Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 11 juillet 2025 17 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & international

Paris et Londres vont « coordonner » leurs forces nucléaires|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quel est cet accord franco-britannique ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça signifie que si la Grande-Bretagne était attaquée, la France ferait usage de son arme atomique ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Si un autre pays européen était attaqué, est-ce que Paris et Londres utiliseraient ensemble l'arme nucléaire ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il y aurait un bouton nucléaire commun à Paris et à Londres ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce une évolution ou une révolution ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette coordination va au-delà de la simple évolution générale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Lucile de VillerFait
    « Tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France pourrait être confronté à la puissance des feux nucléaires des deux nations. »
  • 1:30Lucile de VillerFait
    « Nous avons décidé de coordonner nos doctrines nucléaires de manière totalement inédite. »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Nous reconnaissons que nous n'imaginons pas de situation de menace extrême à l'Europe qui ne susciterait pas une rapide réponse de notre part. »
  • 4:30Amiral VichotFait
    « La coordination politique, c'est deux volontés qui se parlent. Ils peuvent s'assurer qu'ils sont en phase et qu'il leur reste au niveau de la perception des intérêts vitaux. »
  • 6:30JournalisteFait
    « La dissuasion nucléaire française est entièrement souveraine, la dissuasion britannique n'est pas complètement souveraine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Déroulons le fil de cette émission parce qu'il faut s'arrêter sur cette sensation nucléaire avec cet accord entre Paris et Londres qui évoque pour la première fois une possible réponse atomique conjointe. Une réponse atomique conjointe en cas d'agression grave contre l'Europe. Est-ce une mise en commun ?

Est-ce un tournant dans la dissuion française ? On attend vos réponses parce que c'est vrai que là il y a un effet au moins d'annonce qui qui semble indiquer un virage. D'abord voyons les faits.

Voici les indispensables avec Lucile de Viller. [Musique] Bonsoir Lucile. Bonsoir David.

Bonsoir à tous. Quel est cet accord franco-britannique ? Et bien voici la phrase clé, celle qui marque une réelle évolution.

Tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France pourrait être confronté à la puissance des feux nucléaires des deux nations. Auparavant, le communiqué mentionnait que la France et la Grande-Bretagne reconnaissent que leurs intérêts vitaux sont liés. Leur définition va donc au-delà des frontières respectives.

Ça ça n'est pas une première. Cela avait déjà été évoqué dans les années 90. En revanche, ce qui est bel et bien inédit, c'est que désormais ces mêmes intérêts vitaux sont liés à un point tel que si une puissance s'en prend non seulement à l'un des deux pays, mais aussi à d'autres nations européennes, la France comme la Grande-Bretagne envisagerait alors le recours ensemble à la force nucléaire.

Et pour bien enfoncer le clou, le communauté le communiqué atteste qu'il n'existe aucune menace extrême sur l'Europe qui ne susciterait une réponse des deux pays. Écoutez Emmanuel Macron. Nous avons décidé de coordonner nos doctrines nucléaires de manière totalement inédite.

À ma connaissance, il n'y a pas deux pays au monde qui ont une telle intimité sur leur doctrine nucléaire. Désormais, nous reconnaissons que nous n'imaginons pas de situation de menace extrême à l'Europe qui ne susciterait pas une rapide réponse de notre part, quelle que soit la nature de cette réponse. C'est un message que doivent entendre nos partenaires et nos adversaires.

Une réponse de notre part et dans le nôtre c'est pas la France donc c'est Paris et Londres. Alors, essayons d'être concret lucile pour bien comprendre ce qui peut changer. D'abord, avant d'aborder l'Europe, la Grande-Bretagne et la France, est-ce que ça signifie que si la Grande-Bretagne était attaquée, la France ferait usage de son arme atomique ?

Et bien, c'est la grande inconnue ou plutôt la grande ambiguité stratégique dès lors qu'il est question de nucléaire, on comprend qu'il serait question d'une riposte conjointe, mais sous quelle condition ? Évidemment, il n'y a pas de ligne rouge tracée. Alors, soyons encore concret.

Si un autre pays européen, un pays européen était attaqué, est-ce que cela signifie que Paris et Londres utiliseraient ensemble l'arme nucléaire ? Et bien, c'est ce qui est sous-entendu mais qui n'est pas explicité. C'est encore et toujours l'ambiguité stratégique.

Écoutez l'amiral Vichot. La coordination politique, c'est deux volontés qui se parlent. Ils peuvent s'assurer qu'ils sont en phase et qu'il leur reste au niveau de la perception des intérêts vitaux.

Il en discutent en disant "Et si les Russes attaquent l'Estonie, qu'est-ce qu'on fait ? S'il t'attaque toi ou il m'attaque moi, qu'est-ce que tu fais ?" Ils peuvent dire par exemple "Toi, tu prends le nord, moi je prends le sud." C'est n'importe quoi.

Mais il pourrait on pourrait imaginer qu'il se partage des objectifs. Ça c'est déjà à à très grand trait, ça permet d'éviter que nos bombes aient des effets fratricides, c'est-à-dire que nos bombes se gênent l'une l'autre. Si on tire ensemble sur le même objectif, on gâche entre guillemets, on gâche des munitions.

Euh par exemple Starmer dit "Je prends Saint-Pétersbourg et nous on dit "Je prends Moscou." L'un prendrait Saint-Pétersbourg et l'autre prendrait Moscou. Bon évidemment, on est dans la pure hypothèse et l'amiral Vichou a pris soin de le dire.

Tuas vraiment soyons concret une dernière fois. Est-ce que ça signifie Est-ce que ça signifierait qu'il y aurait un bouton nucléaire commun à Paris et à Londres ? Non, il n'en a jamais été question.

La France garde sa totale indépendance. La décision de déclencher l'arme atomique et bien celle d'un seul homme, en tout cas celle d'une seule nation. Et tout dernier point lucide, on dit souvent que si la dissuasion nucléaire française est entièrement souveraine, la dissuasion britannique n'est pas complètement souveraine parce qu'elle dépend d'une certaine manière dans sa constitution d'éléments américains.

C'est vrai. C'est vrai que la dissuasion britannique dépend en partie de la technologie américaine. Exemple, les sous-marins.

Ils sont construits en Angleterre mais toute la partie qui lance les missiles qui porte les bombes est réalisée sur des plans américains par des experts américains. Les têtes nucléaires britanniques elles-mêmes sont aux États-Unis. Est-ceà dire que la dissuasion n'est pas complètement autonome ?

Oui, c'est sans doute la vérité. Voilà. Mais là encore, il y a une forme d'ambiguïté stratégique, faut bien le dire.

On sait pas ce qui se passerait si Londres décidait d'utiliser l'armomnique. Oui. Alors, Jean-Dominique, est-ce que c'est une évolution ou une révolution ? question tout à l'heure, est-ce que c'est un virage ?

Absolument pas. Ce n'est pas du tout un virage parce qu'un virage, ça indique un changement de direction. Alors là, on continue dans la même direction, celle lancée depuis des décennies euh mais simplement on va plus loin et on y va plus vite qu'attendu ou qu'espérer.

Voilà. Donc c'est une donc il y a absolument pas de de changement de doctrine. C'est simplement on met sur la table des choses auxquelles on pense depuis 30 ans.

Le fait que nos deux pays, la Grande-Bretagne et euh la France sont ont des intérêts vitaux en commun et que les intérêts vitaux en commun engagent de fait notre dissuagion nucléaire. Ça a été dit de manière explicite il y a exactement 30 ans, 1995 par Chirak et Cameron à l'époque. Et puis on a concrétisé ça il y a 15 ans par des nouveaux accords de défense entre deux pays.

Les accords dit de Lancaster House qui ont fait une collaboration étroite notamment pour tester les armes nucléaires de manière virtuelle. Donc on est engagé dans un processus. Ce qui va aujourd'hui plus loin et qui est une à mes yeux une heureuse surprise, c'est la dimension européenne de la chose, c'est-à-dire cette petite phrase sur les menaces extrêmes pour l'Europe.

Ça ça veut dire que on assume aujourd'hui publiquement ce qu'on faisait de fait de manière non officielle mais tout en le faisant parce que on sait bien que nous sommes des puissances nucléaires membres de l'alliance atlantique que nos forces nucléaires participent à la défense de l'Europe dans le cadre de l'alliance atlantique. On le sait d'une manière explicite depuis le sommet d'Otawa 1974 mais c'était des choses qu'on mettait pas tellement en avant là. Londres et Paris disent ensemble s'il y a une menace clairement une menace russe, on parle de la Russie, soyons clair.

C'est évident qu'on parle de la Russie essentiellement. On pourrait parler de l'Iran, de la Chine, mais aujourd'hui on parle de la Russie. On dit explicitement des menaces extrêmes.

Alors, c'est intéressant parce qu'une menace extrême, qu'est-ce que ça veut dire extrême ? ambiguïté stratégique. Ambiguité stratégique.

Mais on est toujours dans l'ambiguité stratégique et il faut rester dans l'ambiguïté stratégique parce que si vous dites "Ah oui alors extrême, on considère que par exemple si vous prenez 100 km² d'Estonie, c'est pas extrême. Ça deviendrait extrême à 200 km²." Donc on voit bien qu'on ne peut pas rentrer dans des définitions.

Il faut créer de l'incertitude dans le camp d'en face. Ça sert à ça la diffusation. Donc c'est une très bonne mesure mais ce n'est pas un virage et je pense que c'est quelque chose qui incite à aller plus loin avec d'autres Européens.

On en parle en Allemagne, on en parle en Pologne. C'est très bien que le président Macron et le premier ministre Starmer a lancé la chose. Le fait d'évoquer des frappes conjointes, la possibilité de frappes conjointes en cas d'agression entre guillemets grave en Europe, est-ce que pour vous ça va au-delà de la simple évolution au général ?

Oui. Alors, c'est ce que disait l'amiral Bichot tout à l'heure, le problème de la coordination. Parce que qu'est-ce que ça veut dire que la coordination ?

Déjà se répartir les cibles tout bêtement pour ne pas gaspiller des munitions comme il le disait. C'est ça rentre dans la logique. Mais je remonte un petit peu à ce que disait Jean-Dominique à l'instant.

En fait, depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, on a le président a remis sur la table l'affaire de la dissuasion nucléaire avec les intérêts vitaux qui pourrait être élargi à l'Europe. Là, la nouveauté, c'est qu'il en parle avec l'autre puissance nucléaire européenne qui ne fait pas partie de l'Union européenne au passage, mais qui fait partie de l'OTAN. Et donc la nouveauté, c'est nous avons tous les deux deux puissances nucléaires qui sont pas équivalentes.

On a rappelé le problème de l'autonomie britannique mais peu importe. On va voir le nombre d'ogives aussi de chacun. Allez-y.

On arrive à con à dire que les intérêts vitaux de l'un correspondent aux intérêts vitaux de l'autre et que donc il y a une réflexion à faire ensemble, il y a une capacité de coordination à faire ensemble et euh et voilà la nouveauté, c'est qu'on parle avec l'autre puissance nucléaire alors qu'avant le président en avait parlé pour la dissuasion française vis-à-vis des Européens. Donc d'une certaine façon, il ramènent les Britanniques un peu sur le continent. 290 têtes nucléaires pour la France, 225 pour le Royaume-Uni.

Avec cette coordination générale, euh là encore une fois, soyons concret, est-ce qu'une dissuasion commune, est-ce que ça veut dire deux fois plus de dissuasion pour celui qui serait tenté de enfin une dissuasion deux fois plus importante pour celui qui serait tenté d'attaquer l'Europe ? Non, d'abord il faut rappeler que la dissuasion, c'est quoi ? C'est un sous-marin en permanence à la mer.

Donc c'est pas 225 euh euh OGIF qui sont prêtes à partir, c'est un sous-marin. Mais la mais la dissuasion c'est ça, ça suffit. Il y a 16 missiles, je rappelle, à l'intérieur d'un sous-marin Mirv, donc avec plusieurs têtes.

Et euh bah si avec les Britanniques on double la mise, d'une certaine façon, on serait parti des cibles. Mais c'est la technologie et le cycle décisionnel qui font la dissuasion. C'estàd que je vous rappelle que dans la loi de programmation militaire actuelle, on consacre 60 % de l'investissement au renouvellement de la dissuasion nucléaire, c'est-à-dire des nouveaux sous-marins nucléaires, des nouvelles têtes, des nouveaux missiles.

C'est ça pour que personer de de l'efficacité de la réponse possible. Soit que les sous-marins soient plus indétectables et que les les comment s'appelle les missiles ne puissent pas être interceptés. Et le deuxième point c'est la décision.

En France, on a un système particulier qui est un président de la République élu au suffrage universel qui est le seul à appuyer sur le bouton. Et ça, ça veut dire une chaîne de décision extrêmement courte qui contribue à la dissuasion. Et en Grande-Bretagne et alors en Grande-Bretagne, c'est le premier ministre, c'est pas le droit, c'est le Premier ministre parce que c'est la représentation euh populaire.

Mais je je j'amène ce point sur la table. Pourquoi ? parce qu'on va avoir en 2027 des élections présidentielles et sur la table en France, on ne met jamais ce sujet.

Aux États-Unis, on vous parle toujours du commandant en chef. Vous savez le le président, c'est le commandant en chef, il va commander les armées. En France, on ne met jamais sur la table le fait que celui qui va être élu, c'est celui qui aura le pouvoir d'actionner l'arme nucléaire.

Auriez-vous confiance en lui ? On pose jamais cette questionlà et pourtant, c'est une question essentielle. Avez-vous confiance dans Trump ?

Non mais ça c'est le problème des Américains. C'est le problème des Américains. Moi je évolution ou révolution Isabelle ?

Euh évolution. Euh mais c'est ce qui est ce qui est nouveau, c'est enfin la la nouveauté euh vient du fait que le contexte est nouveau, c'est-à-dire qu'il y a il y a deux menaces aujourd'hui qui se cumule euh vis-à-vis de l'Europe, la menace russe et puis l'incertitude sur la protection euh militaire euh américaine. Et ce qui est nouveau aussi, c'est que certains pays, notamment la Pologne, l'Allemagne qui ne voulaient pas discuter de ces sujets avant, face à ces deux menaces combinées, aujourd'hui veulent absolument en parler.

Ils voulaient rester à tout prix sous le parapluie américain. Ils sont en train d'évoluer. Maintenant, il y a une véritable incertitude.

Ce qui est évident aussi, c'est que et ça ça allit depuis le début et depuis on le dit depuis 1957 1958, l'Europe est un grand continent mais enfin la France est petite par c'est il est évident que euh en a des voisins. Il est évident, le général de Gaul le disait déjà, si l'Allemagne est touchée par un missile, on est à côté de de la France. Donc on peut pas on peut pas mettre des murs antinuclires autour de autour de la France.

Euh la la quand même quand on voit ça, ce qui ce qui est complètement frappant, c'est vous vous souvenez quand Barack Obama était président de la République, il a eu le prix Nobel de la paix et une des raisons qui avait motivé son programme son prix Nobel de la paix, c'était le discours qu'il avait fait euh en fait sur le le son rêve, son rêve d'un monde sans armes nucléaires. Et à cette époque, il avait énormément investi. le croyait vraiment.

Et à cette époque aussi, on avait beaucoup d'ONG, on avait beaucoup d'organisations qui militaient pour un monde débarrassé des armes nucléaires qui déjà à l'époque était une illusion totale parce qu'il n'y avait que l'Europe qui désarmait et que déjà la Chine, la Russie et tous les autres pays gonflaient leur arsenal nucléaire. On voit à quel point on a complètement changé d'univers de monde. Ouais.

Ouais. On a changé de siècle. Un dernier mot de l'Européen sur ce plateau.

Jean euh c'est d'un point de vue institutionnel ce qui vient de se passer est assez pour moi assez intéressant un virage évidemment. Euh vous savez que la France un tournant un une évolution une accélér voilà une accélération. Vous savez que la France quand elle est rentrée dans le dans le commandement militaire intégré de l'OTAN donc sous Nicolas Sarkozy en 2009 n'a pas réintégré le groupe des plans nucléaires.

Le groupe des plans nucléaires, c'est là où les alliés de l'OTAN se coordonnent justement discutent de dissuasion nucléaire. Donc les Allemands, les y compris les Belges, les Italiens, les Chipyotes et on discute à nucléaire et justement on se coordonne sur le type de réponse qu'on apportera sous direction américaine. Totalement.

Oui, j'allais y venir. Évidemment sousdirection américaine et la France a dit non parce que ma force ma ma force de dissuasion reste nationale. Or là, qu'est-ce que vient de faire la France ? la France et et l'Angleterre, c'est de créer un groupe justement équivalent à celui de l'OTAN entre deux, c'est ils vont faire un groupe des plans nucléaires franco britanniques.

Qu'est-ce que ça indique ? Ben ça indique quelque part bah que l'é en train de de faire un optout, une sorte d'utanxite si vous voulez hein, c'est le Brexit quelque part de l'OTAN et on crée quelque chose où on parlera armes nucléaires sans les Américains. Donc vous comprend que vous vous en félicitez.

Alors, je m'en félicite. Alors, le problème fondamental, c'est effectivement le degré d'indépendance des Britanniques à l'égard des Américains. Parce que à ma connaissance, il y a toujours une double clé.

Ils ne peuvent pas alors et je crois pour lancer quand le sous-marin nucléaire est parti avec ordre de tirer, c'est on peut plus l'arrêter, c'est pareil pour nous. Mais la question de celui de la double clé, c'est vraiment pas clair. Ouais.

H je sais pas Jean Dominique ce que vous dites mais lais en Grande-Bretagne la décision est purement nationale la décision d'emploi de l'arm mais leur technologie est totalement dépendante des Américains donc il suffirait que les Américains Oui mais c'est pas tout à fait la même chose. C'est pas ça va plus loin que ça hein. Il y a il y a un officier américain dans le sous-marin nucléaire britannique.

Voilà c'est ça. C'est bien ce qui me semble. Et vous savez nous on a en plus on a une dimension nous on a deux deux dimensions dans notre dissuisation nucléaire.

Il y a la dimension euh euh sous-marine, donc avec nos sous-marins nucléaires lanceur d'engin. Donc effectivement, on en a quatre, généralement un en permanence à la mer. Depuis que la la guerre en Ukraine a commencé, à plusieurs reprises, on en a eu paraît-il trois à la mer.

Trois. Donc de quoi raser toute la Russie à l'est euh à l'ouest de l'al faut se rendre compte un peu de la puissance. Vous allez faire comme la télérusse bientôt hein.

Attention, on peut raser toute la Russie. Non mais parce qu'on dit 290 têtes mais il faut voir ce que ça représente. C'est on peut raser vraiment toute la Russie.

On a pas besoin d'avoir 5000 têtes. On sera on sera tous tués évidemment dans la dans la réplique qui va se retrouver avec une fato demain. Oui.

Et alors donc je termine juste et on a une deuxième composante que n'ont pas les les Britanniques qui est la composante aérienne. Et ça c'est une composante qui est fondamentale parce qu'on a sans arrêt des avions qui transportent des armes nucléaires qui peuvent partir et qui volent. Et donc ça les Anglais ne l'ont pas.

Le le le je dirais que l'aîné dans cette matière-là en Europe, ça restera pour longtemps la France. Voilà.