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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 septembre 2026 9 min

« Un enfant se construit dans la frustration », lance Sabrina Roubache sur l'autorité parentale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Toujours accompagné de Gilles Boutin et d'ophéroc qui signe, je vous le disais, les nouveaux masculinistes. C'est auprès de la cité. Ça raconte quoi en fait ? C'est justement c'est le sur les inselles, c'est-à-dire c'est ce qu'on appelle les célibataires involontaires. C'està-dire ces jeunes hommes qui ne savent plus trop parfois se positionner par rapport à leur par rapport aux femmes. Ils ne savent plus en fait s'ils ont le droit ou pas d'être macho, si c'est bien, si c'est pas bien. Et notamment grâce ou à cause surtout des réseaux sociaux notamment de TikTok et ben je me suis rendu compte que des classes de des très petites classes c'estàd 6e 5e commençaient à à tenir des propos qui étaient quand même des propos inquiétants. C'est-à-dire des des jeunes

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hommes qui disent "Oui mais alors moi tu vois je suis un mal alpha donc la la femme je vais la soumettre, je vais la domter." Tu es la 6e. Ouais parce qu'en fait c'est TikTok ça en fait encore une fois avant c'était les lycéens et puis ça b des modèles. C'est comme l'a en fait. Ah oui il répè des modè et en fait comme ils ne savent plus en fait comment se positionner parce qu'ils ont l'impression en fait la vérité c'est que beaucoup d'enfants sont complètement déconstruits, ne savent plus leur position. Donc déjà l'adolescence c'est très compliqué. C'est c'est le moment où tu te construis et c'est compliqué. C'est le moment probablement le plus difficile de la construction. On en parlera le 17 septembre lorsque ce livre sortira presse de la cité. Nous

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sommes avec la ministre Sabrina Roubach pour ceux qui prennent en cours pein soir Gill Boutin également et Ophéli puisque vous avez la parole vous vouliez questionner la ministre de l'envant même de la questionner j'aurais aimé avoir des parents d'élèves qui ressemblent à Sabrina parce [rires] que honnêtement je veux dire oui oui les parents ont quelque chose à faire dans l'éducation de leur enfant merci parce que ça semble presque rare maintenant entendre ça je disais que c'était des consommateurs. Oui, complètement. Et donc c'est vrai que moi sur le bilan d'Emmanuel Macron, je pense que je suis un peu mitigé. Je j'ai pas grande sympathie pour le personnage. Je pense en fait qu'il pouvait pas faire grand-chose non plus. Quand on voit le classement en effet

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PISA des pays de l'OCDE, l'Europe est quand même à l'attra il faut pas dire je vais faire. Alors ça c'est l'autre c'est l'autre question. C'est-à-dire que en effet, il s'est peut-être beaucoup avancé sur un sujet mais c'est pas sur l'école seulement qu'il a fait ça. Il a il a fait ça quand même sur beaucoup de sujets aussi. On peut pas reprocher les bonnes volontés. Vous savez encore une fois, on s'engage en politique, pardon, on s'engage vraiment en politique. Enfin, moi en tout cas, mais le président pareil, moi vous savez, je je l'ai connu en 2016 quand il lancit sa campagne. J'avais jamais fait de politique de ma vie. Et c'est la première fois justement, tu vois, j'avais 39 ans, je me disais "Bah tiens, ça me parle et je vais y aller." La réalité c'est que ne

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pas qu'un président de la République ne puisse pas tout faire tout seul, c'est normal parce que c'est oublié quand même les encore une fois les les forces d'opposition mais qui sont phénoménales. Et la réalité c'est que encore une fois si on n'embarque pas tout le monde et si on ne dit pas la vérité, on en parlait avec Ophil Rock et avec Gill Boutin hors plateau. Je disais mais moi j'étais toujours frappée à l'école où les enfants ben il y avait des enfants qui avaient pas de bonne note et où les parents venaient vous expliquer qu'ils étaient HPI et on disait ben non en fait il juste il travaillent pas, il bossent pas. Enfin être 10 être 10 quand on a un 10 la dis calculie, la 10orthographie le trouble de l'apprentissage logico mathématique parce que maintenant c'est

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comme ça qu'on qu'on dit enfin c'est un trouble c'est un c'est un c'est quelque chose qui est accompagné par des orthophonies c'est une chose qui se surmonte et c'est quelque chose faut pas dire n'importe quoi. Faut pas raconter n'importe quoi au aux élèves pour se aux au aux professeurs pour se dédoiner dans ça et puis il faut arrêter de raconter n'importe quoi aux enfants. Quand tu n'as pas travaillé que tu as une mauvaise note, c'est parce que tu as pas travaillé que tu as une mauvaise note. Et je parle de la frustration et je parle de la frustration non pas des enfants mais celle des parents. Parce que ceux que tu as le plus de mal à frustrer, c'est bien les adultes. Un enfant se construit dans la frustration et encore une fois je suis une maman hyper gâteau, hyper truc mais

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c'est compliqué dire non mais il faut dire non. Oui. Vous disiez que l'État ne l'État ne peut pas tout et vous signaliez la responsabilité des parents. Mais est-ce que ça veut dire est-ce que ça veut dire qu'il faut étendre le domaine de l'éducation nationale ? C'est-à-dire que le temps soit davantage occupé par l'école et pour ça qu'il y ait beaucoup plus de moyens. Alors le c'est c'est un vrai sujet. Moi par exemple, je connais bien la Corée du Sud. Je connais bien la Corée du Sud. J'y ai beaucoup d'amis parce que la Corée du Nord n'est peut-être pas un bon modèle. Non voilà. Non mais non la c la petite [rires] blague c'est c'est ça s'appelle l'humour boutin. Oui c'est l'humour boutin. Absolument. Mais est-ce que nous la société française on ressemble aux sociétés

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asiatiques ? On regarde le classement PISA. à Singapour en premier et puis tu as les pays euh asiatiques trustent quand même les premières places mais ce n'est pas du tout les mêmes modèles. Les enfants quand ils finissent l'école à 17h, ils ont 1 heure pour se poser. De 18h à 23h, ils sont aux acadées. Est-ce que la société française, est-ce que les les parents, est-ce que les Français, est-ce que la Je disais hier encore, c'est c'est un sujet de société, c'est pas un sujet uniquement de niveau de l'école ou de salaire des professeurs qui est très important. tout le monde est favorable mais même moi euh le ministre de l'éducation nationale disait oui bien sûr il faut encore continuer à augmenter les profs. La réalité c'est quel effort sommes-nous prêts à

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consentir ? Jusqu'où sommes-nous prêts à demander des efforts à nos enfants ? Jusqu'où sommes-nous prêts à leur demander et à leur imposer de l'exigence ? C'est ça les vraies questions. C'est pas de savoir, vous savez les moyens ça se trouve. Les moyens ça se trouve. On sait on est on est la France. Même si on a des difficultés sur le là sur le budget et qu'on est dans un moment où on coupe, le ministère de l'éducation nationale n'est pas euh on coupe pas de budget, il est en augmentation. La réalité c'est que si c'était juste une histoire de budget, ça se saurait. Et vous pourrez mettre tous les moyens que vous voulez. S'il n'y a pas de volonté humaine derrière, vous ne ferez rien. C'est pour ça que je dis, il faut embarquer tout le monde. Quand euh encore une fois, quand

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les enfants ont des mauvaises notes, à mon époque, je le voyais pas mais maintenant on le voit parce que moi les profs ils me le disent mais je le voyais aussi en tant que parent d'élèves. On vient engueuler le professeur, on engueule plus son petit. Mais enfin, excuse-moi, mais ma fille, elle est que j'ueul hein. C'est moi je suis et croyez-moi, elle est elle a tenté deux trois fois sa chance en mode "Oui, c'est injuste, j'ai été en gros discriminé parce que tu fais de la politique, la prochaine fois tu boosseras mieux." Et c'est ça la vérité. Et et quand bien même c'était vrai, quand bien même c'était vrai, encore une fois quand on est ados, on se construit aussi et la vie parfois injuste et voilà. Et et la frustration, ça ça prend ça. Ça va les calimos là. [rires] Non mais

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non mais mais parce que ça comme personne n'ose le dire vous savez. Moi je vois aussi je vais vous dire euh on peut faire aussi le pisa de la politique, on peut faire le pisa de la classe médiatique. Non mais on peut [rires] pas voà donc la la réalité c'est que vous savez moi je l'ai vu avec Édouard Jeffrey avec le ministre de l'éducation nationale au moment de la conférence de presse juste avant les examens où il a dit un truc normal on va élever le niveau d'exigence en français. Alors pour les lycées PR, on a dit qu'on le faisait l'année prochaine et là c'était tout de suite. Vous savez la levée de bouclier, le nombre d'insultes, les tombeaux d'insultes qu'on a reçu en disant vous êtes réac vous êtes truc. C'est ça le vrai sujet. Dès que tu dis que tu veux élever l'exigence, on dit tu

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veux discriminer. Ben non en fait non. Je pense que ce qui lui a été reproché en tout cas pour les professeurs et notamment les professeurs de français, c'est quand il dit on va relever le niveau par exemple d'exigence de français du bac de cette année. S'il y a quelque chose qui est presque si vous voulez de l'ordre de de la chose un peu vicieuse que ça les enfants qui qui en fait ont fait toute leur scolarité avec parfois des professeurs qui ont lâché l'affaire du jour au lendemain vous les pénalisez. En fait c'est ça je pense qui est pas passé. c'est dire oui, relever avec grand plaisir. Est-ce que on peut relever en en 3 mois euh un niveau en fait défaillant en en demandant finalement aux élèves de s'adapter à quelque chose inextrémiste ? surtout ça en fait qui a

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eu du mal à passer je pense. C'est alors c'est très juste mais je pense qu'il fallait quand même un point d'étape. Je pense que c'est bien quand même de mettre un jalon et de dire vous savez les politiques publiques pourquoi c'est si compliqué à mettre en œuvre pas seulement aller objectiver à faire des études d'impact. Vous savez, on est quand même un pays. Moi, je suis arrivé aux politiques de la ville en 2023, j'étais ministre de la ville et de la citoyenneté et où je de je suis très favorable parce qu'on finance des associations sur le soutien scolaire notamment dans les quartiers parce que ça marche. J'en ai fait partie donc je sais que ça fonctionne mais quand j'ai mis le le curseur sur confiance a priori, contrôle à postériori, c'est de l'argent public et on veut des je veux

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de l'impact. un chef d'entreprise il mène sa boîte sur de l'impact et ça on ne le fait pas assez on le fait de plus en plus et le président de la République le premier a dit maintenant on va essayer d'objectiver de regarder ce qu'on a fait quand il a dit je veux interdire les réseaux sociaux vous rappelez quand même des moqueries quand le ministre de l'éducation nationale encore une fois pour pas le citer Édard Gefr interdiction des des téléphones portables au lycée la première qui s'est rebellé c'est la mienne hein [rires] donc non ils sont pas différents. Tous les parents vont dire que le premier c'est le mien qui s'est rebellé. Mais non, mais c'est pas ce que c'est et c'est normal mais la réalité c'est que j'ai fait pardon j'ai fait ma rentrée et je suis allée voir des établissements

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enfin donc j'ai visité j'étais à Clermontfer pour ma rentrée. Ben j'ai vu des des lycéens qui se parlaient dans la cour et vous savez que je me suis dit c'est bizarre ils ont pas de téléphone. J'avais même oublié qu'on interduit le téléphone. Non, mais pour te dire que c'est en fait c'est possible mais il faut de la bonne volonté.