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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 septembre 2023 45 min

Autonomie corse : Un chemin semé d'embûches

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est Science Publique votre rendez-vous quotidien de débat de reportage de chroniques et d'analyse sur public c'est la 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et l'actu aujourd'hui c'est le discours d'Emmanuel Macron ce matin sur l'autonomie de la Corse le chef de l'État on trouve la porte et donne la marche à suivre il faut pour cela l'entrée de la Corse dans notre Constitution c'est votre souhait je le partage et je le fais bien inscrire les spécificités corses dans la Constitution il faudra un minimum 6 mois de travail avec le gouvernement pour écrire le texte il faudra surtout l'accord des 3/5 des parlementaires et donc de la majorité de droite au Sénat l'autonomie de la Corse était le possible est-elle souhaitable ce sera notre premier débat dans une minute et puis dans trois quart d'heure c'est le nouveau poids géopolitique d'Elon musk que l'on va sous peser dans un livre qui vient de paraître le patron de Tesla Twitter et SpaceX est accusé d'avoir bloqué une offensive ukrainienne contre la flotte russes vraie quelle est cette constellation de satellites qui fait de musk un acteur important du conflit le milliardaire génial et colérique roule-t-il pour Donald Trump pour la Russie beaucoup de questions passionnantes à aborder tout à l'heure mais d'abord ce qu'il faut retenir des annonces du président de la République devant l'Assemblée de Corse avec Flora sauvage l'espoir en ligne de mire après plus d'un an de discussion entre l'État et les dirigeants de l'île de Beauté Emmanuel Macron a proposé devant l’assemblée de Corse qu'une nouvelle étape soit franchie le chef de l'État donne 6 mois au gouvernement et aux élus corses pour aboutir à un texte constitutionnel et organique afin d'inscrire les spécificités corses dans la Constitution faisant en sienne l'une des demandes historiques des nationalesistes je ne veux ici préempter aucun des débats démocratiques que mèneront les forces vives en Corse et la représentation nationale je suis favorable à ce que les spécificités de la communauté insulaire Corse soit reconnue dans la Constitution au sein d'un article propre celle d'une communauté insulaire historique linguistique et culturel de quoi satisfaire les indépendantistes à la tête de la collectivité territoriale depuis 2018 on est sur une inscription qui donnerait des droits à la Corse nouveau des droits nouveaux à cette communauté à cette autonomie il est évident que notre jeu c'est ce sera donc se rapprocher le plus possible de la libération du 5 juillet parce qu'il y a quand même coeur d'essentiel à préserver le 5 juillet dernier les nationalistes ont adopté un projet d'autonomie plaidant pour un pouvoir législatif confié à l'Assemblée de Corse les élu corses réclament un statut de résident la co-officialité de la langue corse et l'inscription de la notion de peuple Corse dans la Constitution autant de lignes rouges pour Bruno Retailleau le président du groupe LR au Sénat farouchement opposé à l'autonomie de la Corse or le chef de l'État aura besoin d'une majorité des 3/5 au Congrès pour graver dans le marbre de la Constitution tout évolution institutionnelle de l'île de beauté l'autonomie de la corse est-elle souhaitable est-elle possible c'est en tout cas un chemin un chemin semé d'embûches et c'est ce que l'on va voir tout de suite avec mes invités Michel verger Franceschi bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes professeur émérite des Universités Béatris Gibbon bonsoir et bienvenue vous êtes géographe et directrice de la revue Hérodote Benjamin Morel constitutionnalise bonsoir Benjamin maître de conférence en droit public à Paris de Panthéon à ça c'est vous publiez ce livre la France en miettes aux éditions du Cerf on est au cœur des débats dont on va parler dans cette actualité dans cette émission avec nous en duplex également Jean-Christophe et Angelini le maire autonomiste de Porto-Vecchio président du groupe partie de la nation corse je le dis en français à l'Assemblée de Corse bonsoir et bienvenue à vous et Laetitia cruca éditoris politique évidemment à mes côtés bonsoir Laetitia Michel Berger Franceschi qu'est-ce que vous pensez une question assez générale pour pour démarrer de cette autonomie allez je vais dire esquisser par le chef de l'État c'est revenir un petit peu à ce qui était la Corse pendant des siècles parce que vous savez la Corse n'a jamais va vraiment dépendu de Gênes ou dépendus de l'Angleterre du temps du royaume et donc on a toujours été j'ai refait un article récemment dans storia Corse en disant que le moyen-âge était de retour parce que dans nos petits villages très éloignés de tout pouvoir central l'écorce se gérait un petit peu sans subir des lois très proches d'eux le pouvoir central même Versailles Versailles par rapport à Corte au 18e siècle il faut voir la distance donc prétendre que la Corse a toujours été soumise et qu'elle a toujours été conquise c'est une jolie formule on la voit sur toutes les serviettes on les va la voir sur tous les T-Shirts mais ça n'est pas vrai les corps ceux qui n'ont jamais été très nombreux il faut pas l'oublier c'était 120000 habitants par Napoléon est né c'est le trip 330 000 c'est le tiers de la ville de Marseille à peu près c'est le 19 arrondissements donc les tarifs de Paris et les corps sont toujours eu une certaine autonomie par rapport à un pouvoir central quel qu'il soit la République a quand même changé la République a fait beaucoup de bien ça c'est une chose essentielle depuis que les corps sont voulu devenir français et on voulu le vote du décret du 30 novembre 1789 pour s'unir à la monarchie française le terme de monarchie était mal choisi en étant en novembre donc après le 14 juillet donc on a voté un décret qui a été le décret d'union de la Corse à l'Imperium un mot latin le territoire français et donc depuis il y a un vrai pouvoir et devrait progrès dans tous les domaines on y reviendra évidemment je vais vous donner la parole à tous les deux évidemment rapidement mais il se trouve que Jean-Christophe Angelini a d'autres rendez-vous et donc on l'a seulement pendant une dizaine de minutes dans ce débat je voudrais commencer avant de vous donner la parole Monsieur le Maire entendre un extrait de la locution d'Emmanuel Macron quelle autonomie c'est un peu la question qu'on va tous se poser ce soir écoutez ce que ce qu'on dit le prix dans la République la nouvelle étape institutionnelle que nous voulons lancer doit permettre à la Corse de conserver son âme et son identité tout en restant dans les bornes de la République et de continuer ainsi à bénéficier de la solidarité nationale notre priorité c'est d'aider la collectivité à répondre aux attentes des Corses l'aider à bâtir l'espoir et la sérénité Jean-Christophe Angeli est-ce que c'est une étape importante qui a été franchise ce matin pour vous dans le discours dans l'approche on a bien vu une volonté claire de franchir un cap un seul nouveau et je crois qu'il y a dans la locution du président les ferments d'une promesse importante des mots forts ont été prononcés autonomie évolution statutaire langue culture identité capacité à produire nos propres normes donc incontestablement même si tous les termes que nous connaissons depuis fort longtemps et qui sont majoritaires dans l'espace public et le champ institutionnel Corse n'ont pas été consacrés énormément que l'allocution d'aujourd'hui marque oui une inflexion nette je restais avec nous je vais donner la parole à Benjamin Morel est-ce que c'est une c'est encore flou ça doit se définir mais quand même c'est là que ça pose la question de l'unité républicaine ce qui est en train de se passer pour vous tout dépend du contenu alors ça pose évidemment la question de l'intérêt public parce qu'il nous a pas échappé que concomitamment vous aviez le président de la Région Bretagne qui remettait qui redonné un rapport à Elisabeth band pour lui demander également l'autonomie sur des termes corses donc là en effet il y a un effet qui peut être un effet d'emballement et ça c'est très très dangereux ensuite sur le contenu on a un Emmanuel Macron qui était très très offensif il a prononcé le mot assassinat mais uniquement il y a Yves en Colonna le mot Erignac n'est que lié au mot et bien commando Erignac donc vous voyez que le discours de 2018 de Bastia et celui-là il y a un delta extrêmement important il reprend les termes des nations et d'une certaine façon il s'adresse d'abord et avant tout à eux en reprenant sa tombe de signifiant rhétorique sur le fond l'autonomie c'est un mot-valise ça veut rien dire en réalité qu'est-ce que c'est l'autonomie est-ce que savoir un pouvoir normatif n'importe quelle commune dispose d'un pouvoir normatif en réalité à travers un pouvoir réglementaire résiduel est-ce que ça veut dire un pouvoir législatif c'est pas du tout la même chose donc on va voir ce qui va en être à ce stade là en effet les mots sont importants le contenu lui est flou Jean-Christophe Angelini jusqu'où voulait pousser le curseur parce qu'on a bien compris que là maintenant il y a un processus de discussion ussion qui va continuer d'abord entre corps et puis et puis peut-être parallèlement et ensuite avec le gouvernement c'est quoi pour vous l'autonomie souhaitée pour nous c'est ce qui fait le quotidien depuis des décennies de dizaines peut-être de centaines de millions d'Européens de par le monde je ne partage pas complètement l'analyse de Monsieur Morel sauf sur un point qui a été évoqué en creux c'est qu'on n'est pas effectivement quand on évoque ces questions dans une tradition établie en France qui est Michel Berger que je salue connaissais question par cœur le fruit d'une langue longue pardon et longue centralisation et donc on est effectivement dans une République qui a quelques difficultés avec le fait régional de faire territorial et avec ses identités particulières donc on voit bien qu'il y a je vais essayer d'être très concret c'est toujours compliqué je reprends la main et je m'en excuse mais par exemple sur la langue corse qu'est-ce qui pourrait changer d'après vous très concrètement l'autonomie pour reprendre un bout de votre question précédente c'est pour nous la capacité à légiférer et à réglementé dans tous les domaines à l'exception bien sûr de ceux qui relèvent du régal c'est en cela qu'il y a à mon avis aucune sorte de péril pour la République dès lors que les grandes matières qui sont du domaine du régalien en vocation à rester dans ce même secteur pour le reste vous parliez de langue corse je vous rappelle quand même que la Corse aujourd'hui n'est même pas dans la capacité de fixer ses propres dates de rentrée quel est soumise en termes de rythme de contenu pédagogique à un certain nombre de règles qui pour spécifique qu'elle puisse être n'en demeure par mois calquer sur les grands modèles nationaux donc je crois qu'il y a vocation notamment matière éducative à imprimer nos propres contenu à développer notre propre pédagogie et bien sûr comme le président lui-même l'a dit inscrire la langue et la culture dans l'espace massifié de l'enseignement public ok rester encore avec nous quelques minutes je sais que vous êtes pressé mais vraiment je voudrais donner la parole à battre régime là un temps de votre réponse est-ce que vous êtes un peu inquiète vous Béatrice j'entends Jean-Christophe Angelini oui je suis un peu inquiète par exemple pour dire on fera nos programmes d'histoire parce pense que c'est ça qui a derrière comme on l'entend et on enseignera un certain type d'histoire oui ça me préoccupe parce que cette le récit national la Constitution l'histoire multicellulaire comme la nôtre si chacun évidemment si chacun se met à faire son discours historique on a vu que dans des écoles Diwan par exemple en Bretagne ils avaient effectivement un enseignement d'histoire qui était pour le moins tendancieux donc il faut faire attention à un certain nombre de choses là-dessus donc oui sa main qui est de même par exemple sur le rapport à la langue on comprend très très bien l'importance de la langue dans pour une partie de la population corse parce que tous les corps ne parlent pas le corps mais quand on voit par exemple ce que ça donnait en catalogue ou petit à petit on a supprimé l'espagnol où il n'est resté que le catalan au bout d'une certaine façon ça a permis de marginaliser une partie de la population c'est des tentations possibles je dis pas que ce soit ça en ce moment mais ça peut venir à l'idée et à partir de ce moment-là la République une et indivisible elle est un petit peu en miette une dernière question et peut-être réponse à ce cette réaction de béatrigible Jean-Christophe Angelini qu'est-ce que vous répondez face à ces craintes qui s'expriment ici et ailleurs d'ailleurs dans le champ politique aussi on est on écoutera la réaction par exemple du président du groupe LR au Sénat dans quelques minutes qu'est-ce que vous répondez à ces craintes qui s'expriment [Musique] vos invités je ne partage pas encore une fois ce terme de point de vue mais je les trouve sans taquinerie en deçà du président de la République humaine quand il était dit aujourd'hui qu'à l'heure d'une économie et d'un monde globalisé on pouvait vivre d'identité multiple qu'enseigner le corse n'était pas attentatoire à l'enseignement du français que parler de notre histoire et la convoquer non pas dans un récit mythié ou mythologique mais dans un récit objectif n'était pas porté atteinte à toutes les autres histoires le ministre Darmanin lors de la cérémonie commémorative de l'assassinat du préféré a parlé de réconciliation des mémoires donc je crois qu'il faut pas poser les choses en thème d'exclusive on a la thème je le redisense ça n'est pas décrédibiliser ou marginaliser le français qui a des centaines de millions de locuteurs de par le monde quand la langue corse est à un taux de transmission familiale de l'ordre de 2 ou 3 % et sur le point de s'étale et moi je considère que le corps n'est pas que la langue des Corse c'est un bout du patrimoine de l'humanité qui nous est commun et qu'on a intérêt à préserver dans l'intérêt du peuple Corse mais de l'humanité toute entière donc ne raisonnons pas en termes d'exclusive c'est une démarche ouverte de tolérance d'accueil d'humanisme et poser l'autonomie de la Corse avec cette capacité à légiférer à réglementer dans un ensemble global ça n'est pas porter atteinte à qui que ce soit c'est simplement trouver un chemin de paix en dehors de toute violence politique en dehors de toute surenchères et dans la claire conscience qu'on peut réinventer un pacte entre la République l'Europe et la Corse pour peu que l'ensemble des parties s'accorde sur un minimum si chacun se réfugie des réactions on va pas y arriver ce sera le défi évidemment des prochains mois merci beaucoup Jean-Christophe Angelini je vous laisse repartir je crois vers l'assemblée de corps si je ne me trompe mais peut-être est-ce une erreur j'ai pas payé un mémoriser ce qu'on m'a dit non la suite du voyage du président et bonne fin de de journée tiens sur la Corse Michel verger franceski il y a si peu de corps qui parlent le corps ce aujourd'hui la langue n'est jamais imposée par un état ici en ce moment nous parlons pas du tout la langue de Louis XIV on parle la langue de Molière en Angleterre on ne dit jamais la langue d'Henri VIII on dit la langue de Shakespeare et donc l'écorce ont le droit de parler corses en vertu de l'ordonnance de 1539 donc deux articles n'ont jamais été abrogés la langue officielle qui a remplacé le latin c'est le français c'est normal pour l'éducation pour l'administration et pour la justice donc c'est la langue du quotidien du quotidien c'était la langue de mon grand-père qui parlait corses en Corse qui parlait français à Paris alors qu'est-ce que vous répondez aux questions que se poser Béatrice Giblin en prenant l'exemple catalan d'un risque finalement de de gommage ou des rééducations de la langue française est une très très belle idée seulement quand on est dans un processus d'affirmation d'une nation à ce moment-là le rapport de force parce que c'est d'une histoire de rapport de force le rapport de force qui s'instance et de faire passer la langue qu'on estime être de sa propre identité devant l'autre et pour cela il est important effectivement dans un premier temps on joue des deux et puis petit à petit on renforce la langue de sa propre langue parce que c'est une façon en fait aussi de comment de se préserver des espaces qui sont des espaces politiques qui sont des espaces économique et petit à petit les choses se referment sur un discours je finis sur un discours de l'ouverture alors on est peu nombreux dans la mondialisation on a le droit d'exister c'est important qu'on existait la richesse le patrimoine tout tout ça c'est des belles paroles mais de fait on arrive à en fait une fermeture à réserver aussi les postes les sièges les voilà et ça c'est une évolution qu'on voit partout il faut pas raconter d'histoires on le voit en Flandre on le voit en catalogue on le voit au Pays Basque et on le verrait encore si ça se produisait alors je fais avancer le déballage la mort divan Colonna on était en mars 2022 après son agression par un codé tenu en prison vous vous en souvenez ça avait provoqué plusieurs nuits des mots de violence et ouvert la voie finalement à ces discussions sur l'évolution institutionnelle de écoutez ce qu’on disait un manifestant on est dans ce mois de mars 2022 ça fait 7 ans qui discutent il a fallu d'une semaine de violence pour que le gouvernement lâche quelque chose donc il faut se poser des questions les bonnes questions peut-être que la violence qu'on décrit tout le temps peut-être elle sert à quelque chose malheureusement Ivan Colonna je le rappelle condamné pour avoir assassiné le préfet de Corse Claude Erignac on était le 6 février 98 à Ajaccio Michel verger franceski est-ce que ce que dis ce manifestant est juste la mort de colonel est violence qui ont suivi nous mène où on est aujourd'hui c'est-à-dire à une autonomie entrouverte et un état ne doit pas réagir sur l'émotion il doit réagir sur la pérennité et donc ça c'est quand même très très important alors c'est vrai que la mort de Colonna à 61 ans au même âge kerignac 25 ans auparavant 61 tous les deux lâchement assassinés dans leur dos sans voir leur assassin ni l'un ni l'autre et en faisant des pompes l'autre en sortant du cinéma ça a été la deuxième trajet dit de ces 25 dernières années on ne peut que la déplorer être assassiné en milieu carcéral ça fait peser effectivement sur la République une erreur dont la République a bien conscience puisque pendant 25 ans on a interdit aux prisonniers corses d'être emprisonné encore c'est ceci a été une erreur il faut bien le reconnaître et on aurait pu éviter ce drame et le premier il est évident qu'il est odieux et que j'avais dit à l'époque que c'était pas des bandits d'honneur mais des bandits d'horreur Benjamin Morel ce qui s'est passé dans les jours qui ont suivi la l'agression puis la mort de d'Yvan Colonna c'est notamment toute une partie je dis bien une partie de la jeunesse Corse qui alimenter on va dire c'est une nuit de est-ce que c'est aussi l'enjeu des prochains mois là et c'est à dire inverser cette éventuelle radicalisation d'une partie de la jeunesse problème c'est que la radicalisation elle passe par aujourd'hui bien une domination culturelle regardez l'université de cortée vous n'avez que des syndicats indépendantistes à l'université de cortée à l'université de Corte vous avez un amphithéâtre qui s'appelle Aquaviva c'est le nom d'un plastiqueur du FLNC que croyez-vous quand vous prenez vos cours dans l'amphita 3 Viva que pensez-vous que vous puissiez penser aujourd'hui donc il y a une conquête culturelle en effet des mouvements nationalistes voire indépendantistes qui radicalise une partie de la jeunesse et là ce qui était annoncé on reviendra peut-être sur le fond parce que le le maire dont nous parlions tout à l'heure avait quand même une vision très éthérée je crois de ce que annonçait Emmanuel Macron il a été beaucoup plus flou et ça ce qu'il proposait à mon avis ne passerait pas les fourches coding du Sénat donc il va y avoir de la frustration c'est le danger du discours du prêt dans la République faire des grandes annonces donner aux nationalistes sur le fond en tout cas sur la forme ce qu'ils attendent pour ensuite donner de la frustration c'est très très danger et ce qui s'est passé tout de même avec Yvan Colonna la mort d'Yvan Colonna c'est un drame et c'est un crime en revanche ça ne fait pas d'Yvan Colonna un héros quand vous avez une collectivité qui met en berne ces drapeaux en l'honneur d'yvant Colonna quand vous avez une minute de silence dans l'assemblée de Corse en faveur ils vont Colonna quand vous avez un ministre de l'Intérieur je parle je pense à Gérald Dahmane qui intervient sur une chaîne concurrente en disant Ivan Colonna égale Samuel Paty là il y a quelque chose de réellement choquant et à ça l'État a cédé l'État a cédé au violonces qui ont suivi comptez préfecture etc si jamais l'état cède à ça si jamais l'état accepte ce type de discours ça veut dire que quelqu'un qui a tué dans le dos un préfet de la République et bien demain peut être porté en héros et là il y a quand même une défaillance forte et de l'État et du président de la République alors je voudrais vous entendre sur justement la figure de divan Colonna est-ce que c'est un héros encore évidemment c'est trop général ma question parce que tous les corps vont pas répondre oui ah en Corse d'ailleurs le président a parlé de commando ce matin parce que beaucoup de gens aujourd'hui quand on en parle doute de sa culpabilité c'est possible je n'en sais rien je ne connais aucun des membres bien entendu du commando mais beaucoup disent qu'il le regrette parce que ça n'aurait pas été lui alors que l'affaire a été jugée elle est passée aux assises donc moi en tant que professeur d'université je présidais un jury en décembre dernier à l'université de Corte c'est très choquant d'arriver en voyant sur les murs de l'université Yvan tu es un héros et de voir également état français à sa sein et j'ai surpris un petit peu les étudiants en disant État français à sa fin vous avez raison alors ils m'ont dit mais c'est pas possible et oui c'est Vichy l'État français c'est Pétain depuis 1945 c'est terminé si vous êtes contre la République il faut oser dire je suis contre la République c'est beaucoup plus difficile à dire votre avis là-dessus batterie sur cette figure du héros alors que revenons effectivement au point de départ je sais pas si les doutes ne lui ont pas suffisamment bénéficier lors du procès mais bon voilà il reste il a été jugé et il reste l'assassin du mémoire c'est acté par la justice pour moi c'est absolument scandaleux de pouvoir en faire un héros c'est absolument ce qu'on est le et ça montre bien la dérive dans lequel on est aujourd'hui en Corse à pouvoir faire cette confusion vraiment cette confusion entre un assassin d'un préfet dont on fait son héros ça veut dire que c'est une jeune une partie de la jeunesse Corse qui qui n'a plus les référents qu'il faut et cet université de de Corte bon moi aussi professeur émérite je me suis toujours interrogée sur était-il judicieux de faire une université au cœur de la Corse pour un petit nombre d'étudiants parce que le débats et qu'ils aillent se frotter à tout à fait d'accord avec moi mais parce que je pense qu'un milieu universitaire très étroit très petit avec des enseignants qui sont quand même très engagés pour une grande partie d'entre eux qui tolèrent qu'on puisse écrire sur sur les mots et tables français assassin n'ouvre pas alors qu'on nous parle d'ouverture n'ouvre pas ces jeunes à au débat à la contradiction à l'esprit critique à tout ce qui est la formation qu'on doit donner à l'université mais c'est là encore une forme d'enfermement et je trouve que c'est ceci permet des dérives et dernier mot dans une société dans laquelle aujourd'hui les dérives mafieuses sont extrêmement graves on n'essaiera parlé de parler de qui a le pouvoir notamment le pouvoir économique j'espère qu'on aura le temps parce qu'il y a d'abord un grand chapitre forcément à consacrer vous avez commencé à l’évoquer à la question constitutionnelle qui est évidemment majeure je propose d'attendre traduit de nous rejoindre tout de suite sur ce plateau puisqu'on va bonsoir tard avec vous rentrez un peu dans le détail Emmanuel Macron on l'a compris propose de faire entrer la Corse dans la Constitution une révision constitutionnelle qui s'annonce le mauvais peut-être même faible pas évidente oui le président de la République d'ailleurs et bien il est bien prévenu puisqu'il a déjà échoué sur ce terrain lors de son premier mandat des 2017 dans la foulée de son élection Emmanuel Macron annonce une réforme constitutionnelle alors à l'époque on parle notamment d'un texte large qui prévoit de réduire le nombre de parlementaires qui prévoit l'introduction d'une dose de proportionnelle mais qui prévoit aussi l'inscription de la Corse dans la Constitution avec un article un article 72-5 qui donne à la Corse un statut particulier et qui reconnaît à l'île de beauté des spécificités liées à son insularité ainsi qu'à ses caractéristiques géographiques économiques ou sociales on est donc alors en 2017 je le disais c'est le forêt en macronie majorité écrasante à l'Assemblée Emmanuel Macron pense pouvoir emprunter la voie rapide que ça va prendre un an en réalité ça va devenir un long chemin de croix car pas de réforme possible sans accord du Sénat elle est pour parler vont finir par s'enliser ça pas beaucoup changé la situation là-dessus il faut toujours l'accord du Sénat pour mener cette réforme ah oui petit rappel de droit constitutionnel il y a pas 50 façons de réformer la loi fondamentale la principale c'est donc le recours à l'article 89 de la Constitution qui prévoit que pour faire aboutir une telle réforme il faut d'abord que le Sénat et l'Assemblée nationale se mettent d'accord sur un même texte et puis vous avez deux possibilités pour faire adopter ce texte soit l'adoption en congrès avec l'accord de 3/5 des parlementaires soit le référendum mais dans tous les cas si vous n'avez pas l'accord du Sénat vous n'avez pas de réformes et pour l'instant la majorité sénatoriale de droite et de centre droit ici au Sénat et Emmanuel Macron sont pas sur la même ligne oui Bruno Retailleau le patron dessinateur les républicains à tracer ses lignes rouges dans un entretien donné à Corse-Matin c'était avant le déplacement du président de la République il dit que cette autonomie ne peut figurer qu'à l'article 72 de la Constitution alors qu'Emmanuel Macron et bien a dit qu'il pouvait se trouver dans un article propre ensuite le sénateur veut bien de l'autonomie a-t-il dit mais avec une définition bien restrictive il ne faut surtout pas qu'on aille vers un statut proche de la Nouvelle-Calédonie surtout pas de pouvoir législatif propre or Emmanuel Macron on l'a dit vient d'ouvrir la porte pour que les élus de Corse puissent légiférer sur des domaines bien précis même si on est bien d'accord ça reste bien flou enfin Bruno Retailleau rappelle bien dans son interview il n'y aura aucun accord sans le Sénat et même c'est encore plus vrai sur un texte relatif à l'organisation territoriale de la République c'est le Sénat qui est saisi en première lecture là-dessus on ne sait pas c'est Emmanuel Macron peut répliquer sauf à sortir le très controversé article 11 de la Constitution qui permet de soumettre directement un référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics comprend donc contourner le Parlement bon c'est un article qui n'a pas été utilisé depuis 1969 à l'époque il avait entraîné la chute du général de Gaulle c'est donc un petit peu le monde d'hier effectivement merci beaucoup Thomas pour ces détails mercredi prochain d'ailleurs Emmanuel Macron sera devant le conseil émotionnel à l'occasion des du 65e anniversaire de la Constitution Benjamin Morel on va en savoir peut-être un petit peu plus à ce moment là oui je pense qu'on saura en tout cas quelque chose qui est quel va être le statut de ce projet loi sur la Corse est-ce que c'est un projet de loi particulier singulier et je dirais autonome auquel cas en effet il va falloir définir réellement ce que c'est autonomie parce que Emmanuel Macron parle de pouvoir normatif sous le contrôle du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel ça peut vouloir dire plein de choses ça peut vouloir dire la Nouvelle-Calédonie et je le rappelle selon les accords Nouma est un territoire en boîte décolonisation ce qui impliquerait de faire de la Corse une colonie bizarre mais l'unité de la République c'est l'unité du législateur si on donne un poids législatif à la Corse on rompt clairement l'unité de la République ça peut vouloir directe même si c'est seulement sur certains domaines précis l'unité de la l'unité du législateur pour avoir ensuite une capacité avec des lois qui peuvent concerner certains territoires mais l'unité du législateur en l'occurrence le Sénat et l'Assemblée nationale ça ça ne se négocie pas donc là il y aura pas d'accord avec le Sénat en tout cas je ne crois pas de l'autre côté contrôler par le Conseil d'État c'est constitutionnel ça peut également être et bien la possibilité dans le cadre du loi d'accorder un certain nombre de marge de manœuvre réglementaire à la collectivité auquel cas on est dans quelque chose qui ressemble beaucoup à ce qui a été annonçant en 2019 je pense que le maire que dont vous avez pas à qui on a parlé tout à l'heure très très content si on lui promet ça vous voyez que le delta est très très fort c'est ce qu'on propose notamment la droite sénatoriale et Bruno Retailleau donc il y a loin de la coupe aux lèvres donc on va savoir si c'est un projet loi pour répondre finement à votre question si c'est un projet de loi autonome ou si c'est un projet loi fourre-tout parce que si jamais vous arrivez avec un projet de loi constitutionnel dans lequel vous mettez l'immigration référendum possible à l'article 11 la gauche quel que soit sa position sur la gauche sur la Corse de le vote pas si donc on aura il nous manquera toujours pour arriver au 3e si vous mettez l'IVG et l'environnement l'article premier la droite va avoir du mal à le voter et donc à ce moment-là vous envoyez un projet de loi qui n'a aucune chance de passer et qui permet de mettre tout le monde en porte-à-faux politiquement c'est malin mais sur la Corse c'est très dangereux parce comme je le disais tout à l'heure le jour où et bien les nations vont se réveiller et comprendre que et bien on leur a promis la lune pour finalement accoucher d'une souris il peut y avoir de la violence parce qu'il y a des discours de ce matin évidemment à fenêtre un certain nombre d'espoirs de Bruno Retailleau à Corse-Matin c'était en début de semaine c'est ce lundi il définissait un certain nombre de lignes rouges on va on va lire ensemble un autre extrait la notion de peuple corse conduirait au séparatisme et l'expression de ce principe à la co-officialité ou au statut de résidence c'est-à-dire à créer juridiquement et de fait deux catégories de citoyens la Corse qui traite alors la République française ce n'est pas ce que je souhaite Béatrice Gibelin là je suis en train de dire ce qui est manuel Macron qui est quand même un saint politique et pas en train de calculer de faire porter au LR finalement au sénateur LR la responsabilité de l'échec de l'autonomie parce que c'est un peu ce qui se profile à l'autre que c'est son calcul ce qui me semble d'un calcul éminemment dangereux parce que moi je rejoins complètement Benjamin Morel sur la frustration que ça va générer en particulier chez des jeunes indépendantistes qui ont envie d'en découdre bon et déjà comment ils ont réagi au moment de l'assassinat de Colona qui a entraîné effectivement de nouveaux la discussion alors ils auront l'impression d'avoir été complètement floués et la violence peut parfaitement resurgir et il y aura des tas de gens pour utiliser cela de façon à j'allais dire déstabiliser une société ça permet de faire des ouvertures pour pouvoir se glisser demande la reconnaissance de ce terme et depuis la République ça n'est plus possible et depuis quand surtout depuis un Corse c'est Napoléon le premier qui a créé la notion de peuple de peuple français je souhaite être enterré au bord de la Seine auprès de ce peuple que j'ai tant aimé aucun roi de France n'était uniquement au roi de France Louis XII Louis XIV Henri IV à Toulon y signé roi de France et de Navarre virgule compte de Provence compte de Forcalquier à Rennes signé duc de Bretagne donc il y avait un ensemble de peuples donc on a tort encore ce de sarcouter sur quelque chose qui ne peut pas être donné de toute façon par la République parce que si la République reconnaît le peuple Corse il faut reconnaître le peuple alsacien le peuple des Pyrénées-Orientales catalan le peuple masque le peuple ça n'est pas du jacobinisme français c'est la Constitution ce livre est excellent sur la France en miettes que vous avez écrit Benjamin parce que la France c'est ça si on en revient à la notion un amiral de France comme Coligny il était amiral de quoi dit le de France c'est-à-dire uniquement de Normandie c'est-à-dire des côtes qui dépendaient qui étaient du ressort du Parlement de Paris et donc l'ensemble de la collectivité française repose sur cette réunion de compter de duché d'Auvergne etc et la France c'est comme ça donc demandez la reconnaissance du peuple corse qui est un mot qui existe sous la plume de Voltaire qui existe sous la plume de Rousseau depuis la Révolution ça n'est plus possible mais est-ce que ça peut faire partie là je reviens au présent et à ce ces six mois de discussion qui vont s'ouvrir c'est ce qui est manuel Macron a annoncé avec le gouvernement pourrait aboutir à un texte constitutionnel à quoi on peut assister est-ce qu'on peut assister à une sorte de de surenchère de de certains indépendantistes justement pour ou alors au contraire est-ce qu'ils font ça il y a une occasion là à sais il y a des choses que l'on demande et que l'on ne pourra jamais obtenir c'est ce qui est dommage c'est de s'accouter parce que quand on dit qu'on dialogue il faut dialoguer d'une façon réelle et aujourd'hui on assiste à des reculades moi ce que j'ai entendu ce matin d'Emmanuel Macron qui cite tant le général de Gaulle dit au sujet de l'anniversaire de 1943 de Gaulle a dit la Corse premier territoire libéré et non il a dit premier morceau de la France libéré donc on est obligé aujourd'hui de transformer les nos citations de De Gaulle pour ne pas offenser les populations et donc l'expression de territoire ces gens qui tolamone qui est un ami que je connais très bien que je respecte beaucoup et bien ce qu'il a employé pour ne plus dire justement et donc Emmanuel Macron a pris le langage nationaliste d'accord on l'a bien compris Laetitia il faut le reconnaître se déplace dans un territoire souvent ou s'adapte à ces différents interlocuteurs alors un des principaux handicaps Laetitia d'Emmanuel Macron dans cette relation avec les corps c'est l'absence d'un monsieur Corse un interlocuteur qui pourrait justement faciliter le dialogue oui c'est ça explique en grande partie je pense les atermoins d'un Emmanuel Macron qui arrive en 2017 au pouvoir et je peux vous dire que quand vous discutez avec notamment l'état-major un des nationalistes corses ils vous disent c'est simple on a été traité comme des corps intermédiaires c'est-à-dire qu'on n'a pas été traité du tout et c'est vrai que Manuel Macron n'a pas de Monsieur Corse comme elle avait ses prédécesseurs quand on regarde par exemple François Mitterrand François Mitterrand il avait Michel charas il avait aussi je ne sais pas si c'est de votre famille mais Joseph franceski secrétaire d'État à la sécurité publique auprès de Gaston Defferre qui était alors ministre de l'Intérieur et puis Jacques Chirac on le sait tous il avait Charles Pasqua Nicolas Sarkozy lui connaissait très bien le terrain pourquoi parce que dès son arrivée au ministère de l'Intérieur il s'était déplacé encore et avait constitué un tissu de relation assez solide c'est vrai qu'avec François Hollande ça a commencé un peu bon à s'effilocher mais finalement les relations étaient plutôt normalisées on s'en est pas rendu compte et là avec la mort d'Yvan Colonna tout a basculé et le siège vide du monsieur Corse a sauté aux yeux oui on l'a évoqué c'est à partir de ce moment-là que Emmanuel Macron étoffe ses discussions on va dire avec les nationalistes et remet la Corse dans ses priorités échange complètement de fusil d'épaules mais vous l'avez tous dit il l'a fait sous la contrainte si jamais bon de faire quelque chose un acte politique au même volonté politique de la mener sous la contrainte pour eux c'était quel contrainte il y avait une menace d'une reprise d'un temps il faut dire les mots il y a encore aujourd'hui des violences on en parle pas beaucoup mais quand on parle avec l'écorce on m'a dit hier que j'ai eu des Corses au téléphone on m'a dit dans le sud de l'île Thomas il y a encore des villas qui sont cramées voilà qui sautent donc il y a aujourd'hui un risque le réel vous avez raison Béatrice de le dire il risque de réel de reprise alors faute de Monsieur Corse il s'est appuyé sur qui est sur le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et c'est vrai que finalement ça a fonctionné à force de rencontre à force de dialogue les corps sont accepté Gérald Darmanin pourquoi parce qu'elle est ministre de l'Intérieur donc il a une certaine légitimité ils ont accepté que ce soit l'interlocuteur les mystères de l'Élysée finalement dans ses négociations est-ce qu'il va continuer à le faire là pour les 6 mois à venir on verra bien mais pour l'instant c'est Gérald Darmanin qui a cette casquette de Monsieur Corse Béatrice Gibelin est-ce que c'est un jeu de dupe auquel on est en train d'assister je prendrai pas cette expression de jeu de dupe je la prendrais pas je pense que pour une partie des élus corses autonomistes nationalistes ils sont séduits on sait que le Président c'est séducteur ils sont séduits et ils ont envie de faire avancer un peu les pions un écho très très positif comme si on aurait on allait avoir du mal à reculer mais je pense qu'ils y croient je pense que ils ont en tout cas ils ont envie d'y croire là où je suis plus encore plus dubitatif c'est leur entente interne entre corps et ça j'ai quand même pas mal de doutes parce que entre y compris avec Angelini qui est quand même une partie de la nation corse c'est pas non plus le parti de siméonie et pas vous et tout ça quand il va falloir se mettre d'accord dans 6 mois pour aller faire un texte de consensus de façon à pouvoir présenter quelque chose très sincèrement je pense qu'on n'y est pas parce que justement vous savez c'est quand même on est peu nombreux encore moi je reviens là-dessus on se on se connaît et il y a des risques à trahir je mets des guillemets à trahir ce qui est sont des soutiens ou autre donc et ben des plus indépendantistes par exemple qui voudraient accepter une proposition d'autonomie on va dire raisonnable pas se rendre pour des traîtres à leur propre camp ça veut dire qu'il perde à ce moment-là des soutiens électoraux mais peut-être beaucoup plus que ça il y a quand même parfois des règlements qui se passent de façon on va dire violente tout autant donc dans une petite société on n'est même pas en Catalogne ou c'est plus de 4 millions d'habitants là on est quand même à 130 000 habitants c'est très peu c'est très peu et ce que je finis juste là en plus une démocratie qui sur le plan du sol naturel et négatif et de croissance qu'avec l'apport extérieur c'est le solde migratoire qui fait ça c'est pas d'écorce qui arrive donc cette idée d'un peuple corse qui est à mon sens complètement mifié aujourd'hui dans la mesure où un tiers de la population qui naissent de cette autonomie possible par exemple écoutez Marie-Antoinette Maupertuis qui est présidente de l'Assemblée de corps c'est assez frappant 50 années d'incompréhension de frustration d'espoir déçu et de drames individuels et collectifs 50 années un demi-siècle il est temps il est grand temps aujourd'hui de donner à cette jeunesse au corps les moyens d'assurer les conditions de sa propre existence voire de sa survie faire face aux défis globaux tout en maintenant vivante ses valeurs et son idée d'entité plurielle dans une Corse apaisée décomplexé dans sa relation à la République française et passionnément européenne Michel Berger Franceschi ça changerait quoi une Corse autonome en matière économique est-ce que le pouvoir économique changerait changerait demain c'est c'est la première question qu'il faut se poser alors moi je suis toujours un peu gêné parce que ce sont des amis un être mot Pertuis ma collègue les agrets d'économie de l'université de Corte quand j'ai besoin de d'iconographie pour un bouquin elle a fait un excellent travail dans le domaine du tourisme etc tout à fait j'ai une opinion libre mais bon j'ai déjeuné avec Angelini au mois d'août je vois la question c'est combien de familles possède le pouvoir économique en Corse c'est pour ça que je parlais du retour au Moyen-Âge c'est l'équivalent d'une trentaine de seigneurs locaux qui sont à des carrefours économiques qui ne sont plus dans des Castets ou des tours mais c'est la même chose c'est la maîtrise d'un territoire c'est un territoire immobilier au lieu d'être un territoire militaire il y a 5 ou 600 ans et on revoit en refleurir l'ancienne situation médiévale avec les assassinats qui étaient extrêmement nombreux vous prenez la famille de gentil 12 assassinats dans la famille au 14e 15e siècle donc c'est un retour au passé donc l'autonomie c'est pour ça que je disais ça tout à l'heure on l'a connu on l'a vécu et moi je suis pour la défense extrêmement du regalien il faut que l'État la justice l'éducation nationale l'université etc pèse et pèse encore plus dans une île qui en a besoin parce que là on a tous vu un petit peu trop les défauts peut-être mais il y a des choses qu'on ne pourra jamais corriger l'insularité moi j'aime à dire que les frontières de la Corse elles sont dues peut-être à Dieu mais elles sont éternelles les frontières de la France les Pyrénées l'Alsace leur a etc tout ça a changé c'est dû à l'homme et donc c'est ça qui crée l'identité d'une île une île elle est très forte parce qu'elle a toujours eu ses frontières elle les avait déjà à l'époque de Sénèque ou à l'époque de Cicéron les deux les autres handicaps le soleil tout le monde cherche le soleil donc c'est le tourisme la mère et par conséquent tous les problèmes qui en découlent les problèmes de résident le coût des maisons etc on a la même chose à l'île de Ré alors on parle souvent de comparaison c'est une erreur avec la Polynésie moi je retrouve les mêmes revendications à lu le douessant sous Louis XIII à Bréhat dans les îles de Lérins et une chose dernier mot pourquoi le père de Pascal Paoli a été il fait marquer parce que la Corse est une marche du royaume comme le marquis de Porquerolles le marquis d'Ouessant le marc et c'était tous des Marquis et donc là on a on comprend que l'île de Corse est indépendante et elle est nécessaire au royaume à la France aujourd'hui à la République c'est une marche toujours protégée le premier port de guerre français Toulon le premier port de commerce français jusqu'au jour où les Anglais ont pris Gibraltar et à ce moment-là c'est Bordeaux et Brest qui ont supplanté les précédents magnifiques le tour d'histoire merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat il faut lire le livre de Benjamin Morel la France en miette on est vraiment si ce débat vous a passionné comme nous on est vraiment au cœur de la question de voilà de de l'entité républicaine de l'unité républicaine et ses publie aux éditions du Cerf et Béatrice Gibelin je conseille évidemment la lecture de la revue et redote je vous dis à tous à bientôt sur public S