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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juin 2025 26 min

Parcoursup : je souhaite que "9 élèves sur 10 aient au moins une 1ère proposition avant le bac"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Philippe Baptiste. Bonjour. Bonjour.

Près d'un million de candidats par Cours supnent leur souffle he ce matin. C'est aujourd'hui qu'ils vont savoir s'ils sont ou non directement acceptés dans la filière de leur choix ou s'ils sont en liste d'attente verdict en fin d'après-midi. C'est stressant pour eux.

Qu'avez-vous à leur dire ce matin ? Ben, ce n'est qu'une étape. Donc évidemment, ils vont avoir leur premier résultat là tout de suite.

Enfin, cette ce soir évidemment 19h. Moi mon objectif c'est que enfin j'aimerais bien qu'on ait à peu près déjà à peu près les de tiers des des élèves de de lycée qui au moins aient un premier choix qui soit disponible dès ce soir. Ça c'est mon objectif.

On va voir ce que ça va on va voir ce que ça va donner. Et et le but du jeu, c'est quand même que avant le bac, il y en ait 9/10 qui est au moins une première proposition qui soit déjà là concrète, palpable. Le B c'est dans 8 jours hein.

Donc ouais, ça va mais ça tout ça va aller assez vite hein. Donc ça va ça va quand même ça va quand même bouger assez rapidement. Ça c'est un objectif.

On va voir après ce que ça va donner. Pas de risque de bug cette année. Alors ah mais il y a toujours des petits risques mais honnêtement je suis quand même confiant.

C'est une plateforme qui a démontré aujourd'hui son efficacité, qui évolue tout le temps. Et puis moi, le message que je donnerai au lycéen, c'est d'abord euh ben c'est une étape. D'abord, vous jouez pas toute votre vie sur cette étape-là parce que l'orientation, c'est un phénom c'est un processus qui est long, qui est complexe, mais vous avez le droit d'abord de tester, de changer, de changer d'avis, de changer de filière.

Juste un chiffre hein. Donc vous avez mentionné 1 million d'élèves sur Parcours Sup, mais sur ce million-là il y en a 200000 qui sont en réorientation. Donc ça veut dire que c'est des jeunes qui à un moment donné ils ont testé, ils ont tenté quelque chose, ça leur a pas plu et ils recommencent et c'est super.

Je veux dire faut pas, c'est pas un échec, bien au contraire, c'est un moyen de se construire. Et donc première donc première premier pour dédramatiser un petit peu les choses, c'est que d'abord vous avez le droit de vous tromper, vous avez le droit de changer. Donc c'est c'est un moment, c'est pas vous jouez pas toute votre vie.

Vous jouez quelque chose d'important mais c'est pas toute votre vie. Deuxième chose, c'est réfléchissez exactement parce que là vous allez avoir une proposition mais probablement plusieurs propositions. Et donc il faut que vous soyez clair dans votre tête maintenant pour savoir en gros c'est quoi vos priorités ?

Qu'est-ce que je veux faire ? C'est dire si j'ai le choix demain entre médecine ou un BTS ou je sais pas enfin n'importe quoi, bah quelles sont mes priorités ? Et ça il faut évidemment maintenant c'est le moment c'est le travail des trins jours on va dire.

Ah ouais, maintenant faut vraiment y aller parce que là les propositions elles vont arriver, il va falloir répondre et puis il faudra classer vos vœux juste avant le vous avez un objectif n'empêche que l'an dernier à mi-juillet, il y avait 85000 élèves qui n'avaient pas trouvé de place, ça fait quoi 8 10 % à peu près des élèves de terminale, ce qui semble énorme. Ça peut arriver encore cette année ? Alors, probablement, enfin, il y aura toujours alors à la fois enfin deux messages.

Le premier, c'est euh un peu comme enfin un peu comme dans l'armée américaine, "Nobies left me behind". C'est veut dire que tout le monde on trouvera toujours des places pour les candidats qui veulent rentrer dans l'enseignement supérieur. À la fin de la phase euh d'admission, les recteurs sont mobilisés, ils travaillent nuit et jour pour aller trouver des places pour les candidats adapter à leurs besoins et cetera.

Après, on a toujours un phénomène qui est aussi un phénomène entre guillemets, j'aime pas ce mot-là, mais de déperdition naturelle. C'est simplement à un moment donné des candidats qui se sont inscrits sur la plateforme qui décident bah de partir faire leurs études à l'étranger, ils quittent la plateforme, donc on les comptabilise dans ces 85000. Ah bah oui, on les voit pas.

C'est c'est aussi des élèves qui répondent pas aux sollicitations parce qu'ils sont partis, ils ont décidé, ils ont un autre choix. Ils ont un choix de vie professionnel, ils ont décidé de directement partir travailler ou des choses comme ça. Donc c'est très varié.

Donc on aura toujours une partie de de d'évaporation dans le système. Mais euh notre mission, notre enjeu numéro 1, c'est que tous les gamins, tous les jeunes qui veulent tous les jeunes qui veulent entamer des études supérieures l'an prochain, ils pourront entamer les études supérieures. Pas d'élèves euh sans formation, c'est un engagement.

C'est mais c'est un engagement mais qui a déjà été tenu précédemment. Ça veut dire que derrière tous les jeunes qui s'inscrivent, qui vont voir les recteurs et qui disent en gros, vous savez dans la phase finale de l'admission, quand à un moment donné effectivement, il y a des jeunes qui ont pas encore trouvé dans le système une place, à ce moment-là les recteurs à travers des commissions prennent la main et ils vont trouver pour chaque jeune qui est en attente et qui sollicite ses recteurs et bien une place dans une formation adaptée à leurs besoins. Reste que parcours supose problème encore aujourd'hui, vous le savez, monsieur le ministre, François Baoui-même, lors de son discours de de politique générale en janvier avait dit ceci.

L'obligation d'orientation précoce les perturbe et les met en danger. Les enfants ne sont pas comme les poireaux, ils poussent pas tous à la même vitesse. Parcours sup est une question.

Parcours sup est une question. Est-ce que ça veut dire qu'il faut réformer le système ? Moi, je crois que ce qui est très important dans l'intervention du Premier ministre, c'est le mot orientation parce que cette question là, elle est absolument fondamentale.

C'est savoir comment on prépare son avenir avant le bac mais aussi après le bac. Et c'est vrai qu'on est dans un système aujourd'hui qui est un système avec des voies qui sont assez étroites, qui sont quand même très sélectives au fur à mesure. Donc ça veut dire qu'en gros pour des jeunes qui ont des des projections pour leurs études supérieures qui sont très très fortes, très figées, très fermé, bah c'est ça marche ça marche tout seul, c'est par contre plus compliqué pour des jeunes qui peuvent hésiter et il faut trop avec parcours sup.

L'outil parcours supre pose problème selon ses détracteurs parce qu'ils n'aident pas les jeunes qui effectivement doutent un peu qui sont mal conseillés. Il accroit les les inégalités sociales et géographiques. C'est ce qu'ils disent.

Non. Alors, attendez, il y a parce qu'il y a deux sujets dans ce que dans ce que vous dites. D'abord, ça n'est qu'un outil et c'est un outil, c'est une plateforme, c'est une plateforme numérique qui met en relation des formations et des jeunes.

Le sujet est pas la plateforme numérique en tant en tant en tant que t le sujet c'est l'orientation avant et après. Et ça, il faut qu'on y travaille. Comment mieux accompagner les élèves ?

Ben, c'est mieux accompagner les élèves, peut-être faire des réformes sur la manière dont on prépare les élèves, s'inscrire plutôt, réfléchir aussi à des formations dans le supérieur qui sont peut-être un peu moins étroites, plus ouvertes, plus pluridisciplinaires, avoir des propédotiques, c'est-à-dire des des espèces de premières années qui permettent d'ouvrir sur le monde de l'enseignement supérieur, en particulier pour les jeunes qui sont en difficulté. Et ça c'est un travail fondamental qui est vraiment très structurant et on aura des annonces avec le premier ministre et avec la ministre d'État Ellisabeth Borne dans quelques dans quelques jours sur ces sur ces différents sujets. C'est ça la question la question de fond.

C'est ça. Il faut nous en dire plus. Vous allez réformer ou pas le système ?

Et alors après deuxème sujet peut-être ce que vous mentionniez sur les inégalités. Ça, je veux vraiment m'inscrire en faux parce que cette plateforme, elle donne aujourd'hui une transparence que jamais nous n'avons eu précédemment dans l'enseignement supérieur. La transparence, c'est d'abord accéder à toutes les formations, savoir en face de chaque formation, est-ce qu'elle est adaptée à mon profil ou pas, est-ce qu'elle insère professionnellement ou pas ?

Je veux dire, à quel point est-ce qu'elle est sélective ou pas. Donc là, ce que vous allez faire, c'est plus accompagner les élèves en amont et en aval pour qu'ils trouvent leur meilleure filière possible. Oui, c'est ça, c'est fondamental.

Et peut-être le dernier point, c'est aussi avec parcours sup. Vous savez que dans la loi qui a accompagné la loi qui a été qui a été poussée par enfin sous le gouvernement d'Édouard Philippe, la loi or, il y a eu des quotas pour les bourtiers et ces quotas pour les boursiers il permettent en fait de privilégier pour un certain de privilégier les boursés dans l'accès à un certain nombre de formations. Ben aujourd'hui, si on fait un bilan, ce sont 20000 boursiers chaque année qui trouvent une place aujourd'hui dans l'enseignement supérieur, dans la formation de leur choix qu'il n'auraient pas trouvé sans ces quotas. et 20000 par an c'est pas rien.

Donc il faut pas dire que c'est vraiment le contraire. C'est je pense que vraiment c'est un outil de promotion sociale. Alors puisque vous parlez des bourse lors de la période Covid, on a tous été marqué par les fils d'attente d'étudiants pour l'aide alimentaire.

Cette précarité étudiante elle existe toujours. Et votre prédécesseur Patrick Etzel avait jugé ce système de bourse trop complexe parfois source d'injustice. Est-ce qu'il faut là aussi revoir ce système boursier ?

Alors, d'abord peut-être juste rappeler euh aujourd'hui, on consacre à peu près un peu plus de 3 milliards, 3,2 milliards par an sur la vie étudiante. Donc, c'est-à-dire entre autres les bourses et cetera, les bourses, les crousses, les repas et cetera, c'est pas rien, c'est beaucoup d'argent, c'est beaucoup de c'est c'est c'est de l'argent qui est consacré à ça. Est-ce que aujourd'hui le système est simple, lisible ?

La réponse est plutôt non. Et en particulier, je vais pas rentrer dans les détails techniques, mais il y a des phénomènes de marche. C'est-à-dire qu'en gros, soit vous êtes boursier et à ce moment-là, enfin à tel ou tel échelon et vous avez telle somme et brutalement à 1 € près, vous basculez dans un système où vous êtes plus boursier, vous avez plus rien et et donc et on voit en particulier ben dans les dans dans les épiceries solidaires ou des choses comme ça la la précarité étudiante chez ceux qui sont juste au-dessus.

Exactement. Et donc ça c'est un vrai sujet et donc il faut réformer ces bourses. J'en suis profondément convaincu.

Il faut les réformer. Alors la discussion évidemment tout ça a un impact budgétaire. Donc on est en plein en pleine discussion budgétaire.

Vous vous connaissez aussi les contraintes aujourd'hui qui sont des contraintes budget des effets des septembre prochains pour la prochaine rentrée universitaire. Alors je cette question enfin cette question c'est trop tôt pour y répondre parce que justement la discussion budgétaire est en cours. Sur le fond.

J'ai aucun doute. Moi c'est une réforme que je je porte et auquelle je crois profondément. Il faut qu'on change cette Il faut qu'on change ça.

Techniquement, elle est elle est prête. Il faut être capable de la financer peut-être en réfléchissant. Donc là, c'est en négociation là pour le prochain budget.

C'est un des c'est un des objets évidemment que je vais porter auprès du premier ministre parce que je crois que c'est quelque chose qui est important. Revenons à l'enseignement supérieur. Côté filière après le bac, nombre d'élèves choisissent le privé.

Un secteur en plein essort, hein, faut le dire, puisque 26 % des étudiants sont scolarisés dans l'enseignement supérieur privé alors qu'ils étaient 13 % en 1990. Est-ce que ça veut dire que le public déçoit de plus en plus ? Non, je je crois pas.

Moi, d'abord, j'essaierai pas d'opposer les uns au aux autres. Euh il y a des formations privées qui sont là depuis très très longtemps et qui sont absolument remarquables par leur qualité. Des les plus grandes écoles de commerce aujourd'hui sont des écoles qui sont des écoles privées, les universités catholiques qui sont extraordinairement reconnues.

Enfin, je c'est donc tout ça, je veux dire, il y a il y a il y a il y a des formations qui sont de très très grande qualité. Mais il y en a d'autres qui le sont moins. Et attends et et après il y a une capacité d'adaptation du système qui est ils sont très flexibles, très souples.

Et je pense d'ailleurs ça veut dire qu'il faut aussi qu'on donne nos outils à nos universités, les universités publiques en particulier pour avoir cette souplesse et c'est ce qu'on est en train de faire en ce moment même en leur donnant beaucoup plus la main, en leur donnant une vraie autonomie. Et ça c'est c'est en ce moment alors après à côté de ça, comme vous l'avez mentionné, il y a eu un développement qui a été extrêmement rapide avec l'apprentissage en particulier. C'est-à-dire que parce que l'apprentissage a permis des financements et et et un certain nombre de de de d'entreprises se sont un peu engouffrées dans cette dans cette dans cette voie de l'apprentissage.

Je voulais dire qu'il y a eu des abus. Alors, ils sont marginaux, je pense. Ils sont ils sont marginaux mais ils existent.

Il y a eu des abus. Il y a eu des abus. On a régulièrement des étudiants qui ont été inscrits dans ces formations et qui disent "Ben voilà, ça correspondait pas à ce que je voulais faire.

On m'a vendu une formation en apprentissage puis finalement, on m'a dit qu'il y avait pas l'apprentissage. On m'a dit ceci, on m'a dit cela." Mais ça c'est votre responsabilité aussi de veiller à ce que ça n'existe pas ?

C'est en tout cas en tout cas oui, moi je considère que c'est une responsabilité du ministère même si on avait pas encore complètement tous les outils aujourd'hui disponibles. On les a pas encore parce que c'est c'est quelque chose d'un petit peu nouveau. On a vu aussi une explosion de ce type de formation.

Donc on a un rôle du coup c'est quoi pour faire le tri effectivement entre les vraies formations qui amènent à un diplôme et les et les fake formations en fait qui juste permettent de récupérer de l'argent. Première chose déjà, on a commencé, on a fait un peu le ménage entre guillemets en particulier sur parcours sup avec en particulier des règles et une charte qui doit être respectée par l'ensemble des formations. Ça c'est la c'est mais toutes les formations sont pas sur parcours sup.

Vous êtes pas obligé quand vous êtes d'une formation privée d'être sur parcours sup. Et puis après, il y a un vrai travail à mener et ça, je l'ai annoncé il y a quelques semaines au aux professionnels du secteur. On va avoir un peu une refonte de l'enseignement supérieur privé avec en gros deux cercles.

Un cercle vraiment des les universités publiques et les très grandes formations du privé aujourd'hui qui sont vraiment dans un cercle de confiance extrêmement étroit, qui ont des obligations sociales, des obligations de recherche. Un deuxème cercle un peu plus large où on aura peut-être pas toutes ces obligations mais vraiment où on aura une capacité de certification. C'est quoi ?

Il va y avoir un label et ça sera plus qu'un label et puis à la fin on aura vraiment plus qu'un label. Ça veut dire quoi ? Pardon ?

C'est Non, non, mais ça veut dire que quelque part on va on va aller on va aller probablement vers un projet de un petit projet de texte qui aura de loi qui devra un moment donné revisiter une sorte de contrat comme ça existe avec l'enseignement privé. Ce ce sera non mais ce sera pas un contrat mais c'est le but du jeu c'est que à terme sur parcours sup demain ou sur la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur on ait une garantie de qualité absolue et qui soit extrêmement lisible pour tous. Ça, on a encore un travail.

Bah, il faudra probablement quelques années simplement pour organiser le système. Donc, c'est pas un travail immédiat mais c'est mais c'est en cours et et on est vraiment dessus. Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste est avec nous jusqu'à 9h sur France Info.

C'est l'heure du fil info. On vous retrouve dans 1 minute 8h46, Morine Junior. Le bilan est inédit en terme d'interpellation selon le préfet de police de Paris.

Près de 500 arrestations principalement à Paris. Samedi 79 la nuit dernière dans la capitale, les autorités critiquées pour leur gestion des incidents en marge de la finale de la Ligue des Champions de football. Il y a une forme d'échec, reconnaît ce matin Laurent Lunè.

Des opposants à la 69 perchés dans des arbres devant l'Assemblée nationale. Un texte est examiné aujourd'hui par les députés pour empêcher un nouvel arrêt des travaux. Le projet d'autoroute entre Castre et Toulouse est controversé depuis des années.

La délégation ukrainienne vient d'arriver à Istanbul en Turquie pour une rencontre des négociations avec des émissaires russes pour tenter de mettre fin à la guerre. C'est pour parler interviennent au lendemain d'attaques ukrainiennes directement sur le sol russe. Kev réussi à atteindre une partie de la flotte stratégique russe.

Les vigilances oranges sont levées mais les orages ont été violents hier soir. Des averses de grê dans l'est et aussi dans le puit de toitures endommagées. 4000 foyers privés d'électricité dans le puit d'ô pendant quelques heures et des retards pour certains TGV de l'Axe sud-est.

France info le 830 France info Jérôme Chapui Sal Braclia et le ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste on parlait de parcours sup résultat ce soir tous les étudiants qui vont être fixés ce soir ou dans les prochains jours, ils passent leur bac techno ou général ces jours-ci dans une quinzaine de jours, le 16 juin pour les principales épreuves. Philippe Baptiste, si tout est joué d'avance pour l'accès au supérieur, à quoi sert encore le bac ? Alors euh le baccalauréat d'abord c'est un c'est un moment qui est un moment initiatique, c'est un moment de mobilisation et c'est le diplôme qui permet l'accès à l'enseignement.

Le rite initiatique, est-ce que c'est pas aujourd'hui parcours su c'est c'est les deux. C'est vrai que c'est vrai que probablement il y a eu un petit changement un petit peu avant. Le le bac semblait être effectivement l'alpha et l'oméga de de la terminale et de l'accès à l'enseignement supérieur.

Ça reste un outil indispensable. Moi je je rappelle quand même histoire de de mettre un petit peu de pression sur les nos jeunes lycéens, pas de bac, pas d'enseignement supérieur, mais 96 % de taux de réussite Oui, bien sûr, pas dans toutes les filières, mais oui, absolument. Enfin, les taux de succès aujourd'hui sont très élevés bien sûr.

Donc effectivement, ce qui est important aussi c'est le bac qui sanctionne des études et il doit permettre, il doit garantir la possibilité de poursuivre ces études dans le supérieur. Et je pense qu'il faut aussi euh être vigilant et travailler et on en discute régulièrement avec Ellisabeth Borne sur justement la qualité des des des Bacheliers et être sûr qu'ils sont suffisamment armés quand ils arrivent dans le super. On a entendu Gabriel Atal quand il était ministre de l'éducation puis premier ministre dire voilà peut-être qu'il y a un problème de vérité du diplôme not au sujet du bac.

Je sais pas si j'utiliserai le mot de vérité du diplôme, mais ce qui est sûr, c'est que euh nous avons des Bâcheliers qui arrivent dans l'enseignement supérieur, donc qui ont eu un baccalauréat, pas forcément un bac général, souvent un bâchelier des bacheliers professionnels qui a priori s'étaient pas orienté initialement pour faire des études supérieures et puis qui à un moment ou un autre pour des raisons diverses et variées sont à un moment donné dans une licence et bien ils sont pas armés, ils sont pas au niveau non pardon mais le taux de succès des bâcheliers professionnels qui vont monde dans une licence est très très bas, très très bas. Et quand je dis très bas, c'est de l'ordre de 5 %. Et donc, mais pourquoi ?

Parce que simplement initialement quand vous faites un bac professionnel, c'est quand vous décidez de faire un bac professionnel, c'est pas pour faire des études supérieures. Donc vous êtes pas préparé en particulier à l'université. en particulier à l'université et donc vous êtes pas préparé pour ça.

Et donc vous dites qu'il y a pas, j'utilise pas le mot mensonge mais là il y a au moins un malentendu. Bah en tout cas moi je veux être sûr et j'insiste là-dessus et c'est pour ça que c'est très clair aussi sur la plateforme sur Parcours Sup. Il faut que les Bacheliers professionnels qui fassent ce choix, il faut qu'ils soient conscients de la difficulté.

Après nous notre rôle aussi et je le crois profondément aussi c'est de les accompagner quand ils décident de faire ce choix-là. Et donc en particulier, c'est ce que je mentionnais tout à l'heure, par exemple des années de propédotique, euh des années où on où on transforme la licence, on l'a fait non pas en 3 ans, mais on va l'en faire en 4 ans, on va accompagner les Bacheliers. J'étais à ex-Marseille université il y a quelques semaines où j'ai vu des enseignants des enseignants chercheurs hyper mobilisés pour faire réussir des bachelier professionnels qui faisaient ça.

Mais ça demande un effort, ça demande un vrai travail sur l'orientation et là aussi vraiment je crois vraiment que c'est un enjeu. On peut faire c'est un enjeu effectivement Philippe Baptiste et on voit aujourd'hui que l'intelligence artificielle bouleverse notre quotidien. Elle bouleverse aussi le marché de l'emploi.

Des métiers sont en train de disparaître d'autres se s'inventent. Est-ce que les formations dans le supérieur aujourd'hui qui sont proposées aux élèves tiennent suffisamment en compte de cette révolution euh euh technologique ? Alors, évidemment, c'est une c'est une c'est une révolution qui transforme enfin nous utilisons tous euh Mistral euh chat GPT, le chat, enfin je bien sûr, je veux dire, on voit bien on voit bien à quel point effectivement ces outils peuvent nous aider.

Je pense que il est fondamental aussi d'expliquer ce que font ces outils. Ces outils qu'est-ce qu'ils font ? Il répète des choses qui ont déjà été pensées avant et il renforce aussi mécaniquement un certain nombre de biaiss.

Pardon mais c'est un mot c'est quelque chose qui est vraiment fondamental et qui est vraiment important. Ces outils, ils ne vous donnent pas l'alpha et l'oméga. Ils ne vous donnent pas la vérité absolue.

Ils ne font que répéter voire renforcer des choses qui ont déjà été dites. Et vous voyez bien quand pourquoi je dis ça ? Parce que ça veut dire qu'en fait les utiliser, bien les utiliser, ça veut dire être conscient de ça, être conscient de la manière dont il fonctionne.

Et donc ça veut dire que évidemment qu'ils font partie de notre quotidien et il faut pas les mettre de côté, il faut pas que les formations qui sont proposées aujourd'hui préparent les futurs employés. La question clé, c'est comprendre comment marchent ces outils. Qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut leur demander aujourd'hui ?

Qu'est-ce qu'on pourra leur demander demain ? Parce que ce qu'on pourra leur demander demain n'aura probablement rien à voir avec ce qu'on peut leur demander aujourd'hui. Mais il faut comprendre les fondamentaux.

Et pardon, je je viens sur un point qui me tient vraiment à cœur, c'est que ça veut dire queon vit dans un monde qui est un monde de technologie et ces outils d'IA ne sont qu'un des avatars de ce monde de technologie dans lequel on vit. Et il faut que les jeunes aujourd'hui et les moins jeunes aussi s'approprient ce monde de science et de technologie. Et aujourd'hui, on a un désaffection pour les filières scientifiques, on a un désaffection pour les filières techniques et et moi je je je tire mon petit signal d'alarme en disant mais intéressez-vous à ces sujetsl pour les jeunes filles paroup sur mais ils font le cœur de notre société aujourd'hui évidemment.

Enfin, il y a plein d'autres sujets qui sont passionnants, mais que vous fassiez aujourd'hui euh enfin, c'est vraiment au cœur de vous allez chez le médecin, votre diagnostic, demain, il sera fait par des outils d'IA, enfin ou en tout cas, il y aura une contribution des outils d'IA. Il y en a partout. F les filières dans l'enseignement supérieur vont tenir compte, tiennent déjà compte de cette révolution.

C'est déjà très largement, on augmente des places dans certaines filières, on on en diminue dans d'autres. C'est déjà très largement le cas aujourd'hui he je enfin bien sûr. Oui, il faut qu'on parle des États-Unis.

Philippe Baptiste parmi les étudiants, certains ont décidé de quitter la France pour se former à l'étranger. Donald Trump gèle la délivrance de des nouveaux visas étudiants. Pas d'exception, il y a un impact pour la France d'abord.

Oui. Oui, bien sûr. Parce que il y a il y a des étudiants français qui sont qui étudient qui étudient aux États qui étudient aux États-Unis et qui donc sont potentiellement impactés.

Je suis très très prudent parce que d'abord parce que d'abord il y a c'est l'ordre l'ordre de grandeur c'est quelques c'est quelques milliers jusqu'à jusqu'à 10000 à peu près. Donc c'est vraiment c'est c'est on n'est pas sur des chiffres qui sont des chiffres gigantesques hein. C'est des chiffres assez modestes à l'ô des études du nombre total d'étudiants qu'on a aujourd'hui en France.

Euh par bon et puis je suis prudent parce que les revirements euh politiques de l'administration Trump euh sont euh quotidiens sur à peu près tous les sujet. Donc je veux dire enfin donc laissons-nous un petit peu de temps pour être sûr de voir comment tout ça va atterrir. Mais on est quand même curieux d'avoir votre regard sur ce qui se passe en ce moment aux États-Unis, notamment ce bras de fer absolument hallucinant entre le président Donald Trump et la plus prestigieuse université du pays.

Harvard bah ça donne ça donne l'impression que l'administration américaine aujourd'hui préfère des campus vides à des cerveaux pleins. Donc c'est vrai que c'est un petit côté un peu bah parfois rappelons quand même ce que reproche Donald Trump à Harvard. Elle dit que dans l'université est propagé une idéologie woke et les manif les manifestations contre la guerre à Gaza sont assimilées à de l'antisémitisme.

Non mais bon moi j'ai pas commenté la politique intérieure américaine je veux dire enfin c'est le j'ai moi j'ai beaucoup et là encore quel impact sur nous ? Bah euh non mais l'impact sur nous alors la la question de la question enfin c'est on on a des questions qui sont des questions similaires qu'on trouve aussi dans un certain nombre de départements ou un certain nombre d'universités aujourd'hui euh en France de manière beaucoup plus modeste je crois que aux États-Unis et de manière beaucoup plus raisonnée que on a pu avoir aux États qu'on a pu voir aux États-Unis. Maintenant la question derrière simplement Harvard, c'est quand même une université qui est absolument extraordinaire qu'on ne peut pas réduire à ces questions-là.

Euh voilà, mais après c'est le choix de l'administration américaine et et c'est et c'est à l'administration américaine de faire sa politique. On va les accueillir les étudiants et les chercheurs qui seraient effrayés par cette politique américaine. euh les les alors les étudiants européens qui ont envie de de venir en de venir en France et qui sont aujourd'hui aux États-Unis et qui ont des problèmes de visa, on sera on sera on est sur des petits nombres et évidemment on sera extrêmement attentif et on fera on sera attentif à leur trouver à leur trouver la les places et les formations dans le respect des places disponibles, des procédures existantes, mais on trouvera on fera du on fera du cous humain pour les aider.

Évidemment, je voudrais revenir sur la question des chercheurs parce que autant la question d'Harvard ou pas Harvard, j'ai envie de dire, c'est le problème des États-Unis. si l'administration américaine a envie de se tirer une balle dans le pied, ben euh très bien. Euh le le problème de la recherche est radicalement différent parce que le problème de la recherche c'est que aujourd'hui ce que fait l'administration Trump sur la recherche en coupant des crédits à droite, en coupant des crédits à gauche, en faisant un demi-tour et en recoupant ici, en recoupant là et cetera génère une incertitude absolue dans le monde de la recherche.

C'est des programmes de recherche internationaux qui s'effondrent mais qui s'effondrent parce que les États-Unis ont un rôle qui est pivot dans le monde de la recherche et ça c'est vraiment inquiétant et ça c'est pas acceptable parce que on voit aujourd'hui des programmes sur la biodiversité, des programmes sur les océans, des programmes sur le climat, des programmes sur la santé des femmes, des programmes sur la bactériologie et cetera qui s'effondrent parce que brutalement à un moment ou un autre un partenaire très important comme les États-Unis décide de retirer Alors justement, on fait quoi ? Parce que euh la France accueille la conférence des Nations-Unies sur la mer et les océans à Nice euh l'Unoc la semaine prochaine. Et hier, votre collègue en en en charge de la transition écologique a dit ceci : "Au moment où la science est remise en doute par certains, donc les États-Unis, hein, il est important que l'Union européenne et la Chine prennent leur responsabilité en matière de de dérèglement climatique.

Comment on fait ? Non, mais je pense que c'est c'est un vrai moment pour euh effectivement la recherche. Euh je je peut-être juste avant l'Ux rappeler que on a accueilli le président de la République avec euh la présidente de la commission il y a il y a 3 semaines à peu près a accueilli à la Sorbonne un un grand colloque sur cette question-là et sur la place de la recherche.

Il faut que l'Europe prenne son leadership dans la recherche et je crois que la France a tout son rôle à jouer aussi sur ces sujets là. On a une recherche qui est une recherche d'excellence. On a été trop naïf de la même manière que sur des sujets de défense ou de sécurité, on a peut-être pêché par naf.

Ça c'est le discours du ministre là qui est en face de nous, c'est le discours du gouvernement. Sauf qu'il y a des entreprises comme Sanofi par exemple qui font pas du tout ce que vous êtes en train de nous dire ce matin. Sanofi va investir 20 milliards aux États-Unis dans les prochaines années.

Sanofi va investir pour la recherche aux États-Unis. Oui, mais c'est vrai. Mais alors je je vais je vais ni critiquer ni prendre la défense de Sanofi qui est une entreprise et qui fait ses choix.

Et bon, je peut-être que le timing est peut-être pas est peut-être pas idéal, mais euh quand même vous dire que Sanofi investit aussi chaque année en France plusieurs milliards d'euros sur de la RED. Donc je veux dire c'est donc donc voilà alors après que derrière Sanofi soit soumis à des enfin voilà aux injonctions de l'administration américaine, je sais pas moi je c'est c'est c'est voilà mais en tout cas bah évidemment c'est pas un signal c'est pas un signal qui est qui est très intéressant. Je le timing est pas idéal, je veux dire, c'est très clair.

Mais par contre, Sanofi est un grand acteur de la RED aujourd'hui en France et en Europe. Et on compte sur eux évidemment pour continuer leur investissement aujourd'hui. Et aujourd'hui, tout est fait pour justement mettre en place les outils pour une bonne coopération.

Merci. Merci. Philippe Baptiste, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche était ce matin l'invité de France info.

Dans un instant, les informés, Salia Braclia et Renault Dell. [Musique]