Pouvoir d’achat : chantier prioritaire du gouvernement Borne
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on débat autour de ces mesures pour soutenir le pouvoir d'achat avec sandra hoibian bonjour et bienvenue vous êtes directrice du pôle société du crédoc eric delannoy bonsoir bienvenue à tous avouent aussi économiste président du cabinet de conseil tenzing raphaël legendre bonsoir de saint jouin hills économique à l'opinion et matthieu croissandeau et reste à mes côtés est toujours éditorialiste politique ça n'a pas changé depuis de l'émission je commence avec vous grâce à elle parce que en écoutant olivier à grégoire dans le reportage nous annoncer qu'une loi allait être adopté en conseil des ministres avant l'iss l'atv damman politiquement on voit bien on voit bien l'intérêt vous dit non ce ne sera pas possible oui ça va être effectivement très compliqué contrairement à ce qu'a dit la nouvelle porte parole du gouvernement dans la mesure où un le texte est loin d'être prêt d'abord parce que ça fait des semaines qu'il n'y a plus d'un vitrage politique autour des différentes mesures que c'était que ces deux textes en réalité qu'il y aura un texte administratif et une loi de finances rectificative dans une loi de finances rectificative on doit présenter les révisions des prévisions de croissance de déficit et de dette pour l'année à venir pour cela il faut les présenter au conseil finances publiques rattaché à la cour des comptes qui n'a pas été saisi un texte de loi en présente en conseil d'état avant de le passer en conseil des ministres ce n'est pas le cas non plus six s'étaient présentés avant les législatives il resterait de conseil des ministres donc c'est très compliqué de le de le faire et dans les ministères on s'inquiétait un petit peu aujourd'hui de savoir comment ça allait se passer parce qu'a priori ce n est tout simplement pas faisable c'était quand même étonnant d'annoncer une telle ou telle mesure si c'est pas à si c'est pas tenable ce sandra hoibian comment vous l'expliquez ça il faut envoyer des signaux aux français oui tout à fait il ya une homo rassurer l'union qui a été assez spectaculaire ces derniers mois notamment des prix de l'énergie et donc le gouvernement multiplie en fait les signaux pour dire aux français on vous entend on essaye de faire des gestes donc à un certain nombre de dispositifs qui sont mis en place les uns après les autres pour essayer de gérer cette crise oui eric delannoy il faut pas laisser le terrain à jean luc mélenchon opposant en chef des macros il ya la différence entre être en campagne qui permet de dire pas mal de choses et être gouvernement sur lequel il y a un droit de réserve qui fait que la pression est limité et qu'à ce titre là c'est compliqué de prétendre que l'on pourrait interpréter des premières mesures comme étant des moments de campagne alors qu'il essaie de commencer à gérer le des problématiques des français donc c'est vrai que c'est une situation qui est compliqué temporel mais enfin il a fort la gérer mais pourquoi l'annoncer à ce moment là pour donner des signaux je pense que pour montrer qu'il est quelqu'un à bord ils dès que ce sera possible ce qu'est ce qui a été évoqué quand même enfin j'avais entendu olivier grégoire on dira que ce qui était bloquée c'est que le premier texte qui sera sur la table des de la nouvelle assemblée sera celui là donc après jeu je suis pas voilà je peux pas en dire beaucoup plus mais en même temps s'il n'avait rien dit sur le sujet alors que c'est quand même la place évidemment on peut donner des infos sur le contenu sans dire on va présenter en conseil la tête et gabriela talent il ya quinze jours a dit que ce serait après les législatives et et non pas avant et cette période de réserve ministérielle qui a débuté aujourd'hui même effectivement impose par une circulaire de février 2000 22 de ne pas communiquer sur des actions gouvernementales jusqu'aux législatives pouvoir faire de concurrence déloyale aux autres candidats des autres partis et puis un certain nombre de mesures qui sont dans la volonté de faire un texte pardon c'était aussi de présenter un acte fort un paquet social un paquet pouvoir d'achat soir de frapper les esprits et demande aux français qu'on prenait en compte leur considération mais dans ce qu est ce qu a commencé à sortir de ce qui peut ce que pourrait contenir ce texte il ya tout un nombre de mesures qui pourraient être prolongées et on parle de la prolongation du bouclier et tarifaires alors je prends le soin de contrôler je pense mais je ne sais pas s'il faut en passer par une loi pour prolonger le système de bouclier tarifaire il ya la prolongation peut-être de la ristourne carburant faut-il en passer par une nouvelle loi s'il s'agit de la prolonger de quelques mois il ya le fameux chèque alimentation alors ça sans doute faut-il une parce que depuis le temps qu'on nous promet ce chèque alimentation c'est pas juste une réponse spontanée à la crise qu'on connaît du pouvoir d'achat parce que c'est quelque chose qui était dans les tuyaux déjà depuis depuis très longtemps mais voilà il ya quand même des dispositifs qui ne qui étaient rassemblés sans doute dans cette fois pour la garnir et montrer qu'on veut frapper un grand coup sur le pouvoir d'achat mais qui ne nécessite peut-être pas de passer devant devant des législateurs il ya une contrainte législative qui est que les 4 milliards d'euros qu'on a mis en trois mois pour lutter contre la hausse des carburants notamment ont été pris par décret d'avancé c'est à dire qu'on a fait sur d'autres budgets pour pouvoir payer notamment le chèque carburant et tout décret d'avancé doit être inscrit dans une loi de finances au bout de quelques mois et donc le calendrier impose une loi de finances pour valider ces décrets d'abord alors je voudrais qu'on dise un mot delà de la consommation des françaises sandra hoibian quelles sont les conséquences de deux de ces tensions très fortes sur le pouvoir d'achat sur notre consommation sur la consommation des français à quoi elle ressemble cette console de crise alors la première des conséquences et une baisse de la consommation assez nette ensuite on a des arbitrages sur les sur les budgets qui peuvent l'être donc concrètement par exemple on a moins de français qui partent en vacances que qu'auparavant on a neuf mois neuf points de moins qu'avant la cristiani taire toutes les débuts j'ai le budget d'habillement a entendu aussi qui en diminution depuis une dizaine d'années mais qui a encore encore diminuer les dépenses aussi on va faire des arbitrages sur toutes les dépenses qui peuvent paraître un petit peu accessoire donc moi aller chez le coiffeur l'esthéticienne les frères un petit peu de d'hygiène beauté tout tout ce qui en fait j'aimerais brosse à dents jantes pasqualin et d'hygiène beauté donc tout ce qu'il va faire partie des dépenses sur lesquelles on a un petit peu de marge de manoeuvre puisque évidemment les dépenses de logement les dépenses d'énergie ces deux sont des dépenses sur lesquelles c'est pas possible d'agir en fait à court terme moins de bio aussi des plus de produits d'entrée de gamme c'est justement donc après il ya donc les postes sur lequel on va jouer puis après à l'intérieur des postes il ya effectivement la catégorie des produits et donc on va aller plutôt vers des produits de marques distributeurs mes premiers prix et de marques distributeurs bio on va également avoir des stratégies pour limiter les achats donc par exemple se faire une liste de courses bien précises pour ne pas sortir en fait de ce qu'on avait prévu limiter aussi les noms de deux fois on va aller dans les magasins parce que là aussi ça permet de limiter finalement le nombre d'achats et d'imprévus tout un tas de stratégie finalement pour acheter malin donc l'achat d'occasion sur internet qu'on connaît dès maintenant depuis depuis assez longtemps et la seconde maintenant on parlait dans le feu la séquence pleine on a encore de beaux jours devant elle on va on va est évoquée maintenant chapitre sur les leviers possibles ce que le gouvernement propose mesures ciblées ou pas et puis peut-être aussi ce que réclament certains syndicats est ce que les entreprises peuvent faire peuvent-elles notamment augmenter les salaires c'est ce que leur demande laurent berger le secrétaire général de la cfdt on écoute la solution c'est d'abord d'augmenter les salaires notamment de tous ceux qui ont des bas salaires aujourd'hui il faut compter tous les pauvres en fait toutes les greer qui sont en dessous du smic toutes les grilles sont en dessous du rejet un an il n'y a pas ou nous ce qu'on propose au gouvernement ce qu'on a dit on a écrit d une carte pétition qui circule sur ce sujet là et d'autres auprès d'eux pour leur direction du président c'est toutes les branches qui ont dénudé minimum en dessous du smic aujourd'hui ses 144 branche sur 171 de plus de 5000 salariés commençons tout de suite elles ont trois mois pour négocier une revalorisation de leur grille de tout leur grille de classification et notamment le bac gris sinon il ya une conditionnalité des aides publiques elles peuvent pas percevoir l'ensemble de l'année voilà je vous étiez en train de me dire vous êtes directrice général du credoc donc pardon je n'avais pas la bonne information c'est rectifier et je m'en excuse encore une fois je voudrais voir eric delannoy cette demande de du secrétaire général de la cfdt de laurent berger est ce qu'elle est légitime augmenter les salaires alors augmenter les plus bas salaires je trouve que oui c'est à dire qu'en gros il faut quand même bien comprendre pourquoi cette inflation est aussi forte et aussi puissante à court terme elle est puissante parce qu'il ya une conjonction de deux phénomènes une hausse de la demande qui est lié à la sortie de crise et au plan de relance dont qui provoque un choc de demande jusqu'à ce que l'inflation commence à rogner un peu et une baisse de l'offre qui est lié ou de problèmes de supply chain and équipements et aux prix sous jacents de la production qui fait que les prix augmentent les prix de l'offre augmente donc ça crée un décalage qui se cumulent et on voit bien que si on met une augmentation générale des salaires pour d'augmenter encore la demande ce décalage on va l'amplifier et donc en fait on va augmenter l'inflation c'est ça qui va se passer c'est la raison pour laquelle la seule chose qui semble importante en termes économiques après il ya la théorie économique puis la politique qui est raisonnable de faire c'est effectivement non pas de soutenir comme l'a dit bruno le maire le pouvoir d'achat des français mais de soutenir le pouvoir d'achat des populations les plus modestes tant que des mesures ciblées on a ciblé et ce à des mesures ciblées il y en a plein et d'ailleurs c'est un peu l'orientation qu'a annoncé olivier grégoire avec d autres des organisations qui sont très liés à des revalorisations sur les salaires les plus bas par rapport à la problématique de redistribution par rapport à la prime macron parce que on en viendra peut-être tout à l'heure mais quand on augmente les bassins s'appelait la prime patron un pardon parce que c'est bien les gars devant qui la verse la prime acronymes et entreprises on va peut-être en reparler mais il ya un effet majeur dans l'augmentation des bas salaires c'est un écrasement d des échelles de salaire qui provoque en fait des phénomènes un peu un peu pénible au niveau de la gestion d'entreprise en revanche la prime macron c'est chacun le fait à sa mesure et c'est défiscaliser désocialisés l'appel qui est fait c'est qu' un partage en fait de l'effort entre l'état et les entreprises il faut quand même savoir et feu noter il faut rappeler que le taux de marge des entreprise n'a jamais été aussi élevé depuis 40 ans par rapport à toutes les mesures car existe ça c'est une information importante effectivement raphaël legendre pas ce que ça veut dire qu'il ya donc beaucoup je dis pas tout temps mais beaucoup d'entreprises qui pourraient augmenter les salaires et qu'elles ne l'ont pas être pas suffisamment fait depuis qu une décennie alors on a une décennie de stagnation du pouvoir d'achat suite à la crise financière de 2008 et la crise de la zone euro ça c'est très clair pas de croissance très peu d'augmentation des salaires très peu d'inflation aussi à l'époque le monde a changé on a une inflation de 5 % en france on a déjà eu des négociations collectives au sein des entreprises qui ont augmenté globalement les salaires entre 3 et 3 et demi pour cent mais on sent bien que un deuxième tour arrivent alors les entreprises c'est vrai on pour l'instant échappé à la facture de la hausse de l'inflation hors mis sur les produits intrants effectivement sur ce choc de l'offre qui fait que certaines pièces sont plus chères plus rares donc plus cher à acheter mais le choc d'inflation était pour les 2/3 amortie par l'état par de la dette c'est tout le paquet pouvoir d'achat c'est le bouclier tarifaire sur le gaz l'énergie l'électricité le pétrole un tiers par les ménages et c'est vrai que les entreprises pour l'instant sont plutôt passer au travers de la facture d'où le maintien d'ailleurs des embauches au premier trimestre alors que la croissance a stoppé nette croissance zéro au premier trimestre je le je le rappelle mais les perspectives d'embauché qui était plutôt intéressant à redon je vous interromps parce qu'il ya quelque chose que j'ai un peu de mal à comprendre dit elle sont passées au travers mais il ya beaucoup d'entreprises qui ont besoin ça elles ont toutes besoin d'énergie de pétrole pour faire rouler les lire les flottes automobiles achètent des matières premières bien sûr mais à lui 2 elif ici au semi conducteurs etc l'état sur notamment le paquet énergie les industries par exemple l'énergie bord très fortement énergivores ont un plan dédié pour les aider à passer cette bosse difficile de l'inflation sur un prix pour l'instant c'est aussi de l'énergie qui me prend en charge c'est plutôt les tares et deux tiers et les ménages pour un tiers mais on voit que les entreprises vont devoir prendre une partie de cette hausse des prix en remettant effectivement un peu d'eau de salaires d'ici la fin de l'année et puis il ya un autre il ya un autre élément sandra hoibian c'est le dégel du point d'indicé des fonctionnaires ça c'est pas c'est pas totalement neutre ce qui a été annoncé en général ça il ya un petit effet boule de neige c'est ça oui c'est quand même une part importante en fait il ya un salarié sur cinq qui travaillent dans la fonction publique c'est quand même une grosse masse aussi de personnes et puis le point n'avait pas bougé depuis 2010 est donc ça fait quand même aussi un certain temps donc c'est un message qui est envoyé en espérant que les entreprises vont suivre qu'il va y avoir un effet puisque les marchés de l'emploi ils n'ont pas une forme de porosité et puis c'est aussi un message politique par rapport aux fonctionnaires il ya quand même beaucoup de débats autour des salaires des enseignants de la fonction publique des gens qui étaient en première ligne donc c'est aussi un message qui est envoyé politiquement probablement oui avec une réunion en cette fin d'après midi à bercy autour de 2 bruno le maire tient je vous propose là la réaction du président de la confédération des petites et moyennes entreprises françois à cela il rappelle que beaucoup d'entreprises ont fait des augmentations individuelles on va lire cette citation est que grosso modo y aura pas de hausse de salaire uniforme qu'est-ce-qui ce qu'est ce qui se joue ce soir à bercy raphaël legendre un partage 2 une pression gouvernementale ça on a bien vu le l'image politique ça va représenter mais un partage des tâches ou des poids c'est d'abord et avant tout le retour de bruno le maire sur la scène à bercy en tant que super ministre qui a gardé tous ses pouvoirs et un merci unis c'est une vraie victoire de bruno le maire dans ce remaniement c'est donc une mise en scène on se remet au travail je convoque tout le monde et on va discuter des sujets et des grands débats économiques qui nous attendent qui sont devant nous c'est un message et un appel aux entreprises effectivement à prendre leur part dans cette lutte contre la vie chère avec aussi en tête l'idée qu'il faut éviter la fameuse boucle prix salaires que craint énormément bercy ce sens les rivales à notre les prix augmentent du coup les salaires augmentent ce qui fait augmenter les prix de vente des entreprises aussi et on nourrit l'inflation comme ça sans vraiment savoir comment remettre le dentifrice dans le tube à la sortie donc bercé alors pour les français qui nous écoutent sur toujours des difficultés le salaire augmenté depuis trois ans et demi trois et demi pour cent d'augmentation ça reste inférieur aux 5 % d'inflation mais ce sont quand même des des augmentations sensibles mais surtout il ya 1,9 million d'entreprises en france est ce qui explique françois st très bien c'est qu'il ya un grille 9 millions d'histoires différentes toutes les entreprises pas de mesure je ne sont pas dans le même état financier et donc pas les moyens de faire une mesure générale et ce n'est pas ce que demande un bercy encore une fois c'est simplement pour les secteurs et les entreprises qui le peuvent qu'elle fasse un effort et puis peut-être un autre élément qu'il faut on fait de la pédagogie dans ce dans cette émission eric delannoy il ya déjà eu des hausses de salaires par branche d'activité est en fête la nouvelle hausse du smic devrait enclencher de nouvelles négociations c'est ce qui se passe le tfc s'est effectivement parce que la hausse du smic a des répercussions sur l'ensemble de l'échelle des salaires et donc tout le sujet en général on estime que la hausse du smic a un impact direct sur les sur les salaires qui sont à peu près 1,5 le smic donc par des effets de compensation par des effets de parce que tout simplement quelqu'un qui dépasse une personne qui a un virus 5% du smic parce qu'il vient d'être augmentée bah finalement le plus on peut le remplacer et ses stars donc il ya des effets de de compensation potentiel donc ça nécessite effectivement de revoir cette échelle de salaire sans qu'on soit dans une boucle prix salaires et ont un goût une augmentation générale c'est pour ça que la prime mâcon est intelligente parce que elle se fait elle se fait dans la capacité de l'entreprise de pouvoir le faire or quand on fait une augmentation générale des salaires voire une augmentation sur les bas salaires mais mais en allant assez haut un non seulement ça coûte à l'état parce que je vous rappelle qu'il ya des exonérations de charges sociales jusqu'à tout est quasiment 2,5 smic aujourd'hui et qui à ce titre là quand on augmente les bas salaires bas on augmente la surface de pub population qui qui est exonérée de charges donc les la dame en plus ça coûte à l'état donc il faut trouver des mécanismes dans lequel l'état investit fin surinvesti peu j'ai envie de dire ça et par ailleurs l'entreprise ne va pas complètement bouger à sa hiérarchie des salaires et c'est la raison pour laquelle il valoir ses négociations pour faire en sorte de augmenté sans trop augmenter et sans trop toucher cette hiérarchie dernier aspect il ya quand même un point aussi qu'il faut qui conquit qui milite en plus pour ne pas aller vers 7h générale des salaires c'est que dans les salariés il ya des cadres il ya des agents de maîtrise il ya des gens qui gagnent bien leur vie et c'est gentil millions d emplois épargnés depuis fortement mais on est à 175 milliards de d'euros 675 milliard on estime que c'est à peu près 25 à 35 % de la population qu'il a épargnée jusqu'à quasiment dix mille euros par foyer et que donc à un moment enfin ça plus personne n'en parle enfin et alors pour les inciter à consommer il faut il faut quoi des mesures mais faut les inciter parce que le climat général n'est pas très rassurant on va dire ça donc ça peut inciter à rester prudent et ne pas toucher à son départ sonnait enfin la consommation c'est aux alentours de 1200 milliards par an c'est 4% sur un an complet on n'y est pas encore ces 50 milliards 175 milliards pour ceux qui ont les outils ont cette épargne la salle et voir venir ce que je dire par là c'est que c'est vraiment de l' épargne supplémentaire on dit au qu'ovide inquiets lit de la non consommation et qu'à ce titre là il faut surtout pas leur donner de l'argent plus à ces gens là ils n'en n'ont pas besoin alors c'est peut-être choquant à dire c'est politiquement incorrect de le dire c'est pour ça que il faut vraiment militer pour la frange la population qui a des revenus modestes qui elle souffre et on en revient aux mesures ciblées dont vous parliez tout à l'heure sandra hoibian c'est ce qui est intéressant c'est l'aspect psychologique dans dans la capacité à faire a redonné de la de la fluidité à cette épargne à la remettre finalement dans le circuit de l'économie oui psychologique est aussi finalement ce sont des arbitrages sociaux qu'est ce qu'on décide de quels sont les richesses qu'on décide de répartir vers qui l'a tout à l'heure on parlait de la paix un peu la prime a conquis été défiscalisée ça signifie que finalement concrètement les gens n'auront pas ces montants là dans leur épargne au départ c'était compenser et maintenant ça l'est plus donc il ya aussi une question de finalement quelles sont les ressources qu'on mais qu'on met au pot commun et là globalement la plupart des êtres qui ont été mises en place elles sont ciblées sur les plus modestes alors ça peut paraître assez logique puisqu'on se dit baye a de plus en plus de besoins sociaux le vieillissement la dépendance qui on n'a pas envie d'augmenter les impôts donc il faut bien faire quelque chose pour vous retrouver pour résoudre l'équation le problème de ces mesures c'est que à court terme elles sont très positifs parce qu'elles vont rassurer les ménages elles vont les sécuriser à long terme elle crée un sentiment d'injustice permanence c'est à dire que chacun va se demander est ce que moi j'ai vraiment eu toutes les aides ce que j'ai eu les mêmes aides que les autres et du coup on a aussi un consentement à l'impôt un regard sur la protection sociale qui et distanciée notamment chez les classes moyennes donc je serai un petit peu plus réservé sur l'idée de réserver toutes les aides aux plus modestes même si évidemment ils en ont plus besoin et ça paraît logique mais il ya aussi une question finalement démocratique de comment est ce qu'on décide vers qui on va on va verser des aides et notamment cette question des classes moyennes alors je vous propose de comparer un peu maintenant la situation de la france à celle de nos voisins européens grâce à steve jours d'un rebond soit valve on en est où par rapport à aux autres pays d'europe on va service il ya une exception française thomas en avril on va voir je voudrais plein de chiffres en avril l'inflation de la zone euro a atteint 7,4 pour cent sur un an ce un niveau qui est bien supérieur à l'objectif des 2% théoriquement fixé par la banque centrale européenne et quand on regarde dans le détail on se rend compte et bien que la france s'en tire plutôt est bien très bien par rapport aux autres pays de la zone euro l'inflation en france estimé à 4 8% par l'insee au mois d'avril ça fait de nous et bien l'un des pays où l'inflation est la plus faible de toute la zone euro au 18e pays sur dix neuf c'est pas mal de vent nous retrouve l'estonie les pays bas la grèce l'espagne l'allemagne ou encore l'italie avec 6 6% samedi bruno le maire s'est félicité de cette relative bonne performance française écoutez le une inflation à près de 5% c'est toujours trop et l'inflation est évidemment notre premier défi politique et économique mais je rappelle que cette inflation elle est à près de 8% en allemagne près de 9% en espagne et plus de 11 % aux pays-bas grâce aux mesures qui ont été voulus par le président la république le taux d'inflation en france est le plus faible de la zone euro est ce vraiment grâce aux mesures voulues par emmanuel macron que la france s'en sort mieux voilà c'est un petit peu plus complexe plus sain selon les échos miss des économistes la principale peut-être plus important des raisons tient à notre mix énergétique le conflit on écrème a fait exploser les prix des énergies mais le nucléaire nous a permis en quelque sorte de limiter la casse nucléaire on le rappelle ça représente environ 70 % de notre production d'électricité c'est beaucoup ça nous permet d'être moins exposés au vent des marchés que d'autres pays en matière d'énergie à titre de comparaison thomas l'allemagne est plus dépendante au gaz naturel et au charbon le gaz c'est 27 % la consommation globale allemande le charbon c'est 18% 2 énergie qui ont flambé à l'occasion de cette guerre en ukraine et puis il faut quand même citer les mesures qui ont été adoptées prises par le gouvernement pour limiter la flambée des prix il ya le bouclier tarifaire sur le gaz et l'électricité il a été mis en place en fin à la fin de l'année dernière il a été prolongé jusqu'au mois de juin et puis à la prime de 18 centimes sur le carburant qu'on attend maintenant bien de voir à quoi ressemblera très précisément ce projet de loi sur le pouvoir d'achat pour soutenir le pouvoir d'achat il sera présenté avant le premier tour des élections législatives merci steve jour d'impôt pour toutes ces explications a fait le gendre en entendant tout ça je me dis qu'on a une économie qui est quand même de plus en plus administrer ce n'est pas très nouveau mais encore plus quoi il ya d'ailleurs quelques libéraux qui s'arrache les cheveux mais avec une forme de dirigisme qui n'arrête pas de progresser alors peut-être que c'est dû aussi au score de la france insoumise et maintenant la grande coalition de gauche du ps qui est un vrai danger pour les législatives pour la majorité mais dans ce paquet pouvoir d'achat il ya des idées qui circulent qui n'ont pas encore été officialisée mais comme une super taxe sur les profits des énergéticiens qui pue lui aussi au niveau européen pas qu'en france mais on en parle en france vous avez le suppléa profit d'accords de rente à vie temporaire qui s'est installée sur les le producteur d'électricité notamment donc certains pays l'italie la grande-bretagne et autres ont décidé de taxer ces supers profits temporairement vous avez l'idée d'un gel des loyers qui circule beaucoup en ce moment elisabeth bornes dans le journal du dimanche a plus tôt balayé l'idée en mais bruno le maire lui y est plutôt favorable on en discute en ce moment donc on voit qu'il ya effectivement une place de l'état de plus en plus grande et alors c'est vrai que on peut se féliciter qu'en france l'inflation ne soit qu'à 5% finalement c'est pas totalement délirant c'est le double dans d'autres pays mais si cette inflation aussi faible on l'a dit tout à l'heure c'est parce que l'état a pris des deux tiers du coût de cette inflation mais attention c'est de la dette supplémentaire le bouclier tarifaire sur l'énergie ces 26 milliards d'euros pour l'instant peut être appelée à augmenter dans l'est dans les mois qui viennent et si le consommateur est préservé pour l'instant le contribuable lui paiera la facture dans un deuxième temps il en être quand même très conscient alors cela un chiffre sur cette dette française 2008 113 milliards d'euros 113 % du produit intérieur brut annuel de la france est ce que c'est une bombe à retardement eric delannoy c'est une bombe à retardement à moyen terme c'est à dire qu'aujourd'hui il faut comprendre comment se constitue une dette une dette sur les 2600 milliards de d'euros c'est une dette qui se constitue par j'annule fin j'annule je rembourse ses dettes que j'ai fait il ya dix ans il y avait 15 ans il ya vingt ans il ya deux ans il ya un an et je reconstitue mon stock de dette en en achetant de la nouvelle ce qu'on appelle leur releveur de la dette d'accord ça veut dire que le panier de la dette change chaque année là c'est dire que la structure moyenne de la dette change chaque année pour donner un exemple à l'époque où l'été les taux étaient importants 1996 par exemple le taux moyen de ce panier de dette était de 6 et demi pour cent six et demi pour cent allez donc une charge la dette cessé de nous pour cent de cet encours là qu'ils étaient très forts ce taux moyen avec la chute des taux donc la room allemand de la dette avec de la dette toujours plus bas est tombé à 1,25 en 2020 ce qui compte est la paix dehors les taux mais ça je joue en phénomène inverse les taux sont en train de me remonter il ya un os à thé donc est un indice de référence à 10 ans qui valait 0 1% en début d'année qui est maintenant à 1,6 pour cent dans les mondes les taux remonter significativement donc ça veut dire que la nouvelle dette qu'on va se constituer et beaucoup plus cher que celle qu'on avait dans le panier donc effectivement le taux global va augmenter sauf qu'il ya une inertie énorme de cette dette l'agent cela veut dire qu'on est tranquille pour combien de temps on est tranquille on s'arrose c'est un débat qu'on avait avec raphaël tout à l'heure on est tranquille en gros pour malheureusement c'est un chiffre magique mais en gros pour cinq ans donc bizarrement donc les effets vont commencer à se voir dans deux ans c'est à dire qu'en gros quand vous prenez un pointe plus de pivot ça impacte et 10% de la dette d'accor et en gros on estime alors on peut ne pas être d'accord sur certaines estimations qui ont fait mais que à horizon cinq à dix ans et une augmentation de la charge de la dette si les cils et augmente d'un point de 40 à 50 milliards mathieu et moi je suis frappé de voir comment ce thème de la dette qui était structurants dans le débat public français a complètement disparu sas a permis à des gens de j'allais dire de faire un fond de commerce politique en tout cas d'exister politiquement pour les françois bayrou par exemple qui s'était fait l'ardent défenseur de l'ardent défenseur je les dires de la lutte contre la dette prenez françois fillon qui s'était fait un programme massif avant je parle d'un vent tous ces scandales qui avait fait un programme de 2 d'orthodoxie budgétaire absolument qui agit à dire canon au sens des canons de l'orthodoxie pour préserver justement cette dette est aujourd'hui à cause sans doute de l'effet qu'au vide à cause du quoi qu'il en coûte partir de ce moment où ce mot là a été prononcé je pense que ça fait disparaître cette notion du débat public et puis à autre chose c'est que la dette l'argument des gens qui voulaient lutter contre la dette c'était précisément ce que raphaël 18 alors c'est à dire que c'est le contribuable de demain donc les générations futures qui vont le petit viking qui vont payer la dette alors vous me dites que les générations futures 8 arrangé puisque huit ans mais globalement mal ce thème deux générations futures été complètement mis sur un autre dossier qui évidemment celui du climat et donc on pense aux générations futures pour le climat pas du tout pour la dette qui a complètement disparu des écrans radar raphaël legendre c'est ce cet argent magique là ça fait des années jaillir des mois mais non des années qu'on est drogué à l'argent magique sauf que là le robinet va se faire mais on le sait déjà près exactement ça commencer en 2014 quand la banque centrale européenne par manque d'inflation à l'époque se met à racheter toutes les dettes de la zone euro public privé par dizaines de milliards d'euros pour relancer justement un peu l'inflation on est dans une situation complètement inverse aujourd'hui la mission principale de la banque centrale européenne c'est le contrôle des prix le maintien d'une inflation autour de 2% et donc christine lagarde a annoncé il ya quelques jours la fin de ces achats massifs de dette et notamment de dette publique dès la fin du mois de juin et des premières hausses de taux de la banque centrale européenne à partir du mois de juillet on pourrait avoir une hausse de 0 75 points de base 0 75% d'ici la fin de l'année une hausse de 1% ces deux milliards de hausse sur la charge de la dette sur les intérêts qu'on paye chaque année au bout d'un an et 40 milliards comme le disait tout à l'heure au bout de dix ans ça c'est le premier effet kiss cool qui va nous coûter cher le deuxième c'est l'inflation et ça on le paye tout de suite 10 % de la dette française est indexé sur l'inflation l'inflation augmenté de 5 % la facture sera au bas mot 2 8 milliards d'euros supplémentaires dès cette année a ajouté l'osdh et on sera probablement a déjà une hausse du coût de 10 milliards nous ne sommes que la première année des huit années de rowling de la dette donc c'est une certitude le point de la dette va augmenter dans les prochaines années et donc attention attention aux dépenses mais ça a quand même sandra hoibian à un impact évident sur la politique des manuels macron même si vous nous dites bon bah finalement les effets seront peut-être à la fin de son second quinquennat mais il a fait de la baisse des impôts à un marqueur politique est-ce que c'est tenable tout simplement en fait on dit au crédoc qu'on est un peu dans une gestion de la paire ma crise c'est à dire qu'on a une crise qui est remplacée par une autre donc l'opinion les pouvoirs publics sont pris dans cette espèce de tourbillon de crise et donc on va répondre à chaque fois et finalement on a un petit peu perdues aussi la capacité à ne pas voir les événements comme des crises mais à les restituer dans le temps long donc on pourrait se dire l'inflation par exemple là c'est très très fort mais si on se replace un peu dans le temps long on a eu des taux d'inflation beaucoup plus élevé dans les années 80 la même manière sur la pandémie a évidemment eu beaucoup de morts et ça a bouleversé les économies occidentales mais il faut se rappeler qu'il ya eu deux épidémies en fait en france on peut penser à la grippe de 68 et tout le monde l'a oublié en fait donc il ya aussi probablement dans la façon dont on notre société aujourd'hui vie un regard qui est porté sur les événements qui nous pousse à nous focaliser sur le court terme et je crois que tout à l'heure vous parliez des enjeux de plus long terme la jeunesse aujourd'hui nous rappelle qu' il ya aussi des enjeux de plus long terme et notamment ses enjeux écologiques ça va se jouer à bruxelles delannoy il est clair que la dimension européenne c'est une dimension qui nous aide beaucoup lorsque la bce enfin si au moins un endroit où il ya une intégration qui s'est fait de manière efficace c'est par la banque centrale européenne qui aujourd'hui est détentrice de notre politique aujourd'hui la banque de france n'existe plus si ce n'est dans sa participation à la bande annonce entreprennent donc oui ça va jouer là bas parce que typiquement c'est eux qui sont les maîtres des clés autour de l'augmentation des taux mais c'est très dangereux parce que c'est pour ça qu'ils aient une espèce d'attentisme pour le moment augmenter les taux veut dire baisser d investissement au risque et de casser une croissance dont on voit qu'elle est déjà un petit peu en berne alors qu'on était reparti suite à la fin du camp vide donc c'est une équation qui aujourd'hui est extrêmement compliqué ce qui explique qu'à des effets d'annoncé sur le fait qu'on va relever les taux mais qu'on ne fait pas tout de suite parce que beaucoup d'économistes aujourd'hui et j'en fais partie prétendre que l'inflation que l'on vit aujourd'hui est une inflation conjoncturelle et non pas structurelle que ça va pas durer ça durera alors ça peut durer longtemps malheureusement parce que c'est d'autres considérations qui rentrent en jeu ça durera le temps du conflit ukrainien est d'accord c'est lise directement à la ligue arabe a pour beaucoup et puis bien évidemment avec toutes les répercussions donc il ya des effet d'inertie qui joue mais on n'est pas sur des fondamentaux économiques qui sont mauvais en fait dans les économies notamment européennes avec des échanges qui sont très importants et qui fonctionne bien par contre on a des effets conjoncturels les suites du coc vides et des effets mais les effets de la guerre sur sur sept qui anime à l'inflation qui va durer ou bah moi je lui en serai un peu parce que l'on disait déjà il ya un an que c'était conjoncturelle et qu'au printemps 2022 sacré passé on a trois étapes moi je vois trois choses on a effectivement une inflation conjoncturel sur les prix de l'énergie et les produits alimentaires avec notamment la crise du blé qui effectivement son passage et on espère qu'on en sortira le plus rapidement possible puisque ça dépend notamment la résolution du conflit ukrainien à moyen terme vous avez quand même ce choc d'offre qui ne sera pas solutionné dans les mois à venir avec une région ne religieux nalisation de la mondialisation l'asie se referme sur elle-même les etats unis font de même et l'europe va devoir rés industrialiser son territoire pour être plus autonome ce qui va pousser les prix à la hausse bien évidemment on produira plus cher en europe que ce qu'on importe de la chine et à long terme ce qui va coûter très cher c'est la transition environnementale ou bien sûr la transition écologique coûtera très cher produire produire produire vers pardon coûte beaucoup plus cher que la production carbonées et ça on y est pour des décennies jusqu'en 2050 et au delà donc ces poussées inflationnistes sont très certainement là pour durer merci à tous d'avoir participé à ce débat c'est
Olivia Grégoire