Bernard Gérard - Difficultés des entreprises
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Merci Monsieur le Ministre. La parole est à Monsieur Bernard Girard.
- 1:54OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, quand allez-vous faire le pari de l'emploi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08PrésentateurChiffre
« Cent entreprises par jour déposent le bilan. »
- 1:11PrésentateurChiffre
« 35 000 entreprises vont effectivement disparaître en 2014, ce qui ne s'est jamais vu depuis 15 ans. »
- 1:39PrésentateurFait
« La seule réponse du Président de la République fut une formule magique, le CICE, qui, alors que son impact est infime et qu'il n'est pas de nature, a augmenté le chiffre d'affaires et donc l'emploi. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Dès la fin de l'année 2012, le CICE a été décidé. »
- 3:11Invité politiqueFait
« Un rapport a été remis pour le comité de suivi présidé par le Premier ministre qui montre que cet argent a bien été touché par les chefs d'entreprise et est une réalité économique pour ces derniers. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« Il a été complété en début d'année par un pacte de responsabilité et de solidarité qui est une décision qui consiste à aller plus loin et donc au total a porté à 40 milliards d'euros sur les trois années à venir les allègements de charges et d'impôts pour les entreprises et les entrepreneurs. »
- 3:46Invité politiqueFait
« C'est un geste inédit. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Et vous ne pouvez pas nous reprocher aujourd'hui d'avoir pris les décisions que vous n'avez pas eu le courage de prendre, d'avoir à régler une situation de finances publiques que vous n'avez pas eu le courage de régler. »
Temps de parole
- Présentateur50 %
- Bernard Gérard50 %
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Merci Monsieur le Ministre. La parole est à Monsieur Bernard Girard. Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Chaque jour apporte son mouvement de mécontentement à la politique économique du gouvernement. Hier, les artisans et commerçants qui luttent pour leur survie, aujourd'hui les avocats, demain les chefs d'entreprise. Ces derniers n'ont pas attendu l'aveu d'échec du Président de la République en direct face aux Français pour exprimer leurs difficultés et leurs inquiétudes face à la dégradation de la situation économique alors que les indicateurs de compétitivité reculent.
Là où le Président s'est livré à un exercice de téléréalité plus que périlleux, en délivrant des réponses confuses, dépourvues d'ambitions claires, les entreprises, elles, vivent au quotidien la réalité des contraintes fiscales, sociales et réglementaires qui freinent la compétitivité, la croissance et l'emploi. Elles disent à l'unisson leur exaspération face au double discours permanent du gouvernement qui ne cesse depuis deux ans de prendre des mesures incohérentes, créant ainsi un climat anxiogène pour les acteurs économiques, tel le compte pénibilité qui est inapplicable et un frein à l'embauche. Cent entreprises par jour déposent le bilan.
35 000 entreprises vont effectivement disparaître en 2014, ce qui ne s'est jamais vu depuis 15 ans. Grandes ou petites, ce sont les entreprises qui fainéancent l'économie française en prenant des risques. Elles aspirent à travailler sereinement et à se développer pour maintenir leurs activités et créer de l'emploi. C'est ce qu'a justement rappelé la chef d'entreprise du Nord face au Président de la République, en mettant en avant les taxes, les charges, l'insécurité juridique qui freinent l'activité.
La seule réponse du Président de la République fut une formule magique, le CICE, qui, alors que son impact est infime et qu'il n'est pas de nature, a augmenté le chiffre d'affaires et donc l'emploi. Nos entreprises françaises sont pourtant pionnières dans maintes domaine. Monsieur le Premier ministre, quand allez-vous faire le pari de l'emploi ? Quand allez-vous cesser les grands discours et passer aux actes ? Quand allez-vous faire confiance à nos entreprises pour redresser le pays ? Merci. La parole est à monsieur Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique.
Monsieur le Président, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député, vous traduisez par vos propos une exaspiration qui est légitime. Et légitime depuis le premier jour s'il s'agit de l'aspiration des chefs d'entreprise, en particulier des chefs de petites entreprises qui vivent un quotidien difficile, celui de notre économie et celui que nous connaissons toutes et tous. Et notre responsabilité à toutes et tous, c'est précisément d'apporter des réponses à cette situation. Mais les réponses faciles, ce serait de penser que nous pouvons nous affranchir de la situation dans laquelle nous sommes en termes de finances publiques et en termes de compétitivité.
Ce n'est pas ce que nous avons décidé de faire. Aussi, dès l'année 2012, vous l'avez rappelé, mais ce ne sont pas que des mots, et vous avez tort, monsieur le député, de réduire cela à des mots. Dès la fin de l'année 2012, le CICE a été décidé. C'est un crédit d'impôt qui est important pour nos chefs d'entreprise. Des rapports parlementaires ont été remis récemment. Un rapport a été remis pour le comité de suivi présidé par le Premier ministre qui montre que cet argent a bien été touché par les chefs d'entreprise et est une réalité économique pour ces derniers. C'est une première réponse.
Il a été complété en début d'année par un pacte de responsabilité et de solidarité qui est une décision qui consiste à aller plus loin et donc au total a porté à 40 milliards d'euros sur les trois années à venir les allègements de charges et d'impôts pour les entreprises et les entrepreneurs. Dans les temps que nous connaissons en termes de finances publiques, c'est un geste inédit. C'est un geste que vous n'avez pas fait lorsque vous étiez au gouvernement. Et vous ne pouvez pas nous reprocher aujourd'hui d'avoir pris les décisions que vous n'avez pas eu le courage de prendre, d'avoir à régler une situation de finances publiques que vous n'avez pas eu le courage de régler.
Enfin, nous allons continuer ce travail et la réforme continuera avec les dispositions que dans les prochaines semaines nous proposerons dans le cadre du projet de loi pour l'activité et la croissance conformément à la déclaration de politique générale du Premier ministre.
Bernard Gérard