Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Chroniqueyoutube.com 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileOutre-mer

François Asselineau • Discours de Mélenchon

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47PrésentateurFait
    « M. Mélenchon propose d'augmenter encore l'autonomie de la Corse et de mener la Nouvelle-Calédonie à l'indépendance. »
  • 7:59PrésentateurFait
    « La proposition de M. Mélenchon est une proposition qui est un scandale géopolitique. »
  • 13:50PrésentateurFait
    « Il vous prend pour des cons, en fait. M. Mélenchon, il dit qu'il veut changer l'Europe. »
  • 14:04PrésentateurFait
    « Les peuples qui sont entrés récemment et qui ont un SMIC beaucoup plus mal ne veulent surtout pas d'une harmonisation du SMIC. »
  • 15:16PrésentateurFait
    « S'il arrive au deuxième tour face à Édouard Philippe, c'est Édouard Philippe qui sera élu. »
  • 15:35PrésentateurFait
    « En 2017, Mélenchon a fait élire Macron au deuxième tour. En 2022, il a fait élire Macron contre Marine Le Pen. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

C'est la grande affaire du jour, enfin d'hier ou d'avant-hier. Je voudrais dire pas mal de choses là-dessus, si j'ai regardé ça de près. D'abord, sur la sociologie, il y avait du monde. Il y avait du monde. Je ne veux pas dire qu'il n'y avait pas de monde. Il y avait plus de monde que chez Mouratale, où il y avait 40 personnes dans l'Aveyron. Enfin c'était au fin fond de l'Aveyron, alors que là, c'est à Saint-Denis, qui est la deuxième ville la plus peuplée de l'île de France après Paris, et où le maire est un maire LFI, dont on peut penser qu'il avait fait venir le maximum de sympathisants et d'adhérents.

Enfin ce que je vois, ce que j'ai lu, y compris dans le journal Le Monde, qui a titré sur le fait que le public était majoritairement blanc. Donc contrairement à ce que pourraient penser certains, c'est pas forcément un public, majoritairement avec des émirés. Il y a également des Français blancs qui sont allés à cette réunion publique. Je voudrais dire de M. Mélenchon que j'ai été quand même assez scandalisé par ce qu'il a pu dire. D'abord sur la Nouvelle-France. La Nouvelle-France, c'est quoi, en fait ? Qu'il prenne fait et cause, effectivement, par un constat. C'est qu'il y a beaucoup de Français d'origine étrangère qui sont arrivés en France. J'en conviens. Moi, je dis la même chose.

Sauf que lui, on a l'impression qu'il y prend une espèce de joie maligne de Schadenfreude, comme disent les Allemands, comme s'il avait une revanche à prendre et qu'il voulait écraser, définitivement détruire la France. C'est pas pour rien, d'ailleurs, qu'il a fait son discours devant la basilique Saint-Denis, où sont là les rois de France. C'est quoi, ça ? En quoi est-ce qu'il déteste la France ? En quoi est-ce qu'il est devenu le porte-parole de la destruction du pays, de la destruction de son identité ? C'est une chose que de bien accueillir les gens. C'en est une autre que de faire penser que nous avons maintenant complètement passé... On a complètement changé d'air. Je pense que M.

Mélenchon devrait aller se promener, peut-être, dans la France profonde, devrait aller voir les villages, discuter avec les maires pour comprendre ce que c'est que la France profonde et ne pas être cantonné dans son espèce de petit ghetto dans lequel il fréquente ces gens qui sont là pour militer pour tout ce qui est, en fait, pour cracher sur le pays. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que j'ai vu que M. Mélenchon propose d'augmenter encore l'autonomie de la Corse et de mener la Nouvelle-Calédonie à l'indépendance. Alors là, je voudrais quand même prendre ici toutes les personnes qui m'écoutent d'attirer leur attention sur ça.

Le président de la République, d'après la Constitution française... Ça doit être l'article 5, je pense, qui fixe les pouvoirs du président de la République. Le président de la République, il est le garant des institutions, du fonctionnement des pouvoirs publics. Il est le garant de l'intégrité du territoire et le garant de l'indépendance nationale. Ce sont les pouvoirs qui sont attribués par la Constitution au président de la République. Donc M.

Mélenchon prétend se faire élire président de la République en annonçant d'ores et déjà qu'il ne voudra pas garantir l'intégrité du territoire, puisqu'il voudra donner son indépendance à la Nouvelle-Calédonie et aller vers une autonomie renforcée vers la Corse, avec évidemment ensuite qui sera réclamée en Bretagne, par des autonomistes bretons, puis les Pyrénées-Atlantiques au nom de la Catalogne, puis l'Alsace, puis les Savoies en Savoie, puis les Morvandiaux, etc., etc.

Je rappelle quand même qu'il y a le projet de promotion des langues régionales qui avait été d'ailleurs arrêté net sous Chirac et Jospin lorsqu'on s'était rendu compte qu'il aurait fallu développer en France, je crois, quelque chose comme 80 langues régionales. Ce que propose donc M. Mélenchon est déjà inconstitutionnel. C'est également antidémocratique. Parce que je rappelle à M. Mélenchon qu'il y a eu trois référendums en Nouvelle-Calédonie qui ont eu lieu à un an et demi d'intervalle. Et dans tous les trois cas, le non à l'indépendance l'a emporté largement. Et ceci alors même que le corps électoral autorisé à voter pour ces référendums est gelé depuis la fin des années 80.

C'est-à-dire pour parler clair, les Français de France métropolitaine, les Blancs, qui sont allés s'installer en Nouvelle-Calédonie, des fonctionnaires et puis qui y ont fait souche, qui se sont installés, qui vivent depuis 25 ou 30 ans – j'en connais, nous en avons à l'UPR – qui ont eu des enfants. Ils n'ont pas le droit de vote, notamment sur les référendums sur l'indépendance. C'est-à-dire que nous avons un territoire de la République française – ça a été d'ailleurs accepté par le Conseil constitutionnel à l'époque – où vous avez des Français qui n'ont pas le droit de vote parce qu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau.

En revanche, lorsque des Canaques viennent en France métropolitaine, ils ont bien entendu le droit de vote. Il en dit quoi, M. Mélenchon, de ça ? Il trouve que c'est normal ? Alors peut-être qu'il va nous dire « Ah oui, mais il lutte contre le grand remplacement ». Mais il faudrait savoir. M. Mélenchon, il est pour la lutte contre le grand remplacement en Nouvelle-Calédonie. Mais il est pour le grand remplacement en France métropolitaine ? Dans tous les cas, c'est quoi, ce qui ressort ? C'est la haine du pays. C'est la haine de la France. C'est antidémocratique. Et c'est injuste. C'est pas la seule chose. C'est que ce que dit M. Mélenchon est d'une ignorance culturelle et historique crasse.

M. Mélenchon qui aime bien jouer les bonimenteurs, le type qui aurait une érudition extraordinaire. Est-ce que M. Mélenchon sait que parmi les Canaques, il y en a qui sont anti-indépendantistes et qui sont loyalistes ? Est-ce qu'il sait que les leaders indépendantistes canaques sont très souvent issus des clans maîtres des terres de l'aristocratie tribale ? Et que ceux qui étaient au bas de la hiérarchie coutumière sont loyalistes parce qu'ils n'ont pas envie de retomber dans une société tribale où ils seraient les clans garde-manger, comme on disait ? Il le sait ça, M. Mélenchon ? Il ne le sait pas. Est-ce que M.

Mélenchon sait qu'il y a 20% de la population en Nouvelle-Calédonie qui est d'origine walisienne, foutounienne, vietnamienne, indonésienne, voire polynésienne, et qui sont très majoritairement anti-indépendantistes ? Il en fait quoi, M. Mélenchon ? Des blancs, des caldoches, des walisiens, des foutouniens, des indonésiens, etc., etc. et des clans au bas de la hiérarchie coutumière. Il leur crache à la gueule, en fait. Pour lui, il considère qu'il va y avoir 30 et quelques pourcents de la population qui doit dominer les autres au nom d'une vision complètement fantasmatique de la décolonisation qui remonte... Il a 100 ans de retard, M. Mélenchon, sur ces questions.

Par ailleurs, la proposition de M. Mélenchon est une proposition qui est un scandale géopolitique. Parce que si la France donne l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie... La Nouvelle-Calédonie ne sera pas indépendante. Il y a quelques requins qui rôdent autour, trois principalement. L'Australie, c'est le plus petit des requins. Mais il y a deux grands requins blancs. C'est les États-Unis d'Amérique et la Chine qui veulent mettre la main sur ce territoire, qui est le troisième producteur du nickel au monde, et qui possède une zone économique exclusive, qui est un des joyaux de la République française, qui nous permet d'avoir un rayonnement dans le Pacifique, la zone du XXIe siècle.

C'est de ça que M. Mélenchon veut nous faire partir. Au profit de qui ? Des Chinois ou des Américains ? C'est une honte. C'est une trahison, une haute trahison de ce qu'est la République française et les intérêts de la France. Rien que pour ça, M. Mélenchon devrait être complètement disqualifié, puisqu'il piétine la Constitution, il piétine la démocratie et il piétine la géopolitique. Voilà ce que j'avais à dire sur cette affaire. M.

Mélenchon, en fait, au même moment qu'il donnait l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie contre la volonté majoritaire affirmée trois fois par sa population, malgré un collège électoral absolument unique qui défavorise les anti-indépendantistes, au même moment, M. Mélenchon refuse de donner son indépendance à la France. M. Mélenchon, il est pour que la Nouvelle-Calédonie prenne son indépendance, mais il est contre la sortie de l'UE. Vous voyez cet escroc politique qu'est M. Mélenchon, qui est en train d'essayer de drainer des gens qui en ont à juste titre ras-le-bol, mais de les drainer vers rien. Je n'oublierai jamais que M.

Mélenchon, en 2004 ou 2005, avait traité ceux qui voulaient sortir de l'Europe de maréchaliste, c'est-à-dire de pétainiste. Je ne l'oublierai jamais. Je n'oublierai jamais que M. Mélenchon... Il avait fait un discours, rappelez-vous, à Marseille en traitant le président de la République, Emmanuel Macron, en disant que c'était le pire président de la République, pour quelques heures après le croiser sur un quai du vieux port de Marseille et dire « Non, non, mais c'était une vague d'exagération ». Parce qu'il y a le Mélenchon de la ville et le Mélenchon des champs. Il y a le Mélenchon de la journée et le Mélenchon de la nuit.

Et ça, les gens qui font confiance à cet individu se trompent complètement sur la personnalité de M. Mélenchon, qui d'ailleurs avait appelé évidemment à voter pour Maastricht. Je voudrais m'adresser aussi ici à tous les Français d'origine étrangère. On en a beaucoup à l'UPR. Et on a de plus en plus de gens. Je voudrais m'adresser à eux parce qu'il y en a certains qui, effectivement, font confiance à Mélenchon. Je voudrais m'adresser par exemple aux Français d'origine algérienne.

Qu'est-ce que vous penseriez si vous étiez en Algérie d'un chef d'État qui voudrait candidater pour être président de la République et qui aurait dans son programme de néné son indépendance à la Kabylie alors que la majorité des Kabyles est totalement contre ? Vous penseriez quoi de ce type-là ? Et si vous étiez marocain ? Qu'est-ce que vous penseriez de quelqu'un qui voudrait... Alors pas devenir roi, mais devenir Premier ministre et qui aurait pour programme de donner l'indépendance de l'ancien Sahara espagnol, et éventuellement de donner des territoires aux berbères ?

Et si vous étiez sénégalais et que comme président de la République, il y a quelqu'un qui soit candidat pour être président à Dakar et qui aurait pour programme de donner son indépendance à la Casamance ? Vous en penseriez quoi ? Je vais arrêter ici les exemples. Vous avez compris. Vous penseriez dans les trois coques que ce type est un traître coupable de haute trahison. Parce que ce que fait Mélenchon, ça n'existe nulle part ailleurs dans le monde. La haine de soi, la haine de la République française, la haine de tout ce qu'a été la France... Et au fond, finalement, le mépris.

Parce que bien entendu, si on donne l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie contre la volonté de ses habitants, on va le donner aussi à la Guyane, et puis aussi à Mayotte, et puis aussi à la Corse, et puis pourquoi pas à la Bretagne, etc. Et au bout du compte, tout ceci, ça servira les intérêts de qui ? Les intérêts de la construction de l'Europe des régions, les intérêts de l'oligarchie euro-mondialiste. M. Mélenchon sert les intérêts exactement contraires de ceux que vous croyez. Si ça n'était pas le cas, il devrait, depuis belle lurette, appelé non pas comme il l'a fait. Il a dit qu'il allait changer l'Europe. Non, mais c'est bon.

Les gens qui me suivent depuis 19 ans et qui réfléchissent un petit peu ont bien compris qu'on ne peut pas changer l'Europe, qu'il faut 27 États qui soient d'accord, 27 populations, c'est-à-dire très exactement 27 gouvernements qui signent un nouveau traité, puis ensuite 27 parlements ou référendums qui ratifient le traité. Ça fait 54 accords unanimes pour changer l'Europe. Ce que M. Mélenchon... Il vous prend pour des cons, en fait. M. Mélenchon, il dit qu'il veut changer l'Europe. Mais pourquoi ? Une Europe plus sociale. Il n'a pas compris que ce que nous, nous voulons, nous, en France, les Polonais, les Slovaques, les Bulgares, n'en veulent surtout pas.

Bien entendu, les peuples qui sont entrés récemment et qui ont un SMIC beaucoup plus mal ne veulent surtout pas d'une harmonisation du SMIC, puisqu'ils profitent justement de ces transferts de richesses de la France vers les pays de l'Est. Jamais nous ne pourrons changer la construction européenne. M. Mélenchon entretient donc un discours qui est un discours mensonger, trompeur, qui se prétend être l'opposant par excellence. Il n'y a pas pire tromperie, comme disent les Chinois. Il n'y a pire trahison que celui qui paraît fidèle. M. Mélenchon, je l'ai déjà dit, je le redis, ne sera pas élu président de la République. Il sert à ça. Il sert à faire un point de fixation promu par les médias...

Parce que lui, on lui coupe pas les réunions publiques. Lui, il est invité à la radio, à la télé. Même s'il dit qu'il est maltraité, il est invité très largement. On parle de lui tout le temps. Et M. Mélenchon, s'il arrive pas au deuxième tour, il appellera à voter pour Édouard Philippe. Et s'il arrive au deuxième tour face à Édouard Philippe, c'est Édouard Philippe qui sera élu. Et même face à Bardella ou a fortiori Marine Le Pen, il sera battu, Mélenchon. Ne vous trompez pas. L'oligarchie ne laissera jamais passer Mélenchon. Et il le sait. Et il est là pour ça. Il y a un proverbe français qui dit jamais deux sans trois. En 2017, Mélenchon a fait élire Macron au deuxième tour.

En 2022, il a fait élire Macron contre Marine Le Pen. J'avais dit... À l'époque... J'avais, moi, appelé... Pour la première fois de ma vie, j'avais appelé à voter Marine Le Pen. Parce que je considérais... Je considère toujours que rien n'était pire que Macron. Mélenchon aurait dû, en 2022, prendre contact avec Marine Le Pen et essayer de bâtir un programme commun, exactement ce que De Gaulle avait fait avec le Conseil national de la Résistance, où il y avait à la fois des gens de droite et d'extrême droite, de la cagoule, des gens de droite, des chrétiens, etc., et de l'extrême gauche avec le Parti communiste français.

Parce que lorsque l'essentiel est en jeu, c'est-à-dire la survie du pays, où on essaie de rassembler tous les patriotes. Et M. Mélenchon a donc pris la responsabilité de faire réélire Macron. Il prendra la responsabilité de faire élire Édouard Philippe. Et donc ça sera Mélenchon qui aura pris la responsabilité de faire passer vos retraites à 67 puis 70 ans. Voilà ce que j'avais à dire. Ne vous laissez pas tromper par ce candidat, qui est un candidat du système qui est gavé de haine à l'égard de la France, qui jette le feu par ailleurs sur le conflit israélo-arabe, etc., qui n'a pas besoin de ça. Je l'ai déjà dit. Je les ai déjà dénoncés. Zemmour d'un côté, Mélenchon de l'autre.

On a l'impression que leur objectif, c'est de parvenir à une guerre civile. Ça n'est pas la responsabilité d'un chef de l'État. Un chef de l'État doit aboutir, veiller à la concorde nationale. Et moi, je rejette dans un cas aussi bien Zemmour que dans l'autre cas Mélenchon, aussi bien les antisémites que les anti-musulmans. Il faut revenir à la raison. Réfléchissez à ça. Voilà ce que j'avais à dire sur cette question.

17:40
Locuteur

Merci.

François Asselineau • Discours de Mélenchon · Pourquijevote