Presidentielle 2027 : Le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:13OuverteÉludée
Le PS peut renaître de ses cendres ?
- 2:34RelanceRéponse partielle
Gauche non-mélenchoniste, bonne stratégie ?
- 4:58OuverteRéponse partielle
Un candidat PS possible ou pas ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Candidat potentiellement intéressant, Madi Saïdi ?
- 9:40OuverteRéponse directe
Pourquoi Ségolène Royal consulte-t-elle ?
- 11:13OuverteRéponse partielle
Raphaël Glucksmann, candidat crédible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurChiffre
« Les sondages sont plutôt encourageants. »
- 1:04PrésentateurFait
« J'y crois qu'à Mathieu, le dernier c'est Cazeneuve, je crois qu'il s'est déclaré. »
- 1:14PrésentateurFait
« Il a écrit un programme, il a refusé de dire qu'il se déclarait, mais on a bien compris que s'il avait écrit un programme, c'était pas pour s'amuser. »
- 2:18InvitéFait
« Le PS, ça serait intéressant qu'il soit en tout cas sur la ligne de départ, mais je crois que le PS s'est absenté depuis trop longtemps. »
- 2:41InvitéFait
« Il faut mettre des valeurs devant, il faut mettre un programme devant aussi. »
- 2:57InvitéFait
« Moi je trouve que le PS a trahi tout ce qu'était ses valeurs, les valeurs pour lesquelles les gens étaient derrière le PS, il les a trahi depuis longtemps. »
- 3:55InvitéFait
« Quelle est la dernière idée nouvelle proposée par le Parti Socialiste ? Ah ben, on la cherche toujours. »
- 4:33InvitéFait
« Il y a une utilité de vote à gauche pour voter pour Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il incarne la rupture, le vrai candidat de gauche. »
- 4:39InvitéFait
« Mais il y a des gens de gauche pour qui c'est impossible de voter pour Jean-Luc Mélenchon ? »
- 7:35InvitéFait
« Je pense qu'il y aura suffisamment de sagesse à la fin pour que parmi tous ceux qui s'expriment dans l'espace social-démocrate, qui n'y ait plus qu'un candidat. »
- 7:50InvitéFait
« J'ai quitté le Parti Socialiste en 2022, au moment où il a signé l'alliance avec la France Insoumise. »
- 9:21InvitéFait
« Je consulte. Moi, je consulte. Je suis réfléchi. »
- 11:37InvitéFait
« Ce combat, j'ai ça dans le sang. »
- 12:55InvitéChiffre
« La gauche, depuis 2017, est en déclin électoral. Historiquement, depuis que François Mitterrand a émergé dans le paysage politique, la gauche, c'est 45% des Français. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Invité19 %
- Invité 213 %
- Invité 36 %
- Invité 45 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
- Invité 73 %
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Ils occupent le terrain en 7 mi-juillet. Une fois les ouragans RN et LFI passés, les leaders du Parti Socialiste aspirent à la fonction suprême. Un ancien président, une ancienne candidate du deuxième tour, un ancien Premier ministre, deux jeunes loups anti-Mélenchon. Chacun se positionne et les sondages sont plutôt encourageants. Présidentiel 2027, le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République ? Nous conservons notre auditeur fil rouge avec nous, Simon de Perpignan. Bon rebonsoir Simon, il va arriver, il va arriver. Et puis bien sûr nous allons commencer notre petit tour de table. Je voudrais juste, oui quand même, réaction Bruno Pommard.
Ça bouge au PS, j'ai l'impression qu'après être passé dans les méandres de l'oubli, ils le rejaillissent, non ? Le ventre mou, vous voulez dire ? Oui, ventre mou. Oui c'est ça, il faudrait qu'il se réveille quand même, parce que même si on est à quelques mois de la présidentielle, effectivement ça serait intéressant qu'il arrive à se mobiliser. J'y crois qu'à Mathieu, le dernier c'est Cazeneuve, je crois qu'il s'est déclaré. Alors non, il ne s'est pas déclaré, mais en fait il a écrit un programme, il a refusé de dire qu'il se déclarait, mais on a bien compris que s'il avait écrit un programme, c'était pas pour s'amuser.
Moi je crois qu'il a l'intérêt quand même de se mobiliser, si on ne veut pas retrouver les deux extrêmes en finale, c'est-à-dire le RN et les filles en finale de cette présidentielle, oui il faut qu'ils se réveillent. Juste une remarque, c'est qu'encore une fois, ils sont tellement nombreux sur la ligne de départ, que trouver un accord, un équilibre entre chacun et entre chaque programme, je n'y crois pas une seule minute. Entre les Glucksmannes, les Cazeneuve, les Attal, enfin bref. Alors Attal c'est pas PS, c'est le centre. Le centre existe. En fait on ne sait pas très bien s'il sera gauche ou centre, un peu à droite ou...
Donc il y a une vraie question qui se pose sur cette capacité à la gauche de se mobiliser encore une fois pour présenter un seul et candidat unique. Sur le détail des possibles candidats, ils sont nombreux, je vous ai donné quelques pistes, on y reviendra dans un instant, mais je voulais déjà que vous nous donniez votre point de vue sur la stratégie du PS. Le PS peut renaître de ses cendres, m'a dit Saïdi ?
Eh ben moi justement je me demande s'ils ont une réelle stratégie au PS. Le PS, ça serait intéressant qu'il soit en tout cas sur la ligne de départ, mais je crois que le PS s'est absenté depuis trop longtemps, idéologiquement on ne sait plus où il se positionne, on ne sait pas qui est chef, qui n'est pas chef.
Donc gauche, non-mélenchoniste, ce n'est pas un bon positionnement, une bonne stratégie ? Vous qui êtes spécialiste de communication, justement.
Alors qu'il soit non-mélenchoniste, c'est une chose, mais il faut mettre des valeurs devant, il faut mettre un programme devant aussi. Et puis c'est un petit peu compliqué quand on voit qu'à l'Assemblée nationale, même s'ils ne portent pas les mêmes valeurs, parfois ils ont voté ensemble. Donc il faut reparler aux Français, il faut repartir à la conquête des Français. En fait, moi je trouve que le PS a trahi tout ce qu'était ses valeurs, les valeurs pour lesquelles les gens étaient derrière le PS, il les a trahi depuis longtemps. D'ailleurs, quand on parle avec d'anciens électeurs du PS, ils nous disent, le PS nous a quittés.
Donc ils ne se retrouvent plus du tout nés dans les personnalités qui portent, qui étaient censées porter leurs valeurs. Et aujourd'hui, les candidats qu'ils ont en face.
Sous-entendu la gauche caviar, c'est ça ?
Oui, ils ont un vrai problème, parce que le PS, pendant longtemps, c'était le PS Terra Nova. Ensuite, ils se sont dit, eh ben non, on arrête, on va aller parler au quartier. Mais ces électeurs-là, je crois qu'ils les ont perdus, puisqu'ils se sont plutôt retournés, ils sont plutôt verrés les filles. Donc il y a un vrai travail idéologique et de valeurs à faire pour pouvoir retrouver des électeurs potentiels.
Ils sont plutôt verrés les filles, ou RN aussi, pour un électorat dit populaire. Mathieu Hock.
Je suis un peu d'accord avec ce qu'il a dit Madi. En fait, le Parti Socialiste a deux immenses difficultés. La première, c'est sur son positionnement politique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en fait, je vais répondre par une autre question. Quelle est la dernière idée nouvelle proposée par le Parti Socialiste ? Ah ben, on la cherche toujours. Est-ce qu'on a aujourd'hui, depuis le revenu universel de Benoît Hamon en 2017, est-ce qu'on a une seule idée nouvelle apportée par un élu du Parti Socialiste, ou même par Raphaël Glucksmann, place publique ? Pas grand-chose, on a des positions de principe, on a quelques vagues idées de valeurs, mais il n'y a pas d'idée nouvelle.
Alors comment on peut mettre à profit du RN, de Reconquête, même de LR, ou même de la Macronie, ou de la France insoumise, le fait que ce sont des partis qui ont, à un moment donné, fait émerger sur les dix dernières années, des idées nouvelles. Donc le premier problème, c'est quelles idées nouvelles ? Et le deuxième problème pour le Parti Socialiste, c'est l'utilité de vote. Aujourd'hui, il y a une utilité de vote à gauche pour voter pour Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il incarne la rupture, le vrai candidat de gauche, celui qui a théorisé la Nouvelle-France, etc. Mais il y a des gens de gauche pour qui c'est impossible de voter pour Jean-Luc Mélenchon ?
Mais le problème, c'est que le Parti Socialiste n'a pas cette utilité de vote. Aujourd'hui, à quoi ça sert de voter, et d'ailleurs Bruno l'a dit, à quoi ça sert de voter Parti Socialiste plutôt que Gabriel Attal ? C'est assez compliqué, et j'en terminerai aussi. Oui, mais on va revenir, de toute façon.
Oui, oui, c'était juste là pour planter le décor, parce qu'en plus le débat est en deux parties, et nous avons donc Simon de Perpignan. Simon, vous, vous dites, un candidat PS possible ou pas ? Enfin, un candidat PS, oui, c'est possible, mais un candidat PS qui pèse sur l'élection présidentielle de 2027 ?
Moi, je rajouterais un candidat crédible. Mais bon, voilà, c'était dit, ils n'ont pas d'idée, et ils ont su que trahir systématiquement le reste d'électorat qu'ils pouvaient avoir en s'associant systématiquement sur les idées de l'EFI, alors que l'EFI aurait eu tout intérêt à mettre plutôt en avant un candidat PS pour lui donner une image plus acceptable pour les gens de gauche, plutôt que de laisser un Jean-Luc Mélenchon, le blanc est moche, je pense qu'il parlait de lui-même, uniquement. Voilà, quoi, donc, je ne sais pas. J'avoue que ce parti-là... Mais les LR aussi ont aussi un peu trop fait de compromissions, sans trop savoir où aller, donc...
C'est vrai qu'il y a un parallélisme entre l'EPS et les LR, en fait, parce que, historiquement, ce sont deux partis de gouvernement, et qui, donc, doivent s'adapter en fonction de la réorganisation de la vie politique. Bon, nous avons planté le décor, avec vous, Simon, avec vous, les trois vraies voix. On marque une respiration, et on va écouter, notamment, les différentes possibilités de candidature. Vous réagissez, 0800 26 300 300. Le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République ? Hashtag présidentiel 2027. Donnez votre avis sur le compte YouTube. Je dis toujours, c'est la chaîne YouTube. Vous votez, et puis alors, 0800 26 300 300, pour passer à l'antenne.
A tout de suite. Le grand débat. Hollande ressuscité. Gedge et Glutzmann émergeant. Cazeneuve en diesel. Royale souveraine. Les potentiels candidats à la présidentielle pour la gauche républicaine se positionnent. Cela fait du PS et de ses alliés de possibles acteurs majeurs de la prochaine élection. Avec pas de liaison, baltapropos, c'est plus doute à l'oreille. Voilà. Hashtag présidentiel 2027. Le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République ? Nous en débattons notamment avec nos trois vrais voix. Madis Haïdi, Mathieu Hock et Bruno Pommard. Et puis, nous avons notre auditeur fil rouge, Simon de Perpignan. Et puis, nous avons ces extraits. Je voulais vous faire écouter.
Bernard Cazeneuve, ce matin chez nos confrères de BFM, il souhaite qu'il n'y ait plus qu'un seul candidat sans dire que c'est lui. Mais écoutez-le.
Je pense qu'il y aura suffisamment de sagesse à la fin pour que parmi tous ceux qui s'expriment dans l'espace social-démocrate, qui n'y ait plus qu'un candidat. Mais il est vrai que nous avons eu des divergences, notamment au moment de la constitution du nouveau Front populaire. Je rappelle que j'ai quitté le Parti Socialiste en 2022, au moment où il a signé l'alliance avec la France Insoumise. J'estimais à ce moment-là que ce qui était devenu le Parti Socialiste ne permettait pas qu'on pu espérer de le réformer. Et tout ce qui s'est passé depuis m'a donné raison.
Bon, alors, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, ministre notamment de l'Intérieur pendant la vague d'attentats, c'est quelqu'un qui avait plutôt été qualifié de crédible. Voilà. Bon, il se démarque de Jean-Luc Mélenchon. Candidat potentiellement intéressant, Madi Saïdi ?
En tout cas, oui, sa candidature est intéressante parce que, justement, il se démarque de Jean-Luc Mélenchon et quelque part, il y a de l'honnêteté dans ce qu'il dit parce qu'il est parti en 2022 pour ces raisons-là. Et d'ailleurs, aujourd'hui, les électeurs qui ne veulent pas voter Jean-Luc Mélenchon se retrouvent un petit peu orphelins et sont en quête de ce candidat qui pourrait porter des valeurs et faire une différence entre Jean-Luc Mélenchon et donc sa candidature peut être intéressante.
Voilà, on continue. Cette fois-ci, Ségolène Royal, c'était début juillet sur Sud Radio. Elle hésite, elle consulte.
Ce qui est vrai, c'est que je reçois... Cette question, elle m'est beaucoup posée, même dans la rue. Même ici, en arrivant à votre émission, on m'a envoyé un taxi, merci beaucoup. La direction est ravie. Je suis montée dans ce taxi. Et même le chauffeur de taxi m'a dit « Mais alors, on a besoin de vous, qu'est-ce que vous... » Mais qu'est-ce que vous faites alors ? Mais je consulte. Moi, je consulte. Je suis réfléchi, parce que je trouve assez dérisoire aussi. C'est une multiplication de candidatures que je respecte, parce que ceux qui s'engagent en politique, c'est toujours aussi une forme d'engagement, de sacrifice. Mais vous voyez, ce n'est pas ce qu'attendent les Français.
Il faut une structuration. Quand vous dites que vous consultez Ségolène Royal, quand on voit aussi... Je consulte mes amis, je regarde ce qui se passe. Si je peux être utile.
Pourquoi pas ? Bravo au chauffeur de taxi qui a dû avoir un sacré pour boire, je pense. Ça tombe sur vous. Bruno Pommard, Ségolène Royal, n'oublions pas que cette femme a été candidate au deuxième tour, face à Nicolas Sarkozy. Oui, d'accord. Et depuis quand elle existe, la dame ? Depuis 1981. C'est un bébé, Mitterrand, qui était secrétaire d'État à la petite enfance, ou des trucs comme ça. Enfin, bref. Depuis 1981. Elle vient pour sauver la France en 2026. C'est à pouffer de rire. Même notre jeune voisin n'était pas né. Mathieu A. Il la revoit revenir. Il la voit revenir. Ils ont des têtes. Ce n'est plus des têtes, c'est des melons qu'ils ont tous.
Qu'est-ce qu'elle peut apporter à la France, cette nôme ? Rien du tout. En même temps, elle n'était pas loin, et elle avait été plutôt enterrée par les gens de son parti. Oui, bien sûr. Alors qu'elle pouvait peut-être... Non, mais c'est des têtes. Mais attendez, le Parti Socialiste, Fort a fini de tuer le Parti Socialiste, qui s'est accoquiné avec la LFI pour être réunisseur député. Bref, il y a un méli-mélo de genre, de mélange de tout ça, qui fait que tous les revenants... Alors, Cazeneuve, profil, homme d'État, etc. Chirac, pas un gros charisme, en mon sens. Il faut du charisme. Ah bien sûr, c'est ça, c'est ça. Chirac, avec la gueule, avait du charisme. Même un mi-terrain, il avait ça.
Bon. Madame Royal qui revient. Excusez-moi, j'ai envie de pouffer de rire. Et alors, troisième possibilité. Donc, Raphaël Glucksmann, chez nos confrères de BFM, il annonce sa potentielle candidature.
Donc, j'ai annoncé qu'avant la fin de l'été, je me prononcerai. Je dirai si, oui ou non, je suis candidat. Mais au-delà de la personne... Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui... Au-delà de la personne... Vous entendez les critiques. Parce que BFM, il dit, il a peur. Il est en train de se dégonfler. La présidentielle, il faut avoir ça dans le sang. Et il nous annonce qu'il va y aller, mais plus tard. Ce combat, j'ai ça dans le sang, Marceauvel. Mais de quoi vous avez peur ? Pourquoi ne pas l'annoncer aujourd'hui, mais dans un mois et demi ? Parce que je ne veux pas être un candidat plus. J'ai dit que je travaillerais au rassemblement.
Et là, étape par étape, ce rassemblement, il se constitue... Vous avez vu, comme moi, le vote des militants socialistes. Ça, c'est une bonne nouvelle pour vous ? C'est une excellente nouvelle. C'est une excellente nouvelle. On va vous y aller.
Bon, Mathieu, vous qui êtes né en 2025, c'est ça ? Oui, apparemment. C'est votre génération, Raphaël Glucksmann. Alors, lui, potentiel, crédible ?
Le problème de Raphaël Glucksmann, il est le même que le Parti Socialiste. Et la vraie problématique aussi, c'est l'incarnation, comme l'a dit Bruno Pomard pour Bernard Cazeneuve. Ça vaut aussi pour Raphaël Glucksmann qui n'a pas démontré jusqu'à présent une capacité à diriger quand même 68 millions de Français. C'est ça quand même qu'on demande à un président de la République. Une capacité à pouvoir traiter d'égal à égal avec Vladimir Poutine, Donald Trump, Xi Jinping et d'autres grands leaders de ce monde. Donc, Raphaël Glucksmann, à partir du moment où il n'arrive pas à battre Éric Zemmour en débat, ça paraît difficile de l'imaginer face à Trump.
Ça, ceci étant dit, je pense quand même, si je me mets sur la position plus d'analyse, un avantage par rapport aux autres qui est théorique. Un avantage qui est théorique, c'est qu'il a... C'est le seul qui peut... Dans les sondages, montre qu'il peut capter des voix aux anciens macronistes. Parce qu'en fait, il y a une équation qui est toute simple pour le Parti Socialiste et qui est simple pour la reste de la gauche. C'est que la gauche, depuis 2017, est en déclin électoral. Historiquement, depuis que François Mitterrand a émergé dans le paysage politique, la gauche, c'est 45% des Français.
Or, depuis l'émergence d'Emmanuel Macron, la gauche toute entière, et ça vaut encore pour le nouveau Front Populaire depuis 2024, c'est 30% des voix. À 30% des voix, vous êtes incapables de gagner au second tour, même contre le Rassemblement National. Donc aujourd'hui, l'enjeu pour la gauche, c'est d'aller capter 10 points, au moins, sur le centre. Donc lui, d'un point de vue stratégique, il l'incarne. Aux Européens de 2024, du coup, qu'il était la seule personne à gauche capable de pouvoir aller piquer ces voix-là. Très bien.
0,826, 300, 300. Avec notre auditeur fil rouge, Simon. On ajoute deux hommes. François Hollande, qui dans les sondages, et ça a été un sondage IFOP fiducial, est dans le top 3 des personnalités préférées des Français, alors que c'est lui qui part en tant que président avec la pire des... Bref, comme quoi, la résilience, ça existe en politique. Et puis, Jérôme Gage aussi, qui est très actif, et notamment contre Jean-Luc Mélenchon. Vous, Simon, est-ce que vous voyez un de ces candidats susceptible de créer une dynamique pour le PS ?
Déjà, pour les trois premiers qui ont été évoqués par vos invités, je rejoins tout à fait leur analyse. François Hollande, évidemment, vit son bilan, on lui rappellera, je pense que de toute façon, voilà, c'est peine perdue. Et M. Jérôme Gage, il est bien gentil, mais à part s'opposer à l'FI concernant l'antisémitisme, il ne s'y oppose pas de manière réellement ouverte. Donc, voilà, donc, cinq candidats comme ça, même si on faisait un total des cinq pour en faire un seul, on n'arriverait pas grand-chose.
C'est joli ça, c'est joli Simon, bravo. Nathalie de Pézenas, Nathalie de Pézenas dans l'Hérault, bonsoir Nathalie.
Bonsoir, bonsoir à tous.
Alors, candidat PS, parce qu'il y a quand même un casting potentiel là, est-ce que le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République selon vous ?
Non, pas selon moi, mais bon, pour moi, pas du tout un PS du tout. D'ailleurs, je n'en envisage aucun et je pense qu'aucun sera au second tour de l'élection présidentielle. Ah oui, je crois que vous avez bien raison. Je ne l'appelle même pas de mes voeux. Je ne l'appelle même pas de mes voeux. J'ai connu Génération Mitterrand. À l'époque, déjà, les gens avaient voté pour Mitterrand parce qu'ils voulaient du fortement et on se rappelle, bon, toutes les déclinaisons depuis 81. Je me rappelle encore cette période parce que mon père se baladait dans la maison avec sa rose. Il avait voté pour lui et ma mère pleurait parce qu'elle avait voté pour Giscard.
Et moi,
je pleurais aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Je pensais que j'avais attrapé le tétanos.
Voilà. Ensuite,
on a vu... Au bout de six mois, mon père avait déchanté. la génération Mitterrand, ça ne lui a pas vraiment servi. Il était entrepreneur. Puis, on a vu tout le laxisme, le laisser-aller suite à toutes ces années. Moi, j'ai constaté à l'âge que j'ai maintenant. Et moi aussi, j'ai envie de changement et j'ai envie de jeunesse et j'ai envie surtout qu'on restaure notre pays, qu'on restaure les valeurs que j'ai connues quand j'étais avant Mitterrand.
Et donc, selon vous, ce n'est pas le PS, selon vous, en tout cas, moi, ce que j'ai entendu les années Mitterrand, il y a quand même une constante chez le PS, c'est qu'il y avait le courant Mitterrand-10 mais le courant Rocardien. Et le courant Rocardien, qui est celui, en fait, qui est la tresse entre-gauche, qu'on a retrouvé avec Manuel Valls qui était face à Benoît Hamon, on a l'impression qu'à chaque fois, il y a deux PS et que ça risque d'être encore la même question. Qu'en pensez-vous ? Alors, rapidement, les vraies voix, synthèse, efficacité, Madi Saidi.
Oui, effectivement, mais ça, c'est aussi l'apanage de partis politiques. Comme chez LR, il y a toujours eu plusieurs courants politiques à l'intérieur du parti. Donc, je pense que ça va... Suite un temps,
il y avait UDF et RPR. Là, ils ont groupé.
Oui, il y a UDF et RPR, même s'ils avaient toujours des espèces de deals entre eux, comme on l'a vu, même à l'époque de Nicolas Sarkozy, il y avait des courants internes à ce qu'on appelait à l'époque l'UMP et ça n'empêchait qu'il y avait des accords avec ce qu'était l'UDI, je crois, le nouveau centre à l'époque qui est devenu l'UDI. Voilà, donc je pense que ça va se retrouver évidemment là et d'ailleurs, ça existe idéologiquement, les valeurs qui sont portées par ces deux courants continuent d'exister. Il va falloir faire une synthèse donc il y aura forcément plusieurs PS.
Le courant de Rocardier aurait eu du sens. Le problème, c'est qu'Atal a essayé de faire quelque chose mais évidemment, il n'est pas arrivé. En fait, tout à l'heure, vous confondiez Atal. Enfin, c'est pas que vous confondiez Atal. Mais le descendant de Rocard, c'est Atal pour vous ? Non. Non, quand même pas. Non, non, mais Rocard, je trouve que c'était l'avenir de la gauche mais il s'est fait tuer par Mitterrand. Ah oui, oui, ça clairement. On le rappelle politiquement. Je pense qu'il y aurait quelque chose là-dessus mais encore une fois, compte tenu du nombre de variantes qu'il y a là-dedans, on ne peut pas, regardez, même Fort, on n'en a plus parlé, il a disparu, on ne sait pas où il est.
Benoît Montpari, il s'était réveillé à un moment donné, hop, il s'est couché. Olivier Faure, enfin Olivier Faure, oui, c'est Olivier Faure. C'est juste le patron du PS. Donc on est d'accord qu'en thème de charisme, bon, on ne sait pas. Mais en tout cas, on parle de... Il parle bien mais bon, il représente la... Non mais il n'est pas parisienne, pour moi, je veux dire, ni plus du moins.
Vous savez ce qu'on fait, on remercie Simon, on remercie Nathalie, on part en pub, on revient, on vous donne le résultat de la consultation sur la chaîne YouTube le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République et puis vous nous dites, vous, les trois vrais voix qui pour vous est a priori le meilleur candidat possible pour le PS. Donc vous restez bien avec nous. Alors, le résultat présidentiel 2027, le candidat PS peut-il être le nouveau président de la République, Madi Saïdi, Mathieu Hock et Bruno Pommard sont avec nous les trois vrais voix, elles vont trancher mais avant notre expert consultation sur le compte YouTube de Sud Radio,
Quentin Saunier, alors que disent-ils ? Là, le constat est sans appel, ils disent non à 96%.
Le candidat PS ne peut pas être nouveau président
à 96%. pour le Parti Socialiste, c'est son score. C'est assez net et beaucoup de commentaires également. On a Jack qui nous dit il faudrait que le PS s'affirme davantage face à la France Insoumise et on a Hervé qui nous dit non et tant mieux, n'oublions pas qu'ils se sont alliés justement avec la France Insoumise.
Le premier, c'est Jack, c'est ça ? Vous l'avez prononcé Jack ? Il n'y a pas marqué langue à côté ? D'accord. Ok.
Mathieu Hock, juste, ils ont une chance ou pas ? Moi, je ne pense pas. Je pense que le Parti Socialiste ne pourra pas présenter un candidat qui pourra aller au second tour. Le second tour, ça sera soit Marine Le Pen, soit Edouard Philippe, soit Jean-Luc Mélenchon, je pense. Peut-être Bruno Retailleau. Le point pour le Parti Socialiste, me semble-t-il, l'élection qu'il doit préparer, c'est les législatives. Ce n'est pas la présidentielle. Ils ne gagneront pas. Et le candidat pour être le meilleur pour les législatives, pour le Parti Socialiste, de mon point de vue, je pense que c'est François Hollande.
Parce qu'en fait, François Hollande est le candidat qui, me semble-t-il, remportera le plus de voix au premier tour de la présidentielle par rapport aux autres. C'est-à-dire que Gluckspann peut s'effondrer. Cazeneuve, Olivier Faure, Tondelier dans le cadre de l'Union Ségolène Royal, tout ça sera comme Anne Hidalgo, a priori. Anne Hidalgo ? Ou à peu près. Benoît Hamon, ça veut dire autour de 5%. François Hollande, c'est celui qui, me semble-t-il, pour le Parti Socialiste, présente le plus de certitude d'être au-dessus de 10% et donc de pouvoir mieux négocier l'accord avec Jean-Luc Mélenchon et faire plutôt un accord NFP que NUPES et donc d'avoir plus député pour le Parti Socialiste.
Mais quand je parle de ça, je me rends compte déjà que je fais de la tactique politicienne. Ça n'intéresse pas forcément les auditeurs. Si, mais pour le Parti Socialiste, je dirais ça.
Si, ça intéresse parce que vos analyses sont pertinentes. Alors, juste pour conclure, vous deux, Bruno et Madi, le candidat... J'aurais un penchant pour Cazeneuve, même malgré ce que dit Mathieu. Pourquoi ? Parce qu'il représente l'homme d'État. Je le disais tout à l'heure, il n'a pas un super charisme. Parce que tout ça compte dans les élections. Les gens vont voter des fois à la gueule du président. Donc, je serais peut-être Cazeneuve s'il arrivait à trouver un consensus avec les autres. Et je précise que ma question, c'est pas pour qui voteriez-vous, c'est qui vous semble être celui le plus efficace. Voilà, c'est ça.
Madi Saïdine ? Non, non, moi, j'aurais aussi un penchant pour Cazeneuve. D'abord parce que je pense que les électeurs, ceux qui vont voter pour le Parti Socialiste, et au-delà même du Parti Socialiste, moi, je parle vraiment des Français, le fait qu'il n'ait pas eu cette relation avec les méchants... avec les méchants chonistes.
Oui, les méchants loulistes. Les méchants loulistes et les méchants et les mélenchonistes.
Et je crois que ça, ça va lui permettre de recontrer un Parti Socialiste. Après, je ne sais pas, évidemment, pour moi, ils ne seront jamais au deuxième tour, c'est clair, mais je crois que c'est lui qui fera la différence, justement, cette scission avec LFI.
Vous avez entendu et nous ressortirons cette émission le 13 mai prochain.
Quand Raphaël Glucksmann sera au second tour et qui est président de la République.