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interviewCNEWS· 20 juillet 2026

La grande interview : Franck Allisio

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Franck Alizeo. Bonjour. L'Espagne est donc championne du monde de foot, victoire dans les prolongations.

Les Espagnols ont fêté l'événement toute la nuit, dans la joie, dans la bonne humeur, dans les embrassades. Aucune vitrine cassée, aucun policier agressé. Comment ça se fait ?

Manifestement, vous voyez, même l'Espagne, qui a pourtant une immigration, qui a pourtant un gouvernement socialiste, même l'Espagne, manifestement, est moins laxiste et plus respectueuse. Un gouvernement qui s'est davantage respecté que la France. Et c'est quand même impressionnant.

Parce que le gouvernement de Pedro Sanchez n'est pas véritablement un gouvernement de droite dure. Donc oui, je crains qu'on ait des leçons, à la fin de 10 ans de macronisme, on ait des leçons à peu près de tous les autres pays européens, de tous les autres gouvernements européens, à prendre en matière d'autorité, de respect de la loi. Mais cette affaire me fait penser aussi que, au-delà du laxisme, il y a pire que le laxisme, c'est le déni.

Et lorsque vous avez, il y a quelques années, un ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, pour ne pas le citer, qui nous explique, après des débordements, que c'était des matéos, plutôt que de dire exactement qui étaient les fauteurs de troubles, c'est-à-dire des jeunes issus de l'immigration, enfin, la racaille de banlieue qui était venue pour casser, pour intimider, à partir du moment où il y a un déni de réalité, vous êtes, c'est encore pire que le laxisme, voilà. Donc oui, la France, aujourd'hui, doit retrouver de l'autorité, de l'ordre, et c'est comme ça qu'on retrouve aussi de la cohésion nationale, de la cohésion sociale, et au soir d'une victoire, eh bien, ça se passe différemment. Ça n'est pas tout, lors de cette Coupe du Monde, des propos racistes, d'une sénatrice paraguayenne contre Kylian Mbappé, de l'ancien Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, contre l'équipe de France, vous disiez, il n'y a aucun Français, exemple de racisme anti-blanc contre l'Ukadi, qu'est-ce que ça vous inspire ?

M. Rajoy, d'ailleurs, qui avait soutenu M. Macron en 2022.

C'était un soutien, vous voyez, quoi. Qu'est-ce que ça vous inspire, ce racisme, et notamment ce racisme anti-blanc contre l'Ukadi ? On l'a clairement condamné.

Ces pays n'ont peut-être pas l'habitude, comme nous, d'avoir une équipe de toutes les couleurs de poux, mais parce que la France a toutes les couleurs de poux. Je vous rappelle qu'on a une France ultramarine, on a l'habitude, on a tous été choqués, et on l'a dit d'ailleurs, mes collègues, et moi-même au Rassemblement national, par ces propos qui étaient pour le coup clairement racistes. Le racisme et l'antisémitisme ce week-end, la bête immonde est à nos portes, cette plaque d'immeuble rendant hommage à des justes a été brisée, et cette inscription infâme antisémite a été retrouvée, alors qu'hier a été commémorée la journée nationale de la mémoire des victimes des crimes racistes antisémites de l'État français, et l'hommage au juste, référence au 16-17 juillet 1942.

Qu'est-ce qu'on fait contre l'antisémitisme grandissant en France, Franck Alizio ? Déjà, on en prend conscience, on le dénonce, et ensuite on agit. On ne le fait pas assez ?

Mais non, évidemment, parce que ça fait 15 ans, ça fait 20 ans en réalité que ça monte petit à petit. Je vais prendre l'exemple de chez moi à Marseille, parce que ce n'est pas anodin, Marseille c'est la ville où nous avons la deuxième communauté de France, la communauté juive de France, et la troisième d'Europe. Donc ce n'est pas anodin.

Il y a déjà une vingtaine d'années, il y a déjà une vingtaine d'années, les proviseurs dans les collèges des quartiers nord disaient « nous ne pouvons plus assumer la sécurité des collégiens de confession juive dans le public ». Il y a 15 ans de cela, 15 ans. Qu'est-ce qui a été fait ?

Qu'est-ce qui a été fait depuis exactement ? Pendant ma campagne, nos compatriotes juifs à Marseille disaient « nous n'avons plus mettre la kippa entre la sortie de la synagogue et pour entrer chez nous ». À l'entrée de Marseille, vous aviez une énorme balafre sur un nuage qui était « Marseille anti-sioniste ».

Il a fallu des semaines pour que ce soit effacé. Ça c'est le diagnostic de Franck Alizio, on le connaît tous. Il y a 3,5 actes antisémites par jour.

Mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que ferait Franck Alizio ? Qu'est-ce que ferait le Rassemblement National ?

Mais il faut sanctionner clairement les partis qui encouragent à cela. Aujourd'hui, ça a été latent pendant tout… Vous ne les citez pas, je vois. C'est les filles, évidemment, je n'ai pas de problème avec ça.

La France insoumise instrumentalise. La France insoumise devrait être beaucoup plus sévèrement punie… De la même façon, quand elle a bloqué le concert de Barbara Bouchagona ? Mais évidemment, mais évidemment.

Et les débordements comme ça, les concerts d'Amir qui ont été menacés, enfin cette menace sous prétexte d'antisionisme, qui est dans les faits, on le sait très bien, le faunier de l'antisémitisme, sous prétexte d'antisionisme, venir instiller, comment dire, alimenter l'antisémitisme sans nourrir politiquement, c'est scandaleux, il faut le dire, et il faut le sanctionner clairement. Et à chaque fois, le ministre de l'Intérieur et la Justice ont la main molle, lorsque ça concerne la gauche et l'extrême gauche. En attendant, la loi Yadon a été, entre guillemets, reprise par la loi Berger.

Est-ce que vous allez la voter en octobre prochain ? Oh, c'est à mon groupe d'en décider. Mais ça, ça veut dire oui ou non ?

Mais il est probable que...

Mais pourquoi que probable ? Vous ne voulez pas lutter contre l'antisémitisme via la loi Berger ? Tout ce qui va vers plus de sanctions sur l'antisémitisme, je vous l'ai dit, nous y serons, il ne faut pas que ce soit non plus, qu'on nous mette d'autres sujets à l'intérieur de cette loi.

Vous savez, il ne faut pas que ce soit liberticide non plus. C'est-à-dire que sous ce prétexte-là, que l'on essaie de sanctionner tout ce qui pourrait être une critique de l'immigration, de près ou de loin, le gouvernement a toujours l'art et la manière de mélanger tous les sujets. Vous avez peur du volet de l'inéligibilité que comporte la loi Berger ?

Oui, j'ai peur, comment dire, qu'il y ait des éléments liberticides qui font que vous, journalistes, nous, hommes politiques, on ne puisse plus avoir un débat objectif, normal, factuel, par exemple, sur l'immigration. Ça veut dire que oui pour la loi Berger, mais avec des amendements condamnant l'inéligibilité, par exemple ? Par exemple, tout cela est à réfléchir entre nous.

Mais en tout cas, sur l'antisémitisme, il n'y a pas d'ambiguïté. À chaque fois qu'il faudra et qu'il y aura une possibilité de durcir la loi et de poursuivre ceux qui pratiquent l'antisémitisme dans leurs propos et dans leurs actes, nous serons aux côtés du gouvernement et de tous ceux qui veulent durcir cette loi. Pendant ce temps, Laurent Nunez est allé mercredi dernier célébrer le centenaire de la Grande Mosquée de Paris.

Il y a tenu un discours dans lequel il a affirmé que sans prendre à un musulman, c'est sans prendre à un enfant de la République. Un imam a ensuite lu des versets du Coran. Et notamment celui-ci que je vous cite « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblés de faveur, non pas ceux qui ont encouru ta colère, ni des égarés. » Le problème, c'est que certains exégètes disent que ceux qui ont encouru la colère d'Allah sont les juifs et les chrétiens, les égarés, ce sont les athées.

Est-ce qu'un discours de telle nature est à tenir devant un ministre des cultes dans une République laïque ? Non, évidemment. Non, parce que vous voyez, cette ambiguïté que vous soulignez, elle est par définition gênante devant le ministre de l'Intérieur qui est chargé de l'ordre public.

Ce que dit le ministre de l'Intérieur au début de son propos, en disant que lorsqu'on s'attaque à un musulman, on s'attaque à toute la France, oui, c'est du moment qu'on s'attaque à un Français, du moment qu'on s'attaque à un citoyen français, on s'attaque à la communauté nationale. En revanche, évidemment, que ce jeu, et puis je vois bien, encore une fois, cette laïcité à plusieurs vitesses, puisque là, nous sommes sur un propos religieux, les versets du Coran, dont l'interprétation porte visiblement plus que c'est plutôt compliqué à défendre, à expliquer, et vous avez un ministre de l'Intérieur qui reste, qui ne prend pas ses distances, qui ne les condamne pas. qui fait plus pour les musulmans que pour les juifs, vous diriez cela aujourd'hui, Franck Alizio ?

Je ne veux pas jouer les communautés les unes contre les autres, mais c'est évident que nos compatriotes juifs sont souvent laissés seuls face au danger. Vous savez, aujourd'hui, en termes d'agression et d'actes anti-religieux contre des religions, nos compatriotes juifs sont frappés à proportion de leur poids dans notre population 20 fois plus que les autres. 20 fois plus que les autres.

Donc oui, la communauté juive, c'est factuel encore une fois, la communauté juive est beaucoup plus visée que d'autres communautés religieuses et je n'ai pas l'impression qu'elle soit beaucoup plus protégée à proportion de ce risque et de ce danger. Ce samedi, un homme armé d'un couteau menacé des passants dans les rues de Cachan, il a été arrêté par les forces de police. C'est 10 397 attaques recensées en 2024.

C'est 28 attaques au couteau par jour. Sarah Knafodre Conquête disait, c'est métro couteau dodo. Comment est-ce qu'on en dit que c'est violences ?

On en dit que c'est violences en rétablissant l'ordre de manière générale. Avec la loi Riposte ? Parce que vous comprenez bien, avec la loi Riposte, entre autres, qu'on va voter bien qu'on considère qu'elle ne va pas assez loin.

Mais oui, c'est un rétablissement de l'ordre en général. Aujourd'hui, nos compréhensés de juifs sont visés par des attaques parce que aussi de manière générale, il y a un laxisme global. Il y a une absence de sanctions.

Il faut rétablir l'ordre dans notre pays en matière de justice, en matière de police et à nouveau sanctionner, à nouveau sacraliser l'atteinte au peuple. Par exemple, Marine Le Pen part du principe que lorsqu'il y a atteinte physique à la personne, il y a mécaniquement peine de prison ferme. Typiquement, vous avez quelque chose qui fait un effet cliqué, qui durcit, qui donne un cap à nos juges en disant à chaque fois que l'on va atteindre physiquement à la personne, il y aura au bout une peine de prison ferme.

Qu'on soit mineur ou majeur ? Qu'on soit mineur ou majeur, évidemment, à un moment donné, tout le monde...

Rien d'évident avec l'excuse de minorité. Eh bien, il faudra évidemment revenir sur l'excuse de minorité. Et construire des places de prison, évidemment, parce que si on condamne la prison, mais qu'il n'y ait pas de place en prison, vous savez, on en revient toujours au même problème.

Il faut se donner les moyens de notre politique. Donc, on a bien noté que le RN serait pour la loi Riposte. Dans le même temps, le syndicat de la magistrature s'interpose publiquement sur cette présomption de légitime défense concernant les policiers. est-ce que le rôle des magistrats qui s'en organisent d'ailleurs d'être indépendants, c'est de se prononcer contre une disposition législative, de s'opposer à la loi ?

Est-ce que des syndicats de magistrats doivent faire de la politique matin, midi et soir ? La question se pose. C'est leur responsabilité.

Ils sont indépendants. La nôtre. Il y a une séparation des pouvoirs en France entre le pouvoir de la magistrature et le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

Donc, nous, notre rôle et notre devoir en tant que politique, c'est de défendre cette présomption de légitime défense pour la police, de l'étendre d'ailleurs, c'est ce que nous avons souhaité à la police municipale. Mais ça ne vous choque pas ces propos du syndicat de la magistrature ? Écoutez, le syndicat est un syndicat...

On a vu d'ailleurs autour d'une table avec Thomas Porte de la France Insoumise. Un syndicat est libre et indépendant. Vous l'avez dit, maintenant, c'est aux politiques, à un moment donné, de s'affirmer, de prendre des dispositions.

Mais par exemple ? Sur la loi Riposte, par exemple, nous, nous voulions aller plus loin en rendant mécanique l'expulsion d'étrangers ayant commis des délits ou des crimes. Eh bien, une fois de plus, le gouvernement l'a rejeté.

Ce n'est pas la première fois depuis cinq ans. Depuis cinq ans, on revient, on revient, on revient avec cette proposition. Vous êtes résigné, Franck Alizio, ce n'est pas le moment, justement.

On n'est pas résigné, laissez-nous arriver. Je vous laisse arriver, mais vous êtes mon invité ce matin. On le fera avec ou sans ce que dira les syndicats de magistrats.

Ce que dit quand Bruno Retailleau s'interroge sur une éventuelle réforme de l'exercice syndical des magistrats, est-ce que vous le suivez, par exemple ? À chaque fois qu'il y aura une difficulté à l'application de notre projet, on passera par le référendum. La volonté du peuple français s'appliquera, s'imposera à tout le monde, y compris au syndicat, la magistrature.

Voilà. Dans un pays, c'est le politique qui tranche et au-dessus du politique, il y a le peuple souverain qui tranche. C'est pour ça qu'il faut revenir dans ce pays au référendum parce que ça permet de dépasser toutes ces oppositions qui ne sont rien par rapport à la volonté et à la décision du peuple français.

Référendum sur l'immigration, également, vous l'avez maintes fois annoncé. L'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romaté, a indiqué, souhaitait relancer la délifrance de visa aux ressortissants algériens. Il évoque le chiffre de 250 000 visas par an.

Est-ce que c'est réalisable ? Non, c'est surtout pas souhaitable. C'est surtout pas souhaitable.

Vous voyez, l'expression de cet ambassadeur et l'expression d'une chose que tout le monde avait compris, c'est que si on ne change pas ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui, tout continuera comme avant. Donc, il est urgent qu'il y ait une véritable alternance pour enfin avoir un vrai changement en matière de politique d'immigration. Pour enfin, qu'est-ce qu'on attend pour établir un rapport de force avec la dictature algérienne ?

Qu'est-ce qu'on attend pour dire que tant qu'il n'y aura pas...

Oui, la dictature algérienne, évidemment. Qu'est-ce qu'on attend pour dire qu'en contrepartie, il n'y aura plus de visa tant qu'il n'y aura plus l'exécution des OQTF ? Voilà.

Qu'est-ce qu'on attend pour dire que le peuple français doit décider à nouveau qui entre ou non chez lui, qui reste ou non son territoire, qui en repart ou non ? C'est le droit le plus inaliénable de n'importe quel peuple. Et aujourd'hui, il n'est plus respecté.

Qu'est-ce qu'on attend pour faire un véritable moratoire en matière d'immigration ? Pas pour trois ans, comme dit M. Darmanin, parce que là aussi, excusez-moi l'exécution, c'est du foutage de gueule.

Pour trois ans, c'est de la cosmétique, c'est de la communication. C'est pour une génération qu'il faut faire un moratoire. Donc, c'est pour 30 ans qu'il faut faire un moratoire.

Pourquoi ? Parce que pendant toute une génération, vous pouvez recommencer à avoir une politique d'assimilation. Aujourd'hui, avec l'immigration de masse, avec les 500 000 étrangers qui entrent légalement chaque année sur notre territoire, vous ne pouvez plus ni intégrer, ni assimiler.

Donc, vous prendriez, par exemple, l'argent, Sarah Knafou estime le coût de l'immigration algérienne à 9 milliards d'euros. Vous prendriez ces 9 milliards d'euros pour faire l'assimilation, par exemple, des existants en France ? Entre autres, oui, entre autres, pour faire l'assimilation.

Vous savez, l'assimilation, c'est l'école, ça concerne tous les Français. L'assimilation, c'est assimiler ceux qui sont français. 9 milliards d'euros de politique algérienne, c'est trop, de toute façon, pour vous, Franck Aligio ?

Oui, évidemment, évidemment que ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens de financer un régime qui vous crache dessus. Enfin, je veux dire, cet argent, il vaudrait mieux être rendu aux Français via des baisses d'impôts, par exemple.

Avec un troisième couplet de l'hymne national, la Marseillaise, qui met directement en cause la France, par exemple. Non, mais tout ça est scandaleux. Notre relation avec l'Algérie et avec, encore une fois, la dictature algérienne est scandaleuse.

Il faut entamer un rapport de force. Les Français sont en vacances, Franck Aligio, et se serrent la ceinture. Ils subissent depuis plusieurs années une forte dégradation de leur pouvoir d'achat.

Comment est-ce que le RN entend réduire le déficit tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Français ? En faisant l'achat, ce gaspillage, en faisant des économies, en remettant tout à plat. On l'a souvent dit, en allant sur une véritable politique de lutte contre la fraude, en faisant en sorte que les aides ne puissent plus bénéficier aux étrangers qui arrivent sur notre territoire, en faisant la chasse de partout, en remettant à plat le millefeuille administratif, le millefeuille territorial.

On peut dégager...

Tout cela, c'est faisable ou est-ce que vous allez vous confronter au Conseil constitutionnel sur plusieurs dispositions ? Tout cela est évidemment faisable. C'est une affaire de priorité du budgétaire et de priorité politique.

Ce que je viens de dire qui relève de l'immigration sera tranché par référendum. Et le reste, c'est le budget de l'État. Et il faut dégager de l'argent, non seulement pour, en effet, réduire massivement le déficit, établir une véritable règle d'or enfin dans ce pays, et baisser les impôts, et rendre l'argent aux Français.

Vous savez, il y a un chiffre, il y a deux chiffres qui m'interpellent. Depuis 40 ans, la France est le seul pays d'Europe, le seul pays d'Europe à ne jamais avoir vu son chômage baisser en dessous des 7%. Le seul pays d'Europe avec la Grèce et l'Espagne.

Ce n'est pas très glorieux. Et en parallèle, nous sommes le seul pays d'Europe depuis 40 ans, et là, je pense que nous sommes le seul, toute catégorie, à ne jamais avoir vu ses prélèvements obligatoires, donc taxes et impôts et charges réunies, baisser en dessous de 40%. Eh bien, moi, je dis qu'il y a un lien, évidemment, de cause à effet entre le fait qu'on soit record man en termes d'impôts, de charges et de taxes et le fait qu'on soit record man en termes de chômage.

Il faut rendre l'argent aux Français en baissant les impôts de production sur nos entreprises, en détaxant le travail, en laissant aux Français le fruit de leur travail, un petit peu plus. Moins de charges pour les entreprises ? Oui, et moins de charges sur les Français.

Faire à nouveau que le travail paie. baisser aussi les droits de succession et de donation pour qu'on puisse à nouveau un peu plus librement transmettre le patrimoine à ses enfants et petits-enfants. C'est une liberté élémentaire.

Redonner leur liberté aux Français. La liberté, c'est circuler dans la rue, ça c'est la sécurité. Et la liberté, c'est pouvoir à nouveau jouir du fruit de son travail.

Ça s'appelle la méritocratie. Sur ces deux sujets, 80% des Français sont d'accord avec nous. Il faut enfin le faire.

La règle d'or budgétaire, Thierry Breton, justement la promeut. Il l'a présenté à Jordan Bardella avec ce déficit à 1% d'ici 2032. Est-ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen reprendraient cette règle d'or de Thierry Breton ?

On ne reprendra pas la règle d'or de Thierry Breton, on reprendra une règle d'or qui sera la nôtre. Je laisse la candidate l'énoncer durant la campagne. Mais l'idée, c'est de finir avec un déficit chronique, évidemment, de retrouver en dehors des dépenses d'investissement à terme un équilibre budgétaire.

Est-ce que ça sera un effort sans précédent ? Ce sont des dizaines et des dizaines de milliards d'économies, mais aujourd'hui, avec 1 700 milliards de dépenses publiques et sociales, c'est possible, c'est nécessaire, c'est indispensable, tout en baissant la pression fiscale. parce qu'à partir de là, vous faites redémarrer la croissance.

Baisser les impôts, non seulement c'est juste, mais en plus c'est efficace parce que ça permet de redémarrer la croissance et quand vous redémarrez la croissance, vous gérez beaucoup mieux, évidemment, et vos déficits et vous jugulez votre dette. C'est un cercle vertueux. Idem sur les taxes sur l'essence, avec le détroit d'ormoz de nouveau fermé, depuis ce week-end, le prix des carburants dépasse les 2 euros.

C'est la mauvaise surprise de l'été pour les automobilistes français. Marine Le Pen le défend maintenant depuis plus de 5 ans, il faut une baisse de la TVA immédiatement à 5,5% sur les énergies, ce qui permettrait à tous les Français, y compris les plus modestes, d'avoir un petit peu d'oxygène, en particulier pendant cette crise internationale. Sur la loi d'urgence agricole qui est présentée aujourd'hui, le gouvernement espère un vote favorable aujourd'hui, député en dépit des dispositions contestées par la gauche qui dit qu'elle saisirait le Conseil constitutionnel.

C'est une loi à laquelle vous vous tenez, le Rassemblement national. Est-ce que vous y voyez une issue favorable ? Nous soutiendrons tout ce qui va dans le sens du soutien à nos agriculteurs et à l'agriculture française.

Nos paysans, nos agriculteurs savent que nous sommes à leur côté. Nous continuons à l'aise. On les a abandonnés trop les agriculteurs français ?

Évidemment, évidemment, évidemment. Ils ont été abandonnés, ils ont été abandonnés comme toute personne, comme tout travailleur indépendant, comme tout entrepreneur, c'est-à-dire massacré de réglementation et de charge et ils ont été abandonnés parce qu'à chaque fois ils ont été la variable d'ajustement des accords internationaux où à chaque fois la France sacrifiait son agriculture alors qu'elle devrait la défendre et la promouvoir. Je vous rappelle que c'était pour défendre l'agriculture que le général de Gaulle avait fait la politique de la chaise vide dans les années 60 au sein de la communauté européenne.

Merci beaucoup, Franck Alizio. Bonne journée. Merci à vous.