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interview28 minutes - ARTE· 2 juin 2026 46 min

Avancée majeure contre le cancer du pancréas / Le Liban pris au piège ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir, soyez les bienvenu dans Mat. Merci de votre fidélité. Bonsoir mes camarades de Roland Garos.

L'actualité internationale, ce sont les frappes israéliennes en rétorsion aux attaques du Esbola. Des frappes qui redoublent dans le sud du Liban et qui menacent maintenant la banlieue sud de la capitale Beou. تعلم انها بسياسه الارض المحلوقه والعقاب الجماعي وتجريف القرى والبلدات لن تكسب لا امنا ولا استقرابين leban, les libanais sont-ils pris au piège de la guerre totale entre Israël et le Hboliranien impossible à désarmer.

On en débattra ce soir avant de vous retrouver Marie Bonissau et Xavier Maudu pour vos chroniques. Oui, les députés Ellisabeth qui ont adopté la proposition de loi pour la protection des enfants en milieu scolaire avec une mesure qui a été écartée, c'est la possibilité de lever le secret de la confession et donc évidemment une histoire que je vous amène. Oh, bravo mon fils.

Et vous Marie ? Est-ce qu'une actrice a le droit à l'oubli ? débat de fond.

C'est ce que réclame Anastasia Kinski qui dénonce une scène problématique qu'elle a tourné pour Vim Venders dans les années 70. Elle avait à l'époque seulement 13 ans à tout à l'heure. Et pour commencer, enfin de l'espoir pour les malades atteint un cancer du pancréas et évidemment pour leurs proches. 16000 nouveaux cas diagnostiqués tous les ans en France.

Dimanche avant-hier, une annonce au congrès international d'oncologie de Chicago a déclenché littéralement l'allégresse et dieu sait que les oncologues sont rarement euphoriques. Des essais cliniques avec une nouvelle molécule pourrait doubler au moins la durée de vie des cancéreux. Nous recevons le professeur Pascal Amel, chef du service d'oncologie digestive à ville-juive qui a coordonné l'essai clinique, le fameux essai clinique en France.

On le retrouve tout de suite. Bonsoir professeur Amel. Bonsoir, je vous présente Anandia et Bunouche.

Vous êtes de retour donc de ce congrès annuel et international d'oncologie qui s'est déroulé à Chicago et vous avez fait remarquer que il y a eu à un moment donné une annonce à propos de cette molécule d'araxon rasib qui a déclenché une ovation debout comme si c'était un match de foot ou un concert et vous avez pleuré devant l'allégresse des oncologues présents. Oui, d'abord parce que j'ai largement participé à cette étude pour le côté français, pour la politique, le côté français, on était quatre français et il y a un avant et un après. Il y a un avant, un après.

Oui. Oui. Bon.

Oui. Donc une quasi révolution. Vous allez nous expliquer pourquoi et pourquoi ça donne de l'espoir aux malades atteints d'un cancer du pancréas après votre profil idéal réalisé par Gael Legra.

Pascal Amel, vous êtes chef du service d'oncologie digestive et médicale de l'hôpital Paul Bruce de Ville-Juif. Ce weekend, les résultats d'un essai clinique sur un nouveau traitement du cancer du pancréas métastatique ont été présentés à Chicago, un essai clinique international auquel vous avez contribué. Pour nous expliquer pourquoi et comment une molécule suscite un immense espoir, vous avez le profil idéal.

Spécialiste des cancers de l'appareil digestif, vous vous consacrez au cancer du pancréas depuis plus de 30 ans. Un cancer qui en France touche 16000 nouvelles personnes par an et qui se révèle souvent difficile à déceler. Les signes avantcoureur malheureusement sont pas très spécifiques au départ parce que quand on a un émaigrissement, quand on a une fatigue, on pense pas toujours à ce type de diagnostic.

Dans votre propre chair, vous avez été confronté au cancer. En 2004, à l'âge de 45 ans, vous avez souffert d'un lymphume. Vous témoignerez 6 ans plus tard en publiant un livre intitulé "Guérir et mieux soigner". les nausées, les vomissements, la perte des cheveux, les troubles visuels.

Euh je pensais pas que c'était aussi difficile quand on le vit de l'intérieur. Aujourd'hui, si le cancer du pancréas reste l'un des plus redoutables, vous considérez que les essais sur l'utilisation d'une molécule qui répond au douaxib sont très prometteurs. À Chicago, au congrès annuel de LAASCO, la société américaine d'oncologie clinique, les spécialistes ont révélé que la survie médiane des patients traités par cette Daraxon Rasib était de 13 mois et 6 jours contre 6 mois et 21 jours pour ceux qui n'ont suivi qu'une chimiothérapie.

Du simple au double. Donc, cette molécule retarde de surcroix l'apparition des douleurs et la dégradation de l'état de santé général. présent dans la salle au moment de cette annonce, vous avez assisté à un moment rare, une stand ovation au milieu du discours.

Les gens ont applaudi pendant de longues minutes. J'ai eu les larmes aux yeux. Ouais.

Et vous êtes encore ému rétrospectivement. Il faut dire que quel quel enjeu ! 470000 morts par an du cancer du pancréas. un un cancer terriblement ravageur.

Alors, il faut dire aussi une chose, il ne s'agit pas de guérison, mais il s'agit de rallonger la vie des patients, des cancéreux. C'est fondamental de le préciser, hein, professeur Amel. La guérison, c'est la chirurgie pour le petit nombre de patients quand elle est possible.

Le petit nombre de patients qui ont une petite tumeur peuvent être guéris par la chirurgie, c'est ça ? Mais la plupart non. Et là, on est dans une phase où on va pouvoir contrôler la maladie peut-être beaucoup plus longtemps parce qu'évidemment vont s'ajouter de nouvelles molécules et on va peut-être mon rêve c'est faire que cette maladie sera chronique et acceptable pour la qualité de vie bien entendu et c'est ça qui est important de dans ce don on va parler c'estàd qu'il faut que la qualité de vie soit bonne.

Euh les gens qui ont le sida, quand on le diabète, l'hypertension sont pas guéris mais ils vivent avec avec. Donc que fait alors expliquez-nous mais de manière compréhensible et accessible que fait la molécule d'araxon rasi par rapport à la tumeur par rapport au cancer du pancréas. Elle bloque des protéines.

C'est ça. Il y a un mot clé c'est un gêne qui s'appelle Kiras. Alors K parce qu'il y avait un chercheur qui s'appelait Kirston et Race c'était je vais pas détailler, c'était un gêne qui était connu depuis les années 80.

C'est un gène moteur de pas mal de cancers mais du cancer du pancréas essentiel puisque pratiquement 90 à 95 % des cancers du pancréas ont ce gène qui est trop actif et qui emballe les cellules qui sont très difficiles à freiner. Et donc le principe de ce médicament, je l'explique simplement à mes patients et à mes étudiants en disant vous avez trois morceaux d'un puzzle. Ouais.

Vous avez la protéine race parce que un gène code pour une protéine qui est une partie de puzzle et puis il y en a deux autres, la cyclophiline A et Raf qui sont trois qui vont se mettre ensemble et à partir du moment où ils sont ensemble, ils sont actifs, ils activent la cellule. Sauf que dans les cancers, race est constamment fabriqué, le morceau de puzzle est fait indéfiniment et la cellule s'emballe. Et les chercheurs qui ont mis ça au point, le traitement, c'est en gros je je j'emploie cette image à à mes jeunes, c'est un comme un malabar, un shwinggum qu'on met entre les trois les trois parties les trois morceaux du puzzle.

Essayez d'assembler trois morceaux de puzzle quand vous avez un chwinggum au milieu, vous y arrivez pas. Ouais. Et au fond la protéine, le le l'assemblage des trois n'est plus possible et la cellule s'arrête, la division s'arrête euh dans les cellules tumorales.

Et si ce qui explique euh que la durée de vie peut être multipliée par deux voire trois pour le patient pour alors voilà. Évidemment, la conséquence importante c'est avec des effets secondaires. Oui.

Alors la la la l'espérance de vie multipliée par de en rappelant que les chiffres qu'on donne sont des médianes. C'est-à-dire que les gens disent "Mais je vais vivre 13 mois". Non, il y a des patients qui sont vivants depuis 3 ans, ceux de de la phase 1, c'est ceux qu'on testait le médicament avant aux États-Unis avant qu'on fasse cette phase 3.

Donc c'est il y a 50 % des gens qui dépassent un chiffre qui était impensable et des effets secondaires. Oui, en un mot surtout cutané. Il peut y avoir des éruptions assez intenses qui ont fait que des gens qui arrivaient en disant "Mais écoutez professeur Ramel, j'ai un cancer du pancréas, c'est pas des boutons qui me font peur à mon âge et cetera." et puis qui disait quelques mois après ça me gratte, ça me gêne et cetera.

Donc on donnait des traitements, on a baissé certaines doses, on a parfois arrêté temporairement mais on va arriver à prendre apprendre à les maîtriser surtout avec les dermatologues. Alors il sera disponible quand ce traitement professeur, ça c'est la question la plus difficile. Je pensais que vous l'imposeriez en dernier parce que on en a une autre ça va être la question la plus difficile.

Ouais ben vos patients vont vous le rappeler pas moins ou 2 ans en France et en Europe à cause d'autorisation de voilà quoi. Alors, un peu ça va être un peu cruel, mais aux États-Unis vont faire des cortes compassionnelles en quelque sorte pour donner le médicament vite dans l'indication, c'est-à-dire après échappement et on l'a pas dit à la première ligne de chimiothérapie. C'est pour ça que ces survies sont impressionnantes parce qu' en deuxième intention la chimio se trouve avec une une molécule beaucoup plus une molécule pardon des des un état général moins bon et une tumeur beaucoup plus agressive. elle a déjà échappé à la première chimiothérapie et là ils le donnons dans ces conditions-là.

Nous, il faut passer à travers euh il faut l'Agence européenne du médicament et cetera. Et donc il y a un certain temps et d'autre part il faut que l'industriel qui fabrique ce médicament euh et les épaules pour le faire parce que la demande va être extraordinément forte. Ouais.

Euh et il faut pouvoir le fabriquer et le distribuer et ça évidemment un prix accessible parce qu'aux États-Unis je crois que c'est 26000 l'équivalent de 26000 € par mois le médicament. Alors pour des pour en Europe, j'ai j'ai entendu des prix moins élevés que ça. Bon ben tant mieux.

C'estàdire j'ai entendu de 3 4000 € par mois mais encore une fois je je je vais pas le mieux placer parce que ça va se décider plus tard. Ouais plus tard. On va évoquer avec vous et avec Anna des malades donc atteints par le cancer du pancréas qui en appelle au gouvernement français pour agir.

Oui. Prenez vos responsabilités, protégé la santé des Français. C'est le cri d'alerte donc de ce collectif de malades qui a publié une tribune dans le journal Le Monde hier.

Pour eux, pas de doute. Il y a une corrélation évidente entre l'explosion du nombre de cas de cancer du pancréas en France et les taux anormalement élevé de cadmium que l'on retrouve dans notre alimentation, les céréales, le pain, les pâtes et cetera. Mais surtout, le collectif s'indigne que l'État n'est toujours pas agi et cela malgré le fait que le Cadmium est classé cancérogène depuis 1993 par le centre international de recherche sur le cancer, que des médecins ont déjà alerté à plusieurs reprises sur cette bombe sanitaire et que l'ANESS a récemment rendu un rapport qui montre que nous les Français sommes trois à quatre fois plus contaminés que nos voisins européens.

Alors, est-ce que vous vous êtes d'accord aussi avec ce lien avéré entre exposition au cadmium et augmentation du nombre de cancers du pancréas ? Je suis d'accord avec ce que vous avez dit. Je mettrais juste un bémol sur avérer h parce que faire un un lien une suspicion de de lien oui une forte suspicion un lien avéré direct et prouvé c'est plus compliqué.

Alors, je veux pas défendre le cadmium ni les pesticides, hein, mais il est clair queil faut faire très attention à ce qu'on dit, mais il est vrai que nous, on pense intimement qu'il y a un lien entre cette surexposition à au Canadium qui est dans la terre et qui vient des des des produits qui ont été les orgon phosphatés qu'on a mis dans la terre, euh ça c'est sûr. Donc pour répondre à votre question et partir plus loin, je pense qu'on va mieux soigner le cancer du pancréas. On s'y échine nous toute la journée, tous les soirs, mais on en fabrique plus si jamais on continue euh à se mal nourrir, à être exposé au pestichés, voilà, à proposer des alimentations qui sont pas qui sont pas convins pour ça et que qu'on a des toxiques qui circulent.

Et ça, c'est un problème auquel les médecins sont pas les mieux placés. H euh en 2004, vous avez eu professeur Amel, vous avez eu un lymphome, un cancer des ganglions. Évidemment, vous avez guéri.

Est-ce que vous diriez que en étant passé de l'autre côté du miroir, ça vous a rendu à la fois plus philosophe, plus compassionnel, empathique et sans doute plus obstiné et déterminé à poursuivre vos recherches ? Alors, philosophe, oui, ouais. On apprend beaucoup dans la souffrance et c'est c'est moi je je trouve que c'est pour moi ça a été finalement une expérience très importante et utile quelque part avec le recul.

Euh l'expérience pour le métier, oui, on comprend mieux la souffrance des patients. Dire qu'on a complètement changé en terme d'empathie. Je me souviens très bien d'une infirmière qui au retour quand j'ai vu mon premier patient de cancer pancrass qui m'a dit "Vous parlez vraiment depuis que vous avez été malade ?

Or, mon discours n'avait pas changé. Je pense pas que j'étais un un médecin inempathique si je puis dire. Euh mais probablement ça nous alerte sur un certain nombre d'inquiétude euh notamment dans les consultations.

Maintenant quand je reçois un patient, je dis le scanner montre ça, c'est fini le vous avez passé de bonnes vacances, comment euh vous avez droit au but. Vous dites des choses en regardant dans parce que les gens arrivent comme je dis à mes étudiants, ils arrivent comme un étudiant va au bout du couloir chercher le résultat de sa copie et si on lui dit "Qu'est-ce que tu fais cet été ?" Voilà.

Et ben le patient qui vient de son scanner, il a pas envie qu'on lui demande s'il va bien, si ça le scanner donne ça et s'il est pas bon, bah on en discute tout de suite et on agit. Merci professeur Amel. Vous allez rentrer à Ville-Juif, enfin demain, j'imagine demain matin.

Et merci d'avoir amené la notion d'espoir par rapport aux malades qui ont un cancer du pancré et à leur entourage. Merci infiniment. On va passer à notre débat sur l'offensive. rester encore 2 secondes.

L'offensive de l'armée israélienne au sud Liban contre la milie proiranienne du Esbola qui refuse d'être désarmé. Le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou s'enferil dans une fuite en avant à quelques mois d'élection décisiv en Israël ? Que peuvent la France et l'Europe ?

On en débat après la mise au point de Sandrine Calvez. D'un côté des tirs du Esbola contre le nord d'Israël. De l'autre des frappes israéliennes au Liban.

Depuis le 2 mars et le début de l'attaque israélo-américaine contre Teran, les affrontements se poursuivent chaque jour malgré une trêve entre eux la milice chit proiranienne et Thal qui intensifie ses opérations militaires notamment au sol. J'ai ordonné à notre armée d'élargir les opérations au Liban. Nos forces ont franchis le fleuve litanie et la prise du château de Beaufort est une étape décisive, un tournant majeur dans la politique que nous menons.

Ces soldats qui se filment en pleine opération se sont effectivement emparés de cette forteresse qui surplombe toute la région. Ils y ont issé le drapeau israélien. Le château de Beaufort se situe sur une ligne de défense avancée établie par Israël.

Au sud de cette ligne jaune, les bombardements ont été intenses. Des villages entiers rayaient de la carte. Beou dénonce une escalade sans précédent.

Israël doit comprendre qu'une politique de la terre brûlée, le châtiment collectif et la destruction de villages et de localités ne garantiront ni sécurité ni stabilité. Au contraire, ils ne feront que creuser le fossé avec le peuple libanais. Un peuple sous la menace des bombardements israéliens dans le sud mais aussi dans la capitale.

Depuis 3 mois, le conflit a fait près de 3500 morts et 1 million de déplacés comme Zaina et sa famille réfugié dans cette école transformée en centre d'hébergement. On ne peut plus rentrer chez nous, c'est impossible. La ville est détruite et nous avons perdu de nombreux proches.

La situation est extrêmement difficile. Alors, les Libanais sont-ils encore une fois pris au piège de la guerre entre le Esbola Israël ? Comment les sortir de ce conflit qui transforme leur pays en champ de ruine ?

Nos trois invités, Dalal Mawad, bonsoir. Vous êtes libanaise, journaliste correspondante à Paris pour la chaîne à l'Arabie qui est basée à Doa. Vous êtes également enseignante à Sciencepo Paris et vous considérez que les Libanais craignent aujourd'hui une occupation à long terme par l'armée israélienne.

Mais ajoutez-vous, ce serait un piège pour Israël. Ça ne ferait que légitimer et vraisemblablement renforcer le Esbola dans le sud du Liban. À côté de vous Alain Dikov, bonsoir.

Sociologue, directeur de recherche aux séries. Dernier essai Israël Palestine, une guerre sans fin. Vous estimez que la stratégie israélienne est claire.

Il s'agit de repousser le esbola le plus loin possible sur le plan tactique. C'est la même logique que ce qu'ils ont fait à Gaza. Ajoutez-vous, si des guerriers ros se cache dans un village, il rase le village.

Et à côté de vous, Amélie Ferrayet, bonsoir. Directrice à l'IRSEM, l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire et vous êtes spécialiste de la défense. Dernier essai, les mots armes d'une nouvelle guerre.

Selon vous, plus les négociations avancent entre l'Iran et les États-Unis, plus la fenêtre d'opportunité se réduit pour Israël. Il y a donc une volonté des Israéliens d'utiliser le temps qui reste pour faire un maximum de dégâts au Liban. Et on démarre avec la photo de jour.

Oui, c'est celle du faubourg de Daer dans la banlieue sud de Beou. D'immenses embouteillages regardé hier pour tenter de fuir la capitale juste après les ordres d'évacuation de l'armée israélienne qui menaçait de frapper cette partie de la ville toujours bien implanté le esbola. Finalement sous pression américaine, Benjamin Netaniao s'est ravisé pour l'instant en tout cas d'Alwad.

Les Beoutins et les beroutines aujourd'hui vivent dans la peur qu'ils soient dans le sud de la ville ou ailleurs. Une vraie peur, c'était une semaine noire pour le euh le Liban, la crainte de nouvelles frappes euh sur Beyouth, mais aussi ce sentiment qu'il n'y a jamais eu de cesser le feu. Euh si Beouh est épargné, si la banlieue de Beouh est épargnée, le bombardement israélien continue au sud.

Aujourd'hui, il y a eu des morts, des morts civiles, des enfants et aussi ce sentiment qu'on est vraiment dans l'impasse. Les Libanais n'arrivent pas à voir l'issue, la sortie de cette guerre qui se prolonge jour après jour et aussi une crainte d'une occupation qui va rester, on l'entend, les responsables israéliens le disent, avec la prise du château de Beaufort. 26 ans après libération, 55 au moins 55 postes israéliens d'occupation aujourd'hui au sud.

Des village complètement rasé, c'est inédit même dans l'histoire de la des guerres entre le Liban et Israël. Donc oui, on est on est vraiment dans l'impasse et aujourd'hui a des négociations aussi à Washington et on espère au moins obtenir un cesser le feu. Oui.

Alandikov, mais quel est l'objectif de l'offensive israélienne ? Clairement, bah je crois que une zone tampon. Oui, ça c'est clair.

On on le voit d'ailleurs sur le sur le graphique là. C'est la ligne jaune he c'est la ligne jaune. Donc c'est une c'est une c'est une zone d'à peu près 10 km de large entre 120 et 130 km de long entre la mer et le et et la montagne à à l'est.

Et oui, c'est c'est c'est de la création d'une zone tampon pérenne de pérenne en tous les cas pour un certain temps. Oui, parce que il faut il faut aussi intégrer disons cette cette volonté de constituer une une zone tampon, elle elle est est aussi liée finalement à quelque part à l'impasse dans laquelle Israël se trouve depuis octobre 2023. depuis donc après les les attentats enfin les actes terroristes du Hamas, c'est que la la volonté israélienne c'est de changer finalement un peu en profondeur l'environnement h donc pas seulement à Gaza mais aussi autour d'où en effet les attaques contre le contre le Esbola qui évidemment avait lui-même bombardé allègrement les les les positions israéliennes et puis atteint aussi les les quartiers israéliens civil he ça il faut toujours le rappeler aussi hein Il y a il y a aussi cette volonté de protéger la population israélienne du nord. hein, ça c'est quand même parce que cette population est en partie revenue mais reste dans une situation euh très peu euh très peu agréable disons avec des bombardements toujours avec des bombardements réguliers et donc ils sont pris dans cette situation et donc ils essayent de marquer des points.

Ils essayent de marquer des points le maximum et en utilisant en effet une tactique très offensive qu'ils reprennent grosso modo de ce qu'ils ont fait à Gaza. Alors, on va en reparler, mais on va évoquer avec vous trois et avec Anna. Euh, le Sud Liban qui semble vu par certains membres de l'armée et certains Israéliens comme une nouvelle terre promise.

Oui. Aujourd'hui, il n'existe pas de projet de colonisation à proprement parler euh au sein du gouvernement israélien. En revanche, l'armée israélienne, vous l'avez dit, pratique une politique de la terre brûlée dans le sud du Liban, destruction d'habitations, de surfaces agricoles, des villageois qui subissent les raides fréquents des des soldats et qui sont même parfois poussés à fuir en laissant tout ce qu'ils ont derrière eux.

Le Premier ministre libanais a déclaré le mois dernier à la télévision qu'Israël contrôlait désormais 68 villages de cette région et occupé près de la moitié de la zone qui se trouve au sud du fleuve l'itanie. Mais pas question d'annexion à ce stade. C'est pourtant le rêve d'un mouvement messianique israélien d'extrême droite Uite Safone qui compte plusieurs centaines de militants et dont l'emblème n'est autre que le cèdre du Liban à l'intérieur d'une étoile de David.

Récemment, ces militants sont allés planter des cèdres à la frontière de la Galilée du Nord avec un objectif très clair qui est relé par leur condatrice Anas Slutskin. L'idée, c'est que la population libanaise de cette région parte et ne revienne pas. Il faut déplacer la frontière et reconnaître officiellement l'État d'Israël sur cette terre.

Et elle ajoute ce que fait actuellement l'armée israélienne, c'est la première étape. Elle entre, conquière, nettoie. Ensuite, nous nous ne devons pas nous retirer mais plutôt nous installer à méliférer cette vision d'un Liban annexé.

Elle est certes minoritaire aujourd'hui, mais est-ce que vous pensez qu'elle peut trouver un écho dans la société israélienne et peut-être même dans l'armée israélienne auprès des soldats ? Euh oui, ça pourrait. Sachant que l'armée israélienne, elle est composée de différents mouvements avec des gens qui sont plutôt proons et des gens qui le sont pas du tout.

Donc oui, mais là la question elle est pas vraiment là aujourd'hui. Et ça vous paraît réaliste une annexion ? Une annexion ?

Non. D'ailleurs, il y a pas d'annexion de la Suis-jordanie non plus, ni de Gaza. Il y a une occupation militaire de facto mais les Israéliens se gardent bien de faire une annexion de jouré justement parce que ça changerait tout l'équilibre institutionnel d'Israël.

Et donc c'est ça le problème en fait. risque à mon avis principal, c'est c'est une forme de de statut quo comme ce qu'on voit en fait à Gaza et et en Jordanie. Et là, je pense que ça a été très bien dit.

En fait, le problème si vous voulez pour l'armée israélienne, c'est que vous avez le Esbola qui au départ avait des missiles, enfin avait des armes anti-tank qui envoyaient avec 10 km de portée sur les villages du nord. Il y avait les unités radouines du Esbola qui donc avaient construit ces tunnels pour envahir le nord d'Israël, ce qui finalement a été fait par le Hamas. Et aujourd'hui, ils ont des drones drones, les fameux drones qui leur livrent, c'est l'Iran qui leur livre les drones.

Oui, tout à fait. Et donc ces dronesl Israël n'arrive pas à les brouiller parce que comme en Ukraine euh ils ont maintenant des connexions filaires, c'est-à-dire des des câbles de fibre optique. Euh et donc là le le le la partie prix d'Israël, c'était de pouvoir euh euh créer cette zone de sécurité.

Et eux ce qu'ils veulent très simple, c'est faire en sorte qu'il y ait plus personne qui habite là comme le Golan et d'ailleurs c'est ce qu'ils disent de manière à pouvoir se prévenir de la menace dubolain. Oui. Ma quelle est la préoccupation aujourd'hui ?

La priorité des Libanais. Est-ce qu'ils souhaitent le désarmement dubola ? Est-ce que c'est ça qu'il réclame ou pas ?

Juste avant, je voudrais revenir sur la zone tampon pour les Libanais. Ce n'est pas une zone tampon, c'est de l'occupation. C'est une expulsion forcée euh de euh de villages de familles euh entières euh qui est qui va contre le droit humanitaire euh international et euh qui euh à mon avis ne va pas rendre Israël euh en sécurité euh parce que comme je l'ai dit, ça va légitimiser la résistance à cette occupation.

Les gens veulent rentrer chez eux, c'est leur village. C'est là où légitim le gasbola vous dites non. La majorité des Libanais, même avant le début de cette guerre, était contre le Hezbola au début de cette guerre souhaitait le désarmement.

Mais ce qui se passe aujourd'hui avec les crimes qu'Israël est en train de commettre au sud du Liban, cette narrative ou cette opinion publique euh commence à changer au sein de la communauté chite. Le Hizbollah monopolise la voix de la communauté euh chite. Et aujourd'hui, c'est ce qu'on le sent parce que à cause de cette destruction massive de ces pertes humaines qui sont très larges, ça redonne un souffle au Hezbolah surtout s'il y a une occupation permanente et si cette incursion s'approfondit encore.

Aujourd'hui, ils sont au-delà du fleuve de l'Italie. On ne sait pas où ils vont arriver, quand ils vont s'arrêter et euh cela est contreproductif à mon avis. ça ne va pas délégitimiser le le Hzbola.

Et encore une fois, les Libanais ne sont pas tous unis euh sur le sujet de comment démilitariser ou désarmer le Hezbola. Donc euh il y a une majorité qui est contre le désarmement euh par la force, je dirais, surtout par euh par Israël, contre euh le désarmement par les fales, la l'armée libanaise, parce que euh cela pose un grand danger. Les fales peuvent être divisées, euh ils ont une relation parce qu'il y a des chites dans l'armée.

Pas seulement. Historiquement, le Hzbola a eu une relation très symbiotique, très proche des forces armées libanaises. Donc aujourd'hui, il y a une vraie peur d'une division.

En même temps, ça va créer des tensions entre les communautés et avec la communauté chéit. Et en même temps, Amélie le sait, les fales n'ont pas la capacité ni militaire ou financière, ni de faire face au Hezbola, ni de faire face à l'armée israélienne aujourd'hui. Oui, il y a des choses que l'armée peut faire et n'est pas en train de faire.

Si on a le temps, on peut rentrer en détail, mais oui, il y a une majorité qui est pour le désarmement. Mais la question est comment ? Et pas à tout prix.

Pas à tout prix. Ça alors à propos de désarmement, ça nous amène à notre archive. En septembre 2024, le chef historique du Esbola Hassan Nasrala a été tué par une frappe israélienne.

La question se posait alors de savoir si le mouvement pouvait s'en remettre. C'est notre archive donc pleurer par ses proches sur les lieux de sa mort. Le nom d'assan Nasrala, considéré par l'Occident comme un leader terroriste, était escandé et salué cet après-midi par une partie des Libanais, ceux fidèles au esbola.

Le Esbola peut-il se relever de la mort d'Hassan Nasrala qui pourrait reprendre l'armée de près de 10000 hommes qui l'a créé durant 3 décennies alors qu'Israël a désormais éliminé, c'est-à-dire tué 11 des 12 responsables du commandement militaire de la milice. Le esbola dont l'influence s'étend sur toutes les régions du Liban ici en vert foncé est indéiablement affaibli. Mais il compte un allié de poids, l'Iran, son principal financeur depuis 1982.

Alain Dikov, c'est là l'élément clé, c'est-à-dire l'Iran est toujours le financeur. C'est lui qui toujours arme le Esbola qui 18 mois après la disparition de Nasrala continue à pouvoir rivaliser avec Israël. rivaliser, je ne sais pas, mais en tous les cas, oui, c'est clair qu'on peut pas penser le esbola sans sans sans l'intégrer dans l'équation iranienne et en particulier depuis depuis le déclenchement de la guerre à la fin du mois de de février.

Donc et on peut pas comprendre complètement, il faut pas déconnecter, je dirais, le dossier libanais du dossier avec l'Iran. C'est c'est évident que et là on est dans une configuration un peu différente du du passé. Euh il est tout à fait clair que l'accord bon évidemment qui qui a l'air difficile à négocier entre les Américains et les Iraniens, les Iraniens insistent beaucoup que la question du Esbola soit aussi traitée.

C'est-à-dire que le cesser le feu en fait, si cesser le feu il y a avec l'Iran sur le terrain iranien, il y a aussi en même temps un cesser le feu sur le terrain libanais et un cesser le feu intégral, c'est-à-dire qui ne permett pas aux forces israéliennes de prétexter un un tir de de requête ou quoi pour reprendre l'offensive. C'est-à-dire que que que vraiment les deux fronts soient gelés. Et c'est évidemment ça la difficulté.

À mon avis, c'est ça que la diplomatie internationale va essayer de de de pousser. pour sortir de l'impasse. Hm hm.

Alain Dikov, juste une question. Dans la charte du Esbola est-ce que c'est comme en ce qui concerne l'Iran, il y a la négation de l'État d'Israël ou la destruction de l'État d'Israël ? Ah bah dans la charte, je peux pas vous répondre strictement sur ce plan là, mais c'est évident que ça fait partie de de ils sont dans cette logique là évidemment comme les Iraniens he je dirais là là il y avait quelque chose qui unissait les l'État et les et les et les deux mouvements.

Évidemment, ils sont contre contre le sionisme et donc contre ce qui a été son son produit historique à savoir l'état amélié. De fait on parlait d'armement, il y a des drones qui sont utilisés par le Esbola à côté de char mais de de canon qui datent de 1942. Donc ils sont toujours du matériel et ce que dit Israël c'est que voilà on veut porter le coup de grâce après avoir décapité l'étatmajor du du Esbola.

C'est ça l'ambition ? Oui tout à fait c'est l'ambition. Mais le problème si vous voulez, c'est toujours le problème avec les éliminations ciblées.

On l'a vu en Iran, c'est la même chose. Et d'ailleurs, on l'a vu aussi avec le Hamas. C'est-à-dire que c'est bien tactiquement, ça ça abaisse le niveau de menace mais ça règle pas le problème stratégiquement.

Et donc en fait le problème qu'à Israël aujourd'hui sur le plan militaire, c'est que si vous faites cette occupation du sud du Liban, déjà ça va coûter beaucoup d'hommes. Enfin, ça va pas coûter, c'estàd qu'il va pas y avoir beaucoup de morts, mais il va falloir déployer des troupes pour garder cette occupation. Sachant que aujourd'hui le chef d'étatmajor israélien et le Zamir a dit qu'il manquait de personnes pour euh sal.

Aujourd'hui, on a quand même euh une armée qui est basée sur la réserve avec des gens qui ont fait 1 an de de réserve depuis euh 2023 et qui euh n'en peuvent plus et d'ailleurs qui ne vont plus carrément rejoindre leurs unités à la réserve. et un gouvernement qui dit OK euh qui essaie de temporiser parce que les chefs disent "Bon ben il y a une réserve d'hommes, c'est les ultraorthodoxes et les religieux donc on va les conscrire." Et là, je sais pas si vous avez vu les images hier et avant-hier, mais euh du coup, l'armée a envoyé des trucs de conscription pour qu'il rejoignent Tsal, ces ultraorthodoxes, et ils bloquent euh les routes, ils bloquent les trains, ils prennent à partie la police et dans des prises à partie extrêmement violentes.

Et donc là, je pense qu'il y a un peu une tension en Israël sur une volonté militaire d'occupation de 70 % de la bande de Gaza comme ça été annoncé ce weekend de la Si Jordanie du nord enfin du sud pardon du du Liban et en même temps le problème de comment on fait pour que la population elle partage ce fardeau et que les harédimes se joignent à cet effort là. Ça à 6 à 6 mois des élections assez déterminantes pour le révélement de la clé 7. Alors, on parlait de l'Iran justement du qui veut donc lier une trêve durable avec les États-Unis au sort du Liban écouter le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères و کماکان داریم بر اینه که آتشب در لبنان بخش لاینفک هرگونه آتشب و هرگونه توافق نهایی برای خاتمه جنگ هست à part bien évid Évidemment, c'està dire que si si Randy OS voilà, vous cessez le le combat, vous cessez les les les l'offensive aussi contre le nord d'Israël, ils obtempéreront ?

Je pense que oui. Mais évidemment, il faut qu'ils aient une garantie que la guerre ne reprendra pas dans les 24 heures. C'està-dire que le CC le feu soit vraiment un CC le feu qui s'installe durablement, qui qui conduise à une trêve et non pas quelque chose qui soit bancal et qui permett aux opérations militaires de de repartir dans les 24 heures.

Donc je crois c'est ça la difficulté, la coordature du cercle un petit peu, c'est de réussir de tenir les deux en même temps et et et la vraie difficulté ça va ça va être précisément ça. Hm. Talma sur cette question de de l'Iran.

Je trouve que le Liban est toujours un pion dans ses négociations malheureusement et que même si le gouvernement libanais a bien fait de retirer la carte des négociations de l'Iran et d'aller négocier directement à Washington, malheureusement notre sort, le sort du Liban et celui du Hezbola est toujours scellé entre Teran, les États-Unis et Israël. Et ce que Terran décide de faire avec le Hezbola à mon avis, ils vont pas laisser tomber cette carte. C'est une carte très forte qu'ils ont toujours dans la région peut-être après un changement de régime mais je ne vois pas ça venir aussi prochainement.

Ouais. Mais le Esbolain parle de trahison de ces négociations Washington et les Libanais. Est-ce que il ils estiment qu'il faut aller négocier que le président chaque état a le droit de négocier ?

C'est ça vient de la souveraineté de de l'État. C'est une c'est une étape inédite. C'est le gouvernement libanais qui reprend sa souveraineté, son droit de négocier.

Les ennemis négoci soutenu par la majorité des libanais. On n' pas le choix, on a que le choix de négocier aujourd'hui même si on est faible, si même si le gouvernement n'a pas de de levier, c'est la seule issue. Il faut négocier, il faut parler et ne pas laisser ça à d'autres pays de décider à la place du Liban.

Et de fait à Méifé, le Donald Trump est en train de faire pression sur Netaniaou hein. Euh il il aurait même dit au téléphone tu es fou de faire ce que tu veux tu fais tu dois arrêter. Exactement.

Oui, ben tout à fait parce que là on il y a cette histoire de souveraineté, ce qui est intéressant, c'est que ça ressort beaucoup dans le discours politique israélien. Et c'est là aussi Israël, ils sont un peu dans la même situation que nous en Europe avec cette idée de qu'est-ce qu'on fait parce que leur appareil militaire, il est quand même vraiment ancré sur la l'aide américaine et sur les États-Unis. Et donc forcément, ça restraint la souveraineté d'Israël.

Et là ce qu'aimerait faire en fait Tal, c'est pas simplement repousser le esbola mais c'est aussi vraiment couper les lignes logistique du Esbola qui se situe plutôt au nord du Liban jusqu'à Tripoli parce que là vous avez des lignes qui peuvent partir de la en dehors du pays et au sud de Beyrout. Et donc là Trump, ce qui ce qu'il a là où il a dit non, c'est pour les frappes justement d'élimination du commandement du Esbola au sud de Beyouth et éventuellement pour des frappes dites dans la profondeur du territoire libanais. Alain Dikov, revenons juste au contexte politique pour Benjamin Netaniaou.

Donc il y a des élections cruciales pour lui après l'été, renouvellement du parlement et donc du gouvernement. D'où cette fuite en avant ? pas uniquement, mais c'est vrai que il il aimerait bien pouvoir aller à ses élections en pouvoir en en pouvant présenter un bilan quelque part entre guillemets positif de tout ce qui s'est passé depuis octobre 23 et en effet s'il s'il parvenait à au moins stabiliser durablement la situation sur le Front Nord pour la population du nord ça pourrait être quelque chose de positif.

Ça suffira certainement pas à le sauver électoralement d'après les sondages que nous possédons. L'opposition dit certains, mais bon euh voilà, il pourrait quelque chose avoir quelque chose d'un peu plus positif à présenter que ce qui est actuel et qui est quand même assez mitigé comme que peut la France que pourrait la France ou l'Europe si la voix de la France ne suffit pas par rapport au parce que je couvre la France. Le Liban pense vraiment que la France est son allié.

On a besoin d'un soutien international dans ces négociations. Je pense que la volonté politique de la France est là mais elle a très peu de leviers. Ils sont très minimes.

La France a été marginalisé complètement de ces négociations. Il y a un véto américain israélien qui est très très clair, même si le Liban voulait que la France soit soit à côté. Et puis à mon avis, je pense que la France n'a pas utilisé tous ses leviers, même s'ils sont minimes, contre Israël pour sanctionner euh Israël, pour faire plus de pression euh surtout pour ce qui se passe au Liban puisquon c'estàd dénoncer l'accord entre l'Europe et Israël par exemple.

Ça c'est ça ça a besoin d'une d'une major d'une unanimité à l'échelle de l'Union européenne plutôt par exemple comme l'a fait l'Espagne interdire euh le commerce avec les colonies euh en 6 Jordanie. Oui, ça c'est un avis de la de la Cour internationale de justice par exemple. Plus de sanctions SMR pas seulement Ben Gevir même si c'est symbolique ministre d'extrême droite du gouvernement.

Oui, donc il y a d'autres choses même si c'est des leviers très très minimes très minimes selon vous. Merci à tous les trois en tout cas d'avoir participé à notre débat. On va rester dans l'actualité vue par Xavier Modu Marie Bonisso.

Adoption à l'unanimité hier soir à l'Assemblée à l'Assemblée nationale par les députés français donc de la proposition de loi postbetaram pour mieux empêcher les violences et les agressions sexuelles en milieu scolaire. Et à propos de mineur justement le combat titanesque de l'actrice Nastasie Kinski pour faire sauter une scène de cul dans un film où elle n'avait que 13 ans à l'époque. Mais d'abord le mauvais lettre du jour, Slowfood, son inventeur vient de nous quitter cet entendu.

C'est la devise de Slow food. Alors la slowfood d'où ça sort ? C'est le mouvement slowfood.

Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes.

Slow food du vieil anglais SL paresseux et Foda nourriture traduisible par Restauration Lente désigne une organisation internationale fondée en 1989 pour contrer la disparition des traditions alimentaires locales et l'expansion de la restauration rapide. Le 21 mai, Slowfood a perdu son MasterChef. Slowfood est actif dans plus de 160 pays, rassemble 80000 membres, décerne des labelles, organise une fultitude d'événements autour de la gastronomie et en défense du goût de la biodiversité d'un modèle alimentaire respectueux de l'environnement.

Bref, Slow Food fait la nique au fast food parangon de Malbouff. En 1986, un jeune sociologue Piémonet, auteur de chronique gastronomique pour la Grande Presse italienne, assiste au scandale du vin de sa région, le Barolo, qui fait 23 morts après avoir été trafiqué au méthanol et aussi à l'installation du premier McDo d'Italie à Rome sur la place d'Espagne. Slowfood sera sa contre-attaque.

Le lambin de la fourchette donne un coup de couteau à tout ce que symbolise cette bouffe, un productivisme échevelé qui abîme la planète et ses habitants. Derrière son slogan Slow Food se dessine l'aspiration à une vie meilleure. Il devient docteur honoris ca un peu partout, l'un des 50 capables de sauver la planète et pote du pape François.

Slowfood apparaît comme un torrent de sagesse dans cet océan d'obésité. Elle a quadruplé chez les terriens de 15 à 19 ans depuis 1990 et de triomphe de la malbouffe qui fait 11 millions de morts par an dans le monde autant que tabac et alcool réunis. Un monde ultra transformé, sans saveur ni odeur.

Un monde sans foi ni o Merci Thbonolt. Marie Bonisso, Xavier Maudu vos chroniques. Oui.

Alors, les députés français ont adopté l'unanimité, il faut quand même le souligner hier soir, la proposition de loi contre les violences en milieu scolaire. Une proposition qui faisait une disposition a fait polémique, c'était la levée du secret de la confession. Elle a été mise de côté et abandonnée.

Et donc et ben mon fils, vous allez la confesse. Allons-y. Directement Ellisabeth, le 4e concile de Latran est clos le 30 novembre 1215.

Et parmi toutes les décisions et bien il y a l'obligation pour tous les fidèles d'aller se confesser au moins une fois par an. Se confesser, c'est simplement aller avouer ses péchés afin d'obtenir le pardon. Après avoir eu des confessions publiques, ça c'était tous les premiers temps de l'église, on voit maintenant apparaître ces confessions privées.

Faut aller tout dire à monsieur le curé. Alors la confession, c'est un sacrement hein, à l'instar du baptême, du mariage, de l'ordination, de l'extrémoction. C'est un sacrement, c'est un sacrement qui prend le nom de sacrement de pénitence et de réconciliation et qui est secret.

Voilà, toute la question du secret. Donc du côté théologique, le secret c'est parce que la confession n'appartient pas au curé hein, ça appartient à Dieu. C'està-dire c'est pas une confidence qu'on fait à l'oreille du curé, c'est un lien direct entre le fidèle et le Christ.

Et en cela, la confession relève du droit divin. Et puis du côté pratique aussi, la confession ne fonctionne que s'il y a du secret. En si jamais le curé peut aller dénoncer après plus, personne va aller à confesse et donc ça ne fonctionnerait plus. surtout qu'on est dans des sociétés où la peur absolue c'est le scandale.

On a peur pour sa renommée. Donc on a ici un sacrement qui fait que le secret est au cœur de ce procédé mais qui est discuté au fil des siècles. Parce qu'on se pose la question notamment si quelqu'un vient dire au curé je suis hérétique ah problème ou alors si il y a un crime de l'ise majesté qui est le crime absolu qu'est-ce qu'on fait ?

Et bien le secret demeure. Il y a des subtilités. Le curé peut aller signaler qu'il va y avoir un crime sans signaler qui est le pénitent.

D'autant qu'on crée un meuble absolument sensationnel qui est le confessionnal, donc un isolois. Le curé ne voit pas à qui il s'adresse. Vous savez, on pourrait penser qu'après la Révolution française, en tout cas dans le cas de la France, bah le secret va être mis en cause et ce n'est pas le cas.

Le code pénal, celui de 1810 réfléchit au secret professionnel et très vite est ça associé le secret de la confession, au secret bah du médecin, au secret de l'avocat. Et la loi va beaucoup plus loin parce qu'elle condamne le professionnel qui trahit le secret à de la prison et à des amendes. Voyez comment c'est dur dans cette position là pour le curé.

Et au moment de réfléchir à la liberté de religion, la liberté religieuse en 1905, c'est la séparation des églises et de l'État, ben ça vient de nouveau dans la réflexion parce que l'État ne doit pas se mêler des questions religieuses et doit d'ailleurs préserver la liberté de culte. Mais dans le même temps, bah il y a l'obligation de dénoncer un crime. Donc vous voyez, c'est un sujet extrêmement complexe.

Comment trouver une solution autre que l'absolution ? Ah ! Ah ! vous secrz des informations passionnantes.

Xavier Maudu bon Marie Bonisso, elle a 65 ans aujourd'hui. Elle s'appelle Nastasia Kinski, actrice merveilleuse, fille d'ailleurs de l'indomptable acteur Klaus Kinski et elle réclame la suppression d'une scène de son premier film, un film réalisé par Vim Venders. Faux mouvement, un film qui est sorti en 1975 où on voit une très très jeune Anastasia Kinski, 13 ans allongé sur un lit en culotte et c'est tout. où il aime le héros du film, un wanabi écrivain de 30 ans long, la gifle puis la caresse.

C'est pas montré mais on comprend tout au long du film que les deux personnages ont des relations sexuelles. C'est la première fois de sa courte vie que Anastasia Kinski faisait l'actrice. Même si à 13 ans, je ne savais pas encore grand-chose, j'avais déjà remarqué que c'était pas normal, a-t-elle expliqué au grand quotidien allemand Zud Zeitung à qui elle racontait le mois dernier son long combat qui est devenu une mission pour faire retirer cette scène que je viens de vous raconter du film et obtenir une indemnisation financière de la part de Vim Venders avec qui c'est vrai elle continuera de tourner des films dont le cultissime Paris Texas une décennie plus tard.

Anastasia Kinski ne parle pas mal de Vim Venders, écrit le quotidien allemand mais elle veut confronter les responsables. Elle veut faire reconnaître une situation abusive et non consentie. Elle était, je l'ai dit, mineure.

Sa mère était absente du plateau le jour du tournage de cette scène. Scène qui n'était pas écrite dans le scénario initial. Aujourd'hui, ce que je veux, c'est servir de modèle pour les femmes, pour les filles qui sont victimes d'exploitation, a-t-elle expliqué à la chaîne amande RTL.

Ça fait 15 ans d'après elle qu'elle demande à parler à Vim Venders, à discuter de cette scène, de ce mal-être qui ne l'a jamais quitté. Face à son silence, elle a fini par faire envoyer une lettre par son avocat en 2016 à qui les conseils juridiques de Vim Vender sont répondu qu'il n'existe aucun droit légal à la suppression d'une scène ou à la modification d'un film. Je ne veux pas porter ce fardeau tout seul a enfin exprimé Vim Venders ce vendredi au gala annuel de l'Académie allemande du cinéma qui lui décernait un prix d'honneur.

Il a reconnu que aujourd'hui il ne tournerait plus une telle scène car dit-il, "Nous vivons dans un monde complètement différent." Mais il a refusé d'en vouloir au jeunes réalisateurs qu'il était il y a il y a un demi-siècle. Et il a pris ce soir-là à partie tous les professionnels du cinéma qui étaient dans la salle en disant "Retireer une scène de mon film, ça créerait un précédent qui vous affecterait tous.

Comment gérez-vous ? Comment gérons-nous le patrimoine cinématographique ?" Alors droit à l'oubli ou censure de l'histoire en Allemagne où le cinéma est resté relativement jusqu'ici à l'écart du mouvement Mou, c'est le journal le monde qui rappelle ça.

Ben la question se pose aujourd'hui donc via l'un de ces monstres sacrés. À noter quand même que la télé allemande a déjà pris partie parce que l'année dernière cette même Nastasia Kinski a réussi à faire supprimer de la vidéothèque d'une chaîne de télé qui s'appelle NDR un téléfilm où elle apparaissait nu à seulement 15 ans. Encore mineur bon et signalons sur Rarté Cheré notre chaîne un documentaire une vie à soi consacrée à Anastasia Kinski c'est sur la plateformeTtv jusqu'à fin juillet jusqu'au 30 juillet prochain.

Voilà, on se retrouve demain à 20h05. Chusse.