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Entretien avec Marie Charlotte Garin lors de l'Agora citoyenne sur la désobéissance civile

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Marie-Charlotte Garin. Aujourd'hui vous avez débuté cette troisième agora concernant ce que vous avez retenu de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pourriez nous en parler ?

Alors cette agora, les agora c'est toujours en deux temps. Donc un premier temps un peu débrief de mon action à l'Assemblée et puis après un temps de débat collectif sur un sujet de société. Aujourd'hui on est revenu notamment sur la niche des écologistes qui avait lieu le 6 avril.

Donc ça a été l'occasion de débriefer un petit peu sur les textes qui ont été abordés, ceux qui ont été votés, notamment sur le retrait gonflement argile et l'indemnisation des personnes qui sont touchées par ce phénomène. Et puis aussi un petit peu là de parler de la situation politique du moment, de la fébrilité du gouvernement dans un contexte d'opposition à la réforme des retraites qui ne faiblit pas depuis trois mois et de répondre aux questions aussi des citoyens et des citoyennes présentes. D'ailleurs concernant ces questions qui étaient d'ailleurs très intéressantes, on a parlé de l'ANUPS, de l'avenir de l'ANUPS, de aussi tout ce qui était l'LDH.

Donc qu'est-ce que vous pouvez en retenir par rapport à tout ça ? Sur la Ligue des droits de l'homme, de voir qu'en fait il y a un front politique mais plus largement médiatique assez uni pour la défendre face aux attaques injustes voire même carrément autoritaires du gouvernement. Donc on a plutôt, en tout cas un front commun qui est très solide dans la défense de cette association d'utilité publique.

Et puis sur l'ANUPS, je crois que le cap en tout cas que moi j'ai essayé de transmettre, c'est celui avec lequel je fonctionne au quotidien à l'Assemblée. Et celui que je constate, c'est que l'ANUPS en fait en grande partie, au-delà des petites phrases qu'on entend dans les médias, elle est au travail. Elle est au travail et ça fonctionne, elle se renforce, elle est de plus en plus solide et elle n'a qu'un objectif, c'est-à-dire d'être l'alternative, ni Le Pen, ni Macron en 2027.

Et par rapport à les manifestations, qu'est-ce que vous en pensez ? On vous a posé la question de qu'est-ce que ça allait engendrer peut-être pour plus tard. Est-ce que vous trouvez ça, comment dire, difficile à mener ?

Est-ce que vous pensez que ça a mené au bout des actions au final ? Est-ce que ça a joué un grand rôle ? Je crois que le signal qui est envoyé par les manifestations et le mouvement social, de manière générale, il est très fort.

Il est tellement fort que même quand le président quitte la France, puisqu'en France, il ne va plus parler aux gens et qu'il va aux Pays-Bas, on lui renvoie qu'il est le président de l'hypocrisie et de la violence. Donc quelque part, ces manifestations, elles le poursuivent même à l'étranger. Et ça montre bien que ce mouvement social, il a une importance, il existe politiquement et qu'aujourd'hui, il fait même trembler le gouvernement.

Après, il faut reconnaître qu'on est dans un contexte d'inflation très important. Chaque jour de grève, chaque jour posé pour aller manifester, ça coûte cher aux Français. Et pourtant, douzième journée de mobilisation, il y a encore du monde dans la rue.

Et moi, aujourd'hui, j'ai encore des personnes qui m'ont dit que c'est la première fois que je viens manifester. Donc on a des primo-manifestants qui rentrent dans le mouvement social et qui, finalement, ont contesté la réforme des retraites de chez eux, passe le pas de la rue. Et moi, ça me donne toutes les raisons d'être optimiste sur la pérennité du mouvement social, mais aussi sur l'éventualité d'un référendum d'initiative partagée qui viendra simplement confirmer qu'il y a 7 Français sur 10 aujourd'hui qui sont opposés à la réforme des retraites.

Et sur cette opposition, du coup, vous avez débattu sur la désobéissance civile. Pourquoi ce débat ? Parce que la question de la désobéissance civile est beaucoup revenue dans les médias ces derniers mois, puisqu'en fait, il y a un mouvement qui s'est consolidé et qui s'est un petit peu renforcé, notamment autour du mouvement de dernière rénovation qui plaide pour la rénovation thermique.

Et je rappelle que la rénovation thermique, c'est le bouton le plus facile sur lequel appuyer pour avoir de la justice sociale et de la justice climatique parce que c'est les personnes les plus précaires qui vivent dans des logements les plus insalubres. Et ce débat, quelque part, il a existé dans l'opinion publique, mais il a été beaucoup caricaturé. Et ce qu'on a essayé de faire ce soir, c'est de prendre du recul sur la question de la désobéissance civile et de se dire mais pourquoi est-ce qu'il y a des gens, on m'avait ce soir des personnes qui sont internes en médecine, qui sont enseignants, qui sont chercheurs et qui disaient qu'il y avait toute une foultitude de profils qui s'engageaient en désobéissance civile.

Pourquoi est-ce que ces gens s'engagent ? Ces gens s'engagent parce qu'en fait, ils font face à l'inaction du gouvernement face à la crise climatique. Et donc ça a été l'occasion d'échanger là-dessus, un peu sur tous ces arguments et de prendre du recul et d'avoir un débat apaisé sur la question de la désobéissance civile.

D'accord. Et pour finir, en ce qui concerne, on est dans un contexte d'hyperconcentration des médias. Est-ce que vous, en tant que députée, vous serez prête à soutenir un texte sur la revendication des médias plutôt indépendants ?

Alors moi, je soutiens absolument la presse libre et indépendante et la pluralité d'opinions des médias, donc absolument. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci. Merci.

Entretien avec Marie Charlotte Garin lors de l'Agora citoyenne sur la désobéissance civile — Marie-Charlotte Garin · Pourquijevote