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interviewSud Radio (sur YouTube)· 6 mai 2026 21 min

Les Français critiquent l'école publique : seriez-vous prêt à inscrire vos enfants dans le privé ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud [musique] Radio, la vérité en face. Jean-François Aquili. Les Français quelque peu critiqu avec l'école publique. [musique] Auriez-vous envie de mettre vos enfants dans une école privée si vous en aviez financièrement la la possibilité d'après un sondage ifop réalisé pour la fondation de l'école.

C'est l'un des résultats. 82 % des [musique] Français pensent que les familles n'ont pas la possibilité de choisir l'école qui convient le mieux à leurs enfants [musique] si elles ne sont pas financièrement, on va dire, aisées. La fondation propose donc d'aider ses parents à le faire via un bon scolaire.

Nous le [musique] verrons, un ticket scolaire, un chèque éducation, un crédit d'impôt. Est-ce que tout cela est la bonne solution ? Est-ce que ce n'est pas un affaiblissement au fond de l'école publique qui déjà connaît des difficultés ?

Faut-il donc placer vos enfants dans le privé ? Faut-il réserver l'argent public à l'école publique uniquement ? C'est sont des vraies questions sur la table pour [musique] en parler ce matin nos deux invités.

Bonjour à vous Augustin Yvan. Bonjour monsieur, vous êtes directeur du développement de la fondation pour l'école hein, vous mettez ce sujet sur la table, vous êtes ancien directeur d'établissement et bonjour à vous et bienvenue également Rodrigo Arenas, euh député la France insommise de Paris et ancien président de la FCPE. Nous nous évoquons micro votre vie d'avant.

C'est vrai que vous étiez un parent d'élèves illustre qui a signé pas mal de de Oui oui, c'est toujours en cours d'ouvrage là-dessus. Première question à vous Augustin Yvan, quand on regarde les le sondage en question, vous diriez que les Français ne croient plus en l'école publique. Je dirais qu'ils sont sceptiques ou en tout cas qu'ils sont insatisfaits pour plusieurs raisons.

D'une part, vous l'avez dit parce qu'il y a un sentiment d'injustice, d'inéquité sociale très fort. 82 % disent qu'ils n'ont pas le choix en réalité s'ils n'ont pas assez d'argent. D'autre part, il y a d'autres chiffres rapidement.

Il y a un français sur trois qui est satisfait seulement de la relation parents école. Il y a beaucoup de gens qui souhaitent une agence d'évaluation indépendante des établissements 46 % hein contre qui n'existe pas qui n'existe pas encore contre 43 % qui font confiance à l'éducation nationale pour ça. Un chiffre intéressant 40 % des parents du public font confiance à l'éducation nationale pour juger les résultats.

On peut pas être à la fois le juge, l'arbitre, le goal, le joueur. Donc il y a une forte insatisfaction sur l'école telle qu'elle est aujourd'hui. C'est pour ça qu'on a commandité ce sondage.

Vous voulez savoir comment se positionnaient les Français à un an de la présidentielle ? On sent quand même des aspirations pour sortir de ça. Je pense par exemple au pouvoir du chef d'établissement, il y a une vraie reconnaissance des opérationnels tels que le directeur d'établissement. 84 % des Français veulent le voir renforcer dans ces prérogatives.

Il y a plus donc plus de pouvoir pour les les chefs d'établissement. Là c'est quand même une résultat assez massif he français sur 10. Ça fait beaucoup.

Ça fait beaucoup. Ouais. Ouais.

Et et parmi les autres résultats qui vous semblent significatif ce matin ? Alors, significativement, il y a 64 % des Français qui veulent une diversification pédagogique. Ils veulent sortir du modèle unique.

Ils veulent quelque chose qui permet de répondre à tous les besoins. Vous dire quoi ? Que dans les écoles les unes différentes des autres, il y aurait des des enseignements différenciés.

En fait, l'autonomie des directeurs et des établissements permet une chose. Elle permet de faire développer des modèles différents que ce soit pour les enfants 10, pour les enfants bilingues au potentiel handicapés notamment, c'est le dernier chiffre que je voulais citer. Il y a 84 % des familles qui trouvent scandaleux que les enfants handicapés n'aient pas les mêmes droits dans les différents systèmes qui soient publics, privés, hors contrat parce qu'aujourd'hui seul le public, seuls les enfants handicapés du public sont subventionnés, ce qui est une injustice sociale.

Alors Augustin Yvan, nous avons bien compris que à la fondation pour l'école vous défendez une forme de liberté scolaire, de diversification, j'imagine, peut-être d'aide aux familles aussi. Rodrigo Arenas, alors vous nous appelez 0826 300 si vous voulez témoigner, c'est un sujet majeur qui concerne tous nos enfants et nous y sommes tous confrontés et quotidiennement. 0826 300 300 pour témoigner dans la vérité en face.

Rodrigo Arenas, vous êtes plutôt vous un un défenseur ardent de l'école publique, j'imagine. Euh qu'est-ce que vous comment est-ce que vous réagissez à tous les t tous les résultats de cette enquête édictée par Augustin Yvent à l'instant ? C'est c'est une enquête que j'ai lu évidemment euh euh qui reprend euh un sondage qui avait fait la FCPE quand j'en étais euh le coprésident dans lequel euh d'une façon générale culturellement les parents d'élèves sont plus dans un parcours individuel euh pour leurs enfants euh plutôt que dans des engagements collectifs.

Et là, on a un problème parce qu'on fait plus République, donc quand on est dans ces dans ces dynamiques-là. Et et force, c'est de constater qu'aujourd'hui les écoles privées en France qui sont à 98 % confessionnel catholique, c'est ça la réalité, euh ne sont pas dans un rapport républicain qui moi me satisfait et qui satisfait très peu de parents en réalité. C'est-à-dire qu'elles ont des droits, notamment le droit d'être financé par rapport au fait que les enseignants sont financés par l'argent public, mais elles s'affranchissent de leur devoirs républicains.

En cela qu'elle ne pratique pas un accueil universel des élèves. Moi je suis député parisien. vous l'avez annoncé tout à l'heure à Paris, ce sont 10 % des élèves à besoins particuliers que vous avez euh convoqués qui sont accueillis dans le privé alors que 90 % des élèves le sont dans le public.

Et et c'est d'ailleurs je dis ce chiffre là parce que j'entends beaucoup de de défenseurs de l'école privée puisqueaujourd'hui la guerre scolaire est déclarée. On a vu monsieur Chudot par exemple député du Rassemblement national qui expliquait qu'il fallait mettre 1 milliard d'euros dans les écoles privées confessionnelles. Euh bon je je pense que la priorité dans le public au regard des des arguments que je vous avance puisque l'école publique coûte plus cher parce qu'elles accueill elle accueille justement tous les enfants qui ont ces besoins particuliers et pas seulement les besoins qui des enfants à besoins particuliers qui sont porteurs d'handicap.

Je pense aussi à tous ces élèves, notamment au niveau du collège qui se font éjecter des écoles privées parce que finalement elles n'ont pas le niveau et que ça fait baisser leur image et leurs résultats scolaires et donc les le public les accueille et c'est son honneur et c'est son devoir d'être universel, ce qui n'est pas aujourd'h du Augustin Yvan, je vois sourire, vous êtes forcément en désaccord avec ce que dit Rodrigo Arenas bien sûr mais il a le le mérite de l'expliquer très clairement mais ce qui est sûr c'est qu'en tant qu'ancien directeur d'établissement dans une zone socialement défavorisée, j'ai bien vu la réalité C'est des écoles privées qu'elles soient sous contrat ou hors contrat. Toutes ne sont pas confessionnelles. Je prends l'exemple dans le hors contrat 77 % d'entre elles sont à confessionnel et accueille des enfants à difficulté et pas ça présente combien d'écoles sur la masse des écoles privées ?

C'est sûr c'est 130000 élèves et 1 %. Donc c'est le petit c'est la petite aiguille qui se veut l'aiguillon pour stimuler. Justement nous c'est ça qu'on cherche à faire.

On cherche à faire catholique écoles à vos yeux ou pas dans le contrat. Alors vous savez nous on est vraiment là pour parler d'école. On n'est pas là pour parler de religion. n'est pas là pour opposer entre elles le public, le privé, les catholiques et je reformule pas assez républicain pas assez conforme ne pas assez conforme au on va dire aux règles de la République.

Alors il y a quelque chose qui est très pratique qui s'appelle le socle commun des connaissances de compétences et de culture qui évalue tout ça. Par ailleurs, il y a des inspections beaucoup nombreuses euh assez parfois agressives qui évaluent les valeurs de la République. Donc en réalité tout ça est parfaitement conforme à ce qu'attend la République française.

Et au contraire, les écoles privées apportent un supplément, une offre scolaire enrichie, parfois là où il n'y a pas de possibilité pour certaines familles. Vous savez, j'ai connu beaucoup de familles qui inscrivaient leurs enfants dans mon école qui n'avaient au début venait du public mais simplement voulit le meilleur pour leur enfant et avait constaté que dans l'école que je proposais et bien le niveau était meilleur. Donc qu'est-ce qu'elle faisait ?

Elles essaient d'éviter la carte scolaire. C'est ça la réalité. c'est qu'aujourd'hui les familles les plus défavorisées se retrouvent astreintes à une carte scolaire qui les enferme et qui les empêche de vouloir le meilleur pour leurs enfants.

Donc je suis en désaccord avec le fait que les parents seraient d'infemmes égoïstees individualistes ce que nous avions fait qui autant de valeur que l'autre font le tout à fait mais je pense que les parents veulent le bien pour leur enfant et je pense que ce bien n'est pas inconciliable avec un bien commun général et organisé. Rodrigo Arena, c'est la bonne réponse au problèmes que pose parfois souvent la la carte scolaire. Euh alors c'est une réalité, c'est-à-dire qu'aujourd'hui les écoles privées s'affranchissent de la carte scolaire.

Il y a que les parents qui vont dans les écoles publiques doivent respecter une carte scolaire. C'est le cas à Paris mais partout en France. Et les écoles privées ne le font pas.

Pourquoi ? parce qu'elles choisissent les élèves. Et d'ailleurs, je m'assurge un peu en fou à ce que vous dites parce que ce que vous revendiquez comme liberté pédagogique, c'est justement l'ADN de l'école publique.

Les enseignants, quel que soit l'enseignant, ils ont parce qu'ils ont des études pour cela la liberté pédagogique pour faire permettre de transmettre les connaissances, les savoirs, les savoirs, les savoir-faire aux élèves. Et c'est ce qu'on appelle la liberté pédagogique sur ce que vous dites sur la hiérarchie. Il vous a pas échappé qu'il y a une loi qui a été portée par une députée qui s'appelait Cécile Rilac qui mettait justement un ordre hiérarchi dans les écoles.

Mais ce sont les équipes elles-mêmes qui aujourd'hui remettent en question cela parce que ce n'est pas forcément la bonne décision, la bonne méthode pour faire en sorte que on fasse société dans l'école puisqueà l'école on apprend à fabriquer des citoyens. On disait euh à l'époque, on fabrique des républicains et c'est aujourd'hui cela que je questionne. C'est-à-dire que les écoles privées aujourd'hui euh revendiquent leurs droits, c'est leur légitimité, la loi le respecte, mais elle ne applique pas les devoirs.

Et moi, je considère qu'une école privée ou publique a des devoirs envers la République, c'est-à-dire par exemple de faire appliquer la laïcité. Ce n'est pas le cas. Vous savez très bien que la loi oblige dans les écoles publiques la 2004 sur les élèves par exemple, mais les écoles privées ne le font pas.

Et d'ailleurs ça pose un vrai problème quand vous une école privée est un centre d'examen par exemple et qu'on doit dans l'âte retirer les crucifis au haut signe ostensibles parce qu'évidemment les écoles les enfants des écoles publiques n'ont pas être soumis à un signe ostensible. Donc je pense que les devoirs doivent être dans les deux cas. Et si on doit parler parce que je le derrière l'offensive actuelle, il faut le dire à vos auditeurs, c'est que il y a une une offensive du privé de demander de l'argent à l'État parce qu'ils n'ont pas assez d'argent par exemple pour faire des rénovations de bâtis ou autres et bien ne correspond pas aujourd'hui à à un système dans lequel elle s'affranchissent des devoirs qui sont les leurs d'accueil universel des élèves et pas de virer ceux qui ne vont pas bien.

Mais juste avant la pause là Augustin il va rééponder aux arguments de de Rodrigo Arenas là-dessus. déjà [raclement de gorge] il faut savoir que le l'école privée dans son ensemble fait économiser 10 milliards d'euros à l'état. Ça c'est important de le dire parce que le coût d'un enfant d'autre public sur les chiffres de la DEPP est de 10000 € et il coûte zéro à la famille.

Dans le privé c'est 7000 € et il coûte 2000 € à la famille. Dans leur contrat, c'est encore mieux. L'étap est zéro.

Donc cette plus-value des écoles privées, elle permet à l'école de faire des économies substantielles et en plus de ça, je pense à des expérimentations qui a réalisé dans le public. Je vous en prie, excusez-moi. Pour finir rapidement, Cé Alvarez que vous connaissez sans doute, c'est les lois naturelles de l'enfant a fait une expérimentation dans le public à Argenteuil il y a quelques années très intéressante qui lui a permis notamment d'écrire son livre.

Cette expérimentation là était passionnante pédagogiquement. Elle n'a pas pu être dupliquée. Pourquoi ?

Parce que le public, et c'est comme ça, est une plus grosse machine et a plus de mal à développer certaines initiatives pédagogiques. Nous ne sommes pas pour l'opposition publique privée. Je rentrerai pas sur ce terrain.

J'ai beaucoup de respect pour le public par ailleurs. Simplement, nous sommes pour l'organisation des acteurs entre eux. Nous pensons que le privé a une place, qu'il fait du bon travail, qu'il soit hors ou sous contrat et nous essayons d'organiser tout ça autour du bien de l'enfant.

C'est juste ça qu'on fait. Rodrigo Arenas vous répondra juste après la pause. Gardez vos arguments hein en mémoire.

La question qui va se poser dans la deuxième partie de ce cet échange, c'est au fond qu'est-ce que le reproche aujourd'hui l'école publique ? Qu'est-ce qui pêche ? Pourquoi ?

Parce que finalement, [musique] s'il y a pas de problème, ces questions ne se poseraient pas en réalité. Est-ce que les Français veulent un une école plus autonome ? Est-ce que le modèle très centralisé, très français euh atteint sa limite ?

C'est la question qui est posée à travers aussi cette enquête. Vous nous appelez, n'hésitez pas, je sais que le débat est passionnant au 0826 300300 si vous voulez intervenir et nous retrouvons nos deux invités juste après la pause pour la suite de la vérité en face. Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face.

Jean-François Akili. Allez, avec Augustin Yvan, directeur du développement de la fondation pour l'école, ancien directeur d'établissement qui défend Mordicus ces passerelles qu'il faudrait avoir avec l'école privée, qu'il faudrait peut-être développer et peut-être aussi, on va dire changer un peu le l'école publique, son de fonctionnement. Et vous Rodrigo Arenas, député de la France insommise de Paris, ancien président de la FCPE, vous défendez quand même une forme plus classique hein de l'école le public.

Qu'est-ce qu'il faudrait cher ? Je crois que vous vouliez quand même porter un petit un petit rectificatif sur le sur le fait de l'argument selon lequel il Augustin Yvan l'élève du privé ne coûte rien. C'est ça en fait moins cher moins cher moins cher.

Vous êtes d'accord avec ça vous Rodrig ? Non c'est pas c'est pas une réalité globale parce que effectivement les moyens qui sont mis par l'État pour les enfants du public notamment les enfants qui ont besoin davantage de moyens est bien plus important que dans le privé et ça c'est une réalité. Donc euh derrière des chiffres agrégés, il convient de de regarder un peu le détail.

Euh c'est comme quand on dit qu'il y a une liberté pédagogique et cetera. Oui, c'est vrai. Euh il y a une liberté pédagogique.

D'ailleurs, c'est le la France fonctionne comme ça. Et euh que ce soit les libertés qui sont les libertés pédagogiques notamment sur des pédagogies qui sont redevenues à la mode qui qui date dat des années 40, je pense à Freenet, Montessori et autres qui sont d'ailleurs un argument de vente des écoles privées hors contrat je pense à des ville comme Montreuil et autres où tout à coup tout le monde s'est pris de passion pour ces écolesl ce sont des méthodes qui sont appliquées dans le public. En revanche, là où vous avez raison, c'est que il y a eu une euh une école publique qui a été abîmée, qui a été abîmée pendant des dizaines d'années et aujourd'hui nous en payons les qu'est-ce qu'il faut changer aujourd'hui ?

Est-ce que d'abord est-ce que ça pour rappeler le mamouth hein ? Est-ce que est-ce que cette école-là publique est-ce qu'elle elle accepte de de se transformer ? Je suis pas sûr et c'est compliqué.

Et qu'est-ce qu'il faudrait à vos yeux changer ? Ben, d'abord la première euh crainte des parents euh dans le sondage que nous avions fait à l'époque et je pense que le vôtre le confirme d'ailleurs, c'est que c'est la question des absence non remplacé. C'est-à-dire que quand vous avez un enseignant qui est absent dans l'école publique, euh il n'est pas remplacé et donc ça pose de la surcharge dans les autres classes.

Donc il dit met en péril l'enseignement des autres enseignants avec les autres élèves. Et ce fonctionnement là n'est pas possible parce que là vous avez effectivement c'est un problème majeur et qui est lié notamment au recrutement et cetera. Par exemple, Édouard Gefray, le ministre de l'éducation nationale actuelle, ancien des Gesco, est en train d'expliquer qu'il faut profiter de la baisse de la démographie pour réorganiser les choses de façon à à ne pas investir dans le recrutement et dans le le maintien du nombre des des d'enseignants.

Moi, je considère au contraire que nous avons un tsunami d'opportunité puisque lui-même d'ailleurs avec Jean-Michel Blanquier a mis en place le dédoublement des classes notamment dans les RP plus. Je considère qu'il faut aujourd'hui le généraliser parce que nous avons un problème d'attention chez les enfants. Aujourd'hui, les enfants ont du mal à se concentrer ni notamment l'usage de téléphone portable, des tablettes, des outils numériques et que on ne fait pas la classe de la même façon et qu'à ce titre-là, avoir deux enseignants dans une classe quand c'est possible sous l'autorité d'achet établissement, évidemment c'est lui qui est maître dans ce temp dans son établissement ou alors avoir moins d'élèves, ça permet finalement de mieux prendre soin des enfants.

Et c'est là aujourd'hui qui convient d'investir, vous voyez ? Donc c'est ça, il convient aujourd'hui que le le l'État mette en place un statut par exemple pour les AESH qui encadrent les enfants les enfants besoins particuliers parce qu'aujourd'hui ce sont des métiers précaires essentiellement féminins et donc à ce titre là il convient de de prendre soin de ces enfants-là si on est pour l'inclusion. Vous voyez, il y a des marches de manœuvre qui on doit rendre l'école sont des clés de résolution à vos yeux parce que parce que le le les le le recrutement c'est c'est fondamental l'absence des des profs c'est c'est c'est un problème.

Ce sont les conditions d'enseignement qui sont fondamental changement avec les écrans he tout ce qui a changé. [raclement de gorge] Juste vous allez répondre à ça Augustin Yvan, juste nous sommes avec vous Jeanne vous nous appelez de Toulouse. Jeanne bonjour.

Oui bonjour. Alors Jeanne vous voulez témoigner ce matin vous entendez ce que l'échange entre Augustin Yvan et Rodrigo Arenas. Votre point de vue ?

Oui. Alors, mon point de vue, c'est que je voudrais quand même intervenir sur le fait que en ce qui concerne les pasteurelles entre l'État et les écoles privées, euh il faut quand même que la population sache que les municipalités ont le devoir de verser aux enfants des écoles privées la même somme qui verse aux enfants des écoles publiques euh quand ils sont habitants de la ville ou du village euh dont ils sont contribuables. Alors, j'aimerais bien que ça se sache.

Ensuite, je voudrais dire aussi que ce l'école publique n'a pas un problème d'enseignement, l'école publique a un problème d'éducation au niveau des enfants et des familles. Voilà, il faudrait arrêter de penser ben c'est-à-dire que les enseignants ne sont pas là pour éduquer les enfants, mais pour enseigner. Hm.

Je ne suis pas enseignante hein, fille d'enseignante, sœur d'enseignante, c'est sûr. Je suis infirmière libérale. [raclement de gorge] Vous poser la question si tombe bien ?

Oui, ce que je ce que je voulais dire c'est que il faut dire haut et fort que les municipalités même qui sont pauvres de 2000 habitants sont obligés, c'est la loi, de verser 1000 € en ce qui concerne un petit village connais à des enfants qui vont à l'école privée par sont habitants du village. Et les enseignants sont là pour renseigner, vous dites hein ce matin. Oui.

Oui, ils sont pas là pour éduquer d'une part. Or, le ce un un des monsieurs a dit que euh en effet, il y avait un problème de d'enseignement euh au niveau des écoles publiques, que si que ça, mais il a dit aussi que eux ne faisaient pas la sélection des élèves et que donc forcément euh l'école privée, même si elle a 4 % ou 5 % d'obligation de prendre les enfants de tout milieu social, euh les résultats ne sont forcément pas les mêmes. Merci Jean.

Nous allons vous répondre euh très précisément. Merci pour cette intervention depuis Toulouse. Merci à vous Jean.

Euh Augustin Yvan, je je rebondis sur l'argument ultime. Les enseignants sont là pour enseigner, pas pour éduquer. Qu'est-ce que vous dites ?

Je suis je souscris tout à fait à ça. Euh il y a trop de choses aujourd'hui. On en demande trop.

Ils sont à la fois enseignants, assistant social, éducateur. Eux-mêmes ont une vie par ailleurs. Il faut qu'ils puissent, ils ont des enfants, on leur en demande trop.

Ils peuvent pas avoir toutes ces casquettes. La réalité, c'est que l'école se perd dans ses priorités. Il faut se recentrer sur les fondamentaux, le lien écrire compté.

Je vous parliez des écrans tout à l'heure, c'est un enjeu que je je partage d'ailleurs dans notre sondage, il y a un chiffre qui est que 66 % des Français sont inquiets de l'arrivée de l'IA, notamment dans les apprentissages en disant ça va fragmenter la concentration, l'esprit critique, enfin bref, tout ce qui fait la personnalité. Donc clairement, il y a un problème. Mais quand même, je pense que c'est important de dire quelque chose par rapport à ce que vous dites, c'est que on est d'accord sur le constat, mais sur les réponses, il y a peut-être quelque chose de différent. c'est que on a posé la question aux Français, vous l'avez dit en début d'émission, est-ce que vous seriez d'accord pour qu'on finance si vous souhaitiez aller ailleurs que dans le public si vous dis parce que vous n'en avez pas les moyens. 66 % d'entre eux sont pour un chèque éducation, un bon scolaire, une défiscalisation comme ça se pratique déjà dans certains pays.

Et ce qui est intéressant c'est que vous savez l'hop précise les catégories socio-professionnelles, les sympathisants. Et ben notamment chez les sympathisants et les filles, 78 % sont pour cette mesure là. Donc en fait et euh par ailleurs, il y a d'autres choses hein. 72 % qui sont pour sont issus des catégories populaires.

Donc en fait, il y a une vraie demande de ceux qui n'y ont pas accès et on peut pas la balayer d'un revers de la main. Et si aujourd'hui le privé peut pas accueillir tous ses enfants, c'est pas seulement qu'il veut pas ça, c'est je pense que c'est faux, c'est qu'il ne peut pas parce qu'il a un côard. Aujourd'hui, le privé est contraint à 20 %.

C'est la conclusion. Donc voilà, vous lancez un appel auquel répond Rodrigo Arenas pour conclure hein. Oui, d'abord c'est faux.

à Paris, c'est beaucoup plus que 20 % d'écoles privées qui sont là et vous avez des territoires en France dans lequel vous n'avez même pas d'école publique parce que c'est l'héritage malheureusement historique de notre ville de d'une sécession d'une partie de ceux qui soutiennent l'école privée notamment confessionnelle. En revanche, ce qui ce qui est certain, c'est que l'école publique a besoin de moyens pour fonctionner, que ce n'est pas le cas et que les parents qui fuient vers le privé, c'est parce que finalement, ils ne trouvent pas dans l'école publique euh la promesse républicaine qui est la méritocratie républicaine. Et pour atteindre l'élitisme, il s'avère que les écoles privées appliquent la méritocratie à fond la caisse, mais comment ? environ ceux qui ne sont pas méritants.

Et ça, je pense que ce n'est pas républicain. Ce n'est pas ce que nous attendons de l'école qu'elle soit privée ou public et que dès lors que l'école privée ne répond pas à ses devoir républicains, il n'y a aucune raison de la soutenir autant fort que vous le prétendez. D'ailleurs, je m'inscris quand même sur une précision de ce que vous dites.

Les écoles privées en contrat avec l'État bénéficient de grande largesse de l'école publique et d'ailleurs parfois elles sont retoquées comme notamment la présidente de la région de France qui a dû revoir sa copie à la baisse puisqu'elle allait financer au-delà des compétences obligatoires une école privée dans le 77. Voyez donc tout ça est un vrai business et moi je pronon le business de la République parce que l'école n'instru pas seulement et l'éduque parce que le lyric raconté c'est le baba mais quand on enseigne aussi les savoir-faire et les savoir-être ça s'appelle l'éducation et même la cantine éduque. Vous savez qu'en France on a interdit l'alcool à la cantine donc on éduque aussi à la cine scolaire à aller voir le sondage Gérô Fourquet pour la fondation pour l'école.

Ils feront une idée comme ça. C'est bien noté Augustin Yvan ce sondage il fop donc pour la fondation pour l'école. Merci à vous également Rodrigo Arenas, merci pour cet échange et ses points de vue.

Bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François. Il a du il y a du du lourd.

Oui, nous recevons le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Jérémy Patrier Lus. Vous avez reçu la semaine dernière Charles à l'oncle le rapporteur. Donc tous chez vous hein.

Oui. Voilà. Et donc euh bah on va on va l'interroger sur ce rapport sur le le climat euh délétaire entre entre deux et puis sur les les différentes propositions qui ont été faites.

Donc là aussi, vous pouvez nous appeler euh 0826 300. Est-ce que vous [musique] pensez que le service public a besoin d'être réformé ? Est-ce qu'il y a des problèmes de financement de d'opacité en tout cas sur le sur le sur la manière dont les fonds public sont utilisés et puis sur également la diversité des opinions ?

Voilà, on vous attend. Bonne émission avec Gill Gansman. Bonne émission.

Ah.

Les Français critiquent l'école publique : seriez-vous prêt à inscrire vos enfants dans le privé ? — Rodrigo Arenas · Pourquijevote