace ? Pauline de Bravander ? Bah, on peut le voir effectivement entre les différentes versions de la loi.

Lors de la première version adoptée à l'Assemblée nationale, on avait quand même une une ambition beaucoup plus forte et du coup, il y avait pas encore eu beaucoup de lobby des différentes enseignes et notamment de Chine Timu à ce moment-là. 1 an et demi plus tard ou quasiment euh effectivement ils ont réussi à se mettre davantage en ordre de bataille, ils ont réussi à faire beaucoup plus de lobbing. De fait, on a quand même une proposition de loi qui est moins ambitieuse.

Pour nous, elle ne cible pas toute la fast fashion he cible que l'ultra fast fashion et c'est un problème parce que c'est 90 % des ventes, c'est quand même la fast fashion traditionnelle. On va expliquer vraiment la différence. On va rentrer un peu dans le détail.

Voilà. Mais de fait, on a senti ce lobbing dans l'évolution, les différentes versions d'évolution du texte, c'est évident. Est-ce que vous l'avez senti également si vivant le lire, c'estàd est-ce que un Christophe Castaner, un Nicole Gage ou un Bernard Schpitz vous a contacté ?

Absolument pas. Hm hm. En aucune manière vos collègues.

Alors après euh probablement mes collègues maintenant euh je réfute complètement euh ce que vous dites parce que euh mon travail il a été mené euh de la même manière d'ailleurs que euh mes collègues de l'Assemblée. C'est-à-dire que nous avons reçu l'ensemble des acteurs de la filière textile vraiment jusqu'au aux filières de recyclage et le travail que nous avons conduit nous a vraiment permis au contraire il me semble de non pas partir sur des caricatures ou des postures ou de la communication et de faire quelque chose qui soit réellement efficace. Et pour moi, le réellement efficace, c'était de cibler l'Ultrode Express parce que on ne peut pas faire la la assimiler les deux, on ne peut pas assimiler cette mode de d'ultra euh euh mode express celle qui est implantée sur nos territoires pour une raison très simple, c'est que ceux qui sont sur nos territoires et que l'on voit disparaître, vous l'avez cité dans votre cité toutes les marques sont en train disparaître, c'est terrible.

Il y a des magasins, il payent leurs impôts, ils ont du personnel, ils ont des salariés, on n pas du tout sur les mêmes ou c'est effectivement un un élément important. Après sur le bilan environnemental, on pourra on pourra en débattre. Tam, vous vouliez intervenir ?

Oui. Pourquoi est-ce que vous pensez que ce lobbing a été efficace alors que si a on peut juger que cette loi est moins ambitieuse que l'année dernière, c'est ce qui lui reste en tout cas, c'est tout de même s'attaquer au géant chinois. h ben le lobbing de chin etu a peut-être pas été entendu ou en tout cas mais ils ont mené un lobbing de façon assez agressive et de la communication assez agressive.

Ils ont sorti leur leur communication grand public à peu près en même temps il y a quelques semaines en se en en défendant justement l'accès ou la démocratisation de la mode ex ce qui est quand même un nonsens terrible par rapport à ce qu'ils font et ce les manières de produire qu'ils utilisent. Donc pour nous, on a senti quand même aussi l'utilisation du lobbying par d'autres acteurs parce qu'il y a eu des formulations parfois qui ont été reprises euh à différentes étape du processus de de d'étude de la loi et d'examen de la loi où on sentait effectivement la les certains acteurs et certaines influences. Yan Rivalant, c'est pas si facile de de pousser un contre-récit quand on a un lobby comme celui-là.

Je vais prendre des exemples de lobby efficaces. On a par exemple un député, Sylvain Mayard, qui à l'Assemblée nationale a voté évidemment contre la loi il y a plus d'un an, qui a été voté à l'unanimité, mais qui par la suite a fait un poste disant "Je visite Chine, c'est une société d'écoresponsabilité." Donc on le voit sur par exemple ce député, bah il y a quelque chose qui a fait il y a des arguments qui sont passés quoi.

Oui, tout à fait. On a une pseudo manifestation qui a eu lieu hier où Chine à travers l'agence de communication de communication de price de crise à vas plide a fait des fausses manifestations à la fois SN à Béier pour faire croire que les citoyens justement essayait de vouloir protéger Chine. Donc il y a toute une stratégie qui vient pour faire peur aux députés, pour faire peur aux sénateurs en disant il y a un mouvement gilets jaune qui peut vous tomber dessus parce que justement il y a des coûts supplémentaires qui vont être mis en fait.

Alors que comme le dit très bien madame la sénatrice, il y a tout un travail qui est fait pour que les Français puissent acheter aussi à des prix honnêtes que soit soit sur certaines anciennes françaises ou encore en seconde main. Donc ce lobby de la part de Chine, il est là, il est présent. Et il se fait aussi parfois à travers des castanaires qui se sont ridiculisés, c'est clair, mais aussi malheureusement à travers d'autres députés qui ont retourné leur veste à certains moments.

Bon, alors on va on va bien expliquer la différence entre la Fast Fashion et l'Ultra Fast Fashion. Et pour cela, on s'appuie sur le travail de le confrère de l'AFP de l'agence France Press. Ils ont comparé les sites de Chine et de H&M pour estimer le nombre de nouveaux arrivages par jour et par segment.

Entre le 22 mai et le 5 juin, on va voir ces ces chiffres. Dans la catégorie vêtement pour femmes, Chine a mis en ligne près de 3000 2960 nouvelles références par jour. par jour hein en moyenne sur la période analysée.

De son côté H&M proposait environ 290 nouvelles références quotidienne. Voilà, vous vous imaginez la différencien voilà. Comment font-ils pour proposer 3000 nouveaux vêtements par jour ?

Alors, on a même analysé il y a une journée, il y a eu 53000 nouvelles références. Incroyable. Donc il n'y a aucune limite en fait chez eux.

Alors, c'est très simple. Imaginez des ordinateurs surpuissants qui tous les jours examinent tout ce qu'on peut mettre sur Instagram sur un certain nombre d'acteurs, tout ce qui peut sortir sur les sites de marque française ou étrangères. Ils prennent toutes ces données et de l'autre côté ils ont un site où il y a tous les tissus possibles imaginables essentiellement en plastique et ils se disent "Ah, regardez par exemple Lascost a sorti ce polo.

Est-ce que de mon côté j'ai un tissu qui s'en rapproche ?" Et bien, je vais le copier instantanément. Et tous les jours, donc c'est du plagia, c'est du plagia intégral, d'où justement le procès procès que fait par exemple la Coste contre Chine.

Mais je pourrais vous citer comme ça des dizaines de petits créateurs qui uniquement sur l'Instagram ont mis une photo et Chine a été encore plus loin que volé le produit, ils ont même volé la photo. Donc il y a une capacité de Chine à pouvoir ce qu'on dit scraper tous ces produits et les reproduire à l'infini grâce aux multiplicités de fournisseurs qu'il peuvent avoir dans le monde entier essentiellement en Chine mais aussi désormais aussi en Turquie. Ou donc c'est là où cloement Chine essaie de faire de l'ubérisation de la fabrication à travers la contrefaçon permanente qu'ils effectuent.

Et et si on compare avec la Fast Fashion, c'est-à-dire les les marques que l'on connaît qui effectivement ont des magasins et cetera, il y a quand même une création humaine au départ pour ces nouveaux modèles où il y avait déjà quand même pas mal d'IA et de et et de duplication de de modèles déjà portés ailleurs. Classiquement, des acteurs comme on va sauter citer par exemple Zara sortaient 100 produits par jour et il s'inspirait largement de beaucoup de marques en achetant un certain nombre de produits mais c'était des personnes humaines qui achetaient ces produits et il y a une loi en France qui est très claire c'est ce n'est pas une contrefaçon s'il y a au moins cette différence donc humainement le jeu il faisait encore en en sorte qu'il ait cette différence quo c'était de faire des produits qui s'en rapprochent mais avec au moins cette différence on n'est pas du tout chez Chine. très clairement il disent nous on n pas de stous et on a pas besoin en effet il n'y a besoin que d'ordinateur alors le ministre de l'économie éc lombard il veut mettre en garde les consommateurs.

Écoutons. La possibilité d'achat en ligne représente un progrès. Mais je veux dire ici que cette évolution massive est aussi une menace pour le petit commerce.

Elle affaiblit les filières françaises et je veux ici alerter les consommateurs. C'est à eux de choisir les produits qui respectent à la fois l'éthique, la planète et les finances publiques puisque il y a une question importante de TVA. Bon, je suis pas sûr que l'argument porte auprès de tous les consommateurs français mais mais quand même il y a une plainte d'association de plusieurs associations de de consommateurs devant la Commission européenne Pauline de Brabander notamment.

On en revient à la publicité. C'est ces publicités qui poussent à acheter en utilisant des arguments qui peuvent être mensongés. C'est ça.

Oui, effectivement aujourd'hui ce qu'on voit avec l'ensemble de la Fast Fashion, c'est une incitation à la surconsommation et des publicités qui peuvent être mensongères. Donc nous ONG, on essaie de se mobiliser, hein, c'est quand même ça l'enjeu parce que c'est pas possible de déjà surinciter sur les sites en ligne avec des processus qu'on appelle parfois de gamification. C'est-à-dire que vous êtes sur le site, vous avez même pas de compte et en fait vous avez déjà une roue de la fortune qui tourne avec déjà des promotions permanentes et des prix cassés.

Et on vous fait croire que que il y a une pénurie sur certains produits. Exactement. On vous fait croire que c'est le dernier qu'il en reste plus qu'un.

Il faut à tout prix saisir cette Auben. Ça pour nous c'est pas acceptable parce que le consommateur, la consommatrice finalement bah est victime de toutes ces incitations à la surconsommation et il doit être protégé. On faut qu'on protège les consommateurs.

Ouais. Alors je vais vous poser une question toute simple. Si vent le est-ce qu'il faut interdire ces ces sites chinois Chine et TMU en France ?

Là vous avez vous allez peut-être un peu loin. Non mais on est en train de dresser une liste. On est en train de dresser une liste qui est quand même assez calamiteuse.

Quo on a pas encore parlé d'environnement hein. Oui, exactement. Dans on va en parler.

Oui, je pense que c'est important. Ben, je pense que ça après c'est pas à notre niveau. Euh je sais que le gouvernement euh étant saisi de de toutes ces plainte euh de tous ces problèmes et et aussi de la toxicité pour de nombreux euh produits qui sont mis euh euh malheureusement en vente sur ces sites.

Je pense qu'à un moment donné, oui, il faudra peut-être, je ne sais pas si on en arrivera là, mais en tout cas, c'est possible. Par contre, ce qui est important, c'est bien de que de faire en sorte, et là je suis d'accord avec vous, euh cette publicité, elle est nous y avons mis un frein justement dans cette euh nouvelle version au Sénat sur l'ensemble hein, euh des acteurs euh de l'Ultramode Express, ainsi que on s on s'est saisi du support également des influenceurs. Maintenant, il faut vraiment que les consommateurs soient informés de de ce que c'est parce que je crois que pour beaucoup il ne s'agit pas de les culpabiliser, il s'agit de les informer et c'est et c'était ce manque d'information.

Aujourd'hui, ils vont être obligés de d'avoir également un message d'information concernant leurs produits et la manière dont ils sont fabriqués. Ouais. Est-ce qu'il y a des pays qui ont interdit Chine ou Temu ?

Alors, je reviens sur l'interdiction. N'importe quelle marque française ferait la même chose que Chineu, le patron de la marque irait en tôle. Parce que vendre des produits avec un tel nouveau de toxicité voire de dangerosité, c'est inadmissible et c'est illégal.

Je reprends un lit par exemple vendu par TMU. La Fédération de l'ameublement a montré que ce lit pouvait tuer un enfant. H donc on ne peut pas justement moralement et légalement laisser ces sites encore fonctionner.

Et on le voit très clairement. La DGCRF fait bien son travail sur toutes les marques françaises parce qu'elle peut aller facilement dans les magasins. Ce n'est malheureusement pas le cas avec Chinetu.

Alors que ces acteurs justement enfrainent la loi à travers tout ce que vous racontiez justement tout à l'heure à travers par exemple la gammification et les faux prix mais aussi à travers ces produits qui sont dangereux. Donc je vais justement plus loin que madame la sénatrice. Je pense qu'il faut en effet interdir ces sites.

Alors parce qu'il y a effectivement une mise en garde sur alors sur les vêtements mais pas seulement sur les tous ces petits colis là qui qui s'accumulent et qui jusqu'à présent étaient pas soumis à des droits de douanes. Ça va être l'un des thèmes qu'on va aborder dans un instant mais euh qui sont effectivement non conformes ou dangereux. C'est ce que rappelle le commissaire européen à la souveraineté technologique.

Écoutez, actuellement 12 millions de colis sont expédiés chaque jour vers l'Union européenne. 12 millions par jour. Nous avons donc constaté une augmentation des produits de faible valeur vendus par des commerçants non européens sur des plateformes de marché en ligne.

Leur nombre a doublé en un an et nombre de ces produits se sont révélés peu sûrs, contrefait ou même dangereux. Il ne respecte donc pas toujours nos normes en matière de sécurité, de santé et d'environnement. Avec des chiffres étonnants qui ont été donnés par la ministre chargé des comptes publics, ton taux de non conformité 94 % dont 66 % dangereux.

Effectivement, si vivent si un commerce dans n'importe laquelle de nos villes proposait depuis des mois des produits non conformes et dangereux, il aurait fermé depuis longtemps. Je pense que c'est maintenant on on espère que justement euh notamment d'ailleurs dans le projet qui vient de qui qui devrait être voté euh demain, euh il y a euh plus de transparence entre et de solidarité entre les différents services et de douanes et de contrôle. Et c'est ce qu'on espère parce que après c'est à ce niveau qu'il faut que ce soit un frein doné.

C'est pas avec cette loi que nous allons pouvoir donner un frein. Bien évidemment aujourd'hui on essaie de poser des limites. Cette loi, elle ne peut pas faire plus malheureusement.

Hm. Euh ça veut dire Pauline de Bravander que c'est quoi au niveau européen qu'on peut éventuellement prendre la décision d'interdire des des des sites et euh cette proposition de produits non conforme. B il y a il y a cette ces interdictions qui peuvent effectivement être prises au niveau européen.

Il y a aussi l'interdiction de la publicité pour toute la Fast Fashion. Là, cette loi va déjà dans ce sens-là pour l'ultra fast fashion. Mais la l'interdiction de publicité pour des raisons environnementales, ça ça doit aussi être acté euh dans le droit européen.

C'est pas encore le cas aujourd'hui. Donc il faut effectivement c'està dire si un produit euh a un un impact environnemental particulièrement des astros, on devrait pouvoir en interdire la publicité. Exactement.

Comme on a le droit pour justement l'alcool, les SUV, enfin ce genre de choses parfois euh au niveau européen, c'est possible et il faudrait que ce soit le cas pour justement la fast fashion sur la dangerosité. Y Riboalan, ça concerne aussi les vêtements ? Oui, bien sûr.

On a des perturburs endocriniens, par exemple, qui qu'on a retrouvé sur un certain nombre de produits. Euh Greenpeace avait fait des tests il y a 2 ans, la Belgique l'a refait, la Corée l'a refait et systématiquement on retrouve des produits qui sont dangereux voire canc voir cancérigène. Je reviens aussi sur l'interdiction et est-ce que certains pays l'ont fait ?

L'Inde par exemple a interdit Chine pendant près de 2 ans. Le Maroc a aussi mis une taxe très substantielle sur tous ces produits. Mais quand Trump d'un seul coup met une taxe de 100 dollars sur chacun de ses produits, sur chacun de ses colis plus et plus précis, en fin de compte, c'est quasi une interdiction et ça a des effets immédiats et positifs pour l'économie américaine parce que de la mise en place de cette taxe, immédiatement Chine ennem arrête de faire de la publicité.

Les consommateurs arrêtent d'acheter sur ces plateformes quasiment de la moitié et GAP qui était en difficulté et ben désormais retrouve la croissance et pense en 2025 avoir 2 % de croissance malgré une augmentation de ses prix à cause des taxes américains puisqueeffectivement l'un des axes d'action c'est pour limiter ce déferlement des des produits en question c'est de taxer les petits colis. On va en parler tout de suite avec euh Steve Jourdin. Re bonsoir Steve.

Re bonsoir. Euh et et peut-être avant d'expliquer les les mesures, on va on va détailler de quoi parle-t-on. Ben, on parle de ces produits heel il est difficile de céder quand on navigue sur internet.

Vêtements, produits de ne pas céder. Voulais dire j'ai dit quoi ? De céder.

De ne pas céder. Évidemment, je parle de ces produits dans ces vêtements, produits cosmétiques électroniques. Le tout à des prix à l'échant.

Deux plateformes chinoises, vous en parliez, écrase actuellement toute la concurrence. Temu et Chi en quelques clics, vous recevez leurs produits chez vous. Un chiffa pour vous faire comprendre l'ampleur du phénomène chaque année. 4,6 milliards de petits colis entrent sur le marché européen.

Ça correspond au décollage de 600 avions gros porteurs par jour à 145 petits colis par seconde. Fin avril, le gouvernement a donc décidé de taper du point sur la table. Écoutez, 1,5 milliards de colis euh qui par l'e-commerce arrive au particulier.

La moitié d'entre eux, donc 800 millions de colis, ont une valeur inférieure à 150 millions 150 € 150 € et sont donc exemptés de droits de douane. Et cet afflux massif de petit colis est un sujet qui nous concerne tous. Une exemption de droit douane qui date de 2010.

La mesure avait été décidée à l'époque pour faciliter, je cite, la fluidité douanière. Autre donnée intéressante Thomas, aujourd'hui en France, les plateforme asiatique représente 22 % des colis acheminés par la poste. Il y a 5 ans.

Ce chiffre était inférieur à éit inférieur à 5 %. Ouis, c'est vertigineux, hein. Alors, on a commencé à l'évoquer, mais on va détailler ces mesures que le gouvernement veut prendre pour réguler donc ce ce commerce en plein mou.

Première mesure, la fin au niveau européen de l'exemption des droits de douane pour les colis de moins de 150 €. Sous l'impulsion de la France, la Commission européenne a proposé d'imposer des frais de 2 € au moins sur chaque petit colis qui entre sur le continent. Cette mesure servirait à financer les contrôles aux douanes qui représentent une énorme charge de travail pour les fonctionnaires côté chinois.

On essaie pour l'instant de calmer un peu le jeu. Écoutez, la Chine est prête à travailler avec tous les pays pour créer un environnement commercial mondial ouvert et inclusif. Et quelles sont Steve les autres mesures poussées par Beril ?

Le gouvernement souhaite notamment renforcer les contrôles et la sécurité des produits qui souvent ne respectent pas les normes européennes. Le gouvernement constate en effet Thomas un taux de non conformité de 94 % sur les produits achetés en ligne. Un travail sur la sensibilisation des consommateurs est àetour.

On entendait tout à l'heure le ministre notamment en ce qui concerne les dégâts environnementaux. Autre projet du gouvernement, un meilleur contrôle des fraudes à la TVA auquel certaines plateformes se livreraient ou encore le lancement d'une campagne de name and shame. Il s'agit et bien de rendre publ qui sont retirés des plateformes par les autorités.

Bref, le gouvernement siffle la fin de la récrée Thomas. Le problème c'est qu'on en a tous plus ou moins profité hein. Mais l'augmentation des taxes pourrait avoir des effets sur nous les consommateurs.

C'est ce qu'on a pu constater notamment aux États-Unis après les annonces de Donald Trump. C'est ce qu'on commençait à à évoquer. Vous vous préparez pour jeudi ?

Qu'est-ce qui se passe jeudi ? Jeudi, vous me remplacez à la présentation. Donc vous serez sur ce fauteuil, hein.

Vous verrez, la place est confortable, hein. Vous allez bien vous amuser. Je dis, j'en suis sûr, pour présenter Sens.

Allez, on revient à ce ce thème taxer les petits colis. On a commencé à à l'évoquer. Vous disiez que ça avait été efficace aux États-Unis, sauf que vous parliez de 100 dollars.

Là, on est à 2 €. Bon, vous croyez que ça va marcher ? 2 € de plus sur un petit colis ?

C'est déjà c'est déjà avancé. On va dire c'est effectivement je pense que il faut le voir comme ça. C'est un bon début.

Euh on sait que aujourd'hui il y a un travail qui est mené euh sur les droits de douanes au niveau de l'Europe. On ira plus loin. Il faut aller plus loin.

Ça c'est c'est obligatoire parce que ça ne peut pas continuer de de cette façon. Euh pour le moment, c'est vraiment une un prémisse, mais on est bien d'accord et il est nécessaire d'aller plus loin. Et puis d'autre part, vous parliez de euh de la poste, effectivement, c'est 22 % aujourd'hui.

Mais il faut savoir une chose et ça c'est très important aussi, il va falloir vraiment faire un travail là-dessus, c'est qu'aujourd'hui ces colis venant de Chine qui sont donc acheminés par la poste ne le sont pas au tarif habituel public, au tarif que l'on consent à la majeure partie. étant donné qu'ils sont sur un tarif d'aide au développement, ce qui est quand même un incroyable quand on l'imagine, c'est juste pas possible. Il paye vraiment pas cher et en plus il ne pollue.

Donc il y a vraiment un travail également à mener là-dessus. D'autre part, le texte qui a été euh donc travaillé au Sénat prévoit euh que c'est c'est terminé le le l'annonce de des colis gratuits, ça ne sera plus possible et par ailleurs, il sera nécessaire d'apposer un message et expliquant le coût environnemental de l'acheminement. Oui.

Tam. Mais quand on voit la dangerosité de ces produits, moi j'ai le sentiment que c'est bien de parler du coût environnemental, mais est-ce qu'il faudrait pas parler vraiment au consommateur de la dangerosité pour eux-mêmes qui est limite des campagnes de prévention comme il peut y en avoir sur la cigarette, sur l'alcool ou ou que sais-je parce que on est quasiment à ce stade là quand on parle bah des perturbateurs endocriniens ou de la dangerosité de lit pour pour bébés. Je crois que en fait informer les consommateurs que la cocaïne c'est dangereux en fait euh c'est une miniure.

C'estàdire le but c'est d'interdire ce qui est aussi dangereux. Oui mais la cocaïne on sait que c'est dangereux. Acheter des vêtements.

On se dit pas nécessairement des vêtements des adultes qui achètent pour qu'il faut vraiment sensibiliser les consommateurs parce que on peut pas dire non plus que ça serait quand même exagéré de dire que 100 % de leurs vêtements sont sont dangereux. Non mais on dit 94 % de conforme. Oui, exactement.

Rien que ça je pense que ça peut vous mais rien que ça justement je pense c'est pour ça que c'est important de faire ce type d'émission d'en parler et d'avoir cette loi qui va nous permettre vraiment c'est un c'est un point de départ on va dire tout comme les 2 euros au niveau européen un point de départ. ça va pas freiner suffisamment ce que là ce qui est important c'est de voir justement que nous en parlons ensemble et que l'on en débat et ça c'est essentiel parce que c'est on est bien d'accord ça va c'est pas une proposition de loi avec cet article qui va reverdir l'ensemble de la de la filière textile ça c'est une évidence effectivement et alors justement sur cette question de de l'impact environnemental je vous propose de de d'écouter la ministre de la transition écologique qui qui parle en fait de d'un modèle de l'ultra Fast fashion qui ne s'adapte pas à la demande mais qui la crée. C'est un peu ce qu'on évoquait tout à l'heure.

On écoute Agnè Panière unechée. Ce modèle repose sur l'hyperproduction, l'hypers sollicitation, l'hyperconsommation. La mode ultra éphémère ne s'adapte pas à la demande.

Elle l'invente, elle la crée, elle pousse à acheter ce qu'on a pas demandé pour jeter ce qu'on a à peine porté. L'intensité carbone de ces acteurs est sans équivalent dans le secteur, mène de la part des acteurs les moins 10 ans aujourd'hui. Je le disais, il submerge nos marchés, Saturne au centre de tri et leurs produits de qualité médiocre sont rarement bien recyclables.

Résultat, les benes de récupération disparaissent, les filières s'effondrent et le cycle de l'économie circulaire est brisé. Pauline de Bravander, le bilan carbone de ces marques de l'Ultra Fast Fashion, qu'est-ce qu'on peut en dire ? Alors le bilan carbone aujourd'hui du secteur de la mode est déjà assez impressionnant.

À l'échelle mondiale, c'est 10 % des émissions de gaz à effet de serre. C'est quand même trois fois plus que l'aviation commerciale pour vous donner une idée qui est souvent plus montré du Exactement. Et si on fait rien, si on continue à surproduire parce que le en fait depuis les années 2000 la production de vêtements au niveau mondial a doublé à peu près.

Si on continue comme ça en 2050 le secteur de la mode représentera 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Il faut freiner les choses et il faut surtout couper le robinet en fait parce que justement la question qu'on a sur les les déchets textiles aujourd'hui et cette filière évoquée par la ministre qui n'arrive plus à faire face en fait et on narrive plus à trouver de débouché à trouver des filières circulaires et à faire du réemploi, c'est plus possible parce qu'on a trop de mauvaise qualité et trop surtout de produits. En France, on est à plus de 3 milliards de vêtements mis sur le marché par an.

On est à 48 vêtements par an par habitant. C'est pas possible, c'est beaucoup trop. Ouais.

On a vuilant la la liste des marques françaises qui malheureusement sont en difficulté, soit liquidation judiciaire, on va aller revoir, soit le des procédures de redressement ou de de sauvegarde ou de ou de fermeture de de magasin, je vais pas les reciter, je les ai déjà cité plusieurs fois. Elle elle produisait déjà en Chine ou au Bangladesh ou enfin dans ces pays-là, ces marques là. Donc l'ur en carbone était pas bon non plus.

Quand même se regarder en face. Il y a en effet complètement pour rentrer dans le détail h il y a une grande différence entre faire un produit en polyester que d'un produit en coton. Hm.

Quand on fabrique un produit en coton, d'autant plus en coton bio, alors à ce moment-là le produit est biodégradable. Alors que chez Chine, c'est 81 % de produits en polyestère. H donc tout ce que produit Chine en soi, c'est de la planète qui est détruit parce que bah massivement on ne pourra jamais recycler chacun de ces produits.

Le deuxième point c'est que là aussi la majorité des acteurs français ne prennent pas l'avion justement pour faire transporter leurs produits. C'est aussi le bateau qui va être utilisé ce qui là aussi consomme beaucoup moins. Et enfin c'est là aussi il faut être très précis sur la Chine, il y a plusieurs niveaux de fabrication.

Chine c'est ce qu'on peut faire de pire. C'est la marque Chine. La marque Chine, c'est ce qu'on peut faire de pire parce que c'est à la fois de l'exploitation des personnes qui font qu'on fait travailler de 75 à 100 heures par semaine avec à peine un jour de congé et payer une misère.

C'est des sociétés qui se sont créées sur le drame d'Uran Plaza il y a quelques années. Un drame absolu où des milliers de personnes sont morts et à ce moment-là on avait élevé les normes pour empêcher un certain nombre de fabricants de pouvoir créer des vêtements de basse qualité. Et ce sont tous ces fabricants qui se sont unis pour créer créer par exemple Chine.

Donc il faut jamais faire d'amalgame sur la le pays Chine et la marque. Donc ça veut dire qu'on est une marque française qui produit enfin qui fait produire des vêtements en Chine dans le pays Chine. On on peut avoir des normes environnementales correctes.

On peut avoir en effet un bien meilleur résultat. C'est par exemple le cas de Kiabi qui est plutôt en fait justement dans ce registre. Ouais.

Mais et c'est je rejoins justement en fait tout ce que vous proposiez. Il faut créer pour toutes les marques des lignes en fait directrices pour éviter qu'elle se transforme en Chine. Il faut absolument que le secteur de la mode soit moins dans le volume, soit plus dans la seconde main.

Il faut élever la qualité. Il faut retrouver cette envie d'avoir désormais des produits qu'on ne va pas jeter, qu'on va pouvoir garder pour soi, qu'on va pouvoir revendre ou transmettre à ses enfants. Et dans toutes ces conditions, il faut élever les normes de façon à ce que chacun des fabricants, qu'il soit français ou européens et évidemment mondiaux, a envie de recréer ses produits de qualité.

La première étape, c'est de stopper Chine, TMU, AliExpress. Il faut questionner aussi des sociétés comme Primark qui là aussi ont montré de nombreux écarts pour aller vers un nouveau niveau de qualité vers plus de durabilité. Alors, on a on a compris que ça allait se jouer beaucoup au niveau européen et et donc on a aussi besoin de la voix et du poids éventuel d'Emmanuel Macron au niveau européen.

Tam, je me tourne vers vous parce que on a eu envie de de faire un peu le bilan d'Emmanuel Macron qui s'est alarmé ce weekend face au détricotage justement de son bilan environnemental. Oui, voilà. Le capitaine navigue par vent contraire.

Euh voilà, dans un entretien accordé à la presse quotidienne régionale en introduction au grand sommet de Nice sur les océans, Emmanuel Macron a critiqué les reculs environnementaux actuels. Il a tenté de renouer avec son titre de champion de la Terre, hein, rappelez-vous, un titre décerné par l'ONU en 2018 au président de la République pour son action en faveur de la planète et qui était surtout intervenu un an après un super coup de com. Une réponse au fameux Make America Great again de Trump qui était devenu un tweet.

Oui, à l'époque on disait encore comme ça, on disait gazouilleur et tweet. Un tweet viral alors que Donald Trump quittait de façon Tony Truante l'accord de Paris et de fait Emmanuel Macron à l'époque n'a pas ménagé ses efforts sur la scène internationale. Organisation du One Planet Summit, prise de parole vibrante sur la biodiversité. mobilisation en faveur de l'Amazonnie et même aujourd'hui voilà qu'il porte la bonne nouvelle de la future entrée en vigueur du traité sur la haute mer mais au niveau national ça patine.

Voilà glyphosate nucléaire chasse au bout d'un an de mandat en 2018. Voilà Nicolas Ullo qui claque la porte face explique-t-il à la présence de lobby dans les cercles du pouvoir. Sur ces trois sujets.

Le bilan du premier mandat d'Emmanuel Macron est pour le moins contrasté. On va prendre le côté positif. Il y a eu le renoncement à Notre-Dame des Landes, à la montagne d'or en Guyane, la loi anti gaspillage et la mise en place des primes à la conversion, la loi antigaspillage qui a notamment été très importante pour l'économie circulaire.

Versant négatif, il y a eu le retard français dans le renouvelable, l'immense déception sur la convention citoyenne pour le climat. Et pour coronner le tout, voilà qu'en 2021, l'État est condamné dans le cadre de l'affaire du siècle pour non respect de ses engagements climatiques. L'air Macron 1 n'a donc pas été si verte que ça et ça s'est pas franchement arrangé pour le second mandat.

C'est loin que l'on puisse dire la perte de la majorité. L'alliance conclue avec dans le cadre du socle commun. le contexte budgétaire difficile sont en train de détricoter avec constance la loi climat et résilience, suppression des fe nouveaux aménagements au zéro artificialisation nette, réintroduction probable de l'acétamide, hein, ce néonicotinoïde tueur d'abeille, suspension de ma prime rénovre lesquels le président tonne.

Sauf que sauf que qu'il s'agisse de la proposition de loi du plomb ou le Zane, le zéro artificialisation net, les troupes macronistes ont voté pour et sur les ZFE, plusieurs voies macronistes aussi ont voté pour. Bref, on n'est jamais mieux trahi que par les siens ou par soi-même. Oui, car Emmanuel Macron flirte avec le green washing quand il repeint son bilan en vert et qu'il explique que le retour de bateau environnemental actuel se fait à l'insu de son plein gré hein.

Lui aussi a viré de bord sur plusieurs dossiers. On prend le glyphosate par exemple hein, il voulait l'interdire au début de son premier mandat et finalement il a expliqué qu'il était impossible de renoncer à cet herbicide car je cite ce serait tué certaines filières. Alors certains diront qu'il y a que les cons qui changent pas d'avis.

D'autres qu'Emmanuel Macron en ce nouveau sommet pourrait se voir décerner un nouveau titre de champion celui de champion du fait "aites ce que je dis parce que je fais." Merci beaucoup Tam. Il il y a quand même, vous avez cité un certain nombre de de textes, suppression des des feux, le réaménagement du zéro artificialisation nette.

On peut rappeler la proposition de plat du plomb sur sur l'agriculture, sur les pesticudes. Le le Sénat poussé par la majorité LR centre droit est quand même un peu en première ligne. Est-ce que vous assumez tous ces reculs ?

Non, c'est c'est j'appelle pas ça des reculs. Euh le zéro artificialisation net, c'est vraiment l'exemple parfait de de Non, c'est surtout pas un recul. Ça a été euh au départ c'est une euh quelque chose qui vient de de effectivement de cette coalition euh pour le climat mais au bout du compte, ce sont des décisions qui ont été prises avec de bonnes intentions mais sans aucune étude d'impact.

C'était la convention citoyenne pour le club. C'était aucune étude d'impact. On l'impose aux élus dans nos territoires.

Et qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que moi quand j'étais j'étais encore maire à l'époque et présidente d'une intercommunalité rurale et c'est la réalité en France, c'est on est beaucoup de ruraux et on nous impose les choses venant de Paris mais en gros c'était mais c'était juste pas possible. On va avoir le le nous n'avions aucun aucun moyen de se développer.

C'était où je je mets un peu une entreprise qui qui va peut-être potentiellement mon industrie ou mon entreprise se développer mais je ne peux pas faire de logement. Mais mais on était en train de nous mettre mais j'entends vos arguments mais à chaque inondation on dit attention l'artificialisation des sols le le leellement là vous êtes en train de donner l'image de d'élus par responsable et l'image des élus elle est tout le contraire je dis je je redis ce que les scientifiques nous disent c'est-à-dire que les les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui on les payera double ou triple dans quelques années encore une fois je je reviens particulièrement sur le zan vous vous on ne peut pas dire cela parce que les élus dans nos territoires ce sont des gens responsables qu'ils connaissent particulièrement bien leur leur territoire, leur moyens de de se développer ou pas. Il y a des endroits où on peut le faire, des endroits où on peut ne pas le faire et je pense que les élus sont des gens responsables et leur imposer toujours ces décisions de Paris, c'est juste admissible.

Votre avis là-dessus Pauline de Brabander sur peut-être plus général l'environnement qui on a un peu ce sentiment un peu le sacrifier du de ces budgets d'austérité là. C'est pas qu'un sentiment hein. En terme budgétaire, c'est les lignes ne sont plus là en fait hein.

Il y a plus de financement même pour mettre en œuvre des des éléments qui viennent de la loi antigaspillage par exemple, bah il y a plus de lignes budgétaires. Donc on ne peut pas les appliquer. Enfin même au niveau local.

Donc de fait même cette loi, elle est aujourd'hui très très peu appliquée. Nous ce qu'on voit surtout c'est qu'on oppose constamment environnement et croissance économique. C'est ça le débat tout le temps et c'est un peu un problème.

On en est c'est exactement la même chose sur la partie fast fashion. On nous dit il faut garder des emplois mais en même temps il faut préserver l'environnement et en fait on a toujours cet arbitrage pour les emplois avant tout. Ben c'est l'objectif c'est quand même de se dire aussi ben est-ce qu'une croissance économique est viable sur notre planète à très très long terme ?

Les ressources sont quand même finies. Je veux dire sur la phase fashion il y a aussi cette question de croissance non stop qui ne fait que qu'augmenter. Ce n'est pas tenable et ce n'est pas durable.

On on doit réinventer les modèles en fait. Ce modèle de croissance économique nonstop, elle elle n'est plus viable et au contraire, il faut penser à remettre des emploi différemment. Justement, si si on reparle de la mode, on va essayer de positiver.

Il y a des marques françaises qui font le choix de circuit court, de fabriquer en France quand c'est possible ou en Europe avec des matériaux naturels, bio ou parfois recyclés. Enfin bref, je vais pas refaire toute la liste. Est-ce qu'il y a un moyen de plus les soutenir ?

Voyez ce que ce que je veux dire parce que là on dit il faut interdire ce qui pollue le plus. Est-ce qu'on peut inverser la logique ? Je pense que toutes ces marques ont un principe très simple, c'est qu'elles ne pensent même pas à l'écologie, elle pense avant tout à la santé de nos enfants.

C'està-dire quand on se pose la question vis-à-vis des abeilles, vis-à-vis de la pollution dans nos villes, si on se dit est-ce que c'est pour contrôler l'écologie, bah peut y avoir une forme de dogmatisme. Si on se dit est-ce que c'est bon ou mauvais pour la santé de nos enfants, en fait tous les élus doivent être alignés. Deuxième point où il y a des marques en effet qui font des vrais efforts.

Je pourrais citer par exemple Promode. Promode qui s'est intégralement transformé pour avoir moins de collection, pour avoir des produits de meilleure qualité et ça fonctionne. Elle arrive à retrouver justement une vraie vigueur.

Il y a les consommateurs qui suivent. Exactement. Et l'expérience qui est mis en client, la proximité qui est mis avec chacun d'entre eux à recréer des ventes évidemment associé avec cette notion de durabilité qui peut exister.

Et je pourrais vous citer des nombreuses marques comme par exemple Royal Mire qui arrivent à faire des pulls qui sont garantis à vie. Donc on a un pull marin qui va pouvoir vivre des décennies et qu'on pourra transmettre. Et de ce fait, le big écologique de ce pull en fait est extrêmement faible parce que oui, bien sûr, il y a eu un besoin de laine qui a été construit, donc de COD consommé mais sur l'intégralité de sa vie en fait c'est peinuts.

Ouais. Le le pull garanti à vie en comparaison d'un d'un t-shirt qu'on va porter deux fois et qui va peut-être finir à la poubelle. Merci beaucoup.

Merci à à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur Public Sena. Voilà, c'est la fin de ce sens public. Je vous dis à demain 18h 22h.

N'oubliez pas sur le canal 8 de la TNT évidemment. Vous pouvez aussi retrouver nos débats sur publicsenna.fr, fr nous réécouter en podcast et noter que l'invité de la matinale ce sera Ma Brégon député ensemble pour la République des Haut de scène.

Belle soirée. [Musique]