Faut-il encore augmenter le budget de la Défense ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La tendance qui est au conflit, Ukraine, Gaza, Iran, le monde se déchire et les démocraties occidentales doivent anticiper les agressions extérieures. Le gouvernement français a augmenté de 6,7 milliards d'euros son budget de la défense en 2026. Malgré son endettement exponentiel, ça ne vous aura pas échappé. La question donc de ce 14 juillet, faut-il augmenter le budget de la défense ? Nous avons ce soir comme grand témoin et grand observateur, le sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des armées, Christian Cambon. Bonsoir monsieur le sénateur. Bonsoir. Merci mille fois d'être avec nous.
Vous avez compris, je suis mal à l'aise à la fois parce que je subis les pressions Bruno Pommard, que vous connaissez bien, ancien du RAID. Je le connais bien, je le connais bien. Et qui me fait bien comprendre que je ne suis là que l'été en titulaire, de temps en temps. Donc il y a cette pression et aussi la pression de l'arrivée du Tour de France. Le Tour de France qui est à 4,1 km. Et forcément, il va y avoir un moment où on va s'interrompre. Alors juste, voilà comment on va faire. On va faire le tour de table des vraies voix. On voit l'arrivée du Tour de France et après on vous interroge, cher monsieur le sénateur.
J'espère que de toute façon, ça ne changera pas trop par rapport au timing. Mais voilà, déjà, autour de la table. Et c'est la question que je pose tout de suite à Raphaël, Rémi Leleux. Faut-il encore ? Faut-il penser ? Faut-il se faire une raison ? Augmenter le budget de la défense ?
Oui, très probablement. Mais aussi avec une véritable transformation de nos armées. Pas simplement se dire qu'on va donner de l'argent et que ça va par magie augmenter notre capacité opérationnelle. Une meilleure considération pour les conditions d'engagement. Et puis une réflexion politique qui est là et très très large et qui me tient beaucoup à cœur. Celle de l'européanisation de l'armée. Comment on arrive à avoir une armée qui arrive à agir partout avec les partenaires européens et à faire preuve d'une meilleure solidarité sur les champs d'intervention, mais aussi sur les champs de protection, notamment face aux crises.
Sébastien Ménard menacé de ne pas être d'accord avec vous sur ce que vient de dire Raphaël, Rémi Leleux.
Sébastien ? Pas complètement d'accord, pas très très très éloigné. Mais un petit point quand même, un petit bémol, c'est qu'on a l'une des meilleures armées au monde qui était jusqu'alors mal financée. Et donc la conséquence de ce mauvais financement ou de ce sous-financement, c'est une obsolescence entre guillemets d'une partie de l'équipement, pas de tout l'équipement. Parce qu'il y a effectivement ce qu'on peut voir défiler. Monsieur Pommard, vous pourriez nous écouter s'il vous plaît ? Oui, je vous écoute. Il y a ce qu'on voit défiler. Non mais il y a ce qu'on voit défiler. Ce n'est pas grave, les auditeurs ne l'ont pas vu.
De manière, j'ai envie de dire, en mode exhibition, ça fonctionne très bien. Mais la réalité, c'est quand même qu'on a des casernes en mauvais état. On a des équipements qui sont parfois à bout de souffle. On a des pièces détachées qu'on avait du mal, quelque part, sur des chars, sur des hélicoptères, etc. à réassurer. Donc voilà, pardonnez-moi, mais c'est quand même une bonne nouvelle d'avoir une loi de programmation militaire qui est à la hauteur, entre guillemets, des ambitions françaises avant d'être européenne. Parce que moi, je suis d'abord français avant d'être européen.
Et il faut d'abord, avant de projeter, quelque part, cette espèce de conception européenne d'une armée de défense, déjà, il faut que la France reprenne son rang et retrouve sa place.
D'où l'expression « tous les Français sont européens, mais tous les Européens ne sont pas Français ». Exactement, ça vaut ce que ça vaut. Déborah Schumann, réaction ?
Eh bien, moi aussi, je suis plutôt contente. Je pense qu'il y a un vrai besoin d'avoir une augmentation. Et là, je rejoins l'histoire de l'Europe, parce que pour moi, ça me tient réellement à cœur aussi. Je pense que oui, en effet, il faut que nous, nous ayons une défense qui tienne la route et qui soit, en effet, tout à fait au goût du jour. Et on l'a vu, puisqu'on a des besoins de plus en plus pressants. Mais en revanche, il ne faut pas oublier, je pense, la dimension européenne, puisqu'on sait qu'aujourd'hui, avec les États-Unis, on ne peut pas vraiment compter sur eux. En tout cas, c'est très fluctuant avec Trump. D'où l'importance de l'Europe, comme le dit Raphaël Réminot. Exactement.
Pour moi, l'importance de l'Europe, elle a tout son sens. Et ça, depuis très longtemps. Et il faut vraiment lui donner cette place-là aujourd'hui, indéniablement.
Bon, alors, je rappelle que le sénateur Christian Cambon, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées, est avec nous. Mais que je ne veux surtout pas lui couper la parole. Et donc, on termine ce tour de table, on fonce au tour de France dans un instant. Et justement, je voulais votre avis, Bruno Pommard. C'est devenu incontournable, cette décision d'augmenter le budget de la Défense ?
Il y avait 30 ans de retard, quoi. Je parle sous le contrôle du sénateur Cambon, évidemment. On a pris un retard considérable. Il était temps de se mettre à niveau. Je suis très heureux, d'ailleurs, d'entendre des intervenantes être totalement favorables à ça, au réarmement de la France, parce que c'est une nécessité. Avec des nouvelles technologies, on l'a vu, à travers le défi des Champs-Elysées. Mais ce que je voulais dire à Sébastien Ménard, c'est quand même, on a une armée professionnelle, avec le CPA10, avec les groupes très opérationnels, très efficaces, reconnus dans le monde entier, qui sont très bien équipés.
L'armée générale, puisqu'on a 250 000 militaires dans ce pays, effectivement, on a besoin de remettre d'aplomb, je dirais, les casernes, etc. Mais je pense que tout ça va venir. Encore une fois, je crois que c'est 63 milliards qui ont été votés pour 2027. Donc, c'est quelque chose de très positif. C'est une priorité pour notre sécurité, pour la sécurité de l'Europe aussi, mais la sécurité des Français. Donc, voilà. Moi, je suis tout à fait favorable à cette augmentation. Et bravo aux sénateurs et aux députés qui ont travaillé sur cette commission.
Oui, justement, parce que j'ai aussi un œil sur l'arrivée du Tour, mais j'ai quand même le temps de vous poser une question, avant de rentrer dans le vif du sujet après, cher sénateur Christian Cambon. Concrètement, la classe politique et le Sénat étaient favorables. C'était une obligation, cette augmentation du budget de la Défense.
Oui, je pense que l'augmentation du budget à laquelle nous avons consenti tant nos collègues de l'Assemblée nationale que le Sénat, et le Sénat a même été plus volontariste que nos collègues de l'Assemblée, c'est, comme l'a dit Bruno Pommard il y a un instant, pour faire face à une situation qui est en passe de se corriger, mais pour laquelle il y a encore beaucoup à faire. Nous avons eu, pendant 20 à 30 ans, un éreintement de nos forces armées. On prenait littéralement sur le budget pour équilibrer le budget général, moyenne en quoi on avait des déficiences absolument dans tous les domaines.
On avait la moitié des hélicoptères qui fonctionnaient, on avait la moitié des chars qui étaient en réparation. Et nous n'avions qu'une armée de commandos qui nous permettaient de faire des opérations sous l'Égypte des Nations Unies, en Afrique et ailleurs. Mais maintenant, malheureusement, les temps ont changé, parce que les empires affichent leur violence et sont en quelque sorte la France et l'Europe de prendre des initiatives.
Et M. le Sénateur, nous allons en parler dans un instant. Mais vous avez compris ? Allez, on envoie tout de suite Jingle Tour de France. Sud Radio, le mec du Tour.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
La parenthèse Tour de France, évidemment, ce 14 juillet, ça fait partie du défilé. Et tenez-vous bien, nous espérions que les Français gagnent. Nous espérions que l'échappée prenne son envol jusqu'au Lioran. Eh bien, non ! Avec Pascal Chanteur, notre consultant. Bonsoir, Pascal. Bonjour à tous et toutes. Pascal, c'est impressionnant. Tadej Pogacar, maillot jaune, vient de passer la ligne en tête entre Aurillac et le Lioran. Dixième étape. Il n'a laissé à personne, et encore moins aux Français, la possibilité d'aller chercher la victoire aujourd'hui. Alors, on a espéré, parce que parmi les Français qui taquinent Tadej Pogacar au classement général, il y a Paul Sexas.
Eh bien, ils arrivent justement, les poursuivants, avec Remco Evenpool, et puis Paul Sexas, et Florian Lipovitz, et Ayuso également, l'Espagnol. Un Français devant un Espagnol. Paul Sexas qui passe la ligne. Aujourd'hui, le classement général va peut-être changer, puisque c'est la sensation. Jonas Vingegaard passe seulement la ligne avec dix secondes de retard sur Paul Sexas. Quels sont les enseignements que vous tirez, Pascal Chanteur, aujourd'hui ?
Tout d'abord, Pogacar voulait laver l'affront qu'il avait pu subir sur cette même arrivée face à Vingegaard, il y a quelques temps de ça déjà. Et puis aujourd'hui, les indications, c'est Del Toro qui saute, Evenpool qui saute. Même si Evenpool rentre au final, il a montré ses limites, et ça, c'est quelque chose de très important.
Vous êtes en train de nous dire que plus que jamais, avec ce que Vingegaard a concédé aussi sur la fin, Paul Sexas vaut un beau deuxième du Tour de France pour l'instant.
Disons un podium.
Disons un podium, et vous ne voulez pas évidemment être trop présomptueux. Isaac Del Toro, avec le maillot blanc de Meilleur Jeune, qui est l'adversaire direct de Paul Sexas aussi, coéquipier de Tadej Pogacar, Isaac Del Toro, eh bien...
Il finit... Il finit mort. Il finit mort, épuisé. Et ça, c'est des indications que ses adversaires, et en premier lieu, Paul Sexas, va imprimer dans son cerveau.
Et le deuxième Français qui passe la ligne, c'est Lény Martinez. Lui aussi, il va concéder du temps, mais il peut encore s'accrocher à la dixième place du classement général. Merci Pascal Chanteur. On se retrouve bien sûr tout à l'heure à 18h45 pour un éclairage plus précis. Le 19h-19h30, spécial Tour de France sur Sud Radio. Mais après la petite respiration, nous retrouvons Christian Cambon, le sénateur du Val-de-Marne, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées, avec nos quatre vraies voix ce soir, dont l'ancien du raid Bruno Pommard, avec lui Raphaël, Rémi Leleux, Sébastien Ménard, Déborah Schumann.
Nous revenons à la question du jour, faut-il encore augmenter le budget de la dépense ? A tout de suite, la Défense.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. 17h20, Frédéric Brindel.
Le défilé du 14 juillet a été marqué par la présence du chef d'État ukrainien Volodymyr Zelensky aux côtés d'Emmanuel Macron, qui présidait, lui, son dernier défilé en tant que président de la République. L'occasion de rappeler la menace de guerre permanente et la volonté de renforcer les forces françaises de défense. Est-ce pourtant une priorité pour vous, les auditeurs ? Nous en débattons. La question du soir, faut-il encore augmenter le budget de la défense ? Aux côtés de nos quatre vraies voix, c'est le 14 juillet ce soir. Oui, nous avons une équipe de choc. Bruno Pommard, ancien du RAID. Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité. Raphaël Rémi-Leleux, ancienne conseillère de Paris.
Autrice. La fiche Wikipédia n'est pas à jour, donc je lance l'appel. Si quelqu'un calcul ne veut bien le faire. C'était votre faillissement. Mais c'est lié, c'est lié.
Ah d'accord, d'accord. Donc, autrice féministe écologiste. Et puis, Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Nous avons un grand témoin, Christian Cambon, sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des armées. Cher sénateur, jusqu'où faut-il aller ? Parce que là, nous avons évoqué l'augmentation du budget, 6,7 milliards pour la seule année de 2026. Mais à terme, est-ce que déjà la classe politique que vous représentez a une vision sur les dix années à venir de ce qu'il faudra investir ?
Écoutez, déjà, ce qu'il faut bien comprendre, c'est ce qui s'est passé sur les vingt années qui sont passées. Parce qu'elles éclairent singulièrement le débat. Nous vivions depuis 80 ans en Europe, dans le temps de la paix. Donc, il n'était pas anormal non plus que nos budgets des forces armées soient, j'allais dire, limités ou en tous les cas à un niveau compatible avec la situation. Ce n'était pas la peine d'acheter des missiles et des obus dont on ne se servait pas du tout. Malheureusement, les temps ont changé. Et singulièrement, depuis l'agression russe en Ukraine, maintenant, la guerre est à 3 heures de Paris.
Et les Européens et singulièrement les Français comprennent qu'il convient d'envisager les choses sous une autre dimension. Et donc, sur les dix années qui viennent, il faut effectivement, maintenant, se mettre en situation de répondre à une agression qui pourrait venir. Et en tenant compte aussi du fait que, vous le savez, les Américains se désengagent de l'Europe. Ils restent, bien sûr, un membre important de l'OTAN. Mais ils viennent de retirer plus de 5 000 soldats en Allemagne. Il y aura d'autres retraits qui seront certainement organisés par l'actuel président des États-Unis. Mais ce mouvement date déjà d'il y a un certain temps.
Donc, il faut que l'Europe se prenne en main et singulièrement la France, qui a une des meilleures armées du monde et certainement la meilleure armée d'Europe. Simplement, notre problème, c'est que nous avons, et nous l'avons bien vu ce matin sur les Champs-Elysées, nous avons tous les ventailles des forces, y compris les forces nucléaires que l'on n'a pas montrées. Mais nous n'en avons pas l'épaisseur. Pour vous donner une petite idée, nous avions, en fin 2025, en stock, l'équivalent d'obus qui ont été tirés juste la semaine dernière par les Ukrainiens. Donc, on ne pourrait pas tenir très longtemps.
Et donc, l'idée, c'est de donner de l'épaisseur à nos forces armées, avec des accents particuliers sur les drones. Nous étions très peu équipés en drones. Nous avions des matériels beaucoup plus sophistiqués. Mais on s'aperçoit que la guerre, maintenant, telle que nous la voyons en Ukraine, montre que l'utilisation des drones, et parfois de drones pas chers, de drones qui coûtent quelques milliers d'euros et parfois moins, il faut véritablement en équiper nos armées. Il y a un mouvement très important qui est fait dans ce domaine. Il faut bien évidemment investir dans le cyberespace, parce que c'est un nouveau domaine de conflictualité.
On peut avoir des satellites armés qui nous survolent, ce qui n'est pas très agréable. Il faut surveiller le fond des mers, car les océans deviennent, eux aussi, un domaine de conflictualité. On voit, par exemple, beaucoup de bateaux russes et chinois arriver par l'Arctique, par le nord de notre planète. Et donc, il faut aussi investir sur le renseignement, puisque, bien évidemment, le renseignement permet d'anticiper.
Ça fait énormément de dossiers, finalement.
Pour ne pas avoir la guerre, il faut anticiper la guerre et être craint. Et pour être craint, il faut être fort. Alors, la France a une chose particulière avec le fait de détenir les forces nucléaires, qui sont, malgré tout, une assurance absolument essentielle. Mais on s'aperçoit en Ukraine qu'on ne peut pas utiliser la force nucléaire comme ça, et que les armées conventionnelles sont absolument nécessaires. On a fait d'énormes progrès sur les trois armées. On voit maintenant que l'armée de l'air est totalement équipée de rafales.
On voit la nouvelle génération des sous-marins Barracuda, le Suffrain, le Duguay-Trouin, etc., qui sont maintenant à la mer, qui sont des sous-marins exceptionnellement performants. Et vous avez vu ce matin sur les écrans, moi j'étais à la tribune, je l'ai très bien vu, on voit toute la génération des scorpions, qui sont évidemment du matériel blindé, rapide, très bien équipé, et beaucoup plus confortable du reste pour nos forces armées. Voilà quelques exemples, avec la drone, de ce qu'il convient de faire, et il faut investir, à la mesure, bien évidemment, de nos moyens.
Si j'osais, monsieur le sénateur, effectivement, alors j'ai posé la question, nous avons posé la question, faut-il augmenter le budget de la défense ? Il n'y a pas débat finalement, parce qu'avec ce que vous venez de nous dire, avec tout l'argumentaire, effectivement, il n'y a pas débat. Merci beaucoup, monsieur le sénateur. Christian Cambon, sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des armées, c'était très clair. Il y a des réactions au 0800 26 300 300, je voulais prendre celle d'Arthur de Montpellier, qui est un ancien militaire et policier aujourd'hui. Bonsoir, Arthur.
Oui, bonsoir, merci de me donner la parole.
Oui, c'est très important, parce que c'est l'occasion de vous exprimer, de nous donner votre ressenti. Alors, allez-y en quelques mots. Nécessaire, on vient de le comprendre, là.
Ah oui, c'est totalement nécessaire. Pour vous dire, moi, j'ai connu cette armée réduite, parce que je me suis battu en Afghanistan, d'accord ? Donc, j'ai connu, où on arrive avec un treillis félin vert camouflé, on nous donne un gilet syrafe américain couleur sable, et une musette américaine couleur, à l'époque, c'était le digital camo, c'était en 2009. Donc, en fait, on n'a pas des mérités, puisque les Américains disaient qu'on était des fous. Parce que, oui, le soldat français, il était rustique, mais par nécessité, puisqu'en fait, on n'avait pas les moyens. Et à côté de ça, j'entends qu'il faut réarmer, oui, effectivement.
Alors, toutes ces personnes qui ont un plus grand niveau que moi, moi, je ne suis qu'un simple soldat, j'ai commencé à m'intéresser à un gars qui s'appelle Zvechine.
Oui, que je ne connais pas, donc allez-y.
Justement, en fait, ça a été traduit il y a 7 ans par un général français. Et ce Zvechine, il a créé le concept d'art opératif. Et il avait prévu, à l'époque, 15 ans avant, la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? Et en fait, il avait dit ceci. L'URSS n'est pas en mesure, n'a pas les capacités industrielles de faire face à l'Allemagne. Il faut rester sur une position défensive. Il faut mettre toutes nos capacités industrielles de l'autre côté de l'Oural. Et commencer à augmenter, à se mettre en économie de guerre. Et en plus de ça, dans son art opératif, il tient en compte les factions à l'intérieur, à l'époque de l'URSS, comme il y en avait, mais aussi de l'ennemi.
Et à l'heure actuelle, on se retrouve, on n'a pas de profondeur stratégique en France ni en Europe. Quand on voit nos serres amis allemands qui achètent du matériel américain, que les Américains se retirent, la défense européenne s'est très mal barrée.
C'est clair, c'est clair. Et ça fait partie du débat sur lequel nous emmenait notamment Raphaël Rémi-Leleu. Et on sent bien tous les enjeux que vous avez soulevés autour de cette question. 14 juillet, faut-il encore augmenter le budget de la défense ? On aurait tendance à dire oui. On va revenir avec nos quatre vrais voix ce soir sur l'actualité, mais avec Bruno Pommard sur le rôle du Red justement ce 14 juillet. Avec Raphaël Rémi-Leleu sur le rôle des pompiers. On va élargir, vous verrez aussi, Déborah Schumann et Sébastien Ménard qui auront leur sujet actu. Restez bien avec nous, c'est le 14 juillet, Fête Nationale.