Bourdin Direct - Vendredi 22 mai 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 23 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:42OuverteRéponse directe
Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales.
- 3:56OuverteRéponse directe
Bruno Le Maire menace Renault de ne pas signer un prêt de 5 milliards.
- 5:22OuverteRéponse directe
Le masque est-il supportable avec la chaleur ?
- 6:58OuverteRéponse directe
Christine veut changer de vie après le confinement.
- 9:17OuverteRéponse directe
Comment se passe la réservation pour la plage statique ?
- 11:44OuverteRéponse directe
Les plages sont-elles ouvertes dans la Somme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurChiffre
« Le nombre de foyers de contamination a quasiment doublé en 5 jours. »
- 2:20PrésentateurChiffre
« Les 56 salariés d'un abattoir de Florie, les Aubray dans le Loiré, ont contracté le Covid-19. »
- 4:02PrésentateurFait
« Renault joue sa survie, prévient Bruno Le Maire. »
- 5:41InvitéFait
« Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries. »
- 7:08InvitéFait
« Christine veut se lancer dans la culture de la baie de gaugis. »
- 40:53InvitéFait
« Ce qu'on peut leur dire, c'est que quand ils ont un furet à la maison, de prendre, et qu'ils sont malades, de prendre les mesures de distanciation, de ne pas s'occuper de l'animal sans avoir de masque, de se laver les mains avant et après l'avoir caressé »
- 41:11PrésentateurFait
« la contamination initiale est une contamination humaine »
- 43:12InvitéFait
« Les chiens sont interdits sur les plages, de toute façon, à Saint-Malo, à partir du 30 avril de tous les ans »
- 44:10InvitéFait
« il faut passer de la pédagogie à la verbalisation »
- 46:11InvitéFait
« Ça va surtout servir pour les masques en tissu, les masques dits alternatifs »
- 46:32InvitéFait
« Le masque en tissu, ça peut être plus cher à l'achat, mais à l'usage revient moins cher »
- 46:56InvitéFait
« ils vont installer aussi des bornes dans les entreprises »
- 52:11PrésentateurFait
« Edouard Philippe annoncera aujourd'hui la date du second tour des municipales »
- 52:15PrésentateurFait
« c'est bien le 28 juin qui a été retenu »
- 53:24InvitéFait
« Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries »
- 53:41InvitéFait
« il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile »
- 56:00PrésentateurChiffre
« 56 salariés d'un abattoir de Florie-les-Aubrées dans le Loiré ont contracté le coronavirus, ainsi que 13 cas à contact supplémentaire »
- 56:26PrésentateurChiffre
« il y a 46 foyers de contamination sur le territoire, des clusters identifiés depuis le 9 mai »
- 57:20InvitéFait
« Pas de géolocalisation, anonymat des données et téléchargement au bon vouloir de chacun »
- 58:27InvitéFait
« J'ai fait le test sérologique il y a cinq jours, il était négatif »
- 58:45InvitéChiffre
« Il m'a dit que c'était fiable à 70% environ »
- 59:26InvitéFait
« ce test sérologique doit être fait au moins 21 jours après l'apparition des symptômes »
- 1:02:16PrésentateurChiffre
« 10 000 décès enregistrés en EHPAD »
- 1:03:37InvitéFait
« Il était collé à ma grand-mère sans masque, sans protection »
- 1:13:06InvitéChiffre
« Depuis début mars, plus de 45 000 mariages ont été annulés »
- 1:44:55PrésentateurChiffre
« le groupe doit annoncer la semaine prochaine un vaste plan d'économie de l'ordre de 2 milliards d'euros. »
- 1:45:16PrésentateurChiffre
« La France compte aujourd'hui 46 foyers de contamination. Leur chiffre a presque doublé en 5 jours selon le dernier bulletin de Santé publique France. »
- 1:45:29PrésentateurChiffre
« 23 modèles jugés fiables. »
- 1:47:08PrésentateurChiffre
« plus de 30% d'entre eux pensent qu'ils vont devoir mettre la clé sous la porte. »
- 1:47:23InvitéChiffre
« On a de grosses charges, un peu plus de 40 000 euros mensuels de loyer. »
- 1:47:29InvitéChiffre
« On a une perte mensuelle d'un million d'euros de chiffre d'affaires. »
- 1:49:31PrésentateurChiffre
« Les gîtes de France de la Drôme et de l'Ardèche ont enregistré deux fois plus de réservations cette semaine que l'année dernière sur la même période. »
- 1:50:57InvitéChiffre
« Depuis le début de la crise, 30 000 Français ont pu être rapatriés du Maroc, principalement par avion. »
- 1:51:07PrésentateurFait
« la mise en berne à partir d'aujourd'hui est pendant trois jours des drapeaux qui flottent sur les édifices fédéraux. »
- 1:51:15PrésentateurChiffre
« 95 000, près de 95 000 personnes sont décédées depuis le début de la crise. »
- 1:51:40PrésentateurFait
« Edouard Philippe devrait annoncer dans la matinée qu'il y aura finalement un second tour des municipales le 28 juin prochain. »
- 1:52:03InvitéFait
« le Conseil scientifique s'était prononcé contre la reprise scolaire. »
- 2:12:31PrésentateurFait
« le Conseil national de l'industrie avec les comités de filières qui sont toujours là d'ailleurs et je m'en réjouis »
- 2:13:01PrésentateurFait
« après avoir sauvé Sanofi et d'autres grands groupes pharmaceutiques industriels français ceux-ci se sont vendus à peine les crises passées à des actionnariats américains »
- 2:13:25PrésentateurFait
« nous devons plus que jamais tirer toutes les conséquences de cette crise sanitaire »
- 2:13:39PrésentateurFait
« nous sommes à court y compris passer la réanimation et l'accueil en urgence de ceux qui sont frappés par le Covid »
- 2:13:51PrésentateurFait
« pour des cancers pour des interventions orthopédiques et pour bien d'autres pathologies où des gens sont en situation de mal très avancée »
- 2:14:10PrésentateurFait
« quasiment toutes nos réserves ont été consommées »
- 2:14:20PrésentateurPromesse
« je suis pour une économie paternaliste une économie où nous revenions à nos fondamentaux »
- 2:14:45PrésentateurFait
« face au terrorisme j'ai toujours dénoncé la cinquième colonne »
- 2:15:06PrésentateurFait
« le seul moyen pour notre pays de pouvoir mieux protéger de crise sanitaire nouvelle à venir de perte d'emploi à cause de délocalisation »
- 2:17:13PrésentateurFait
« c'est une succession d'erreurs commises par tous les gouvernements sur les 20 dernières années »
- 2:17:32PrésentateurFait
« l'État avec l'hôpital public a été en grande difficulté parce qu'il n'avait pas tous les moyens nécessaires »
- 2:20:10PrésentateurChiffre
« les couvre-faux que nous avons pris les barrières que nous avons structurées au moment où je vous parle ce sont près de 5 millions de masques »
- 2:20:44PrésentateurChiffre
« près d'un million deux cent mille masques lavables renouvelables distribués à toute ma population avant le déconfinement »
- 2:23:40PrésentateurChiffre
« à l'IHU de Marseille un taux de mortalité de ceux qui ont été placés en urgence ou en réa de 0,5% et que dans la moyenne des CHU de France il est de 5% »
- 2:25:44PrésentateurFait
« ça démontre l'échec de l'Europe »
- 2:26:48PrésentateurPromesse
« je demande à ce qu'il y ait un passeport sanitaire qui atteste que lorsque quelqu'un vient de l'autre côté de la frontière il y ait une garantie d'un dépistage dont on puisse attester dans les 48 heures maximum avant de franchir la frontière »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Il est précisément 6h. Il est précisément 6h. Je ne savais pas si votre petit au revoir de la météo était terminé ou pas. Mais il est bien 6h. Vous nous avez entendu. Il est 6h, ça y est, je le redis. 6h et 25 secondes, le journal de Céline Kahneman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le nombre de foyers de contamination a quasiment doublé en 5 jours. 46 identifiés selon le dernier bulletin de Santé publique France, publié hier soir. Fin du suspense aujourd'hui. Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales. Selon BFM TV, ce sera bien le 28 juin, sauf avis contraire du conseil scientifique.
Et puis le coup de pression de Bruno Le Maire sur Renault. Dans le Figaro, le ministre de l'économie précise qu'il n'a pas encore signé le prêt de 5 milliards demandé par le groupe alors que des fermetures de sites sont envisagées. Bienvenue à tous sur RMC. Depuis 7 semaines maintenant, les indicateurs épidémiologiques de circulation du Covid-19 sont en baisse en France à l'exception de Mayotte. 83 personnes ont succombé à la maladie ces dernières 24 heures. Le nombre de patients en réanimation continue de fléchir. Quant au foyer de contamination, leur chiffre a presque doublé en 5 jours. Plus de tests sont menés, ce qui permet d'en identifier davantage. Benjamin Smadja.
Dans son bulletin publié hier soir, Santé publique France confirme l'existence de 46 foyers de contamination sur le territoire. Sur le podium, 28% de ces foyers concernent des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion. 19% concernent les entreprises comme les abattoirs. 17% concernent les établissements de santé. Les tests et l'isolement des cas positifs permettent pour l'instant de maîtriser ces foyers, dit l'autorité de santé. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garche, les leçons de la première vague ont été tirées.
Pour créer un cluster, il faut souvent plusieurs individus qui ont peu ou pas de symptômes et qui du coup sont ce qu'on appelle des super contaminateurs. Et la différence aujourd'hui, c'est qu'on est en mesure de faire les diagnostics, notamment les fameuses PCR, qui permettent d'authentifier et de documenter un cas et donc d'isoler les gens. Et donc en fin de compte, c'est la partie cachée de l'iceberg qu'on rend visible, ce qu'on n'avait pas été capable de faire au début.
Santé publique France précise que ces 46 foyers ont été recensés sans tenir compte des EHPAD et des milieux familiaux restreints.
Les 56 salariés d'un abattoir de Florie, les Aubray dans le Loiré, ont contracté le Covid-19, ainsi que 13 cas contacts supplémentaires. Ils ont été placés à l'isolement. Les cas positifs concernent essentiellement les salariés qui travaillent dans l'unité de découpe. Un plan de reprise d'activité va être proposé aujourd'hui aux représentants du personnel en vue d'une reprise du travail lundi. Le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des élections municipales. Second tour reporté à cause de la crise sanitaire. Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprimera depuis Matignon.
Selon nos confrères de BFMTV, c'est bien la date du 28 juin qui a été retenue, et non celle de janvier 2021, où il aurait fallu revoter les deux tours. Alors évidemment, le conseil scientifique devra rendre un nouvel avis la deuxième semaine de juin. Agnès Lebrun est vice-présidente de l'Association des maires de France, maire de Morlaix. Elle plaidait pour la tenue du scrutin fin juin. C'est vrai que cette date faisait consensus depuis plusieurs jours, parce qu'elle est en vérité la plus raisonnable. L'argument sanitaire, on a bien vu que c'était sous réserve et conditionné par une évaluation sanitaire, et l'argument sanitaire demeure, mais surtout il demeurera.
C'est-à-dire qu'une autre date aurait pu être choisie, par exemple le septembre-octobre, et pour autant, la situation sanitaire, nous n'avions aucune garantie sur ce qu'elle pouvait représenter à l'automne, pas plus qu'en janvier. C'est important la démocratie, c'est absolument essentiel. Impossible d'adopter la loi sur la PMA pour toutes avant l'été, en raison de la crise sanitaire, c'est ce qu'a déclaré le président du groupe des députés La République. En marche, Gilles Le Gendre. Le groupe automobile Renault joue sa survie, prévient Bruno Le Maire ce matin dans les colonnes du Figaro. Renault qui présentera la semaine prochaine son nouveau plan stratégique.
Jean-Baptiste Bourgeon, trois usines sont mais assez de fermeture. Le ministre de l'Économie souligne ce matin qu'il n'a pas encore donné son feu vert à un prêt de 5 milliards d'euros. Oui, un coup de pression du ministre de l'Économie sur le constructeur. Ce prêt, je ne l'ai pas encore signé, explique Bruno Le Maire à nos confrères du Figaro. Renault, dans une mauvaise passe, envisage la fermeture de trois usines en France. De son côté, le gouvernement, premier actionnaire, martèle qu'il sera intransigeant sur la préservation de ses sites. C'est d'ailleurs l'une des principales conditions pour que l'État vole au secours du constructeur, en contrepartie de ses 5 milliards d'aides.
Bruno Le Maire demande également à Renault de miser sur le véhicule électrique et de préserver en France ses activités technologiques les plus avancées. Merci Jean-Baptiste. Il va encore faire très chaud aujourd'hui partout en France. Très beau dans les transports, le masque est obligatoire. Vous le savez, c'est le cas aussi dans certaines zones de plusieurs grandes villes comme Strasbourg, Bordeaux ou encore Saint-Malo. Masque en tissu, masque jetable, difficile à supporter avec les températures qui grimpent. Nicolas Trénault. Le masque au travail, le masque entre copines sur la pelouse des Invalides, le masque toute la journée qui tient déjà chaud.
Il est encore plus difficile à porter quand le soleil tape pour Anaïs et Amandine.
Il mérite au niveau du nez et là avec les chaleurs qui arrivent, c'est vrai que c'est assez dérangeant mais bon, on n'a pas le choix donc on le porte. Je prends mon mal en patience et j'ai hâte de l'enlever. Quand même, ce n'est pas très agréable. Là, on est en plein soleil donc effectivement, ça me brûle un peu la peau mais voilà, même quand je fais du vélo, je transpire beaucoup plus. La transpiration justement rend le masque moins efficace, explique Olivier Gibert, le porte-parole de l'organisme AFNOR qui certifie les masques grand public.
Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries donc il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile. Évidemment, si on est dans une période chaude, on va privilégier des masques qui ont à minima une couche intérieure ou extérieure en coton donc discutez-en avec votre pharmacien qui lui-même aura forcément des notices avec la composition du masque qu'il propose.
Et surtout, il est déconseillé de tirer sur le masque pour aérer la peau et de le remettre ensuite car chaque manipulation présente un risque de contamination. Et en Israël, le ministre de la Santé a levé l'obligation de porter un masque dans les écoles ou les espaces publics jusqu'à la fin de la semaine en raison d'une forte vague de chaleur qui affecte le pays. Donald Trump lui a assuré qu'il portait parfois un masque quand les conditions l'exigeaient. Mais il a affirmé qu'il ne voulait pas le faire devant les journalistes.
Le chef de la Maison Blanche qui a annoncé la mise en berne à partir d'aujourd'hui et pendant trois jours des drapeaux flottant sur les édifices fédéraux américains gestent pour honorer la mémoire des morts du coronavirus. Près de 95 000 décès, 1250 supplémentaires sur les dernières 24 heures. Vous aussi, vous avez peut-être décidé de changer de vie après ces deux mois inédits, confinés. Caroline Philippe et Romain Cluzel ont rencontré Christine, agente de services hospitaliers dans un EHPAD. Elle veut désormais se tourner vers l'agriculture et l'exploitation de baies de gaugis. Reportage à l'Escaren sur les hauteurs de Nice.
Ce sont des plantes de baies de gaugis que j'ai plantées il y a à peu près 10 jours. Un test dans une jardinière avant un champ entier. Christine veut se lancer dans la culture de la baie de gaugis. C'est un fruit que je consomme, que j'adore. Ça a des vertus médicinales incroyables. Puis j'avais pas envie de faire comme tout le monde. Tout le monde plante des tomates, de la vigne. Moi, c'est la vie de gaugis. Jusqu'à présent, elle travaillait dans un EHPAD. Mais depuis le début du confinement, elle est arrêtée pour des problèmes de santé, une période charnière. Le projet me trotte dans la tête depuis plus de deux ans.
Mais le déclic s'est fait là sur ces deux derniers mois, oui. Je me dis que je ne suis plus très utile par rapport à ce métier. Là, j'ai passé deux mois enfermé ici pendant que mes collègues travaillaient et se donnaient à fond.
J'ai pris conscience que j'étais peut-être plus trop faite pour ce site de boulot. Changer de vie pour trouver aussi plus de sens dans un métier qui l'attire depuis longtemps. Le fait de voir la chose pousser, grandir, les odeurs, toucher la terre. On a une satisfaction à la fin.
Quand on cueille son fruit, ses légumes et qu'on les cuisine, qu'on les mange, c'est jouissif.
Pour se lancer, Christine a besoin d'une année et d'un budget de 30 à 40 000 euros. Elle a publié une cagnotte sur Internet avec l'aide de ses fils pour financer une partie du projet. Et on restera à Nice tout à l'heure à 8h30, puisque mon invité, ce sera le maire de Nice, Christian Estrosi. Tout de suite, un reportage de la rédaction, je vous le promettais, sur ces plages, les plages qui sont d'habitude en plage statique. Vous le savez, il y en a quelques-unes qui ont rouvert. On y reviendra d'ailleurs avec Quentin Vinet dans un instant. Les règles précises. Là, c'est pour la première fois une plage où on va pouvoir s'asseoir et poser sa serviette. Ça a commencé hier.
Il faut réserver sa place. Ça se passe à la Grande Motte, dans les Raux, qui a donc ouvert cette plage statique. Ça veut dire la première où on peut se reposer. Les autres, elles sont dynamiques, pardon, où on peut d'habitude marcher, courir, nager. Non, là, vous allez voir, c'est particulièrement statique, parce que franchement, il faut rester très réglo dans ces 4 mètres carrés. Mais bon, le Farniente et la bronzette sont autorisés. La distanciation sociale reste la priorité sur cette plage. Reportage de Jean-Wilfrid Forkess.
Pour bronzer pendant 3h30, c'est gratuit, mais il faut réserver sur Internet. Bonjour Madame, quel est votre nom ? Vous avez réservé pour combien de personnes, s'il vous plaît ?
Fanny est venue avec son compagnon. Ils font partie des 250 chanceux qui ont pu s'allonger sur le sable, dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois.
On est content de retrouver la plage et de pouvoir venir retrouver la mer, pouvoir se baigner, profiter du soleil. On se sent très bien, même s'il y a quand même des espaces qui sont séparés, mais au moins, on se sent en sécurité, la distanciation sociale est respectée, on n'a pas de masque, comme si on était à la plage normalement, hormis qu'il y a des cordes autour de nous.
Faut-il parler de parkage ? Non, se défend Jérôme Arnault, directeur de l'Office du Tourisme.
On a tous rêvé que notre voisin de serviette, il soit à 4 mètres et pas à 40 centimètres, on a tous rêvé qu'il coupe son téléphone, et on a tous rêvé qu'il n'ait pas amené avec son transistor. Et cette plage, c'est ça qu'elle permet.
Cette plage statique pourrait donner des idées à certains élus du littoral. Stéphane Rossignol est le maire de cette commune.
On n'a pas vraiment droit à l'erreur. On pourra peut-être, après cette expérimentation, voir si ça a fonctionné ou pas. En tout cas, on ne pourra pas nous reprocher d'avoir essayé un type nouveau d'aménagement dans ce contexte terrible que nous connaissons de pandémie. L'expérience se poursuit ici, au moins jusqu'au 2 juin.
Et vous avez sûrement vu les images côté RFC Découverte. Ça ne fait pas franchement rêver encore. Il faut le voir, c'est une adaptation. Parce que, certes, on peut y bronzer, mais on ne peut pas beaucoup bouger. Et le principe de toutes les autres plages en France, c'est la plage dynamique. C'est-à-dire que là-bas, on ne peut pas poser sa serviette, mais il y a quand même des règles qu'il faut respecter quand on vient.
Oui, mais ce n'est pas respecté partout. On a des témoignages de baigneurs ce matin. Par exemple, à Antibes, ils racontent que c'est trop tentant de venir s'asseoir sur le sable entre amis, même si, effectivement, ce n'est pas autorisé, même si, normalement, ils devraient bouger. Pareil à Marseille, où les plages sont toujours fermées. Les habitants reconnaissent qu'ils jouent à cache-cache avec les forces de l'ordre pour ne pas se faire repérer, en train de bronzer sur une petite plage de galets.
Même chose à la Seine, dans le Var. Certains ne se cachent même pas sur les grandes plages de l'Atlantique, en dépliant les parasols, par exemple, à La Baule. Sur une photo du journal Sud-Ouest, j'ai compté une quarantaine de personnes allongées sur des serviettes près de Lacanau. Alors, il y a des distances, mais ce n'est pas autorisé. Et puis, sur d'autres photos, on voit une façon de contourner les règles. Certains viennent profiter du soleil, mais en s'allongeant sur les pelouses. Sur les pelouses, c'est autorisé, plutôt que sur le sable, où c'est interdit. Donc, il y a des règles, il faut les respecter. On est avec Nicolas, ce matin, sur RMC. Bonjour, Nicolas.
Oui, bonjour tout le monde.
Bonjour, bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Nicolas, vous êtes dans la Somme, à Abbeville. Vous êtes livreur de journaux le matin. D'abord, la plage, pourtant, elle n'est pas bien loin aussi, chez vous. Vous y allez ? Vous y avez été ?
Je livre exactement à Saint-Valéry, donc je les fais un peu tous les jours. Oui ? Et qu'est-ce que vous constatez-vous ? Moi, je suis en ce cas, même s'il interdit de la bronzer, je trouve que ce n'est pas terrible, quand même, parce qu'on connaît tous les villes des plages. C'est toutes des petites ruelles, des commerces à droite à gauche, et tout le monde reste collé à l'aide.
Ça attire les gens autour des plages, ce n'est pas seulement la question de la plage.
La plupart des villes de plages sont comme ça.
Et vous avez vu du monde ?
Oui, oui, oui. J'ai la preuve devant la première page. Première page, la flance touristique était marquante hier sur la côte Picarde. Ah ben voilà.
Oui, donc vous les livrez, les journaux, mais vous les regardez aussi, évidemment. Et vous sentez aussi qu'il y a d'autres que ceux qui vivent là toute l'année ? C'est-à-dire que c'est aussi le retour des touristes, voire même des Parisiens, qui, même s'ils sont plus loin que les 100 kilomètres, ont tenté de braver ?
Je pense que ça n'a pas été respecté, oui. Vous auriez ? Pour moi, comme disait le collègue de ce matin, de Montpellier, qui n'était pas trop branché de plage, qui était mis en vélo, pour moi, le déconfinement était bien trop vite. Ça a commencé à aller mieux et... Voilà, c'est les Français, on essaye, on essaye et ça ne marchera pas.
Vous auriez préféré qu'on continue, même avec la chaleur, quand vous voyez le temps qu'il fait ce week-end, à fermer les plages ?
Vaut mieux, comment dire, avoir une perte de chiffre d'affaires ou mourir ? Ça, c'est sûr que quand c'est dit comme ça, oui. C'est quelque chose qui nous tue, quoi.
Vous le redoutez ? Vous êtes inquiet, vous, Nicolas ?
Je suis un peu comme tout le monde, je n'ai pas trop le choix, je travaille et on verra bien ce qui se passe, mais je suis le gouvernement, on va dire.
Vous avez retrouvé une vie un peu normale, ou est-ce que vous trouvez quand même que c'est étrange ce moment ?
Moi, je n'étais pas confiné, j'ai travaillé tout le temps, donc... Mais, je ne sais pas, applaudir les manières, les soignants, applaudir les soignants, tout ça, pour ne pas respecter à nouveau, je trouve que ce n'est pas top, top, quoi.
Oui, on est parfois un petit peu schizophrène, quoi. Oui, voilà. Donc, bon... Après, je respecte, chacun fait ce qu'il veut, j'en amour, mais bon. Chacun respecte, mais vous le dites, franchement, le respect, il n'est pas tout à fait au rendez-vous. Et d'ailleurs, Nicolas, dans un instant, on sera avec le maire de Saint-Malo. Il était pourtant l'un des premiers à avoir demandé la réouverture des plages. Et aujourd'hui, il s'en mord peut-être presque un peu les doigts, parce qu'il veut resserrer les boulons. Il dit qu'il a énormément de mal à faire respecter les règles.
Et puis, il a pris un arrêté pour qu'à partir d'aujourd'hui, le masque soit obligatoire intra-muros dans les rues de Saint-Malo. On en parle dans un instant. Merci, Nicolas, d'être venu sur RMC.
Bon courage pour tous. Merci, bonne journée. Au revoir.
Réagir au sujet des plages. Dorian nous dit qu'il faut arrêter avec ce virus, on doit avancer. Point barre. Les plages nous attendent. C'est notre joie de vivre qui va faire redémarrer ce pays, ajoute Franck. Au contraire, Philippe est inquiet. Le virus est toujours actif, circule toujours. Le mélange de population va mécaniquement augmenter le risque, nous dit Philippe. Antonio, justement, était à la Grande Motte cette nuit parce qu'il a fait une session de pêche en mer la nuit de 20h à 16h. Et quand il est arrivé sur la plage de la Grande Motte à 20h, il y avait encore du monde sur les serviettes. Jusqu'à 21h, ça ne respecte rien. Après, ce seront les premiers à se plaindre.
Ouria nous dit que c'est vrai que c'est une hypocrisie totale. Réglementation débile, plage dynamique, pelouse statique. Sylvain ajoute qu'il n'y a pas que dans les plages. Bordel aussi dans la forêt de Fontainebleau à côté de Maud, nous dit Sylvain. J'y vais souvent me balader, mais là, c'était blindé avec des gens qui crachent, qui ne respectent pas la forêt. Stéphanie très inquiète aussi quand elle voit ce qui se passe ce week-end, le comportement des gens depuis le déconfinement. On a eu les quêtes scènes, les autres regroupements. Les gens vont gruger, essayer de passer outre les recommandations car ils ont été privés de liberté.
Il y a ces abrutis qui se regroupent, qui boivent, qui salissent. Et ce seront les mêmes qui viendront pleurer lorsqu'on sera de nouveau confinés, écrit Catherine. Et vous, qu'en pensez-vous ce matin ? 3216RMC.fr, qu'avez-vous constaté sur les plages et ailleurs ? Venez nous rejoindre et participer, nourrir le débat ce matin sur RMC. RMC au 3216, 45 centimes la minute. RMC 6h-9h, vaut un direct. Et comme tous les matins, trois histoires, trois images insolites. Charles Magnin, on commence avec les résultats du dernier test Covid de Donald Trump. Oui, le président américain, vous le savez, prend de l'hydroxychloroquine à titre préventif. Mais il est également régulièrement testé.
Et cette nuit, pour nous donner les résultats de son dernier test,
il s'est lancé devant les journalistes dans une tirade dont il a le secret. J'ai été testé positivement, enfin, dans un autre sens ce matin. Oui, j'ai été testé positivement vers le négatif, donc j'ai été testé parfaitement ce matin. Ça veut dire que le test était négatif. Voilà, positivement négatif, le tout avec un sourire, parce que c'est vrai que c'est un bon sujet de blague, ce test Covid pour Donald Trump.
L'idée du jour en Thaïlande, Charles, un ascenseur à pédales.
Oui, c'est un centre commercial qui a mis en place ce système ingénieux. Appeler l'ascenseur et choisir son étage avec son pied, parce que c'est l'un des casse-têtes du moment. Comment ne pas toucher le bouton de l'ascenseur avec les doigts ? Certains, on l'a vu dans l'immeuble, notamment Quentin, ont développé une certaine souplesse avec le coude. Mais il y a donc plus ingénieux avec ce système thaïlandais. Pour appeler l'ascenseur, vous appuyez sur la pédale qui est située devant la porte. Et puis une fois à l'intérieur, vous avez une pédale pour chaque étage. Vous choisissez avec votre pied. Bref, plus besoin d'utiliser ses mains pour s'envoyer en l'air.
N'est-ce pas, Charles ? L'histoire du jour en Chine, elle déverse. Petit ami, c'est radical.
C'est radical, la vengeance est un plat qui se mange avec des oignons. Pour cette Chinoise qui a visiblement très mal digéré, le fait que son petit ami la quitte quelques jours avant la Saint-Valentin locale le 20 mai dernier. Alors pour se venger, elle a fait livrer devant la porte de son appartement une tonne d'oignons. Le livreur avait pour consigne de faire ça le plus discrètement possible.
Une tonne d'oignons discrètement, moi j'aime beaucoup le conseil. Il a réussi visiblement le livreur.
Il a d'ailleurs déposé le petit mot écrit par l'ex-petit ami dessus. J'ai pleuré pendant trois jours maintenant. C'est à ton tour, a-t-elle écrit ? C'est à ton tour, pardon, a-t-elle écrit ? On ne sait pas si ça a marché, si son ex a versé quelques larmes devant le tas d'oignons. Mais selon les médias locaux, ce sont surtout les voisins qui ont pesté, évidemment, au sujet de l'odeur dans l'immeuble.
En tout cas, si elle envisageait peut-être qu'il revienne, je pense que là c'est... Je crois que c'est assez définitif. C'est définitif.
Après, le coup de l'oignon, ça marque la fin d'une relation. C'est fini.
Mais pour déposer une tonne d'oignons discrètement, je pense qu'il faut le faire un oignon à la fois, quoi. Peut-être. Peut-être un oignon à la fois. Je ne sais pas. 6h21 sur RMC et RMC Découverte. On est avec Chantal. Bonjour Chantal. Bonjour Apolline. Bonjour Chantal. Bienvenue sur RMC. Chantal, vous êtes dans les bouches du Rhône. Vous avez vu ces images ou peut-être même cette réalité sur quelques plages où maintenant on va être à distance les uns des autres. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça vous a fait rêver ? Bon, moi, je viens de voir le reportage. Alors, je suis fan de RMC, je tiens à vous le préciser.
Je vous regarde tous les matins. Ça, c'est sympa. Je viens avec vous. Donc, il n'y a pas de problème. J'adore l'émission, j'adore le concept. Mais voilà, moi, ce que je viens de voir à la Grande Motte, pour moi, c'est scandaleux. Parce qu'on n'a plus le libre choix de choisir à quelle heure on doit aller sur la place. Il faut prendre rendez-vous pour aller au bord de la place. 4 mètres carrés, vous vous rendez compte ? Moi, je suis une mamie, j'ai 5 petits-enfants, j'ai mes enfants et tout. Vous vous rendez compte comment on fait ? On doit être séparés.
Alors, par exemple, 2 ou 3 personnes sur 4 mètres carrés. Franchement, pour moi, c'est ahurissant. Je ne comprends pas. On est parqués comme des animaux, pour moi. Du coup, ça vous coupe l'envie d'aller à la plage, quoi ?
Sincèrement, j'ai un petit jardin agricole. Je vais rester dans mon petit jardin et je vais essayer de mettre une petite piscine.
Vous serez mieux, quoi ? Franchement, non, je ne peux pas. Je conçois, attention, je conçois très bien qu'il faut s'écarter les uns des autres. Je le fais moi-même, quand je suis dans une grande surface ou quand je vais à n'importe où, je mets mon masque. J'essaie d'écarter les personnes qui me frôlent trop de près. Franchement, parce qu'il y a beaucoup d'incivilité, ça, c'est sûr. Oui, on est obligé d'être vigilant. Ah oui, je suis très vigilante parce que moi-même, j'ai des problèmes de santé. Donc, je fais très attention. Mais c'est vrai que là, franchement, ça m'a écœurée. Ça m'a écœurée. Bon, je sais que le maire, il se défend de tout ça, de ce parcage et tout. Mais moi, je ne peux pas.
Là, je ne peux pas l'accepter. Ça, ce n'est pas possible. Oui, il fait ce qu'il peut, effectivement, avec les contraintes. Oui, oui, oui, je comprends très bien qu'il faut gérer toute la population. Je suis d'accord avec lui. Mais là, non. Non, mais ça devient presque comme des plages privées. Alors, c'est gratuit. C'est ça, exactement. Mais si vous voulez, en Italie, par exemple, il y a beaucoup de plages où vous ne pouvez pas aller comme ça spontanément avec votre serviette. Vous êtes obligés de réserver un transat, un parasol. On en arrive pratiquement à ça, quoi. Mais c'est ça. C'est parce que, déjà, pas tout le monde peut se permettre d'aller dans les plages privées.
Parce que, bon, c'est vrai qu'après, ce n'est plus les plages privées. Je suis d'accord avec vous. Mais là, non. Là, je ne peux pas. Non, et puis, c'est l'honneur de la France, justement, de jamais avoir privatisé son littoral. Normalement, tout le monde peut aller sur la plage. Vous savez, c'est même une loi, ce chemin du littoral où tout le monde peut aller sur la plage, contrairement à beaucoup d'autres pays. Forcément, avec le coronavirus, on est quand même un peu obligés d'avoir les règles. Oui, bien sûr qu'il faut des règles. Mais pas comme ça. Pas comme ça. Bon, on verra si ça peut s'assouplir. Il faut que les personnes soient responsables. C'est ça, le problème. Voilà.
Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup d'irresponsabilités envers la population. Et ça, c'est vrai. Je conçois ce qu'il fait, mais je n'arrive pas à l'accepter. Ce n'est pas possible. Oui, et puis on va voir aussi comment on s'habitue aux choses. Souvenons-nous, au tout début du confinement, on avait du mal à respecter les règles. Et puis finalement, on s'y est fait. Merci beaucoup, Chantal, de votre témoignage. Et merci du soutien. Bonne chance à vous. Et écoutez-moi bien sincèrement, une bonne équipe. Ils sont tous autour, là. Je peux vous dire qu'ils vous entendent et ils sourisent. Ils sourient à 6h25. Non, non, non. Je vais te voir tous les matins. J'ai des jeunes avec eux.
On vous accompagne toute la journée. Merci, Chantal. Très belle journée à vous. Au revoir. On est avec Eric, qui nous appelle de la Manche. Bonjour, Eric. Bienvenue sur RMC. Eric, vous en pensez quoi, du coup, dans le Cotentin ? Les plages, elles sont ouvertes. Est-ce que vous en profitez ? Est-ce que vous trouvez ça satisfaisant ? Alors, pour l'instant, je n'en ai pas encore profité. Mais par contre, j'aimerais bien en profiter puisque dans mon contrat de travail, je nettoie les plages. Ah oui. Donc, c'est autorisé aux touristes, etc., pour normal. Je trouve ça tout à fait normal pour les gens du Cru
qu'ils puissent enfin aller faire un tour en bord de mer,
ce qui est beaucoup mieux que de prendre le métro. Et moi, nous, nous avons un problème. Nous ne pouvons pas retourner sur les plages actuellement parce qu'il faut un protocole d'accord entre les différents lus du Cotentin. Donc, c'est un peu bizarre. Ça veut dire, attendez, que j'essaye de comprendre quand même, Eric, ce paradoxe, c'est-à-dire que les plages, elles sont effectivement ouvertes pour tous ceux qui habitent dans le coin et qui veulent pouvoir en profiter. Mais par contre, vous, pour aller y travailler, c'est-à-dire aller nettoyer les plages, vous n'avez pas l'autorisation d'aller travailler sur les plages ? Pas encore, non. Et est-ce qu'il y a une sortie de blocage possible ?
Eh bien, nous l'espérons parce que c'est un travail qui est absolument nécessaire, qui est tout à fait sympa aussi parce que, bon, ça nous permet de croiser des gens qui ramassent aussi avec des petits sacs, etc. Il faut savoir qu'en une après-midi, par exemple, nous ramassons à peu près 500 kilos de déchets. Ah oui, donc en plus, si vous ne travaillez pas, non seulement il y a quand même une contradiction, mais en plus, ça a des conséquences immédiates. J'imagine que ces plages, elles doivent commencer à se couvrir de détritus ? Ah oui, oui, oui, tout à fait. Les plages de Normandie, là... Je vous entends plus.
Les plages de Normandie, là, actuellement, sont dans un état lamentable, parce que, bon, ça fait un peu plus de deux mois qu'on n'y est pas retourné. On y est allé très peu à la mauvaise saison. On a essayé d'aller faire un tour. Et, bon, avec les marées, les tempêtes, etc., etc., on a ramassé pas mal de choses, mais on ne peut pas tout ramasser, malheureusement. Et je ne comprends pas qu'il n'y ait pas un collectif quelconque qui se soit monté, que ce soit de la part des mairies, de la part des écoles de surf, etc., en disant, bon, ben voilà, les plages sont immondes, il faudrait que les élus de la CAQ, de Beaumont, se mettent d'accord pour que les gens viennent enfin...
Votre appel est entendu. Votre appel est entendu, Eric. Je perds. Ils vous ont sans doute entendu ce matin. Vous dites qu'il y a quand même une contradiction. Pouvoir aller se promener sur la plage, mais pas pouvoir aller y travailler pour les nettoyer. Merci beaucoup, Eric, de votre témoignage. Eric, dans la Manche, merci à vous. Dans un instant, la météo et le journal de 6h30, mais avant cela, comme tous les matins, on vous offre une machine à café. Pour tenter de la gagner, c'est le 32-16, touche 5, ou par SMS, vous nous envoyez matin au 7-32-16. Il est 6h30, très bon réveil à vous tous, l'heure du journal d'Anne-Sophie Belbi. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline, bonjour à tous.
Organisé ou non, le second tour des municipales, le mois prochain, le gouvernement rendra sa décision. Aujourd'hui, le 28 juin, devrait être la date retenue, selon BFM TV, sauf avis contraire du conseil scientifique. Loïc Rivière le disait, il fait beau, il fait chaud, week-end post-confinement idéal. Les Français en profitent, les propriétaires de gîtes aussi. Et puis au Maroc ou en Algérie, combien êtes-vous toujours coincés à l'étranger ? Plusieurs centaines, selon le Quai d'Orsay. Sans doute quelques milliers en réalité. RMC 6h31. Le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des municipales. Et selon BFM TV, la date du 28 juin aurait été retenue.
Le conseil scientifique devra tout de même rendre un avis le mois prochain en fonction de l'évolution de l'épidémie. L'hypothèse d'une élection à deux tours en janvier 2021, au plus tard, s'éloigne. Kevin Morand. L'exécutif n'avait pas caché aux représentants des maires et aux chefs de parti sa préférence pour le 28 juin. Un report en janvier 2021 aurait conduit les 5000 communes concernées à re-voter pour le premier tour. Mais ce calendrier interroge ces électeurs parisiens.
Si, effectivement, on est sûr qu'il n'y a pas de danger particulier géré, maintenant je pense que la raison pour laquelle on nous demande d'aller voter en juin, c'est uniquement parce que la fenêtre de tir politique est plus adéquate. Je ne sais pas comment ils vont réussir à mettre en place des gestes barrières et c'est un acte très politique et je ne vois pas tellement l'intérêt. Le conseil scientifique a déjà recommandé une série de mesures
comme des horaires de vote réservés aux personnes à risque. Richard Hanchou, président du conseil de médecins généralistes MG France, est confiant. L'action d'aller voter, de porter un masque, de se désinfecter les mains, de venir avec son stylo et de garder sa carte d'identité en main doit absolument faire qu'aucune transmission et aucune contamination n'auront lieu dans ce lieu-là. La campagne électorale suscite davantage de craintes. Les réunions publiques seront ainsi interdites. Pour éviter tout risque, le conseil scientifique préconise de réévaluer la situation de l'épidémie 15 jours avant le scrutin. Renaud joue sa survie, les mots de Bruno Le Maire dans le Figaro.
Le ministre de l'économie estime que le constructeur doit prendre des engagements, notamment sur le maintien en France de ses activités technologiquement les plus avancées. Il affirme aussi ne pas avoir encore donné son feu vert auprès de 5 milliards d'euros. Autre dossier sur la table du ministre de l'économie, les soldes d'été normalement prévus à partir du 24 juin. Elles vont sans doute être décalées, mais à quelle date ? Les grandes chaînes et les boutiques indépendantes ne sont pas sur la même ligne. Johan Petiot, de l'Alliance du commerce qui regroupe les grandes enseignes, plaide pour un démarrage début juillet.
C'est un besoin de trésorerie très fort parce que vous avez eu deux mois sans activité et on le voit bien. Aujourd'hui, il y a de nombreuses offres promotionnelles dès maintenant parce qu'il faut en effet écouler les stocks d'entrée de saison et de mi-saison qui étaient en magasin durant les deux mois de confinement et qui ne sont pas partis. Ça fera de la trésorerie pour les commerçants et ça leur permettra de financer leurs prochaines commandes pour la collection prochaine. Eric Mertz, l'un des représentants des distributeurs indépendants, préfèrerait lui des soldes à la fin du mois d'août. Façon de préserver les marges des commerçants ?
Pour nous, il est hors de question de brader cette collection. On a des articles de grande qualité, c'est notre spécificité et il est hors de question effectivement de céder, je dirais, au chantage des grandes enseignes. Nous, nous avons besoin de marges pour simplement développer nos entreprises. On n'est pas tout dans le même modèle économique et ça, il faut bien que les consommateurs le comprennent. C'est un choix que les consommateurs doivent faire.
Concernant le secteur du tourisme, le gouvernement promet 18 milliards d'euros. Certains professionnels commencent à retrouver le sourire. Avec le week-end de l'ascension, le beau temps, le déconfinement, les Français se déplacent et profitent. De nombreux propriétaires de gîtes font à nouveau le plein de réservations. En Ardèche, pour RMC, Maxime Bronstater, Florent Bonnard. Florian trinque avec ses amis motards pour la première fois depuis le confinement. Bon, bon messieurs, à ce week-end. Enfin, ce petit week-end à la campagne. L'occasion de ressortir leur moto, pas pour faire beaucoup de routes, moins de 100 kilomètres, pas grave, ils ont eu le temps de trouver les bons itinéraires.
En fait, pendant le confinement, on a eu le temps de mûrir l'idée, on ne va pas se mentir, on y a la pensée, on en a parlé un bon moment. On a regardé autour de Lyon à 100 kilomètres, on pouvait aller faire de la moto vers Annecy ou plus en Ardèche. On a choisi l'Ardèche parce que le gîte qu'on a trouvé était plutôt sympa. Donc dès qu'on a pu le faire, c'était clairement le moment d'en profiter et de partir. Des arrivées attendues par Evelyne Payat, la propriétaire du gîte pendant le confinement. La plupart de ces réservations ont été annulées, mais tout a changé au déconfinement. C'est simple, à partir du 11 mai, on a commencé à avoir quelques locations.
Et à partir du 18, alors là, mon cahier, il est plein. Le mois de mai a toujours été plein parce que c'est un mois où il y a des fêtes. Mais c'est surtout sur les week-ends. Là, on n'a pas que les week-ends. Donc, ça va nous compenser un petit peu financièrement. Les gîtes de France de la Drôme et de l'Ardèche ont enregistré deux fois plus de réservations cette semaine que l'année dernière sur la même période. Les plages continuent de rouvrir, notamment en Méditerranée. Le plus souvent, pas question de s'asseoir ou de bronzer. À la grande motte, il est possible de s'allonger à condition d'avoir réservé à l'avance son emplacement. Réouverture aussi en Martinique, dans 12 communes du littoral.
Plusieurs centaines de Français, je vous le disais, sont toujours coincés à l'étranger. Selon le quai d'Orsay, Michel et sa femme en font partie. Ce couple de retraités est bloqué dans un camping au Maroc depuis le début du confinement. Romain Poiseau. Deux mois que Michel et sa femme sont confinés dans leur camping-car au sud d'Agadir. On ne peut pas sortir du Maroc. Là, on est confinés jusqu'au 10 juin. S'ils ne repoussent pas. Après, il faut qu'ils rouvrent les frontières, par contre. On aimerait bien rentrer, mais bon, c'est comme si on était en vacances. Mais on ne peut pas s'éloigner énormément. Ce qui nous manque, c'est de savoir la date où on va partir.
On ne sait pas, on attend au jour le jour. C'est stressant. Oui, ça se stresse un peu. Dans le camping, une trentaine de Français. Dans le même cas, certains cherchent en vain une solution pour rentrer.
Il y a un camping-cariste pour le dessus. Le gars, il est quasiment toute la journée sur l'ordinateur. Essayez de trouver un moyen pour pouvoir partir.
Quelques compagnies maritimes organisent de rares retours vers la France. Seulement, le prix est inabordable pour le couple. Les prix sont exorbitants. Nous, à les retours, on paye 220 euros. Là, maintenant, il faut le minimum 1 200 euros. Depuis le début de la crise, 30 000 Français ont pu être rapatriés du Maroc, principalement par avion. Seulement deux ferries transportant des camping-cars ont débarqué sur les côtes françaises le 31 mars et le 4 avril dernier. Selon un dernier bilan, le coronavirus a fait au moins 28 215 morts en France. 83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser.
Au Brésil, le nombre de victimes a doublé en seulement 11 jours. Le seuil des 20 000 morts est franchi. Et puis, les drapeaux mis en berne aux Etats-Unis jusqu'à dimanche. Hommage aux morts du coronavirus. Le bilan approche les 100 000 décès. Les courses aujourd'hui, Mathieu, c'est à Rouen-Mocanchi. Avec le pronostic de la Dream Team, des courses RMC favoris numéro 7 d'Orgos de Guèze. Outsider numéro 10, Express Jet, le 7 et le 10. L'étrange cas des abattoirs. Vous le savez, depuis quelques jours, tous les tests se poursuivent dans un certain nombre d'abattoirs qui sont en train de devenir des véritables foyers d'infection. L'abattoir de Kermené dans les côtes d'Armor, 115 cas confirmés.
L'abattoir de Fleury-les-Aubrées dans le Loiret, c'est 69 personnes testées positives. Alors, aucun cas grave. Mais enfin, quand on regarde dans le reste du monde, c'est 4 900 cas qui ont été confirmés dans les abattoirs aux Etats-Unis et plus de 800 puissants en Allemagne et une centaine en Australie. On est avec le docteur Gilles Salva. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC ce matin. Vous êtes vétérinaire, vous êtes directeur général délégué à la recherche de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation. Première question, est-ce qu'il y a un risque à manger de la viande qui serait passé par ces abattoirs ?
Non, cette maladie ne se transmet pas par voie alimentaire. C'est une maladie respiratoire, qui se transmet par voie respiratoire. Donc non, il n'y a pas de risque à manger de la viande, bien entendu, quel que soit l'abattoir dont elle sorte vis-à-vis de ce virus.
Alors moi, je ne comprends pas complètement parce qu'on nous dit que c'est une maladie respiratoire, mais on nous dit aussi qu'elle passe par les doigts. C'est-à-dire que si on touche une surface qui a été touchée par quelqu'un de malade et qu'ensuite on porte nos doigts à notre visage, on peut être infecté. La viande, forcément, c'est la même chose, non ?
Alors non, parce qu'en fait, déjà, vous ne portez pas la viande crue sous votre nez, en général. Le problème des mains, en fait, c'est que vous allez contaminer vos mains, vous allez les porter sous votre nez, et vous allez respirer le virus qui se trouve sur vos mains. Et c'est comme ça que le virus va rentrer par les voies respiratoires,
pas par la voie digestive. Ce n'est pas par la salive, c'est plutôt par la respiration. Ce n'est pas par la salive, c'est vraiment par la respiration.
Et donc, quand vous manipulez une viande, généralement, vous vous lavez les mains après. Donc, il n'y a vraiment pas de risque à consommer de la viande.
On poursuit avec vous, Dr Gilles Salvat, dans un instant, sur aussi la spécificité de ces abattoirs. Comment on peut expliquer qu'il y a autant de cas positifs ? Et on poursuit sur cette question. Y a-t-il un risque avec les abattoirs ? Un risque plus particulier, on est avec le Dr Gilles Salvat. Ce nombre de cas dans les abattoirs interpelle forcément. Est-ce qu'il y a quand même une spécificité du travail dans l'abattoir qui rend plus sensible la contamination ?
Bien sûr, la première spécificité, c'est que les ouvriers des abattoirs, les employés des abattoirs, n'ont pas arrêté de travailler pendant le confinement. Et donc, ont pu ramener, pour certains d'entre eux, la contamination à l'abattoir. Après, à l'abattoir, on a un milieu qui est plutôt favorable à la propagation de ce type de virus respiratoire. Alors, à l'abattoir et atelier de découpe, là où on découpe la viande ou on désosse la viande, par exemple, on a souvent des basses températures avec des locaux humides parce que les ouvriers expirent de l'air à 37 degrés et qu'on a de la condensation. Et cette humidité rend les masques moins efficaces lorsqu'ils ont des masques.
On a aussi une promiscuité de travail importante qui fait qu'il est parfois difficile de respecter la distanciation physique, notamment dans une atmosphère bruyante où lorsqu'on a besoin de parler à son voisin de travail, on est obligé d'enlever son masque ou de parler plus fort, donc de projeter éventuellement des gouttelettes plus loin. Il y a aussi, il faudra qu'on se pose la question des systèmes de ventilation. Sont-ils efficaces ou, au contraire, vont-ils contribuer à propager le virus ? On a enfin des revêtements en métal, en inox, par exemple, qui sont plus favorables à la survie du virus.
Mais d'une manière générale, on pense que les principales hypothèses, c'est l'humidité, la température qui favorisent la conservation du virus et la moindre efficacité des masques et ce problème de promiscuité, de proximité étroite entre les personnes.
Mais ça vous interpelle quand même ? C'est-à-dire qu'on se dit, il y a eu quand même le cas des États-Unis, de l'Australie, de l'Allemagne, partout, ce sont des foyers assez spécifiques parce que la promiscuité au travail, c'est le cas dans un grand nombre d'entreprises et il y a un certain nombre de travails qui ont repris même très tôt dans le confinement, des travails à la chaîne avec aussi une promiscuité. C'est quand même étrange, non ?
C'est pour ça qu'on est en train, il y a un certain nombre d'enquêtes qui sont menées pour essayer de comprendre qu'elles sont dans les conditions de travail, ce qui favorise la survie du virus. Et je vous le dis, vraisemblablement, il y a peu de métiers où on travaille à des températures de 4 à 8 degrés avec des degrés d'humidité saturés parce que quand vous expirez de l'air, vous expirez de la vapeur d'eau qui condense et dans lesquelles les masques sont moins efficaces. En tout cas, un masque n'est pas efficace 4 heures en abattoir parce que très vite, il va être humide et un masque humide filtre mal ces particules virales.
Donc il y a des conditions particulières qu'il faudra étudier pour essayer de comprendre ça et pour assurer la sécurité des personnes qui travaillent en abattoir. Docteur, quand je lis les recommandations de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, qui se met finalement à conseiller d'utiliser, je la cite, différents couteaux et planches à découper et de se laver les mains lorsqu'on manipule de la viande crue et des aliments, et même des aliments cuits, à la maison. Forcément, ça insinue qu'il y a quand même un doute, malgré ce que vous nous dites, j'entends bien, que ça ne passe pas par l'alimentation.
Alors, ce sont des consignes qu'on a rappelées, notamment pendant le confinement, parce que pendant que ce virus circule, il y a toujours des bactéries pathogènes qui circulent. Et alors, le fait de nettoyer sa planche, de nettoyer son couteau, une fois qu'on a manipulé de la viande et qu'on va manipuler, par exemple, les tomates derrière, c'est prendre le risque, si vous ne lavez pas les ustensiles, c'est prendre le risque de faire passer des bactéries qui se trouvent sur la viande et qui vont être cuites. Je rappelle que ce virus est sensible à 63 degrés, mais la plupart des bactéries pathogènes qu'on peut trouver dans notre alimentation sont sensibles à peu près à 70 degrés.
Et si on ne nettoie pas les ustensiles, on risque de faire passer ces bactéries pathogènes de la planche à découper vers les tomates, par exemple. Quand on fait une salade de tomates, c'est la saison. Et donc, de récupérer ces bactéries et d'être intoxiqué,
alors que sur la viande, ces bactéries vont être cuites. Et évidemment, on ne présente aucun risque quand la viande est cuite. Bon, et puis de toute façon, laver son couteau entre le fait de couper la viande et de couper les légumes, ça ne peut pas faire de mal. Donc franchement, c'est toujours ça de pris. Et se laver les mains. Et se laver les mains, toujours. Encore un dernier mot avec vous, docteur. Il y a ce cas quand même qui interroge de passage du coronavirus d'un vison à l'homme. Ça s'est passé en Hollande. Est-ce que ça veut dire que malgré tout, le virus peut se transmettre d'un animal vers l'homme ?
Alors, pour le moment, on a eu quelques cas sur des animaux de compagnie, sur les chiens. Alors, les chiens multiplient très mal le virus. Sur les chats, les chats peuvent être malades. Par contre, visiblement, ne transmettent pas le virus à l'homme. Par contre, on était effectivement inquiets à la fois sur les furets et les visons. C'est des animaux qui sont très proches. Ce sont des mustélidés. Et ces animaux, on sait qu'ils multiplient bien les virus respiratoires humains. En particulier, ce coronavirus. Le furet va servir probablement de modèle animal pour évaluer des traitements thérapeutiques contre la maladie.
Éventuellement, peut-être demain, des vaccins. Le vison étant très proche du furet, on n'est pas étonné que le vison soit très sensible.
Il y a eu deux élevages contaminés en Hollande. Et donc, oui, effectivement, nos collègues hollandais viennent de montrer que le virus
pouvait passer du vison à l'homme. Donc, ce qu'on peut dire pour des gens qui auraient des furets domestiques, encore une fois, c'est une espèce très proche. Il y a 60 à 150 000 personnes en France qui ont des furets de compagnie.
Ce qu'on peut leur dire, c'est que... Oui, oui. Ce qu'on peut leur dire, c'est que quand ils ont un furet à la maison, de prendre, et qu'ils sont malades, de prendre les mesures de distanciation, de ne pas s'occuper de l'animal sans avoir de masque, de se laver les mains avant et après l'avoir caressé, de façon à éviter la transmission d'abord à l'animal. Et si l'animal est malade, de toujours prendre ces précautions-là pour soi-même ne pas être contaminées. Mais encore une fois, ces animaux ont d'abord été contaminés par l'homme et ensuite,
la contamination peut revenir sur l'homme, mais la contamination initiale est une contamination humaine. C'est une contamination qui circule. Donc, merci beaucoup docteur, docteur Gilles Salva, vétérinaire, directeur général délégué à la recherche à l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, l'ANSES. Merci beaucoup. Et puis, on a appris qu'il y avait à peu près 60 000 personnes en France qui ont donc un furet de compagnie. Mais bien sûr, les nouveaux animaux de compagnie. Voilà, le furet de compagnie. On part tout de suite à Saint-Malo, retrouver le maire Claude Renoux.
Vous faisiez partie, monsieur le maire, bonjour, de ceux qui avaient demandé le plus tôt la réouverture des plages en dynamique, c'est-à-dire pour pouvoir y circuler. Mais le constat que vous faites, c'est que les gens ne respectent pas les règles que vous aviez voulu imposer. Vous êtes obligé de serrer davantage les boulons ?
Non, je pense que c'est une expression un peu excessive. On a constaté plutôt que le respect des règles.
On est globalement, ça s'est bien passé. Le week-end dernier, puisqu'on avait commencé le samedi et dimanche dernier, il y a eu quelques débordements, quelques non-respects. Et donc, j'avais dit qu'effectivement, je ne voulais pas voir s'installer cette déviance.
Donc, on a été très vigilants la journée d'hier. Et on a constaté que la règle était globalement bien respectée.
Vous dites d'ailleurs qu'il faut passer de la pédagogie à la verbalisation pour effectivement que désormais les règles soient vraiment appliquées.
Voilà, il faut passer de la pédagogie à la verbalisation. C'est ce qu'on a fait. On s'était donné justement un samedi et un dimanche normaux, une semaine avant, pour tester le dispositif. Là, on a surtout été amené à verbaliser d'ailleurs des fréquentations de chiens le matin. Les chiens sont interdits sur les plages, de toute façon, à Saint-Malo, à partir du 30 avril de tous les ans. Mais sur la plage elle-même, en fait, peut-être que mon petit coup de semence a été entendu. On a eu assez peu de problèmes.
Les gens font attention désormais. Vous avez aussi pris un arrêté pour obliger le port du masque dans le centre-ville. C'était nécessaire d'aller jusque-là ?
Oui, dans le centre-ville, disons dans ce qu'on appelle l'intra-muros, à l'intérieur des remparts. Et dans une petite partie, ce sont les quatre rues qui sont les rues très fréquentées, c'est-à-dire l'ossature des rues de la vieille ville. Depuis l'endrée principale à Porte Saint-Vincent, là, on a effectivement eu une fréquentation assez forte aussi le dimanche du week-end précédent qui nous a servi, là aussi, de test.
Et donc, on a pris la décision, j'ai pris la décision d'obliger à porter le masque pour cette journée d'hier, mais celle aussi d'aujourd'hui, demain et le dimanche,
ainsi que pour le week-end prolongé de la Pentecôte.
Donc, ça y est, vous êtes prêts. Merci beaucoup, M. le maire Claude Renou, maire de Saint-Malo. Vigilance renforcée, donc, sur les plages et masques obligatoires à l'intérieur de la cité Corsaire. La suite, Mathieu. Eh bien, justement, ces masques lavables, réutilisables, comment savoir s'ils sont encore bons à utiliser ? Frédéric Simotel va tout nous dire, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. RMC, vos mains directes. Et tout de suite, vous, travailleurs, à l'honneur, en ce vendredi de l'ascension, vous êtes très nombreux à nous écouter au boulot, par choix, parfois. Thierry nous dit, technicien dans une usine CVSO2, on n'a pas arrêté la production de tout le confinement.
En plus, on ne déplore aucun cas de coronavirus. Les mesures d'hygiène et de sécurité étaient déjà bien acquises chez nous. Elles ont été renforcées. Alexandre nous écoute de l'Auvergne. Il vient d'arroser son jardin, Alexandre, avant d'aller au boulot. Moment de détente, avant d'aller à l'usine, avec un masque. Lui aussi, avec cette chaleur, ça s'annonce pénible. N'oubliez pas les chauffeurs de taxi qui ont payé un lourd tribut en accompagnant le personnel médical au travail, nous écrit Beb. Ben oui, on ne les oublie pas. Guy Hugues, d'ailleurs, est artisan taxi. Pas de week-end pour nous. On accompagne les gens sur leur lieu de traitement médical. Et puis Serge est chauffeur de bus.
Lui aussi travaille chaque jour pour la continuité du service public. Je lirai d'autres messages tout à l'heure sur RMC. RMC au 7,32. 75 centimes par envoi, plus prix du SMS. RMC. RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain. On commence à avoir un peu de recul sur l'utilisation des masques. Aujourd'hui, Frédéric Simotel, bonjour. Bonjour. On s'occupe du suivi et du traçage des masques avec un capteur inventé par une start-up française qui va jouer le rôle de carte d'identité du masque. Concrètement, ça va marcher comment cette innovation ? Ça va servir à quoi ?
Ça va surtout servir pour les masques en tissu, les masques dits alternatifs. Parce qu'on le sait, aujourd'hui, on a un gros souci autour des masques d'approvisionnement, même écologique. Les masques en papier, les masques FFP2. On commence tous à en voir un peu partout, par terre, dès qu'on se promène un peu. C'est vrai que le masque en tissu, ça peut être plus cher à l'achat, mais à l'usage revient moins cher. On peut le nettoyer, tout ça. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, avec un peu de recul, on se rend compte que ces masques en tissu, soit on ne les lave pas assez souvent, soit on les lave trop. Et donc, du coup, dans les deux cas, ça perd un peu d'efficacité.
Et ça, c'est la Ubisolution. C'est une entreprise française qui a installé des petits capteurs sur des petites étiquettes RFID, des petites puces RFID, je trouve le terme, sur des masques pour justement avoir ce suivi. Et avec son smartphone, on va pouvoir savoir combien de fois on l'a lavé. Ils vont installer aussi des bornes dans les entreprises. Par exemple, si une entreprise fournit ses masques à ses salariés, le salarié, chaque matin, avec son masque, qu'il aura lavé 2, 3, 5, 10 fois, il va le passer devant la borne et il verra exactement s'il a 20 lavages, c'est le dernier jour pour son masque et puis il peut le jeter dans la borne. Donc, c'est un moyen assez économique, assez utile.
Et cette société, elle connaît bien puisqu'elle pratique déjà cette technologie avec les draps des hôpitaux et ça a permis de réduire la dépense de 50% des hôpitaux en faisant un vrai suivi de ces draps. Et donc, il a appliqué cette UBI. La bonne idée, c'était d'appliquer cette innovation.
Le fait d'avoir des draps intelligents et donc maintenant des masques intelligents. Des masques intelligents. En effet, je ne sais pas comment font les gens qui nous écoutent. Vous pouvez d'ailleurs témoigner au 32-16. Mais quand on vous vend un masque en vous disant celui-là, il est réutilisable 20 fois si vous l'avez 20 fois, comment on se souvient qu'on l'a lavé 12 fois ou 17 fois ou 20 fois ? Donc voilà, UbiSolution a donc la solution. On reste sur le sujet, Frédéric, du suivi et du traçage avec un nouveau service pour l'application RATP qui permet aux voyageurs de renseigner sur l'affluence en temps réel des bus, des RER et des métros.
Oui, et ça, ça va être très utile dans les jours à venir.
Effectivement, beaucoup de Parisiens utilisent cette application pour savoir quel est le meilleur trajet pour aller d'un point à un autre. Et donc, la RATP a eu l'idée de rajouter une ligne à son service. Et quand on est dans la ligne, on va dire je suis entre telle station, telle station, il est à l'heure. Et alors, il y a différents niveaux, affluence élevée, peu élevée, personne. Et comme ça, en temps réel, plus les gens, on appelle ça une application collaborative, plus les gens utiliseront cette application, mieux elle sera renseignée. La RATP va recouper cette information aussi avec les badges en station ou avec, il y a certaines rames qui comptent déjà le nombre de voyageurs.
Donc, elle va recouper toutes ces informations. Et à partir du 1er juin, on aura, puisque le 1er juin, les métros erreurs vont fonctionner à 100%, on aura en temps réel, on saura, avant de partir, on prend telle ligne, telle ligne de tramway, telle ligne de métro, on saura exactement s'il y a beaucoup de monde. Il vaut mieux attendre un peu, retarder un peu.
C'est une sorte de Waze des couverts de métro.
Exactement, c'est le Waze du métro.
Et puis, on termine avec une autre application, Frédéric, qui pourrait s'avérer très utile dans la période que nous vivons.
Oui, c'est une application pour repérer les dépressions. Alors, c'est vrai que c'est compliqué parfois d'aller chez un psychologue, puis de parler de tout ça. Et donc, c'est une application qui va être mise en place où on va discuter avec un psychologue virtuel. C'est-à-dire, il est derrière l'écran, nous, on est face à lui. Alors, il va nous poser des questions. Et ensuite, il va y avoir une analyse, une analyse, non seulement des mots que l'on va employer, nous, en tant que patients, du ton sur lequel on va répondre, mais aussi, elle va regarder avec la reconnaissance faciale, nos mimiques. Est-ce qu'on fronce les sourcils ? Est-ce qu'on a des mous un peu bizarres ?
Et tout ça, c'est très référencé dans un manuel de psychologie. Et à partir de là, on va pouvoir, alors ça ne va pas remplacer le médecin, mais ça va pouvoir alerter, repérer des signes de dépression et dire, tiens, ce serait bien que vous alliez voir quelqu'un pour en parler.
Ça fait presque un peu peur. Ça fait un petit peu peur, mais bon. S'il n'y a personne de l'autre côté du smartphone, mais qu'on vous dit quand même, mais vous êtes dépris. On n'a plus le droit de se toucher le visage, on n'a plus le droit de froncer les sourcils. Il y a un moment, ça va. On n'a plus le droit de se promener sur la plage ou de se mettre où on veut sur la plage. Mais bon, c'est quand même du progrès. Merci Frédéric Simotel d'avoir décliné toutes ces innovations. On est avec Luc ce matin sur AMC. Bonjour Luc. Bonjour. Bonjour Luc. Félicitations. Oui, merci beaucoup. Vous avez gagné ce matin la machine à café et les capsules qui vont avec.
Luc, vous êtes dans la Manche à cette heure-ci, un jour de pont. Vous ne dormez pas, vous travaillez. Je vous écoute tous les matins. C'est bien, c'est une très bonne raison de se réveiller, mais il y a peut-être d'autres raisons en plus. Et puis je travaille aussi également, je suis en télétravail depuis le 17 mars. Vous vous y habituez au télétravail, ce n'est pas trop dur ? Écoutez, moi j'interviens dans les entreprises pour faire du conseil en prévention habituellement. Donc là, pour l'instant, on est en télétravail et je reprends les visites physiques la semaine prochaine.
Bon, alors progressivement, vous allez revoir des humains, mais d'ici là, vous allez pouvoir boire du bon café avec des capsules. On est heureux de vous l'avoir offerte. Très belle journée à vous, du coup, à l'écoute d'RMC. Bonne journée Luc. Continuez comme ça. Merci. Vendredi 22 mai, l'info sur RMC. Très bon réveil à vous tous. Il est 7h. Bon réveil dans un instant. On continuera à répondre à toutes les questions que vous vous posez, non seulement sur le coronavirus. Est-ce qu'il faut craindre une seconde vague ? Est-ce qu'on peut quand même y aller franchement ? Est-ce qu'on peut oser enfin commencer à se détendre ?
Et puis malgré tout, un retour aussi de tristesse de la part de tous ceux qui ont perdu leurs proches dans les EHPAD. Enfants, petits-enfants de ceux qui y sont décédés, qui commencent à porter plainte. Il y a une judiciarisation de cette période du coronavirus. On l'a vu, des plaintes contre le gouvernement et puis des plaintes désormais contre les EHPAD. La petite fille d'une personne qui est décédée dans un EHPAD et qui a lancé cette action de groupe, comme on dit maintenant, sera avec nous dans un instant. D'ici là, c'est le journal de Céline Kallmann. Bonjour Céline. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Encore une journée de chaleur dans tout le pays.
Le port du masque obligatoire dans les transports et dans certaines zones est de plus en plus difficile à supporter. Vous l'entendrez. Le gouvernement a tranché. Edouard Philippe annoncera aujourd'hui la date du second tour des municipales. Selon nos confrères de BFM TV, c'est bien le 28 juin qui a été retenu. 28 juin, sauf avis contraire du conseil scientifique. Le prêt par l'État de 5 milliards d'euros réclamé par Renaud n'est pas encore signé. C'est ce que précise ce matin le ministre de l'économie Bruno Le Maire dans le Figaro. Il demande aux constructeurs de prendre des engagements. Bienvenue à tous sur RMC.
Depuis maintenant plusieurs semaines, nous devons apprendre à vivre avec les masques. Port obligatoire dans les transports, mais aussi dans certains quartiers comme à Strasbourg ou encore Saint-Malo. Sauf qu'avec la chaleur de ces derniers jours, porter le masque devient de plus en plus contraignant et dérangeant. Nicolas Trenou.
Le masque au travail, le masque entre copines sur la pelouse des Invalides,
le masque toute la journée qui tient déjà chaud. Il est encore plus difficile à porter quand le soleil tape pour Anaïs et Amandine.
Il mérite au niveau du nez et là avec les chaleurs qui arrivent, c'est vrai que c'est assez dérangeant. Mais bon, on n'a pas le choix, donc on le porte. Je prends mon mal en patience et j'ai hâte de l'enlever. Quand même, ce n'est pas très agréable. Là, on est en plein soleil, donc effectivement, ça me brûle un peu la peau. Mais voilà, même quand je fais du vélo, je transpire beaucoup plus.
La transpiration, justement, rend le masque moins efficace, explique Olivier Gibert,
le porte-parole de l'organisme AFNOR, qui certifie les masques grand public. Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries. Donc, il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile. Évidemment, si on est dans une période chaude, on va privilégier des masques qui ont, à minima, une couche intérieure ou extérieure en coton. Donc, discutez-en avec votre pharmacien, qui lui-même aura forcément des notices avec la composition du masque qu'il propose.
Et surtout, il est déconseillé de tirer sur le masque pour aérer la peau et de le remettre ensuite, car chaque manipulation présente un risque de contamination. C'est décidé. Le Premier ministre, Edouard Philippe, va annoncer officiellement aujourd'hui la date choisie par le gouvernement pour le second tour des élections municipales. Oui, et selon nos confins de BFM TV, c'est le 28 juin qui a été arrêté, sous réserve, évidemment, de l'évolution de la maladie, et sauf avis contraire du Conseil scientifique, pour Agnès Lebrun, vice-présidente de l'Association des maires de France, maire de Morlaix. La tenue du scrutin fin juin est une bonne chose.
C'est vrai que cette date faisait consensus depuis plusieurs jours, parce qu'elle est en vérité la plus raisonnable. L'argument sanitaire, il demeure, puisqu'on a bien vu que c'était sous réserve et conditionné par une évaluation sanitaire, et l'argument sanitaire demeure, mais surtout, il demeurera. C'est-à-dire qu'une autre date aurait pu être choisie, par exemple, septembre-octobre, et pour autant, la situation sanitaire, nous n'avions aucune garantie sur ce qu'elle pouvait représenter à l'automne, pas plus qu'en janvier. C'est important, la démocratie. C'est absolument essentiel. C'est ce qu'on appelle un bon coup de pression dans les colonnes du Figaro.
Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, précise qu'il n'a pas encore signé le prêt de 5 milliards d'euros demandés par Renault pour faire face à la crise. Des rumeurs circulent sur la fermeture d'au moins trois sites, et c'est dans ce contexte d'incertitude, d'ailleurs, pour le groupe, que l'usine de Sandouville en Seine-Maritime rouvre ce matin. Le site avait été fermé il y a deux semaines pour des raisons sanitaires. Jacqui Bélanger y est chef d'unité et il est ravi de pouvoir enfin reprendre le travail.
Je suis confiant et très content. Avec mon équipe, on s'envoie régulièrement des textos, parce qu'ils me demandaient alors as-tu des nouvelles et tout ça. J'étais content de leur dire, on recommence. Pour moi, les mesures sanitaires, ils y étaient déjà. Donc, quand on arrivait directement devant le poste de garde,
on avait du gel hydroalcoolique, ils nous distribuaient des masques. Juste derrière, ils nous prenaient la température.
On a été surpris de la décision de justice. J'en veux pas, mais ils auraient pu faire différemment. On a perdu deux semaines.
RMC 7h05, 56 salariés d'un abattoir de Florie-les-Aubrées dans le Loiré ont contracté le coronavirus, ainsi que 13 cas à contact supplémentaire. Elles ont tous été placées en quatorzaine. Aujourd'hui, un plan de reprise d'activité va être proposé aux représentants du personnel en vue d'une reprise du travail lundi. Le nombre de foyers de contamination a presque doublé en cinq jours. C'est ce qui ressort du dernier bulletin de Santé publique France, publié hier soir, Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, il y a 46 foyers de contamination sur le territoire, des clusters identifiés depuis le 9 mai. Et ces foyers de contamination se situent avant tout dans les établissements sociaux d'hébergement.
Par exemple, les foyers de jeunes travailleurs, les entreprises comme les abattoirs et les établissements de santé. Ces foyers de contamination sont pour l'instant maîtrisés grâce aux tests et à l'isolement, assure Santé publique France. L'autorité de santé précise également que ces 46 clusters ont été recensés sans tenir compte des EHPAD et des milieux familiaux restreints. Merci Jean-Baptiste. L'application StopCovid va-t-elle finir par voir le jour ? Une application censée vous prévenir immédiatement en cas de contact avec une personne qui a été testée positive à la maladie. Le gouvernement a publié hier un dossier complet de présentation pour assurer sur son utilisation. Paul Barcelone.
Pas de géolocalisation, anonymat des données et téléchargement. au bon vouloir de chacun. Alors concrètement, pour recevoir une notification, il faut avoir été en contact à moins d'un mètre pendant plus de 15 minutes, par exemple dans les transports en commun ou dans un commerce, avec une personne qui a été testée positive au Covid-19 et a choisi de se signaler sur cette application. Le gouvernement a mis une fois de plus sur la responsabilité collective, mais pour que StopCovid soit vraiment efficace, plusieurs experts estiment que 60% de la population doit la télécharger. J'ai un défi énorme alors que le déploiement de l'application est attendu le 2 juin.
D'ici là, sueur froide garantie pour le gouvernement. Avis de la CNIL, la Commission nationale informatique et liberté lundi, débat puis vote au Parlement mercredi prochain.
Savoir si l'on a été contaminé par le Covid-19. De plus en plus de particuliers, vous en faites peut-être partie, se font tester, mais les autorités incitent à la prudence, répétant qu'un résultat positif ne garantit pas l'immunité. Hier soir, le ministère de la Santé a publié une liste de tests sérologiques certifiés. Martin Bourdin avec Alfred Orange. Odile doit partir demain, s'occuper de son père pendant trois semaines, alors elle a pris les devants pour éviter de prendre des risques.
J'ai fait le test sérologique il y a cinq jours, il était négatif. Quand on est en contact avec des gens de sa famille qui sont très âgés, malades, et les contaminés, c'est très angoissant.
Ce test, c'est son médecin qui lui a prescrit son coût 38 euros, une dépense qu'elle assume.
Il m'a dit que c'était fiable à 70% environ, mais j'astime que c'est mieux que rien.
Julie, elle, a développé des symptômes pendant le confinement et voudrait vérifier qu'il ne s'agit pas du coronavirus, mais impossible de se faire tester en laboratoire cette semaine. Ils nous ont dit qu'il y avait énormément d'affluence. On pouvait attendre jusqu'à deux heures juste pour faire une prise de sang. Pourtant, ces tests sont à prendre avec prudence, surtout si le résultat est positif d'après Lionel Barron, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux. Il faut faire très attention et ne surtout pas utiliser le test en se disant
si c'est positif, je peux enlever les mesures barrières, c'est-à-dire de se croire protégé alors qu'on ne l'est pas.
Et d'après ce spécialiste, pour qu'il soit efficace, ce test sérologique doit être fait au moins 21 jours après l'apparition des symptômes. La PMA pour toutes va devoir attendre. Gilles Le Gendre a renvoyé le vote définitif à une date ultérieure. Impossible d'adopter le texte avant l'été en raison de la crise sanitaire, a fait savoir le président du groupe des députés La République En Marche. Au Brésil, le pays a dépassé les 20 000 morts. La pandémie s'accélère. Le nombre de décès a doublé en seulement 11 jours. Olivier Chantereau.
Réunis autour du cercueil d'Amanda, la famille prie pour le repos de cette jeune femme de 22 ans, victime du coronavirus. Dévasté, son père Claudio lance un appel à ses compatriotes.
On voit des gens sans masque qui ne prennent aucune précaution. Les gens doivent faire attention, se protéger. Cette maladie est bien là. Elle existe. Sinon, ma fille ne serait pas morte.
3000 kilomètres plus au nord, Sao Luiz a été la première grande ville du Brésil à décréter le confinement le 5 mai. Même si l'épidémie semble ralentir, pas question de se relâcher Martel Carlos Lula, secrétaire d'État à la Santé de l'État du Marraignan. Nous devons agir avec précaution. Nous n'allons pas encore nous déconfiner parce que sinon, nous allons avoir une deuxième vague à Sao Luiz. Entouré de ses ministres et en visioconférence avec les gouverneurs des 27 États du pays, le président du Brésil, Jair Bolsonaro, tente d'enrayer les conséquences économiques de la crise sanitaire.
Nous nous réunissons pour travailler ensemble à l'élaboration d'un accord afin de débloquer une aide de 10 milliards d'euros pour les États et les municipalités. Depuis mercredi, poussé par un Bolsonaro convaincu de son efficacité, le ministère de la Santé recommande l'usage de la chloroquine pour les patients légers du Covid-19.
Allez, une belle histoire pour finir et la fin de l'angoisse toute relative, il faut bien l'avouer. Pour un gagnant d'euros millions, le 20 mars, il a trouvé les bons numéros. 17 millions d'euros à la clé, mais il a dû attendre la fin du confinement pour empocher le pactole. Nicolas Repert.
C'est un confinement dont ce joueur de l'auto se souviendra toute sa vie. Alors que les Français sont invités à rester chez eux, il tente sa chance à l'euro million malgré l'épidémie. Et le 20 mars, il apprend qu'il remporte le jackpot de 17 millions d'euros. Mais vu le contexte sanitaire, impossible de venir récupérer son chèque tout de suite au siège social de l'opérateur dans les Hauts-de-Seine. Il conserve alors son reçu dans la coque de son téléphone. Pendant deux mois, il ne quitte pas ce précieux ticket de ses yeux. Le chèque lui est finalement remis dans un centre de paiement en Bretagne, à moins de 100 kilomètres de son domicile.
Après 50 jours d'attente confinés chez lui, le regagnant a eu du temps pour réfléchir à sa nouvelle vie. Et déjà, une première dépense, il s'est acheté une voiture neuve et compte faire un voyage dès que ce sera possible. Je vais prendre soin de moi et me refaire une santé car j'ai toujours beaucoup travaillé. Confie-t-il à la Française des Jeux ?
Voilà, 17 millions d'euros. C'est pas mal. Ça fait rêver. Appeler, non ? C'est finalement un confinement plutôt agréable pour ce joueur-là. Pour d'autres, il y a eu des drames et des drames silencieux. Ces drames que l'on a égrenés chaque soir avec le nombre de morts en France et en particulier ceux qui sont morts dans des EHPAD. 10 000 décès enregistrés en EHPAD et désormais enquête et plainte qui se multiplient contre les maisons de retraite. On est avec Olivia Mokievski. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC et RMC Découverte. Vous êtes la présidente et la porte-parole du collectif 9471.
Ce nom, d'abord, c'est parce que quand vous avez créé ce collectif, on en était à ce décombre funeste. 9 471 décès en EHPAD. On va en venir dans un instant à votre plainte. Vous, vous avez perdu votre grand-mère qui avait 96 ans, qui vivait en EHPAD et qui, avant, le coronavirus était en très bonne forme. Est-ce que vous pouvez d'abord nous raconter ce qui s'est passé pour votre grand-mère et pour ceux qui vous ont rejoints dans ce collectif ? Ce qui est assez troublant, c'est que ce soit en EHPAD public, privé, quels que soient les groupes auxquels appartenaient ces maisons de retraite, ce qui est très troublant, c'est que nous avons à peu près tous la même histoire.
Donc, on a constaté assez rapidement
un manque de précaution par rapport à ce qu'on nous annonçait. On a vu, en effet, qu'il y avait parfois du personnel qui n'avait pas été formé. Dans mon cas, par exemple, c'était un animateur qui venait d'être embauché et il était collé à ma grand-mère sans masque, sans protection. Il était en train de pestillonner sur elle. Il n'y avait aucun respect des gestes barrières.
Et quand j'ai parlé avec cet animateur ensuite, il m'a dit « Oui, mais je n'ai pas été formé, je n'ai pas de blouse, je n'ai rien. » Donc, voilà. Ça a commencé déjà comme ça parce qu'on a tous été alertés par ce qu'on voyait quelques minutes par jour à travers les Skype
qui avaient été mis en place puisqu'on ne pouvait plus aller voir nos parents. Donc, c'était ça
le vrai problème surtout. C'est que les visites étaient interdites. Donc, ça, on le comprenait tout à fait. Mais ce qu'on n'a pas compris, c'est comment ces établissements qui devaient être les établissements sans doute les mieux protégés de France, c'est là où la protection devait être maximale, ce n'était pas ce qu'on voyait. Et on n'était pas début mars, on était déjà fin mars. Donc, on savait déjà que cette population était particulièrement à risque, qu'il fallait se protéger, qu'il fallait respecter les gestes.
Exactement. Et on entendait à ce moment-là qu'il y avait des maisons de retraite qui étaient, elles, exemplaires, qui se confinaient avec leurs salariés, il y avait des directeurs d'EHPAD qui faisaient leur possible. Donc, il y a eu des cas
où ça s'est très, très bien passé. Mais nous, dans nos cas, nous, ce qu'on voyait, c'était surtout des salariés qui nous alertaient
et qui nous disaient qu'on n'a pas suffisamment de masques, qu'est-ce qu'on fait ? Et surtout, il commence à y avoir des cas de Covid. Et nous, ça, c'est la deuxième partie parce qu'à la rigueur, les négligences, même si c'était une crise qui ne tombait pas dessus, on aurait eu le temps de se préparer et on aurait eu le temps de faire en sorte
que ces établissements soient, eux aussi, exemplaires et prennent toutes les precautions nécessaires. Mais au-delà de ces manquements, après, il y a eu la phase du secret. C'est-à-dire que ces établissements sont devenus des établissements qui ont fonctionné à huis clos et on n'a plus réussi à avoir de nouvelles de nos proches
et quand on avait des nouvelles d'eux, on nous savait que tout allait bien. Et donc, on ne s'inquiétait pas, on nous disait, écoutez, il n'y a pas de Covid, et du jour au lendemain, ce qui est le cas de toutes les familles qui aujourd'hui se manifestent,
on les appelle pour leur dire que leur proche est mort ou qu'il est mourant. Et là, on n'a pas... Ce que vous voulez dire, c'est qu'ils ne vous ont pas alerté en vous disant, attention, on est inquiet, il y a des cas de Covid ou alors votre grand-mère est malade. C'est bien ça le problème. Vous imaginez bien, aujourd'hui, nous, ce n'est pas parce qu'on a perdu nos proches du Covid qu'on entame des actions comme ça en justice. C'est évidemment, comment ça s'est passé ? C'est-à-dire que nous, on a le secret qui a entouré tout ça qui nous fait nous poser des questions. Est-ce que nos proches ont été... On les a laissés mourir ? Est-ce qu'on les a aidés à mourir ?
Comment ça se fait qu'on n'a pas été prévenus qu'ils étaient malades ? Moi, dans mon cas, j'ai vu, par exemple, les symptômes chez ma grand-mère
au cours d'un scalp. Elle toussait, elle s'endormait devant l'ordinateur et on m'a dit « Non, non, mais votre grand-mère, elle est juste déprimée, elle ne sort pas, elle est fatiguée, elle a déambouillé un peu cette nuit. » Ça veut dire
que ce n'est pas juste un secret, c'est qu'ils ont nié. C'est-à-dire que même quand vous avez vu, même quand vous avez senti que ça n'allait pas, on vous a dit « Non, non, ne vous inquiétez pas, ça n'est pas ça. » Oui, parce qu'en plus, moi, il y avait des familles qui m'alertaient, qui me disaient « Attention, moi, mon proche a de la fièvre, je le sais, j'ai vu. » Et il y a, par exemple, à l'étage de ma gourmet, on m'a dit à un moment donné « Il y a beaucoup de personnes qui sont contaminées. » Et quand je posais la question, on me disait que ce n'était pas vrai. Donc la direction me disait « Non, non, ce n'est pas vrai. Votre grand-mère va très bien. On n'a pas réussi à vous rassurer.
On est désolés.
Mais tout va très bien. » Jusqu'au moment où, en fait, j'ai demandé à ce qu'un médecin vienne vu les symptômes. On disait que ce n'était pas la peine. Et à un moment donné, j'ai forcé la main pour qu'un médecin vienne. Et là, on l'a trouvée mourante.
Et quand elle arrivait à l'hôpital, elle était en stade final du Covid. Donc c'est ça, aujourd'hui, le problème et ce qui résume la souffrance. Parce qu'aujourd'hui, il faut voir que ce sont des familles qui sont traumatisées. Elles se disent, nos proches ont dû penser qu'on les a abandonnées. On n'était pas là, mais simplement parce qu'on ne connaissait pas
la situation. On ne nous a laissé aucune chance de pouvoir les sauver
ou de pouvoir agir ou de pouvoir, pour moins, leur dire au revoir. La manière dont ça s'est passé, c'est ça qui, aujourd'hui, nous nous choque et fait qu'on est complètement traumatisés. Ce n'est pas simplement un deuil. La manière dont ça s'est passé soulève énormément de questions. Quelles étaient les recommandations de l'État ? Comment ça s'est passé ? Dans quelles conditions sont-ils morts ? Votre grand-mère, si on prend votre cas, a été emmenée finalement parce que vous aviez imposé la présence d'un médecin, la visite d'un médecin, elle a finalement été emmenée à l'hôpital. Vous vous dites de toute façon qu'elle y est partie sans doute tard, trop tard.
Mais est-ce que si vous n'aviez pas forcé les portes de l'ÉPAD en quelque sorte en envoyant un médecin qui est un de vos proches, elle n'aurait même pas été à l'hôpital ? Elle n'aurait de toute façon pas été accompagnée là-bas ? Et elle n'aurait surtout pas du tout été diagnostiquée. C'est ça aussi l'autre problème. C'est qu'il y a certaines familles qui se disent « Attendez, on m'a dit que mon proche était mort de manière naturelle, mais est-ce que c'est vrai ? Est-ce que ce n'était pas le Covid ? » Tout le secret qui entoure et la dissimulation de l'état de santé des patients qu'on retrouve dans tous les cas des familles.
Aujourd'hui, on a reçu à peu près plus de 100 témoignages et tous vont plus ou moins dans ce sens-là. C'est ça qui alerte aujourd'hui, qui nous dit qu'est-ce qui s'est passé dans ces EHPAD ? Quelles ont été les directives données par ces directions, par ces groupes ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et je vous dis, le pire aujourd'hui pour nous, c'est de se dire peut-être que nos proches auraient pu être sauvés, peut-être pas. Mais si on avait eu l'information, nous, on aurait pu agir. Peut-être qu'en effet, le salaire n'allait pas se déplacer dans certains cas, mais au moins être au courant, pouvoir dire au revoir à nos proches. C'est ça qu'on nous a volé aujourd'hui.
Et maintenant, vous êtes avec ce doute. Et on est avec ce doute de dire est-ce qu'ils auraient pu s'en sortir ? Est-ce qu'on les a laissés mourir ? Est-ce qu'on les a aidés à mourir ? Qu'est-ce qui s'est passé, en fait ? Et tant qu'on n'aura pas la vérité, on vivra en paix par ça. Et c'est aujourd'hui ce qui traumatise la plupart des familles. Alors, plusieurs enquêtes ont commencé à être ouvertes dans plusieurs coins de France pour divers établissements, parce que vous le dites, ça concerne à la fois des établissements privés, des établissements publics, quelle que soit la nature des EHPAD.
Olivia Mokievski, pour comprendre quelle est la plainte que vous allez déposer en tant que collectif, vous portez plainte officiellement ? Pourquoi et contre qui ?
Alors, nous, on ne peut pas porter plainte en tant qu'association, mais ce qu'on fait, c'est qu'on est là, évidemment, pour guider et informer toutes les personnes qui se sentent victimes
et qui sentent qu'il y a quelque chose d'anormal qui s'est passé. Ce sont donc des plaintes à titre individuel ? Exactement, des plaintes à titre individuel. Et là, nous, on porte plainte contre X, parce qu'évidemment, on veut connaître toute la vérité sur ce qui s'est passé, donc on porte plainte contre X pour, dans la plupart des cas, pour mise en danger de la vie de l'autruine, d'un assistant à la personne en danger et au homicide inventaire. Autre chose qui est importante aussi, c'est, vous le disiez, ça arrive dans un contexte où de toute façon, vous aviez interdiction d'aller rendre visite à vos proches en EHPAD.
A posteriori, le gouvernement s'est dit qu'ils avaient été trop loin là-dessus. Est-ce que vous avez pu, malgré tout, avoir un contact avec ses proches ? Est-ce que le fait d'en avoir été exclu autour de cette bulle que sont devenues les EHPAD, ça fait partie aussi, au-delà de ce qui s'est passé dans les EHPAD, mais de ces décisions, est-ce que ça fait partie aussi de votre tristesse ? Cette bulle, si vous voulez, on l'a assez vite comprise et nous, on a voulu en plus apporter notre aide aux EHPAD dans différents cas. On a proposé d'être là pour assister, de faire très attention et ce genre de choses, mais on l'a compris.
le fait de limiter la visite de personnes de l'extérieur pour protéger nos proches, même si ça les plongait dans un isolement.
Ça, on aurait pu vivre avec et je pense qu'on essaie de l'expliquer à nos proches le plus possible. Par contre, ce qui ne marche pas, c'est que si vous créez cette bulle et que cette bulle n'est pas sûre et n'est pas, en tout cas, on n'a pas garanti que toutes les précautions ont été prises, là, ça pose problème. Et pourquoi des maisons de retraite ont très bien réussi à ça et il y a eu très peu de morts et d'autres, ce n'est pas le cas parce qu'il y a eu beaucoup de morts. Donc voilà, c'est cette bulle-là. Oui, bien sûr, ça les a plongés dans un isolement. Bien sûr, ce n'était peut-être pas ce qu'il fallait faire, mais encore une fois, ce n'est peut-être pas ça le problème de base.
Je vous dis, le fait d'avoir été privé d'accompagner nos proches dans la mort et surtout d'être privé de la vérité,
c'est ça pour nous qui est le plus dur parce que c'est l'isolement face à la mort dans laquelle ils se sont retrouvés.
Merci beaucoup Olivia Mokievski pour votre témoignage, vos explications ce matin. On imagine effectivement la douleur, la peine. Je vous rappelle qu'il y a plus de 10 000 personnes qui sont mortes dans les EHPAD, enquête et plainte qui se multiplient dont la vôtre. Merci beaucoup d'être venu sur RMC et RMC Découverte ce matin. La suite Mathieu. Nous répondons à toutes vos questions. À quelle date les mariages pourront-ils être à nouveau célébrés ? Comment se faire rembourser si on a dû annuler ? Nombreuses questions sur le Facebook Bourne indirecte. Victor Jouannin nous dit tout du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC RMC du pain quotidien. Et ce sont les cycles de la vie.
À l'instant, on avait ce témoignage très fort d'Olivia Mokievski qui expliquait avoir dû perdre sa grand-mère dans un EHPAD. Et puis, on va parler des mariages parce que c'est ça aussi cette période de Covid où on revient presque à l'essentiel. Sauf que les mariages, justement, il va falloir attendre. C'est un peu compliqué en ce moment. Victor Jouannin, c'est du pain quotidien. Cette haute saison des mariages qui est complètement sur pause. Tout à fait. Les mariages restent interdits jusqu'au 2 juin minimum. Et pour cet été, on ne sait pas encore. Cela dépendra de l'évolution de l'épidémie. Le gouvernement doit prendre une décision dans les prochaines semaines.
Seuls, les mariages urgents restent autorisés. Par exemple, lorsque la mort
d'un des époux est imminente ou si un militaire se prépare à partir en opération à l'étranger. Depuis début mars, plus de 45 000 mariages ont été annulés. Ce n'est pas fini. Car 8 cérémonies sur 10 se tiennent habituellement entre mars et septembre.
Alors attention, c'est les cérémonies qui sont annulées. Mais si vous voulez vous marier à 2 plus les témoins, je pense que ça, c'est quand même techniquement encore possible. Il n'y a pas que la fête dans l'amour quand même, Victor. Non, c'est assez interdit.
Vraiment ?
Même ?
Oui, oui. Il faut bien un officier de l'état civil ou alors un prêtre ou un officier religieux.
Ah oui, alors moi j'espérais et je m'étais dit bon, au pire c'est des cérémonies mais on revient à l'essentiel. Mais non, même pas. Alors certains couples gardent quand même espoir et puis ça va aiguiser l'amour aussi cette patience. Oui, on espère. En tout cas, 60% des couples qui comptaient se marier cet été ont d'ores et déjà choisi de reporter leur union à l'année prochaine selon un sondage réalisé par le site du mariage.com. Mais 20% des futurs mariés en juillet se tatent encore à décaler la date et pour août, la moitié, un marnu en envisageant des solutions pour s'adapter à l'épidémie.
Un bal masqué, des tables de 10, bien espacées, un buffet avec plusieurs pôles ou encore une piste de danse avec marquage au sol.
Et en cas d'annulation, est-ce qu'on peut se faire rembourser les accomptes déjà versés ?
Alors il faut vérifier que les contrats passés avec vos prestataires prévoient une annulation en cas de force majeure imprévisible. Si vous avez signé le contrat avant le confinement, l'épidémie devrait répondre
en principe à ce critère. Mais il faut aussi penser à la phase très délicate que traversent tous les professionnels, les loueurs de salles, les traiteurs, les photographes.
Un compromis, un report de la fête à l'année prochaine, c'est mieux pour tout le monde.
Et enfin, pour le clin d'œil, Victor, aux Etats-Unis, on peut se marier par visioconférence.
Oui, dans l'état de New York, les couples ont été autorisés à organiser des cérémonies virtuelles sous les yeux de la famille et des amis, mais par écran interposé. Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, visiblement, c'est plutôt intime et convivial, en tout cas d'après les témoignages des mariés.
Intime et convivial, j'adore, par visioconférence. C'est-à-dire aux Etats-Unis, comme il y a les mariages à Las Vegas, qui sont tout à fait légaux. Vous savez qu'on peut vraiment, effectivement, ce mariage, comme dans les films, à Las Vegas, c'est validé en France. Vous pouvez ensuite avoir le tampon côté mariage. C'est quand même assez extraordinaire de devoir tout d'un coup attendre pour des raisons de coronavirus. Peut-être qu'il y a des couples qui finalement ne se marieront jamais. Parce que dans un an, ils se diront qu'en fait, on avait tort, on s'était trompé. Un an, ça laisse du temps pour refaire son choix.
Et les professionnels ou Charles Magnin, hashtag Magnin, tout de suite, l'actualité des réseaux sociaux. Charles, hier, de nombreux internautes ont raconté leur première journée de plage déconfinée.
Mais oui, on a beaucoup parlé de la grande mode où l'on pouvait poser sa serviette en réservant à l'avance. Mais pour le reste, partout en France, hier, c'était plage dynamique. Un concept qui n'en finit plus de faire sourire les internautes. J'imagine que celui qui a inventé la plage dynamique est le même qui a inventé les vacances apprenantes, dit un internaute. J'adore cette novlangue technocratique, dit un autre. Mais faut-il pratiquer la plage dynamique en présentiel ou en distanciel ? Les sables mouvants relèvent-ils de la catégorie des plages dynamiques ? Se demande un autre.
Et puis, si je pose ma serviette mais que je fais des pompes et du gainage, est-ce que ça passe tant un internaute ? Alors, certains dénoncent d'ailleurs l'hypocrisie de ce système puisque par endroits, on a vu des serviettes posées sur les pelouses à quelques mètres des plages. Plage dynamique, pelouse statique, résume un internaute. Et puis, selon les régions, les consignes ont été plus ou moins respectées. À Andai, par exemple, une internaute montre des dizaines de personnes debout sur le sable. Aucune serviette est allée. C'est pas commun mais la règle est respectée, écrit-elle.
À l'inverse, au Cap Ferret, un internaute publie une photo de la plage remplie de serviettes et même des tentes plantées dans le sable. Bravo les débiles, écrit-il. Faudra pas pleurer quand les plages vont être refermées et qu'on va se retrouver reconfinés, écrit cet internaute en colère.
Il n'est pas content celui-là, dis donc. Et petit bonus musical, une pépite avec Carl Olive, le maire de Poissy dans les Yvelines, qu'on connaissait pas forcément en chanteur, mais il s'est mis à chanter pour les seigneurs de sa ville.
Oui, il adore pousser la chansonnette en général mais alors pour fêter le déconfinement, il n'a pas fait semblant, il est venu avec son micro et son enceinte devant la résidence Autonomie, les Ursulines et que ce soit aux fenêtres ou dans les jardins de la résidence, les seigneurs ont visiblement apprécié le petit medley du maire. Quand il me prend dans ses bras,
il me parle tout bas, je vois la vie
en mots de tous les jours
et ça me fait quelques jours. C'est un maire qui donne de sa personne quand même pour ses administraires. Oui, après il n'y a pas à mon avis de derrière pensée trop politique parce qu'il a été réélu dès le 20 mars dernier au premier tour
donc il n'y a pas de suspense pour un éventuel second tour à Poissy et puis les seigneurs ont visiblement apprécié. Moi, j'aime pas bien le maire de ma ville. Oui,
franchement, il chante bien en plus.
Il vient de chanter sous mes fenêtres.
On sent qu'il y prend du plaisir. Mais oui. C'est sympa. Nicolas Poincaré est déjà avec nous. Que nous expliquerez-vous dans un instant à 7h50, Nicolas ?
L'histoire d'une plante, l'Artemisia, une plante qu'on trouve en Chine mais aussi à Madagascar et le président Malgache y voit un remède miracle. Il force les enfants des écoles à en prendre. Il dit que c'est absolument radical contre le coronavirus. On verra que malheureusement, rien ne le prouve.
Ah zut, c'était peut-être le produit miracle mais vous avez déjà donné la fin. Non, zut ! Mathieu. À suivre, l'épidémie est-elle en train de se terminer en France ? Oui, dit le professeur Jean-François Toussaint, professeur de médecine à l'Université de Paris. Il sera avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Le journal de 7h30 avec vous Anne-Sophie Belbière. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Plus de tests et donc plus de foyers de contamination identifiés. 46 selon le dernier bulletin de santé publique France. Le nombre de clusters a presque doublé en 5 jours. La mise en garde de Bruno Le Maire à propos de Renault. Le groupe joue sa survie.
Le feu vert auprès de 5 milliards d'euros n'a pas encore été donné, dit le ministre de l'économie dans le Figaro. Et puis, plage statique ou dynamique. Chacun son système. À la grande motte, bronzé est autorisé mais dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois. Nous irons sur place RMC 7h31. 83 nouveaux décès en 24 heures. 28 215 morts au total en France. Dernier bilan du coronavirus avec un indicateur toujours encourageant. La baisse continue du nombre de patients en réanimation. Dans le même temps, la stratégie de dépistage massif se poursuit dans le pays. De plus en plus de foyers de contamination sont identifiés grâce aux tests réalisés.
Le chiffre a quasiment doublé en 5 jours. Benjamin Smadja. Dans son bulletin publié hier soir, Santé publique France confirme l'existence de 46 foyers de contamination sur le territoire. Sur le podium, 28% de ces foyers concernent des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion. 19% concernent les entreprises comme les abattoirs. 17% concernent les établissements de santé. Les tests et l'isolement des cas positifs permettent pour l'instant de maîtriser ces foyers, dit l'autorité de santé. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garches, les leçons de la première vague ont été tirées.
Pour créer un cluster, il faut souvent plusieurs individus qui ont peu ou pas de symptômes et qui du coup sont ce qu'on appelle des super contaminateurs. Et la différence aujourd'hui, c'est qu'on est en mesure de faire les diagnostics, notamment les fameuses PCR, qui permettent d'authentifier et de documenter un cas et donc d'isoler les gens. Et donc, en fin de compte, c'est la partie cachée de l'iceberg qu'on rend visible ce qu'on n'avait pas été capable de faire au début. Santé publique France précise que ces 46 foyers ont été recensés sans tenir compte
des EHPAD et des milieux familiaux restreints.
Et parmi ces 46 foyers, il y a l'abattoir tradival de Fleury-les-Aubrais dans le Loiret. 56 salariés ont contracté le Covid ainsi que 13 cas de contact supplémentaires. Les personnes positives travaillent essentiellement dans l'unité de découpe de l'entreprise. Conférence de presse sur les municipales prévues aujourd'hui à Matignon. Edouard Philippe va annoncer la date du second tour selon BFM TV. Le 28 juin a été retenu. De son côté, le ministre de l'Économie doit plancher sur le dossier Renault. Le constructeur joue sa survie, dit Bruno Le Maire dans le Figaro. Au moins trois usines pourraient fermer et il n'y a toujours pas de feu vert pour le prêt garanti de 5 milliards d'euros.
Jean-Baptiste Bourgeon. Ce prêt, je ne l'ai pas encore signé, déclare Bruno Le Maire à nos confrères du Figaro. Renault, dans une mauvaise passe, envisage la fermeture de trois usines en France. De son côté, le gouvernement, premier actionnaire du groupe, martèle qu'il sera intransigeant sur la préservation de ses sites. C'est d'ailleurs l'une des principales conditions pour que l'État vole au secours du constructeur automobile. En contrepartie de ses 5 milliards, Bruno Le Maire demande aussi à Renault de miser sur l'écologie, les véhicules électriques et de conserver en France les activités de Renault technologiques les plus avancées. Jean-Baptiste Bourgeon, merci.
Renault fait partie de ces entreprises durement frappées par la crise sanitaire, même s'il y avait des difficultés avant. Alors, combien d'argent perdu dans les grands groupes, les TPE, les PME, combien de salariés mobilisés pour tenter de rattraper le coup après deux mois de confinement ? Nombreux sont ceux qui ont fait une croix sur leur week-end prolongé, Mahou Bécard-Granier. Contrairement à l'an dernier, Benoît Desriaux, salarié d'une entreprise de géomètre, a choisi de travailler aujourd'hui, logique pour lui, après une période d'activité beaucoup moins importante.
C'est vrai qu'on a passé une période assez difficile, donc autant maintenant que le boulot a repris, autant y aller à fond et autant rattraper le retard tout de suite. On prendra des gros week-ends plus tard. Son directeur, Eric Malenfer, est heureux de voir qu'une dynamique s'est naturellement mise en route. 90% de commandes en moins.
D'habitude, nous sommes plutôt 20% à travailler. C'est l'inverse. On va être 80% à travailler pour pouvoir essayer d'absorber un maximum d'émissions. J'ai été étonné de la façon dont les salariés ont pris en charge la responsabilité collective. Il y a du temps à rattraper. Toute mission qui nous est confiée doit pouvoir être faite.
Dans la société de nettoyage de Brigitte Dupuis, ce sont les 35 salariés qui travaillent aujourd'hui. Une aubaine pour la gérante qui avait peur que son entreprise coule. À chaque fois que j'appelle, tout le monde répond au présent.
Tout le monde est solidaire et tout le monde veut sauver l'entreprise. En travaillant un peu plus que d'habitude, les salariés ont déjà permis de rattraper une partie des pertes liées au confinement.
Certains au bureau, d'autres les pieds dans l'eau, les plages continuent de rouvrir. Il est même possible de s'allonger, de profiter du soleil à la grande motte, oui, mais sous certaines conditions. Jean-Wilfrid Forkes.
Pour bronzer pendant 3h30, c'est gratuit, mais il faut réserver sur Internet. Vous avez réservé pour combien de personnes, s'il vous plaît ? Fanny est venue
avec son compagnon. 250 chanceux qui ont pu s'allonger sur le sable dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois.
On est content de retrouver la plage et la distanciation sociale est respectée. On n'a pas de masque comme si on était à la plage normalement hormis qu'il y a des cordes autour de nous.
Faut-il parler de parkage ? Non, se défend Jérôme Arnault, directeur de l'Office du Tourisme.
On a tous rêvé que notre voisin de serviette soit à 4 mètres et pas à 40 centimètres. On a tous rêvé qu'il coupe son téléphone et on a tous rêvé qu'il n'ait pas amené qu'elle permet.
Cette plage statique pourrait donner des idées à certains élus du littoral. Stéphane Rossignol est le maire de cette commune.
On pourra peut-être après cette expérimentation voir si ça a fonctionné ou pas. En tout cas, on ne pourra pas nous reprocher d'avoir essayé un type nouveau d'aménagement dans ce contexte terrible que nous connaissons de pandémie. L'expérience se poursuit ici au moins jusqu'au 2 juin.
Le 4 dans l'eau de même système. Vous pouvez vous étendre sur la plage pendant deux heures avec une distance de 5 mètres entre chaque groupe. Et puis, le 11 juin prochain, c'est un parc vendéen réputé pour ses fresques historiques qui va rouvrir le Puy du Fou. Annonce faite alors qu'Emmanuel Macron aurait décidé d'autoriser la réouverture des sites touristiques et des parcs à thème à partir du 2 juin en zone verte. Nicolas Devilliers, président du Puy du Fou, assure que tout sera mis en œuvre pour accueillir les visiteurs au mieux. Nous allons bien sûr conditionner la visite et l'organiser de telle sorte à ce que nos visiteurs soient dans la sérénité, dans la sécurité sanitaire.
Ça passe par exemple par la limitation de l'affluence dans nos tribunes de spectacle, dans nos restaurants, dans l'ensemble des lieux traversés par nos visiteurs. Mais ça passe aussi par la désinfection par exemple de ces lieux. Ça passe aussi par les gestes barrières, c'est-à-dire ces fameuses distances entre les groupes familiaux que nous allons faire respecter tout au long de la visite. Les courses Mathieu aujourd'hui, c'est à Rouen-Mocanchi. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 7 d'Orgos de Guèze, Outsider numéro 10 Express Jet, le 7 et le 10. Et retour sur les soignants qui attendent beaucoup après cette crise du coronavirus.
Plusieurs centaines de soignants ont manifesté hier avec masque pour demander davantage de moyens pour l'hôpital public. C'était devant l'hôpital Robert-Debré à Paris. Et vous y étiez, David François, bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC ce matin. Vous êtes ergothérapeute en psychiatrie adulte. Vous êtes aussi militant CGT. Vous faisiez partie des manifestants hier. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ?
Bonjour à vous. Déjà, merci de prendre mon témoignage. Ce qu'on demande au gouvernement, il le sait très bien puisque ça fait des mois et des années qu'on demande la même chose. Les revendications, elles ont été rappelées hier devant l'hôpital Robert-Debré par Yann Guitier, le responsable CGT de l'hôpital. C'est l'augmentation
des salaires pour toutes et tous de 300 euros minimum qu'on soit personnel médical ou non médical, qu'on soit ouvriers, soignants, administratifs. C'est l'augmentation des effectifs de plus de 100 000 postes dans les hôpitaux et 300 000 dans les EHPAD. C'est aussi l'augmentation des budgets globaux des hôpitaux, de la santé. C'est l'augmentation des lits. On l'a vu avec la crise Covid, les lits ont fait cruellement défaut. Il a fallu créer des lits de toute urgence. Donc, on ne peut pas continuer à fonctionner comme ça. Il faut avoir des lits de réserve pour pouvoir hospitaliser les gens. Ce qu'on demande, c'est aussi un changement radical de gouvernance à l'hôpital public.
On veut que le personnel médical et non médical puissent de nouveau avoir une place décisionnelle dans les prises de décision à l'hôpital. C'est une simple question de démocratie. Et puis, surtout, on veut la titularisation de tout est contractuel. Il y a à peu près 20% des collègues qui sont contractuels sur les postes vacances. Ce qui ne nous permet pas de fidéliser des agents et d'améliorer la qualité des soins. Notre seul objectif, c'est, encore une fois, c'est la qualité des soins, la qualité des soins aux patients, aux usagers. Et ça, ça passera par une augmentation de la rémunération, des moyens à l'hôpital, des conditions de travail.
Mais David François, sur le constat, tout le monde a commencé à le comprendre. Il aura fallu, malheureusement, cette crise pour qu'il y ait aussi cette solidarité, cette prise vraiment de conscience de la réalité des hôpitaux, alors que pour nombre d'entre vous, vous faisiez grève silencieusement depuis déjà des mois. Mais enfin, tout de même, on a quand même l'impression que pour une fois, le gouvernement vous a entendu puisque ça fait un an que vous criez un peu dans le désert. Là, vous pouvez vous dire « Bon, ça y est, ils sont là, ils nous mettent en place un Ségur. Emmanuel Macron a promis une revalorisation des salaires. C'est ce qu'Olivier Véran a promis.
Pourquoi vous n'attendez pas le Ségur ? Pourquoi vous manifestez avant même de voir à quoi ça va ressembler ? » Madame de Malherbe, ça fait, imaginez-vous, j'imagine que vous aimez votre métier, comme tous les soignants. Oui, mais comme vous, comme vous, je le sens bien, on l'a tous senti. Bien sûr, j'imagine que vous aimez votre métier et que vous avez envie de le faire dans de bonnes conditions.
Imaginez-vous maintenant que votre métier, vous ne pouvez pas le faire dans de bonnes conditions, que vous êtes dans des conditions de travail pénibles et que ça fait des mois et des années que vous dites « On a des mauvaises conditions de travail » et que la seule réponse que l'on vous apporte, c'est de vous dire « On va supprimer les 35 heures, on va augmenter votre durée de temps de travail. » Ça fait des mois et des années qu'on dit « Les réformes successives à l'hôpital détruisent l'hôpital public. » Alors, il faut être tout à fait honnête, Olivier Véran n'a pas dit, il n'a pas dit, non, non, mais simplement sur la phrase que vous avez prononcée.
C'est quand même la piste qui est mise en avance. Officiellement, en tout cas, il dit « On va aménager
les plages horaires pour que ce soit plus organisationnel. » Ça, c'est pas aménageable. C'est pas négociable. D'accord. Donc, pour vous, on ne touche pas. Les 35 heures et 35 heures, si elles ont été mises en place à l'hôpital, tout le monde aura bien compris que l'ensemble de la profession est épuisée. Elle n'est pas épuisée depuis la crise Covid, elle est épuisée depuis des mois et des années. D'accord ? Si on a les 35 heures, c'est pour pouvoir bénéficier de temps de repos pour essayer d'éviter le burn-out qui, même heureusement, est de plus en plus important à l'hôpital.
Je rappelle qu'à l'hôpital Robert-Debré, il y a plus d'un an, il y a un médecin qui s'est jeté par les filtres.
Il y a eu, effectivement, une situation de très grande crise. Ça, on l'a parfaitement entendu. Non, non, je vous disais simplement, vous considérez donc que ce Ségur et les réponses qui sont apportées, même en termes de rémunération promise, pour vous, vous n'y croyez pas ? Oui, moi, malheureusement,
je pense comme beaucoup que Ségur restera le nom d'une avenue entre le 7e et le 15e arrondissement. On n'y plus ni moins. C'est-à-dire, comment est-ce qu'on peut faire confiance à un gouvernement
qui vous a menti pendant plus de 3 mois sur une crise sanitaire majeure ? Je rappelle quand même que ce gouvernement a brillé par son incompétence, par ses erreurs, par ses manquements et par les mensonges successifs pour tenter de manquer, pour masquer ses incompétences et ses erreurs. Je rappelle quand même que, en tant que soignant, lorsque je n'écoute pas, lorsque nous n'écoutons pas les recommandations de nos collègues et qu'on met en danger la vie des patients, on se prend une sanction disciplinaire qui est normale.
Le gouvernement avait une recommandation de la part de Santé publique France en 2017, c'est-à-dire bien avant la crise, qui était de constituer des stocks de masques de 1 milliard de masques chirurgicaux et 600 millions de masques SSP2. Et on sait effectivement ce que c'est. Ils n'ont absolument rien fait. Ils n'ont absolument rien fait. Lorsque l'ambassadeur de France en Chine alerte au mois de décembre sur une pandémie à venir, est-ce que le gouvernement écoute son ambassadeur ?
Non.
Lorsque la pandémie arrive en France,
que nous dit la ministre ? Elle nous dit le 24 janvier, il n'y aura pas de propagation du virus en France, on en est à 27 000 morts. D'accord ? Donc, l'incompétence,
les dangers, la mise en danger de la population par ce gouvernement, elle est patente, elle est connue, elle est reconnue de tous. Donc, quand on fait une faute professionnelle, on a une sanction. Donc, vous estimez que la sanction que vous, vous subissez parfois, il devrait la subir. Merci David François d'être venu expliquer vos revendications. Je voudrais aussi qu'on puisse parler du Covid dans un instant avec un médecin, David François. Donc, c'est important. Mais voilà, vos revendications sont entendues. Et d'ailleurs, ces manifestations pourraient se renouveler puisque cette action, elle a été appelée jeudi de la colère et elle pourrait donc se renouveler plusieurs jeudis.
Je précise pour que tout le monde comprenne bien de quoi il s'agit aussi, qu'il y a des collectifs qui sont non syndiqués. Vous, je le disais, vous êtes syndiqués à la CGT et parmi les manifestants hier, il y avait des politiques qui ont décidé de s'engager à vos côtés. Il y avait le député LFI Éric Coquerel ou encore le sénateur communiste Pierre Laurent. Merci David François d'être venu sur RMC. Dans un instant, on parlera de ces conséquences aussi du Covid. Est-ce qu'on peut commencer à parler de la maladie au passé ou est-ce qu'il faut craindre une seconde vague ? A tout de suite. RMC, Vaudrin Direct. Vous êtes très nombreux au travail en ce Vaudrandi de l'Ascension.
Pierre-Alexandre en direct de ma boucherie en train de désosser les entrecôtes pour préparer ce gros week-end de barbecue nous dit Pierre-Alexandre. Jonathan, agriculteur toujours au travail malgré la pluie, le vent, la chaleur, le virus. N'oublions pas nos agriculteurs consomment français. Bastien justement est arboriculteur près d'Avignon. Je me sens moins seul sur mon tracteur. Mais oui mon cher Bastien, nous sommes tous là, vous êtes tous là. Sylvain part à vélo, 34 kilomètres pour aller bosser, rien de mieux pour être en forme. Johan est agent de désinfection de nettoyage de bâtiments. La saleté n'attend pas écrit-il. Fabienne est pâtissière.
Je vais travailler pour rattraper le retard dans l'entreprise. Mais oui parce que certains sont volontaires pour bosser en ce long week-end à l'hôpital. Tiens pour Corinne par exemple, Christine en grande surface, toujours ses métiers essentiels à la nation. Frédéric, lui travaille aujourd'hui, va même plus loin. Il a décidé d'annuler ses congés de l'été. Vu la crise qui arrive, il faut travailler tant qu'on peut, nous écrit Frédéric ce matin sur le Facebook Bourdin Direct. RMC, au trompe de Seine, 45 centimes la minute. RMC, 6h, 9h, Bourdin Direct. Faut-il s'inquiéter encore du coronavirus, d'une seconde vague ou alors au contraire est-ce qu'on peut commencer à en parler au passé ?
83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures selon le dernier bilan. Le nombre de patients en réanimation qui continue à baisser très nettement, le nombre de décès en hôpitaux qui baissent également. On est avec le professeur Jean-François Toussaint. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC et RMC Découverte ce matin. Vous êtes professeur de médecine à l'Université de Paris. Est-ce qu'on tient le bon bout ? Est-ce qu'on peut se dire que ça y est, c'est derrière nous ?
Ce que l'on voit déjà à l'échelle mondiale, c'est qu'en 5 semaines depuis le 16 avril, le nombre de décès quotidiens a diminué de 50%. Donc on est sur
une diminution majeure à l'échelle de l'ensemble de la planète et pour la France, vous le citiez, pour les nombres de décès quotidiens, il a été réduit ce nombre de 95%. Donc on voit qu'il ne reste que quelques pourcents de cette vague à franchir et donc oui, il semble qu'il n'y ait plus de raison de craindre actuellement la phase la plus aiguë que nous avons connue fin mars, début avril. Alors depuis le début du confinement, il n'y a pas eu effectivement de signe d'une seconde vague. Est-ce que c'est trop tôt pour véritablement le savoir ou est-ce que vous faites partie de ceux qui se disent « non, il n'y a pas à s'inquiéter, il n'y aura pas de seconde vague ?
» On sent certains médecins, Patrick Pelou hier, Didier Raoul bien sûr, qui disent « il n'y aura pas de seconde vague » et on a presque l'impression qu'ils brisent un tabou. Non, le tabou a été celui de la peur, ça a été celui de la panique, ça a été celui de la diffusion d'une inquiétude massive qui était justifiée en février avant que l'on voit ce qu'il en a été en Italie, en Espagne, autour de Madrid et en France.
Mais lorsque l'on constate maintenant ces effets dans le monde entier et surtout dans les pays européens qui ont déjà déconfiné depuis plus de 15 jours et donc bien avant nous, il n'y a pas de deuxième vague non plus dans ces pays, d'ailleurs quelle que soit la réponse qui a été apportée, confinement ou pas confinement, et donc cette maladie, cette phase-là est en train de réduire son champ d'action
et c'est sur ce module-là qu'on prend de l'avenir.
Professeur, ça veut dire que vous, vous vous dites à partir de maintenant qu'on peut commencer à renvoyer un peu plus franchement les enfants à l'école qui pour l'instant, on le sait, on parle de réouverture d'école mais enfin c'est vraiment un puzzle avec quelques heures par-ci, par-là et encore pas pour tous les élèves. Est-ce qu'on peut y aller plus franchement ? Est-ce qu'on peut sortir davantage ? Est-ce qu'on peut être confiant ? La seule façon dont il faut entrevoir la suite est de comprendre le risque, c'est d'évaluer le risque.
Il dépend de deux choses, d'abord de la circulation du virus et donc là on voit que cette circulation est extraordinairement réduite par rapport à ce qu'elle était et la deuxième, ça dépend de la vulnérabilité des cibles, la vulnérabilité des populations. Les enfants ne sont pas la cible du virus, on voit qu'ils sont beaucoup moins porteurs, qu'ils ne font qu'exceptionnellement des formes graves et donc sur cette réduction de la population, ce sont eux qui sont les piliers de la dépense immunitaire collective que l'on peut avoir et il n'y a aucune raison,
d'ailleurs la Société française de pédiatrie, l'association de pédiatrie ambulatoire a également donné
des recommandations en ce sens, on peut donc envoyer confiance à cet enfant à l'école. Merci beaucoup professeur, la liaison n'était pas forcément très bonne mais on a bien compris que vous disiez que ça y est, on pouvait quand même renvoyer les enfants à l'école et vous êtes globalement plutôt rassurant. Merci professeur Jean-François Toussaint, je rappelle que vous êtes professeur de médecine à l'Université de Paris. C'est l'heure de nous expliquer Nicolas Poincaré. Le président de Madagascar fait activement la promotion d'un remède miracle contre le coronavirus, ce serait enfin le miracle, la potion magique.
C'est une plante qui a déjà fait ses preuves contre le paludisme, malheureusement, aucune étude sérieuse n'est venue confirmer son efficacité. Expliquez-nous Nicolas.
Si vous avez aimé la controverse sur la chloroquine, vous allez adorer
le débat sur l'artemisia. C'est une plante que l'on appelle l'armoise en français, qui ressemble un peu à une fougère qui fleurit une fois par an et c'est cette fleur
qu'on utilise. La médecine traditionnelle chinoise la connaît depuis des millénaires et c'est une pharmacienne chinoise, Madame Tu Yu Yu, qui a réussi à isoler son principe actif, l'artémissimine,
depuis cette plante a fait ses preuves pour lutter contre le paludisme qui a été longtemps la maladie la plus mortelle du monde. Madame Yu Yu, la pharmacienne chinoise, a reçu le prix Nobel de médecine en 2015 pour ses recherches sur cette plante qui datait pourtant des années 60 et c'est la première fois que le comité Nobel récompensait une spécialiste des plantes et de la médecine traditionnelle. Tout ça pour dire que cette fougère n'est pas une inconnue. Et comment cette plante est devenue un possible remède contre le coronavirus ?
Alors c'est une française qui a pensé en premier une dentiste de l'Oise, Lucie Cornet-Vernay, qui est passionnée par l'artemisia et qui milite pour son utilisation en tisane contre le paludisme. Au début de la crise, elle s'est souvenu que les Chinois l'avaient prescrit en 2003 contre le SRAS.
Elle a lu que la plante avait aussi été testée cette année par les Chinois encore contre le Covid-19. Alors cette française a écrit à une vingtaine de chefs d'États africains pour leur conseiller au minimum d'étudier la question. Et le président Malgache donc lui a tout de suite répondu. Oui, il s'appelle Andri Rajo Elina, on le surnomme TGV, ce sont les initiales de son parti. Il a 45 ans, 45 ans, beau gosse, ancien publicitaire. Il est parvenu au pouvoir après un coup d'État en 2007, mais il s'est ensuite retiré et il a fini par revenir en étant démocratiquement élu l'année dernière. Lorsqu'il reçoit la lettre
de la dentiste française en mars, il ne cache pas qu'il y voit une opportunité économique. Il sait que son pays est un gros producteur d'Artemisia, qu'il a des réserves de 1000 tonnes qu'il réquisitionne immédiatement. Il demande au principal institut de recherche de son pays de préparer une boisson et dès le 20 avril, il se présente à la télévision avec une bouteille de ce nouveau breuvage qui s'appelle le Covid organique. Il en boit devant les caméras et il annonce un, que c'est un médicament miracle et deux, qu'on va lancer sa production à grande échelle,
faire une révolution agricole, construire des usines, créer de l'emploi et aussitôt, la boisson est mise en vente dans tout le pays et elle est exportée vers d'autres pays africains. Elle est distribuée gratuitement aux plus pauvres et elle est même rendue obligatoire pour les enfants des écoles qui doivent se servir dans un seau en arrivant le matin à l'école et boire de ce Covid organique. Mais la vraie question, évidemment Nicolas, c'est est-ce que c'est effectivement efficace ? Eh bien, c'est ça le problème, c'est qu'on n'en sait rien du tout. Aucune étude n'a été menée. Le président Malgache se fonde sur son intuition et sur le bilan de son pays.
Jusqu'au week-end dernier, il n'y avait à Madagascar que 300 cas en tout, un seul malade en réanimation et aucun mort pour une population de 27 millions d'habitants. Malheureusement, deux malades sont morts cette semaine, ce qui reste très peu, mais ce qui enlève au président l'argument des zéros morts qu'il utilisait beaucoup. De son côté, l'OMS a lancé des mises en garde et des appels à la prudence en rappelant que rien ne prouvait une quelconque efficacité. Le président TGV, lui, estime que les Occidentaux rejettent sa boisson par racisme parce qu'ils ont des préjugés contre les Africains et contre leur médecine traditionnelle.
Encore donc une polémique sur un traitement potentiel mais on a tous envie que ça marche forcément. Pour l'instant, ce n'est pas complètement le cas. Il est 7h57 dans un instant. La météo et le journal de 8h. RMC. Vendredi 22 mai. L'info sur RMC. 8h. Très bon réveil à vous tous sur RMC et RMC Découverte. Le journal avec vous, Céline Calman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Fin du suspense tout à l'heure. Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales. Selon BFM TV, ce sera bien le 28 juin sauf avis contraire du conseil scientifique. Renaud joue sa survie. Ce sont les mots de Bruno Le Maire dans les colonnes du Figaro.
Le prêt de 5 milliards d'euros n'est pas signé et c'est dans ce contexte que l'usine de Sandouville a rouvert ce matin. Et puis quasiment tous les gîtes affichent complet pour ce week-end de l'ascension. Il va encore faire chaud et beau. Loïc Révière nous le disait à l'instant. Bienvenue à tous sur RMC. Se projeter et pouvoir enfin mener campagne. Le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des élections municipales. Une date attendue par 5000 communes où le maire n'a pas été élu au premier tour le 15 mars dernier. Edouard Philippe s'exprimera depuis Matignon. Selon nos confrères de BFM TV, c'est bien la date du 28 juin qui a été retenue.
Le conseil scientifique devra toutefois rendre un nouvel avis 15 jours avant le scrutin. Kevin Morand. L'exécutif n'avait pas caché aux représentants des maires et aux chefs de parti sa préférence pour le 28 juin. Un report en janvier 2021 aurait conduit les 5000 communes concernées à re-voter pour le premier tour. Mais ce calendrier interroge ces électeurs parisiens.
Si effectivement on est sûr qu'il n'y a pas de danger particulier géré, maintenant je pense que la raison pour laquelle on nous demande d'aller voter en juin c'est uniquement parce que la fenêtre de tir politique est plus adéquate. Je ne sais pas comment ils vont réussir à mettre en place déjà cette barrière et c'est un acte très politique et je ne vois pas tellement l'intérêt. Le conseil scientifique a déjà recommandé une série de mesures
comme des horaires de vote réservées aux personnes à risque. Richard Hanchou, président du conseil de médecins généralistes MG France est confiant. L'action d'aller voter, de porter un masque, de se désinfecter les mains, de venir avec son stylo et de garder sa carte d'identité en main doit absolument faire qu'aucune transmission et aucune contamination n'aura lieu dans ce lieu-là. La campagne électorale suscite davantage de craintes. Les réunions publiques seront ainsi interdites. Pour éviter tout risque, le conseil scientifique préconise de réévaluer la situation de l'épidémie 15 jours avant le scrutin. Renaud joue sa survie.
Voilà ce que dit le ministre de l'économie Bruno Le Maire ce matin dans l'économie du Figaro. Oui, Renaud qui attend toujours la précieuse signature pour le prêt colossal par l'État de 5 milliards d'euros. La possible fermeture d'au moins 3 usines évoquées dans la presse inquiètes. Évidemment, le gouvernement réclame des engagements. Les 1800 salariés de Renaud-Sandouville en Seine-Maritime reprennent le travail aujourd'hui. Il y a deux semaines, le site avait dû suspendre ses activités à cause de mesures jugées insuffisantes pour garantir la sécurité des employés. On retrouve devant l'usine Amélie Rosic. Amélie, dans quel état d'esprit sont les salariés ce matin ?
Des salariés visiblement contents de reprendre le travail ce matin. Plus de 1800 employés en CDI travaillent dans cette usine de Sandouville et 700 intérimaires. Et pour ces derniers, la fermeture du site décidé par la justice le 7 mai, 15 jours après la réouverture, était un véritable coup dur puisqu'ils n'ont pas été payés depuis. Ils ont donc finalement pu reprendre ce matin et à leur arrivée à 5h, ils ont découvert les mesures sanitaires adoptées par le groupe, fléchage au sol à l'entrée, lavage des mains obligatoire au gel hydroalcoolique puis chaque salarié s'est vu remettre 4 masques chirurgicaux ou FFP2 en fonction de leur poste de travail sur la ligne de production.
Mais s'ils sont contents de retrouver le travail, on a pu sentir aussi l'inquiétude quant à l'avenir à court, moyen et long terme de la marque Renault puisque le groupe doit annoncer la semaine prochaine un vaste plan d'économie de l'ordre de 2 milliards d'euros. Amélie Rosic avec Hortense Gérard. 56 salariés d'un abattoir de Florie-les-Aubrais dont le Loire est placé en quatorzaine. Ils ont contracté le Covid-19 ainsi que 13 cas contacts supplémentaires. Aujourd'hui, un plan de reprise d'activité va être proposé en vue d'une reprise du travail lundi prochain. La France compte aujourd'hui 46 foyers de contamination.
Leur chiffre a presque doublé en 5 jours selon le dernier bulletin de Santé publique France. Hier soir, le ministère de la Santé a publié une liste de tests sérologiques certifiés. 23 modèles jugés fiables. Ces tests permettent de savoir avec certitude avec une prise de sens si vous avez contracté le Covid-19. La liste devrait permettre donc de réglementer le marché des tests alors que de plus en plus de monde se fait tester. Martin Bourdin avec Alfred Orange. Odile doit partir demain s'occuper de son père pendant 3 semaines alors elle a pris les devants pour éviter de prendre des risques.
J'ai fait le test sérologique il y a 5 jours. Il était négatif. Quand on est en contact avec des gens de sa famille qui sont très âgés, malades et les contaminés, c'est très angoissant.
Ce test, c'est son médecin qui lui a prescrit son coût 38 euros, une dépense qu'elle assume.
Il m'a dit que c'était fiable à 70% environ mais j'estime que c'est mieux que rien.
Julie, elle, a développé des symptômes pendant le confinement et voudrait vérifier qu'il ne s'agit pas du coronavirus mais impossible de se faire tester en laboratoire cette semaine. Ils nous ont dit qu'il y avait énormément d'affluence. On pouvait attendre jusqu'à 2 heures juste pour faire une prise de sang. Pourtant, ces tests sont à prendre avec prudence surtout si le résultat est positif d'après Lionel Barron, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux. Il faut faire très attention et ne surtout pas utiliser le test en se disant si c'est positif,
je peux enlever les mesures barrières c'est-à-dire de se croire protégé alors qu'on ne l'est pas.
Et d'après ce spécialiste pour qu'il soit efficace ce test sérologique doit être fait au moins 21 jours après l'apparition des symptômes. Ils sont les premiers à avoir fermé le soir du 14 mars et seront peut-être les derniers à rouvrir. Les gérants de boîte de nuit ne voient pas le bout de cette crise. Le syndicat national des discothèques est lieu de loisirs à réaliser un sondage en interne auprès de 300 établissements. Résultat, plus de 30% d'entre eux pensent qu'ils vont devoir mettre la clé sous la porte. À Lyon, Florence Donjon. Comme ses 6000 collègues du monde de la nuit, Axel Bonchabert se sent oublié.
À la tête de 3 établissements depuis 10 ans, il attend une date de réouverture et il y a urgence.
On a de grosses charges, un peu plus de 40 000 euros mensuels de loyer. On a une perte mensuelle d'un million d'euros de chiffre d'affaires. Donc c'est sûr qu'on transpire un petit peu.
Ces 70 salariés sont tous en chômage partiel et le gérant a dû contracter un prêt. Rouvrir devient donc une nécessité mais pas n'importe comment.
Si je respecte les distanciations sociales, il faut que je divise par 5 l'effectif total. Donc du coup, c'est clairement pas possible. Trop peu de clients, pas rentables.
Thierry Fontaine est le président national de l'Union des métiers d'hôtellerie et de restauration de nuit. Selon lui, si rien n'est fait rapidement, beaucoup d'entreprises ne survivront pas.
On va aller entre 30 et 40 % de cases dans ce monde de la nuit. Avec les prêts garantis par l'État, ça fait une mesure d'urgence qui a redonné l'oxygène. Mais dès qu'il va falloir rembourser ces prêts, il y a beaucoup d'entreprises qui pourraient être en difficulté.
En attendant, la profession s'organise et milite sur les réseaux sociaux pour assouplir les règles. Pas plus de 100 km pour les déplacements sauf dérogation. Les gîtes sont les grands gagnants du déconfinement. Les locations reprises tout de suite. Illustration en Ardèche avec Florian Bonnard et Maxime Brandstatter. Florian trinque avec ses amis motards pour la première fois depuis le confinement. Bon, messieurs, à ce week-end. On prend ce petit week-end à la campagne. L'occasion de ressortir leur moto, pas pour faire beaucoup de routes, moins de 100 km. Pas grave, ils ont eu le temps de trouver les bons itinéraires. En fait, pendant le confinement, on a eu le temps de mûrir l'idée.
On ne va pas se mentir. On y a pensé, on en a parlé un bon moment. On a regardé autour de Lyon à 100 km. On pouvait aller faire de la moto vers Annecy ou plus en Ardèche. On a choisi l'Ardèche parce que le gîte qu'on a trouvé était plutôt sympa. Donc, dès qu'on a pu le faire, c'était clairement le moment d'en profiter et de partir. Des arrivées attendues par Yveline Paillat, la propriétaire du gîte. Pendant le confinement, la plupart de ses réservations ont été annulées mais tout a changé au déconfinement. C'est simple, à partir du 11 mai, on a commencé à avoir quelques locations et à partir du 18, alors là, mon cahier, il est plein.
Le mois de mai a toujours été plein parce que c'est un mois où il y a des fêtes mais c'est surtout sur les week-ends. Là, on n'a pas que les week-ends donc ça va nous compenser un petit peu financièrement. Les gîtes de France de la Drôme et de l'Ardèche ont enregistré deux fois plus de réservations cette semaine que l'année dernière sur la même période. Notez que la limite de déplacement de 100 km comprend de nouvelles dérogations après la publication d'un arrêté. Il est désormais possible de déroger à la règle pour déménager ou pour visiter un logement en vue d'un achat ou d'une location si cette visite ne peut pas être reportée. Plus de deux mois qu'ils sont coincés à l'étranger.
Plusieurs centaines de Français voire plus sont concernés les principaux pays le Maroc et l'Algérie. Romain Poiseau a joint un couple de retraités bloqués au sud du Maroc dans leur camping-car. Deux mois que Michel et sa femme sont confinés dans leur camping-car au sud d'Agadir. On ne peut pas sortir du Maroc. Là, on est confinés jusqu'au 10 juin. S'ils ne repoussent pas. Après, il faut qu'ils rouvrent les frontières par contre. On aimerait bien rentrer mais bon, c'est comme si on était en vacances. Mais on ne peut pas s'éloigner énormément. Ce qui nous manque c'est de savoir la date où on va partir. On ne sait pas, on attend au jour le jour. C'est stressant. Oui, ça se stresse un peu.
Dans le camping, une trentaine de Français. Dans le même cas,
certains cherchent en vain une solution pour rentrer.
Il y a un camping-cariste au-dessus. Le gars, il est quasiment toute la journée sur l'ordinateur à essayer de trouver un moyen
pour pouvoir partir. Quelques compagnies maritimes organisent de rares retours vers la France. Seulement, le prix est inabordable pour le couple. Les prix sont exorbitants. Nous, à les retours, on paye 220 euros. Là, maintenant, ils font le minimum 1200 euros.
Depuis le début de la crise, 30 000 Français ont pu être rapatriés du Maroc, principalement par avion. Seulement deux ferries
transportant des camping-cars ont débarqué sur les côtes françaises le 31 mars et le 4 avril dernier. Et puis, aux Etats-Unis, la mise en berne à partir d'aujourd'hui est pendant trois jours des drapeaux qui flottent sur les édifices fédéraux. Geste pour honorer la mémoire des morts du coronavirus. 95 000, près de 95 000 personnes sont décédées depuis le début de la crise. Et tout de suite, on rejoint Adrien Caténens. Bonjour Adrien Caténens. Vous êtes député La France Insoumise du Nord. Juin ou janvier 2021, c'était le casse-tête du calendrier des municipales, mais il semble que ce soit tranché.
Edouard Philippe devrait annoncer dans la matinée qu'il y aura finalement un second tour des municipales le 28 juin prochain. Quelle est votre position là-dessus ? Est-ce que vous estimez que c'est une date acceptable ?
Bonjour, ma position est simple, c'est qu'on se réjouit chaque fois qu'il y a des élections et la vie démocratique dans ce pays doit bien évidemment se poursuivre. Néanmoins, vous aurez noté l'avis du Conseil scientifique. Alors je sais que le gouvernement ne s'y réfère pas toujours
parce que par exemple pour la date du 11 mai, le Conseil scientifique s'était prononcé contre la reprise scolaire. C'est vrai. Et là en l'occurrence, le Conseil scientifique
dit qu'il ne s'opposera pas la tenue d'un scrutin mais il dit une campagne électorale ça va être compliqué. Moi je pense à Pauline de Malherbe que s'il n'y a pas de campagne populaire possible il n'est pas raisonnable de convoquer les Français à un scrutin. Sinon comment délibérer ?
Sur la base de quoi ? En réalité, comment les petits candidats par exemple pourraient faire connaître leurs opinions ? Moi je pense que si nous ne sommes pas en mesure de tenir et une campagne électorale digne de ce nom et un scrutin, il serait plus sage effectivement de reporter ce scrutin. Ça veut dire que vous n'étiez pas contre la date mais si c'est l'intégralité du paquet qui est accepté c'est-à-dire non seulement tenir du scrutin mais aussi campagne.
Évidemment parce que le scrutin sanctionne bien dans les urnes le résultat d'une campagne des propositions et de la présentation des candidatures
et là le Conseil scientifique est formel sur ce point il dit c'est votre responsabilité de politique mais moi le Conseil scientifique je ne suis pas en mesure de vous dire comment on peut faire une campagne électorale dans les circonstances sanitaires que vous connaissez. Raison pour laquelle s'il n'y a pas de campagne populaire possible il n'y a pas d'élection souhaitable en tout cas c'est notre point de vue c'est celui que nous avons défendu. Dans ces cas-là vous vous dites il vaut mieux faire une campagne et rejouer le premier et le deuxième tour carrément à la rentrée.
Alors Edouard Philippe refuse pour l'instant d'envisager une élection à l'automne il dit si on ne le fait pas en juin ce sera carrément en janvier.
Oui en effet si vous voulez dans la loi
qui a été votée récemment à l'Assemblée ce qui avait été acté c'est que soit nous pouvions voter pour le second tour au mois de juin soit si ça n'était pas possible ça suppose donc report du scrutin après l'été et dans ce cas ce qui était contenu c'est que les deux tours soient rejoués parce que sinon l'éloignement entre le premier tour qui s'est tenu le 15 mars dans les circonstances que vous connaissez et le deuxième tour était trop important mais le plus probable très franchement vous l'avez compris compte tenu des annonces qui ont été faites d'ores et déjà par le gouvernement c'est qu'on va faire la date du juin du juin avec un dépôt des candidatures moins de 10 jours le 2 juin du juin.
Mais vous trouvez du coup que démocratiquement c'est difficilement acceptable ? Écoutez en tout cas
je suis à peu près certain qu'on va avoir des effets sur l'abstention dans ces circonstances
qui seront considérables rappelez-vous déjà ce qui s'est produit au premier tour on a appelé les français à voter alors que la veille au soir un peu avant minuit on annonçait la fermeture des lieux publics et comme moi vous avez eu l'occasion d'analyser ce que ça a provoqué c'est-à-dire que partout des gens ont renoncé aux potes dans des proportions considérables là il va sans dire que les français à mon avis n'ont pas la tête à une élection politique dans les prochaines semaines d'ailleurs je crois que vous avez circulé un sondage qui montre qu'une majorité de français sont opposés aussi à cette idée d'un vote au mois de juin donc moi je considère toujours avec mes amis de la France insoumise nous considérons et c'est ce que nous avons dit au premier ministre qu'il serait plus sage de reporter à un moment qui en fait exactement temps mais permettra qu'une véritable campagne électorale apaisée se tienne qui permette une campagne populaire et une déclaration digne de ce nom Adrien Catenas je voudrais qu'on parle aussi de Renault le groupe automobile qui envisage la fermeture de trois usines c'est en tout cas ce qui commence à se murmurer l'usine de Flins sur Seine l'usine de Choisy-le-Roi et l'usine de Codan le ministre de l'économie Bruno Le Maire dit qu'il joue sa survie et pour l'instant on le sent bien menace éventuellement de ne pas signer l'emprunt le prêt qu'ils veulent faire à Renault si Renault ne s'engage pas à maintenir ses unes en France là-dessus vous seriez plutôt du côté du gouvernement ?
En tout cas ce qu'il y a de sûr à Pauline Demalab c'est qu'on ne peut pas laisser faire après la crise ne peut pas être comme avant ça ne peut pas recommencer comme à chaque fois
c'est-à-dire de l'argent public qui est déversé des aides aux entreprises qui sont déversées puis certaines entreprises qui continuent une logique de délocalisation sans aucun souci de l'intérêt général voyez-vous si Renault a l'intention de s'en aller et fermer certains sites il commence par rembourser par exemple l'argent du sommeil partiel qu'ils ont couché dans la période du Covid-19 on ne peut pas continuer avec cette logique-là et d'ailleurs nous devrions aller un peu plus loin moi je suis favorable à ce que l'on interdise même si c'est temporairement les licenciements dans les circonstances que l'on connaît parce que vous savez que autant nous ne sommes pas sûrs d'une deuxième vague de l'épidémie sur le point de vue sanitaire par contre la deuxième vague économique et sociale elle arrive et elle est même devant nous donc on ne peut pas laisser faire et l'État doit assumer sa responsabilité et sa tâche alors Renault c'est assez vieux maintenant que l'entreprise était nationalisée mais l'État a toujours sa part dans l'entreprise et doit avoir son mot à dire peut interdire les licenciements et peut exiger de Renault un certain nombre de choses notamment du fait de l'argent public que l'entreprise a touché Il faudrait renationaliser Renault ?
Écoutez je ne vais pas vous dire qu'il faudrait nationaliser à tout bout de champ dès qu'il y a une difficulté avec une entreprise en tout cas une chose est sûre pour nous c'est que la nationalisation vous l'aurez compris n'est pas un tabou et si effectivement l'économie de ce pays sur bien des secteurs qui sont stratégiques était menacée il n'aurait pas hésité en effet et là j'observe ma Pauline de manière que dans certains milieux patronaux la nationalisation n'est même plus un tabou du coup j'ai entendu avec beaucoup d'intérêt monsieur Proudézieux du MEDEF dire qu'il n'en faisait pas un capus belli du tout c'est intéressant Vous êtes du côté des patrons du coup du MEDEF Oui je suis du côté des autres ou alors c'est eux qui ont fait un bout de chemin vers vous Adrien Catenins vous disiez à l'instant il faudrait interdire les licenciements là pour le coup je ne suis pas sûre que Roux de Bézieux soit tout à fait d'accord avec vous mais surtout une question très concrète quand vous voyez toutes ces entreprises y compris des petites et moyennes entreprises qui tout simplement n'ont plus le sou si vous interdisez les licenciements concrètement comment ça marche s'ils ne peuvent plus les payer ?
Il faut que l'État puisse poursuivre un certain nombre de dispositifs tels que ceux qu'il a engagés pendant la période de crise vous savez on n'a pas cinq ans de solution c'est sûr qu'il y a un choix à faire ça a été dit et d'ailleurs le choix a été fait et suit l'endettement alors maintenant vient un autre problème vous avez entendu monsieur Macron et madame Merkel l'autre jour parler du fait qu'il faudrait rembourser la dette on a là l'essentiel du problème Pauline de Malherbe avant même les dettes des États étaient de toute façon insoutenables et nous l'avions déjà dit on ne s'est pas les seuls à le dire donc si la seule perspective économique pour les générations à venir c'est de rembourser les dettes très franchement non seulement on ne va pas avoir des gens qui chanrent mais surtout on ne sera pas des prochains défis qui nous attendent par exemple pour faire la planification écologique il va nous falloir encore nous endetter il y a une solution pour ça c'est de faire comme ça se fait parfois à l'étranger regardez ce qu'a fait la banque d'Angleterre avec les présents d'Angleterre la banque fédérale américaine des Etats-Unis la banque centrale européenne devrait pouvoir racheter directement aux États les titres de dette et les classer en dette personnelle pour qu'on puisse avancer et offrir un peu on vous entend malheureusement assez mal mais en effet on a bien compris que pour vous le soutien aux entreprises ce dispositif du chômage partiel qui pour l'instant devrait être terminé le 1er juin prochain et bien à vos yeux il faudrait qu'il soit poursuivi merci beaucoup d'avoir été avec nous vous êtes le député la France Insoumise du Nord tout de suite une infovirus avec vous Quentin Vinet une question parce qu'on a beaucoup parlé de la réouverture des plages alors qu'elle soit statique ou qu'elle soit dynamique ce sont désormais les nouveaux termes on a quand même le droit de se baigner qu'elle soit statique ou dynamique mais est-ce qu'on a un risque d'attraper le virus en se baignant certains d'entre vous nous posent la question on vous répond
ça dépend des endroits en fait a priori il n'y a pas de risque quand on va à la plage là-dessus vous pouvez être rassuré des experts s'inquiétaient il y a quelque temps des eaux usées rejetées dans la mer
qui pourraient potentiellement être des sources de contamination finalement des tests menés récemment sur des échantillons d'eau de mer sont rassurants puisque aucun d'entre eux ne présente des traces de coronavirus c'est plus compliqué par contre à la piscine alors vous allez me dire elles sont fermées en ce moment oui mais elles vont rouvrir à un moment il y aurait un risque de contamination quand on boit la tasse par exemple selon la société d'hygiène hospitalière la survie du virus dans un endroit humide serait de plusieurs heures voire plusieurs jours le danger se trouve aussi dans les vestiaires une étude espagnole par contre se veut plus rassurante concernant les sonas les chances de survie du virus seraient réduites en raison des très fortes températures et puis il y a encore un point d'interrogation concernant les lacs et les rivières une vieille étude se montre rassurante on y apprend que dans les lacs plus l'eau est chaude plus la durée de vie du virus est courte mais cette étude a été réalisée bien avant l'apparition du Covid-19 et aujourd'hui les pontes de la recherche en Espagne déconseillent la baignade dans les zones d'eau douce qui ne sont pas traitées c'est-à-dire les lacs les fleuves les rivières ou les étangs donc on va attendre encore un tout petit peu mais à la mer a priori c'est rassurant et on peut se baigner sans trop de soucis merci beaucoup Quentin Vinet on est avec Pierre-Alexandre Pierre-Alexandre qui nous appelle de Béziers bonjour et bonjour et bonjour soyez le bienvenu sur RMC et RMC Découverte ce matin vous travaillez en ce vendredi de pont
ah oui oui je ne ferme pas là moi j'ai une boucherie donc on est ouvert tous les jours du mardi au samedi
et la clientèle est revenue vous sentez que ça y est les gens ont envie de se retrouver de faire un bon repas la clientèle elle n'est pas partie
ça s'est même intensifié
pendant le Covid-19 et là clairement on sent que les habitudes
elles reprennent que les barbecues reprennent voilà les gens ils ont envie d'en profiter
ça c'est plutôt une bonne nouvelle mais ce qui est vrai c'est que les gens ont continué voire même ont plus cuisiné que d'habitude en effet mais il n'y avait pas forcément de grandes tablées est-ce que ça ça revient aussi c'est ce que vous disent c'est ce que vous disent vos clients
oui puis on le voit sur la façon dont ils consomment dont ils achètent que les volumes sont importants on sent qu'il y a des réunions
il y a des réunions
on a envie de se retrouver
bah oui on a envie de se retrouver alors on nous dit qu'il faut faire encore un petit peu attention mais enfin on avait tout à l'heure un professeur je ne sais pas si vous l'avez entendu Pierre-Alexandre qui était quand même plutôt rassurant sur le fait qu'il n'y aurait sans doute pas de seconde vague vous n'êtes pas inquiet Pierre-Alexandre ?
inquiet on est toujours un peu parce que c'est quelque chose d'inédit qu'on vit c'est complètement incertain donc si on est toujours un peu inquiet après il faut rester positif je pense vous êtes bouché d'ailleurs un mot sur cette histoire des abattoirs le nombre de foyers de personnes contaminées dans les abattoirs alors tout à l'heure on avait un vétérinaire spécialiste de toutes ces questions qui nous disait il n'y a aucun danger à consommer la viande mais vous en tant que boucher comment vous vivez ça ? est-ce que ça vous a inquiété ?
non la boucherie et l'abattoir sont deux entités complètement différentes après nous en tant que boucher on est déjà très sensibilisés à tout ce qui est à faire d'hygiène on passe notre vie à faire du ménage à se laver les mains à désinfecter les laboratoires
les banques les plats ça représente beaucoup de temps tous les jours le nettoyage et la désinfection donc c'est quelque chose qu'on connait bien sur lequel il a fallu encore un peu insister je pense là
ça prend encore plus de temps mais non je ne suis pas inquiet parce que le consommateur j'espère qu'il est intelligent qu'il arrive à comprendre que ce sont deux choses différentes et que de toute façon la viande on la cuit
on la cuit et puis en plus Pierre-Alexandre vous le disiez les consommateurs ils sont là ils sont au rendez-vous et d'ailleurs ils ne sont jamais vraiment partis merci à vous d'être venu témoigner sur RMC et RMC Découverte très belle journée à vous Pierre-Alexandre qui nous avait appelé de Bézier dans un instant notre invité ce sera Christian Estrosi mais avant ça la suite Mathieu Frédéric Simotel qui va nous parler de ce plan de soutien à l'industrie automobile pour qui, combien qui va payer on va tout savoir dans une minute sur RMC RMC pour un direct et ces images de plages bondées à tel point que certains maires ont décidé de refermer les plages situation devenue infernable notamment dans le Morbihan Fabrice nous écrit il y a tant de places en France ils aiment être serrés comme des sardines moi ça me fait super rigoler j'aime rester chez moi auprès de mon arbre là et mon bonheur Olivier nous dit trop serrés sur les plages les francs serra et maintenant aussi qu'il n'avait pas les plages il râlait encore il faudrait savoir Claire comprends moi je comprends les gens qui veulent aller sur les plages mais il faut savoir quand même que le virus est toujours là et que tout le monde peut l'attraper Frédéric nous dit je trouve ça génial moi cette idée des box sur la plage au lieu d'avoir quelqu'un à 20 cm de sa serviette on est tranquille sur plusieurs mètres pourvu que ça dure jusqu'à l'été Auréa pense que c'est une hypocrisie totale c'est plage statique c'est plage dynamique plage dynamique mais pelouse statique écrit Auréa quand Sylvain nous dit il n'y a pas que sur les plages en forêt de Fontainebleau près de Meaux c'était aussi le bordel hier je m'y balade souvent mais là c'était blindé et les gens crachent je ne respecte ni la nature ni la forêt RNC 6h 9h Vos d'indirect les conséquences économiques de la crise du coronavirus et en particulier sur la filière automobile on l'apprend à l'instant Bruno Le Maire qui déclare oui Renault peut disparaître il faut être lucide et à propos de l'usine Renault de Flins il demande à ce qu'elle ne ferme pas c'est la position du gouvernement et de l'état actionnaire Frédéric Simotel prend le bas de combat au sein du gouvernement donc pour sauver la filière automobile
oui il faut relancer les ventes il faut savoir c'est moins 80% des ventes de voitures entre le 1er mai et le début de l'année donc avant la crise du Covid donc il faut relancer ces ventes c'est un secteur vital pour l'économie il faut savoir qu'en France quelques chiffres 400 groupes 3500 entreprises 4000 sites de production 440 000 emplois temps plein équivalent temps plein et en plus il faut relancer des voitures propres parce qu'il faut quand même garder cet objectif alors le plan sera présenté lundi mais on en connait quand même les grands contours alors pour les 100% les voitures 100% électriques et pour les entreprises c'est quand même la moitié du parc automobile il y aura un bonus qui sera remonté de 3000 à 6000 euros et pour les particuliers pour toujours le 100% électrique on passera de 6000 à 8000 euros de bonus et c'est un dispositif qui pourrait aussi prendre en compte les véhicules hybrides rechargeables il faut aussi soutenir les véhicules thermiques parce que c'est quand même il en reste beaucoup à écouler plus de 400 000 voitures à écouler donc là pareil on va voir quels types d'aides seront proposés
et de son côté Renault donc prévoit aussi un plan d'économie et l'état actionnaire a son rôle à jouer
oui à son rôle à jouer parce qu'on l'a entendu il y a quelques jours le prêt garanti par l'état de 5 milliards alors Bruno Le Maire l'a dit donc joue sa survie il peut disparaître et puis Bruno Le Maire a dit ce prêt je ne l'ai pas encore signé donc il le conditionne quand même à plusieurs engagements auprès de Renault des engagements environnementaux des engagements sociaux Bercy demande à Renault
de s'engager d'ailleurs plus formellement sur le projet d'usine de batterie européenne la localisation aussi de la production des véhicules électriques et puis c'est un plan de 2 milliards d'économies que Renault va présenter sur 3 ans il sera annoncé
là dans quelques jours le 29 mai avec la fermeture ou pas de 4 sites alors effectivement Flin va peut-être modifier un peu Flin où on produit la Zoé donc là il va y avoir des modifications et puis tout cela dans une gouvernance compliquée parce que Lucas Lemeo ne sera en poste que le 1er juillet
Flin justement c'était Christian Estrosi qui était ministre de l'industrie au moment où la Zoé a été intégralement relocalisée en France il sera mon invité dans un instant Christian Estrosi le maire de Nice sur RMC et BFM TV côté télé donc c'est sur BFM que ça se joue et côté RMC découverte on se retrouve demain 6h les informations c'est avec vous Anne-Sophie Balbier bonjour à tous conférence de presse sur les municipales prévues aujourd'hui à Matignon Edouard Philippe va annoncer la date du second tour selon BFM TV le 28 juin a été retenu sauf avis contraire du conseil scientifique dans un entretien au Figaro le ministre de l'économie Bruno Le Maire évoque le dossier Renaud il estime que le groupe joue sa survie et affirme qu'il n'a pas encore donné son feu vert sur le prêt garanti par l'état de 5 milliards d'euros et puis on a eu les résultats de la campagne de dépistage réalisée dans l'abattoir tradivale de Fleury-les-Aubrais dans le Loiret 56 salariés ont contracté la maladie ainsi que 13 cas contacts supplémentaires les personnes positives font partie pour l'essentiel de l'unité de découpe de l'entreprise il est 8h31 dans un instant Christian Estrosi maire Les Républicains de Nice et l'invité d'Apolline de Malherbe sur RMC et BFM TV RMC Bourdin Direct Apolline de Malherbe Christian Estrosi merci d'être avec nous sur RMC et BFM TV vous êtes en direct de Nice vous êtes maire de Nice d'abord un mot parce que vous avez aussi été ministre de l'Industrie vous aviez oeuvré d'ailleurs à ce que la Zoé soit intégralement fabriquée conçue dans les usines françaises et notamment à Flin vous l'avez entendu à l'instant l'usine de Flin qui est menacée le ministre de l'économie Bruno Le Maire qui demande à ce que Flin ne ferme pas mais qui ajoute il faut être lucide Renaud peut disparaître quelle est votre réaction ?
Écoutez en 2009 très exactement j'avais convoqué la direction de Renaud et directement Carlos Ghosn alors que la Clio 4 devait être produite à Burka en Turquie et que Flin devait fermer déjà alors que l'état français vous le savez le principal actionnaire avec 15% je m'y étais en tant que ministre de l'industrie totalement opposé et j'avais considéré je le considère toujours qu'une voiture française destinée au marché français voire européen doit être produite en France par des ingénieurs français et des salariés et des ouvriers français et donc je n'ai pas changé de sentiment et je demande clairement au gouvernement de s'opposer à cela il faut savoir qu'à l'époque nous avions un 31 décembre 2009 très exactement convoqué à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy M.
Carlos Ghosn pour lui dire que un ce serait inacceptable et que deux fermer Flin mettrait en péril alors qu'il n'y avait pas beaucoup d'enthousiasme chez Renaud pour cela la production de la première voiture électrique une des premières au monde la Zoé électrique et nous voulions que l'industrie française soit leader dans ce domaine aujourd'hui Flin produit près de 200 000 Zoé électriques sur les 2-3 dernières années c'est la première voiture électrique vendue en France aujourd'hui c'est une merveille de technologie et donc forcément pour moi ce serait un non-sens c'est inacceptable et au moment où tout le monde parle de revenir à un état stratège il faut conserver Flin il faut conserver les usines de production de Renault et il faut que le savoir-faire français industriel demeure en France plus que jamais en tout cas et la crise est en train de le démontrer oui si c'est ça le monde d'après effectivement ça commence assez mal est-ce que vous estimez tout de même puisqu'on le sent bien le ministre de l'économie attend pour signer l'emprunt de 5 milliards qui est promis à Renault qui serait garantie par l'état il faut le signer il faut donner à Renault cet emprunt il faut le donner absolument parce que comme nous l'avions fait au moment de la crise industrielle de 2008 2010 avec Nicolas Sarkozy nous avions accordé aussi un emprunt important et à PSA et à Renault rappelez-vous nous avions mis en oeuvre aussi la prime à la casse nous avions triplé l'impôt recherche destiné aussi bien à l'industrie automobile qu'aux industries de santé dont on parlera peut-être tout à l'heure mais en même temps que l'on apporte un soutien à l'industrie automobile française pour l'aider à traverser cette crise la contrepartie doit être de garantir que les emplois français et les usines et les antennes de production industrielle française demeurent en France naturellement Oui on va parler dans un instant du plan de sauvegarde de l'hôpital mais encore un mot quand même on se dit sur ces questions de transport d'innovation et d'industrie française quand on voit qu'Air France annonce aussi arrêter carrément totalement pas juste sur pause l'exploitation de l'A380 dont on pouvait être si fier est-ce qu'au fond c'est quand même le début d'une nouvelle désindustrialisation de la France est-ce que la crise aura mis à mal aussi cet aspect-là de l'économie française ?
En tout cas c'est un signal d'alerte important sur deux aspects le premier c'est que de toute façon nous avons déjà perdu des points importants de nos savoir-faire industriels que ce soit dans le domaine de l'innovation ou que ce soit dans le domaine de la sous-traitance aussi alors que nous avions remis au goût du jour je le rappelle dans la période 2008-2010 avec le Conseil national de l'industrie avec les comités de filières qui sont toujours là d'ailleurs et je m'en réjouis que le gouvernement de François Hollande comme celui aujourd'hui d'Emmanuel Macron n'ait pas remis en cause cette organisation du soutien des filières françaises mais malgré tout lorsque vous voyez dans l'industrie pharmaceutique que nous avions mis en oeuvre le fonds Biotech le grand emprunt national pour soutenir l'innovation et le triplement du crédit impôt recherche et qu'après avoir sauvé Sanofi et d'autres grands groupes pharmaceutiques industriels français ceux-ci se sont vendus à peine les crises passées à des actionnariats américains par exemple dont nous sommes désormais dépendants par exemple pour un futur vaccin qui pourrait être produit et bien dans ce domaine dans le domaine de l'industrie automobile nous devons plus que jamais tirer toutes les conséquences de cette crise sanitaire qui nous a démontré notamment sur la production de masques de matériel de protection et puis aussi de médicaments puisque nous sommes à court y compris passer la réanimation et l'accueil en urgence de ceux qui sont frappés par le Covid par la remise en route des opérations qui ont été mises de côté pour des cancers pour des interventions orthopédiques et pour bien d'autres pathologies où des gens sont en situation de mal très avancée et où il faut remettre en oeuvre toute la chaîne d'intervention chirurgicale mais on est en manque de médicaments parce que quasiment toutes nos réserves ont été consommées donc dans ce domaine comme dans d'autres domaines nous sommes devenus beaucoup trop dépendants c'est pourquoi je suis pour une économie paternaliste une économie où nous revenions à nos fondamentaux où nous soyons capables d'assurer notre propre autonomie ça a été longtemps en fait on a l'impression qu'on n'osait plus mais il est arrivé dans ma vie politique de prononcer écoutez moi j'ai toujours défendu des mots en fonction des circonstances face au terrorisme j'ai toujours dénoncé la cinquième colonne on disait que c'était un gros mot pourtant elle est là et tout le monde aujourd'hui l'admet donc si on veut considérer aujourd'hui dans l'actualité que c'est un gros mot je le prononce volontiers en sachant que progressivement tout le monde sera obligé de se l'approprier de le reprendre à son compte parce que le seul moyen pour notre pays de pouvoir mieux protéger de crise sanitaire nouvelle à venir de perte d'emploi à cause de délocalisation et tout simplement et tout simplement d'un affaiblissement de la cohésion économique et sociale de notre pays c'est de se dire qu'avant tout dans le domaine social dans le domaine économique dans le domaine sanitaire dans le domaine de la santé publique il faut prioritairement d'abord penser à nos concitoyens c'est notre responsabilité d'élu depuis le maire jusqu'au président de la république et en tout cas à la tête de ma cité c'est comme cela que j'agis et je crois que nous avons démontré moi comme de nombreux maires de France en complément de l'action de l'Etat que je veux saluer d'ailleurs de la décentralisation Christian Estrosi mais sur ce que vous disiez à l'instant sur la question de l'économie du retour d'une forme de souveraineté en tout cas stratégique sur un certain nombre de domaines notamment industriels ou sanitaires vous le disiez est-ce que vous commencez à constater à Nice ou dans votre région ou dans la métropole la deuxième conséquence en quelque sorte du virus c'est-à-dire les vagues de licenciement les vagues de faillite est-ce que vous estimez que l'Etat devrait soutenir plus longtemps on sait qu'il y a cette date butoir du 1er juin qui est évoquée pour la fin du chômage partiel est-ce que vous dites il faut aller plus loin il faut soutenir plus longtemps ?
Moi je suis pour que l'on soutienne tout simplement la reprise de l'économie tout le monde est prêt aujourd'hui je remercie le gouvernement d'avoir pris des décisions raisonnables et progressives pour le déconfinement et puis chacun y prend sa partie il ne faut pas tout mettre sur le dos de l'Etat je reviens sur le fait que lorsque l'Etat a décidé du confinement celui-ci n'a été réussi et personne ne le conteste que grâce à la complémentarité des collectivités sans lesquelles c'eût été un échec parce que l'Etat était nu l'Etat était démuni et je ne dis pas le gouvernement actuel tout ce que nous venons d'évoquer au plan industriel c'est une succession d'erreurs commises par tous les gouvernements sur les 20 dernières années donc forcément l'Etat avec l'hôpital public a été en grande difficulté parce qu'il n'avait pas tous les moyens nécessaires a dû se reporter vers les collectivités a démontré que les ARS dans son organisation n'étaient pas le système le plus adapté désormais et qu'il fallait se tourner vers les villes locaux pour pallier à toutes ces absences bon et bien dans le domaine de la reprise c'est pareil qu'il y ait cette confiance qui fasse vous savez je viens d'avoir une très bonne nouvelle en pleine crise où l'école 42 de Xavier Niel vient de décider d'ouvrir un troisième établissement au coeur de ma métropole en plein mois d'avril ça veut dire que notre attractivité nous continuons à la garder parce que nous l'avons entretenue en même temps que l'état dit on va soutenir la sortie de la crise économique avec un certain nombre de mesures présentées par Bruno Le Maire qui sont assez intéressantes d'un autre côté les grandes métropoles les collectivités les intercommunalités qui ont la responsabilité économique comme les régions aujourd'hui prennent déjà des positions pour renforcer cette attractivité et le rôle de l'état c'est d'imposer cette dimension stratège cette dimension où l'on protège le savoir-faire français et où on aille rechercher les savoir-faire qui nous ont échappé pour les relocaliser en France mettre en place des politiques de prime à la relocalisation pour des savoir-faire français qui sont partis pour les faire revenir chez nous voilà en tout cas ce pourquoi je plaide aujourd'hui et je suis convaincu que plutôt que d'accompagner des entreprises qui risquent de mourir il faut les accompagner pour qu'elles soient plus fortes dans l'innovation et dans la relance et qu'il y ait cette alliance entre les territoires et le gouvernement prime à la relocalisation donc vous demandez sur justement les décisions locales vous faites partie de ceux qui demandiez à ce qu'on vous fasse confiance sur la réouverture des plages vous l'avez obtenu sur l'obligation du masque ça vous ne l'avez pas tout à fait obtenu vous espériez pouvoir rendre carrément obligatoire le masque partout à Nice un mot d'abord sur le constat on est en ce vendredi au milieu d'un long week-end déconfiné à Nice est-ce que vous estimez que les choses se passent bien que c'est en contrôle ou est-ce que vous constatez au contraire que les gens ne respectent pas les règles que vous avez décidé de mettre en place ce week-end de l'ascension est un week-end merveilleux parce que nous voyons la vie qui reprend un peu partout maintenant j'ai toujours demandé à ce qu'on soit extrêmement prudent je n'ai pas forcément demandé la réouverture des plages nous n'avons pas réussi le confinement avec chez nous des résultats assez exceptionnels puisque les couvre-faux que nous avons pris les barrières que nous avons structurées au moment où je vous parle ce sont près de 5 millions de masques entre les masques médicaux chirurgicaux FFP2 pour les personnels soignants ou les personnels des services publics en première ligne comme la police la collecte la propreté mais aussi toute la médecine de ville qui n'était pas dotée par l'état je pense aux dentistes aux kinés aux médecins généralistes aux infirmières aux ambulanciers et puis près d'un million deux cent mille masques lavables renouvelables distribués à toute ma population avant le déconfinement au moment où je vous parle tout le monde en dispose voilà pourquoi j'ai pris un arrêté d'obligation de l'avoir sur soi naturellement j'ai pris toutes les précautions vis-à-vis de tous les donneurs de leçons les droits de l'homiste qui voulaient mettre en échec mais arrêtés devant le tribunal administratif et à partir du moment où l'état a d'abord pris un décret parce que le conseil constitutionnel n'avait pas validé la loi qu'il a promulgué la loi et repris un décret dessus nous nous sommes adaptés et d'ailleurs dans son annexe 1 le décret de l'état dit chaque fois qu'il n'y a pas la distanciation nécessaire il faut mettre un masque et bien il se trouve que dans mon arrêté qui n'a pas été remis en cause par le tribunal administratif il y a l'obligation d'avoir un masque sur soi et de le porter dès qu'il n'y a pas la distanciation sociale nécessaire et celui-ci n'a pas été cassé par le tribunal administratif ça veut bien dire que l'obligation d'avoir le masque quand il est distribué gratuitement à toute sa population dans la cinquième ville de France près de 400 000 habitants nous y sommes parvenus avant la date du déconfinement et aujourd'hui je suis en droit d'imposer à ma population de le porter et je dois dire qu'à plus de 90% celle-ci qui s'était montrée extrêmement disciplinée pendant le confinement en donne l'illustration pendant cette phase de déconfinement donc vous constatez effectivement que les gens acceptent ces règles du jeu un mot aussi sur cette spécificité on a quand même un peu l'impression que c'est joué une inégalité d'abord géographique de fait la carte même des zones rouges et des zones vertes le montre mais aussi entre le sud-est et le reste de la France est-ce qu'il y a eu une spécificité pour vous on sait que vous faites partie de ceux qui étaient les fervents supporters du professeur Raoult alors même que vous et votre épouse vous aviez contracté le virus est-ce qu'il y a une spécificité est-ce qu'on peut le dire aujourd'hui du sud-est à vos yeux puisque vous me parlez du professeur Raoult d'abord je le dis nous avons en France la chance d'avoir le meilleur scientifique français reconnu sur la scène internationale le plus grand chercheur bon je ne dis pas et lui non plus ne le dit pas d'ailleurs vous avez procédé à son interview où il a répondu avec beaucoup de modestie il y a quelques jours de cela que c'est la solution qu'il y a un remède absolu à ça mais il n'y avait aucun remède on a prescrit du doliprane à tout le monde c'est-à-dire qu'on n'a prescrit aucun remède jamais on ne dit il y a des milliers de morts du doliprane à cause du Covid là où il y a à l'IHU de Marseille un taux de mortalité de ceux qui ont été placés en urgence ou en réa de 0,5% et que dans la moyenne des CHU de France il est de 5% donc parfaite ou imparfaite il y avait une solution je ne comprends pas pourquoi on s'est livré à cette espèce de lynchage médiatique de quelqu'un qui travaille de quelqu'un qui ne veut pas se mêler de tous ces débats de quelqu'un qui au lieu de passer son temps être un commentateur sur les plateaux de télévision préfère se consacrer à ses patients ça c'est une chose il y a un monde scientifique qui parfois est divisé et qui est même très divisé sur ces questions de traitement mais Christian Estrosi est-ce qu'aujourd'hui oui mais ce monde scientifique c'est un monde scientifique qui est plus un monde scientifique de commentateur que d'acteur je ne les vois pas enfermés du matin au soir dans leur laboratoire mais je les vois surtout occupés tous les plateaux de télévision chez vous et chez d'autres de vos confrères donc moi je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent voilà c'est comme ça j'aime ceux qui agissent ceux qui sont dans l'action il y a eu des ministres dans l'action il y a eu des maires dans l'action qui ont été critiqués aussi et qui pourtant ont partagé 24 heures sur 24 pendant plus de 8 semaines maintenant tout leur dévouement au service des autres il y a eu des médecins qui voulaient être dans l'action et qui ont dû se porter bénévoles pour distribuer des masques sur des plateformes parce qu'on leur a interdit dans la médecine de ville de pouvoir intervenir alors que depuis des années ils prescrivent des médicaments qui n'ont jamais fait de mal à personne donc voilà pourquoi il faut réformer aussi tout notre système de santé dans notre pays et penser d'abord à une réorganisation sanitaire et une gestion des risques et vous prendrez votre part d'ailleurs parce que vous voulez participer au projet de réinvention ou en tout cas à la réflexion sur l'avenir de l'hôpital encore un mot simplement sur la frontière très proche avec vous de l'Italie là-bas il déconfine plus rapidement que chez nous est-ce que ça pose un problème le fait que chaque pays le fasse un peu à son rythme ?
Naturellement ça démontre l'échec de l'Europe et le président de la République qui se bat pour qu'il y ait cette dimension politique de l'Europe naturellement a raison mais je dirais qu'après toutes les espérances que De Gaulle et Adenauer avaient pu susciter cette crise est un profond révélateur de l'échec des politiques européennes c'est dans ces moments-là que les Européens devraient se sentir protégés par une Union Européenne qui soit capable d'avoir des politiques communes en matière de recherche en matière d'innovation en matière de décision sur les rythmes de confinement de déconfinement et de reprise de l'activité économique industrielle voire touristique donc à partir du moment où nous n'avons pas les mêmes règles nous avons l'Italie voisine et nous avons des liens de fraternité historique avec nos amis italiens mais si nous ne fixons pas des règles communes sur les règles sanitaires notamment dans cette attente je demande à ce qu'il y ait un passeport sanitaire qui atteste que lorsque quelqu'un vient de l'autre côté de la frontière il y ait une garantie d'un dépistage dont on puisse attester dans les 48 heures maximum avant de franchir la frontière vous n'accepteriez des Italiens qui viendraient de votre côté de la frontière que s'ils ont eu le coronavirus mais pas que s'ils l'ont eu mais simplement qu'il y ait la garantie qu'ils ne l'ont pas c'est quand même la moindre des choses quand vous voyez qu'aujourd'hui même la collectivité de Corse à l'intérieur du territoire national l'exige lorsque l'on vient du continent pour aller sur la Corse donc la moindre des choses et les maires italiens de l'autre côté de la frontière qui sont des amis avec lesquels je discute souvent sont d'accord pour que nous essayions de déterminer et d'ailleurs si entre ville ou métropole italienne qu'aux frontalières ont nous laissé dans nos états respectifs passer des accords entre nous je pense que nous serions beaucoup plus efficaces que de dépendre de politiques centralisées On a bien compris que vous étiez favorable à une décentralisation aussi après cette crise et davantage de confiance vis-à-vis des élus locaux Merci beaucoup Christian Estrosi d'avoir été avec nous ce matin Je rappelle que vous êtes le maire de Nice MST Bourdin Direct
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