Carburant : vers un blocage massif du pays ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je crois avoir déjà dit à ce micro qu'il y a trois catégories de français aujourd'hui là. Il y a les il y a les les familles, les ménages comme on dit qui sont à à l'euro près pour survivre. On en est là.
Il faut trouver le moyen de les aider. Il y a les professionnels de la route ou route ou qui utilisent des engins qui nécessitent du pétrole, les pêcheurs agriculteurs, taxi. Enfin bon, la liste est relativement longue.
Il faut les aider d'une façon ou d'une autre. et puis les autres dont je fais partie d'ailleurs dont nous faisons partie qui sont quand même pas à 15 € près pour un plein et qui peuvent le supporter si ça permet d'aider les autres. Et on commence donc avec les blocages du jour.
Face à la flambée des prix des carburants, les transporteurs routiers passent à l'action. Leur représentants en région appellent les chauffeurs à se mobiliser sur les routes. Ça commencera à Lyon, Clermontferrand dès demain.
Lundi, c'est l'Île-de-France qui pourrait suivre le mouvement. Mardi dans les pays de la Loire, une manifestation des routiers est annoncée tout comme à Rodèz. La région PACA compte suivre le mouvement à partir de mercredi.
À chaque fois, les modes d'action sont encore flous he rassemblement, manifestation, blocage, on ne sait pas encore exactement. En revanche, les routiers pourraient être rapidement rejoints par les agriculteurs, le patron de la FNSEA. Le premier syndicat agricole sera reçu lundi à Matignon et lui aussi appelle ses adhérents à se tenir prêt, se tenir prêt éventuellement à se mobiliser avec toujours les mêmes demande des aides directes pour faire face à la flambée des prix à la pompe.
Alors, est-ce qu'on se dirige vers des blocages massifs ? Est-ce qu'on va vers un retour des gilets jaunes ? He c'est ce que beaucoup murmurent depuis plusieurs jours.
Tiens Jacques le gros, est-ce que vous pourriez aller bloquer sur les routes ? D'abord, je suis pas routier. Non mais en tant qu'automobiliste parce qu'on pourrait imaginer un mouvement populaire qui qui grogne.
Je crois je crois avoir déjà dit à ce micro qu'il y a trois catégories de français en aujourd'hui là. Il y a les il y a les les familles, les ménages comme on dit qui sont à à l'euro près pour survivre hein. On en est là.
Il faut trouver le moyen de les aider. Il y a les professionnels de la route ou route ou qui utilisent des engins qui nécessitent du pétrole, des pêcheurs agriculteurs, taxi. Enfin bon, la liste est relativement longue.
Il faut les aider d'une façon d'une autre. Et puis les autres dont je fais partie d'ailleurs dont nous faisons partie qui sont quand même pas à 15 € près pour un plein et qui peuvent le supporter si ça permet d'aider les autres. Évidemment qu'on préfère payer moins cher, mais si on peut le supporter, qu'on le supporte parce que le vrai le vrai sujet c'est on prend l'argent où ?
Oui. On prend l'argent à qui ? Enfin où ?
C'est ce que répète encore Sébastien Lecnu. Ce matin, il y a eu des des alors j'allais dire des bonnes nouvelles, des moins mauvaises nouvelles qu'attendu sur le déficit. C'est que 5,1.
Mais il a dit tout de suite attention, on reste en déficit, il y a toujours pas de sous dans les caisses et pas question de de déverser des aides pour faire face à la flambée des carburant. On ne peut pas le faire. Alors, je sais que c'est contestable pour certains, mais moi je j'affirme, je suis pas économiste hein, Pierre, mais on ne peut pas le faire aujourd'hui.
Je crois que le déficit grossit chaque année de je ne sais combien, que rien que le le rembourser, ça coûte le budget d'éducation nationale. Enfin là, tu me corriges si tu si tu le veux, mais euh comment fait-on ? Et je pense que si des gens comme nous, moi je suis prêt à le faire hein, accepte accep de payer un peu plus cher leur essence.
Oui, j'ai pour aider pas un prix différencié en fonction du Non, mais accepter au moins accepter allègrement cette hausse qui sera forcément provisoire. Donc je suis prêt moi oui à à participer à ma façon. Après il faut mettre en place des choses que que j'ignore mais essayer de trouver un truc puisque je pense c'est des aides pourquoi pas mais ciblé uniquement sur ce forcément ciblé forcément ciblé.
Pierre Rondo l'économiste comment l'économiste regarde la situation parce que Jacques l'a très bien dit. Il y a plus 1 € dans les caisses, le gouvernement ne cesse de le rappeler. Mais en même temps, s'il y a des camions qui bloquent les routes, on va attendre une réponse du gouvernement.
L'État pourrait aussi alors vraiment, je vais partir dans un vocabulaire très technique, je vais essayer de je vais essayer de traduire mais si l'État venait vraiment à faire son travail, à faire sa part, il ferait ce qu'on appelle des politiques contrecycliques et il s'autoriserait à augmenter son endettement pour en période de crise solutionner les problèmes et solutionner les difficultés à finir le mois et à remplir son sa voiture et son camion de d'essence. On peut on pourrait se permettre à la rigueur vu qu'on a réduit le déficit mais on reste effectivement à découvert de s'endetter pour relancer et en période de reprise économique, c'est une rhtorique très kinésienne, on rembourse quand on est bien et on s'endettete quand on est mal. Le souci, c'est que déjà qu'on est très mal noté par les agences de notation et que le le remboursement de la dette, le taux de remboursement ne cesse d'augmenter, ça va ça va compliquer les choses.
Après l'autre solution, c'est le choix qui a fait l'Italie et c'est l'une des possibilités, c'est que l'Italie, elle a fait des arbitrages sur les aides et sur le financement de ces aides. L'Italie a annoncé récemment une baisse de 25 centimes du prix du litre à la pompe, mais c'est pas financé par la dette, c'est financé par un arbitrage où on va réduire à côté d'autres dépenses publiques et en l'occurrence l'Italie ici a décidé de réduire le budget de la sécurité. Alors toute la question est de savoir lesquel.
Encore une fois je pourrais pas me permettre de dire que tous les secteurs sont en crise, on va pas enlever de l'argent à l'hôpital, à l'école, à l'armée. C'est un arbitrage politique. C'est soit on s'endette avec le risque qu'on qu'on qu'on connaît d'augmenter les taux d'intérêt exactement.
Soit on fait un arbitrage si on veut aider, si on veut aider et on réduit à côté là où on veut aider ailleurs, soit on ne fait rien et on fait rien et on laisse passer la crise en attendant. Oui, mais laisser passer la crise, faire l'odoron comme le dit Jacques, quand on a les moyens encore de se payer un plein, pourquoi pas ? Mais quand il y a des entreprises qui sont sur le le point de mettre la clé sous la porte dans le transport, on a eu beaucoup de témoignages aussi, je pense aux infirmières libérales cette semaine qui nous disent "C'est plus possible, je je travaille presque à perte".
On peut comprendre dans Golfard que certains soient bah en train de dire bah la seule solution vu que le gouvernement n'arrête pas de répondre on a pas d'argent, on a pas d'argent bah c'est de bloquer pour se faire entendre. Je comprends totalement qu'il y a une volonté de bloquer. Déjà c'est un droit constitutionnel, moi vous me connaissez.
J'adore quand euh euh les secteurs professionnels usent de leurs droits constitutionnels pour défendre leur leur leurs valeurs et leurs besoins. Mais évidemment que l'État pourrait aider ne serait-ce qu'en supprimant la TVA sur à mon avis les professions comme les professions libérales euh comme les infirmières, les aides soignantes qui elles n'ont pas d'autres choix. Mais je veux dire les salariés qui prennent leur voiture pour faire 80.
Tu vois par exemple quand tu bosses pour une grosse boîte parce que la la la grande partie des Français quand même bossent pour des grandes entreprises en France. Est-ce que les entreprises ne peuvent pas contribuer si tu es dans une grosse boî de petites entreprises énormément mais attention il y a énormément de PME d'artisans et d'indépendants et ceux-là il faut les aider mais les gens qui sont salariés dans des gros groupes je veux dire totale énergie par exemple une rupture d'égalité mais c'est pas une rupture d'égalité c'est aussi mettre à contribution les entreprises comme on a pu le faire pendant le covid je veux dire le chômage partiel les boîtes elles l'ont payé hein c'est pas que l'état moi j'ai pas eu besoin de dépenser de l'argent pend du chômage partiel vu que j'étais indépendant donc moi l'état m'a aidé à 100 Mais quand tu es une boîte et que tu as les moyens de contribuer, il faut aussi que tu contribues à l'effort français. On est dans un contexte de guerre d'ailleurs, un contexte de guerre où la France joue un rôle inexistant et donc ils sont dans une passivité aujourd'hui face au prix du pétrole qui est similaire à leur leur passivité face à cette guerre.
Donc écoutez, nous les Français, on est en train de subir la passivité aussi de notre pays parce que Macron, il aurait totalement les moyens de faire une négociation assez efficace pour que le Détroit d'ormous, il soit débloqué. Je crois que tu donnes beaucoup d'importance à Macron. Je lui donne peut-être arrive au dorm, il dit "Allez, on arrête tout." Oui, peut-être que ça semble plus compliqué à faire qu'un simple décret pour suspendre la TVA sur les entre les deux, il y en a un qui est plus simple à réaliser.
Le problème, c'est qu'on ne peut pas suspendre la TVA pour tout le monde parce que vous rendez bien compte que notre pays, on on en parle tous les jours dans l'émission, on est à un niveau de dette qui est ingérable, on a plus d'argent, le le l'état des finances publiques est catastrophique. Donc donc faut faire des choix, faut faire des arbitrages. Il faut faire des arbitrages.
Je suis pas forcément d'accord avec ton idée de par exemple enlever du budget sur la sécurité parce que on est aussi dans une situation. Non, j'ai parlé l'exemple de l'Italie. J'ai pas dit que la France devait faire ce choixl.
L'Italie a fait ce choix. Maintenant, tu peux choisir politiquement. Faut une coordination entre l'État, les grandes entreprises et l'ensemble de la société.
Donc les mettre encore à contribution, encore les faire payer qui ont déjà beaucoup payé parce que effectivement le taux les PME et les TPE clairement on peut pas les mettre à contribution puisqu'ils sont déjà à la gorge. Mais euh les très grosses entreprises oui. Mais ceux qui sont à la gorge aujourd'hui, ce sont donc les chauffeurs routiers et nous sommes en ligne avec Jean-Christophe Gauteron.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes le délégué régional de l'organisation du transport routier européen pour la région Auverne Ronald.
Je porte juste une précision si vous me permettez. Ce ne sont pas les conducteurs routiers, ce sont les patrons d'entreprise de transport. Exactement, les représentants du transport routier, on va le dire comme ça, Jean-Christophe Gauteron.
Mais ce qui est intéressant, c'est que vous êtes dans la région Verne Ronalpe, ça risque d'être la première région à se mobiliser demain. Si j'ai bien compris, on nous annonce c'est la première région qui se mobilise demain. Mais alors, j'aimerais d'abord comprendre ce qu'il y a derrière ce mot de mobilisation.
Jean-Christophe Gaon, est-ce que demain les camions sont appelés à se réunir, à bloquer ? C'est quoi ? Des barrages filtrants, des manifestations ? comp au au au regard de ce que j'ai pu entendre des de de de l'échange de de de vos différents intervenants sur le plateau, il s'agit nous d'avoir une action qu'on veut constructive, pédagogique et en partage avec les citoyens dans la mesure où ils vont se mettre en place tout à la fois à Lyon et à Clermontferrand à partir de samedi 9h des barrages filtrants.
Le principe étant celui de contingenter un certain nombre d'une centaine de véhicules sur l'assette et à Clermontferrand sur un sur un rond-point d'entrée à l'autoroute. Hm hm. euh de pouvoir aller d'aller à la rencontre des citoyens en leur présentant leur nos revendications qui sont qui sont duales et doubles.
Vous ça ça a été évoqué par vos par vos intervenants. D'une part euh une aide euh forfaitaire au véhicules euh comme ça a été le cas au moment de la de la crise ukrainienne en en 2022. C'était quoi ?
C'était c'était 1000 € par poids lourd. C'est ça quelque chose comme ça ? à peu près de de en fonction des poids lourds longue distance régional tracteur porteur véhicule utilitaires léger on était sur une déclinaison de 500 à 1500 € en fonction de la typologie ou 1000 € en moyenne mais juste qu'on comprenne bien Jean-Christophe Gauteron c'était 1000 € c'était pas un crédit d'impôt c'était pas un prêt c'était 1000 € d'aide c'était une subvention c'était tout à fait 1000 € d'aide et et au regard encore une fois de ce que j'ai entendu chez chez vos intervenants, il y a il y a peut-être de manière très très simple un parallèle à On demande une aide qui était de 400 millions en 2022 à à agréger au aux réalités de 2026.
Si on met en face, j'étais hier soir, il trouve que hier soir, j'étais en train de discuter avec un expert comptable spécialisé dans les transports. Si on prend la base de 5000 entreprises de PME française qui disparaissent, on a pris un une modélisation d'une entreprise à 20 camions, c'est une perte sèche pour l'État de 5 milliards h en perte de Oui. Si les entreprises mettent la clé sous la porte, donc il vaut mieux débloquer 400 millions ou en tout cas quelque chose d'équivalent des aides directes comme ça pour vos entreprises plutôt qu'ell mettre la clé sous la porte.
Jean-Christophe Gautro, mais ça veut dire que c'est des aides uniquement pour votre secteur que vous réclamez. Vous demandez pas qu'on baisse les prix à la pompe. Alors euh comme je vous le disais, euh le on on demande la première demande c'est une aide directe forfaitaire au véhicule.
La deuxième étant un encadrement des prix euh du carburant tel qu'elle a été mis en place en Italie, en Espagne et en Portugal. J'ai une question. Donc on baisse, on plafonne enfin d'une manière ou d'une autre que l'État en tout cas euh descende le le prix du carburant pour vous aussi à la pompe et donc pour tout le monde par conséquent.
On est d'accord Jean-Christophe Gau. Oui. Bah de pas pas par extension euh par extension euh un encadrement du prix à la pompe.
Après il est difficilement contrôlable pour une seule pour une seule profession que que que l'État fasse l'effort d'encadrer je vous dis encore une fois à l'exemple de ce que nos voisins européens ont fait. Alors, on nous dit Jean-Christophe Gauteron que Sébastien Lecnu va faire des annonces ce soir pour les agriculteurs, les pêcheurs et pour vous les routiers. Mais dans ce qu'on comprend, pour l'instant, on est plus sur des crédits d'impôts, des avances de trésorerie et cetera.
Ça ça suffira pas pour vous sauver. Ah ben écoutez, c'est c'est c'est un report sur des sur des prélèvements euh qui qui qui à un moment devront être payés sur des économies qui qui sont sur des économies qui sont déjà exang. Oui.
Donc c'est c'est pas de nature c'est pas de nature à à à donner de la pérénité aux chefs d'entreprise qui se trouve pris à la gorge. J'ai une dernière question pour vous Jean-Christophe Gon. Vous nous dites demain simple barrage filtrant si je comprends bien.
Donc pour les automobilistes qui nous écoutent, ça veut dire des ralentissements demain sur les autoroutes. Sur les autoroutes, pas de blocage du dialogue. Mais ça pourrait se durcir si dans dans la semaine qui vient vous n'avez aucune réponse.
Écoutez euh comme vous l'avez compris, l'OTER a fait la décision d'action territorialisée sur l'ensemble de la semaine prochaine à compté de demain. Ouais. Euh oui, j'ai la liste là.
Lundi lundi c'est Paris, c'est ça ? L'Île-de-France en tout cas, les pays de la Loire. Ensuite, on nous parle de Rodèz, mercredi, ça sera la région PA.
Va y en avoir un peu partout en France demain, mais on n pas compris c'était barrage filtrant, blocage. Il il appartient à à l'ensemble des tes territoires au niveau de l'éreur qui fonctionne dans une logique de transversalité, de démocratie de choisir son mode d'action. D'accord ?
Donc ch chaque territoire aura décidé de de la manière dont il dont il agit et objectif pour nous à l'issue à l'issue des mouvements sur une semaine de mobilisation de nos de nos chaînes d'entreprise nos instances représentatives se réuniront et en fonction des retours que nous que pourra nous faire l'état décidera ou vous attendez les réponses du gouvernement pour décider de la suite. Une dernière question avec Golfard. Oui monsieur Goton.
Désolé, j'ai une question qui va peut-être être débile, mais quand il y a eu la guerre en Ukraine, les distributeurs, notamment dans l'agroalimentaire, ils ont augmenter les prix. Pourquoi ? C'est parce que vous faites Pourquoi vous augmentez pas les prix pour vos pr enf vous êtes prestataire, vous vous êtes routier pour des grosses entreprises.
Pourquoi vous augmentez pas les prix ? Et pourquoi l'État décide pas d'indexer comme on a indexé sur l'inflation, on indexe sur le prix du du pétrole ? Je je je vais avoir une réponse très simple.
Pour le coup, il s'agit pas de me poser la question à moi, mais de poser la question à nos chargeurs et à nos clients qui depuis 3 ans, parce qu'il faut savoir que la crise actuelle n'est que n'est que la 1e crise qui se succède aux précédentes depuis 2 ans, il faut savoir que l'ensemble de nos entreprises ont eu un chiffre d'affaires à zéro euh en terme de bilan l'année passée et euh on peut on peut on se bat et et nous organisation patronale accompagnons nos entreprises pour se battre pour révaluer les cours et le prix le prix du transport. Il y a une réalité à ce jour, remplir les cuves d'un poids lourd ou d'un quart ou le camion d'une entreprise de déménagement puisque nous couvrons l'ensemble de ces métiers de ces métiers euh au moins sur le territoire d'Auvern Ronald. Euh le le le le le le coût le coût carburant est supérieur au coût de vente d'une prestation de transport, qu'elle soit marchandise ou voyageur.
Oui. Oui. Donc certains se mettent à travailler à perte aujourd'hui.
C'est ce qu'on comprend quand on entend tous les patrons dans le dans votre secteur. Alors Jean-Christophe Gautron, vous demandez des aides directes pour chaque camion et en plus une baisse générale des prix à la pompe. C'est compliqué à chiffrer ça.
Je me tourne vers Pierre Rondo mais là on parle en milliard là. On est d'accord. Non c'est moi pour chiffrer la chose.
On parlait sur le uniquement la baisse de la TVA c'était chiffrer un milliard par mois. un titre de comparaison de enfin d'exemples de de de coûts. Donc maintenant, si on veut contrôler les prix, un élément pour lequel moi je suis plutôt sceptique parce que vouloir contrôler les prix euh euh en France, quand on sait qu'on parle de pétrole qui est qui est produit dans le Moyen-Orient, qui est produit dans le monde entier où on dépendant des bourses internationales, on est on est dépendant du prix du baril de pétrole, ce serait assez compliqué de se dire que en France et rien qu'en France, on plafonne 1,9 € 2 € 2,10 € ça risquerait de coûter beaucoup d'argent aux finances publiques.
Jacques Legros, est-ce que c'est légitime en même temps que les les routiers parce que là si on appelait les pêcheurs, il dirait la même chose. Les routiers sont sont les premiers en tout cas à dire "Nous, on va sur la route pour l'instant c'est pour du barrage filtrant mais ça peut se transformer en blocage rapidement. Mais je pense qu'on en restera là parce qu'il faut savoir raison gardé hein.
On est on subit une guerre qu'on a pas demandé. Le pétrole, bah ça représente que 10 % de notre approvisionnement, hein Pierre. C'est à peu près ça.
Il y a aussi d'autres matières premières qui sont importantes. Il y a des usines qui utilisent le plastique aujourd'hui qui souffrent encore beaucoup plus et qui vont probablement devoir mettre leurs équipes en chômage technique. Donc et puis le un dernier mot sur l'exemple de l'Italie, je crois que c'était pour 3 ou 4 semaines seulement la mesure et l'Italie est à 3 et pas à 51 donc de de déficit.
Donc elle a un peu plus de C'est pas une dette encore une fois bien sûr et c'est pas une dette ce que fait ce qu' ce qu' fait là une décision politique et un arbitrage et c'est là-dessus que le gouvernement devra devra prendre position. On va en parler avec Paul qui lui est infirmier libéral et donc lui aussi touché. Là on parle beaucoup du transport routier qui se mobilise mais parmi ceux qui qui qui prennent cette crise de plein fouet.
Il y a Paul Bonjour. Oui bonjour. Infirmier libéral en Corè donc j'imagine qu'il y a beaucoup de kilomètres à faire pour aller voir vos patients.
Vous ar vous arrivez à le chiffrer là pour vous aujourd'hui l'impact de cette crise du carburant ? Et ben pour moi, l'impact oui est assez important parce que c'est vrai que au quotidien euh on roule de de plus en plus parce qu'on a de plus en plus de monde à voir et euh oui, l'augmentation se fait ressentir à la fin du mois. Ouais.
Et quand vous entendez les routiers qui disent "Bah nous, on va bloquer pour avoir des aides, en tout cas on va se mobiliser." Est-ce que vous vous seriez prêt s'il y avait un mouvement des des infirmiers, des infirmières, des indépendants, des artisans à à vous mobiliser ? Mais en fait, moi le réflexe que j'ai eu quand j'ai entendu le débat, c'est surtout que je pense qu'il faut que ce soit plus collectif, que tout le monde soit soit ensemble parce que c'est vrai que les routiers façages euh on peut le comprendre, mais euh après euh nous bien sûr on pourrait le faire, tout le monde peut le faire dans ce cas-là, les agriculteurs, les pêcheurs et on s'en sort plus.
Donc moi ce que quand vous décrivez quelque chose de collectif, moi j'entends gilet jaune. Non non non, je dirais pas aller jusqu'au gilet jaune mais surtout ben plus au niveau politique ce qui avait été fait la dernière fois dans mes souvenirs, il y avait une un encadrement des prix lors d'une crise précédente où je crois que certains pétroliers avaient bloqué à 2 € le litre. Oui, c'est déjà le cas.
Là, on peut le citer Total qui fait des efforts, qui plafonne en tout cas. Alors, je crois qu'on est à 209 le diesel chez Total. Oui.
Oui. Voilà. Et c'est vrai que si ça ce qui est en dessous du cours du marché en ce moment, c'est 221 à la moyenne en France pour le lit de gazole.
Mais je pense que l'État s retrouve aussi quand même quand même à 2 € le litre de de gasoil retrouve quand même euh s'y retrouve aussi. Bah il y a plus de taxes qui rentrent mais Sébastien Lecnu a redit ce matin, promis, on gagne pas d'argent en plus. Ça ne fait pas rentrer l'argent dans les caisses de l'État parce que parallèlement ça fait comment dire oui voilà ça ça fait du mal à la consommation à la croissance et cetera moins de rentré exactement ce qui rentre compensation voilà c'est pas forcément les ber ne se frotte pas les mains en voyant le les prix augmentés à la pompe.
On va accueillir aussi Geoffro qui lui bah tiens est chef d'entreprise dans le transport. Bonjour Geoffroid. Oui mais bonjour à vous.
Avec vous on va du côté de Po Pyrénes Atlantique entreprise de transport. Vous avez combien de chauffeurs ? Combien de camions ?
Alors, ben je suis une toute petite, une poussière, hein. J'ai deux camions. Euh, je fais de la longue distance et euh et je subis comme vous tous les haoses du gazol.
Et quand vous entendez vos représentants là qui disent "Bah trop, c'est trop là maintenant, il faut se mobiliser, il faut être dehors sur la route". Moi, j'ai juste une j'ai juste je me rappelle la fontaine, la cigale, elle est fort dépourvue quand la bis venue hein. Et les fourmis espagnoles et italiennes qui ont la retraite à 65 et 67 ans et qui ont pas fait un psychodrame pendant 6 mois. et ils peuvent se permettre de d'arbitrer un peu plus facilement que chez nous.
Voilà, ça c'est ça c'est le constat. Oui, depuis une semaine, ils ont un peu plus de marge de manœuvre, on va le dire comme ça au niveau budgétaire parce qu'ils ont fait les économies avant. En attendant, vous Ja quotidien, comment vous faites ?
Et bien, comment je fais ? Euh je ben je vais chez chez chez Total et pas par hasard hein, c'est pour le pour le prix du carburant. Euh, j'essaie de me débrouiller hein pour vous dire, j'ai aussi un compte le clair hein.
Mon prélèvement de on a deux prélèvements par mois hein. C'est tous les 15 jours hein. Je suis passé de 4200 € TTC à 5600 € TTC pour mes deux camions.
Donc, on a dépassé les 10000 € TTC par mois. Euh et ça comme le disait, c'est impossible à répercuter sur vos clients. Ben en fait là là où je suis un peu en colère vis-à-vis des des organisations patronales parce que nous demander 1300 € là, j'ai l'impression de faire la manche de un supermarché quoi.
Euh je c'est 600 L. C'est 600 L. Euh en fait il y a une loi qui enfin la loi Gesso, elle existe depuis longtemps.
Euh la surcharge gasole, elle existe, elle est en bas de facture. Pourquoi ? Pourquoi on a des chargeurs qui nous marquent sur des marchés spot ?
Le marché spot, c'est quand on va de droite à gauche. Prix TT, enfin prix hors taxe surcharge gasole incru. Ça serait bien que la DG CCRF qui a un peu plus de temps aujourd'hui, maintenant qu'elle a contrôlé les prix du carburant et qu'elle a regardé à quel point on il gagnait pas l'argent les pétroliers, ça serait bien qu'ils aillent vérifier les prix des transports avant avant la crise et les prix des transports après, voir s'il y en a pas certains qui qui qui ont pris pour eux la surchange gasole et pas la réalité.
Ça c'est certain que oui, certains gagnent de l'argent forcément quelque part. Là, je vois Pierre Rondo aussi qui quiège oui forcément il y en a qui bénéficient. Il y a des on dit souvent profiteur de guerre en tout cas forcément voilà forcément certains bénéficient de de ces hausses de prix.
Merci Geoffre d'être venu témoigner. On va remercier Paul aussi. Je remercie aussi tous ceux qui témoignent sur le WhatsApp de l'émission he le 0612 424 424.
Je vois Hervé qui nous dit et ben moi ça fait une semaine que je rentre à pied du boulot.