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interviewSud Radio (sur YouTube)· 15 avril 2026 54 min

Numérique, services et technologies : Quels apports technologiques pour la transition ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Allô ! Allô ! Allô !

C'est bon ? OK, mais merci à tous d'être encore présent à 7h de l'après-midi. Donc comme le disait mon confrère Thomas Binet, bah j'ai le plaisir de de croiser tous les dimanches beaucoup d'entre vous dans l'émission que j'anime le numérique pour tous sur Sud Radio avec vraiment pour objectif de décrypter cette actualité numérique qui parfois peut faire fantasmer, peut faire peur.

Et donc on aborde tous les sujets qui sont très en vog, on va dire en ce moment. Et aujourd'hui effectivement nous allons parler écologie et numérique en se posant la question comment le numérique va accompagner la transition environnemental. Alors vous le savez hein, on entend vraiment tout et son contraire concernant les les relations que le numérique entretient avec cette transition.

Pourquoi ? parce que chaque mail envoyé, chaque vidéo en streaming que vous pouvez regarder ou bien chaque requête aujourd'hui adressée à l'intelligence artificielle et bien derrière tout ça ce sont des machines bien réelles et notamment ces fameux serveurs qui consomment de l'énergie oui et qui nécessitent l'extraction de ressources pour exister et pourtant bah on le sait tous hein dans notre quotidien sans numérique il n'y aurait aucune transition environnementale à grande échelle qui serait possible alors tout l'enjeu est là faire du numérique à la fois un lev levier et une responsabilité. Et pour en parler aujourd'hui, bien nous avons cinq experts de renom.

Nous avons le plaisir d'accueillir monsieur le ministre François de Rugie, Seigneur Advisor Avolta, ancien ministre de l'écologie, ancien président de l'Assemblée nationale et vice-président de la région Pays de la Loire. Caroline Vatau, directrice en charge de l'activité numérique responsable chez CAPG mini Invent. Jean-Benoît Bessé, directeur de la transition environnementale et énergétique du groupe Orange.

Et enfin, non, non, pas et enfin, attendez, Théophile Béloir, vice-président altitude pour AXA Climate et enfin Julien Hute, directeur de la transformation durable chez Boulanger. Et cette table ronde et bien nous l'avons voulu construite autour de quatre temps forts. D'abord comprendre de quel numérique et de quel impact parle-t-on réellement, hein.

On entend beaucoup de buzzw, beaucoup de mots qui sont parfois chargés de choses erronées et l'idée c'est vraiment de mettre les bons mots sous les bons enjeux. Ensuite, nous aborderons la question du moment, la grande question du moment sur l'intelligence artificielle. Est-elle une solution ou un problème à la transition énergétique au regard de la supposée consommation de data qu'elle va générer ?

Ensuite, nous allons rentrer dans du très concret, même si c'était quand même assez concret avant. Nous partagerons des cas pour vous montrer comment le numérique contribue activement à la préservation de notre planète et améliore le quotidien des citoyens et notre quotidien par définition. Et enfin, nous verrons comment faire évoluer cette manière de penser le numérique et la transition et vous verrez peut-être qu'il faut peut-être inverser notre paradigme.

Donc voilà, on est prêt et c'est parti. Et pour commencer, je vous propose tout de suite de sortir des slogans et de mettre les bons mots sur les bonnes problématiques et je vais m'adresser à monsieur le ministre François de Rugie dire aujourd'hui le numérique pollue. Est-ce que c'est pour vous une phrase qui dit le vrai ou un slogan profondément paresseux intellectuellement ?

Monsieur Drig ? Ben bonjour à tous d'abord et bravo pour d'avoir choisi ce thème parce que c'est un thème sur lequel il y a en effet beaucoup d'idées reçues et même disons-le des fake news en tout cas des fausses informations parfois propagées par des grands médias dans lesquels on devrait normalement avoir confiance notamment l'audiovisuel public et c'est bien dommage mais ça a été parfois au contraire maintenant comment on dit débunké déconstruit par d'autres journalistes qui ont démontré les choses donc oui évidemment il y a il y a En fait, il y a pas d'activité humaine qui n'ait pas d'impact écologique et donc on peut dire polluer. Mais même nous on respire, voilà, c'est un peu caricatural ce que je vais dire, on émet du CO2 en respirant.

Bon, mais je dis ça, vous savez qu'il y a des gens qui pensent qu'il faudrait qu'il y ait moins d'humain sur la planète pour que ce soit soutenable et que ce soit vivable. Voilà, où ça peut jusqu'où ça peut aller. Alors, évidemment le numérique et c'est quand même intéressant de le dire parce que moi j'ai connu à une époque qui apparaît déjà un peu lointain où on disait on va supprimer le papier.

On avait une obsession contre le papier et on disait le papier, chaque fois qu'on prenait une feuille de papier, il y avait quelqu'un qui vous sortait ah vous avez coupé un arbre. Euh c'était évidemment aussi caricatural, il y avait un fond de vrai et on disait on va tout basculer vers le numérique comme si le numérique n'avait pas d'impact comme vous l'avez déjà dit sur les matières premières évidemment les métaux rares et ainsi de suite. Même dans un petit appareil comme ça, bah il y a plein de de matières évidemment et derrière surtout derrière ce petit appareil, il y a plein d'autres choses, des serveurs et cetera, de la consommation d'énergie.

Après, il faut regarder les choses objectivement et il faut les regarder surtout concrètement en France. bah ça va pas avoir le même impact que si on est dans un pays où on va produire de l'électricité avec du charbon, avec du pétrole ou du gaz par exemple. Et très concrètement déjà si on met un data center en France qui va consommer de l'électricité, ça c'est sûr, bien cette électricité, elle est décarbonée en France.

On peut le garantir, on est sûr qu'on ne sera pas démenti à au moins 95 % et certaines années on peut dire 100 % puisqu'on produit de l'électricité avec du nucléaire, avec de l'hydroélectricité, des barrages ou avec des énergies renouvelables qui n'émettent pas de CO2. Et puis si vous avez le même data center qui est implanté aux États-Unis, bon il y en a quand même pas mal aux États-Unis, bah il y a en effet des exploitants de data center aux États-Unis il ils construisent eux-mêmes des centrales à gaz à côté. Donc ça c'est sûr que là ils vont émettre du CO2.

Alors évidemment, à chaque fois qu'on fait comme vous disiez une requête ou qu'on envoie un mail, on peut pas savoir avec certitude quelle est derrière la chaîne qu'il y a eu de bon donc évidemment oui, il y a une forme d'impact environnemental qu'il ne faut pas nier mais oui, c'est paresseux intellectuellement que de dire attention ça pollue. Et alors là où c'est même plus gênant que paresseux intellectuellement c'est quand on va commencer à chiffrer. des gens qui vont vous dire c'est 50 L d'eau ou c'est 1 L d'eau ou c'est voilà ou c'est tant de de de de gram de kilos de tonn je ne sais pas de CO2 selon les échelles.

Bon là si c'est des moyennes mondiales, si c'est fondé sur des études aux États-Unis, en Inde, en Chine ou en France ou même en Allemagne versus la France, bah ce sera pas le même bilan écologique. Merci beaucoup François Rugi. Alors deuxième question pour Théophile Béloir pour Axa Climet.

Dites-nous déjà en 30 secondes AXA Climet en quoi ça consiste ? Bonjour à tous. AXA Climet on est filiale du groupe AXA et on accompagne des entreprises sur les sujets d'adaptation au changement climatique et de résilience.

L'idée c'est de partir d'une capacité qui est celle du groupe d'assurance axa savoir modéliser du risque pour faire autre chose à savoir partager cette connaissance du risque et ensuite engager du coup entreprise décideur investisseur acteur public sur la trajectoire d'adaptation et de résilience. Alors Théophile, on parle beaucoup d'impact, monsieur le ministre en a parlé. Qu'est-ce qu'on appelle l'impact ?

Parce que là aussi, on mélange un petit peu tout. Alors ça ça peut être plein de choses effectivement quand on parle de climat, de planète et de numérique en fait il y a deux impacts, hein. On parle de double matérialité.

Il y a comment est-ce que le numérique impacte l'environnement, la planète, la ressource, mais il y a aussi comment est-ce que la planète impacte potentiellement le numérique, les entreprises du secteur. Et c'est là où on parle de risque climatique physique. C'est là c'est c'est la raison pour laquelle on va à la fois travailler sur des problématiques d'atténuation.

Je réduis l'impact d'une entreprise sur la planète et des politiques d'adaptation. Je limite ma vulnérabilité, mon exposition pour que euh les impacts du climat, des catastrophes naturelles, de la disponibilité de la ressource en eau ne viennent pas impacter euh le cours de euh économique de l'entreprise. Jean-Benoît Bessé, donc euh vous intervenez pour le groupe Orange.

Est-il encore nécessaire de présenter Orange Groupe ? Mais si vous jugez nécessaire, prenons 30 secondes pour le faire. Oui, peut-être.

Bonjour à toutes et à tous parce que en France on connaît bien Orange en France mais Orange opère dans 26 pays dans le monde à peu près dont 17 pays en Afrique et au Moyen-Orient. Enfin un au Moyen-Orient, la Jordénie et 16 d'Afrique. Beaucoup en Afrique sub-saharienne où comme disait monsieur François de Rogi, c'est pas du tout la même énergie.

En France, juste un petit chiffre, il y a 600 millions d'habitants en Afrique sub-saharienne qui n'accèdent pas l'électricité. Donc en fait quand on va s'installer là-bas, il faut aussi qu'on pense à comment est-ce qu'on va mettre de l'énergie. Alors Jean Bedois, oui très bien merci beaucoup.

On entend souvent dire que les data center qui hébergent les données, hein, ces fameuses infrastructures ont un véritable impact sur la planète. C'est un mythe ou une réalité ? Euh c'est pas un mythe, ça a un impact.

Toute chose a un impact comme dit monsieur de rugie, à chaque fois que vous respirez, vous avez un impact. Mais c'est pas pour ça qu'il faut s'arrêter de respirer. Donc tout l'enjeu en fait, c'est pas de savoir si on aimait du carbone, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait du carbone qu'on aimait.

C'est là la vraie question. En fait, je reviens à ce que je disais sur l'Afrique. Quand on va déployer du réseau en Afrique, il y a 73 % de la population africaine qui a pas accès à internet.

L'Afrique sub-saharienne, pardon, c'est 51 % en Afrique du Nord. Évidemment qu'on a intérêt à investir du carbone en Afrique parce qu'on a intérêt à apporter de l'internet comme on a intérêt à apporter de l'électricité pour remplacer le fait de brûler du bois ou du gasoile pour avoir pour se chauffer ou pour s'éclairer. Donc oui, ça un sens.

Je reviens au data center. Oui, évidemment que les data center ça émet du carbone parce que il faut fabriquer des serveurs, parce qu'il faut consommer de l'énergie. elle est plus ou moins bas carbone suivant les pays dans lesquels on on opère.

Donc oui, c'est un impact et en fait il y a une étude intéressante qui a été faite par l'ADEM et l'Arceep. Alors l'ADEM c'est une je sais pas comment appeler ça en fait, c'est un organisme qui est une agence merci gérée par le le ministère de de l'écologie et de la transition écologique et puis l'ARCEP, c'est le régulateur des télécoms ont fait une étude sur c'est quoi l'impact du numérique en terme de d'émission carbone. En France, c'est 30 millions de tonnes à peu près l'ordre de grandeur. les émissions à l'échelle de la France et alors j'ai plus le chiffre en tête mais l'ordre de grandeur c'est 500 millions de tonnes.

Donc ça vous donne le ratio. Mais sur les 30 millions de tonnes, il y a 11 millions de tonnes qui viennent des data centers à l'étranger puisqueil y a très très peu de data center en France comparativement à ce qui existe à l'étranger. On en a mais on en a pas beaucoup.

Ils sont surtout aux États-Unis. En Europe ils étaient beaucoup à Amsterdam à pas mal en Allemagne en Suède et cetera. On en a de plus en plus puisquon en installe de plus en plus en France grâce à l'électricité. pas cher en France électricité pas cher sur un arché de gros par rapport au reste de l'Europe et et bas carbone et donc en gros les data center c'est à une petite moitié si on prend ceux de l'étranger une petite moitié des émissions du numérique en France la moitié c'est les équipements les téléphones les télévision les boxes et cetera que ce soit pour la fabrication pour l'usage très peu pour l'usage en France parce que encore une fois énergie très bas carbone et puis les réseaux ça représente 4 % des émissions.

Alors, on va compléter cet impact avec vous Caroline Vato pour Cap Gémini. 30 secondes sur Cap Gémini avant la question. Oui, donc Cap Gémini, c'est une entreprise 380000 personnes euh et du coup on accompagne les organisations dans leur grand programme de transformation technologique, recherche, innovation.

Euh et du coup, moi j'interviens au niveau de la branche conseil du groupe CG Gemini et spécifiquement sur les sujets numériques responsables, c'est-à-dire comment est-ce qu'on concilie transformation digitale et transition écologique. Alors derrière le numérique, il y a aussi des matériaux de l'énergie, de l'eau, de la logistique, des déchets, donc quand même beaucoup de choses. Est-ce qu'on est capable de démontrer concrètement une utilisation, une consommation ?

On arrive quand même, malgré tout ce qu'on avait entendu, à avoir une visibilité à grosse échelle à de comptabiliser l'impact des usages. Oui, tout à fait. Alors, en fait, effectivement, c'est un travail qui demande de se mettre d'accord sur des standards, c'est-à-dire comment on mesure en fait, un peu comme tout ce qui est liée à l'affichage environnemental de tous les produits de grande consommation.

C'estd qu'il faut définir des méthodes de calcul pour s'assurer qu'on compare un fournisseur A avec un fournisseur B sur les mêmes les mêmes règles et les mêmes valeurs. Donc ça, c'est déjà un gros travail qui est fait par tous les organes de standardisation. D'ailleurs, il y a le le standard de l'industrie des télécom qui vient de sortir un standard sur comment est-ce qu'on mesure l'impact des projets intelligence artificiel.

Donc en fait, tout ça avance. Comme c'est de la normalisation, c'est un peu moins lent que le développement des nouveaux modèles de langage, mais euh un peu plus lent, pardon. Ouais, effectivement.

Euh néanmoins, il y a quand même un une volonté globale d'avoir des méthodes et des chiffres derrière chaque usage et chaque activité digitale. Donc, on peut le faire. Euh, il dépend vraiment d'un contexte à l'autre et euh il y a des bases de données qui existent sur des données génériques.

Après, à l'échelle des entreprises ou des particuliers euh on peut facilement trouver euh des indicateurs euh sur lesquels se s'appuyer. Oui. Pour conclure ce cadrage, Julien haute pour Boulanger, aussi une marque qui nous est familière.

Euh je vous laisserai vous présenter, mais est-ce que le vrai débat n'est pas au final quel numérique pour quels usages plutôt que faut-il moins de numérique ? Euh oui. Alors euh merci pour la question.

Boulanger, c'est le premier distributeur euh français de produits euh d'électroménager et de services qui sont associés. On a 8000 collaborateurs en France. Euh en fait euh pour euh pour pour rejoindre la question de la matérialité de de tout à l'heure, je trouve euh intéressant de voir qu'il un produit électroménager, donc c'est une forme de numérique.

La moitié du bilan carbone, c'est l'extraction de matière. Donc l'extraction de matière, la production, l'énergie pour la fabrication du produit et l'autre moitié l'utilisation du produit à la maison. En somme, c'est la facture d'électricité du client chez lui quand il fait tourner sa machine à laver.

Et euh et donc nous distributeur, on est un peu à la la à la frontière de ces deux mondes. À la fois, on influence euh le monde à mon euh en choisissant les produits les plus économes en énergie dans nos dans nos assortiments, dans dans ce qu'on vend dans nos nos magasins et sur nos sites. Euh et de l'autre côté, on accompagne les clients à utiliser les produits les plus économes en énergie, voir euh changer leurs usages.

Il y a un exemple que j'aime bien, c'est euh c'est un vidéoprjecteur, ça consomme 10 fois moins. Donc ça ça a aussi euh aimé 10 fois moins de de CO2 qu'une grosse télé. Les grosses télés, c'est une catastrophe.

Euh notamment la fabrication des dalles. Euh et un vidéo projecteur, euh on se dit que euh il faut que ce soit dans une salle close qui a pas de lumière et tout. Il y a des nouvelles technologies de vidéoprjecteur au laser qui aujourd'hui en fait permettent d'avoir des très grandes images et finalement de consommer 10 fois moins.

Et donc nous on pense que en tant que distributeur, on a ce rôle là d'accompagner les clients dans leurs usages. OK ? Alors on l'a compris en première partie certes ça a un impact mais vous allez voir qu'on va rester positif et constructif et on va surtout parler là maintenant du sujet qui nous concerne tous qui est dans tous les médias qui est l'intelligence artificielle. vous avez commencé à à l'évoquer.

Donc euh pour éviter de se tromper de débat euh et éviter de dire "Ah, une requête ça consomme beaucoup quand on interroge Chat GPT, Géini ou Claude, euh est-ce qu'il faudrait pas d'abord se demander ce que cela permet d'éviter, d'optimiser ou de transformer Caroline ?" Euh oui, et en [raclement de gorge] fait, je pense aussi ce que on développe la question, c'est est-ce que l'intelligence artificielle est le meilleur moyen pour répondre à la problématique ? Et c'est une question qu'on se pose.

Il y a plein de modèles et d'outils informatiques qui existent pour optimiser des procédés, pour répondre à des besoins et qui sont pas forcément liés à des modèles d'intelligence artificielle. Après, ce que l'on voit et ce que l'on perçoit et qui est naturel, c'est que il y a une nouvelle technologie qui est sortie euh qui est euh assez fascinante pour tout le monde. Tout le monde a envie de l'explorer, la tester et il y a un attrait autour de de cette techno qui est qui est très fort.

Je sais pas si vous rappelez, il y a peut-être des dizaines d'années quand on a eu les premières images de Google Earth, tout le monde restait collé dessus à voir, on voit l'Afrique, on voit les États-Unis et cetera. Donc, je pense qu'il y a une fascination globale, collective de vouloir tester la technologie. se l'approprier, la maîtriser et voir le potentiel.

Après, est-ce que ça veut dire qu'il faut la généraliser pour tous les usages et que c'est la réponse à toutes les question ? Certainement non. Il y a pas mal de et ça fait partie des arbres de décision pour répondre à une problématique d'optimiser un système digital, d'optimiser une chaîne de production industrielle et de voir ben point par point quels sont les meilleurs outils qui peuvent répondre aux solutions d'un point de vue opérationnel, d'un point de vue coût et d'un point de vue aussi environnemental.

Alors justement concrètement Théophile Belloir pour Axa Clé, vous avez une partie de cette réponse. À partir de quel moment peut-on dire qu'un usage de l'intelligence artificielle est écologiquement légitime ? Alors pour le coup, c'est une réponse, on peut pas faire de de on peut pas être maniquen sur cette question et c'est une réponse qui appartiendra à chaque utilisateur parce que ça va dépendre du contexte, ça va dépendre de la disponibilité d'autres outils versus l'intelligence artificielle.

Et donc on en revient à former, communiquer, sensibiliser l'utilisateur euh et dans son geste métier qui va se servir ou pas de l'intelligence artificielle. Si euh ça permet des facto de mieux mesurer un risque, de mieux mesurer un impact, de trouver des solutions, si ça permet de sensibiliser et d'engager beaucoup de parties prenantes, c'est effectivement un outil qui devient utile. Mais donc on en revient vraiment à cette logique d'éducation et qui est intéressante puisqu'elle est si on prend un peu de recul sur l'usage de l'intelligence artificielle, on vient éduquer non pas seulement à comprendre quel est l'impact de l'outil et donc un peu cette balance co bénéfice qu'on pourrait avoir dans la tête mais aussi éduquer à très bien mais comment j'interprète les résultats, comment je m'en sers, comment je lui fais confiance ou non.

Euh et donc c'est finalement c'est finalement un esprit critique autour de l'usage de l'intelligence artificielle qui touche pas que l'impact écologique mais qui touche vraiment toutes les tous les tenants les aboutissants de l'usage. Jean-Benoît Bessé pour Orange, vous êtes un peu un laboratoire avec 140000 collaborateurs et vous avez un peu évalué l'impact au quotidien de l'intelligence artificielle. Est-ce que vous avez le sentiment que justement avec ce retour d'expérience, elle va nous aider à piloter des systèmes plus sobres ou alors elle met une couche supplémentaire de numérique sur ce qui existait déjà ? les deux mon général en fait ça dépend ce qu'on fait.

D'abord il on l'avait préparé juste d'abord il y a intelligence artificielle et intelligence artificielle. En fait, j'ai j'ai regardé parce que comme vous l'avez dit, en fait, on essaie de calculer euh le coût euh alors économique, ça on l'a, mais aussi carbone euh de des requêtes d'intelligence artificielle qu'on fait et on utilise des modèles comme tout le monde he qui tournent pas chez Orange parce que c'est les modèles, c'est les mêmes que ceux que vous connaissez, sauf qu'on a un outil qui nous permet d'avoir une zone sécurisée. En fait, les données d'orange ne partent pas chez les grands noms de l'intelligence artificielle que vous connaissez.

On a un problème de transparence parce que tous ces gens-là en fait, ils font des calculs dans leur coin à boîte noire. C'est très compliqué. Heureusement, il y a des associations comme écologique, on a lancé un truc qui s'appelle Bams, enfin peu importe, je rentre par dans les détails.

Pour essayer en fait de d'estimer en fonction de ce qu'on comprend, de ce qu'il y a à l'intérieur des modèles, l'impact carbone de chaque fois que vous faites des requêtes. Donc ça, on sait on sait un peu près le faire. On se bataille comme c'est pas possible avec les grands fournisseurs de modèles pour qu'ils soient plus transparents et on le fait en coalition parce que tout seul on pèse rien.

Mais après juste un petit calcul en fait vous pouvez avoir de l'intelligence artificielle qui tourne sur votre PC là comme ça si on dit que ça ça consomme 1. Après, vous pouvez faire du deep learning sur des CPU dans des data center, ça ça consomme 20. Et puis vous faire l'intelligence artificielle générative, ça consomme 40.

Et puis après vous pouvez fabriquer des vidéos et ça ça consomme beaucoup plus, beaucoup plus. Et donc tout l'enjeu d'abord c'est le bonadage. Un marteau pilon, ça sert à rien d'utiliser un marteau pilon pour écraser une mouche.

Mais en fait, c'est même pire que ça, c'est qu'un marteau pilon n'a jamais écrasé une mouche. Essayez d'écraser une mouche avec un marteau pilon. He, je vous mets au défi.

C'est beaucoup trop agile une mouche pour un marteau pilon. Et donc le sujet c'est que des fois on utilise des modèles d'intelligence artificielle alors qu'un bon calcul sur Excel marche beaucoup mieux. Et donc tout l'enjeu c'est comment est-ce qu'on choisit le bon outil pour le bon usage.

Après pour répondre à votre question donc on fait des stats. On a 70000 utilisateurs de notre outil interne l'intelligence artificielle qui l'utilise au moins une fois par mois. [grognement] Et on a estimé du coup l'impact de l'usage de ce machinlà et à l'échelle d'orange c'est 2 tonnes et les émissions d'orange c'est 5 millions de tonnes donner les ordres de grandeur.

Donc c'est que dalle. Après, on utilise beaucoup l'intelligence artificielle dans le réseau, enfin de plus en plus. Et là, il y a pas de débat.

Dès que vous allez gagner 2 % de consommation électrique du réseau, vous pouvez faire autant d'intelligence artificielle que vous voulez, hein. Ça va consommer vachement moins en fait. Après, si vous utilisez l'intelligence artificielle pour faire des vidéos de châton sur Mars, ça sert à personne en fait.

Enfin, ça sert à celui qui le fait parce que ça l'amuse, mais ça n'a aucun impact positif. Donc tout l'enjeu dans le cadre de l'optimisation des processus métiers comme disait madame Vato, je pense que c'est un nobrainer comme on dit chez nous, c'estàd qu'il s'il y a pas de débat. Tout ce qui va nous aider à consommer moins de matière, moins d'énergie, faut y aller.

Et après, il y aura inévitablement la surcouche des gens qui vont remplacer les émoticones par un film de 30 secondes généré par intelligence artificielle. Voilà, un clin d'œil sur son clavier, ça consomme beaucoup moins de ressources. Le bon usage, le bon produit.

Pour terminer ce cadrage, Julien haute pour Boulanger, comment l'intelligence artificielle aide les acheteurs d'une enseigne comme la vôtre à sélectionner les produits les plus économes en énergie ? Oui, ben c'est c'est une bonne question. Donc, je disais tout à l'heure, on on influence le monde à mon sur la sélection des produits euh et on a on a développé un petit outil d'intelligence artificielle.

Alors, d'ailleurs, c'est intéressant parce que c'est pas de l'intelligence artificielle générative justement. on a utilisé des modèles classiques qui consomment moins justement d'énergie, qui sont finalement plus efficaces. Donc c'est le bon outil pour le bon usage euh où euh finalement un acheteur aujourd'hui s'intéresse au prix, il s'intéresse aux fonctionnalités des produits qui va qu' va sélectionner.

Euh mais évaluer l'impact écologique d'un produit, c'est un peu plus compliqué que ça. Euh et donc c'est là où euh euh l'intelligence artificielle vient vient combler ce manque. Euh et puis il y a un il y a il y a un autre cas euh que que je trouve intéressant euh de d'emploi de l'intelligence artificielle.

Alors pour ce coup-ci générative, on a lancé dans notre application une intelligence conversationnelle dont dont l'objectif est d'aider les clients à faire leur propre diagnostic en cas de panne. Et en réalité, ça c'est très difficile à faire aujourd'hui. Enfin, sans cet outil là.

Et donc avant ce qui se passait, c'est qu'un client appelle un être humain qui va lui va chercher dans plein de documentations, essayer de de diagnostiquer le problème et et bien souvent on envoie quelqu'un chez lui pour dire "Ah bah en fait le problème c'était il fallait détartrer la machine." Euh donc là l'empreinte carbone, elle est elle est elle est bien pire que euh de pouvoir aider le client à faire l'autodiagnostic depuis chez lui et finalement se rendre compte que et et c'est d'ailleurs un cas sur deux euh d'un appel au au service client où finalement la panne c'est quelque chose de très basique qui peut être réglé soi-même. Monsieur le ministre, pour conclure cette partie, je vous propose de compléter les grandes idées reçues sur l'utilisation de l'intelligence artificielle et surtout j'aimerais qu'on insiste dessus à le véhiculer par les médias un peu partisans sur le sujet.

Il y en a pour qui c'est bien, il y en a pour qui c'est moins bien. Oui, il y a malheureusement beaucoup de choses qui sont dites sans doute par des gens d'ailleurs qui dont le niveau d'expertise sur le sujet n'est pas très grand. Moi, il est le mien, il est très faible.

Donc je ben je me nourris euh de ce qui est dit par les uns, par les autres et je regarde un petit peu quand même des gens qui qui ont vraiment travaillé le sujet. Euh j'avais euh fait il y a un peu plus d'un an avec un un ami, un partenaire journaliste euh on a lancé une chaîne YouTube qui s'appelle si l'économie sauvait l'écologie. Donc c'est volontairement un peu provocateur et notre première émission, elle était sur ça, sur l'impact euh écologique du numérique.

C'était en janvier ou 2025, donc il y a un petit peu plus d'un an. Les données ont sans doute été affinées depuis d'ailleurs certain de choses. Euh mais vous avez des gens comme Jean-Marc Jean Covici par exemple qui est pourtant quelqu'un voilà qui est un polytechnicien qui travaille les sujets de bilan carbone depuis des années et cetera et cetera mais sur l'intelligence artificielle visiblement il a un a priori qui est que c'est superflu.

Voilà, mais c'est un a priori, c'est pas c'est pas fondé. Je pense ensuite il vient rajouter et d'autres avec lui un jour, je crois que c'est le journal de 20h de France 2 aussi qui a fait tout un reportage, enfin on a envie de mettre entre guillemets le mot reportage parce que c'était pas rigoureux du tout sur le thème de la consommation d'eau et des émissions de CO2. Et sur la consommation d'eau, c'est pareil, on va entendre un peu tout et n'importe quoi.

Euh la consommation d'eau, faut être précis. Euh est-ce que on va pomper de l'eau pour refroidir des machines ? Cette eau va s'évaporer et donc en effet elle ne sera ça veut pas dire d'ailleurs qu'elle disparaîtra hein d'un cycle naturel de l'eau.

Mais ça veut dire qu'en effet, elle ne sera plus disponible pour un autre usage de l'eau comme l'eau potable, l'irrigation et cetera. Ou est-ce que c'est de l'eau en circuit fermé ? Est-ce que c'est de l'eau qui est ensuite rejetée ?

Ça n'a évidemment pas le même impact sur les milieux. Et c'est vrai que ce serait bien euh on va progresser d'ailleurs, on va avancer dans euh euh le fait d'affiner les données sur l'impact réel. Euh évidemment tout un chacun, je suis sûr dans la salle et puis évidemment si on en parle autour de nous, on aimerait bien bon mais un mail, ça veut dire si j'envoie un mail, euh c'est ça.

Si je fais enfin ce que vous avez dit tout à l'heure, si je mais vous-même vous avez dit au bout d'un moment on arrête de calculer, c'est une vidéo, c'est x plus et voilà. Euh on aimerait mais si les données aujourd'hui elles sont pas encore consolidées parce que selon les pays selon que la petite vidéo que j'aurais commander en effet à une ici en France mais en fait elle est générée par des data centers qui sont aux États-Unis ou autres. Bon bah voilà il faut aussi accepter que parfois on n pas tout de suite toutes les données mais qu'on va les affiner.

Et puis moi, je voudrais rajouter une chose à tout ce qui a été dit qui me paraît très intéressant, c'est qu'il y a quand même toujours à la fin une limite économique et que finalement la limite économique est aussi une limite écologique, enfin en tout cas au à l'impact écologique. Je m'explique. C'est sûr que si tout est gratuit, si n'importe quelle requête de n'importe quel est gratuite pour tout le monde, il y a pas de limite économique.

Et dans l'émission qu'on avait faite donc il y a un peu plus d'un an sur notre chaîne YouTube, il y avait un pourtant un spécialiste, on peut dire un peu un militant de de tous les bienfaits de l'IA qui dit "Bah c'est sûr, si vous demandez à Lia une recette de cuisine alors que vous avez votre bouquin de recette de cuisine qui est juste au-dessus de vous dans le meuble de cuisine", c'est un peu bête parce que vous pouvez le faire là ça de toute façon le bouquin il a été imprimé une fois pour toutes, vous pourrez l'utiliser 10 fois, 100 fois, il y aura pas d'impact supplémentaire. Alors qu'en effet, redemander à chaque fois, ça avoir un petit impact. Mais euh si euh c'est pas gratuit à ce moment-là, et je pense quand même que euh les IA génératifs de vidéos, elles sont pas gratuites et que en effet si on restait scotché devant Google Earths, en revanche, on pourra pas générer autant de vidéos qu'on veut euh et que si on doit payer, bah ça va quand même limiter et se centrer sur des usages qui ont un intérêt.

Et dans des entreprises que là, moi je parle de cas plutôt qui concernent des particuliers, mais dans des entreprises, le bilan économique, on le fait toujours à la fin, enfin à la fin même au début, avant même de faire les choses. Donc là, on va faire le bilan bénéfice coût bénéfice que ce soit d'un point de vue économique éventuellement aussi d'un point de vue écologique parce que par ailleurs d'ailleurs les là c'est même pas forcément de l'UA, c'est du super calculateur et de plus en plus en capacité d'agréger des données et donc d'avoir un calcul plus ou moins fin selon qu'on rentre un certain nombre de critères sur l'utilisation de tel ou tel data center, de tel ou tel process et ainsi de suite. parce que après les exemples quand même, il y en a quelques-uns qui ont été donnés mais et en fait il y en a plein sous nos yeux et déjà depuis un moment parce que là on parle beaucoup de l'IA depuis je sais pas 2 ans ou 3 ans mais euh si vous prenez un exemple sans vouloir citer une marque mais il se trouve qu'elle est quasiment la seule à le faire.

Blacar Black Blackar a développé le covoiturage en France parce que il y avait des applications numériques. Moi, j'ai essayé de développer euh quand j'étais adjoner de Nant entre 2001 et 2008 du covoiturage alors que les smartphones n'existaient pas ou quasiment pas et que il y avait pas d'application numérique et qu'il fallait. Je rappelle qu'en moyenne une voiture, il y a 1,2 personnes dedans hein.

Donc ça veut dire quand même que on a de la marge. Bon et ainsi de suite. Je peux prendre un autre exemple.

Quand j'étais euh donc il y a déjà 7 ans, j'ai rencontré l'entreprise qui s'était à réaliser son projet Neoline. Je sais pas si vous en entendu parler, ils font des cargo à voile. Et bien ils m'ont dit "Mais vous savez en fait nous le principal gain qui nous permet de faire ça, c'est pas tellement la technologie sur les voiles.

Bien sûr, elle ressemble pas au voiles d'il y a 100 ans hein, des des bateaux à voile d' 100 ans, mais c'est le calcul météo." Et donc c'est les super calculateurs qui sont capables de dire voilà si vous prenez la route la plus droite entre euh le les États-Unis et la France, ben ce sera pas la meilleure route pour un cargo à voile, même pour un autre cargo d'ailleurs, mais enfin c'est c'est plus euh évidemment l'impact, il est beaucoup plus fort pour un cargo à voile. Si en revanche comme pour la voile de course et d'ailleurs c'est des applications qui viennent de la voile de course qui s'appliquent aujourd'hui dans le transport de marchandise, bah là ça rend possible le transport de marchandise avec des cargos à voile qui sont du coup décarbonés à 80 ou 90 %.

Voilà, c'est des applications comme ça, il y en a en réalité plein autour de nous et qui se développent sans cesse grâce à l'intelligence artificielle. Et ce serait bien que les médias pour reboucler votre question de départ parlent aussi au moins de ça plutôt que de parler uniquement des aspect négatif. Mais quand je dis ça, il faut pas croire que c'est juste des débats, des polémiques, c'est qu'à la fin aboutir à des décisions politiques.

Là, il y a, j'ai vu que le Shift Project, donc qui est le l'association de Jean-Marc Jeancovici, mais c'est pas lui qui le dit, c'est quelqu'un d'autre de son équipe dit voilà maintenant faudrait bloquer la consommation d'électricité pour les data centers, dire voilà, ce sera tel volume et ce sera pas plus. Fonder sur quoi ? dans un pays comme la France qui produit plus d'électricité quand on consomme, qui pourrait encore en produire plus et ça permettrait de mieux amortir nos tous nos investissements dans la production d'électricité sans émission de de CO2.

Merci beaucoup et vous avez parfaitement devancé cette troisème partie avec des cas très concrets et je vous en remercie. Donc on va essayer de comprendre à l'intérieur de vos entreprises respectives ce que vous menez avec des éléments de preuve. Donc on va commencer avec vous Jean Benau Bessé pour Orange.

Euh dans quelle mesure le le numérique a déjà permis de réduire l'empreinte environnementale puisque vous mesurez tout ? Euh donnez-nous quelques cas concrets. Bon la bonne nouvelle c'est que numérique c'est un peu notre rayon quand même.

Euh alors déjà ouais la mesure c'est important en fait on mesure tout. On a un bilan carbone depuis des années audité par des auditeurs qui deviennent aussi pénibles que les auditeurs du bilan financier. Donc c'est plutôt une bonne nouvelle.

Ça veut dire qu'on devient sérieux. Vous savez, avant on disait que la RSE là, la responsabilité sociale d'entreprise, c'était la cerise sur le gâteau. Vous faisiez votre business, c'était le gâteau puis à la fin gling, vous venez poser une cerise et vous avez des patrons de la RSE, c'était des gens ou des patrones d'ailleurs parce que c'est très féminin comme métier, c'était des gens de la com.

Bon ben c'est fini parce que maintenant le gâteau c'est un clafouti en fait. sont à l'intérieur et toutes les équipes maintenant partout chez Range que soit du marketing de la com du commerce et cetera commence à être sensibilisé pour certains à activement opérer sur pour d'autres sur des enjeux RSE. Je reviens à votre question comment le numérique nous aide ?

Bah alors déjà nous on fabrique du numérique donc ça nous aide tout simplement parce que les technologies évoluent. Il y a des sauts technologiques permanents en ce moment, surtout dans le réseau mobile. C'est là où le trafic a le plus d'impact à chaque nouvelle génération de réseau mobiles mais pas de pas les 2G, 3G, 4G, 5G.

Chaque nouvelle génération d'équipement, donc c'est tous les 2 3 ans à peu près, on gagne 10 à 20 % de consommation d'énergie. Donc ça c'est déjà un premier point. Mais deuxième point, on utilise des systèmes de évidemment de pilotage d'automatisation en fait.

Et quand vous automatisez, bah c'est un peu comme l'histoire de du lave-vaisselle qui est entartré ou je sais pas quoi. Deux petites minutes, je compte sur vous pour que vos collègues puissent. En fait, quand vous détectez plus facilement le nature de la panne et vous savez s'il faut envoyer quelqu'un ou pas.

Ça vous avez déjà gagné ça. Et puis deuxièmement, quand vous êtes capable de piloter de façon automatisée les réseaux, en fait vous êtes capable de baisser la consommation. On va même cran plus loin les boxes que vous avez à la maison, ceux qui ont des box oranges, des 6 ou des 7, dedans, vous avez un logiciel qu'on appelle dans notre jargon green wifi.

Retenez pas le terme parce que c'est nul. Il faut jamais utiliser green comme comme nom mais en fait qui éteint il y a deux bandes de fréquence dans votre box et quand vous êtes tous là à trafiquer bah les deux sont allumés puis quand vous dormez en fait la box elle détecte que vous dormez il y a pas de trafic et boum elle en éteint une une sur deux. Mine de rien, chez vous en fait une box ça consomme pas grand-chose.

C'est 10 W à peu près. Donc 10 W c'est c'est vachement moins qu'un micro-onde. Donc une bouilloire mais c'est tout le temps.

Donc si vous passez de 10 W à 7 W tout le temps. Puis surtout comme il y a 10 millions 11 millions de box la consommation des box du réseau orange c'est à peu près l'équivalent de la consommation du réseau orange. Donc ça finit par faire pas mal à la fin quoi.

Donc voilà c'est deux deux petits exemples concrets de ce qu'on fait. Théophile Béloir pour AXA, même exercice, un ou deux exemples concrets des cas précis où l'utilisation de la donnée a permis peut-être d'optimiser sur un territoire, sur une géographie des décisions d'investissement. Euh oui.

Alors nous du coup, on vient chercher à mesurer du risque. Pourquoi ? Parce que si on veut réduire un risque climatique, ben il faut commencer par le mesurer.

On ne peut réduire que quelque chose qu'on mesure et qu'on quantifie. Euh et donc euh en sur les quatre dernières années, c'est plus de 10000 entreprises analysées sur euh les logiciel altitude qu'on commercialise euh et euh c'est 350000 sites physiques euh pour ces entreprises-là. Et donc à chaque fois, ça va influencer des décisions d'investissement, des décisions de développement, des décisions de rénovation.

Euh trois exemples que j'ai en tête, euh un financement de projet d'infrastructure qui s'avère être dans une zone inondable. On est sur l'inondation très rare. En l'occurrence, on était sur une inondation milléniale et donc 0,1 % de risque que ça se produise chaque année.

Quid, on y va, on y va pas. Euh et en l'occurrence la mesure euh grâce à des outils numériques a permis de déclencher une conversation qui a permis de finalement ils ont pris la décision de ne pas financer. Pourquoi ?

Parce que problème de gouvernance. la façon dont la question était traitée n'était pas la bonne. Un deuxième exemple, développement rénovation d'une usine.

On est dans une zone où le très ciddrique, le le risque de sécheresse va significativement augmenter bas que moins de ressources et bas que plus de consommation dans les projections. Et donc la décision c'est de se dire très bien, on doit financer une technologie en circuit fermé qui va consommer 80 % d'eau en moins et à la fin c'est évidemment plus de résilience en période de sécheresse, mais c'est aussi plus d'acceptation locale. aussi un un bilan économique, c'est aussi moins d'eau à rechauffer, donc moins de consommation d'énergie et ainsi de suite.

Donc il y a plein de c bénéfices. Caroline Vato pour Cap Gémini, un cas d'usage qui vous semble très pertinent que vous auriez conduit accompagné. Il y en a plein pour la partie environnementale mais aussi pour la partie sociale hein sur l'utilisation des modèles pour accélérer la recherche pharmaceutique, le déploiement des des développement des vaccins pour l'accès à l'éducation.

Il y a énormément de cas d'usage. Par contre, il y en a aussi bah sur un exemple simple sur la mobilité. La mobilité c'est un des premiers postes d'émission de gaz à effet de serre national avec une grosse par qui est liée aux livraisons derniers kilomètres et du coup on a travaillé sur des modèles de livraison avec des droïdes qui sont connectés autonomes.

Alors ça fait pas par c'est pas l'essentiel de enfin c'est pas la globalité de la solution parce qu'il y a plein de c'est un panel de solutions qu'il faut développer pour une mobilité durable. Néanmoins, selon les cas les situations, on pouvait réduire l'impactental par TR ou par 4. Encore une fois, les chiffres sont à manipuler avec des pincettes parce que selon le contexte de déploiement, selon la technologie, selon la population, les résultats sont pas du tout les mêmes.

Mais la mobilité en fait, je pense qu'il faut s'adresser aux secteurs qui sont les plus émissifs. Merci Caroline. Julien pour conclure chez Boulanger, j'imagine que vos produits sont un petit peu un prétexte à faire de la pédagogie avec les utilisateurs qui les retrouvent chez eux.

Oui. Alors nous notre notre bilan carbone c'est 99 %. C'est l'immense majorité c'est les produits les produits qu'on vend.

Euh et donc très vite la question qui se pose, c'est euh pourquoi est-ce que on vend autant de produits alors même que les produits peuvent durer plus longtemps ? Je pense qu'on a tous vécu cette expérience là. On a notre machine lavée qui tombe en panne et on va sur le site de boulanger ou la concurrence mais plutôt de boulanger et on et on est capable de se faire livrer le soir même ou le lendemain une machine à laver toute neuve.

Euh c'est hyper simple et ça fait en l'occurrence nous 70 ans comme entre en tant qu'entreprise qu'on optimise tous les parcours pour que ce soit extrêmement fluide, extrêmement simple. Euh sauf que à côté de ça, on pourrait tout à fait réparer le produit, mais le réparer, c'est la croy la bannière. Il faut appeler un service client qui vous dit "Oui, peut-être il y a quelqu'un qui peut passer la semaine prochaine et puis il faudra un devis et peut-être qu'il pourra le réparer." Euh et donc on voit bien qu'on a pas du tout traité cette question de la réparation pour qu'elle soit aussi simple et aussi et aussi fluide que l'achat d'un produit neuf.

Et pourtant, c'est bien nous en tant que distributeur, la seule façon de réduire notre impact, c'est de c'est finalement vendre moins de produits neufs. Ça peut paraître paradoxal, mais c'est bien ce sur quoi on travaille. Et donc, on a on a lancé depuis quelques années et ça rencontre un un fran succès, un programme d'abonnement à la réparation qui s'appelle Infinity avec cette logique que les produits peuvent durer infiniment longtemps.

Et euh et en fait, on pour une pour une somme tous les mois euh on assure tous les produits de la maison. Et quand une panne arrive, on vient d'abord pour essayer de réparer et on et on le fait effectivement avec un niveau, un standard en fait de de de fluidité d'expérience client qui soit qui soit aussi simple finalement que d'acheter un produit neuf. Merci beaucoup Julien.

Euh on disait en introduction de cette table ronde, l'idée est peut-être de changer le paradigme de réflexion que l'on a par rapport au numérique. Et je vais m'adresser à à monsieur le ministre. Euh dans la décision publique aujourd'hui euh l'approche de l'écologie numérique selon vous, elle est constructive ou on pourrait aller un peu plus loin en terme d'innovation euh intellectuelle ?

Oh ouais, je pense que c'est euh en fait c'est le le rapport à au numérique à l'IA euh que l'on veut avoir ou pas. Et comme dans sur n'importe quel autre sujet en réalité et notamment l'écologie, bah c'est le rapport à l'innovation et au changement parce que comme d'habitude c'est une innovation et l'innovation si on veut vraiment se l'approprier ça veut dire qu'il faut changer un peu ses habitudes et cetera. Est-ce qu'on a envie de le faire ?

Bah on voit bien qu'il y a des gens qui sont déjà hyper demandeurs et hyper volontaires et cetera puis d'autres au contraire qui sont le pied sur le frein. C'est le c'est le cas dans la société française en général. Euh il y a aussi quelque chose qui euh on en a déjà un peu parlé mais euh qui est moi qui m'inquiète un peu parce que je vois ça sur d'autres sujets aussi euh technologique, c'est aujourd'hui la peur par avance.

C'est-à-dire euh maintenant, on voit apparaître des euh des des articles, des reportages sur des collectif d'habitants qui disent "Non, mais je veux pas qu'il y a un data center qui se s'installe à côté de chez moi parce que alors il y a des choses peuvent être objectives, le bruit, des choses comme ça, mais d'autres c'est euh ça y est, on voit ressortir des choses qui ont pourtant été qui ont fait beaucoup de dégâts par le passé. Maintenant, c'est tout le monde sait que ça n'existe pas." c'est-à-dire les ondes électromagnétiques ou des choses comme ça.

Bon donc enfin c'est pas que les ondes électromagnétiques n'existent pas mais c'est que l'impact sur la santé lui ça a été mesuré que il était très faible ou inexistant. Donc ça c'est une chose la peur de la nouvelle technologie. L'autre peur, c'est bah le le LIA va nous remplacer hein, donc il y aura plus de travail parce que cera alors qu'on sait quand même dans l'histoire de l'humanité que tous les progrès technologiques, bah c'est un peu du travail augmenté en réalité hein.

C'est quand même en fait ça nous permet de travailler plus, d'augmenter la productivité mais ça remplace pas le l'humain. Et puis par ailleurs sur le fonctionnement là vraiment si on prend plus la société dans son ensemble, les entreprises et les les particulier et cetera, mais les collectivités publiques, moi je pense que il y a devant nous d'usage, d'utilisation, de de de nouveaux fonctionnements qui sont envisageables. Je dis pas qu'il faut tous les faire tout de suite, mais je donner un exemple simple.

Euh on fait une demande de permis de construire. Bon, les permis de construire d'ailleurs les élus locaux qui ont la main hein sur les règles qui permettent ensuite de d'accorder les permis de console, faut jamais l'oublier hein, c'est un secteur où la la pouvoir réglementaire a été 100 % transféré, a été 100 % décentralisé. Bon, ils ont beaucoup de créativité he comme quoi il y a pas que les fonctionnaires d'état qui ont de la créativité dans la norme ou les députés, les sénateurs, il y a aussi les élus locaux.

Et donc c'est devenu extrêmement complexe. Quiconque en a fait l'expérience, que ce soit pour une maison, un immeuble ou un un hangar ou quoi que ce soit, c'est complexe. Bah je pense que euh donc c'est complexe pour tout le monde, c'est complexe pour le demandeur, mais c'est aussi complexe pour la collectivité qui ensuite va vérifier que tout est respecté et cetera.

Ça prend du temps, ça coûte de l'argent. Je pense que c'est un secteur où on pourrait au moins expérimenter, tester de confier ça à de l'IA, de dire on lui fait rentrer toutes les règles dedans puis ensuite on lui dit n'importe quel dossier de demande. Bah évidemment faut qu'il soit déposé sous une certaine forme mais c'est déjà le cas pour qu' on puisse être traité.

Puis à la fin évidemment il y a quand même un humain qui va vérifier que bah s'il y a un refus est-ce qu'il est motivé ? Et s'il y a une acceptation, bon bah voilà, ça permettrait son de gagner du temps, ça permettrait de gagner de la productivité, de l'efficacité et d'éviter aussi peut-être des tensions parce que en fait on ça irait beaucoup plus vite et on aurait moins l'impression qu'il y a une forme d'arbitraire parfois liée au fait qu'il y avait une règle qu'on avait pas vu ou qu'il y avait ceci ou cela. Et peut-être que infé on peut rêver un peu, ça inviterait un peu à la simplification d'ailleurs parce que d'un seul coup je dirait ah oui quand même la machine nous fait apparaître que on a quand même construit quelque chose un monstre de complexité.

Alors, les machines permettent de traiter d'ailleurs et donc y compris des de l'IA des monstres de complexité, mais ça devrait pas nous éloigner de l'esprit que ce serait bien de temps en temps de se simplifier un peu la bille. Merci monsieur le ministre. Euh Jean-Benoît Baissé pour Orange, vous avez également une conviction sur ce changement de paradigme pour penser le numérique.

Euh en aucun cas cette transition ne peut se faire en silo et vous êtes un exemple parfait chez Orange d'avoir complètement diloté cette approche avec vos partenaires, vos fournisseurs et tous l'écosystème. Un ami qui me disait que la recherche de la perfection est une nève rose. Donc je sais je dirais pas que je suis un exemple par qu'on est un exemple parfait chez Orange.

Non mais il y a il y a deux mots qui me paraissent importants en terme de transition, c'est collaboration et courage fondamentalement en fait. collaboration parce que on ne réussira pas seul. Nous ce qu'on dit à nos fournisseurs, c'est votre succès et notre succès. 80 % à l'échelle du groupe, 93 % à l'échelle de la France des émissions du groupe Orange, c'est parce qu'on achète des produits enfin des équipements, des prestations de services des gens qui installent du R et cetera et parce qu'on vend des équipements que nos clients utilisent et donc les branchent sur le courant.

Évidemment que si on travaille que sur les 7 % ou 20 % suivant qu'on regarde, on aura pas réglé le problème. Et après, deuxième chose, c'est que dans le passé, un fournisseur, on lui tape dessus pour qu'il fournisse des produits plus vite et moins chers et de meilleure qualité. On s'est dit que ça c'est pas comme ça que ça allait marcher avec le carbone et c'est déjà plus comme ça que ça marche depuis longtemps sur l'aspect financier.

Donc en fait, on s'assoit avec le fournisseur et on se dit "Est-ce que ta stratégie de décarbonation est compatible avec la mienne Si oui, alors on peut discuter. Et si on discute alors on essaie de comprendre avec lui d'où vient le carbone qu'on achète. À chaque fois qu'on va acheter un équipement, une prestation, d'où vient le carbone ?

En fait, il y a du carbone dedans. Et après, on identifie ce que nous on appelle des hotspots dans notre jargon. C'est les choses qui comptent le plus.

On lui demande qu'est-ce que tu vas faire ? Surtout, tu fais pas quelque chose de spécifique pour Orange, c'est pas viable. On a connu ça dans le temps avec France Télécom.

On avait des trucs spécifiques. Explique-moi juste ce que tu vas faire. Et moi mon jeu, mon enjeu en tant qu'orange, c'est de surfer la vague.

Nos grands fournisseurs se décarbonent contrairement à tout ce que vous entendez à la radio. Ils ont tous compris que c'était un avantage compétitif. Tout simplement parce qu'en ce moment, je sais pas si vous savez, une crise des mémoires.

Tous ceux qui s'affèent de l'économie circulaire sont dans une bien meilleure position que tous ceux qui sont obligés d'acheter des mémoires à un prix exorbitant parce que les gens du numérique les piquent dans les data center et ont un très gros carnet check et donc ils sont prêts à les payer très cher. Et donc en fait on discute de tout ça avec nos fournisseurs, on signe des engagements et c'est un engagement réciproque. Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que je fais ? Et c'est pas un engagement, tu tiens pas l'engagement, tu as une pénalité. C'est tous les tous les ans on se revoit où est-ce qu'on a de l'avancement et moi ça me permet dans mes calculs de planifier où est-ce que je vais arriver à 2030 pour lequel j'ai un objectif.

Voilà ce qu'on fait et on fait ça avec des Chinois, avec des Européens, avec des Français, pas encore avec des Américains mais on y travaille. C'est en cours peut-être. Caroline Vato, vous qui croisez beaucoup de clients et qui les accompagnez chez CAPG Gémini, euh à quoi ressemblerait une entreprise ou une institution qui a vraiment intégré l'écologie numérique ?

Un rôle modèle pour vous ? Euh oui, du coup, je vais rebondir sur ce que disait Jean Besoin parce que nous, enfin, la plupart de nos clients aussi nous demande un engagement euh en terme voilà en terme de réduction d'empreinte carbone et c'est en fait c'est un cercle qui est complètement vertueux parce que du coup au sein de nos équipes de plus en plus euh enfin il y a peut-être 10 ans nous demandait le rapport développement durable de Cap Géini tandis que maintenant les clients nous demandent des résultats, des chiffres, du concret, des scores d'écoconception, des scores d'accessibilité sur tous les produits digitaux qui sont fournis. Et forcément nous ça diffuse clairement en interne avec les démarches qu'on qu'on a sur la partie l'entreprise qui intègre complètement le numérique je pense responsable.

Il y a plusieurs pendant en fait. Il y a un pendant qui est les équipes le people. C'est-à-dire qu'en fait, il faut former massivement toutes les personnes et quand on parle de former, ça aller au-delà de faire des fresques du climat euh qui sont des alors j'ai vu qu'il y avait quelqu'un de la fraim tout à l'heure, c'est des formats qui sont géniaux mais en fait nous on l'a fait à toutes nos équipes et fresque du numérique et premier premier retour assez anxiogène parce que gros impact mais du coup quel est mon rôle au quotidien et comment est-ce que je peux agir au quotidien ?

En fait, ces formations, elles doivent euh être accompagnées avec euh on vous donne les outils pour intégrer dans le quotidien le numérique responsable, des bonnes pratiques, des des calculateurs et cetera. Donc, il y a la partie euh formation équipe et euh je pense que c'est aussi le la partie euh trajectoire, c'est-à-dire aujourd'hui comment j'intègre ces sujets dans toutes mes activités au quotidien et aussi dans mes grands programmes de transformation. comment j'intègre et je garde ces enjeux de durabilité dans dans la vue de l'entreprise et dans ces programmes de transformation.

Merci Caroline. 30 secondes pour conclure monsieur le ministre. Si on se revoit d'ici 2 ans, qu'est-ce qui vous fera dire ?

On a véritablement changé d'échelle dans l'intégration du numérique au service de la transition. Oh là, ça c'est la question piège parce qu'on n pas devant. Mais non, mais je pense qu'on aura déjà un.

Je pense qu'on se dira que les débats ou si on reprend les unes de la presse d'aujourd'hui et qu'on les regarde dans 2 ans, je pense qu'on trouvera sur bien des sujets et du numérique et d'écologiste. C'est un peu ridicule. Bon, ça c'est une remarque au passage.

Vous pouvez faire l'exercice avec des choses d' 5 ans, hein. Euh et puis l'autre chose, rappelez-vous par exemple hein, il y a 6 ans, au moment des élections municipales, parce qu'il y en a eu il y a un mois là, il y en avait il y a 6 ans, c'était AR sur la 5G dans plein de mairies. Les mêmes maires certains ont été élus là-dessus ou bon, je pense qu'ils ont tous adopté la 5G dans l'année qui suivait.

Euh et puis l'autre chose surtout, moi, c'est que je pense que l'un des l'un des gains qui est déjà en train de se faire mais qui va se déployer encore beaucoup plus massivement, c'est sur la gestion et de la consommation et de la production d'énergie. parce que la grosse difficulté notamment pour l'électricité, ça plus que pour d'autres sources d'énergie, c'est de réussir à à combiner au même instant euh le même niveau de production et le même niveau de consommation puisque c'est difficile, ça reste difficile à stocker. Et donc là bah les différents modèles de calcul de prévision intégrant les prévisions météo et tout un tas de de voilà énormément de données qu'il faut agréer et traiter on commence déjà à le faire mais je suis convaincu que bah dans 2 ans, on aura des résultats très importants sur ce terrainl par exemple qui permettront d'optimiser en fait production et consommation d'énergie donc de réduire l'impact.

Merci à tous. Je vous propose d'accueillir une ou deux questions du public si on a encore le temps. Ne soyez pas intimidé.

Euh il y a pas de question. Ah monsieur merci. Merci.

Donc c'est à nouveau SCB l'auteur de la fresque du climat. Euh mais j'avais une question sur Li que que ça me pose, je suis j'analyse je je suis pas forcément contre l'IA, l'empreinte numérique de l'IA, tout ça c'est pas ce qui me fait le plus peur, c'est vraiment le l'effet rebond que ça peut générer. Et pour parler de ça, il y a un truc qui s'appelle le paradoxe de Jevens, donc un économiste britannique au début de l'aire industriel qui avait observer que bizarrement alors que les rendements des machines thermiques s'améliorent, on utilise de plus en plus de charbon.

Voilà, début de l'aire industriel avait déjà remarqué ça et c'est logique he les les machines on les utilise pour faire des choses qui sont de plus en plus efficaces. Et ben plus elles sont efficaces, plus on a envie d'utiliser des machines thermiques qui marchent au charbon et la consommation explose. Et voilà.

Et c'était que le début, bah depuis ça a bien bien prouvé que c'était vrai. Donc la question c'est qu'est-ce que vous pensez d'un d'un risque d'effet rebond avec Lia où on va aller très très loin dans un usage, on parlait de du lia pour une une mach une recette de cuisine. B, est-ce que demain ce sera pas pour des effets vraiment euh infimes et en fait, est-ce qu'on va pas avoir parce que Lia nous fait faire des gain de productivité une accélération mais de l'ensemble de l'économie euh qui pourrait ensuite faire exploser l'empreinte carbone de de l'économie elle-même ?

Voilà. Alors, sans relancer le débat et en 30 secondes, qui se ce hasarde à cette question ? C'est une excellente question.

Déjà, merci pour avoir créé la fresque du climat qu'on a beaucoup utilisé aussi chez Orange qui sert de à prendre conscience. Euh c'est une excellente question et en fait moi je suis bien incapable de répondre. Tout ce que je peux vous dire c'est que euh on on a mis en place un outil qu'on appelle l'E Carbon Value Navigator parce qu'on parle anglais chez nous.

Euh et en fait l'enjeu c'est pas de mesurer l'impact environnemental des systèmes d'IA qu'on utilise, c'est de mesurer l'impact environnemental d'un projet qui utilise de l'IA. Et par exemple, on utilise de l'IA pour ce qu'on appelle dans le jargon marketing la next best offer. C'est quand vous avez un client téléphone, qu'est-ce qu'il faut lui proposer comme offre pour avoir plus de chance qu'il la prenne ?

Ben en fait, on mesure le carbone généré par les ventes additionnelles. Et moi ce qui va m'intéresser en fait, c'est la valeur dégagée par ça parce que je trouve dès les terres les projets qui ont une intensité carbone à la valeur dégagée très supérieure à l'objectif d'orange à 2030. C'estàdire que si je transforme tous mes projets comme ça, si je tiens mes objectifs économiques, je ne tiens pas mes objectifs carbone.

Et à l'inverse, si je tiens mes objectifs carbone, je ne tiens pas mes objectifs économiques. Donc en fait, ce qui est important pour nous, c'est de mesurer les projets qui sont relutifs comme on dit. C'est-à-dire, si je transforme tous mes projets comme ça, je tiens les deux en même temps.

Tout le monde sait qu'on a des objectifs économiques, tout le monde sait qu'on a des objectifs carbones. C'est peu de monde fait le lien entre les deux. C'est une façon de le faire.

Maintenant, par rapport à ce que vous dites, c'est vertigineux. Je vous encourage à lire la nature dans la physique contemporaine de Werner Heisenberg où vous trouverez un débat qu'il avait avec Deger sur la technique est un processus biologique. L'homme peut ce qu'il veut mais ne veut pas ce qu'il veut.

Et Aisanberg racontera ça bien mieux que ce que je vous raconterai. Alors nous allons méditer sur ce point et je propose 30 secondes avec vous Julien. Moi je ouais je vais bien tenter de répondre mais merci aussi hein pour la fresque qu'on a beaucoup utilisé aussi chez Boulanger.

En fait je je moi je crains comme vous qui a probablement un effet rebond et on a pas de boule de cristal, on en sait rien. Euh mais moi personnellement je m'intéresse beaucoup au modèle d'économie circulaire. Je parlais de la réparation mais aussi le reconditionné.

Il y a enfin il y a plein de il y a plein de de de modèles qui existent et en fait ce sont des modèles qui sont très complexes, infiniment plus complexes que les modèles linéaires où il suffit de vendre à gogo. Et en réalité c'est sont des problèmes où bien maîtriser la donnée et les modèles d'intelligence artificielle et les modèles d'intelligence artificielle générative sont très utiles. En fait, on a craqué des cas grâce à ça.

Donc je sais pas si il y aura pas d'effet rebond mais en réalité aujourd'hui moi ce que je vois c'est qu'on arrive à faire avancer des sujets qu'on narrivait pas avant à faire sans sans ces technol là. Donc et pardon, je l'ai pas dit mais l'économie circulaire pour nous c'est la seule façon de réduire l'impact carbone. C'est la seule façon de réduire les volumes de de de produits neufs vendus mis sur le marché et donc c'est pour ça que j'ai tendance à être assez optimiste.

Y il a ou pas, la seule limite à l'effet rebond de toute façon, elle réside dans le fait que le la décarbonation euh c'est euh pas cherry on the cake euh mais euh c'est euh une ligne en plus de création de valeur et de résilience et de euh longévité des entreprises. Caroline, juste pour finir, effectivement, c'est important dans les projets de mesurer ce qu'on appelle les impacts direct et indirect des projets, c'est-à-dire quels sont le coût bénéfice d'un point de vue euro et d'un point de vue environnemental. Alors, c'est complexe.

Euh néanmoins, c'est bien de démarrer et euh de d'initier, même si tous les standards sont pas complètement euh facile à intégrer. Et après la partie impact de second ordre, comment est-ce que ça va transformer les écosystèmes, comment ça va se transformer euh les secteurs d'activité. Je pense que là, il y a tellement de de prospectives euh que le l'important, c'est de garder de la mesure et de la rationalité et de l'aide à la décision à toutes les étapes pour faire les meilleurs choix.

Et encore une fois, c'est une partie des choix dans l'équation. Chacun sur son périmètre, sur tout ce qui est grand public, c'est plutôt un sujet de du régulateur. Le le sujet des entreprises va plutôt être à l'échelle de la compagnie.

Donc c'est domaine est tellement large que dans 2 ans, je ne sais pas. Merci à tous nos invités, François Drugi, Caroline Vato, Jean-Benoît Bessé, Théophile Béloir et Julien Oette. C'est la phrase de conclusion.

J'aimerais vous dire à vous écouter brillamment. La transition ne se fera ni contre la technologie, ni par la technologie seule, mais par la façon dont nous choisissons collectivement de l'orienter. Et je laisse la parole à Peric Legas pour parler agriculture.

Numérique, services et technologies : Quels apports technologiques pour la transition ? — Dominique Theophile · Pourquijevote