"Bloquons tout", quel est ce mouvement qui appelle à un "arrêt total du pays" le 10 septembre ?|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Allez, les colisses de pouvoir à présent avec Éric de Couti et les syndicats qui ont promis à François Baoue difficile. Pourtant, pourtant il y a un autre mouvement qui fait peur au premier ministre. Oui, je vous en avais un peu parlé la semaine dernière.
Ce mouvement s'appelle bloquant tout et comme son nom l'indique, il propose de bloquer le pays à partir du 10 septembre pour une durée indéterminée. Alors, ce mouvement, il ressemble à bien des égards au gilets jaunes de 2018. D'ailleurs, comme lui, comme les gilets jaunes plutôt comme eux, mais il est comment ?
Il a commencé sur les réseaux sociaux une vidéo le 14 juillet, la veille des de le le du projet de budget de François Baou, une vidéo TikTok par une organisation baptisée les essentielles. Attendez, une organisation qui prône, je cite, une France souveraine attachée aux racines chrétiennes de la France et qui propose le Frexit. Ça vous dit un peu d'où vient cette organisation ?
Je vous propose d'écouter l'appel, donc l'appel du 14 juillet. Le 10 septembre 2025 en illimité, c'est le jour où le peuple de France appuie sur stop. Ce n'est pas une date comme les autres.
Ce n'est pas une mani de plus. Ce n'est pas un hashtag qui passera dans 3 jours. Bon, vous avez compris l'origine nébuleuse d'extrême droite est relayé sur les réseaux sociaux d'ailleurs par des comptes d'extrême droite.
Mais très vite le mouvement bah il est il est capté ou rapté. En tous les cas, ces euh organisateurs, en tous les cas, ces promoteurs se voient manger la laine sur le dos par les groupes d'extrême gauche. Et là, la gauche radicale.
Alors, une une chaîne info qui une chaîne info une chaîne sur Telegram, pas sur TikTok qui s'appelle Indignons-nous qui lance le mot d'ordre. On bloque tout. Voilà, c'est parti.
Donc, on voit extrême droite, extrême gauche, réseaux nébuleuses, les réseaux sociaux. Regardez, c'est le fil le sociologue Jeanviard qui résume un peu l'état d'esprit de ce mouvement. spontané, désorganisé, exclusivement numérique et alimenté par les réseaux complotistes.
Ils ne veulent pas le pouvoir, ils veulent le casser. Voilà le temp. Ils en disent quoi les syndicats parce qu'on empiète un peu sur leur plat.
Bah les syndicats, ils sont un peu embêtés parce qu'ils ont l'expérience de 2018 et eux où il s'étaient fait largement dépassés par les gilets jaunes et donc eux ils sont sur une ligne classique traditionnelle et l'organisation leur mouvement qui est prévu pour septembre. regarder, c'est François Meril, le patron de la CFECGC qui ressort au micro de LCI qui expliquait la ligne syndicale. On va participer à une intersindicale le 1er septembre et à cette occasion, on va définir d'une repost collective.
Donc moi, je suis tenu à ce qui sera décidé collectivement et je ne peux pas non plus en préjuger parce que ça dépend aussi de ce que sera la position des autres. Voilà. Donc les syndicats, la ligne classique, on reste sur les fondementaux démocratiques des syndicats.
Donc voilà pour les syndicats et les politiques, alors ils en disent quoi ? Alors au gouvernement, c'est un peu l'inquiétude déjà parce que il y a le précédent et donc on est très vigilant. Les les forces de sécurité et les services de renseignement sont sur le pied de guerre.
Du côté des forces politiques et ben pour l'instant on est discret mais sauf du côté gauche où là les insoumis ça vous surprendra pas mais ils ont sauter sur l'occasion pour essayer de récupérer le mouvement qui leur avait échappé en 2018 au début. Regardez c'est Jean-Luc Mélenchon qui a fait une note de bloc dans laquelle il reconnaît il se reconnaît dans les motifs de l'action du mouvement bloquant toutou mais par prudence si je n'en dirai pas davantage par respect de l'indépendance et de l'autonomie de cette action. Voyez bien la le le un peu la manipe.
De l'autre côté, il y a le Rassemblement national donc où il y a les comptes qui relaisent ce mouvement. Mais on reste quand même très prudent. Il y a un seul député qui a fait un appel ou en tous les cas qui a manifesté son soutien.
Mais les de dans dans tous les cas les partis populistes, ils ne sont pas très loin des mouements populaires pour le récupérer.
François Bayrou