Julien Odoul : "Nos dirigeants veulent toujours punir les Français !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Julien Oudoul, quand vous entendez Nicolas Dose...
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vos électeurs sur les marchés de Lyon viennent vous tirer les bretelles et disent « tapez un peu les riches » ?
- 3:46RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'espériez pas, au fond, que Bayrou fasse le sale job à votre place ?
- 9:29OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui peut se passer le 8 septembre ?
- 11:39RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il y a une voie pour le RN de quitter le vote contre Bayrou et d'aller vers l'abstention ?
- 14:09OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous qu'en fait, ils ne vous attendaient pas sur un discours aussi ferme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« la situation économique de notre pays, l'endettement, les 3300 milliards de dettes, c'est dû à quoi ? À des choix politiques, à une même orientation politique qui s'est répétée gouvernement après gouvernement »
- 1:02Invité politiqueChiffre
« L'immigration de peuplement, c'est 60 milliards d'euros par an »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« 18 milliards qu'on pourrait économiser si on réservait les prestations sociales non contributives aux Français, ou alors aux étrangers qui ont cotisé 5 ans »
- 1:16Invité politiqueChiffre
« Utiliser la gabegie, le millefeuille territorial, les contributions à l'Union Européenne, qui vont encore augmenter de près de 6 milliards d'euros »
- 1:53Invité politiqueChiffre
« la fraude sociale, qui est près de 50 milliards d'euros par an »
- 4:11Invité politiquePromesse
« Nous avons un programme très très clair qui a été, justement, envoyé par Marine Le Pen à François Bayrou dans une lettre le 25 juillet dernier, avec les pistes d'économie »
- 5:31Invité politiqueFait
« L'histoire, ça se change. L'histoire, c'est des hommes et des femmes. L'histoire, c'est de la politique »
- 12:19Invité politiqueFait
« cette année blanche qui est une année de purge sociale »
- 12:50Invité politiqueFait
« une majorité de Français a souhaité un changement de politique, qu'ils aient voté pour l'ERN ou non, a placé l'ERN comme premier groupe de l'Assemblée nationale »
- 14:31Invité politiqueFait
« la loi de refondation sur Mayotte a été réécrite intégralement par le Rassemblement National qui a contribué à l'amélioration de cette loi »
- 14:41Invité politiqueFait
« les pistes d'économie sur l'immigration, sur les contributions européennes, sur la gabegie, sur l'État obèse, tout cela a été balayé, il n'y a même pas eu de réponse »
- 15:01Invité politiqueFait
« la dette elle est partagée par ceux qui ont gouverné, ceux qui ont échoué, pas par le Rassemblement National, pas par les Français »
- 16:12Invité politiqueFait
« M. Mélenchon a appelé à voter pour M. Macron en 2017, a appelé pour M. Macron en 2022, a appelé à voter pour les candidats à macronisme en 2024 »
- 16:50Invité politiqueFait
« Mme Borne a été sauvée par le retrait d'un candidat LFI aux législatives »
Temps de parole
- Julien Odoul53 %
- Présentateur18 %
- Locuteur 1016 %
- Locuteur 73 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 12 %
- Locuteur 52 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Julien Oudoul, quand vous entendez Nicolas Dose...
Je tremble.
Non, mais sérieux ?
Non, c'est sûr que non. Non, parce qu'on nous fait le coup à chaque fois. À chaque fois qu'il y a un changement possible de politique, d'orientation politique, on nous fait le coup des marchés financiers, on nous fait le coup des agences de notation, on nous fait le coup des sauterelles, on nous fait le coup des boules de feu, du réveil des volcans, etc. Encore une fois, on nous l'a fait après le référendum de 2005, on nous l'a fait après la dissolution, on nous l'a fait après des victoires du Rassemblement national.
Moi j'entends effectivement les réalités économiques, et nous ne sommes pas déconnectés des réalités économiques, mais la situation économique de notre pays, l'endettement, les 3300 milliards de dettes, c'est dû à quoi ? À des choix politiques, à une même orientation politique qui s'est répétée gouvernement après gouvernement, et qui a mis notre pays dans le mur.
Cette orientation politique qui a fait que la mondialisation a été considérée comme heureuse, alors qu'elle est malheureuse, qui a considéré qu'on était beaucoup plus puissant dans l'Union Européenne, alors qu'on est beaucoup plus faible, qui a considéré que l'immigration était une chance, alors que c'est un gouffre financier, c'est 60 milliards d'euros par an. L'immigration de peuplement, c'est 60 milliards d'euros par an. Donc 18 milliards qu'on pourrait économiser si on réservait les prestations sociales non contributives aux Français, ou alors aux étrangers qui ont cotisé 5 ans. Voilà les pistes d'économie qui ne sont jamais utilisées.
Utiliser la gabegie, le millefeuille territorial, les contributions à l'Union Européenne, qui vont encore augmenter de près de 6 milliards d'euros. Donc vous vous dites, effectivement, il faut faire des économies, mais on se trompe de remède. Mais des bonnes économies, en fait. Nos dirigeants ont toujours considéré qu'il fallait punir et infliger des impôts supplémentaires aux Français, soit les retraités, soit les Français qui travaillent, soit les jeunes, les APL, etc. Il fallait toujours raboter et punir les Français.
Non, il faut aujourd'hui économiser sur le train de vie de l'État, sur les comités théodules, sur le millefeuille territorial, sur la fraude sociale, qui est près de 50 milliards d'euros par an, et excusez-moi, sur cet éléphant au milieu du couloir, qui est l'immigration, qui est un gouffre financier que les Français ne supportent pas.
Mais au-delà de ce que vous soulevez, Julien Audoul, est-ce que vos électeurs sur les marchés de Lyon viennent vous tirer les bretelles et disent « mais tapez un peu les riches, tapez un peu dans le porte-monnaie des riches, un peu comme les fils proposent avec la fameuse taxe Zuckman ? »
Jamais on vous dit ça ? Jamais. Alors, votre question est très intéressante, parce que nos électeurs particulièrement, qui sont principalement des Français populaires, qui sont des Français qui se lèvent tôt, qui ont du mal à boucler les fins de mois, souvent qui n'ont pas d'emploi ou qui font l'arbitrage terrible de notre pays, de ne pas travailler, parce que ça coûte moins cher aujourd'hui de ne pas travailler, que de reprendre un travail en termes de charges, d'essence, etc., de frais de garde. Ces Français, qui sont la France véritablement profonde, j'allais dire même éternelle, ne veulent pas qu'il y ait moins de riches. C'est un peu le sens.
Ils veulent qu'il y ait moins de pauvres, ils veulent qu'il y ait moins d'assistanat, ils veulent qu'il y ait moins de fraudeurs, ils veulent passer en priorité dans leur pays.
Mais ça, c'est ce que vous leur dites, mais eux, ils vous disent quoi ? Non, non, non, non, pas du tout.
Ils vous disent « on va descendre dans les rues, on va bloquer le pays, on a marre des politiques ». Non, non, non, pas du tout, mais ça, excuse-moi, c'est du commentaire de journaliste. Ils ont un ras-le-bol de Macron, ils ont un ras-le-bol des injustices, mais ils ne se disent pas que tout est la responsabilité des riches. Ils ne veulent pas moins de riches, ils veulent moins de pauvres. Et surtout, ils veulent pouvoir s'en sortir.
Et ils considèrent que celui qui fraude, celui qui est assisté, celui qui coûte à la société, et celui qui casse et qui brûle quelquefois, doit être plus sévèrement puni, ou en tout cas, doit être défavorisé par rapport à celui qui est honnête, celui qui travaille, celui qui fait les efforts ce matin. Voilà, c'est ça qu'ils demandent.
Une petite question, Isabelle, puis on va faire une petite pause et on revient. Vous voulez la poser la question ? Oui, est-ce que vous n'espériez pas, au fond, que Bayrou, le Premier ministre, fasse le mauvais boulot, le sale job, en fait, à votre place ? Parce que là, on voit bien, vous avez identifié des boucs émissaires, l'immigration comme d'habitude, ceux qui cassent, etc., mais ça ne fait pas un programme. Est-ce que, au fond, là, vous n'êtes pas au bord du précipice avec tout ce redressement français qu'il faudra faire ?
Vous avez raison, vous n'avez jamais été aux manettes, et peut-être que vous allez y accéder, mais, au fond, est-ce que vous n'allez pas récupérer le bébé sans un programme très très clair encore ?
Alors, nous avons un programme très très clair qui a été, justement, envoyé par Marine Le Pen à François Bayrou dans une lettre le 25 juillet dernier, avec les pistes d'économie. Nous déposerons un contre-budget, comme nous l'avions préparé l'an dernier, et qui sera prêt pour cette année, parce que le moment, encore une fois, on verra quel sera le gouvernement, bien évidemment, mais le moment phare, c'est le vote du budget. Nous avons un programme. Ce programme, il est effectivement très différent de ce qui est fait depuis 40 ans.
C'est-à-dire, l'augmentation des prélèvements obligatoires,
la diminution du reste à vivre pour tous les Français, la précarisation généralisée, parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui, de plus en plus de Français, notamment des classes moyennes, sont en train de tomber dans la précarité, ou en tout cas sont au-dessus de la ligne de flottaison, et voient leur avenir, encore une fois, de manière très incertaine. Nous avons un programme, et nous demandons aux Français, s'il y a des solutions, de nous donner les manettes pour pouvoir le mettre en œuvre, pour pouvoir l'essayer. On ne l'a jamais essayé. On n'a jamais essayé de faire de bonnes économies. On n'a jamais essayé de rendre de l'argent aux Français.
On n'a jamais essayé de lutter contre la gabgie et la fraude sociale, véritablement. Pas dans les communications, pas dans les mots, pas dans les slogans, parce que la fraude sociale, on en parle tous les ans, sur les plateaux. Mais très clairement, il y a une autre politique à faire. Il n'y a pas de fatalité. Quand j'entends Nicolas Dose régulièrement, on a l'impression qu'il y a une fatalité.
Non mais...
Il le dit avec beaucoup de talent. Et encore une fois...
Mais il n'y a pas une fatalité, il y a l'histoire, simplement. Il y a ce que...
L'histoire, ça se change. L'histoire, c'est des hommes et des femmes. L'histoire, c'est de la politique. Moi, je crois à la politique. Et les mauvais choix économiques sont la résultante de mauvais choix politiques.
Nicolas Dose, on va vous laisser voler vers d'autres horizons. Merci d'avoir été avec nous. On vous retrouve demain matin dans la matinée.
Absolument.
De LCI.
Des 5h55 avec Jean-Baptiste Broussier.
On va aller faire une petite sieste, alors, là. Donc, François Bayrou met la France un peu au pied du mur. Christophe, la confiance ou la chute, la rigueur ou la crise, bref, moi ou le chaos, en quelque sorte. Après la pause, cette question, quand même, sommes-nous à la veille d'une crise majeure ?
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Mais bien sûr, on peut les écouter. Mais ils me le disent.
Oui, oui, de retour dans En Toute Liberté avec Christophe Barbier qui a son écharpe rouge sur ses genoux, Isabelle Saporta et Guillaume Moda et puis Julien Audoux, le député LR des... LR... Non, pas du tout. RN. Pas de monde, c'est ça. De Lyon. Alors, on a fait un petit résumé de ce que le Premier ministre a dit hier dans sa conférence de presse parce que c'était assez intense. C'était inquiétant. Écoutez.
Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement. Depuis 20 ans, chaque heure, de chaque jour et de chaque nuit a augmenté la dette de 12 millions d'euros de dette supplémentaires. La France ne peut pas ignorer ce danger. Elle court à l'accident si elle ne prend pas les décisions courageuses. La dépendance à la dette est devenue en France chronique.
Voilà. Et donc, il va demander le 8 septembre au député du DER Confiance. Christophe, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui peut se passer le 8 septembre ? On vous a fait un joli camembert avec les forces en présence dans l'Assemblée nationale. Et vous allez nous expliquer ce qui peut se jouer le 8 septembre.
Alors, c'est l'article 49.1 de la Constitution.
On n'en a pas souvent entendu parler de l'article 49.1.
D'habitude, ça passe crème, comme on dit. C'est-à-dire qu'un Premier ministre qui a une forte majorité, il fait un discours de politique générale, il déclenche le 49.1 et il est plébiscité par sa majorité. C'est arrivé 41 fois depuis le début de la Ve République. Pas un n'a perdu ce vote.
Là, ça n'arrive plus.
Là, ça n'arrivera pas. Parce qu'une fois qu'il aura fait son discours et invoqué le 49.1, chaque député présent viendra voter. Et là, ce n'est pas une motion de censure où on compte que les votants de la motion de censure, il faut atteindre 289. Majorité absolue. C'est la majorité relative. Donc, regardez le camembert. Si vous additionnez tout ce qu'on peut trouver dans le socle commun, je mets tous les liottes dedans aussi, ce qui n'est pas évident.
Ce n'est pas évident. Si vous avez entendu le président du liottes hier chez Charles de Courson, chez Dario Solvain...
Soyez généreux. Il y a aussi quelques non-inscrits. Allez, on est à 231 du bloc central. 231. À l'heure où nous parlons avec l'union de la gauche, 192, et puis les RN et les députés qui suivent Éric Ciotti, 138, on est à 330. De 131 à 330, il y a 90 voix d'avance pour le renversement du gouvernement. Ce qui peut sauver le gouvernement, c'est que d'ici le 8 septembre, le RN décide de s'abstenir. Et donc, même si le PS continue à voter non, hop, les non repassent derrière les oui à Bayrou. Et bien, si le RN maintient son vote non, il faut que le PS non pas s'abstienne, mais vienne sauver Bayrou, en votant la confiance.
On a compris hier que ni l'un ni l'autre de ces deux scénarios n'est probable aujourd'hui.
On a écouté Olivier Faure sur TF1. Je crois qu'on a l'image. Olivier Faure, on l'écoute.
Comment pouvez-vous imaginer que nous puissions, nous qui avons combattu pendant 8 ans les décisions prises par les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron, nous puissions, à un moment où on a le budget le plus injuste qui soit, qui nous est présenté, voter la confiance et rentrer dans une majorité que nous contestons ? C'est donc la raison pour laquelle, sans suspense aucun, nous ne voterons pas la confiance au Premier ministre.
Alors, ce qu'il dit le 26 août, est-ce que vous... Oui, mais, passer du non au oui à la confiance, c'est un chemin impossible pour le PS. Est-ce qu'il y a une voie pour le RN de quitter le vote contre Bayrou et d'aller vers juste l'abstention ? Qu'est-ce que le Premier ministre pourrait vous donner comme concession qui vous ferait passer du « on le renverse » à « on s'abstient » ?
On a déjà eu ce petit jeu avec M. Barnier. On nous a déjà fait le coup. Regardez, vous avez des épouvantailles qui vous font très peur. Ensuite, on revient, on négocie... Il a donné des choses,
d'ailleurs, à l'époque, mais ça n'a pas suffi.
Non, mais là, très clairement, on ne joue pas avec un budget qui va avoir des répercussions terribles dans le quotidien des Français. Et notamment, je pense à cette année blanche qui est une année de purge sociale. Encore une fois, c'est une punition supplémentaire. Je ne parle même pas des deux jours fériés qui sont plus symboliques qu'autre chose, mais il y a surtout cette année blanche qui est terrible.
À 1% d'inflation, l'année blanche, est-ce que c'est sinon ?
On aurait aimé dans un monde utopique que M. Bayrou entendent les Français et comprennent le besoin de rupture. Rupture sur la politique qui a été demandée au moment des législatives et des européennes. Parce que le blocage, il vient de là. Ce blocage institutionnel est politique. Il vient de ces législatives où une majorité de Français a souhaité un changement de politique, qu'ils aient voté pour l'ERN ou non, a placé l'ERN comme premier groupe de l'Assemblée nationale. Et pourtant, vous avez tous ceux qui ont été battus, tous ceux qui ont perdu, qui sont au gouvernement et qui appliquent la même politique. Elle est là, la rupture qu'il aurait fallu consommer.
Bon, très clairement, ça ne se fait pas. Et nous sanctionnons M. Bayrou sur cette volonté de passer toujours avec le macronisme flamboyant. Le macronisme flamboyant est mort. Et d'ailleurs, le macronisme est mort et même M. Bayrou a déposé avec sa déclaration le dépôt de bilan. C'est le dépôt de bilan du macronisme.
L'axe de décès, elle a perdu plus tôt à ce moment-là, non ?
Oui, non, mais je pense que... Isabelle, vous avez une question pour Julien ? Le macronisme était une impasse et un cul-de-sac depuis le début. On a eu trois premiers ministres. On a eu Gabriel Attal, macroniste. On a eu Michel Barnier, LR. Là, on est un centriste. Ça ne fonctionne pas. On en voit le résultat.
Enfin, Bayrou, au début, vous y croyez un petit peu. Mais en tout cas, là, il semblerait que les macronistes, ils aient pensé que vous ne voteriez pas contre, en fait, le Premier ministre le 8 septembre, mais que vous vous atteindriez seulement. Un petit peu comme vous, M. Barbier. Et du coup, pourquoi avoir tout de suite, au fond, Marine Le Pen est tout de suite sortie en disant « On votera contre » et même, elle a commencé à évoquer la dissolution. Comment expliquez-vous qu'en fait, ils ne vous attendaient pas sur un discours aussi ferme ?
Ce n'est pas tout de suite. On a laissé sa chance à M. Bayrou. Oui, enfin là, entre le moment, la fin du discours, il y a 10 minutes ! Il y a 10 grosses minutes ! Ça fait plusieurs mois, on a été très patients avec M. Bayrou. On a demandé des changements de cap, on les a formulés, on a fait des propositions, on a amendé, et je vous prends un exemple très concret, la loi de refondation sur Mayotte a été réécrite intégralement par le Rassemblement National qui a contribué à l'amélioration de cette loi.
Marine Le Pen a fait ses propositions en juillet, j'en parlais, en disant les pistes d'économie sur l'immigration, sur les contributions européennes, sur la gabegie, sur l'État obèse, tout cela a été balayé, il n'y a même pas eu de réponse. Donc je pense qu'on a été très patients avec M. Bayrou. M. Bayrou, il l'a dit, ne veut pas changer de logiciel, il nous dit que la dette finalement est partagée par tout le monde, c'est faux, la dette elle est partagée par ceux qui ont gouverné, ceux qui ont échoué, pas par le Rassemblement National, pas par les Français. M. O'Doul,
quand vous serez aux manettes, si vous êtes aux manettes, vous allez en hériter quand même. Donc de toute façon, ce constat partagé...
Nous assumerons malheureusement le bilan désastreux de nos prédécesseurs avec une nouvelle politique et avec des choix qui, je le pense, rectifieront la situation. Christophe Barbier ?
Vous voulez une rupture globale, vous la cherchez par la dissolution des législatives et une majorité RN. Jean-Luc Mélenchon vous propose une autre solution le 23 septembre.
Attendez, pop, pop, pop, à l'art de la transition, on l'écoute, Jean-Luc Mélenchon. Eh bien, on l'écoute, Jean-Luc Mélenchon. Eh bien, oui.
S'il y a un responsable, c'est le président de la République. Et je ne vous surprends pas en disant cela, puisqu'il y a un an exactement, nous déposions une motion pour demander sa destitution. Et je vous informe à cette heure que nous allons recommencer le 23 septembre et déposer, en plus de la motion de censure, mais elle ne servira sans doute plus à rien puisque le gouvernement aura été renversé d'ici là, la motion de destitution.
Alors, est-ce que c'est ça
que vous vouliez dire ? Oui, c'est ça. Puisqu'il faut un changement radical plutôt que d'avoir encore des législatives dont on ne sait trop ce qui pourrait en sortir, une présidentielle anticipée après destitution, c'est un scénario que vous pourriez soutenir ?
Alors déjà, s'il y a un responsable ou un co-responsable, c'est M. Mélenchon. Parce que je rappelle que M. Mélenchon a appelé à voter pour M. Macron en 2017, a appelé pour M. Macron en 2022, a appelé à voter pour les candidats à macronisme en 2024. Il est responsable du blocage. Et j'allais dire qu'il...
Il n'a jamais appelé comme ça.
Ah si, si, si, si, si, si. Non. Ah non, non, non, non. Le front républicain était... Reprenez tous les témoignages, toutes les déclarations, tous les discours en 2017, 2022 et 2024 avec cette grande alliance qui allait d'Edouard Philippe jusqu'à Philippe Poutou. Il y a eu alliance, il y a eu union entre l'extrême-gauche, entre les macronistes pour garder le pouvoir, très clairement. Et le blocage, il est né de là. Je rappelle que Mme Borne a été sauvée par le retrait d'un candidat LFI aux législatives. Mme Borne, Mme 49-3, Mme Retraite. Donc là, ça en dit long. Non, mais ça en dit long.
Sur la présidentielle, ça fait partie des outils effectivement du président de la République, en tout cas de la Ve République pour débloquer une situation. Il y a la dissolution, il y a la démission. Connaissant la personnalité un petit peu de M. Macron, je pense qu'il s'accrochera jusqu'à la dernière seconde de son mandat
par orgueil.
Mais très clairement, nous, ce que nous demandons, c'est un retour aux urnes. Nous demandons que ce soit le peuple souverain qui décide d'une nouvelle politique, d'une nouvelle majorité, d'un nouveau choix et d'une nouvelle orientation pour le pays. C'est possible justement après le 17 ans.
Vous pouvez vous y associer. Il faut, c'est l'article 68 de la Constitution, il faut une réunion en haut de cour, il faut les deux tiers de l'Assemblée nationale et du Sénat. Est-ce que vous, vous pourriez voter avec Mélenchon pour une motion de destitution ?
Oui, mais la destitution, encore une fois, est du cirque. C'est du cirque d'opposants qui en fait ont participé à l'accession au pouvoir de M. Macron à son maintien. Mais peut-être qu'il démissionnera encore une fois.
Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter en l'État ?
Marine Le Pen l'a dit, elle place la situation du pays, la destinée de la France avant sa situation personnelle. Donc, elle n'en a rien à faire de ne pas pouvoir se présenter si elle ne pouvait pas se présenter. Elle, ce qu'elle souhaite, c'est que la vie des Français s'améliore et la vie des Français ne peut s'améliorer que s'il y a une nouvelle politique, donc avec une nouvelle majorité et avec Jordan Bardella à Matignon.
Julien Odoul