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interviewPublic Sénat· 24 mai 2022 26 min

Nomination de Pap Ndiaye : "Même Jean-Luc Mélenchon n'aurait pas osé", juge François-Xavier Bellamy.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour français que j'ai aimé la vie je vous remercie mon coude est notre invité politique ce matin vous êtes député européen membre des républicains on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée par stéphane bern et de ouest france bonjour stéphane bonjour bonjour on a beaucoup de sujets abordés avec vous françois-xavier bellamy mais d'abord évidemment la nomination du ministre au poste de ministre des solidarités de damien abad et cette polémique qui est arrivé quelques heures après sa nomination damien abad qui est accusé de viol des faits qui auraient lu entre en 2010 et en 2011 des faits qu'il conteste on précisé le clame son innocence pour le gouvernement la justice est la seule à pouvoir et à devoir trancher est-ce que vous êtes aussi sur cette ligne emmanuel macron elisabeth bande ont raison de le maintenir à son poste dans une démocratie et je pense qu'il faut qu'on fasse tous très attention à cette question qui devient cruciale aujourd'hui il ya un moyen et un seul de résoudre ce type de conflit c'est la justice si des faits de cette nature ont été commis ils sont bien sûr d'une gravité absolue et ce qui compte c'est que la justice fasse son travail et qu'elle condamne s'il y a lieu de condamner mais si la justice ne condamne pas il me semble qu'on peut pas se fonder sur la simple expression d'une accusation pour pouvoir condamner médiatiquement et politiquement quelqu'un et je dis ça en ayant évidemment la plus grande tristesse pour le choix qu'a fait damien abad qui a tout simplement trahi son camp oui je n'ai pas de raison particulière de le défendre je crois que nous devons tous défendre aujourd'hui c'est bien sûr la justice pour toutes les victimes de viol d'agression sexuelle et il faut que la justice puisse faire son travail dans tous les cas où des femmes ont été agressées mais ne nous substituons pas collectivement politiques journalistes ne nous substituons pas à la justice parce que sinon nous rentrons dans une société d'une tout autre nature je crois que c'est une très grande conquête encore une fois de nos institutions que d'avoir construit et si remonte au fond au tout début de la de la démocratie dans la grèce antique il ya déjà 25 siècles il faut protéger cela c'est très important parce que sinon eh bien nous rentrons la spirale d'une modalité totalement différente de résolution des conflits les élections non je suis absolument en désaccord avec cela comme je vous le disais ce qui compte c'est que la justice se prononce lorsqu il y à une accusation de viol est une accusation d'une immense gravité c'est à la justice de faire ce travail là et en aucun cas les électeurs ne peuvent faire ce travail à la place des juges si damien abad pense pouvoir être blanchi par des élections il se trompe totalement et il ne pourra pas se plaindre du procès politique qui lui sera demain intenté printemps dernier - matière les accusations dont on parle déjà plusieurs années est ce que vos républicain vous étiez au courant de 2,2 de 7,7 de ses affaires et vous même personnellement est ce que vous saviez qu'il y avait que damien abad avait des problèmes de cette nature à titre personnel je n'ai jamais entendu parler de ces deux situations certains ont eu vent de deux de ces accusations d'autres d'une réputation qui serait celle de damir ben moi je confesse l'avoir découvert dans la presse donc vous l'avez apprécié calme moi j'ai appris effectivement par l'article de mediapart qu'il y avait une accusation de viol portées à l'encontre de damien abad je n'en avais jamais les questions à votre connaissance mais non et de fait j'ai rejoint les républicains en 2019 pour l'élection européenne ensuite je suis pas mon mandat plutôt à bruxelles ou à strasbourg - moins présents à l'assemblée nationale ou au sénat j'aurais pu en entendre parler encore une fois ce qui compte dans ce genre de situation c'est d'abord que lorsque de telles accusations sont portées la justice puisse être saisie alors au delà de ces 2,7 questions et de ces accusations qu est ce que vous pensez du choix de damien abad d'avoir rejoint gouvernement d d'avoir abandonné son poste de président du groupe à l'assemblée de 7 me en retrait de votre famille politique ce choix est aberrant et curan il est révoltant par l'inconstance qui le révèle et par le discrédit qu'il jette sur la classe politique tout entière et je pensais on est dans un moment assez préoccupant de notre vie politique dans un moment de confusion généralisée qui n'est créé que par le comportement de quelques-uns mais qui a des effets délétères sur la vie politique tout entière dans l'ancien monde qu'on a beaucoup critiqué dans l'ancien monde on n'aurait pas changer de couleur politique à la veille d'une élection parce que le camp d'en face avaient gagné dans l'ancien monde un candidat socialiste ne serait pas devenu de droite parce que la droite était au pouvoir un candidat de droite ne serait pas devenu socialiste on a fumé qu'il fallait qu'il y ait une majorité et qu'il fallait qu'il y ait une opposition et je pense c'est très important de rappeler que si le maquereau niçois avec cette idée du en même temps a autorisé une espèce de porosité qui fait qu'aujourd'hui pendant la composition du gouvernement imaginé vous on s'est demandé si catherine vautrin venu de la droite où il y avait deux bornes venu de la gauche allait être premier ministre des personnalités qui nous argue rien en commun aujourd'hui ce clivage droite gauche ce qui est pertinent absolument pertinents c'est la réalité du pluralisme démocratique et le clivage droite gauche il a certainement été épuisés de l'intérieur par le fait que les grands partis les partis traditionnels n'ont pas fait le travail intellectuel nécessaire pour pouvoir faire vivre le débat démocratique et être à la hauteur des enjeux et des conversations qui sont nécessaires pour l'avenir de notre pays ça n'enlève rien à la nécessité de ce pluralisme et surtout ça n'enlève rien à la nécessité de la clarté de la constance de la cohérence que les élus doivent avoir envers les électeurs quand on a critiqué comme damien abad l'a fait pendant des années quand on a critiqué avec raison je pense l'action des manuels mâcon on n'a pas le droit parce qu'un poste ministériel passe d'un coup à votre portée de retourner sa veste et d'abandonner tout ce qu'on avait dit et je dis ça ça vaut pour les élus mais finalement ils ont pas été si nombreux que ça a tourné casaque ça vaut aussi pour les électeurs c'est très important je crois dans cette période de confusion dans cette période de relativisme absolu c'est très important de rappeler que la politique ça a un sens qu' il faut appuyer son jugement sur des faits qu'on n'a pas le droit d'ignorer aujourd'hui le bilan du président de la république qu'on n'a pas le droit de fermer les yeux sur ce qu'il compte faire dans les années qui viennent la composition de soucoupe de son gouvernement le montre assez et si on a dans le passé voter à droite voté au centre droit si on a défendu dans son comportement des lecteurs des principes qui sont très claires on ne peut pas ne pas voir que le bilan des manuels macron est aux antipodes leur ont pas donné aussi des raisons bien sûr encore une fois les partis politiques traditionnels ont évidemment leurs responsabilités elle est immense dans la crise qu'il traverse aujourd'hui et la droite va devoir faire un effort absolument majeur pour se reconstruire et mérité de nouveau la confiance des électeurs mais en attendant moi je suis très frappé je vous le dis très simplement il arrive souvent que les électeurs engueuler les élus et ils ont bien raison de le faire mais il arrive aussi parfois qu'on puisse être un peu étonné de voir comme je l'entends parfois aujourd'hui en allant sur le terrain soutenir des candidats aux législatives des gens qui me disent finalement je suis de droite mais mâcon c'est pas si mal que ça je vois pas comment on peut dire ça quand on est de droite c'est que on s'inquiète généralement pour la gestion des finances publiques la dette de l'état a plus augmenté avant même l'apparition du coc vide sous emmanuel macron que sous françois hollande met à tomber de trois ans suivant quand on est de droite on veut relancer l'économie il suffit pas de nommer un ministre de l'économie qui viennent de la droite pour ça ça c'est la politique des revenus de macron c'est la politique du casting de l'apparence et de la communication la réalité maintenant les faits c'est que cette relance de l'économie et de l'industrie c'est un échec absolu la france a fait l'année dernière le plus fort déficit commercial de son histoire si on est de droite on peut pas se satisfaire d'un bilan comme celui-là et emmanuel macron ça fait pas quelques mois ça fait même pas quelques années ça fait dix ans en réalité qu'il est aujourd'hui à l'elysée c'est ça le bilan dont six les comptables aujourd'hui on n'a pas le droit d'être sévère envers le bilan de la droite et de fermer les yeux sur le passif du président de la république et puis je rajoute un dernier élément parce que il ya la question de l'économie mais quand on parle de la droite on parle de la transmission non pas seulement de ces valeurs matérielles mais aussi de quelque chose d'immatériel de la transmission d'une culture de la transmission de l'identité de la france est de ce point de vue là la nomination du ministre de l'éducation nationale j'espère ouvrira les yeux à tous les électeurs qui ont cru trouver en emmanuel macron un président qui pouvait finalement correspondre à la droite classique emmanuel macron est en train de nommer un ministre de l'éducation nationale que même jean luc mélenchon même jean-luc mélenchon s'en suis convaincu n'aurait pas osé mettre à la tête du ministère de l'éducation nationale l'un des cofondateurs du cran qui défend depuis des années cette vision des colonials qui consiste à expliquer que la france est coupable je cite le ministre de racisme structurel est ce qu'on a le droit de confier la plus grande institution de la république française à quelqu'un qui considère que la france est coupable de racisme structurel ce n'est pas la même chose de dire qu'il ya du racisme en france et qu'il faut lutter contre les discriminations et de dire que la france est structurellement susceptible soupçonnable coupable de reproduire des discriminations et moi je le dis comme un ancien professeur de philosophie je suis révolté révolté qu'aujourd'hui le ministère de l'éducation nationale qui devraient être confiées à quelqu'un qui reconstruit l'école comme le lieu d'une transmission d'une culture ouverte est donné à tous pour reconstruire la communauté nationale que ce ministère qui est crucial pour notre avenir et qui est aujourd'hui dans une crise majeure soit confiée à quelqu'un qui au contraire porte le soupçon sur nos institutions depuis des années maintenant je pense qu'encore une fois on peut écouter le discours du pape ndiaye on peut respecter sa cohérence intellectuelle on ne peut pas quand on vient de la droite approuvé le choix des manuels macron qui met en danger notre avenir parce que ce choix là est lourd de conséquences mais comment vous l'expliquez ce choix vous parlez de tout à l'heure de deux politiques du casting de l'apparence de la communication on a entre enfin avec avec la nomination de pap ndiaye on n'est plus dans la politique dure en même temps mais du grand écart comment comment est-ce que vous expliquer le choix de personnalités aussi différentes au sein du vin d'un même gouvernement j'ai calculé je ne peux même pas l'expliquer je ne peux même pas expliquer ce choix n'a aucun sens emmanuel macron joue des institutions absolument décisive sans aucune espèce de cohérence j'ai critiqué vivement et je crois qu'il fallait le faire les réformes menées par jean michel blanquer au cours des cinq dernières années une volonté lasker complète parce que la réforme mais parce que la réforme du lycée de la région coeur la réforme du lycée c'était la continuation de la réforme du collège mené par najat vallaud belkacem c'était toujours moins de transmission des savoirs fondamentaux c'était la fragilisation du tronc commun on le voit avec les mathématiques aujourd'hui bien sûr ça c'était fini finalement la fragilisation aussi du travail des enseignants et on le voit dans l'effondrement de la participation aux concours de l'enseignement cette année malgré tout jean michel blanquer et je lui ai toujours dit je les dis même sur votre plateau il ya quelques mois avait un courage que personne ne peut lui contester qui est qu'il avait affronté avec force les discours qui précisément jette le soupçon sur la mission de l'école au fond ce discours-là très dangereux qui consiste à dire et nous l'entendons depuis longtemps ce discours c'est pas comme si on le découvrait aujourd'hui que l'école est un lieu de reproduction des ségrégations que l'école est un lieu qui sert à justifier l'échec des noirs et la réussite des blancs disons le comme ça ce discours-là chi minh de l'intérieur le projet universaliste de l'école de la république ce discours là jean michel blanquer elle avait combattu avec force et il a eu raison de le faire et bien aujourd'hui je ne comprends pas pour répondre à votre question je ne comprends pas comment emmanuel macron qui a nommé jean michel blanquer qu'il a maintenue pendant cinq ans qui l'a soutenu dans le discours courageux qu'il tenait et c'est le point que je lui reconnais à l'issue de ce quinquennat comment il vient saper même ceux qui restaient à défendre du bilan de jean michel blanquer en nommant pap ndiaye c'est à dire son exact contraire au ministère le désaveu total de c'est un désaveu total bien sûr cinq dernières a bien sûr et j'entends aujourd'hui le président de la république nous dit non non je n'ai pas changé d'avis je n'ai pas changé de ligne il enfin la vérité c'est que pas baigné lui même attaqué avec virulence le bilan des manuels macron donc soit emmanuel macron au fond n'a pas changé d'avis mais dans ce cas sa duplicité est absolue parce qu'on ne vois pas comment il aurait pu cacher sa vision profonde pendant cinq ans en soutenant jean michel blanquer à l'éducation nationale soit soit c'est que jean michel c'est que c'est que manuel macron se joue de nous et de l'école alors jean-michel bancaires notamment avait un discours très fort sur la laïcité est ce que vous attendez à ce que cette chose change au sein de l'école de l'éducation nationale et j'espère que non et encore une fois ce qui compte ce n'est pas seulement la laïcité comme une espèce de valeurs abstraites ce qui compte c'est de refaire de l'école et c'est quand même la priorité majeure doit faire de l'école le lieu de la transmission d'une culture commune j'ai commencé mon engagement public en publiant les déshérités nous vivons aujourd'hui dans une situation de crise de l'école que je dénonçais il ya déjà presque dix ans mais qui n'a fait que s'aggraver depuis une crise de l'école qui fait qu'aujourd'hui nous avons le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l' ocde que au fond notre système permet encore à ceux qui viennent des familles les plus favorisés de réussir ça n'est pas d'ailleurs une question de couleur de peau c'est plutôt une question effectivement de milieux sociaux et que de l'autre côté eh bien ceux qui ne bénéficient pas de ces conditions de départ ont le plus de chances d'échouer ce constat là on peut tous le partage et la grande scission c'est la grande question c'est comment on y répond et vous avez des gens qui comme pape ndiaye explique que c'est le coeur du travail de l'école d'organiser cette ségrégation ccsa fondamentalement moi j'ai lu la condition noire le livre de ma peine c'est un travail dans lequel au fond il ramène tout à la couleur de peau tout est fait pour montrer que derrière en fait la question de la race une certaine gauche a retrouvé sa nostalgie de la lutte des classes et bien moi je ne crois pas à cette vision là je pense au contraire que l'école peut faire réussir tous les enfants quelle que soit leur couleur de peau à condition qu'elles deviennent indifférente à leur couleur de peau à condition qu'elle leur dise à tout ce que s'ils travaillent que s'ils sont prêts à embrasser la culture qui leur est offerte gratuitement et la france est quand même rappelons le quand même un pays qui a le mérite immense d'offrir gratuitement l'éducation à tous les enfants qui grandissent sur son sol et bien si les enfants travaillent si nous reconstruisons la transmission de la culture si nous faisons de nous confiance à notre culture pour faire grandir des enfants alors ils pourront réussir et ça finalement c'est d'une certaine manière l'exact inverse du discours que tient le nouveau ministre de l'éducation nationale un dernier mois je sais d'autant plus grave pardonnez moi que monsieur ndiaye lui même qui veut nous expliquer que la condition noire en france et celle de la minorité opprimée qu'il décrit en venant des états unis avec le discours qu'il a importé du monde américain monsieur pape ndiaye est lui même un exemple de la vacuité de sa propre dénonciation parce que lui même évidemment issu de la minorité dont il parle lui même enfant d'une famille modeste a pu devenir ministre de l'éducation nationale universitaire normalien avoir accès aux meilleures études dans notre pays sa soeur marie ndiaye a reçu le prix goncourt le prix femina est une très grande romancière c'est bien la preuve et c'est cela qu'il faut redire aujourd'hui que tous les enfants peuvent réussir à condition de recevoir cette culture que nous sommes capables de partager avec l'année si abc dont encore une fois de nouveaux de transmettre notre culture et on voit ici que on retrouve les manuels mâcon qui expliquait qu'il n'y a pas de culture française est ce qu'il ne faut pas laisser faire ses preuves à l'éducation nationale et voir ce qu'il va faire en tant que ministre malgré tout cette nomination est un message nous verrons ce qu'il va faire cela n'enlève rien au fait que je crois à la continuité je pense que les individus les personnes ont le droit à leur cohérence et je reconnais parfaitement le droit de pape ndiaye à la légitimité de son discours viril défend un discours qui est parfaitement clair qui est parfaitement explicite je trouve cela d'ailleurs pour ma part infiniment plus respectable que cette espèce dans même temps et de confusion généralisée si vous voulez ce qui m'inquiète n'est pas que pap ndiaye tiennent ce discours ça fait longtemps qu'il le tient je l'entends je le lis et je suis prêt à le combattre parce que intellectuellement je me sens radicalement opposées à cette cohérence intellectuelle ce qui me paraît extrêmement grave c'est qu'emmanuel macron en étant aujourd'hui président de la république dans un contexte de fracturation déjà très grand de notre de notre société de notre vie démocratique soit capable de faire dans ce en même temps improbable dans ce grand écart que vous vous dit à l'instant le passage de jean michel blanquer et de papa papa niayes et là pour le coup il ya une incohérence qui ne peut être que choquant on va avancer parce qu'on a on a encore quelques sujets à voir avec vous vous parlez des pénurie d'enseignants évidemment qu'ils sont raides ya aussi des pénurie de soignants aujourd'hui est ce que vous êtes inquiet sur la situation de l'hôpital il ya un manque de soignants il ya un manque de lits ça laisse craindre un été compliqué dans les hôpitaux de france est-ce que vous demander des mesures immédiates au gouvernement il faut bien sûr des mesures immédiates et puis il faut surtout enfin des réformes structurelles de long terme pour sauver notre hôpital parce que l'hôpital est aujourd'hui en situation d'agonie vous avez aujourd'hui en france un service d'urgence sur six qui est obligé de fermer faute de soignants vous avez un chu sur deux dans les urgences sont obligés de fermer ce qui veut dire que aujourd'hui dans notre pays beaucoup de nos concitoyens ne pourront plus aller potentiellement se faire soigner en urgence parce que leurs services d'urgence sera fermée ou alors devant aller beaucoup plus loin ce qui évidemment à moyen terme va coûter en qualité de soins et ce qui pourrait même coûter des vies humaines donc on est devant une situation vous l'avez dit d'urgence absolue mais au fond cette urgence c'est d'abord l'urgence d'un travail de long terme pour reconstruire notre système de santé malheureusement on le voit le bilan du dernier quinquennat là aussi sur ce point y compris avec l' alerte qui a été la crise du grenelle virus est absolument accablant et malgré le secteur de la santé ce n'est pas suffisant et le ségur de la santé est manifestement insuffisant au fond on est finalement devant l'hôpital comme devant l'éducation nationale on est au coeur de la crise de l'état qui dans ses missions régaliennes et empêché de faire son travail par la paupérisation des moyens qui lui sont confiées prenez la mission d'enseignement il ya plus de soignants il ya plus d'enseignants on est en train de passer aujourd'hui les concours de l'enseignement en mathématiques vous aviez vous aviez 800 candidats pour 1000 postes ça veut dire que quand vous êtes candidat en réalité a priori vous êtes recruté d'ailleurs le concours et elle est professeur de mathématiques l'ont constaté le concours était fait pour pouvoir écarter le moins de candidats possibles on se trouve devant une pénurie d'enseignants et pourquoi parce que en 1981 vous commenciez une carrière d'enseignant avec 2,3 smic en moyenne aujourd'hui 1 bill de smic et donc la paupérisation des soignants la paupérisation des enseignants de tous ceux qui servent la vie qui font grandir la vie qui préserve la vie c'est au fond la fragilisation de notre état lui-même qui qui qui qui doit nous appelé à une réforme de profondeur autre sujet qui est évoqué comme une priorité de ce nouveau gouvernement c'est le pouvoir d'achat le il ya eu l'annoncé a été faite hier qu'un projet de loi serait présenté au conseil des ministres avant les législatives est ce que c'est un bon timing et qu'est ce que vous attendez de ce genre de projet de loi eh bien j'espère que ce projet de loi apportera autre chose que des mesures démagogiques de nouvelles aides publiques 2 milliards il ya quelques timbres législatif pour vous le fait d'annoncer son projet de loi si rapidement ou sait vraiment où liée à l' urgence du moment il ya une urgence sur la question du pouvoir d'achat mais cette urgence je crois qu'elle se trouve non pas dans le fait et ça pour le coup ce serait de la démagogie électoraliste non pas dans le fait de distribuer des primes opportunément les primes macron qui sont comme une espèce de moyens pour le président de la république de se faire valoir en distribuant notre argent parce que c'est de cela qu'il s'agit non le vrai sujet c'est que l'état enfin face les réformes courageuses dont il a besoin pour faire baisser la pression fiscale pour faire baisser la pression sur les salaires pour faire baisser les charges qui pèsent sur le travail aujourd'hui en france quand on travaille on touche trop peu d'argent les français sont finalement victime d'une situation de de pressions fiscales et sociales sur le travail production ont baissé dans la dernière partie du quinquennat il faut encore aller plus loin il faut maintenant faire baisser les charges qui pèsent sur le travail et pour le faire de manière cohérente et courageuse il faut mettre en face de ces baisses de charge les économies qui sont indispensables parce que si on ne fait que baisser la fiscalité et bien sans faire d'économie on ne fait qu'augmenter la dette et c'est ce qui est en train aujourd'hui de se produire avec la remontée de l'inflation et la remontée des taux notre pays se trouve aujourd'hui dans une situation incroyablement funeral france examinerait terminer sur la situation de votre parti en campagne évidemment pour les législatives il ya un conseil stratégique aujourd'hui dans votre parti est ce que la stratégie l'indépendance et la bonne eau est ce qu'il faut la revoir la stratégie d'indépendance et évidemment la bonne je veux dire par là que comme je le disais tout à l'heure il est absolument hors de question pour une droite qui tient à ce qu'elle a toujours défendu de se mettre derrière emmanuel macron sur aucun plan j'ai tenté de le dire dans un texte qui paraît aujourd'hui dans le figaro mais sur aucun plan je crois que nous pouvons nous reconnaître dans ce bilan et je ne dis pas ça pour la facilité de l'opposition moi aussi j'aimerais bien être du côté de la majorité c'est tellement plus confortable et c'est tout à fait normal moi aussi j'aimerais bien pouvoir me dire que je m'entends bien avec le président de la république le gouvernement toutes les autorités de l'état non je crois que nous avons aujourd'hui un devoir de lucidité évidemment c'est pénible évidemment c'est douloureux de se dire que nous sommes obligés de répéter toujours le constat d'une situation de crise mais nous n'avons pas le droit de ne pas ouvrir les yeux parce que la vérité c'est on parlait la remontée des taux d'intérêt que dans quelques semaines dans quelques mois parce que les réformes n'ont pas été faites nous allons nous trouver dans une situation de tension très forte sur le plan budgétaire et donc sur le plan économique et social et dans ces moments de tension il faudra que le président de la république et il aura une majorité je crois mais il faudra qu'il est surtout une opposition une opposition crédible sérieuse courageuse capable d'offrir une alternative aux français alors vous garder un espoir très clair sur la ligne avec emmanuel macron et de l'autre côté eric zemmour examen mais aussi l'appel à une ondée à l'union des droites lui l'appel à l'union des droites ils vont tend la main est ce que ça toi entendu il faut l'accepter ou pas je ne vois pas que la main soit vraiment tendu puisque eric zemmour est engagé dans la campagne législative avec des candidats dans toutes les circonscriptions et se présente du marché libre la présidence les républicains comme annoncé c'est une très bonne chose que de toute façon nous notre famille politique nous avons commencé à travailler sur les initiatives depuis des mois maintenant nous avons nos idées nous avons notre cap nous tenons notre ligne c'est une bonne chose d'aller devant les électeurs et les électeurs trancheront et puis nous nous avons devant nous je crois et c'est le plus important la tâche de reconstruire une famille politique qui puisse de nouveau susciter la confiance des français moi j'ai toujours pensé et je continue de dire que c'est au sein des républicains que cette reconstruction se fera parce que les républicains ont cette responsabilité que leur confère l'histoire et je crois aux temps longs d'être la famille politique qui représente les électeurs la vraie question c'est encore une forme je crois qu'on a toujours pris le problème à l'envers la vraie question c'est comment notre famille politique peut-elle de nouveau susciter la confiance de tous les électeurs qui attendent que la droite dans ce pays les représentent et c'est la question qui nous attend c'est le travail que nous avons à faire sur nous même c'est pas des logiques d'appareil des manoeuvres d'appareil qui vont changer quoi que ce soit à la situation que nous traversons aujourd'hui c'est d'abord un travail intellectuel de clarté c'est aussi un travail moral de constance et de cohérence qui s'est trop lent à l'est mais la confiance des électeurs est ce que cette relance des républicains est possible en cas de nouvelle défaite électorale cuisante aux législatives qui s'imposent mais je crois qu'elle est nécessaire la question n'est même pas de savoir si elle est possible et même si vous vous retrouvez avec un nouvel échec et un groupe rabougri à la structure nous savons très bien que nous sommes dans une situation difficile que nous vivons ces élections dans un contexte extrêmement compliqué à cause du résultat de l'élection présidentielle on va évidemment pas se mentir mais ça n'empêche pas à s'engager à fond dans la campagne législative je suis comme beaucoup de mes collègues je suis sur le terrain pour soutenir des candidats aux législatives de trois à quatre fois par semaine je continuerai de le faire au cours des semaines qui viendront et moi ce que je peux vous dire c'est que sur le terrain la réalité est quand même aujourd'hui encore très ouverte parce que je crois que les électeurs savent très bien qu emmanuel macron a bien sûr été élu dans l'élection présidentielle mais que le vrai sujet maintenant c'est celui des équilibres qui vont se dessiner dans l'élection législative et qu' ils ont devant eux la nécessité d'exprimer dans l'élection qui vient le préférence pour l'avenir de leur pays on n'a pas besoin d' abdiquer l'élection législative au nom de l'élection présidentielle il ya bien sûr un scrutin dont il faut prendre acte mais il y en a un autre devant nous et ce scrutin qui se joue il doit être pour les français et pour les électeurs de droite en particulier y compris ceux qui dans cette élection peut être votée par défaut en se disant qu'il fallait éviter le moins pire il ya dans cette élection législative l'occasion d'exprimer leurs attentes et leurs inquiétudes et quand on regarde la composition du gouvernement des inquiétudes on a bien des raisons de s'en faire un dernier mot françois-xavier ami christian jacob va quitter la tête du parti après les législatives elle a annoncé vous êtes candidat à sa succession on verra qui seront les candidats à cette élection interne je pense est une étape après l'autre ce qui compte pour nous maintenant c'est l'élection législative c'est vraiment le plus important et puis la reconstruction pas trois parties moi je veux contribuer à cette refondation intellectuelle je veux contribuer à ce travail de reconstruction dont nous avons tellement besoin et encore une fois je ne veux pas le faire pour la droite je ne suis pas un homme de parti ce qui compte pour nous d'abord ça n'est pas de servir les intérêts d'une étiquette ce qui compte c'est d'abord de reconstruire le débat démocratique en france et le débat démocratique en forme et vous dit la présidente je jouerai tout mon rôle on verra encore une fois qui sera candidat à cette élection mais mais je ne serai pas passifs et je ne resterai pas en dehors de ce travail absolument décisif qui s'engage merci beaucoup merci france était notre invité ce matin la une d'ouest france on en parlait sous-effectif à l'hôpital l'été s'annonce tendu c'est à la une de votre journal stéphane merci beaucoup [Musique]