Colère agricole: le point en intégralité du président de la FNSEA après son rendez-vous à Matignon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Arnaud RousseauFait
« Nous avons abordé l'ensemble des sujets de l'agriculture. Évidemment ce qui s'est passé à Bruxelles hier, puisque vous avez vu que nous étions dans un climat quasi insurrectionnel »
- 1:00Arnaud RousseauChiffre
« une baisse de 22 % n'est absolument pas acceptable »
- 2:30Arnaud RousseauFait
« nous avons besoin de cet écrit pour que sur tous les sujets que nous avons listés, nous puissions avoir des réponses précises »
- 3:30Arnaud RousseauFait
« nous voulons continuer à produire pour nourrir les Français »
- 4:30Arnaud RousseauFait
« le projet de loi de finances n'avait pas abouti en commission mixte paritaire »
- 5:30Arnaud RousseauFait
« nous avons besoin d'un budget pour avancer »
- 6:30Arnaud RousseauPromesse
« nous attendons ce courrier pour donner des consignes très claires »
- 7:30Arnaud RousseauFait
« ce qui comptait c'était maintenant les faits donc l'effet c'est ce qui va être écrit »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la FNSEA s'exprime à la sortie de son rendez-vous Arnaud Rousseau ici présent, le président de la FNSEA juste après avoir vu le Premier ministre. Sébastien Lecornu, on l'écoute. Bonjour à tous et merci d'avoir été patient.
Nous sortons d'un rendez-vous avec le Premier ministre et la ministre de l'Agriculture ainsi que le ministre du Commerce extérieur, où nous avons abordé l'ensemble des sujets de l'agriculture. Évidemment ce qui s'est passé à Bruxelles hier, puisque vous avez vu que nous étions dans un climat quasi insurrectionnel, et que le sujet, les sujets bruxellois nous préoccupent au premier plan. D'abord parce qu'ils sont l'essentiel des politiques publiques agricoles.
Nous avons évidemment abordé le sujet du Mercosur et à la fois de notre satisfaction de voir le sujet repoussé mais aussi du sursis qu'il nous est donné pour continuer à faire en sorte que ce texte, ou en tous les cas cet accord, n'aboutisse pas. Nous avons parlé de la politique agricole commune parce qu'évidemment aujourd'hui les dotations qui sont prévues ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux et une baisse de 22 % n'est absolument pas acceptable. Nous avons parlé du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et de ce que ça fait supporter pour pour les céréaliers français, plus largement pour les acheteurs d'engrais.
Nous avons dit surtout au Premier Ministre que l'absence de vision à Bruxelles était criante et que nous craignons de voir le poids de la France diminuer dans le contexte dans lequel nous sommes. Nous avons abordé de nombreux sujets intérieurs concernant l'agriculture, évidemment ce qui s'est passé depuis la dernière crise agricole d'il y a deux ans avec beaucoup de sujets dont on considère que le changement de logiciel demandé n'est absolument pas au rendez-vous, que ce soit la simplification, que ce soit évidemment la vision de la production, les sujets autour des moyens de production. Je pense à la question de l'eau, évidemment, mais aussi aux questions des NBT, autant de sujets que nous avons abordés avec le Premier ministre dans le détail pour redire que la situation n'est plus tonable en France pour les exploitations agricoles et que l'absence de vision, la situation économique, et le sentiment que rien n'avance crée beaucoup de ressentiment.
Évidemment, nous avons abordé les sujets sanitaires, de la dermatose comme d'autres sujets, et mes collègues à la fois président de la Fédération des producteurs laitiers et de la Fédération nationale bovine prendront la parole dans un instant. De quel état d'esprit vous ressortez de cet entretien ? Je vais vous répondre puisque je vous dis que nous, on était venus avec la ferme intention d d'obtenir un certain nombre de décisions claires.
Nous ressortons avec deux choses. La première, c'est que le Premier ministre s'est engagé d'ici ce soir à nous fournir un courrier avec l des intentions qui sont celles de matillon pourquoi je nous avons demandé un courrier parce que savez il ya de plus en plus de l'effiance de la parole publique auprès je crois des français mais en tous les cas de manière certaine auprès des agriculteurs et que donc nous avons besoin de cet écrit pour que sur tous les sujets que nous avons listés, nous puissions avoir des réponses précises. Et le 1er ministre s'est engagé d'ici ce soir à nous fournir cet écrit pour dire quelles étaient ses intentions, évidemment à très court terme, mais on va évidemment reparler du MESF.
La deuxième chose, c'est qu'il nous a donné rendez -vous début janvier, probablement autour du 8 à 10 janvier, pour que nous puissions avoir un travail plus de fond sur la vision. Vous avez compris qu'encore une fois, nous voulons continuer à produire pour nourrir les Français, mais qu'autour de cette question de la vision que nous réclamons, nous avons besoin de déclarations claires et pas avec une échéance lointaine, mais avec l'échéance de réponses très concrètes d'ici le salon de l'agriculture. Autant de sujets sur lesquels il nous faut avancer.
Vous savez que le Premier ministre ne s'était pas exprimé sur la question de l'agriculture depuis son arrivée. Il nous a appris en séance que le projet de loi de finances n'avait pas abouti en commission mixte paritaire, ce qui avait d'ailleurs l'air de l'avoir heurté, considérant que nous avons besoin d'un budget pour avancer. Donc nous allons le laisser gérer les aspects budgétaires, mais nous lui avons redit que concernant l'agriculture évidemment un budget était nécessaire pour continuer à avancer parce que nous avons des demandes y compris le règlement de la crise viticole pour être très concret et que son budget ce ne sera pas possible.
Voilà, donc il nous demande à la fois d'attendre quelques semaines en tous les cas après la trêve de Noël mais nous, nous voulons dès ce soir ce courrier et nous espérons que sa complétude nous permette de communiquer auprès de l'ensemble des agriculteurs de nos réseaux pour leur dire que ce qui s'est passé à bruxelles donne du fruit en france et vous avez compris qu'on a été assez exigeant parce que ça fait longtemps qu'on dénonce ce qui est en train de se passer sur le plan européen sur le plan national et puis ce rendez vous dès le début de l'année pour qu'on puisse avoir la vision parce qu'on peut parler de mesures sectorielles mais tant qu'on n'a pas la vision de ce qu'on veut faire de l'agriculture on n'avancera pas il est le chef du gouvernement c'est à lui qu qu'il appartient conduire les affaires de la France et c'est les raisons pour lesquelles il doit maintenant sortir sur la question agricole. Nous avons un mois et demi d'ici le salon de l'agriculture, c'est le temps que nous donnons pour avoir une vision claire. Et puis ensuite les agriculteurs se définiront sur ce que sera les propositions, les propositions que formulera le Premier Ministre.
Est-ce que vous appelez quand même dès maintenant à une trêve des blocages pendant les fêtes de Noël ? Ou est-ce que vous attendez ou est-ce que tout est conditionné à ce courrier du Premier Ministre et c'est à ce moment-là qu'éventuellement vous appellerez à cette trêve pendant les fêtes Oui c'est ce que nous avons dit dès ce matin tant que nous n'avons pas ce courrier en main et que les choses ne sont pas écrites parce que vous savez les paroles passent mais les écrits restent nous continuons à avoir un réseau mobilisé c'est déjà le cas dans plusieurs départements et en fonction de ce courrier nous prendrons des décisions dès ce soir donc c'est très concret je l'ai dit aussi ce matin notre objectif n'est pas d'ennuyer les français qui vont partir tous rejoindre leur famille partager des moments de convivialité nous on n'est pas dans cet esprit du blocage on sait que pour tout le monde cette trêve de noël c'est important je veux dire aussi que ça l'est pour nous mais qu'on ne peut pas le faire si on n'a pas des engagements précis et concrets et donc vous avez compris que ce courrier sera décisif et puis ensuite il faudra qu'on nous dise très clairement ce qu'on veut faire de l'agriculture et ça c'est un rendez-vous je l'ai dit entre le 8 et le 10 janvier sous une forme que le premier ministre n'a pas encore précisé mais qui nous permettra d'ici le salon de l'agriculture d'avoir une vision claire et moi je le dis prenons l'exemple du stockage de l'eau, on en parle depuis les lustres, rien n'avance, on a des projets les aura-t-il débloqués oui ou non avant le salon de l'agriculture ? Voilà une réponse très concrète que nous attendons de sa part.
Vous êtes resté bien plus longtemps que le temps qui était prévu pour votre entretien, est-ce Est-ce que vous avez à la sortie confiance dans le Premier ministre aujourd'hui ? Le sujet pour nous, vous savez, ce n'est pas un sujet de confiance. Je suis président de l'AFNESFA depuis deux ans et demi.
C'est le sixième gouvernement et le cinquième Premier ministre que je vois. Moi j'ai besoin de preuves concrètes, tangibles. Ensuite les agriculteurs ont des opinions politiques différentes qui les exprimons.
Moi j'ai dit au premier ministre que ce qui comptait c'était maintenant les faits donc l'effet c'est ce qui va être écrit parce qu'encore une fois les écrits sont importants et Et ensuite, c'est le déploiement par la parole du Premier ministre d'une vision et par l'exécution du gouvernement. C'est ce qu'est les affaires, encore une fois, que doit mener le gouvernement. Il en est le chef, c'est à lui de faire ce travail.
Vous parlez de faits, il y a des agriculteurs qui appartiennent à la FNSEA qui ont manifesté devant la résidence privée du chef de l'état ce matin au Touquet. Est-ce que vous condamnez, vous en tant que président de la FNSEA ces agissements ? D'abord je le dis ça s'est fait dans le respect des biens et des personnes mais je crois que tout le monde mesure aujourd'hui que la pression est très forte et que les agriculteurs qui après s'être mobilisés dans le calme et le respect il y a maintenant à peu près deux ans considèrent qu'aujourd'hui on n'est pas du tout au rendez-vous donc je ne condamne pas les actions qui se mènent partout en en France, pour peu qu'elle se déroule dans le respect des biens et des personnes.
Et je le redis ce matin au Touquet, c'était le cas. Pour qu'on comprenne bien, vous attendez ce courrier ce soir pour dire « lever les blocages à ceux qui sont sur les ronds-points ou sur les les autoroutes ? » « Oui, vous avez parfaitement compris.
Nous attendons ce courrier pour donner des consignes très claires. Je ne sais pas ce qu'il y aura dedans mais je sais précisément ce que nous avons demandé et vous l'avez dit vous-même, nous ne sommes restés plus longtemps que prévu parce que nous voulions embrasser la complétude des sujets, par exemple la prédation qui est un sujet qui concerne beaucoup d'éleveurs et sur lequel un arrêté attendu ne nous convient pas. Donc on a été très concret avec le Premier ministre.
Maintenant écoutez ce courrier je pense qu'il sera rendu public. En tous les cas nous on n'aura pas de problème à dire ce qu'on veut y voir dedans, on va y travailler toute la journée. Il n'y a rien de nouveau pardonnez-moi, rien de nouveau que les gens qui suivent ces dossiers ne découvrent mais encore une fois à partir du moment où c'est écrit 7 engageants et puis ensuite viendra la période du travail.
Vous savez encore une fois le salon de l'agriculture c'est dans deux mois et nous vous voulons voir des choses très concrètes, c'est absolument nécessaire, vous avez compris que l'attention est maximale dans le monde agricole, quel que soit encore une fois la représentation syndicale, y compris les gens qui ne sont pas syndiqués. Il y a besoin de donner des actes clairs pour qu'on puisse évoluer sur les maladies sanitaires comme sur l'économie, comme sur les moyens de production, comme sur la relation avec Bruxelles, vous savez il y a tellement de sujet aujourd'hui dont on a le sentiment qu'il n'avance pas, que maintenant c'est la période du rendez-vous. Encore une fois il s'agit du Premier ministre, il ne s'est pas exprimé sur l'agriculture, c'est le moment de le faire.
Merci beaucoup à vous, très bonne journée. Et voilà donc pour ce protocole sanitaire Le Bon, c'est celui qui est porté par l'ensemble des vétérinaires et du corps scientifique après ce corpus. Je sais, nous l'avons évoqué avec le Premier ministre, que des travaux ont lieu avec des spécialistes qui ont rencontré un certain nombre de présidents de chambres d'agriculture d'Occitanie.
Et nous continuons à nous appuyer sur ce que préconiseront les vétérinaires et les spécialistes de la maladie, ce que, à titre personnel, je ne suis pas. Merci beaucoup, très bonne Bonne journée.