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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 18 octobre 2023 92 minAutoproduitFond programmatiqueLogementÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Droit au logement : passons à l'action ! | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Pourriez-vous revenir sur les faits de la loi DALO ?

  • 12:01OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas parler de la CNL dans vos propositions ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous les augmentations de charges locatives ?

  • 16:01OuverteRéponse directe

    Quelles solutions pour les petites copropriétés en difficulté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:00William MartinetFait
    « depuis un an à l'Assemblée nationale on a eu beaucoup de sujets logements qui sont passés dont je vous apprends rien qui était non pas des avancées des progrès sociaux mais qui était des attaques contre le droit au logement »
  • 40:00William MartinetChiffre
    « 3,5% des ménages qui détiennent la moitié des logements qui sont mis en location »
  • 45:00William MartinetChiffre
    « à Paris dans les 10 ans qui ont suivi l'arrivée de Airbnb vous avez davantage de logements qui sont passés de résidence principale à l'occasion touristique par Airbnb que de logements sociaux qui ont été construits sur la même période »
  • 50:00Fatma CamaraFait
    « à Aubervilliers dans mon quartier à la Maladrerie des familles sont dans une précarité énergétique insupportable car elles vivent dans des logements passoirs donc exemple j'ai locataire qui peut 350 euros de chauffage en plus de ses 450 euros de loyer pour un revenu net de 1200 euros et malgré cela il ne fait pas plus de 15 degrés dans l'appartement »
  • 1:00Promesse
    « on va jusqu'à encadrer les prix du foncier »
  • 1:15Promesse
    « on socialise le foncier »
  • 5:00Promesse
    « il faut densifier il faut construire la ville sur la ville »
  • 6:00Chiffre
    « depuis 2019 il y a 80% de plus de gens dans le logement d'urgence »
  • 6:15Chiffre
    « il y a 30% dans les hôtels sociaux en Île-de-France »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et bien écoutez merci d'être avec nous pour cette conférence sur le sujet du droit au logement merci de braver le climat à caniculaire alors on répète les bons conseils pensez à bien vous hydrater pendant la conférence si vous vous sentez mal ne vous levez pas parce que vous risquez de tomber tapez plutôt sur l'épaule de votre voisin pour qu'ils puissent vous venir en aide et puis normalement notre conférence va être tellement passionnante que je suis sûr que il y a aucun risque de déshydratation alors je vais commencer mon propos en disant me présentant moi je suis William Martinet député des Yvelines membres du groupe parlementaire la France insoumise et engagé sur plusieurs sujets et notamment celui du logement et donc je suis très heureux d'être avec vous pour cette conférence très heureux pour on va dire deux raisons déjà première raison c'est que on parle logement et le logement c'est un sujet politique extrêmement important dans la vie des gens la question du logement elle est majeure avoir un toit au-dessus de sa tête et si possible en bon état pas sur occupé pas trop éloigné du travail ou de l'école des enfants c'est une question fondamentale dans le quotidien des gens donc il faut que nous en tant que mouvement politique on s'intéresse le plus possible à cette question du logement qu'on est un programme des revendications et qu'on soit engagé dans la lutte sur cette question mais si vous êtes là cette conférence c'est que vous êtes convaincu de l'importance du sujet donc je n'ai pas à vous à vous convaincre et la deuxième chose qui fait que je suis très heureux d'être avec vous là c'est la qualité du plateau que nous avons et des intervenantes qui sont qui sont là puisque nous avons trois intervenantes que je vais vous présenter juste après qui chacune dans leur secteur et bien sont à la pointe de lutte sur la question du droit au logement et donc mesdames merci d'être d'être là avec nous merci d'avoir répondu favorablement à notre invitation donc je vais vous présenter pour ceux qui vous connaissent pas djangoo Traoré djangoo alors il y a plusieurs casquettes Django tu es militante dans les quartiers populaires tu anime le collectif de locataires du Framboisin en Seine-Saint-Denis et tu me fais aussi le plaisir d'être avec moi la co-animatrice du pôle auto-organisation à la France insoumise voilà donc merci Django d'être ici nous avons aussi un fatoumak Camara qui est là Fatouma tu milite à l'association à alliance citoyenne de Seine-Saint-Denis et toi tu as été très engagé alors sur plusieurs sujets du logement mais notamment dans une campagne militante sur le sujet des passoires thermiques donc tu pourras nous en dire un petit peu plus tout à l'heure et évidemment les passoires thermiques qui en plein été se transforment en bouilloire énergétique c'est un sujet d'actualité donc merci d'être là pour nous en parler et pour parler de ta vie et la dernière c'est Delphine bouée Delphine donc tu es membre d'un collectif de d'habitants de Lorient qui est aussi membre de l'Association nationale qui est le dalle et toi le sujet de mobilisation d'engagement principal pour ton association c'est la question des meublés touristiques et voilà du droit au logement pour les habitants permanents des zones autoristiques là en l'occurrence en Bretagne donc Delphine merci aussi d'être là et de nous parler de ce combat éminemment important donc vous avez vu on a un très beau tableau à la fois on a différents secteurs de lutte du logement et à la fois on a je disais des militantes qui sont engagés qui sont en première ligne dans ces luttes et dont le propos évidemment sera de ce point de vue là particulièrement intéressant donc moi ce que je vous propose comme organisation de la conférence pas très originale c'est que on va chacun notre tour prendre la parole on va commencer par vous mesdames ou le but on s'est dit en 10 minutes maximum vous essayez de nous résumer un peu les enjeux de vos combats la façon dont vous avez mené les luttes les revendications que vous avez et un petit peu les les perspectives devant vous et une fois que vous aurez parlé chacune d'entre vous moi je reprendrai la parole cette fois pour dire de mon point de vue et on va dire de mon poste de bataille dans le domaine du logement c'est à dire la bataille parlementaire que je mène avec mes collègues insoumis parce que mine de rien depuis un an à l'Assemblée nationale on a eu beaucoup de sujets logements qui sont passés dont je vous apprends rien qui était non pas des avancées des progrès sociaux mais qui était des attaques contre le droit au logement et on a bataillé vaillamment alors tous les députés insoumis mais notamment deux que je veux citer qui mène ces batailles souvent avec moi François pickman qui est juste ici et Daniel Simonet que je n'ai pas croisé je crois mais qui est aussi en première ligne avec nous dans ces combats et donc j'aurai la lourde tâche de vous résumer toutes ces batailles toutes ces batailles parlementaires voilà et une fois qu'on aura discuté de tout ça à la tribune évidemment on discute avec vous normalement il nous restera 45 minutes voilà 45 minutes d'échange avec la salle question intervention on pourra débattre de tous ces sujets si ça vous va s'il y a pas d'objection je vous propose qu'on commence et Diongo je sais plus on avait tiré au sort mais je crois que c'est toi qui c'est toi qui commence donc Django je te laisse la parole bonjour à tous merci d'être présent et d'assister à ce débat là qui est droit logement passant à l'action je vais vous faire un petit un petit rappel du collectif franc-moisin-saint-denis donc nous le collectif franc Moisan on s'est créé suite à un plan de rénovation urbaine donc en 2015 on a créé le collectif Franc-Moisin parce que il y avait des problèmes au niveau de la rénovation urbaine et à partir de là on s'est dit avec les habitants ben qu'on allait passer se faire et qu'on allait mettre le nez dans toutes ses affaires là et surtout dans le cadre de vie donc là je vais faire un petit rappel rapidement du collectif après le covid on a eu la très grosse surprise d'avoir eu des augmentations de loyer c'est à dire qu'on a eu des augmentations au niveau du loyer qui allait de 15 euros et après on a eu au niveau de nos charges locatives qu'ils ont doublé voire triplés c'est à dire que le chauffage Le chauffage qu'on payait par exemple 50 euros Ben a été facturé 95 euros ou voire 90 euros ou un peu plus 100 euros nous on pensait que on était les seuls à être touchés c'est à dire juste notre bailleur en fait donc on est parti directement en manifestation demandant des comptes au bailleur et on s'est rendu compte après cette manifestation là que le bailleur nous a dit que non non le coût d'énergie a augmenté donc c'est pour ça que le loyer les les charges les charges locatives qui sont lots et le chauffage ont augmenté mais le problème qui se pose c'est que quand tu augmentes l'eau et le loyer de cette manière là la première chose à faire c'est de prévenir le locataire le locataire habite bien dans le logement et paye un loyer et paye un loyer c'est charges la première chose à faire c'est de prévenir le locataire de mettre des affichettes déjà dans le hall et surtout du lui envoyer un courrier de dire écoutez voilà le prix de l'énergie augmentée à cause de la guerre en Ukraine donc voilà le tout augmente nous ce qu'on s'est dit c'est que qu'on allait chercher un petit peu aux alentours si c'était juste notre bailleur où c'était tous les autres bailleurs et on s'est rendu compte que dans toute la France que ce soit Marseille Paris Grenoble Lyon Villeurbanne tous les tous les locataires du parc HLM étaient touchés par ces grosses augmentations de de charges locative il y a un moment donné c'est chargé locatives là ça ne peut plus continuer parce que avec le salaire qu'on touche nos salaires n'ont pas augmenté les minima sociaux n'ont pas augmenté le minimum vieillesse aussi n'a pas augmenté on peut pas se permettre de payer les factures des factures excessives comme ça sous prétexte que l'énergie augmentée donc nous on est parti directement en faisant un appel délocataires et on mettant tous ces collectifs et ses habitants au sein de cet appel et on a plusieurs propositions phare mais on a une revend ication qui nous tient à cœur cette revendication elle est simple nous ce qu'on demande c'est le blocage des prix en fait le blocage des prix de l'énergie parce que en fait cette hausse de cette hausse de l'eau chaude et du chauffage elle va continuer elle va continuer elle va plus se finir si aujourd'hui on se bat pas si aujourd'hui on se met pas tous ensemble pour dire STOP nous sommes plus des vaches à lait on demande le blocage de l'énergie et ben ça va continuer d'année en année sans compter que chaque locataire au sein de son bailleur reçoit un décompte annuel je sais pas si vous savez ce que c'est un décompte annuel le décompte annuel c'est une catastrophe parce que là c'est vraiment le récap et le récapitulatif sur l'année en cours l'année passée et cette année passée et ben le locataire il peut se retrouver à payer entre ben moi j'ai carrément 3000 euros on facture à des personnes des 600 mètres tubes d'eau chaude 300 mètres cubes d'eau froide et ça c'est plus possible sous prétexte que le coût d'énergie est passé par là les actions à mener elles sont là il faut que tout le monde soit collectif que tout le monde soit ensemble pour dire que ce n'est plus possible que les locataires du parc HLM et autres ne peuvent plus payer en fait ça ne peut plus payer ok si on nous augmente les salaires allez un salaire à une augmentation de 500 euros voir 600 euros même si je rêve ok si on nous augmente les minimum vieillesse et les minimum les minimas sociaux mais là c'est c'est plus possible donc voilà en quoi notre lutte est mené aujourd'hui au sein du collectif même si on a la lutte principale qui est en rue mais on a la lutte aussi sur le cadre le cadre de vie qui dit que c'est plus possible et on demande le blocage de l'énergie [Applaudissements] bonjour à tous je suis ravi d'être parmi vous aujourd'hui donc pour rebondir sur ce que l'on revient de dire il faut savoir que le 23 septembre il y a un rassemblement solennel devant l'URSS de Paris c'est ça sera juste avant d'aller au rassemblement contre les violences policières et la justice sociale donc restez à l'écoute on n'a pas encore l'heure donc pour revenir à ma partie donc je m'appelle Fatma Camara je suis locataire à la locataire HLM à Aubervilliers dans le 93 je suis aussi vice-présidente de l'Alliance citoyenne au niveau national donc vous m'entendez excusez-moi donc face aux nombreux problèmes de logement qui touchent ma famille mes voisins mes amis donc j'ai monté un syndicat de locataire à Aubervilliers donc on fait partie d'autres syndicats comme à Grenoble bien Villeurbanne Chalon au sein de l'Alliance citoyenne donc il rassemble les habitants pour mener des luttes contre le mal au logement les discriminations les problèmes de handicap dans les quartiers populaires donc à l'alliance nous on pense que ces problèmes se cumulent et sont liés c'est pourquoi on a une approche intersectionnelle donc là c'est juste pour faire une petite présentation de l'Alliance citoyenne donc on va revenir au problème de logement notamment au passoir thermique donc à Aubervilliers dans mon quartier à la Maladrerie des familles sont dans une précarité énergétique insupportable car elles vivent dans des logements passoirs donc exemple j'ai locataire qui peut 350 euros de chauffage en plus de ses 450 euros de loyer pour un revenu net de 1200 euros et malgré cela il ne fait pas plus de 15 degrés dans l'appartement donc vous pensez vous trouvez cela normal donc pour moi c'est non donc on a lancé un syndicat de locataire de logement passoire pour faire entendre notre voix avec Aline le tout à l'heure suppléante de Monsieur Bastien Lachaud et qui est aussi membre de l'alliance citoyenne et d'autres villes ont fait comme nous comme à Grenoble ou bien Villeurbanne donc je vais vous donner l'exemple ça a l'air Nicolas de Staël à la Maladrerie donc de locataires sont venus nous voir avec des factures qui montent à 3000 euros à l'année et ils ont des problèmes d'isolation les parties chez eux d'isolation d'humidité et tous les problèmes qui sont suivis derrière en fait et ces personnes y souffrent ils n'en pouvaient plus donc ils sont tournés vers nous pour qu'on puisse les aider en fait à interpeller le bailleur parce que tout seul ils ont fait des courriers des mails ils ont pas reçu de réponse et ils y arrivent pas en fait donc nous on a mobilisé ces locataires là donc on a interpellé ailleurs en faisant des actions non violente on a interpellé aussi la municipalité donc à travers la mairie donc on a fait une action au conseil municipal qu'on a un peu perturbé et finalement on a réussi à mettre tous ces décideurs autour de la table et obtenu victoire et il faut savoir aussi qu'on est parti aussi chercher aussi à un allié qui est la Fondation Abbé Pierre qui nous a soutenu dans cette démarche là donc la mobilisation donc elle a permis d'avoir de nombreuses victoires et d'accélérer les rénovations il y a des personnes qui ont déménagé il y a d'autres l'Office a décidé de faire des rénovations fonds propres donc pour vous dire que les luttes paient donc merci donc je suis désolé c'est une première fois pour moi d'accord donc alors nous ce qu'on constate c'est que le service public du logement est sur la bonne voie donc on va bientôt pouvoir éradiquer les logements passoirs chez les bailleurs sociaux depuis la loi climat cependant ce qu'on constate c'est que le problème est ailleurs maintenant donc car les plus grosses parts de logement passoire sont dans le parc locatif privé environ 45% et 50% du locatif privé et détenu par 3,5% de propriétaires qui arrivent à faire des arrangements avec les entreprises de diagnostic pour avoir des DPE ou des donc pour échapper à la loi donc il y a des profiteurs qui refusent d'urgence sociale et climatiques et les rénovations donc je vais vous donner deux exemples donc à Aubervilliers on avait une propriétaire qui refusait de faire les travaux donc avec l'Alliance on a fait des recherches justement sur cette personne on a constaté qu'à l'habitée une villa dans l'Oise et qu'elle était sur une liste du rassemblement national donc on a réussi à lui mettre la pression et à la entamé des rénovations du jour au lendemain donc c'est vous savez pas comment je suis soulagée parce que pour moi c'est une belle victoire [Applaudissements] donc le deuxième exemple que je peux vous donner c'est à Grenoble donc j'ai des camarades comme Antonin ou Yasmine qui sont locataires aux animaux ou 80% des logements sont très mal isolés et les trois quarts des appartements à appartiennent à une famille millionnaire mais qui refuse de faire des travaux car pour eux le logement est un placement immobilier donc qui touche des rentes sur notre précarité précarité énergétique et continue d'abîmer le climat de même donc la question c'est est-ce qu'il faut de l'argent public pour faire ces rénovations ou donc pour moi c'est désolé de mettre les pieds dans les plats mais ce qu'on est-ce qu'on veut vraiment donner de l'argent à des propriétaires pour rénormer leur capital immobilier donc pour moi le marché n'est pas la solution donc c'est pour c'est pour ça qu'à l'alliance on a monté le projet territoire zérologements passoire avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre de Greenpeace et du Réseau Action Climat alors les deux composantes pour prendre les propriétaires en sandwich c'est de 1 2 des leviers pour les collectifs locales pour une vraie planification écologique donc la deuxième qui est très importante au niveau du terrain c'est la construction de puissance syndicale de locataires de logements passoire pour renforcer les pouvoirs des premiers concernés donc la ville de Villeurbanne ou de Grenoble au l'agglomération de Grenoble se sont engagés là dessus alors moi maintenant ma question s'il y a des élus locaux insoumis parmi vous ou parmi vos connaissances vous pouvez venir vers moi à la fin pour qu'on ensemble en plus planifier une écologie territoriale contre les logements passoires et le plus important je crois c'est de pouvoir c'est de que les premiers c'est les premiers conseils et ce soutien là car si on laisse faire la rénovation seront des rénovictions c'est à dire les loyers vont augmenter les familles populaires éloignées plus loin en périphérie des villes donc justement nous avons monté ce syndicat pour faire reculer cette injustice parce que pour moi c'est une grosse injustice donc on a lancé des pétitions on a mis des banderoles sur les immeubles avec Greenpeace on a mené des enquêtes donc maintenant nous donnons revendications on a trois demandes c'est de 1 transférer le coût des factures de chauffage sur les propriétaires récalcitrants la deuxième c'est de réquisitionner les pires logements passoires pour transformer en logements social car le service public est plus efficace pour les rénovations énergétiques et la troisième c'est de lancer une vraie planification écologique territoriale avec les collectivités pour des villes zérologements passoires donc il nous aide à cartographier les logements donc faire bouger les propriétaires et soutenir les locataires parce que c'est eux qui souffrent là-dedans donc c'est cet hiver on va lancer une grande grève des loyers dans les logements passoirs donc on a besoin de votre aide donc merci de donner votre contact si vous voulez suivre notre campagne soutenir nous aider à monter un syndicat dans votre ville donc je pense que tous c'est tout ensemble on va gagner l'union fait la force on peut briser facilement une brindille mais si on met 50 brindilles ensemble ça devient impossible à casser vous pouvez essayer donc s'il y a des locataires concernés parmi les patients thermiques je me répète n'hésitez pas à venir me voir et s'il y a des élus insomnies intéressés par les passoires thermiques je suis à votre disposition merci de m'avoir écouté bonjour Merci beaucoup alors moi donc je m'appelle Delphine Bouet je suis pas locataire je suis pas première concernée par les difficultés logement et pourtant je me mobilise sur le logement en fait pourquoi parce que tous mes proches sont confrontés à des difficultés pour payer leur loyer pour payer leur charge et sont éloignés de plus en plus en périphérie donc moi je j'habitais pendant longtemps à Rennes et j'ai je suis partie de Rennes notamment parce que je souhaitais acheter un logement et que les prix avaient trop augmenté et j'ai vu toutes mes amies qui ont été éloignées dans les périphéries et dans la campagne de Rennes ne pouvant plus payer les loyers et une majorité des colocations qui permettaient encore d'avoir des loyers moins chers êtes vendus aussi ces dernières années donc par exemple la reine en 5 ans les loyers ont quasiment doublé et le prix à l'achat des appartements et des maisons ont augmenté de plus de 30% par an donc c'est énorme si je prends la Bretagne en entier même avec les régions de campagne par rapport au loyer on a une augmentation de 4% des loyers pour les logements vides et pour les logements meubiers meublés qui sont les plus courants on est sur une augmentation de 20% en un an donc chaque année une augmentation de 20% sur des logements meublés sachant qu'il y a quasiment plus que ça comme logement alloué en fait les gens ne narivent plus à trouver de logement et donc s'éloigne de plus en plus de leur travail de leur famille et de leur lieu de vie donc en gros c'est meublé le problème aujourd'hui c'est qu'en fait ils sont c'est même plus des beaux de un an en fait aujourd'hui c'est des beaux de 9 mois qui sont dit mot beau mobilité et qui fait que au mois de mai au mois de juin les gens sont mis à la rue tous les ans donc voilà donc je suis pas directement concerné mais j'ai tellement de gens autour de moi qui sont directement concernés que que j'ai eu envie aussi de d'être alliés d'être soutien sur cette lutte et j'ai rejoint l'association tout un toit pays de Lorient en Bretagne pour essayer de faire bouger les choses là dessus et voilà je comme tu le disais fatoumakamara il y a dans le marché privé il y a vraiment ce problème que une toute petite minorité de gens possèdent la moitié des locations donc c'est énorme en gros ça veut dire que il y a 15 millions de personnes qui dépendent des mêmes 3,5% de la population et donc eux ils décident de le montant des loyers voilà enfin ils ont un pouvoir phénoménal en fait sur le niveau de loyer qui vont mettre en place et donc voilà nous on entend souvent en France et en Bretagne encore plus que on est un pays de petits propriétaires soit disant tout le monde est petit propriétaire déjà bah non pas du tout il y a plus de 30 millions de Françaises français qui sont locataires et moi je j'ai l'impression que on est plutôt un pays ou une minorité de maxi-propriétaires possède une majorité des logements enfin clairement on est là dessus avec du coup la part des revenus qu'on va consacrer au loyer qui augmente de plus en plus donc c'est en fait c'est aussi un peu les mêmes raisons qui ont fait se mobiliser les locataires sur Lorient à la base en fait c'était des locataires qui pour la première fois de leur vie à la sortie du confinement on pas trouvé à se loger et on commençait à dormir sur des canapés à droite à gauche à devoir habiter à 40 minutes sans transport en commun de leur lieu de vie et en fait c'est des gens qui pour le coup avaient pas forcément vécu en logements social enfin ça dépend des cales mais en tout cas qui avait jamais été confronté à ce type de difficulté et voilà qui ont eu envie de se mobiliser là-dessus qui ont vu l'association Alda dans le Pays Basque qui est très connu sur les questions de résidence secondaire et de logement touristique et ils ont envie ils ont eu envie et elles ont eu envie de de faire pareil et donc en gros nous le problème en Bretagne c'est vraiment les prix mais pas que les prix c'est aussi la disparition vraiment des logements en fait quand on cherche si vous cherchez aujourd'hui à louer un logement par exemple à Lorient vous pouvez aller sur leboncoin vous voulez chercher une location vous trouverez il y a beaucoup de chances que vous trouviez pas de location de plus de 9 mois il y a pas d'annonce et ça c'est très très souvent à chaque fois qu'on vérifie voilà donc en gros les gens comment ils font pour trouver des logements en fait il faut qu'il contactent les multi propriétaires de Airbnb pour essayer de négocier que en fait de sortir le logement de la location touristique pour essayer d'avoir un bail d'un an ou alors il faut avoir un très bon réseau et trouver par du bouche à oreille mais en gros par les annonces c'est très compliqué et on a plein de témoignages de gens qui nous disent qui refusent du coup des des emplois à cause de ça parce qu'en fait soit il y a pas de logement du tout soit ils sont devenus inaccessibles soit c'est beaucoup trop loin et le niveau de salaire permet pas en fait de prendre le boulot et à la fois de payer le loyer et le carburant donc voilà en gros c'est ça le principal problème en Bretagne mais pas que en Bretagne dans dans une grande partie de la France en fait autant au niveau des loyers que de la raréfaction des logements et nous on venait vraiment en colère du coup contre cette création de ce bail mobilité là qui a autorisé des beaux à partir de un mois normalement que pour les étudiants mais maintenant en fait tout le monde les met en place enfin tout le monde les multipropriétaires les mettent en place pour tous types de personnes enfin fraude totalement le droit par rapport au beau et donc on va vous proposer un bail de 6 mois alors que vous n'êtes pas du tout étudiant et voilà donc de manière totalement illégale par rapport à du coup ce que ce que nous on a fait pour se mobiliser par rapport à ça cette année en fait on a organisé on a participé à l'organisation de deux manifestations régionales et de manifestations locales il y a eu en tout en Bretagne cette manifestations pendant l'année justement pour baisser les loyers et pour retrouver re libérer des logements il s'est passé plein de choses j'ai fait une une grande une grande liste il y a Saint-Malo qui a mis en place des quotas pour les Airbnb il y a une malouine qui a gagné un procès contre sa voisine multi-propriétaire de Airbnb parce que cette propriétaire avait pas demandé le changement d'usage du logement parce que pour faire basculer dans les villes où il y a un numéro d'enregistrement pour faire basculer un Airbnb de logement d'habitation en logement commercial il faut avoir faire un changement d'usage et évidemment normalement avoir l'accord de la copropriété donc il y a eu ça on a lancé aussi une pétition qui a réunit plus de 10000 signatures j'ai amené le livre on a l'association de Douarnenez qui fait un travail extraordinaire et qui a carrément qu'à travailler pendant cinq ans sur qu'est-ce que ça veut dire d'habiter dans une ville et dans une zone touristique en termes de logement et qui fut a commencé une tournée dans toute la France on a eu l'association du Trégor qui a réussi à faire élire un représentant chez un bailleur social on a organisé trois jours d'université pour parler de tous ces sujets là alors Lorient et on va recommencer la semaine prochaine enfin l'année prochaine pardon et on est intervenu aussi auprès de députés auprès de d'Anaïs Le Meur auprès de députés du groupe Liot et auprès de députés du Morbihan donc en gros pour conclure nous ce qu'on demande c'est on a quatre demandes de notre côté ce qu'on demande c'est la généralisation de l'encadrement des loyers parce qu'en fait il y a pas de raison enfin il y a pas enfin voilà en fait les loyers ont énormément augmenté partout donc il y a besoin de baisser les loyers partout on est plus on est plus dans un moment où c'est une ville ou une autre voilà les les gens s'en sortent plus ni avec le loyer ni avec les charges on demande la généralisation de la limitation des résidences secondaires que ce soit avec des quotas comme en Suisse ou en Autriche ou que ce soit avec de la une taxation mais qui soit conséquente qui puisse vraiment en fait diminuer le nombre de résidences secondaires on demande aussi la limitation des Airbnb donc pareil il y a deux systèmes on y reviendra dans le débat si ça vous intéresse soit par Quota soit par compensation donc Kota comme à Saint-Malo compensation comme à Bayonne ou à Paris par exemple et la quatrième demande c'est l'arrêt des coupes financières de l'habitat social donc en fait on sait par exemple en Bretagne que juste en agissant sur les résidences secondaires en diminuant simplement de 10% les résidences secondaires et en diminuant les locations de Airbnb on pourrait loger 100 000 personnes supplémentaires à minima vraiment un minima j'ai fait tous les calculs le plus bas du plus bas du plus bas pour que voilà juste résidence second on dit en diminuant de 10% les résidences secondaires et en limitant les Airbnb par des quotas ou par des compensations pour elle loger 100000 personnes de plus donc en fait c'est énorme le la possibilité de logement de loger des gens et de diminuer du coup les loyers et énormes voilà qu'est-ce que c'est qu'est-ce que je veux dire oui pour passer à l'action c'est le la question de la conférence comment passer à l'action nous si vous êtes dans l'ouest de la France vous pouvez rejoindre le réseau West en nous écrivant nous à notre association qui s'appelle du coup tous un toit Lorient donc l'adresse c'est tout c'est un toit tiret lorient@proton mail.com et tout c'est un toit ça s'écrit te on a aussi Facebook Twitter et du coup on vous pourra vous intégrer je sais pas s'il y a beaucoup de gens de l'Ouest de la France mais en tout cas pourra vous intégrer au réseau West qui se mobilisent sur le logement vous pouvez aussi où que vous soyez en France en fait rejoindre des syndicats locataires des collectifs de locataires des associations dalles essayez pas c'est possible aussi de faire des choses on parlait de on a deux dates en préparant on s'était dit qu'on avait deux dates importantes cette date du 23 septembre et cette date du 30 septembre ou le 30 septembre on a la journée nationale pour la baisse des loyers et des charges partout en France qui a été initié notamment par le dalle et par la plateforme logement pour toutes et tous et donc soit il va y avoir des actions près de chez vous soit il va y avoir des actions chez vous soit vous pouvez organiser facilement des petites trucs une manifestation si vous êtes motivé vous demandez à une amie syndicaliste de vous aider pour la déclaration et si vous avez pas la motivation pour aller jusqu'à une manifestation ou un rassemblement vous pouvez même organiser un pique-nique vous faites un événement Facebook un événement instable en tout cas le 30 septembre ça va être une grande journée et on a vraiment envie que ça bouge un maximum partout et que ces questions de loyer de charge et d'accaparement des logements s'améliore parce que là c'est plus possible [Applaudissements] alors merci beaucoup pour vos interventions et la présentation de vos luttes de vos revendications je pense que c'était très utile de faire les interventions dans cet ordre là c'est à dire que vous trois vous commenciez parce que ça va permettre de faire la démonstration finalement de la façon dont nous notre action parlementaire de député France insoumise et en fait le prolongement des luttes et des revendications que vous avez sur le terrain et ça fonctionne dans les deux sens c'est à dire quand vous menez une lutte quand vous construisez un rapport de force quand vous produisez des revendications il y a nous faut qu'on les amène jusqu'à l'assemblée nationale jusqu'au lieu de pouvoir et vous le savez aussi parce qu'on a beaucoup travaillé ensemble ces derniers mois ça marche aussi dans l'autre sens c'est à dire nous à l'Assemblée nationale si on va dire un poste de vigie parce que ça nous permet de voir quand un texte de loi dangereux arrive et bien ça nous permet de nous en faire le relais et de vous prévenir vous acteurs de terrain vous qui êtes en lien avec les gens de dire attention voilà un nouveau coup qui va vous tomber dessus préparez-vous soyez capable meuble de riposter et menons cette bataille cette bataille ensemble en tout cas je trouve que et c'est la première chose le premier message que je voulais faire passer aujourd'hui ce travail entre associations collectif et parlementaire et mouvements de la France insoumise en général c'est quelque chose d'extrêmement important et j'espère qu'on arrivera non seulement à le continuer mais également à leur renforcer alors pour ce qui est des balles taille parlementaire vous dire un petit peu qu'est-ce qu'on a fait avec les collègues ces derniers mois on a eu finalement pas mal de sujets logements qui sont arrivés à l'Assemblée nationale je vais essayer de de les résumer on a eu un premier sujet autour de la question et ça c'est Django qui l'a évoqué de la hausse des loyers et des charges donc un sujet pouvoir d'achat sur le logement évidemment une question centrale parce que dans dans le choc inflationniste qui est en train de vivre la population française on dit que tout augmente à juste titre on dit que le caddie au supermarché a pris 20 30 40 % et c'est vrai et c'est Abd les gens dans la difficulté mais n'oublions pas une chose quel est le principal poste de dépenses dans le pays notamment des catégories populaires c'est le logement je vais même vous donner un chiffre une tendance sur le long terme dans les années 60 les dépenses de logement ça représentait en moyenne 10% du budget des Français aujourd'hui on est en moyenne à 30%. alors en moyenne ça veut dire que encore une fois si on est des catégories populaires si on est dans les zones urbaines dense ou le logement est le plus cher on est généralement bien au dessus de 30% il y a beaucoup de familles qui ont un taux d'effort à cause du logement c'est à dire là la proportion de leurs revenus qu'elle doit mettre dans le logement qui est parfois à 40 50% ou encore plus donc ce sujet du logement il est hyper important sur la question du pouvoir d'achat et donc sur la question de pouvoir tout simplement vivre dignement parce que là aussi du Hangout et les autres vous pourriez en parler le logement c'est tellement important on a tellement peur de perdre son logement que même quand on n'a pas beaucoup d'argent quelle est la priorité des priorités on se donne c'est de dire faut que je paye mon loyer je sacrifie tout le reste mais je suis tellement tétanisé à l'idée d'être expulsé de me retrouver à la rue avec ma famille que avant tout je paye mon loyer je sacrifie tout le reste pour pour ça et y compris Django c'est toi la dernière fois qu'il m'en avait parlé qui me donnait l'exemple de famille qui prenait des prêts à la consommation pour pouvoir payer leur loyer ou pour pouvoir payer leur augmentation de de charges voilà ça c'est des exemples à avoir en tête notamment parce que quand il y a parfois un discours même souvent un discours de droite qui est stigmatisant contre les classes populaires et qui parlent de ces locataires mauvais payeurs qui veulent pas payer parce que vous savez dans notre pays le droit protège tellement les locataires qui se permettent de pas payer leur loyer c'est tellement à des années-lumière de la réalité sociale du pays c'est tout le contraire qui se qui se passe bref ce sujet du pouvoir d'achat comment est-ce qu'on l'a abordé première question c'est celui c'est celle pardon de l'IRL l'indice de référence des loyers là je sans doute beaucoup d'entre vous connaissent mais je résume quand même le sujet vous savez qu'un propriétaire bailleur il a le droit d'augmenter le loyer en cours du bail en fonction de cette IRL si l'IRL est de plus 1% votre propriétaire sans vous demander votre avis tous les ans il a le droit d'augmenter votre loyer de plus important la qu'est-ce qui s'est passé une décision politique un choix du gouvernement une première fois l'année dernière de faire un IRL à +3,5%.

ça on l'a voté en juillet de l'année dernière pendant la très mal nommée loi pouvoir d'achat loi censée pour protéger le pouvoir d'achat on explique aux gens que leur loyer vont augmenter de 3,5 % ils l'ont fait une fois l'année dernière et ils ont recommencé la cet été juste avant qu'on parte en vacances une nouvelle augmentation de 3,5%. donc pour ceux qui sont fort en maths deux augmentations de 3,5%, ça fait pas 7 ça fait 7,1% d'augmentation donc si je le dis d'une autre façon depuis que Emmanuel Macron a été réélu président de la République on a l'équivalent d'un 13e mois de loyer en augmentation que les locataires ont à payer c'est une augmentation majeure une augmentation extrêmement importante alors ils ont le culot en face que ce soit l'année dernière ou cette année de nous dire non mais attendez on vous fait voter deux fois une augmentation de 3,5%, mais c'est une mesure de protection des locataires parce que figurez-vous que l'inflation est tellement importante que si on suivait le mode de calcul le l'IRL etc on serait à au-dessus de 3,5 % donc en gros quand ils nous ont présenté ça à l'Assemblée nationale ils nous ont demandé de leur dire merci voilà ils se sont même indignés que la France insoumise et la nupaise d'ailleurs en général ce soir opposé à cette à cette mesure bon ça c'est important et sur cette question de l'IRL alors malheureusement on n'a pas réussi à leur faire marche arrière là-dessus mais on a au moins réussi une chose c'est que on les a démasqué on a réussi à faire qu'ils assument qu'ils étaient à l'origine du décision politique d'augmentation générale des loyers dans le pays avec toutes les conséquences sociales que ça et ça c'est très important parce que ça permet aux gens dans la vraie vie de faire le lien entre ce que eux vivent et les décisions politiques parce que imaginez quand même on se met du point de vue d'un locataire HLM par exemple aux Framboisin à en Seine-Saint-Denis on voit son loyer explosé ses charges exposées et puis on entend sur BFM TV un ministre du Logement qui dit nous avons pris les mesures qui permettent de protéger les locataires de l'augmentation des loyers on y comprend plus rien on sait pas ce qui se passe et d'ailleurs c'est l'objectif des macronistes de faire que les gens ne comprennent plus rien à la à la situation bon sur cette question là on a réussi c'est déjà ça au moins je pense clarifier le débat politique et à mettre chacun en face de ces de ses responsabilités pardon bien sûr tu as tout à fait raison et alors j'aurais l'occasion plusieurs fois de parler du RL mais tu as raison ça commence là quand à la fin il y a le vote sur cette double augmentation de l'IRL de 3,5%, c'est très simple c'est la nups contre le reste de la terre voilà et donc y compris le y compris le RN toujours d'ailleurs ça me fait dire c'est important sur cette question de l'IRL il y a une autre façon de présenter les choses à je les ai présenté par la vie très concrète des gens est-ce que ça représente une augmentation de loyer on peut le présenter d'une autre façon un peu plus macroéconomique une augmentation de deux fois 3,5% des loyers ça représente chaque année un transfert financier de 5 milliards entre les propriétaires bailleurs et leur locataires voilà deux fois plus 3,5%, si on applique ça au montant total des loyers qui sont payés chaque année ça fait 5 milliards et si on en revient à ce que vous avez dit plusieurs fois c'est-à-dire qui sont les propriétaires bailleurs mais aussi qui sont les locataires les locataires sont sociologiquement les classes les plus populaire sont aussi ceux qui sont les plus jeunes et à l'inverse les propriétaires vous l'avez très bien dit en fait la propriété lucrative dans notre pays est extrêmement concentrée 3,5% des ménages qui détiennent la moitié des logements qui sont mis en location donc en fait quand on augmente l'IRL de ce niveau-là on prend une mesure on déplace 5 milliards de la poche des plus modestes jusque la poche d'une minorité a priori plutôt aisée mais donc déplacer 5 mineurs ça veut dire qu'en fait cette double augmentation de l'IRL ça a eu plus de conséquences que la suppression de l'ISF voilà suppression des SF c'était 3,5 milliards alors c'est déjà beaucoup et c'est déjà gravissime mais juste pour qu'on mesure ce que ça représente dans la société quand on touche un sujet comme ça comme le montant des loyers c'est d'un point de vue social extrêmement puissant et quand on fait une augmentation c'est malheureusement extrêmement inégalitaire et c'est ce qui s'est passé et j'en reviens au rassemblement national ça veut dire que dans ce sujet du coup de positionnement politique très sociable et ce qu'on se met du côté des plus modestes ou des autres et bien j'allais dire évidemment sans surprise pour nous mais peut-être avec un peu plus de surprise dans la population donc il faut le dire et le répéter le RN c'est mis du côté des plus riches et des plus des plus aisés sur le sujet des prix de l'énergie là aussi tu en goûtes tu l'as bien expliqué pourquoi est-ce que les charges locatives explosent principalement parce que les prix de l'énergie explosent et parce que si on ne rentre même un peu plus dans le détail vous savez dans les prix de l'énergie il y a deux choses il y a le tarif réglementé et le tarif de marché déjà le tarif réglementé augmente beaucoup c'était plus 15% en janvier ils nous ont rajouté cet été plus 10% ni vu ni connu sans jamais la voir annoncée donc déjà le tarif réglementé ça augmente beaucoup sauf que dites-vous quand on est dans le logement collectif c'est-à-dire soit le copropriété soit un bailleur social les règles du marché de l'énergie font qu'on n'a pas accès au tarif réglementé et que du coup un bailleur social par exemple pour se fournir sur le marché de l'énergie c'est les prix du marché rien d'autre et les prix du marché vous le savez ces derniers mois et ces dernières années ils ont absolument explosé ça veut dire qu'on a eu entre autres des bailleurs sociaux qui ont acheté leur électricité ou leur gaz qui donne ensuite à leur locataire parfois avec des augmentations de 2 3 4 enfin x 2 x 3 x 4 ou X5 et qui du coup l'on répercute dans les charges des locataires voilà donc ça c'est un autre sujet sur lequel on s'est battu parce que du coup la réponse à ça et le déduire quoi elle est finalement assez simple et bah il faut des tarifs réglementés bloqués pour les copropriétés et pour les bailleurs sociaux comme pour les autres donc ça c'est une bataille qu'on a mené à l'Assemblée nationale je comme il faut pas que je fasse trop long je la fais rapidement mais on a eu une fenêtre on va dire c'est une proposition de loi de nos camarades socialistes qui initialement était sur le thème de la renationalisation d'EDF et bien quand tu es allé arriver à l'Assemblée nationale on y a fait voter des amendements et notamment des amendements insoumis dont on est très fier pour que la proposition de bord en plus elle élargissent le tarif réglementé et notamment au bailleur sociaux on a réussi à le faire adopter à l'Assemblée nationale mais comme vous le savez un parcours législatif c'est Assemblée nationale et après Sénat et donc où est-ce qu'on en est de la bataille c'est un peu ça je fais un point là-dessus il faut que cette proposition de loi elle soit mise à l'ordre du jour du Sénat ce qui pour l'instant n'est pas le cas donc on a besoin que soit d'avoir suffisamment de rapport de force pour que la majorité les républicains du Sénat accepte de la discuter soit que des parties de gauche au Sénat accepte de mettre ça dans leur niche parlementaire voilà donc ça message envoyé à nos camarades socialistes écolo qui ont des niches parlementaires au Sénat ils ont pas voulu apparemment qu'on ait des sénateurs vu comment se sont passés les négociations sur les listes mais bon ils ont pas besoin de nous apparemment mais donc peut-être qu'ils peuvent prendre l'initiative de mettre cette proposition de loi de leur dans leur niche parlementaire parce que si on arrive à bloquer les prix de l'énergie pour notamment les locataires HLM mais aussi les personnes en copropriété on changerait la vie des gens et la nuit pèse pour être un peu fière de de ça voilà donc ça autre bataille qu'on a mené et vous avez vu qu'on est encore en train de mener autre sujet la loi casse variant berger vous avez peut-être dû en entendre parler donc casse Barrion hébergé qui sont des deux députés la majorité macroniste donc c'est une proposition de loi elle est à l'initiative de ces de ces députés une proposition de loi qui sur le résume vise à faciliter à accélérer les expulsions locatives alors là déjà quand on parle de ça j'ai dit juste avant à quel point la macronie était responsable de l'augmentation des loyers à quel point ils ont laissé faire l'augmentation des charges et là maintenant il facilite les expulsions est-ce que vous voyez un peu politiquement le piège je sais pas comment il faut l'appeler autrement le piège qui sont en train de tendre aux gens voilà ça va être de plus en plus cher vous serez de plus en plus nombreux à pas réussir à payer votre loyer et quand vous serez dans cette situation va faciliter le fait que vous puissiez vous faire vous faire expulser alors je vais pas trop rentrer dans le détail de la loi casbarium berger parce que notamment mon excellent collègue François pickman a une conférence je crois que c'est demain sur la question des expulsions locatives donc il rentrera plus dans le détail là-dessus mais finalement moi je vais je vais la présenter d'une façon dire que jusqu'à maintenant le droit du logement c'était une tentative d'équilibre entre deux principes constitutionnels le droit de propriété et le droit fondamental qui est celui d'avoir un logement et donc la procédure d'expulsion elle s'inscrit dans cette équilibre là cette équilibre enfin l'équilibre qui existait juste jusqu'à présent on peut le critiquer moi le premier parce que il y avait une interprétation de la du droit de la propriété très fort y compris une un amalgame entre la propriété d'usage je vis dans mon logement et la propriété lucrative c'est-à-dire je loue mon logement à quelqu'un pour faire de l'argent ce qui socialement sont pas les deux choses identiques mais qui en tout cas du point de vue du droit pour l'instant sont assez donc je ne dis pas que jusqu'à présent le droit était parfait pour protéger les locataires mais il y avait un équilibre qui était posé notamment issu de nombreuses luttes sur la question plus gros au logement là la loi casse Barrion berger elle arrive et excusez-moi de le dire comme ça elle défonce cet équilibre voilà c'est un changement radical en faveur des propriétaires bailleurs pour pouvoir expulser plus facilement parce que on donne plus de place à la décision administrative du préfet plutôt qu'à la décision du juge on donne moins de marge de manœuvre au juge pour donner des délais pour évaluer la situation sociale pour décider quand et comment on expulse et même une proposition de loi qui maintenant est adoptée malheureusement qui va jusqu'à criminaliser le mal logement puisque c'est une aggravation des peines pour les personnes qui squattent des logements avec cette loi casse Barrion berger trois ans de prison et 45 millions € d'amende pour le squat d'un logement et donc ça vaut toujours le coup dans ce genre de situation de rappeler une chose les gens ne squattent pas des logements parce qu'ils ont envie de pas respecter la loi il squatte pas des logements par plaisir quand vous occupez un vieil appartement vide et insalubre quand vous occupez un garage vide parce que ça la réalité du squat vous le faites parce que la seule alternative que vous avez c'est la rue voilà le squat c'est ça le squat c'est une stratégie de survie c'est un moyen pour les gens de se dire j'ai pas envie que mon enfant crève de froid et donc je vais rentrer dans cet endroit là parce que j'ai vu que c'est vide et qui avait personne et ben c'est assez là qu'on va expliquer que ces trois ans de prison et 45000 € d'amende et alors je détaille pas plus sur la loi casbarium berger mais je rebondis sur un sujet d'actualité qui est en lien avec ça vous vous l'avez peut-être vu passer l'information hier dans le Val-d'Oise il y a un préfet qui a expulsé d'un logement social des gens pourquoi parce que celui qui habitait dans ce logement social a été condamné à 12 mois de prison dans le cadre des révoltes urbaines alors je vous laisse digérer le l'information le truc on refait tout bon déjà révolte urbaine et la condamnation judiciaire la condamnation pénale suite à ces révoltes urbaines évidemment on a là une répression politique qui est déjà forte là la personne en question elle avait alors pillé un opticien donc ça veut dire voler des lunettes de soleil si on parle en langage normal et elle a eu déjà 12 mois de prison pour ça et là ce qui se passe en plus c'est que le préfet se permet en fait en pratique ce qui s'est passé c'est qu'il a accéléré une procédure d'expulsion déjà en cours donc il se permet de rajouter à la sanction pénale une sanction extrajudiciaire un châtiment social vous vous révoltez c'est de 1 la prison et de 2 des droits sociaux qu'on vous qu'on vous enlève là je me paraissait important de parler de ça parce que à manger un petit peu le débat mais vous savez le climat liberticide et répressifs dans lequel on est là on a l'exemple sur le logement mais ce modèle là on peut le on peut le déployer sur plein de choses on peut le déployer sur le RSA sur les allocations chômage etc des gens à qui l'état quelque chose à reprocher et il va se servir de ce qui est censé s'appeler sa main gauche c'est à dire l'aide sociale pour en fait être arbitraire et sanctionner et sanctionner les gens donc ayant cette vigilance en tête et c'est probablement un combat qu'on aura mené effectivement c'est quelque chose de gravissime qui s'est qui s'est passé je continue sur les sujets qu'on a abordés à l'Assemblée nationale la rénovation thermique des logements donc ça c'est le c'est ton sujet ça Touma moi je voudrais dire une chose sur la rénovation thermique des logements les passoires thermiques ou alors les bouilloires énergétiques l'été parce qu'effectivement un logement mal isolé il fait trop froid l'hiver et il fait trop chaud l'été et là on est l'épisode caniculaire on le vit en ce moment une bouilloire ou une passoire ça tue voilà les gens on meurent on a les chiffres tout ça on a eu là notamment santé publique France qui récemment a pu faire une étude très complète sur la surmortalité pendant les périodes caniculaires ils avaient déjà fait des études sur la sur mortalité en hiver et on sait que le fait de vivre dans une bouilloire énergétique ou une passoire thermique ça augmente la mortalité que chaque année il y a des milliers de personnes qui meurent de ça donc ça veut dire une chose ça veut dire que l'inaction politique face à la crise climatique l'inaction politique face à cet enjeu de rénover ces fameuses 5 millions de passoires bouilloire selon l'époque de l'année cette inaction politique là elle tue des gens et qui évidemment sont toujours les mêmes qui sont les gens qui meurent de ça c'est les personnes les plus vulnérables et notamment les catégories populaires parce que ça c'est aussi quelque chose qu'il faut dire si on repart de la canicule subir la canicule ça se subit pas de la même façon selon le métier qu'on a selon le logement qu'on a c'est pas la même chose excusez-moi je vais être un peu caricatural mais c'est pas la même chose si on peut télétravailler dans sa résidence secondaire en Normandie que si on est dans un H surchauffer à Seine-Saint-Denis où on doit prendre un RER aussi bondé surchauffé pour se retrouver à bosser à Paris sur un chantier sous le cagnard voilà tout ça ça se vit pas de la même de la même façon bref sur cette question de la rénovation thermique on a réussi à faire quelque chose vous avez sans doute entendu parler de ça pendant le débat sur le projet de loi de finance on a réussi à imposer au macroniste à imposer au gouvernement de voter des amendements enfin deux l'un après l'autre qui a imposé 12 milliards d'euros d'investissement pour financer la rénovation thermique des logements c'était une victoire conséquente et enfin une prise au sérieux de ce phénomène là et vous savez peut-être la suite de l'histoire c'est que même si l'Assemblée nationale vote des amendements dans un budget et bien après arrive le 49-3 voilà et passez tout le monde l'a en tête le 49-3 c'est pas seulement on impose un texte mais c'est même on impose un texte en choisissant dans les amendements qui ont été votés par les parlementaires avant lesquels on prend lesquels on prend pas et donc là qu'est-ce qu'a fait la macronie ils n'ont pas pris évidemment ses amendements qui auraient permis investir massivement dans la question de la rénovation thermique des des logements voilà mais ça c'est une bataille qu'on a mené et qu'on va continuer à mener on a besoin pour ça de s'appuyer sur les acteurs de terrain et merci à l'alliance citoyenne entre autres de mener de mener ce combat voilà allez un dernier sujet j'ai pas le temps de tous les faire mais un dernier sujet de bataille qu'on a mené c'est celui que tu as abordé Delphine celui de la location touristique et à quel point elle peut être prédatrice et dans un certain nombre de territoires rentrer en concurrence avec le logement des résidents permanents enfin bref des gens qui ont besoin non pas de vacances mais déjà juste de pouvoir vivre dignement sur leur sur leur territoire ça aussi c'est un sujet majeur et moi je voudrais vous donner un chiffre là-dessus pour mesurer l'ampleur du problème dites-vous que à Paris dans les 10 ans qui ont suivi l'arrivée de Airbnb vous avez davantage de logements qui sont passés de résidence principale à l'occasion touristique par Airbnb que de logements sociaux qui ont été construits sur la même période voilà page je sais pas si c'était clair je la refais le passage de résidence principale à Airbnb c'est à dire que vous avez un propriétaire bailleur sans doute multipropriétaires qui se dit à plutôt que de louer à l'année je vais louer en Airbnb ça me rapportera plus d'argent donc en gros il y a un appartement qui logeait une personne qui se transforme en appartement qui loge un touriste donc c'est évidemment pas le même le même public et bien ce nombre de basculement là il a été plus important que la construction de logements social donc pour vous dire la puissance de ce phénomène et donc à Paris ça date un peu et là le phénomène maintenant se développe de plus en plus dans les zones touristiques notamment littorales et c'est pour ça que la Bretagne le Pays Basque etc sont concernés donc là on a un phénomène très puissant ou à ce moment-là il faut qu'à un moment la puissance publique elle dise elle est priorités il y a des priorités sur la location des moyens et notamment des des bâtiments c'est pas la même chose d'avoir un bâtiment qui doit servir au tourisme que un bâtiment qui doit servir à loger des personnes et là là je reprendrai un slogan de nos amis de l'association Alda effectivement qui est une association de d'habitants du Pays Basque alors je ferai pas le slogan en basque je veux pas avoir de problème mais traduire en français c'est de dire le droit d'avoir un toit et supérieur à celui d'en avoir plusieurs voilà c'est une chose assez simple assez assez basique et je pense que la loi elle doit permettre de garantir ça et ça se traduit concrètement Delphine tu as dit les revendications qui doivent pouvoir devenir des lois de comment on instaure des quotas de comment mieux on contrôle mieux on régule etc la façon dont le marché de l'immobilier doit être régulé juste là-dessus sur Airbnb quand même pour finir on aura peut-être à la rentrée une proposition de loi des macronistes sur ce sujet là je dis peut-être parce que on me l'avait déjà promis cet été et ils l'ont repoussé cette fois ils nous ont dit vous inquiétez pas ça arrivera à l'automne bon on verra l'automne ce que ça donnera mais si jamais on a cette fenêtre là évidemment on s'en servira pour essayer de faire qu'une loi de régulation qui soit qui soit sérieuse et pour finir sur la question d'Airbnb je vous dis une chose vous savez il y a eu il y a quelques mois un CNR logement vous savez Conseil national de la refondation là c'était les bidules de Macron thématiques par thématique pour expliquer qu'il consultait blabla et donc à chaque fois tout ça évidemment a accoucher soit d'une souris soit carrément de régression sociale donc le CNR logement le résultat ça a été très simple c'était on continue la cure d'austérité dans le logement il avait déjà fait au précédent quinquennat dans le logement social et là il le continue dans tous les dispositifs donc ils ont coupé le robinet de la dépense publique partout dans le secteur du logement sauf rien ni fiscale on sait pas pourquoi elle continue à vivre elle continue à perdurer c'est la niche fiscale Airbnb voilà qui fait que aujourd'hui vous êtes un propriétaire bailleur vous payez drastiquement moins d'impôts si vous louez en Airbnb que si vous louez une location à l'année vous rendez compte de l'absurdité du truc normalement on a on aurait plutôt besoin d'inciter à louer à l'année plutôt qu'à faire du tourisme aujourd'hui il y a une niche fiscale qui a l'effet au contraire qui coûte plusieurs centaines de millions d'euros par an et celle-là pour une raison inexpliquée en fait si pour le lobbying des multipropriétaires qui font de la location touristique pour l'instant le gouvernement n'y a toujours pas touché donc là aussi il a dit que il allait ouvrir le débat au moment du projet de loi de finance cet automne on va voir si cette ouverture de débat ça se traduira par quelque chose de très de très concret voilà bon je vous ai cité plutôt plusieurs batailles je pense que ça fait déjà longtemps que je parle donc j'ai pas tous les faire je voudrais finir sur sur une chose qui est à mon avis la perspective politique là dans les mois et les années qui viennent dans le domaine du logement il faut je pense bien comprendre le moment dans lequel on est la crise du logement elle date pas d'aujourd'hui la crise du logement dans le sens où notre société arrive pas à répondre à ce besoin fondamental d'être logé correctement pour toutes les personnes voilà ça fait très longtemps malheureusement que sa crise du logement existe parce que le logement est trop cher et mauvais qui a des gens à la rue etc etc ça c'est pas nouveau on est depuis quelques mois et je pense que ça va rentrer et ça va s'aggraver dans le temps à venir on est rentré maintenant dans autre chose dans une crise de l'immobilier qu'est-ce que ça veut dire par crise de l'immobilier j'entends que on a une augmentation des prix de la construction on a des taux d'intérêt pour les crédits immobiliers qui ont beaucoup augmenté tout ça ayant provoqué un effondrement de la construction de logements et tout ça faisant que maintenant c'est plus seulement le peuple qui a du mal à loger et qui souffre de ça qui fait que maintenant les acteurs économiques jusqu'à présent tiraient beaucoup d'argent du logement donc les multipropriétaires les promoteurs le BTP etc même il commence à avoir peur parce qu'ils se disent que la crise est en train de s'élargir et que ils arrivent plus avant de leur logement que ça coûte trop cher de les construire que les promoteurs font des programmes immobiliers mais ils trouvent plus personne pour les pour les vendre et du coup il y a des promoteurs qui risquent de passer en faillite etc pourquoi je dis ça parce que a priori on pourrait se dire franchement nous ça fait des années qu'on souffre que les acteurs économiques du logement se mettent à souffrir aussi franchement enfin ils se rendent compte qu'il y a un problème dans le logement mais c'est juste que à partir du moment où les acteurs économiques puissants commencent à rentrer en difficulté ça veut dire que les amis on est en zone de turbulences politiques très très très très très forte et qu'à partir du moment où on est en zone de turbulences politiques très très très forte ça veut dire que dans les années à venir il y a des choix politiques radicaux qui vont être fait dans le domaine du logement et vous avez compris quel était le choix politique proposé par Emmanuel Macron et son équipe c'est de dire si le logement ça marche pas si c'est la crise à ce point-là c'est parce qu'il y a trop d'interventions de l'État et donc on va finir ce qu'on a commencé commencer depuis 2017 c'est à dire se retirer de tout se retirer des bailleurs sociaux parce que vous savez aujourd'hui maintenant les bailleurs sociaux il y a plus de financement public un débatteur sociaux c'est le locataires HLM qui paye ce que font les les logements sociaux il y a quasiment plus d'argent qui vient ce sont retirés des bailleurs sociaux l'État c'est aussi partiellement retiré des aPL parce que vous avez vu toutes les coupes qui a eu qui ont baissé le montant des aPL là ils se sont dernièrement avec le cnr-logement retirer des dispositifs fiscaux comme le Pinel etc qui était des subventions à la production de logement donc là il y a une option radicale qui ont été en train d'être prises par le pouvoir dans ce moment très compliqué qui est de dire ont des engage totalement l'état du marché du logement et on veut en faire un pur marché et on pense que c'est ça qui réglera le problème évidemment nous c'est pas notre option face à ça dont je disais ce moment de turbulences politiques ce moment compliqué c'est le moment où si on voit les choses positivement nous on a un espace pour proposer une alternative à ça pour avoir une autre vision de qu'est-ce que doit être une politique de logement où nous la vision qu'on doit avoir qui est radicalement inverse à ça qui est de dire au contraire il faut démarchandiser par tous les moyens possibles par tous les leviers de la politique publique on doit pouvoir démarcher le logement parce que c'est le chemin le plus court vers la réponse aux besoins sociaux c'est à dire encore une fois d'avoir un taux au-dessus de la tête qui soit bien chauffé l'hiver qui soit pas trop cher l'été à proximité de notre travail etc etc donc on est dans ce moment là il va falloir qu'on porte cette vision du logement de la politique du logement très très fortement donc des marchandisées ça veut dire et là je vais reprendre finalement beaucoup de revendications qui ont été qui ont été dites ici des marchandises ça veut dire qu'on encadrera la baisse les prix des loyers mais ça veut dire qu'on va plus loin que maintenant on va jusqu'à encadrer les prix du foncier parce que si le logement est cher c'est parce qu'il y a eu beaucoup de spéculations sur le foncier et même je vais plus loin des marchandises le logement c'est que c'est pas juste on encadre les prix du foncier c'est qu'on socialise le foncier voilà pour l'instant ça se fait de façon j'allais dire anecdotique expérimentale c'est ce qu'on appelle les offices de foncier solidaire mais ça ça représente quelques milliers de logements par an il faudrait une politique qui soit beaucoup plus ambitieuse de que ça de socialisation du foncier et qui permet de contrôler ensuite en suite les prix bref là je vais pas rentrer dans dans le programme de la France insoumise c'est j'ai pas le temps et c'est pas forcément l'objectif de cet atelier de rentrer dans les détails mais en tout cas voilà j'ai envie de vous le dire on est dans ce moment là où en matière de logement ça va beaucoup remuer on va avoir une radicalisation de la politique macroniste en face de nous et nous en face il faudra qu'on soit clair sur le chemin qu'on propose et que du coup ce chemin ce programme ces propositions absolument on arrive à coordonner ça avec les acteurs de terrain qui se mobilisent et là on en revient à au thème de cette table ronde et aux intervenantes qu'on a il va falloir qu'on se batte qu'on se batte ensemble et pour pour vraiment conclure cette fois juste vous dire des choses très concrètes il y a effectivement cette manifestation alors le 23 septembre on en a parlé dans d'autres cadres manifestations violences policières justice sociale moi je trouve c'est une très bonne chose de faire converger les luttes logements à cette occasion là donc le fait que le l'appel des locataires propose des actions devant les bailleurs sociaux le même jour que cette que cette manifestation c'est assez positif l'appel du dalle qui si j'ai bien compris comment ça va être signé assez largement par d'autres organisations pour manifester le 30 septembre très important aussi évidemment de doutez pas que la France insoumise les parlementaires et beaucoup de militants ici seront à tous ces rendez-vous pour être avec vous et pour vous pour vous soutenir dire aussi ça c'est important si je vous ai pas encore endormi s'il vous plaît soyez attentifs nous vous proposons une initiative c'est la création d'un réseau des locataires insoumis voilà pourquoi déjà au vu de tout ce que j'ai dit de la l'importance politique du sujet et parce que on sait que en fait parmi les insoumis on a plein de militants qui sont engagés dans les collectifs dans les associations dans les syndicats qui mène des luttes des luttes logements on est généralement très heureux de se retrouver une fois par an pour débattre lorsqu'on va faire juste après de tous ces sujets mais moi je vous propose qu'on puisse avoir un réseau qui permette en continu toute l'année d'échanger sur ce sujet et sur les mobilisations logement donc création d'un réseau des locataires insoumis il y a une ou plusieurs feuilles qui vont circuler je sais pas qui voilà il y a Sébastien là qui est en train de les faire tourner si vous êtes intéressé n'hésitez pas à remplir ce petit ce petit document voilà une fois que j'ai dit ça et j'ai dû dépasser mon temps de parole je vais m'arrêter là et je vous propose que pendant que vous remplissez la feuille si vous êtes intéressé par le réseau des locataires insoumis on fasse les prises de parole les questions et je sais plus c'est Cassandre qui va vous tendre le micro donc on fait comme d'habitude plusieurs merci plusieurs questions et on répondra ensuite ensemble merci oui moi je voudrais reprendre le dernier sujet sur le Airbnb vous avez oublié le code de la copropriété la loi du 10 juillet 1965 qui fixe le statut de la copropriété et dans une communauté privée cette formule est interdite je me bats contre ça je suis copropriétaire occupante je suis d'accord que les locataires se battent parce que les propriétaires ne font pas les travaux ils ont des obligations envers leur locataire notamment changement de fenêtre changement de volet ils ne le font pas donc c'est de l'argent facilement gagner en plus je suis dans une dans un quartier désormais défavorisé classer des défus zone de franches urbaine zone de sécurité prioritaire et en dernier lieu quartier politique de la ville c'est-à-dire quartier pauvre et dans ce quartier tous les professionnels s'installent parce qu'il bénéficient d'exonération fiscale considérable et exonération au titre de la de l'URSSAF donc ce sont tous ces gens qui creusent le trou de notre sécurité sociale leur objectif c'est louer acheter pour louer c'est de l'argent facile à gagner et puis j'ajouterai aussi qu'au niveau de la rénovation extérieure il faut aussi en parler nous avons fait faire un audit en 2012 conformément la Loire l'ingénieur thermicien qui a rendu le rapport nous a dit que nous ne pourrons jamais faire une rénovation à cause de l'architecture de la façade ne le permet pas la seule rénovation ne peut se faire qu'en interne mais qui c'est qui peut payer ça personne d'autre part les syndics eux ils ont juste envie de gagner de toucher des honoraires et puis nous raconte des mensonges en disant que nous avons droit de vous aides il faut il faut se s'orienter vers Gaïa énergie je ne sais pas si ça existe partout parce que les aides sont calculées sur nos ressources donc ils ont menti et aujourd'hui c'est une population vieillissante dans les immeubles qui pourra se payer une rénovation sachant que rien que pour un F3 il faut compter au moins 25000 euros pour un F4 35000 si ce n'est pas davantage donc nous ne pourrons jamais engager des travaux et d'autant plus qu'elle est banques ne prêteront plus d'argent parce qu'on est trop vieux voilà et puis juste les histoires de comme le nutriscore si on n'a pas fait la rénovation nous ne pourrons plus vendre alors ça faut évoquer aussi je pense que c'est très important nous n'y sommes pour rien on va pas démolir notre bâtiment pour le reconstruire ou ne pas les moyens merci merci [Applaudissements] oui papa bonjour est-ce que vous pourriez revenir sur les faits de la loi DALO est-ce que la loi DALO est vraiment appliquée et en fait à quoi ça consiste parce que je pense qu'il est un peu une entourloupe là dessus en fait au logement qui en fait on n'est pas vraiment une moi je suis de Sens dans l'Yonne et je voudrais savoir je suis à la CNL et je voudrais savoir pourquoi vous ne parlez jamais de la CNL dans vos on trouve qu'on va vous parler pas suffisamment de nous vous voyez pas assez suffisamment la CNL à sens parce que les acnl ils ont démoli des logements à cause de des comment dire des c'était nécessaire de les démolir parce que j'étais plein d'humidité j'ai des pourri mauvaise isolation phonique et thermique et on en parle pas vous n'avez pas et mauvaise mauvaise isolation thermique et phonique et ils ont été ils ont démoli plein de logements à sens et on voudrait savoir que vous en parliez ici quoi je vais de l'autre côté j'arrive je ne peux pas faire plus vite que la musique et je l'ai choisi merci beaucoup et bien moi ça fait 20 ans que je me bagarre sur la question du logement 20 ans donc la question qui vient d'être abordée à la table les questions les propositions moi je les ai vécues aussi et certains j'ai mené il y a encore là le 9 septembre j'habite à Paris et dans le 20e arrondissement c'est un quartier très populaire vous le savez et aujourd'hui par exemple nous avons été trois fois manifesté à la mairie de Paris nous avons manifesté pour la question des travaux des travaux de qualité pour les logements sociaux je suis dans un logement social la question de travaux c'est on nous parle de transition énergétique on nous parle de consommation par rapport au coûts par rapport à l'énergie l'énergie fossile qu'il faut détruire on entend tout ça mais nous là cette année nous avons comme nous tous là ça a été dit par par Django nous avons tous été augmenté pas de 20% pas de 30%. nous avons été augmentés de 500 400 300 250 tous les mois ça change 2% dans pourquoi parce que nous sommes dans effectivement les logements sociaux les propriétaires des logements sociaux ne sont plus soumis à l'encadrement des de du tarif réglementé alors maintenant à quoi on est confronté un deuxième point c'est que sur la question aussi bien alors je suis j'ai demandé parce que j'ai la chance d'être au conseil du patrimoine d'un bailleur social parisien très important et je me suis battue pour avoir toutes les factures de gaz et d'électricité et bien effectivement l'étude que j'ai faite sur mon groupe confirme totalement ces augmentations qui ont été donnés l'un à l'instant et il y a aussi ce qui a été oublié de dire c'est sur l'électricité l'électricité a augmenté de 900% 900%, je vais vous dire aujourd'hui ça veut dire des charges de combien on a parlé de 1000 3000 et demain parce que l'augmentation que nous avons eu en l'année c'est la régularisation de charge de 2022 mais celle de 2023 elle va doubler donc c'est pour ça qu'aujourd'hui on a intérêt à se regrouper que ce soit sur la question des travaux que ce soit sur la question de l'énergie que ce soir sur tous les problèmes quand ce soit du privé ou du public parce que sur la question du privé l'encadrement des loyers comment il se pratique dans la réalité moi à Paris nous l'avons c'est encadrement de comme des loyers et bien quand vous avez un encadrement qu'on dit de référence de référence à deux entre 17 et 21 euros le mètre carré combien de locataires dit avec des loyers des revenus de 1500 200800 peuvent payer aucun ne trouve de loyer à Paris parce que l'encadrement des loyers ne peut pas permettre qu'il soit logé quand ils sont expulsés de logement social parce que le logement social aussi pourquoi on a de ces difficultés parce qu'on construit plus on ne construisant pas de logement social mais qu'est-ce qui se passe il se passe qu'aujourd'hui on se retrouve expulsé et en fait des lois pourquoi ce gouvernement il est tellement pourri aujourd'hui la question elle est pas de rester par des petites actions individuelles mais en tant que politique nous devons amener des actions de comité comme on appelle ça des collectifs région par région mais ce réseau dont tu parles William il faut l'agrandir mais sur la question d'une partie nationale et poser le problème de la question du logement qui ne peut pas être résolu par la Cinquième République et qui peut pas être résolu parce gouvernement donc ça ne peut être résolu que par un gouvernement social le nôtre est-ce que est-ce que je peux encore des questions où est-ce qu'on répond il est il est moins dix propose qu'on fasse un tour de réponse merci Cassandre et merci pour vos interventions on fait un premier tour de réponse et on reprend et on reprend la redistribue pardon la parole après écoutez moi je vais être assez rapide alors d'abord pour dire qu'il y a pas de souci avec la scène ni avec la Fox ni avec toutes les associations de locataires par exemple l'année dernière on avait un atelier logement ou Eddy Jacquemart je crois secrétaire général de la de la CNL était invité donc non non il y a aucun problème il faut que on travaille tous ensemble quel que soit les associations ou les collectifs de locataires et par exemple j'en profite un placement produit je suis avec mes camarades parlementaires auteur d'une proposition de loi sur le sujet du logement et plus précisément une proposition de loi qui vise à mettre en place des mesures d'urgence pour protéger les locataires de la hausse des loyers et des charges bref ce dont on a discuté depuis tout à l'heure vous savez c'est notre boulot de parlementaire de dire c'est clé en main si demain on arrive au pouvoir on peut on peut faire voter des lois elles sont déjà prêtes et pour constituer pour rédiger proposition de loi on a auditionné et discuté avec la totalité des associations de locataires qui sont derrière toutes cités dans la proposition de loi donc on travaille tous ensemble il y a aucun il y a aucun aucun souci deuxième sujet sur lequel je veux revenir qui a été abordé la question de la transition enfin de la bicheurcation écologique qui s'impose aussi au monde du logement et la façon dont ça va le bouleverser il y a le sujet effectivement des obligations de performance énergétique pour autoriser la location vous savez je passais tout le monde l'a en tête c'est la loi climat est résilience il y a un calendrier année après année il faut que le logement soit ABCD etc c'est-à-dire qu'il est une bonne performance énergétique si vous voulez en tant que propriétaire bailleur avoir encore le droit de le de le louer donc ça c'est une bonne chose c'est même un calendrier qui est pas assez contraignant pour faudrait qu'il soit encore plus encore plus fort et je rajoute une deuxième chose sur l'enjeu écologique qui est aussi d'ailleurs une loi qui a été votée à l'Assemblée nationale qui est le fameux zan zéro artificialisation nette je sais pas si ça vous dit quelque chose c'est là aussi un calendrier donc là notre avis trop souple trop lointain mais qui dit que dans l'urbanisme et dans la construction de bâtiments et notamment de logement maintenant il faut arrêter les talons urbain il faut arrêter de consommer des terres naturels agricoles et forestières parce que ça c'est dangereux pour le cycle de l'eau pour la biodiversité etc et ça évidemment si vous dites on peut plus prendre n'importe quel champ pour pouvoir construire des pavillons ou pouvoir construire un immeuble mais il faut faire différemment il faut densifier il faut construire la ville sur la ville ça évidemment c'est un impact majeur sur la question du logement alors je vais pas rentrer dans le détail de ces sujets mais juste c'est un peu une ouverture pour dire qu'ils sont importants que ces sujets participent de la crise du logement de l'immobilier qu'on a maintenant parce que le marché n'étant absolument pas prêt par définition à assumer une bifurcation écologique provoque chez lui une crise mais nous ce sera un sujet en tant que insoumis le jour où on sera au pouvoir de réussir à réconcilier le respect évidemment du droit au logement et de faire ça dans un cas de bifurcation écologique c'est un sujet énorme qu'on a face à nous et on a déjà énormément de réflexion énormément de propositions pour pour y arriver et dernière question je réponds pas surtout après je laisse la parole sur sur le DALO moi je vous dis en deux mots ma perception de ça donc c'est valable DALO c'est le droit au logement opposable c'est une loi qui date de 2006 si je me trompe pas qui est d'ailleurs le résultat d'une mobilisation associative pour le droit au logement c'est parce qu'il y a eu ou certains d'entre vous peut-être s'en rappelle ou le connaissent des tentes rouges le long du canal Saint-Martin à Paris une mobilisation d'associations et de personnel sans abri qui à l'époque a eu un fort impact politique et a réussi à entraîner à certains nombres de lois positives en matière de droit au logement de droit à l'hébergement et notamment la loi la loi DALO une fois qu'on a dit ça le côté positif si on en arrive aux limites de la loi DALO bon tu disais est-ce qu'il y a une entourloupe là dedans je sais pas si on peut utiliser le mot oui sans doute il y a une entourloupe en gros on a une difficulté la loi DALO elle est censée dire que à certaines conditions l'état donc le préfet à l'obligation de vous proposer un logement aujourd'hui dans les zones tendues ces obligations c'est délai ne sont pas respectées voilà il faut le il faut le dire et la la faille il a faiblesse initiale de la loi DALO elle dit que quand l'État ne respecte pas ses obligations de relogement il doit payer une pénalité financière mais qui est une pénalité financière qui finance des associations pour accompagner les mal logés donc en gros une pénalité financière que paye l'État mais qui revient à financer une politique de l'État donc en gros on a un peu un truc qui tourne en rond ou l'aspect pénalité financière pour l'État et pas extrêmement extrêmement fort donc c'est c'est une limite importante du DALO et juste si on finit le là-dessus sans être trop technique mais c'est un sujet dans une vie professionnelle intérieure sur lequel je travaillais beaucoup il y a quand même un avantage du DALO c'est que c'est un outil de priorisation dans l'accès au logement social c'est-à-dire que ça ne garantit pas d'avoir un logement et en l'occurrence un logement social mais du coup les ménages les familles qui arrivent à obtenir le DALO sont ma prioritaires pour accéder au logement donc ça permet quand même concrètement de faire que des certaines situations sociales très difficiles qui soient mis en haut de la pile qui fasse que ces personnes est un peu plus rapidement un logement et bon une fois qu'on a dit ça ça enlève rien à toutes les limites que j'évoquais que j'évoquais tout à l'heure voilà moi je m'arrête là qui veut rebondir Delphine tu veux oui moi je pense que de toute façon c'est une toujours une excellente idée de se mettre en réseau au maximum et de mettre en réseau les locataires et il y a déjà eu effectivement là on parle de nouveaux collectifs il y a des organisations effectivement de locataires qui sont là depuis des décennies et vous avez raison Madame de rappeler qu'il y a le CNL il y a le CNL mais pas que il y en a d'autres et c'est important qu'on travaille tous et toutes ensemble parce qu'en fait c'est effectivement le lutte les luttes pour le logement ce sont des luttes anciennes et il y a des nouvelles il y a des nouveaux enjeux il y a des nouvelles difficultés mais il y en a aussi eu énormément dans les décennies passées et ce dont on a besoin je pense au niveau national aujourd'hui c'est justement de réunir ces nouvelles formes de lutte pour le logement et ces associations plus anciennes et je reviens du coup sur la date du septembre parce que je pense que justement je regardais les signataires donc effectivement il y a le CNL dedans mais il y a aussi les alliances citoyennes qui sont dedans pas toutes mais en tout cas pour l'instant il y a au moins Alda il y a aussi attaque France il y a aussi de nombreux syndicats il y a aussi les syndicats des avocats de France enfin voilà là j'ai au moins 20 noms sous les yeux et après il y a trois petits points donc si c'est pour vous dire si là il y a les anciennes les nouvelles associations qui souhaitent se mobiliser pour le 30 par rapport au financement de la rénovation énergétique des petites copropriétés on sait depuis très longtemps que c'est un problème qui a beaucoup de propriétaires au coup occupants de petites copropriétés qui n'ont pas les moyens de faire ces rénovations en fait il y a pas de solution miracle la solution en fait c'est de financer la rénovation énergétique c'est tout en fait c'est d'augmenter les aides pour la rénovation énergétique et il y a que par là que les ménages enfin que les gens pourront engager des travaux dans les copropriétés enfin vous avez raison Madame quand vous dites que il y a certaines petites copropriétés qui sont qui sont pas dans la possibilité de rénover et ça fait ça fait quand même longtemps que on entend ça mais pour l'instant les dispositions légales sont pas prises pour les soutenir suffisamment et je pense que vous l'avez déjà fait mais je vous le dis au cas où vous l'avez pas fait mais je vous conseillerais de vous rapprocher de votre agence locale du climat et de l'énergie qui ont des programmes de soutien et d'accompagnement des petites copropriétés c'est gratuit ah les travaux c'est mais il y a en tout cas dans certaines d'un certain nombre de communes en France il y a des soutiens financiers du coup qui sont mis en place par les collectivités territoriales pour pallier c'est pas suffisant et voilà j'ouvre pas le débat de toute façon je sais que c'est pas suffisant et que et que c'est un problème et juste pour terminer par rapport au rbnb en tout cas nous le retour qu'on a par rapport aux copropriété c'est cet habitant propriétaire de Saint-Malo qui a gagné en procès et elle a gagné parce que la propriétaire du Airbnb n'avait pas l'autorisation dans le règlement de copropriété de louer en Airbnb en fait s'il y a pas d'autorisation et en fait ce procès il fait jurisprudence si vous voulez s'il y a pas d'autorisation d'activités commerciales dans votre copropriété ça veut dire que vous pouvez gagner en justice en disant que le Airbnb est illégal dans votre copropriété donc ça c'était pour le Airbnb j'ai juste rajouté quelque chose par rapport aux copropriétés justement quand des difficultés pour faire la rénovation donc je vois madame que vous êtes découragé mais moi je dis il faut lutter parce que nous à Aubervilliers on a la même situation on a une petite copropriété les joyeuses que l'alliance citoyenne justement aide à s'organiser et à lutter donc ils ont obtenu des subventions pour faire des rénovations ils sont toujours en lutte actuellement avec la mairie qui est udi et qui va absolument détruire les propriétaires pauvres modestes donc c'est c'est finalement c'est une question politique en fait donc il faut pas vous décourager il faut lutter il faut lutter vous la prévenez voir après et on en discutera mais il y a possibilité de gagner il faut pas se décourager parce que je vois vous êtes fataliste il le faut pas c'est bien il nous faut il nous faut des battantes comme vous il faut que nous tous on soit tous battants tout se battante et battant juste pour répondre à la dame de la CNL il y a aucune division il y a que de l'Union vous savez j'ai jamais vu autant de personnes qui se sont mobilisés aujourd'hui face aux charges locatives j'ai vu des personnes qui qui ont appris ce que c'était des charges j'ai vu des personnes décortiquer les charges quand ils ont vu ces augmentations de charge arriver sur leur quittance des loyers j'ai vu des personnes mais qui payent le loyer sans même regarder la quittance de loyer aujourd'hui quand il paye le loyer il regarde à un centime près qu'est-ce qui a augmenté et qui regardent aujourd'hui qui sont aujourd'hui des experts ils sont passés de paiement de loyer à de à des experts en sachant d'où sort l'électricité et en demandant au bailleur on veut le diagnostic aussi au niveau de l'électricité il n'y a pas de de sous personnes tout le monde est devenu battant face à ces luttes là je pense que c'est ensemble qu'on pourra gagner et il faut qu'on soit uni vous avez raison vous dites que la CNL on l'entend pas mais la CNL elle est là elle est là elle est bien présente les habitants ils sont là tout le monde est là je pense qu'aujourd'hui si on ne s'unit pas et ben on va face à un mur on va face à un mur il faut le combattre il faut qu'on gagne parce qu'elle est générations derrière qui nous regardent et il faudra aussi les former très très vite on reprend deux trois questions parce qu'il est déjà il est déjà 15 heures on continue la discussion individuellement il y a pas de souci bonjour à toutes et à tous je suis Terence bandits je suis quoi animateur d'un ga dans le Val d'Oise j'ai pas spécialement de questions c'était plus pour effectuer un témoignage en fait donc comment c'est un groupe d'action en fait c'est un groupe d'actions de la France insoumise ça nous permet d'intervenir de manière dans la proximité avec les habitants voilà exactement plus près c'est bon vous m'entendez vous avez pas trop chaud c'est bon je m'amuse donc du coup voilà nous savons qu'actuellement il y a eu une énorme mobilisation autour de la réforme des retraites mais voilà il fallait souligner le point qu'il faut pas oublier les galères du quotidien Aujourd'hui il y a des personnes qui n'ont pas de logement qui dorment dehors et dernièrement j'ai effectué un porte-à-porte avec le député Carlos bilongo avec aussi des membres de mon ga et les retours que nous avons eu de ce porte à porte là vraiment c'était vraiment effroyable comme je rebondis sur ce que vous avez dit Madame au niveau des charges et on doublait voir triplés nous avons eu affaire à des passoires des passoires thermiques des bouillards énergétiques il y a eu pas mal de problèmes que nous avons rencontré que les locataires nous ont fait remonter malgré leur courrier qu'ils ont adressé au bailleur aucun retour un irispect total donc du coup nous avons décidé de d'agir avec le député Carlos bilongo nous avons rédigé un courrier que nous avons adressé directement au bailleur et comme par enchantement finalement ce bailleur a répondu ce bailleur a répondu donc du coup au mois de septembre nous avons une réunion avec ce bailleur là pour pouvoir essayer de de régulariser la situation de pas mal de choses voir s'il y a des il y a des possibilités de poser des sondes au niveau des chauffages pour évaluer tout ça à distance donc du coup c'est juste pour vous dire que d'une manière ou d'une autre justice sera faite et ne pas abandonner les camarades seul la l'ultime merci beaucoup merci ben moi je suis conseillé de Paris France insoumise donc je travaille pas mal avec Daniel Simonet parce qu'on est sur le sur le 20e tous les deux et déjà sur le logement bon comme vous le savez Paris c'est un peu le Mordor quoi ça veut dire que on est sur je sais pas à 40 mètres carrés pour trouver un logement à 40 mètres carrés vous pouvez vous pourrez pas trouver en dessous de 1150 1200 euros c'est ça le 20e je parle du 20e donc pas de Paris sans les arrondissements les moins chers donc dans cette situation là vous comprenez que des gens qui sont à HLM ils s'accrochent à leur HLM alors c'est un contexte global parce que quand on parle de la crise du logement ça a été dit il y a une crise systémique du logement à Paris en théorie un encadrement du logement Agathe qui est du 20e aussi on a parlé en théorie parce qu'il y a 30 % des logements qui dépassent cet encadrement et c'est un encadrement à des niveaux tellement élevés qu'en vrai c'est pas un encadrement des des logements encadrement à la baisse parce qu'aujourd'hui la plupart des parisiennes et des Parisiens qui ont un salaire de 2000 euros 2500 ce qui est voilà c'est c'est pas énorme mais c'est pas non plus rien ils ne peuvent pas se loger sauf en HLM ou alors ils sont en zone 5 à 1h 1h30 de transport donc ça c'est un énorme problème et si on les HLM le problème des hlmc croyant un double problème c'est que oui l'État a fait les poches des HLM c'est à dire depuis 2017 donc l'arrivée au pouvoir d'un certain Emmanuel Macron c'est 1,3 milliards qui a été pris dans les poches et HLM mais qu'est-ce qui se passe quand il y a des mobilisations logement qu'est-ce qui se passe quand il y a les locataires qui se mobilisent parce que leur charge locative a augmenté de 3 4 5 cet hiver tu en es tu en sais quelque chose Agathe bah les on se retrouve face à des bailleurs qui en fait ne joue pas la transparence sur les contrats qui ont été signés avec les énergéticiens mais en plus font peser justement les charges sur leur locataire c'est un rapport de force alors on veut bien être solidaire des HLM en disant c'est scandaleux que l'État vous font mais quand on se mobilise quand on est devant les mairies quand on est quand on demande aux municipalités de se mobiliser aux côtés des locataires et qui nous disent ah non on est désolé il y a plus d'argent dans les caisses des HLM et quand les locataires disent mais écoutez moi mon frigo il est vide donc j'ai plus d'argent moi non plus comment on fait et c'est ça la vraie question c'est qu'on devrait être solidaire en théorie c'est-à-dire les mairies qui se de gauche devrait être aux côtés des locataires les les HLM devrait aussi mener cette bataille collectivement avec nous et au final c'est pas le cas donc oui là il y a un vrai problème et c'est pas simplement sur les charges c'est la question de l'insalubrité par exemple on a fait des mobilisations dans le 20e où on faisait des expositions pour montrer les habitants prenaient en photo les souris qu'il trouvait dans leur appartement on l'a mis dans la rue pour que le Parisien soit obligé de faire la Une d'en parler pour que les médias parlent parce que tant qu'on en parlait pas tant que c'était pas public ah bah les HLM il s'en foutait donc oui il le problème de moyens mais il y a un problème d'écoute il y a un problème de solidarité et il y a aussi un problème justement de coordination entre nous parce que on a fait des manifs devant la mairie d'arrondissement mais on n'a pas pu en faire devant l'hôtel de ville parce que les mobilisations ont été un peu compliquées à l'échelle des arrondissements c'est la faute de personne c'est la faute du fait que bailleur par bailleur arrondissement par arrondissement ville par ville en fait pour l'instant on a du mal à se coordonner et ça c'est un vrai enjeu aujourd'hui sur la sur la coordination et je termine sur un truc la question le logement c'est global il y a une crise du logement systémique mais il y a une crise des moyens parce que il y a quelques temps c'était 2,2 % du PIB qui était consacré au logement aujourd'hui c'est 1,5 la Fondation Abbé Pierre dit que ça n'a jamais été aussi bas donc ça c'est un gros problème c'est déjà pas de moyen il y a pas de logement construit l'Île-de-France c'est quoi c'est 25000 logements qui sont budgété pour cette année 2023 alors qu'il en faudrait 32 2037000 c'est ça que ça veut dire grâce à dire les gens n'ont même pas de logement se loger donc évidemment qu'est-ce qui se passe 2019 et je termine par ça il y a depuis 2019 il y a 80% de plus de gens dans le logement d'urgence il y a 30% dans les hôtels sociaux en Île-de-France et avec les Jeux Olympiques ce sera évidemment pur parce qu'ils veulent cacher la misère on a vu les gens qui ont occupé la place de l'Hôtel de Ville ça on a fait chier certains parce que ça faisait pas propre mais c'est la réalité sociale aujourd'hui à Paris en Île-de-France et dans toute la France il faut la montrer il faut être solidaire il faut être intransigeant parce qu'il y a que ça qu'ils entendent et c'est par la solidarité qu'on y arrivera alors je vous propose je vous propose de laisser le mot de la fin aux invités pour qu'on puisse libérer la tente pour le prochain atelier il me manque une feuille réseau insoumis donc n'hésitez pas à me la faire remonter et si vous souhaitez la compléter vous pouvez aussi venir me voir je viens de consulter les intervenants et on trouve que Laurent a fait une très bonne conclusion donc je vous propose qu'on en reste là pour pas bousculer le programme et voilà on se dit juste un mot d'ordre mobilisation unité vous l'avez compris on a plein d'actions à venir et voilà on lâche pas le morceau à bientôt [Applaudissements]