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interviewÉric Zemmour· 22 janvier 2022 99 min

Éric Zemmour : Meeting de l’Union des droites à Cannes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs, elle est présidente du Mouvement Conservateur, merci d'accueillir madame Laurence Trochu ! Chers amis, vous savez qu'en Corse, il y a un festival de cinéma qui est moins connu que celui de Cannes, mais qui est le festival du film politique. Et en 2018, un sondage un petit peu décalé indiquait que 74% des Français considéraient que les hommes politiques étaient en fait des acteurs.

Et ils se disaient aussi, qu'Emmanuel Macron était le meilleur des acteurs. Mais cette politique, nous n'en voulons plus ! Alors ce soir, vous le savez, Éric Zemmour n'est pas là pour jouer un personnage, ni pour donner le change à qui que ce soit.

Il s'est engagé, pour sauver la France de la liquidation. Et pour cela, il fait à nouveau respirer l'engagement politique de ces deux poumons : la réflexion et l'action. Parce que les politiciens ne côtoient plus les idées, ils n'ont plus de vision.

Ils n'ont que des catalogues. Des catalogues et un slogan : le rassemblement. Un rassemblement sur la base du consensus le plus large possible.

Pour ne pas cliver, pour ne pas froisser, pour ne pas stigmatiser. Ce rassemblement de l'extrême-centre qui, de lâchetés en renoncements, a abandonné les Français. Alors forcément, quand Éric Zemmour propose une droite qui ne se contente pas d'être une non-gauche, il dérange, il bouscule ce petit théatre politique bien rôdé qui nous avait laissé orphelin.

Orphelin d'une droite en crise d'identité. Chers amis, avec Éric Zemmour nous avons le choix. Celui de mettre en œuvre une vraie politique d'enracinement, dans notre civilisation, d'attachement à la nation, et de transmission de notre identité. c'est sur ce socle clair, qui n'a peur ni de la réalité, ni des mots pour la décrire, ni des solutions puissantes, que se construit en ce moment même, sous nos yeux, ici, à Cannes, l'union des droites !

Une union des droites qui n'est pas un assemblage disparate, mais bien au contraire, une harmonie de points de vue et une vision pour la France qui créent l'unité, qui suscitent l'adhésion et qui réveillent les énergies ! Nous le savons, Cannes est le berceau d'une nouvelle énergie portée par votre maire, un homme qui aime la France, passionnément, résolument, viscéralement. Un espoir est donc né à Cannes.

Mais maintenant cet espoir doit vivre partout en France. Comme l'aurait dit le Général de Gaulle : « Quoi qu'il arrive, la flamme de l'espérance ne doit plus s'éteindre, ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra jamais. » Aujourd'hui, l'homme qui porte haut ce flambeau, qui allume l'espérance dans nos villes et dans nos villages, c'est Éric Zemmour !

Il est député du Loir-et-Cher, ancien numéro deux des Républicains, vice-président de Reconquête et porte-parole d'Éric Zemmour, merci d'accueillir monsieur Guillaume Peltier ! Mes chers amis, Quelle joie, quelle fierté, quelle émotion que de vous voir ici si nombreux. Vous êtes grands, vous êtes beaux, vous êtes fiers, vous êtes forts ! vous êtes la droite ! vous êtes la France !

Avec toutes les personalités ici rassemblées, avec l'irremplaçable Sarah, je vous demande une ovation pour le futur Président de la République : monsieur Éric Zemmour ! Rendez-vous compte, pendant 40 ans : la vieille gauche et la fausse droite nous ont empêché de nous parler. Allant même jusqu'à nous diviser nous-mêmes.

Vous avez cru en Le Pen, vous avez cru en Sarkozy, vous avez cru en Chirac, en Séguin, en Pasqua, en Villiers, et aujourd'hui, grâce à un homme, nous ensemble dans la grande maison commune ! J'ai été le numéro 2 des Républicains, je lance un appel solennel à tous les électeurs des Républicains : pour rejoindre le grand mouvement de la droite populaire, pour rejoindre Éric Zemmour ! <i>Rejoignez-nous !

Rejoignez-nous !</i> Mes chers amis, parfois, dans les 80 jours qui nous séparent du premier tour, nous aurons quelques doutes, mais nous ne devrons jamais oublier qu'autour d'Éric Zemmour, avec Éric Zemmour, résonnent les profondeurs du peuple Français ! La France est un miracle.

Rappelez vous : le 15 avril 2019, nous sommes en début de soirée, soudain, Notre-Dame de Paris s'embrase, le deuil, la colère… la cendre qui nous recouvre, l'incroyable sidération d'un traumatisme national devenu mondial… pourquoi ? parce que nous avions peur de perdre en quelques minutes ce que nos pères et nos grand-pères avaient mis près de 1000 ans à bâtir. Et soudain, les pompiers valeureux qui s'avancent et qui parviennent à circonscrire le feu redoutable.

La tunique de Saint-Louis, la couronne d'épines sauvées ! Notre-Dame de Paris qui redevient Notre-Dame de France ! Il est là, le miracle français : c'est lorsque tout semble perdu que tout renaît.

Alors, et j'en conclurai par là : n'oublions jamais les doux, les grands, les beaux mots de Cyrano de Savinien de Bergerac, qui depuis plus de 100 ans, sur toutes les scènes de France, d'Europe et du Monde, nous le rappelle : «<i> calculer, avoir peur, être blême, préférer faire une visite qu'un poême,</i> <i>Non merci !</i> <i>S'aller faire nommer pape par les conciles, Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?</i> <i>Non merci !</i> <i>Mais chanter, rêver, rire, pleurer, être libre, Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre !</i> » Il est là, le miracle Français !

Il est là, le panache ! Elle est là, l'audace ! Il est là, Éric Zemmour !

Vive la République, et vive la France ! Il est député européen, ancien président du groupe RN au parlement européen, vice-président de Reconquête, et porte-parole d'Éric Zemmour, merci d'accueillir Jérôme Rivière. Bonsoir à tous, Cannes, les Alpes-Maritimes, c'est là que sont enterrés mes parents, c'est là que j'ai élevé mes enfants, c'est chez moi, et je sais qu'avec Éric, on peut crier enfin : « On est chez nous ! » <i>On est chez nous !

On est chez nous !</i> Mon cher Éric, ce cri de ralliement c'est le cri que l'on entend bien souvent dans les meetings du RN. Et tu le sais, vous le savez, jusqu'à il y a quelques jours j'étais le patron de la délégation des députés du Rassemblement National au parlement européen.

Avec toi cher Gilbert. Nous étions là bas et nous menions un combat sérieux, un combat pour la France. Mais j'ai choisi, il y a quelques jours, de rejoindre la campagne d'Éric Zemmour.

Et je voulais en quelques mots vous expliquer les raisons de ce choix. Ce choix que j'ai fait avec enthousiasme et gravité. Enthousiasme parce que, de meeting en meeting, en regardant la foule qui se presse, en voyant les gens encore dehors, à attendre de pouvoir participer à cet évènement, je vois bien que la candidature d'Éric est portée par quelque chose d'autre qu'une simple volonté politique.

Il est le seul, aujourd'hui, à poser les vraies questions, il est le seul à porter les vraies solutions. C'est cet enthousiasme, et c'est vous qui m'avez convaincu les premiers de rejoindre Éric Zemmour. Je vous disais « enthousiasme et gravité » : gravité parce qu'il n'est pas simple de quitter un poste, bien au chaud, j'aurais pu, comme bien d'autres, attendre en espérant, faisant des petits calculs politiciens… Mais la réalité est qu'Éric pose la seule question qui vaille : il dit aux Français qu'il faut dire la vérité sur <i>où</i> nous sommes, et <i>qui</i> nous sommes, c'est cette élection présidentielle qui doit nous permettre d'y répondre.

Je pense que les solutions que tu proposes, Éric, le constat que tu fais, l'immense passion que tu suscites, c'est parce que tu acceptes de dire les choses, et tu dis les choses avec clarté. Oui, il y a un Grand Remplacement. Oui, il faut lutter contre ce Grand Remplacement.

Oui, ce Grand Remplacement conduit au Grand Déclassement de la France. Je voudrais simplement dire à tous mes électeurs, à tous les militants du RN : aujourd'hui nous n'avons pas le choix, Vous avez d'un côté… mais la question ne se pose même pas, Valérie Pécresse, qui n'a aucune envie d'être la candidate de la droite. Valérie Pécresse est celle qui ne veut pas.

Elle ne veut pas. Elle ne veut pas de nous, de ceux du RN. Elle préfère ses amis gauchistes.

Et de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen. Et Marine Le Pen, je lui suis gré d'avoir tenu le camp national, pendant longtemps, seule, elle a tenu ce drapeau, seule, elle a incarné un combat. Éric était écrivain, je l'ai suivi comme journaliste, comme écrivain, comme ami, et il a fait ce choix invraisemblable, ce choix d'un courage immense, parce qu'il a abandonné son confort, de se lancer dans cette élection.

Et ce jour-là j'ai compris que Marine Le Pen était celle qui ne pouvait pas être présidente de la République. Pour autant, devons-nous renoncer à notre rêve de France ? Non.

Et donc j'appelle tous ces militants, tous ces électeurs du RN, à ne pas voter pour celle qui ne <i>veut</i> pas, c'est facile ; à se dire que nous avons beaucoup de respect pour celle qui ne <i>peut</i> pas. Mais aujourd'hui nous voulons et nous devons pouvoir. C'est cette union des droites, cette union du peuple de droite, que tu portes cher Éric, pour lequel nous nous rassemblons ce soir.

Merci. Mesdames et messieurs, il est ancien ministre, ancien Président du Conseil général de Vendée, créateur du « Vendée Globe », monsieur Philippe de Villiers ! Qui a dit : « Éric Zemmour est un homme seul » ?

Bonjour la belle « solitude » ! Le sursaut du peuple français… on est bien ici ! Vous savez que 1000 personnes nous attendent dehors, elles n'ont pas pu entrer. 1000 personnes !

Et des milliers et des milliers déjà sur Youtube. C'est un soulèvement. Un évènement, un avènement !

Quelque chose se passe ! On est bien ici, c'est vrai que vous êtes beaux ! Vous êtes hâlé par le soleil de l'orient, de la France du Levant, qui vient brûler vos tempes et mettre du sang chaud dans vos veines !

Je viens vous dire une confidence, puisqu'on est entre nous : que la mer soit grise, celle d'où je viens, l'océan, ou qu'elle soit bleu profond, la votre, la Méditerranée, nous sentons tous qu'une vague se forme. Chers amis, nous sommes à marée montante ! Entendez vous la marée montante, de nos colères, de nos indignations, de nos espérances !

Nous sommes pris par les mêmes vertiges, au dessus du vide, parce que nous avons tous peur que la France disparaisse. Nous la voyons qui se désagrège, La France peut mourir ! C'est peut-être l'ultime chance, chers amis !

Alors, nous observons… la menace extérieure de l'invasion, la menace intérieure de la décomposition. C'est pourquoi vous êtes là si nombreux ! Heureusement, un homme s'est levé : Éric Zemmour. <i>Zemmour président !

Zemmour président !</i> Cet homme a une parole qui est criante de vérité. C'est pourquoi vous êtes là cette après-midi : c'est à dire qu'il a compris, lui, que le temps n'est plus à la réforme, à la quincaillerie, à la politique… le temps est à la survie !

Il est le seul qui parle de civilisation. C'est un homme lucide, les autres sont translucides ! Il porte l'espérance française.

Ensemble avec Éric Zemmour, nous allons stopper l'invasion ! Nous allons stopper la colonisation ! Nous allons sortir la France de la névrose, de la honte !

Nous allons rendre aux Français la fierté d'être Français ! Et s'il est vrai, cher Éric, qu'une nation, c'est un lien amoureux, comme nous le disons souvent ensemble, alors nous allons refaire ensemble du peuple Français, <i>tu</i> vas refaire du peuple Français, un peuple amoureux ! Chers amis, c'est un honneur pour moi d'accomplir une mission inattendue : je vais vous présenter le nouvel arrivant, un demandeur d'asile.

Avec Éric Zemmour, Reconquête, nous sommes pour les frontières, sauf pour Reconquête ! Et donc nous accueillons tous les franchisseurs de Rubicon, légaux et illégaux qui viennent vers nous : c'est l'accueil de l'autre ! Au nouvel arrivant, nous donnerons des papiers… une carte de séjour de Reconquête !

Je vous demande de faire l'accueil qu'il mérite, à quelqu'un qui a été le seul député du Front National élu deux fois de suite ! Qui est une figure de la vie politique française, qui est un homme de talent, de panache et aussi d'élégance, l'élégance du verbe, l'élégance du cœur, la passion de la France ! Oui, c'est un honneur pour moi, merci Éric de m'avoir confié cette mission, d'accueillir avec nous celui qui fait trembler les murs de tous les médias de France, Bienvenue à Gilbert Collard !

Mesdames et messieurs, il est député européen, réélu deux fois, merci d'accueillir l'avocat le plus célèbre de France, monsieur Gilbert Collard ! Franchement, être annoncé par Philippe de Villiers, c'est royal. Je suis bien, au milieu de cette force de résistance dont la France a tant besoin, et qui se regroupe aujourd'hui, avec quasiment 1000 personnes qui attendent encore dehors, derrière Éric Zemmour.

N'applaudissez pas trop, parce que j'ai peu de temps, et si vous applaudissez trop, je ne pourrai rien dire ! Je voulais d'abord vous rassurer sur mon état de santé. Je n'ai pas, contrairement à ce que disent mes anciens amis du RN, de l'aigreur.

J'ai l'estomac politique qui fonctionne bien. Je n'ai pas non plus de calculs rénaux dans le rein politique. Et je n'ai pas, enfin, de surcharge de l'égo, comme un ancien ami a cru bon de le dire, ma surcharge, hélas ! ma femme me le dit souvent, n'est que pondérale… et je le regrette !

Je vous interdis d'applaudir ! À la rigueur vous pouvez siffler. Je vais bien.

Mais la France, elle, va très mal. Elle est, aujourd'hui, sous le règne de l' « illustre emmerdeur » La septième puissance : quelle dégringolade ! À part ça, l'économie se porte bien… très bien, jamais aussi endettée ! dans toute l'histoire de notre économie.

La septième compagnie qui nous gouverne, et on est en septième position ! Qui dit mieux ? Alors évidemment qu'on me pose - tout à l'heure un caméraman, ou un journaliste, me disait, avec une originalité extraordinaire : « Pourquoi rejoignez-vous monsieur Zemmour ? » évidemment j'allais lui dire : « parce qu'il m'emmerde, parce que je ne l'aime pas, parce que je ne veux pas le voir, parce que c'est un imbécile, parce qu'on est pas bien avec lui… » Bon, alors je vais vous dire pourquoi je le rejoins, mais avant !

Je tiens à dire, très clairement, que je n'ai strictement rien, contre Marine Le Pen et je ne dirai jamais rien contre elle. Que je n'ai rien contre les amitiés du Rassemblement National, qui demeurent mes amis d'aujourd'hui, qu'ils le veuillent ou non, car, comme disait Taillerand : « Ne se fâche pas avec moi qui veut ! » D'autant plus que beaucoup, qui aujourd'hui critiquent, peut-être demain taperont à la porte et Marine, peut-être, la première.

Qui sait ? Alors, je suis là au nom de l'amitié, de la camaraderie, et aussi, il faut le confier, de l'amour partagé, non pas de Sarah mais de l'Histoire. … C'est une autre histoire !

Je rejoins Éric Zemmour aujourd'hui. Pour une raison fondamentale, que nous devons tous comprendre parce qu'elle est la clef d'une explication… <i>(je suis à 5 minutes… il m'a fait signe là bas… </i> <i>il me reste 1 minute, comment je vais faire !)</i> … parce qu'Éric est porteur, dans ces temps troubles, dans ces temps difficiles, dans ces temps de dépression idéologique, de la <i>Virtus</i>, c'est à dire de la vitalité historique, c'est à dire du courage, c'est à dire de la capacité à scier la langue de bois en copeau ! et c'est aujourd'hui l'essentiel vital.

Il me donne un espoir réel. Je croyais que tout était foutu, que l'on entrait dans une dépression définitive, et j'ai entendu le rythme de ce qu'il dit ! la force de ce qu'il dit.

Et j'ai compris qu'on pouvait, quelque part, ressuciter les idéaux de nos combats, que tout n'était pas perdu ! que tout n'était pas foutu ! et j'y crois !

Merci Éric d'avoir redonné la parole à la politique ! Merci d'avoir rendu incorrect le politiquement correct. Ça, c'est fascinant !

Merci d'avoir soulevé, de tes mains fines d'intellectuel, la soupière de la vieille soupe, des connivences, des compromissions, des rencontres partouzeuses entre partis renégats ! qui, pour avoir un peu de louche de soupe aux lentilles, se compromettent et rampent vers le pouvoir dégueulasse qui ruine la France ! Je les déteste !

Et merci enfin d'avoir renversé le guéridon mondain de la bien-pensance ! Merci ! Merci enfin d'avoir brisé le mur mafieux des connivences, au nom de l'intérêt général.

Alors je vais conclure là dessus : Éric, ils te feront tout. J'ai connu ça. Sept ans de procès pour un tweet !

Avec, attention, une convocation chez un expert psychiatre qui s'occupe des transexuels ! J'ai failli y aller déguisé ! Mais un ami médecin m'a dit : « fais gaffe, ils n'ont pas le sens de l'humour, ils pourraient le prendre pour un syndrome grave. » Oui, sept ans !

Bon après j'ai été relaxé, ce qui m'a détendu. Ils te feront tout : procès en sorcellerie, sondages bidons, <i>(je vais essayer de dire l'essentiel en 1 minute)</i> <i>(c'est ce qu'on appelle « l'esprit de synthèse »)</i> <i>(mais c'est parce que les autres sont passés avant, les vaches !)</i> <i>(ils m'ont bouffé mon temps, notamment Philippe !)</i> <i>(qui est d'une indiscipline… monarchique !)</i> Je conclus vite : Je dis à celles et ceux qui attendent encore à la porte : elle est ouverte.

Et en y entrant, on entre dans la force du courage politique. Dans la force des mots qui disent le réel. Dans la force des mots qui disent la vérité.

Quand j'étais enfant, mon père originaire de Vitry-le-François, ville proche de Verdun, je jouais dans la maison familiale, elle n'était pas encore reconstruite, elle avait été détruite en 1870, reconstruite, détruite en 14, reconstruite, détruite en 40, on la reconstruisait. Et un jour, mon père, alors que mon grand-père avait le brevet de pilote n°102, mon père m'a dit : « Tu vois la France, c'est cette baraque, on la détruit et on la reconstruit. » Mais pour reconstruire la France, il faut des mains de travailleurs, il faut des mains de maçons, il faut des mains qui n'aient pas peur d'aller dans le plâtre, qui n'aient pas peur de se salir, qui n'aient pas peur de travailler, et ces mains, par la grâce de je-ne-sais-quelle providence, nous les avons !

Alors, vous qui êtes à l'extérieur, un homme vous tend les mains… Attrapez-les ! Parce que vous êtes la France qui tombe dans le puits, qui s'étouffe, qui va mal, et qui a besoin de ces mains pour sortir de la nuit du désespoir. Oui Éric, on est avec toi !

La France est avec toi ! Merci ! Mesdames et messieurs, il est votre candidat pour être le prochain Président de la République française, merci d'accueillir monsieur Éric Zemmour !

Merci, mes amis, merci ! Du fond du cœur ! Merci pour votre présence.

Votre joie et vos encouragements m’honorent, ils sont pour moi une source d’énergie permanente ! Merci beaucoup. Depuis ce matin, je sens votre ferveur, je sens votre amour, votre chaleur tellement méditerranéenne, et je me sens chez moi !

Je vous avoue, quel bonheur de rentrer à la maison ! Mes chers amis, ici présents, merci d’être venus à mes côtés. Merci Gilbert Collard, quelle fougue, quelle énergie, tu es fidèle à tout ce que j’ai toujours connu de toi, dans tes discours, bien sûr, mais aussi dans ton choix de nous rejoindre !

Fidèle à tes convictions, tu préfères ton pays à ton parti et je t’accueille les bras ouverts ! Merci à monsieur Jacques Peyrat, d’être venu ce soir, à la fois grand maire de Nice et grand avocat. Je me souviens quand j'étais jeune journaliste politique, j'allais le voir et on abandonnait très vite la campagne municipale, pour laquelle j'étais venu, et on discutait politique, histoire, littérature… Merci monsieur.

Merci à Philippe de Villiers, mon ami de toujours, toujours créatif, toujours aussi inspiré et, je vais vous faire une confidence, toujours drôle. Toujours avec un panache de mousquetaire. Toujours un panache à la de Charette.

Oui, merci. Quel plaisir de t’avoir avec nous ce soir ! Merci Jérôme Rivière, toi qui viens de nous rejoindre : tu quittes ton poste de président de groupe RN au Parlement européen pour rejoindre la Reconquête.

La Reconquête t’accueille avec bonheur, mon ami ! Merci ma chère Isabelle, je suis tellement heureux de te retrouver dans ce combat : ta compétence, ton professionnalisme, et tout simplement... ta présence m’avaient tellement manqué !

Merci Guillaume Peltier, d’être ici ce soir, je te remercie de tout ce que tu fais depuis ton arrivée, de ton travail, de ta bonne humeur et de tes idées à foison ! Merci mon Guillaume. Merci Laurence Trochu, Sébastien Pillard, Damien Rieu, Vijay Monany, Benjamin Cauchy, soyez remerciés !

Soyez les bienvenus mes amis ! Je suis heureux de vous voir ici, avec moi, avec nous, à Cannes ! Et Bonsoir, Cannes !

Bonsoir chère et si précieuse ville de Cannes ! Cannes qui signifie en ligure « la hauteur » et qui mérite si bien son nom. Cannes, une de ces villes bénies des Dieux qui profitent à la fois de la poésie de la mer et de la splendeur de la montagne, les deux plus beaux spectacles naturels au monde.

Cannes est un spectacle en soi, avec son patrimoine architectural, avec son marché si accueillant qui m’a reçu ce matin avec tant de chaleur, et sa Croisette si élégante. Cannes dont le maire, David Lisnard, est l’un des maires les mieux réélus de France, parce qu’il aime sa ville, et qu’elle le lui rend bien. Cannes, évidemment, célèbre dans le monde entier pour sa culture cinématographique unique pour son festival étincelant et sa Palme d’Or tant convoitée.

Cannes, voilà un magnifique endroit pour parler de la France aux Français. Comme tous les sympathisants de nos meetings, vous vous dites : « Pourvu qu’il nous fasse un beau discours ce soir, l’un de ceux qui restent dans les mémoires. » Je ne sais pas si mon discours sera beau, j’ignore si l’on s’en souviendra longtemps, mais je peux vous dire une chose : ce discours constitue un moment important dans notre campagne électorale.

Ici, ce soir à Cannes, l’histoire retiendra que s’est levée l’espérance française. Parce qu’aujourd’hui, nous allons parler de choses cruciales et parce que nous allons donner de l’espoir, beaucoup d'espoir. Nous allons parler de vous.

Nous allons parler de vos épreuves, de vos colères, de vos attentes et de votre fierté. Nous allons parler des conditions de notre victoire. Cela fait des mois, peut-être même des années, que vous m’entendez parler de l’union des droites, de l’union du peuple de droite.

Mais qu’est- ce que l’union des droites ? Mes amis, l’union des droites, c’est tout à la fois l’union des patriotes, l’union des Français qui se lèvent pour que la France reste la France ! Ce n’est pas un slogan de politicien, c’est l’union du peuple, c’est l’union de tous les Français qui aiment leur héritage, l’enracinement et la transmission, même s’ils ne se disent pas de droite.

Car la droite, quand elle est elle-même parle à tous les Français ! L’union des droites, c’est considérer que nous n’avons pas d’ennemis à droite. Non, les électeurs du Rassemblement National ne sont pas des parias.

Ils ont été longtemps, si longtemps, seuls à se battre pour la France et l’ont parfois payé très cher. Non, les électeurs de LR ne sont pas des traitres ! Ils ont été pris en otage par des politiciens centristes, comme aujourd’hui, par Valérie Pécresse qui est allée se soumettre à Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde.

Dans cette salle, vous êtes nombreux du RN, des cadres, des militants, des électeurs. Je veux que nous vous applaudissions ! Vous êtes nombreux aussi à venir de LR.

On vous applaudit aussi ! Et vous êtes tous les bienvenus, mes amis, la Reconquête est votre maison commune ! L’union des droites, c’est le refus du piège de la gauche.

Car c’est la gauche, et plus précisément François Mitterrand, qui nous a enfermés dans cette impasse. Je vais vous expliquer comment. Dans les années 1980, Mitterrand s’aperçoit qu’il est politiquement en danger : la droite devient majoritaire dans tout le pays et si elle était unie, Mitterrand était perdu. […] Les autres se contentent de combattre Emmanuel Macron.

Moi, je fais mieux, plus efficace et plus utile pour notre avenir : je combats Macron et je combats <i>aussi</i> les idées qui le dominent. Alors, l’union des droites, c’est l’appel que je lance ici, dans les Alpes-Maritimes, berceau historique de toutes les droites françaises : Vous qui avez cru en Le Pen, Pasqua, Seguin, Villiers, Sarkozy, Fillon, Vous qui êtes patriotes, indépendants, républicains, Vous qui étiez hier face à face, vous êtes ce soir côte à côte, Oui mes amis, vous êtes ici côte à côte. Guillaume Peltier, ancien numéro 2 des Républicains, Gilbert Collard, notre nouveau président d’honneur, et Jérôme Rivière, ancien Président des députés européens du RN, À vous tous, électeurs de toutes les droites françaises, À tous ceux qui ne votaient plus, qui n’y croyaient plus, Je lance cet appel grave, ici mes amis, au Palais des Victoires, qui ne peut pas porter mieux son nom !

Je lance l’Appel des Victoires, solennel et joyeux : unissons nos forces ! <i>Zemmour président ! Zemmour président !</i> L’Appel des Victoires, c’est l’appel à abolir ce fameux et funeste cordon sanitaire.

Supprimons entre nous les frontières virtuelles ! Nous sommes d’accord sur l’essentiel : à vous, électeurs du Front national qui n’en pouvez plus de perdre, à vous, électeurs des Républicains qui n’en pouvez plus de voir vos dirigeants trahir vos idées, unissons nos forces ! Et à tous les abstentionnistes, nous disons : pour une fois, abstenez-vous de vous abstenir.

Cette fois, c'est la bonne. Oui, vous avez raison d’être amers. Oui, vous avez raison d’être en colère. vous avez raison de vous méfier des politiciens, et je vous comprends parce que je suis comme vous, scandalisé par ce que deviennent nos suffrages, mais cette fois, c’est la bonne.

Pour redevenir citoyens, pour redevenir français, influents, décisifs, c’est maintenant ou jamais ! Nous avons besoin de vous. De votre liberté.

De votre responsabilité. La reconquête de la France par les Français ne se fera pas sans vous. Abstentionnistes, nous avons besoin de votre fierté, et même de votre orgueil, de votre insolence et de votre irrespect !

Nous avons besoin de votre capacité à dire non à l’idéologie, au mensonge, au système ! Depuis trente ans j’écoute autour de moi. J’entends toujours le même murmure qui vient à mes oreilles.

Le murmure de ceux qui se lamentent : « qu’est-ce qu’on est déçus ! », « Ah monsieur Zemmour, qu’est-ce qu’on est déçus. » Et ce sont les mêmes qui revotent pour les mêmes, et qui redisent : « qu’est-ce qu’on est déçus » !

Et bien avec moi, c’en est fini de cette phrase, s'en est finit de « qu’est-ce qu’on est déçus ! » On ne l’entendra plus cette phrase : « qu’est-ce qu’on est déçus ! » Vous venez du Rassemblement National, vous venez des Républicains, vous ne votiez plus depuis longtemps, vous votez pour la première fois, vous êtes déjà à la retraite, vous avez 20 ans, vous êtes artisan, vous êtes avocate, vous êtes policier, vous êtes infirmière, vous êtes professeur, vous êtes ingénieur, vous êtes si différents et pourtant si semblables !

Mes amis, tant de choses nous rassemblent. Nous avons tant de combats à mener ensemble. Nous qui venons d’horizons différents, nous partageons tant de choses.

Vous êtes la France qui n’a jamais la parole. Cela fait des années que vous attendiez. Vous avez fait le dos rond.

Vous avez serré les dents. Vous avez été courageux, patients. Vous n’avez pas fait grève.

Vous n’avez pas cassé les vitrines. Vous n’avez pas bloqué le pays. Vous attendez dignement.

Et qu’attendez-vous ? Vous attendez ENFIN la justice. La justice dans votre quotidien.

Vous attendez la justice sociale, mais pas celle de la gauche, qui consiste à vous prendre vos économies pour les donner à quelqu’un qui travaille moins ou qui vient d’arriver en France, oui, vous attendez la vraie justice sociale, celle qui vous permettrait de vivre de votre travail et même de vous enrichir si vous êtes travailleur, talentueux, volontaire. La justice parce que vous croyez au mérite. La justice parce que vous n’en pouvez plus du laxisme judiciaire avec la racaille subventionnée et dorlotée.

La justice avec un État juste, qui cesse enfin d’être fort avec les faibles et faible avec les forts. Vous voulez la véritable justice sociale, et vous avez raison, parce que depuis si longtemps, le travail ne paie plus. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus d’écart entre les revenus du travail et ceux de l’assistanat.

Ce n’est pas juste ! Je vais vous raconter une histoire : celle de Fabien, que j’ai rencontré il y a quelques semaines lors de mon tour de France. Fabien a deux enfants, il est ouvrier agricole et il gagne un peu plus que le SMIC.

Tous les matins, il se lève tôt. Il travaille, il aime son travail et pour rien au monde, il ne serait resté chez lui à ne rien faire. Mais après vingt ans d’efforts, il commence à douter.

Pourquoi ? Parce que, depuis quelques mois, chaque matin, à son départ, son voisin de palier ouvre sa porte et le nargue : « t’en as pas marre d’aller bosser alors que tu pourrais comme moi, rester chez toi regarder la télé et gagner autant ? » La vérité, Fabien me l’a racontée, au nom de millions de Français, au nom de millions de travailleurs, d’artisans, de commerçants, de restaurateurs, de bouchers, de boulangers : son voisin touche le RSA et, à la fin du mois, Fabien n’a pas beaucoup plus ; entre le coût de sa voiture - près de 600 euros avec l’amortissement, l’assurance, l’entretien et le carburant -, ou encore les frais de nourrice pour son dernier, son reste à vivre dépasse à peine le RSA.

Mes amis Jacline Mouraud et Guillaume Peltier savent pertinemment que dans la France des oubliés, la colère des vrais « gilets jaunes », ceux du 17 novembre 2018, est née de ces injustices là. Je mettrai fin à cette folie ! Il est temps que les milieux de cordée ne soient plus les premiers de corvée.

Assez de cette France où les soi-disant défenseurs de pauvres les condamnent à crever de faim parce qu’il faut aussi nourrir les pauvres de tous les autres pays du monde ! Vous pensez que les politiciens ont tout essayé ? Détrompez-vous !

Ils ont fait tout l’inverse. Depuis tant d’années, l’État a fait exploser ses dépenses, il a ouvert le modèle social de la France au monde entier, et pour le financer qu’a-t-il fait ? Il a augmenté vos taxes, vos impôts, il s’est endetté comme jamais, il a abaissé les salaires des travailleurs.

Quoi qu’il <i>vous</i> en coûte ! C’est ça, parait-il, la justice. La conséquence de cette folie, je l’ai dit, je vous le répète : les salaires nets sont, en France, trop bas pour celui qui travaille et les salaires bruts sont trop hauts pour le patron.

Je vais réduire les dépenses d’immigration et d’assistanat. Avec ces économies, je vais baisser les taxes, les charges et les impôts. Sur votre fiche de paie, je diminuerai la CSG et j’augmenterai ainsi le salaire net de ceux qui travaillent.

Cela fera 105 euros de plus par mois pour nos travailleurs ! C’est un treizième mois chaque année ! Puisque nous nous attaquons aux injustices, je veux en aborder une que vous connaissez bien.

Il est une colère qui gronde dans les profondeurs de la France, une colère que j’entends presque chaque jour. Vous m’en parlez quand on se voit, vous me l’écrivez dans vos lettres. Votre colère, c’est le scandale de la fraude sociale.

Que c’est injuste, quand vous dépensez tant chaque mois pour financer nos dépenses sociales ! Avec près de 800 milliards d’euros, la France détient le record mondial de la dépense sociale en proportion de la richesse nationale ! Mais savez-vous que le montant des fraudes sociales est évalué jusqu‘à 40 milliards d’euros par an ?

C’est ce que rapporte l’impôt sur les sociétés ! C’est plus de la moitié de ce que rapporte l’impôt sur le revenu ! Je vais vous livrer quelques exemples les plus scandaleux de cette ruine organisée du contribuable français : Savez-vous que deux couples de Roumains ont réussi à déclarer 1 200 grossesses ?

Savez-vous qu’il y a 3 millions de bénéficiaires fantômes de l’assurance maladie ? Savez-vous que lors d’un récent contrôle des retraités vivant en Algérie, 40% des pensionnés étaient en fait déjà morts ? Plus grave encore, savez-vous que 20% des djihadistes français, partis en Syrie ou en Irak, continuaient de percevoir les aides sociales ?

Savez-vous que Salim Benghalem, l’un des cerveaux présumés des attentats de l’Hypercasher et de Charlie Hebdo, a continué à bénéficier du versement d’allocations familiales pendant des mois après son départ en Syrie pour un montant supérieur à 12 000€ ? Savez-vous qu’Ismaël Mostefai, l’un des tueurs du Bataclan, percevait 290 € par mois alors qu’il commettait des actes barbares de décapitation ? La liste est longue, mes amis, mais nous en avons déjà trop entendu !

Et si, enfin, nous mettions fin à ce scandale d’État ? Et si enfin, nous traquions la fraude sociale plutôt que d’augmenter toujours plus vos impôts ? Et si enfin, nous stoppions l’immigration et l’assistanat ?

Président, je m’engage à créer la brigade nationale de lutte anti-fraudes : sur le modèle de ce qui fut créé ici dans les Alpes-Maritimes en 2011, par Eric Ciotti et qui a permis de recouvrer près de 15 millions d’euros, rien que pour une année et dans un seul département. Président, je m’engage à suspendre les aides sociales pour tout fraudeur social récidiviste. Président, je m’engage à créer la première carte nationale biométrique, à empreinte digitale, comme au Portugal, ce qu'a refusé la majorité LREM, alors que c'est le seul moyen de lutter contre toutes les fraudes à l'identité, aux allocations et aux prestations.

Mes chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français ne sera plus confisqué ni détourné par les fraudeurs sociaux et les profiteurs. L’argent public, ça n’existe pas ! L’argent public, c’est celui qu’on vous prend !

L’argent magique, l’argent gratuit, l’argent théorique, ça n’existe pas ! Il n’y a qu’un seul argent : le vôtre ! Chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français sera rendu enfin aux honnêtes travailleurs, aux honnêtes entrepreneurs, aux honnêtes retraités, aux honnêtes citoyens.

La richesse sera rendue à ceux qui l’ont créée : vous. L’injustice, mes amis, je l’ai dit et je le répète c’est d’avoir un État si fort avec les honnêtes gens et si faible avec la racaille. Vous, ici qui travaillez si dur, vous êtes hôtelier, vous êtes serveur, vous êtes restaurateur, parfumeur, vous êtes artisan, agriculteur, et vous vous posez cette question tous les jours : pourquoi l’Etat nous traite-t-il comme des délinquants ?

On ne vous laisse pas conduire, on ne vous laisse pas travailler, on ne nous laisse pas embaucher, tous les ans on vous invente de nouvelles normes, qui vous coûtent de plus en plus cher à mettre en œuvre chaque année. On vous tue ainsi à petit feu. Et puis ces normes, il faut bien les contrôler, donc l’administration vous envoie des contrôleurs qui viennent contrôler que vous faites bien votre métier.

Mais il faudrait leur expliquer à ces chers contrôleurs, que les meilleurs juges de votre travail, ce sont vos clients. Alors quand vous ouvrez une entreprise, il arrive qu’au bout de quelques mois à peine, on vous envoie l’inspection du travail, qui vient compter les heures de vos salariés, qui vient vous dire si tel ou tel appareil est aux normes, qui vient vous déranger pour un oui ou pour non. Quand vous créez une entreprise, je veux que vous puissiez embaucher sans être tout de suite ponctionnés : j’exonérerai de charges sociales vos deux premières embauches !

Cela vous laissera le temps de construire votre entreprise et de devenir plus forts ! Ensuite, il y a le fisc. Rien que le mot vous glace le sang !

La multiplicité des réformes, l’empilement des réglementations et des lois, la vitesse à laquelle changent toutes les règles du jeu, tout cela produit une complexité administrative et oblige le moindre commerçant à tout à la fois comptable, fiscaliste, avocat, et pourquoi pas huissier ? Laissons les commerçants être commerçants ! Je les connais, je les écoute et je les aime.

Les entreprises, les indépendants, et même les salariés demandent la même chose : plus de simplicité, plus de lisibilité et surtout plus de sécurité en matière fiscale. Il est évidemment crucial d’avoir une administration fiscale forte, mais si elle fait la chasse aux contribuables, si elle se lance dans la traque de ceux qui travaillent, de ceux qui payent pour les autres, sans rien dire, sans broncher, ce n’est plus une administration fiscale, c’est une bureaucratie soviétique. Nous demandons la fin de la tyrannie de Bercy !

Quand le fisc vient passer des semaines dans votre magasin, dans votre restaurant, dans votre atelier, dans votre hôtel, dans vos ventes, il est là, à vérifier vos dépenses, vos encaissements, et même les pourboires de vos collaborateurs, quand l’inspecteur vous prend tout ce temps précieux, vous ne servez pas vos clients, vous ne recrutez pas, vous ne prospectez pas, vous ne préparez pas vos devis mais vous répondez aux courriers de l’administration. Je veux que le fisc aille davantage voir du côté des caïds de banlieues, dans les supermarchés de la drogue. Croyez-moi, je leur donnerai du travail !

On verra comment le droit du travail est respecté là-bas ! Pour les caïds, pas de TVA, pas de charges, pas d’Urssaf, pas de CSG, pas d’impôts et avec un peu de chances, ils peuvent même toucher le RSA ! Certains reçoivent même les APL et les allocations familiales !

Jusqu’à quand allons-nous supporter d’être les dindons de cette farce ? Je veux que l’administration fiscale cesse d’être l’ennemi du contribuable. Je veux que les Français retrouvent une relation apaisée avec cette administration, qu’elle soit là pour les accompagner avant de sévir, pour leur expliquer avant de les punir.

La justice, mes chers amis, c’est enfin la fin du laxisme de nos juges. Parce que nous voulons la sécurité, pour nous, pour nos femmes, pour nos enfants. Parce que nous voulons enfin LA PAIX !

Ici, à Cannes, vous vivez dans une ville relativement paisible et préservée. Longtemps, vous vous êtes crus épargnés par l’ensauvagement de la France. Et puis, vous avez connu l’enfer de l’été 2020.

Cet été, si particulier où les banlieues françaises n’ont pas pu aller en vacances dans leur pays d’origine. Cet été si particulier où vous avez découvert ce qu’était la vie quotidienne de vos compatriotes dans des villes moins chanceuses. Ce fut l’été du vivre-ensemble.

Je ne veux pas que Cannes soit à son tour ensauvagée. Pour votre ville, comme pour toutes les autres, je supprimerai la loi SRU, cette loi qui impose aux villes et aux villages de France de disposer d’au moins 25 % de logements sociaux, alors que le logement social est devenu progressivement le logement de l’immigration. Si on ne l’abroge pas, cette loi transformera peu à peu toute la France en cité.

Non, je ne veux pas de Trappes à la campagne ! Non je ne veux pas de kebab dans tous les villages de France ! Dans les cités, comme ailleurs, nous n’en pouvons plus d’avoir peur.

Nous n’en pouvons plus de conseiller à nos filles de cacher leur téléphone portable. Nous n’en pouvons plus de guetter l’arrivée de nos enfants quand ils prennent les transports en communs. Vous n’en pouvez plus d’être anxieux pour votre grand-mère qui s’est déjà fait arracher son sac.

Je n’en peux plus d’entendre vos témoignages désespérés. L’autre jour, à Saint-Quentin, un homme m’a dit : « Monsieur Zemmour, on voudrait se faire justice nous-mêmes ». Ce n’est plus possible.

Nous voulons un État qui fasse respecter la justice ! Nous voulons un État qui fasse respecter sa loi ! Nous voulons une police qui ne recule plus !

La police ne doit plus être intimidée par la racaille. La racaille ne doit plus terroriser l’honnête homme. Pour cela j’introduirai dans notre droit la notion de « défense excusable ».

Avec cette nouvelle protection juridique, les commerçants braqués, les citoyens cambriolés et les policiers en danger auront enfin le droit de riposter aux voyous. Oui je choquera peut-être la France Insoumise et les bien-pensants ! Mais ainsi, la peur changera enfin de camp !

Et pour que la peur change enfin de camp, le voyou ne doit plus entrer dans un tribunal avec la certitude qu’il en ressortira libre. Le laxisme de notre justice terrifie tous nos concitoyens. Hier encore, je dînais avec des avocats, des policiers et des gendarmes.

Oui mes amis, je ne fais pas seulement l’union des droites, je fais aussi l’union des forces de l’ordre et des avocats ! Et croyez-moi, ce n’était pas gagné ! Leurs témoignages sont édifiants.

Un policier qui avait été attaqué par une bande à coups de tirs de mortiers, se retrouve au tribunal avec, évidemment, l’un de ses agresseurs. La présidente ne se guère du policier qui aurait pu perdre la vie. En revanche elle se retourne, compatissante, vers le voyou, et lui dit avec un air maternel : « mais enfin, jeune homme, vous vous rendez compte ? auriez pu quand même vous blesser ! ».

Comment avoir confiance dans un État qui ne punit plus les coupables ? Moi, je suis du côté des Français innocents ! J’introduirai des peines minimales à toutes les infractions.

Les fameuses « peines planchers ». C’était le cas dans notre code pénal avant 1994. Tous nos voisins le font : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Suisse.

Pourquoi devrions-nous toujours être les plus faibles ? Avec moi, les juges ne pourront plus donner des peines ridicules à des délinquants reconnus coupables, car ils auront un plancher à respecter ! Je mettrai un terme au scandale des remises de peine qui divisent presque toutes les peines par deux.

Si je suis élu Président de la République, les délinquants purgeront l’intégralité de leur peine, tout simplement. Je vais vous raconter une terrible histoire. C’est l’histoire de Natacha Mougel.

Elle a 29 ans. Elle est violée, puis tuée en 2010. Au moment du drame, on découvre que son assassin avait déjà été condamné 5 ans plus tôt... à 10 ans de prison.

Comment pouvons-nous tolérer ça ? Natacha Mougel, comme tant d’autres, était une Française innocente. Désormais, nous les protégerons !

La justice, c’est aussi faire respecter le droit de propriété. C’est un sujet majeur, mes amis. C’est un sujet dont les politiciens ne parlent presque jamais.

Moi je trouve que c’est un scandale, il faut en parler ! Avant-hier, à Paris, Jeanine, une femme de 59 ans, a tenté de s’immoler par le feu pour attirer l’attention d’Anne Hidalgo parce que son studio était squatté depuis des années. Oui, elle a tenté de s’immoler par le feu !

Elle attendait depuis des années, elle a tenté tous les recours, mais rien n’a changé. Je mettrai fin au scandale et à l’injustice des occupations illégales, des violations de domicile et des squats forcés. J’en ai assez que tant de Français voient leur maison, leur appartement, leur jardin, leur résidence secondaire, les locaux de leur entreprise confisqués par des voyous sans scrupule avec, en prime, le lâche soutien de l’État.

Oui, souvenez-vous de Garges-les-Gonesses, de Montpellier, de Toulouse, de Marseille, ou plus près d’ici encore, à Théoule-sur-Mer l’année dernière. Souvenez-vous de ces situations honteuses et désespérantes pour les Français honnêtes chassés de chez eux. Dans chaque département de France, chaque année, des centaines de Français, souvent vulnérables, souvent fragiles, toujours abandonnés et sans recours, assistent, impuissants, au vol de leur bien, au viol de leur dignité.

J’y mettrai fin en créant un vrai délit pénal d’occupation du bien d’autrui ! J’imposerai l’expulsion immédiate des squatteurs, sans passer par les tribunaux, et j’obligerai les préfets à utiliser le recours à la force publique pour défendre ce droit fondamental qu’est le droit de propriété ! <i>On est chez nous !

On est chez nous !</i> Je renforcerai le pouvoir des maires contre les occupations illégales de terrains publics par les gens du voyage. Pour cela, je doublerai les amendes, j’imposerai la saisie des véhicules des délinquants.

Et j’exigerai le recours automatique à la force publique dans les 72h. C’est Blaise Pascal qui nous rappelle l’essentiel quand il nous dit : «La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. » C'est bien d'applaudir Blaise Pascal, ça lui aurait fait plaisir !

Je vais vous annoncer une autre réforme importante ce soir, mes amis : Je rétablirai la perpétuité réelle ! Car aujourd'hui, la perpétuité réelle qu'on nous avait promise, pourtant, en 1981, n'existe pas et les criminels condamnés à perpétuité peuvent avoir des remises de peine dès 18 ans de prison. Je vous le dis, certains crimes méritent la prison à vie.

Comment imaginer que Sallah Abdeslam, un des terroristes du Bataclan, complice du massacre de 138 de nos enfants, puisse sortir un jour de prison ? Mes chers amis, certains me demandent pourquoi je suis si dur. Certains me le reprochent.

J’ai passé, cet après-midi, un moment avec Patrick Jardin à Nice. Certains d’entre vous le connaissent peut-être. Patrick a perdu sa fille, Nathalie, le soir du Bataclan.

Les djihadistes ont arraché à un père la prunelle de ses yeux. Patrick Jardin nous fait l’honneur d’être avec nous ce soir, je vous demande de l’applaudir ! J’ai parcouru avec lui, cet après-midi la promenade des Anglais, là où d’autres victimes nous rappellent un autre massacre, que nous n’avons pas le droit non plus d’oublier.

Nous n’avons plus le droit de rester les bras croisés. Nous n'avons plus le droit de nous contenter de bougies et de nounours. Vous comprenez pourquoi je suis si dur, car vous aussi vous vous êtes endurcis. <i>La justice !

La justice !</i> Nous voulons honorer la mort de nos victimes et nous voulons aussi qu’il n’y ait plus de massacres. Ici, dans les Alpes-Maritimes, vous avez été frappés par le djihad, vous en assez d’avoir peur.

Moi aussi, j’en ai assez. Ce sera la fin du laxisme judiciaire ! Ce sera la fin de l’impunité.

J’abaisserai l’âge de la majorité pénale à 16 ans. Les délinquants d’aujourd’hui ne sont plus ceux de nos enfances et ils peuvent voler, violer, tuer comme des adultes. Je veux permettre au juge d’écarter l’excuse de minorité dès 13 ans, afin d’éviter de voir les peines des criminels mineurs divisées par deux.

Quand un mineur a commis un acte grave, il doit être jugé comme les autres. Nous responsabilisons leurs parents avec la plus grande fermeté. Oui, nous suspendrons les aides sociales pour les parents de mineurs délinquants et criminels.

Il faut apprendre à ces enfants l’autorité ! Celle de leurs parents, celle de la justice et celle de la France ! Jusqu’à quand la France devra-t-elle rester le paradis de tous les voyous de la planète ?

Les binationaux qui commettent des crimes seront déchus de leur nationalité française et expulsés, tout comme les délinquants étrangers qui seront systématiquement renvoyés chez eux. Messieurs, notre porte est grande ouverte ! Nous expulserons en urgence les 10 à 15 000 délinquants étrangers actuellement incarcérés.

Voilà qui libérera de la place dans nos prisons pleines à craquer ! Plus d’impunité, plus d’ensauvagement. Nous voulons la paix.

Nous voulons la sécurité. Nous voulons la tranquillité. Nous voulons la justice pour les Français innocents !

Voilà ce qui nous rassemble, voilà ce qui scelle notre union, voilà pourquoi nous nous rassemblons et pourquoi nous nous ressemblons ! Mes chers amis, rien ne me destinait à me retrouver ici à Cannes face à vous pour vous transmettre ce que j’ai en moi : le feu de la France, l’amour des Français, le sens de la justice. J’avais un autre métier, d’autres missions.

Quelque chose me taraudait, quelque chose venait abîmer ma joie de vivre : mon inquiétude pour notre pays, qui ne faisait que grandir. Alors, j’ai brûlé mes vaisseaux, je suis descendu dans l’arène. Je me suis retourné souvent… oui, souvent ! pour savoir si quelqu’un d’autre que moi serait plus courageux, serait plus sincère, plus compétent… Je n’ai vu personne.

Alors je suis là aujourd'hui. Avec mes amis, avec une équipe de patriotes qui sont comme moi, courageux et inquiets. Et c’est pour cela que vous êtes là, si nombreux.

Ce qui nous réunit tous ici ce soir, c’est notre amour de la France, c'est notre espoir pour les mois qui viennent. Notre France, la France que nous aimons, la France de tous nos bonheurs, de toutes nos gloires, la France qui nous porte au-dessus de nous-mêmes, à travers les grandeurs passées...

La France nous demande d’être là. Alors levez-vous mes amis, dressez-vous, à la manière de tous ceux qui, dans notre pays se sont levés, se sont dressés, quand le pays semblait perdu ! On ne nous empêchera pas d’aimer notre pays !

On ne nous empêchera pas d’aimer ce que nous sommes ! On ne nous empêchera pas d’aimer vivre chez nous et pour nous ! Rien ni personne ne nous en empêchera parce qu’il faudrait nous arracher le cœur, et qu’ils n’y arriveront pas.

Le courage, c’est nous ! Le panache, c’est nous ! Le drapeau qui flotte dans le vent de l’Histoire, c’est nous !

Levons-nous pour dire à la France : la Reconquête, c’est nous ! L’union, c’est nous ! Le Peuple, c’est nous !

Bienvenue aux militants de LR et du RN ! Bienvenue à ceux qui votent et à ceux qui ne votaient plus ! Bienvenue à ceux qui espèrent et à ceux qui désespéraient !

Bienvenue à la France silencieuse et à la France qui s’engage ! Bienvenue à l’Histoire et bienvenue à l’avenir ! Vive le peuple, vive la République et, surtout, vive la France !

Mes amis, je voudrais vous remercier et vous dire que nous avons partagé ce moment mais que, là où vous étiez 4000, il y avait encore 1000 personnes dehors et nous sommes de tout cœur avec eux. La prochaine fois ils seront là, parmi nous. À bientôt !