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interviewSud Radio (sur YouTube)· 23 décembre 2024 26 min

Crise politique : Il aurait fait quoi le Général de Gaulle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le grand matin Sud Radio 7h10h Maxime liedo encore une grosse demi-heure ensemble pour clôturer ces ces grands matin Sud Radio vous avez toujours le standard ouvert pour nous interroger pour participer au à la conversation qu'on va avoir avec Arnaud Tessier bonjour bonjour historien passionné du général de Gaulle compagné de route de de Philippe Seguin avec un livre que je recommande vivement vous avez encore 48 heures afin de faire les les achats de Noël c'est Charles de Gaul l'angoisse et la et la grandeur chez Périn et ce qui est formidable on en discutait l'inant si vous voulez c'est que en fait on découvre un autre de Gaulle c'est-à-dire la fascination de de bien faire de vouloir tout maîtriser tout contrôler avec mine de rien le le l'éloignement du cliché qui est qu'il n'y a que les grands hommes qui font les grandes choses au contraire vous vous racontez très bien dans ce beau pavé mine de rien comment il a essayé mine de rien à tout prix de faire de belles institutions pour des hommes on va dire qui ne soi pas toujours hornme oui ce qui est frappant c'est la détermination profonde de De Gaulle qui poursuit un objectif toute sa vie qui s'y accroche et qui ne l'a jamais prise ça c'est extraordinaire consacré une vie à ça effectivement contrairement à ce qu'on dit souvent dit toujours Dogo la taille est des institution faites pour lui non il a taillé des institutions qui étaient destinées à lui survivre car il savait qu'il était un personnage un peu hors norme qu'il était associé à une part décisive de l'histoire de France et que ceux qui lui succéderaient n'auraient pas cette dimension historique c'est pour ça qu'il a façonné nos institutions avec un certain esprit des règles constitutionnelles mais aussi un certain esprit et c'est cet esprit-l qui é éit perdu je pense h et justement on va en discuter parce que si j'ai voulu vous inviter en plus de de votre livre que vous signez chez pin l'angoisse et la grandeur en lien avec Charles de Gaulle c'est quand même qu'on est dans une période très compliquée on a l'impression que la 5e République est et est en branle on ne sait pas si c'est tellement une crise institutionnelle une crise de régime ou simplement une une crise on va dire de nature politique mais on a quand même l'impression quand on lit votre livre quand on vous écoute que aujourd'hui ce qui manque avant tout et vous avez prononcé le mot c'est un homme d'État pour vous c'est quoi un homme d'État est-ce que c'est ce qui nous manque aujourd'hui un homme d'État c'est quelqu'un qui comprend quelle est sa place je crois quelle est sa place institutionnelle et quel est son rôle et quelle est la fonction que assignent les institutions c'est pour ça que je parle d'esprit des institutions c'est quelque chose de de très important et en France depuis 1958 l'idée majeure c'est que il doit y avoir un lien de confiance direct entre le chef de l'État et le peuple français et qu'il faut qu'un certain nombre de règles soi respecté car dans l'esprit de De Gaulle la démocratie c'est vital mais la démocratie c'est surtout un système qui a besoin d'être gouverné c'est pas quelque chose où on peut jouer avec les institutions la démocratie doit être gouverner parce que la démocratie est un régime fragile exposé au dangers aux menaces intérieures et extérieur elle doit être forte la démocratie ça c'est le message profond de Gaul d'où les institutions qu'il a laissé et et vous avez l'impression que ces derniers temps justement on a perdu ce sens de la démocratie c'est-à-dire l'impératif qu'elle soit gouvernée l'autre jour sur cette antenne où on a discuté avec Frédéric Daab en fait on a passé un/ers de l'année sans gouvernement ou avec un gouvernement dit démissionnaire pour assurer les les affaires courantes oui ce qui est inoui regardez François berou était nommé Premier ministre il n'a même pas constitué son gouvernement il est déjà au fond de l'impopularité ce qui est incroyable on n jamais vu une chose pareille effectivement moins de 60 % des Français satisfaits voilà en l'espace de 7 ans on aura eu si si premers ministres déjà ce qui est absolument incroyable et qui traduit bien une crise de confiance des Français dans le dans pas dans le régime mais dans le la classe dirigeante dans les gouvernants dans la façon dont les institutions fonctionnent mais pas une crise de confiance dans les institutions mais à force la crise politique risque de devenir une crise de régime à tel point tellement le l'esprit général des institutions est perdu mais on a aussi l'impression surtout quand on vous écoute et et qu'on vous lit que si le général de GA avait pensé de très très belles de très grandes institutions on va dire pour de petits hommes on a l'impression que les petits hommes ont réussi à grandement maltraiter les institutions est que ce qui s'est passé un auditeur tout à l'heure au 0826 300300 nous disait en fait c'est normal qu'on aime plus la 5e République les politiques l'ont tué depuis 20 ans vous partagez ce constat oui c'est je dis souvent que c'est un organisme génétiquement modifié la 5e République la 5e République repose en particulier sur le lien de confiance directe entre le chef de l'État et le peuple surtout depuis l'élection de 62 la révision 62 pardon et l'instauration de l'élection du président suffrage universel pour de GA le lien de confiance avec le pays est absolument vital et c'est pour ça qu'il utilisait beaucoup le référendum non pas pour faire des plébiscites c'était pas simplement pour avoir oui ou non à de Gaulle mais c'était quand même pour avoir d'abord voir sa confiance la confiance du peuple renouvelé et puis pour avoir le pouvoir de faire de grandes choses et il a poussé la logique très loin puisqu'il est parti en 69 alors que rien ne l' contraignait et qu'il était encore à des taux de popularité qui ferit pas de jalousie les hommes politiques d'aujourd'hui vous avez employé un mot qui est très important et vous l'expliquez très bien dans votre livre c'est évidemment c'est aujourd'hui les les hommes politiques ont perdu le sens de l'évidence or comme vous me le rappelez notamment le référendum si vous voulez c'était pour remettre en quelque sorte sa côte de pouréalité sa confiance en jeu alors qu'aujourd'hui la plupart des évidences semblent être balayé par le chef de l'État tout à fait pour de Gaulle il était évident que s n'avait plus la confiance du peuple ou qu'il sentait qu'il ne l'avait plus il devait vérifier qu'il ne l'avait plus et pour lui il était évident qu'il devait partir pour de Gaul il était évident qu'on devait user la motion de censure et renverser un gouvernement que si on avait une alternative politique à proposer à la place pour de GA il était évident que lorsque l'on voulait lancer de grande réformes comme la réforme des retraites il fallait aller directement vérifier les attentes du peuple français par le référendum or on ne fait plus de référendum depuis 20 ans vous par exemple la la réforme des retraites si on écoute encore le Premier ministre François Baayou avec des mots très étranges d'abord il faut suspend il faut on va dire reprendre la réforme sans la suspendre ça mériterait un référendum bah c'est d'd que la réforme des retraites si elle avait été bien présentée et bien engagée aurait dû être précédent d'un débat national sur le système de protection sociale et de retraite que les Français souhaitent est-ce qu'ils veulent garder le système par répartition qui est par certains côtés le plus sûr ou est-ce qu'il voulait aller vers un système par capitalisation tout cela pouvait être éclairé par un débat qui n'était pas si technique que cela et sanctionné par un référendum c'est ce qu'on a fait avec Maastricht on avait dit que le traité de Maastricht était incompréhensible et la campagne référendaire n'aurait aucun sens en réalité il y a une vraie campagne référendaire vous évoquiez Philippe ségin il a pris son B rôle extraordinaire cette il est allé partout en France il a expliqué l'enjeu du traité de mastrich il a dit derrière la technicité il y a la question de la souveraineté nationale et du principe de souveraineté et les gens ont très bien compris et il y a eu un vrai débat et d'ailleurs le nom était très près de l'emporter et puis voilà mastrich a été finalement ratifié il faut prendre le risque quelquefois de la politique le risque du référendum le risque d'aller à la rencontre du peuple c'est vrai que dire on va suspendre sans suspendre c'est c'est un peu ét va reprendre sans suspendre personne ne ne sait on a l'ession de je vous ai compris mais personne n'a compris ce qu'il avait compris donc c'est c'est toujours un peu délicat j'ai entendu d' un de vos auditeurs qui disait tout à l'heure qu'il y avait une sorte de déficit démocratie oui ce qui est paradoxal puisque la 5e République c'est vraiment le régime qui a donné la parole au peuple et et vous avez employé un mot tout à l'heure c'est celui de technicité ça aussi c'est très important peut-on dialoguer est-ce qu'on peut avoir une confiance entre les citoyens les politiques quand on a l'impression que le débat public mais alors est parsemé de termes soi-disant technique qui est on va dire souvent un prétexte pour ne pas évoquer le fond des sujets comme vous l'avez démontré avec Mastrou j'entends dire souvent que la la vie politique le gouvernement d'un État est devenu trop complexe que tout est très technique et donc on ne peut pas véritablement les Français sont trop con pardon mais c'est c'est souvent l'idée quand même qui qui sort un peu c'est vous vous avez pas le niveau pour comprendre tout ce qu'on gère c'est vrai que quelque fois ces technique de Gaul a perdu son référendum sur un sujet qui pouvait en en apparence être trop technique mais c'est surtout parce qu'il l'a fait vite après mes so 8 et qu'il a pas eu le temps véritablement d'expliquer ce qu'il voulait mais s'il peut y avoir une vraie campagne avant un référendum qui permet de de débattre de poser les enjeux en démocratie il n'y ait pas de problème technique qui ne puisse être expliqué et et compris par le peuple sinon il faut renoncer la démocratie et faire comme on fait avec les conventions citoyennes on sélectionne des citoyens sur un certain nombre de critères sociologiques sexuels voilà ethnique et puis on dit voilà c'est ce qui représente le peuple français plus besoin d'aller voter NON l'idée de la démocratie selon De Gaulle c'est un individu qui est un citoyen qui se retrouve dans un isoloir et qui se déterm sur des critères qui ne sont pas prédestinés c'est ça la foi dans la démocratie alors si on a plus foi dans la démocratie évidemment tout est perdu et et on vous l' vous avez l'impression que ce sentiment démocratique en tout cas cet impératif démocratique de parler à tout le monde de faire voter tout le monde de donner la parole à tout le monde ça s'est perdu clairement bah oui notamment par le référendum qui est une façon quand même extrêmement simple de de de consulter le peuple à condition encore une fois AR pourquoi on le fait pas pourquoi par exemple sur la question migratoire on en parlait encore tout à l'heure à 8h30 avec Alma Dufour notre invité politique si la question migratoire crispe les politiques mais pas les Français pourquoi pas le soumettre au référendum pareil sur la réforme des retraites pourquoi ils n'y vont plus d'abord parce que le politique a peur du juge le juge constitutionnel a pris un rôle tellement étendu que tout le monde a peur finalement que les choses deviennent impossibles juridiquement donc il y a cette peur du juge qui est quelque fois qui tremble de faire des textes qui serait ou là là mon Dieu rejeté c'est quelque fois l'alibi pour l'inaction et le deuxième élément c'est la peur de de du du verdict il faut pas avoir peur d'aller à la rencontre du peuple personne n'est obligé de faire comme de Gaul et démissionné si on perd un référendum mais même le fait même d'organiser un référendum vraiment le référendum européen de 2005 c'est extraordinaire les Français ont voté non vous savez 2007 il est remis voilà et c'est d'une autre manière et vous savez c'est la fameuse phrase de Giscard desestin qui était très ironique qui disait le référendum c'est très bien quand la réponse est oui mais il faut avoir quelquefois le courage d'affronter le N et d'en tirer les conséquences il y a un sentiment de dépossession démocratique depuis depuis 20 ans il est flagrant depuis le référendum de 2005 merci Arnaud Tess on revient dans quelques instant avec vous mais puisque on parle de cadeau n'hésitez pas à mettre le livre de de notre invité c'est Charles de Gaulle l'angoisse et la grandeur c'est aux éditions Perin et peut-être tiens qu'on le rajoutera dans ce que je m'apprête à à vous à vous offrir avec le le lance lcement du jeu Sud Radio c'est le grand sapin de Noël c'est le moment de vous offrir votre cadeau en direct et vous gagnerez peut-être allez votre case Bluetooth offert par Sud Radio et la Confédération des buralistes et votre baptême de saut en parachute avec le centre de parachutisme chute extrême alors ça par rapport au vertige politique c'est rien du tout hein mais encore de nombreux autres cadeaux qui vous attendent au pied du du grand sapin pour gagner tout de suite vous nous appelez c'est le 0826 300 300 et si vous êtes le Arnaut essier choisissez un chiffre au hasard 15 et allez si vous êtes le 15e appel ce sera gagné 0 826 300 300 bonne chance on se retrouve dans quelques instants pour poursuivre la conversation de Gaul il faut s'en inspirer pour sauver la 5e République et même la France je le crains avec Arnaud tessia à tout de suite sur Sud Radio le grand matin Sud Radio 7h1h Maxime liedo al c'est très simple en studio la la conversation a continué avec Arna Tessier auteur de Charles de Gaulle l'ongoisse et la grandeur chez Perin parce que on va pas se mentir hein Charles de Gaulle et georgees Pompidou c'était quand même mieux que Michel Barnier François Baayou et le retour de potentiellement de de Gérald daranin au ministre des Affaires étrangèr j'aimerais qu'on fasse le le fil avec vous des derniers mois Arnaud Tessier parce que on a quand même eu de fait des mécanismes de la 5e République qui ont été utilisé et dont on a clairement pas l'habitude premier acte on va dire de cette scène de théâtre qui dure quand même depuis trop longtemps si à l'occasion on pouvait signer les les trois coup de fin ce sera apparemment ce soir à 18h pour l'annonce du gouvernement c'est la la la la dissolution acté par par Emmanuel Macron le l'observateur fin vous êtes de la 5e vous vous fait dire quand même qu'elle a été très mal employer c'est dire que le Président de la République a deux outils pour résoudre une crise il y en a un qui était celui que préférit de Gaulle c'est le référendum on pose une question de fond au français et c'est le moyen pour le président de vérifier qu'il peut aller de l'avant qu'il est toujours légitime et qu'il peut aller de l'avant il y a l'autre solution qui a dis solution que deg a pratiqué en 68 suite sur le conseil de pontidou mais qui n'était pas son outil privilégé c'est celui qui a choisi Emmanuel Macron et qui lui est donné par la Constitution le problème c'est qu'il y a pas eu de vraie campagne il n'y a pas eu de vraie campagne ça a été fait juste avant la Jo un peu dans la précipitation et donc il n'en est pas sorti du tout de clarification il en est sorti un un rassemblement national beaucoup plus nombreux et important moins nombreux qu'on l'a cru à un moment donné c'est pour ça qu'on a quasiment présenté ça comme une défaite mais là aussi j'entendais un de vos auditeurs tout à l'heure c'est quand même le assemblement national c'est commandême une formation politique qui n'arrête pas de grossir aujourd'hui qui est à 140 al qu'elle grossit de plus en plus sous prétexte qu'elle ne parvient pas encore on va dire sur les marches de l'éisée on se rassure en disant de toute façon elle a perd elle a perdu donc oui c'est c'est vous savez c'est le cadavre dans la pièce de UNESCO am commence en débarrasser il est dans la pièce d'à côté il devient de plus en plus gros puis il finit par envahir toute la pièce c'est aussi ce qu'on appelle l'éléphant dans la pièce ça devient un peu ridicule de toute manière et la crise politique d'ailleurs elle vient d'une réalité toute simple qui est arithmétique c'est que on essaie de faire de l'Union nationale mais en mettant hors jeu à la fois la France insoumise et le rassemble national c'est-à-dire un très gros tiers de l'assanté 18 millions même de d'électeurs vous prenez en tout cas les non mais les 11 millions et les 8 millions du NFP les 11 millions du rassembl nationale si on exclut on va dire le parti qui les partis qui représentent 20 millions près près de 20 millions de personnes c'est emmerdant quand même pour la fameuse alors je ne dis pas que la solution est simple mais évidemment tant qu'on aura pas réglé ce problème et à l'assemblé c'est pareil parce que l'assemblée est assez représentative on critique beaucoup le scrutin majoritaire enfin elle est assez représentativeou elle donne quand même une couleur de de l'opinion et du choix des Français voà alors il y a eu une une sorte d'alliance avant les élections qui était le front ce qu'on appelit le Front républicain mais c'était pas une alliance programmatique donc tout ça sonne faux par rapport au jeux habituel des institutions l'esprit des élections des scrutins majoritaires c'est qu'il doit y avoir une alliance programmatique alors être dans une alliance de rejet de refus ça va quand quand celui ou ceux qu'on refuse représente quelques pour cents mais on arrive à une situation qui est absolument ingérable mais vous parliez du fond républicain on a vu en fait très très peu de temps après les les élections législatives anticipées par exemple 62 % des électeurs du nouveau front populaire regretter d'avoir fait justement le Front républicain à quel point l'observateur de la 5e République que vous êtes si vous voulez qualifie le on va dire le le mauvais mécanisme qui est le Front républicain c'estd à quel point ça vient percuter la logique même si vous voulez d'avoir une majorité d'avoir des des élections représentatives réellement et et voilà et dans la suite de tout ça parce que ça évacu les sujets je cite toujours cette phrase extraordinaire de Philippe ségin qu' avait noté sur un papier en 91 en 1991 c'est pas c'est pas c'est pas d'hier prenez le silo ditur en 1991 il dit déjà le Front républicain mettra un jour Le Pen il parlait du vieux Le Pen à 40 % il avait 91 il disait cela et pourtant Philiipe n'était pas du tout tout favorable au Front national vous qu'avez bien fréquenté comment vous expliquez qu'il a eu si vite si vous voulez ce ce ce flair politique à savoir que cette logique du Front républicain allait s'ffriter très très rapidement parce qu'il pensait que c'était une facilité qui évacuait les sujets qui les sujet de fond qui évacué le peuple en réalité et il disait à force d'évacuer le peuple à force d'évacuer les vrais sujets et bien ils reviennent par la fenêtre et le peuple revient par la fenêtre c'était c'était simplement parce quetait un vrai praticien de la politique encore une fois il était pas du tout il était très hostile Front national pour toutes sortes de raisons qui tenait à son histoire personnelle à son tempérament mais il considérait que c'était absurde de bâtir une logique politique sur le refus et sans traiter les sujets qui pour lui faisaient le succès progressif du Front national on a fait on va dire un retour un focus sur la dissolution il y a aussi eu un mécanisme institutionnel qu'on avait pas vu précisément depuis de nombreuses années c'est la motion de censure qui lieu il y a de semaines dans une interview de l'Express vous expliquer on ne comprend plus le sens de nos institutions nous ne comprenons plus ce régime et cela s ulistré de façon édifiante avec la motion de censure de SMI de défense que vous qualifiez de vandalisme institutionnel pourtant quand on écoute notamment Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon et cetera il vous explique que ben c'est un outil constitutionnel et le but des outils constitutionnels chzessier c'est de les utiliser en fait la motion de censure a été souvent utilisée en sous la 5e République mais dans une sorte de théâtralité c'est une façon pour l'opposition de manifester à la fois son irritation et d'exprimer son avis sur un certain nombre de sujets mais la motion de censure qui vise à renverser un gouvernement elle n'a de sens comme ce s'est produit en 62 que si elle correspond à quelque chose de de profond et que s'il y a une une solution alternative en 62 c'était les partis issus de la 4e République qui ne voulaient pas de l'élection du président sufffrage universel et qui considérait que de Gaulle ayant fini par régler la question algérienne devait s'en aller maintenant qui on avait plus besoin de lui donc là il y avait quelque chose qui était clair mais l'union qui s'est faite entre le rassemblement national et et le FP et n'oublions pas que le Parti socialiste a été a une grosse responsabilité aussi puisque c'est NFP pas seulement la France jou c'était une sorte céit l'alliance de la carpe et du lapin sauf que ni la carpe ni le lapin n'avait de solution alternative autre que de provoquer une crise politique alors qu'il y avait pas de solution immédiate puisqu'on ne peut pas dissoudre pour l'instant et de laisser la France sans budget ce qui est quand même parce que quand on dit on peut très bien reconduire le budget parler à des haut-fonctionnaires qui s'échinent pendant des semaines à bâtir un budget conv able même si le budget est pas très bon il est nécessaire d'avoir un budget véritable pour la nouvelle année pour une année nouvelle parce qu'on ne peut pas simplement reproduire ça pose toutes sortes de problèmes fondamentaux dont les Français vont apercevoir dans les semaines qui viennent donc c'est irresponsable de renverser un gouvernement alors qu'on ne peut pas proposer une autre majorité à la place d'ailleurs vous parliez des des problèmes concrets que cela va poser d'avoir une absence de budget c'est ce qui s'est passé avec le vote de la loi spatiale on en parlait sur ce de radio à 8h15 une note de l' FCE sortie discrètement hier nous expliquer si vous voulez à quel point la classe moyenne donc cette même classe que les partis que vous décrivez RN et le on va dire la coalition nouveau front populaire nous promettent qu'il on va dire qu'ils s'acharne à défendre et ça va être la classe moyenne à nouveau qui va être fracassé par par des décisions comme ça on a parlé de motion de censure on a parlé de de dissolution il y a un mécanisme qui ne s'est je crois jamais vu encore sous la 5e République enfin une fois mais elle a pas été provoquée elle a été souhaitée c'est la démission du président de la République est-ce que vous pensez aujourd'hui que on peut arrivé à un tel extrême aujourd'hui he qu'est-ce que vous pensez de la façon qu'on certaines forces politiques d'encourager euh cette cette décision du moins de cette action de démissionner de la part d'Emmanuel Macron et comment analysezv cette probabilité làà ça s'est produit en 1924 sous un régime assez différent qui était la 3e république lorsque Alexandre Merand euh a voulu reprendre des prérogatives qui appartenaient au président constitutionnellement et que la pratique de la 3e république avait avait effacé et en fait il n'a pas pu consti sité de gouvernement il était contraint de démissionner voilà ce genre de situation pourrait se produire d'une certaine manière mais la démission des fonctions de président de la République c'est un acte vraiment personnel c'est au président de la République de de décider lui-même s'il estime qu'il n'a plus les moyens politique de gouverner le pays euh je pense qu'il a un moment où il aurait pu essayer de je j'ai cité l'exemple de la réforme des retraite de tenter un référendum pour essayer à la fois de retrouver la confiance des Français et surtout d'avoir les mains libre pour faire des réformes c'est ça le but du référendum quand de Gaulle fait un référendum c'est à la fois pour qu'on lui réponde à une question précise qu'il doit régler mais c'est aussi parce qu'en plus sur la question des référendum maintenant on vous dit non mais vous comprenez la question va être trop complexe donc on peut pas se permettre oui oui oui trop complexe les résultat on aboutit à l'impuissance politique il y a rien de pire en démocratie que l'impuissance politique pourquoi est-ce qu'on prête à la France pourquoi on a si longtemps prêté à la France avec des tau bas pourquoi est-ce qu'on a fait confiance à la France parce que elle faisait figure par rapport au reste de l'Europe notamment tous P Onon nous cite un exemple comme l'Italie l'Allemagne et cetera de de pays où le régime est stable le gouvernement a de l'autorité où il peut gouverner dans la durée tout l'inverse Deon conna sa lever les impôts où on sait faire des budgets où on a une une fonction publique par temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et bien c'est dramatique vous l'avez évoqué à propos de la classe moyenne à partir du moment où la France n'inspirera plus cette confiance élémentaire État fort état sûr budget solide capacité de lever des impôts stabilité gouvernementale je suis très inquiet pour l'avenir oui c'est pour ça que deg a fait la 5e République c'est parce qu' savz voilà c'est pour la protéger c'est pour protéger la France contre l'instabilité et la ruine il y a vous parlez instabilité ruine c'était le principe de la 5e mais quand on vous lit c'est c'est c'est c'est fascinant vraiment je rappelle Charles de Gaul l'angoiss à la grandeur chez Perin parce qu'on se rend compte que c'était quand même pardon une autre époque c'est-à-dire que c'était oui un pouvoir fort et décisif des grands hommes ça c'est c'est c'est indéignable mais il y avait aussi une maîtrise de la monnaie une parfaite souveraineté une Europe qui n'était pas aussi on va dire immense et et lourde qu'aujourd'hui donc on se dit finalement vter de Gaulle vter Pompidou c'est bien mais est-ce qu'on pourrait encore avoir des hommes de cette envercure aujourd'hui parce que on maîtrise plus la monnaie c'est l'euro l'Europe a pris on l'a vu encore avec le Mercosur une place totalement délirante dans notre quotidien donc est-ce que on pourrait même si on est un un homme d'État gouverner encore façon de Gaulle façon Pompidou c'est la politique j'ose pas dire du parler vrai mais c'est la politique de la vérité allez-y allez-y je vous en prie soyez libre ici non mais ce qui me frappe dans ce que vous dites c'est que de Gaulle avait des moyens d'action et des leviers beaucoup plus considérables que N les dirigeants d'aujourd'hui beaucoup plus puissant et pourtant il était plus modeste d'une certaine manière aujourd'hui on a une sorte de de situation totalement délirante où l'exécutif prétend tout pouvoir et en même temps peu beaucoup moins de Gaulle pouvait beaucoup mais il disait toujours aux Français qu'il avait besoin de ppidou c'est par extraordinaire quand on revoit un président de la République qui dit français française français j'ai besoin de vous c'est extraordinaire moi a moi et oui et quand un homme comme de Gaul qui était parti tout seul le 17 juin 40 en angletère poursuivre la guerre quand tu disais aidez-moi ça voulait dire quelque chose ça signifiait quelque chose et Pompidou était comme ça il y avait une sorte d'humilité oui chez ces grands hommes il y avait de l'humilité je demande si la grande qualité politique qui s'est perdue c'est pas l'humilité le le le mot de la fin Arnaud Tessier j'aimerais que vous nous disiez ce qui vous manque le plus dans dans avec la la disparition de de de Philippe segin dont vous avez été un des compagnons de route vous avez cité collaborateur compagnon de rout c'est un bien grand mot j'ai travaillé avec lui j'étais son stagiaire ensuite son collaborateur vous en parlez avec avec affection quand même vous l'avez cité à plusieurs reprises durant cet entrevien qu'est-ce qui vous manque ou qu'est-ce qui nous manque en France de Philippe segin on a tous quelque chose en disait qu'il se moquait complètement philippe segin était comme ça il se moquait complètement de GA de des opinions profonde de ses collaborateurs et cetera il disait ce qui compte pour moi c'est qu'ils aient l'esprit national c'est de ça que nous avons besoin parce que même sous la 3è même sous la 4e on avait le sentiment que le personnel politique avait l'esprit national ça c'est un beau mot de la fin il y a que sur que sur Sud Radio que vous pouvez l'entendre arnci merci beaucoup d'avoir été avec nous je rappelle votre livre encore disponible dans les bonnes librairie pour le mettre sous le sapin Charles de Gaulle l'angoisse et la grandeur chez Perin on a allié histoire et actualité merci beaucoup d'avoir d'avoir été avec nous et on va filer du côté du sapin Sud Radio et du côté du standard vous avez été nombreux à nous appeler 08 126 300 300 c'est maintenant c'est le moment de vous offrir votre cadeau de Noël en direct et nous nous vous accueillons tout de suite David bonjour David bonjour Maxime merci beaucoup d'avoir appelé sur Radio et bravo à vous et ben merci à vous vous avez gagné vous avez gagné plus besoin ça y est de vous précipiter la dernière minute dans les magasins pour offrir des cadeaux à vos d'entourage parce que c'est fait vous gagnez un séjour en famille au parc Futuroscope pour deux adultes et deux enfants ça comprend l'entrée au parc Futuroscope 2 jours consécutifs attention l'accès au spectacle nocturne et en plus une nuit à l'hôtel Le Grand Hôtel du Futuroscope en chambre quadrup j'espère en plus que vous avez de la famille à embarquer avec les petit déjeunés tout ça c'est compris c'est pour nous c'est les cadeau vraé c'est Noël bravo David et ben super merci beaucoup en tout cas très beau joli très joli cadeau de Noël et passer de bonnes fêtes en tout cas mais oui comment ça s'annonce les fêtes de votre côté oh bah plutôt bien les vacances démarrent et puis euh on va on va profiter et ben c'est merci à vous de d'être fidèle à Sud Radio ça vaut le coup d'appeler le 0826 3 300 la question du jour est toujours active et je vous remercie d' d'y avoir répondu le le gouvernement sera annoncé à 18h ce soir et à la question qu'on vous a posé on prend les mêmes et on commommence pour ne rien faire il manque edit crisson et Lionel nous nous écrit Sylvain ils vont battre le record de de Barnier écrit avec ironie Bernard et il y a évidemment le le la sensation de de de lotm qui nous écrit ils sont pires que des zombies on va quand même faire en sorte qu'il bougeent et qui parle parce que je je crois que c'est mieux pour les priorités qui nous attend vous êtes sur Sud Radio c'est le par rivré et il est bientôt 10h