Label de l'information : «Cela révèle au mieux une inconséquence d'Emmanuel Macron, au pire des
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous à la labellisation de l'information voulue par le président de la République ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette labellisation est-elle inquiétante ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous cette décision du président de la République ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Avez-vous l'impression de mener ce combat tout seul ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00David LissardFait
« Si la présidence de la République voulait se caricaturer en ministère de la vérité, elle ne s'y prendrait pas autrement que par ce tweet qu'elle a sorti. »
- 4:00David LissardFait
« La démocratie, la liberté de d'expression, elle est encadrée par la loi de 1881 qui est une bonne loi. »
- 8:00David LissardFait
« Il y a un sujet aujourd'hui sur les effets de meutes algorithmiques, sur la façon dont l'agenda minatique se fait. »
- 12:00David LissardFait
« La liberté n'a jamais à se justifier en démocratie. C'est toujours la restriction de la liberté qui peut être justifiée. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europein soir 19h 21h Pierre de Ville autour de la table Ophélie Roc bonsoir chroniqueuse et enseignante bonsoir Jean-Michel Salvator chroniqueur politique et communiquant et nous sommes en ligne avec David Lissard bonsoir David Lissnard bonsoir merci d'être avec nous maire de Cann président de Nouvelle énergie président de l'AMF auteur de Ainsi va à la France vous faites partie David Lisnard des responsables politiques qui se sont à tout le moins inquiétés sur ce cette labellisation de l'information voulue par le président président de la République. À l'instant, l'Élysée retweet avec ce tweet que vous avez peut-être pu lire Pravda pour l'interrogation, ministère de la vérité pour l'interrogation quand parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation avec des images du JDD, de Pascal Pro sur ces news, de vous-même David Lissard dans une interview où justement vous vous inquiétiez. Comment est-ce que vous réagissez ?
J'ai réagi d'ailleurs en citant ce tweet et en indiquant que si la présidence de la République voulait se caricaturer en ministère de la vérité, elle ne s'y prendrait pas autrement que par ce tweet qu'elle a sorti. Euh véritablement, si j'étais pièg, je dirais que c'est le premier le premier communiqué du ministère de la vérité. Voilà.
Euh et et que vraiment alors est-ce que c'est pour vou dire c'est l'arros parce que enfin j'ai vu effectivement ce juste avant de prendre de vous répondre et j'ai réagi tout de suite. Déjà, il y a il y a un petit mensonge par omission parce que euh on il y a une volonté de cibler et de caricaturer à l'extrême droite ceux qui pose la question de cette volonté du président de la République de mettre en place un label de donc une labellisation de l'information a priori et je vous dirai si j'ai le temps en quoi c'est ex c'est un renversement démocrement Ah ben c'est formidable et donc cette cette volonté là de de labellisation pourquoi elle elle est inquiétante alors le président de la République soulève un vrai problème. Il y a des fake news, il y a des effets d'emballement algorithmique et il peut y avoir des dénigrements de personnes de réputation extrêmement grave.
Évidemment, on peut dire que l'information sur TikTok, c'est pas de l'information. Bien sûr et et mais même puis sur d'autres supports, notre démocratie doit s'adapter à cela. Sauf que proposer un label en disant ce sera pas l'État, ce sera pas l'État mais ce sera mais ce sera une entité par exemple reporter sans frontière. accessoirement évoquer Reportiè sans frontières au moment où Reportiè sans frontière est épinglé par l'ARCOM pour propos mensongé c'est déjà absurde.
Oui. Vous faites référence au fait que RSF avait dit que sur ces news ont planqué les temps de par la nuit alors que c'est pas vrai. Et puis et reporter sans frontière c'est positionné depuis une dizaine d'années dans le débat politique de façon partisane.
Je respecte leur position, c'est pas les miennes. Ils ont attaqué les dispositions européennes visant à maîtriser l'immigration et cetera. et cetera.
Donc pourquoi si-temporter sans frontière ? Mais c'est presque accessoire. Ce que je veux vous dire, c'est que la la démocratie, la liberté de d'expression, elle est encadrée par la loi de 1881 qui est une bonne loi.
Et et donc dire que il y aurait une instance centralisée par une ONG, par une association, par un conseil déontologique, pire par l'État, serait en fait renversé complètement la problématique qui consiste à dire que on peut tout dire. Euh voilà. On peut tout dire sauf ce qui est interdit.
Ça c'est la démocratie et qui est justifié par une loi qui dit pourquoi c'est interdit ? Parce que ça va à l'encontre de l'ordre public. On ne peut pas tenir des propos racistes et cetera antisémite.
Bien là, ce serait pas ça. Là on ne pourrait dire que ce qui est labellisé. Donc en fait il y aurait un préalable administratif à la à la doxa à la bonne parole.
C'est extrêmement grave sur le principe. Donc le président de la République pose un vrai problème, ça lui arrive de temps en temps, mais par une approche qui est très centralisatrice, qui est à mon avis très grave potentiellement. Alors, heureusement qu'il a plus de pouvoir, mais il dévit sur une labellisation qui est contraire à tous les principe démocratique.
Je tout même si c'est contreintuitif, ce qui caractérise la bonne information et la bonne démocratie, c'est pas la lébalisation par des experts désignés par un président de la République ou autoproclamé. C'est le pluralisme de l'information. Ça c'est la base de tout.
Le dernier livre de Samuel Fitoussi, "Pourquoi les intellectuels se trompent est remarquable de ce point de vue-là. il synthétilise toute la pensée en la matière et un un un un fact checking qui s'est centralisé euh institu un monopole arbitraire de la vérité et donc potentiellement très dangereux et donc ça devrait agiter tout le monde. Alors face aux évolutions qu'il y a il y a des choses à faire évidemment hein.
Il faut une transparence algorithmique minimale ce qui est pas le cas aujourd'hui pour éviter de se faire manipuler. Il faut surtout rétablir la lecture dès le plus jeune âge, renforcer la raison critique. Ça paraît idiot mais c'est la pourtant le plus important, c'est essentiel.
Il faut peut-être renforcer les pouvoirs, la rapidité judiciaire lorsqu'il y a un référé. Vous voyez ça ça je trouve ça intéressant mais instaurer un gros machin euh à tendance enfin qui sera forcément totalitaire. Hier j'ai parlé de de Glavelit français. c'était le le machinque qui qui tamponnait les bonnes informations avant que ça aille à la pravda quoi.
Donc c'est c'est franchement grave. Notre démocratie, elle mérite mieux que ce genre de sortie. Ça alimente évidemment le complotisme de telle proposition, de tel projet.
Et quand on voit le que l'Élysée, c'est-à-dire qu'il est censé représenter tous les Français, oublie, c'est ça je voulais dire tout à l'heure dans le tweet que vous évoquez, oublie de citer le point qui s'est aussi euh achiquiété de cela, oublie de citer euh une de BFM et cetera et ne vise que le JDD euh C News et européen et en me mettant dans l'eau, c'est bien évidemment pour dire regardez ceux qui critiquent ça, c'est c'est tours les mêmes à l'extrême droite avec plein de de droite partout. et et c'est bien dommage. Notre démocratie, elle mérite lieu et je trouve que ça révèle au mieux une inconséquence du président de la République, au pire des dérives potentiellement dangereuses à moins que ce ne soit simplement la volonté de de prendre l'espace médiatique de son dans cette fin de règne très crépusculaire.
Question pour vous de Jean-Michel Salvator. Oui. Comment comment expliquez-vous cette cette décision ou cette volonté de du président de la République ?
Comment vous l'expliquez ? parce que tout le monde est d'accord pour dire que c'est une idée folle, que c'est une idée même absurde. Est-ce que c'est parce que il est à bout ?
Est-ce que c'est parce qu'il ne supporte plus d'être critiqué matin, midi et soir par des chaînes de télévision alors que évidemment le décrochage par rapport à l'opinion est est terrible puisqu'il n'y a plus que 11 % de Français qui lui font confiance. Est-ce que c'est le signe en fait bah d'une d'une exaspération et d'une attitude un peu désarmée face aux critiques ? David Lissard sur alors euh d'abord très bonne question, merci à vous.
D'abord hélas tout le monde ne ne s'est pas offusqué et n'a pas alerté sur les dangers d'une telle proposition, hein. Donc bravo à vous de de le faire. Euh deuxièmement, comment l'expliquer ?
Je n'ai pas d'explication scientifique, hein. Je je suis pas dans sa tête et je ne peux faire que des hypothèses et des conjectures. Ce que je crois, c'est que d'abord, il ressent un vrai problème.
Je veux dire là-dessus, il y a il y a un sujet aujourd'hui sur les effets de meutes algorithmiques, sur la façon dont l'agenda minatique se fait, mais c'était le cas bien avant les plateformes et les réseaux sociaux. les biais cognitifs sont amplifiés euh il y a longtemps que moi j'ai écrit là-dessus qu'on en parle à un certain nombre par et donc il faut il faut des des des il faut aussi peut-être identifier labelliser, on peut le faire techniquement ce qui est produit par l'intelligence artificielle. Vous voyez, je pense que dès qu'on regarde des images ou qu'on entend quelque chose lorsque c'est produit par l'IA que ce n'est pas la réalité d'un propos ou de l'apparence de quelqu'un, ça ça pourrait être ça pourrait être tamponné.
Voyez, je pense que ça c'est pas du tout c'est c'est informatif, c'est pas du tout liberticide. Oui, mais le sujet le sujet c'est plus les algorithmes ou les réseaux sociaux que les médias plus algorithmes. Oui oui oui bien sûr.
En plus c'est plus les médias. Et puis je vais vous dire enfin j'essaie de répondre dans l'ordre. Pourquoi ?
Ben peut-être parce que peut-être qu'il analyse mat les choses tout simplement. Peut-être que ça fait quand même 10 ans qu'il est au pouvoir euh même un peu plus puisqu'il était avec avec François Hollande qu'il se trompe beaucoup. Vous savez, il avait annoncé un choc du logement.
Il y a de moins en moins de logements. Euh il avait annoncé que il allait régler les problèmes d'immigration. Il y a de plus en plus d'immigration illégale.
Il avait annoncé qu'on reviendra un pays compétitif Tru France et puis on a un déficit commercial. Peut-être que finalement il se prom dans ses approches et ses analyses. Peut-être que ce qu'il dit traduit une approche très centralisatrice euh très étatiste, très conformiste de de d'une vous voyez du de personnes qui s'imaginent qu'elles savent mieux que nous, qu'elles savent mieux que les gens quoi.
Et et qui et qui pensent que il y a une sorte d'élite autoproclamé, une sorte d'aristocratie du pouvoir qui pourrait décider ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est bon, ce qui est mal. Donc c'est même plus le contrôle de l'information, c'est le contrôle de la vérité. Mais oui, bien sûr.
Mais évidemment mais c'est mais mais évidemment c'est enfin j'en suis absolument convaincu. Après, il y a il y a peut-être des blessures personnelles avec les attaques scandaleuses contre son épouse euh relayé, voyez. Et donc tout ça se mélange.
Mais moi, je suis pas psi et c'est au-dessus de mes forces. Ce que je puis dire en tout cas, c'est que l'évocation même d'un label qui par une entité qui centralise l'information pour la labelliser dans les médias bonne ou mauvaise et scandaleuse. Surtout que ça surtout que le pluralisme, les gens font très bien les choses.
Françoir qui était la référence journalistique, le plus grand quotidien a eu une dérive qui qui semble complotiste en tout cas par certains aspects et aujourd'hui a beaucoup moins d'audience. Donc finalement la comparaison démocratique et le pluralisme ça marche pas si mal. La loi 1881, elle marche très bien.
Ophéli a une question pour Oui, en effet, je vous rejoins sur un point David Lissenard, c'est que je pense que Emmanuel Macron, en ciblant les médias déjà se trompe un peu d'époque parce que en effet c'est plutôt finalement les réseaux sociaux qui devraient l'inquiéter que que les médias. Après, j'ai une autre question qui est peut-être un petit peu plus personnelle et c'est est-ce que vous avez l'impression en tant que politique, j'entends, de mener un petit peu ce combat tout seul parce qu'à part vous, j'ai pas entendu grand monde. Écoutez, je je ma chance c'est que j'ai la tête dans le guidon, dans mon travail municipal, donc j'ai pas trop le temps d'analyser si je suis seul ou pas.
Mais le fait que j'ai eu beaucoup d'appels à ces dernières heures et je je vous réponds à vous pour laisse supposer que c'est un peu le cas, mais je suis moi absolument frappé par les libertés sont lorsqu'elles sont atteintes sont très peu défendues ou alors elles sont parfois défendues par des gens un peu bizarres qui qui on l'a vu pendant le Covid qui décrédibilisent le combat de la liberté et alors vous me direz qui je suis pour dire qu'ils sont bizarres donc je tombe moi-même dans le travers, je vais dénoncer les autres mais vous voyez ce que je veux dire et et je suis très très frappé mais mais c'est l'histoire du monde qui fait ça. C'est-à-dire par pas par on s'habitue progressivement aux mesures liberticides. Et en France, je termine je pense que plus que partout ailleurs, on pense que ce qui vient de l'État, ce qui vient d'en haut est plus neutre et plus objectif et que c'est une très grave erreur.
La liberté, la liberté c'est vraiment le pluralisme. C'est c'est la pluralité des opinions, la comparaison et la formation à la raison critique des prisonnage qui devrait être une priorité nationale. Mais est-ce que c'est pas un problème aussi d'une certaine manière de voir que pour beaucoup de politiques finalement des questions comme ça ne sont pas au centre du débat ?
C'estàd ce que ça ne dit pas aussi quelque chose de de notre politique, de notre manière d'envisager les phénomènes de société. On passe à côté en fait. David L.
Oui oui oui oui c'est vrai ce que vous dites mais c'est c'est pas les vous savez on ne je vais pas paraphraser Simone de Bardir mais on ne n'est pas politique on le devient. C'estàd que c'est peut-être un problème de la société en général. Euh on devrait à chaque fois qu'une mesure est prise se poser la question est-ce qu'elle est liberticide ou pas ?
La liberté n'a jamais à se justifier en démocratie. C'est toujours la restriction de la liberté qui peut être justifiée pour des raisons d'ordre public ou des raisons circonstantielles mesurées, gradué et provisoire. He c'est la base de la démocratie.
Et regardz comme ce qui était justifié au début du Covid parce qu'on connaissait pas l'épidémie, qu'il fallait se protéger dès qu'on a su au bout de 6 mois mais on a continué à prendre des mesures liberticides dans une grande passivité. Et c'est pour moi si j'ai créé une nouvelle énergie mon parti, c'est aussi parce que j'en a le bol de tout ça si vous voulez parce que je je vois bien que ce sur le terrain de plus en plus engoncé au lieu d'avoir des contrôle à postériori de l'État qui doit sanctionner lorsqu'on sort des clous on a de plus en plus d'autorisation a priori on est soumis à un régime donc d'autorisation c'est ce que disait Jean-Louis Blau quand il quand il disait dernièrement qu'on était dans un pays de d'inspecteurs et de contrôleurs d'accord mais d'ailleurs je lui ai transmis toutes mes notes il y a quelques mois et et il en fait un très bon usage en lui Blau je leur fais juste Vous voulez dire qu'il est votre ventrello ? Non, pas du tout.
Ah non, non, je me permettrai pas. Il a Ah non, non, j'ai trop de respect. Non, non, franchement non.
Et on discute entre nous et tout, mais ce que je veux dire, c'est qu'on se parle parce qu'on se rend bien compte qu'il y a un problème. Et et vous savez, je je reviens là-dessus parce que euh le ministère de la vérité, il a existé dans l'histoire, il a souvent existé hein. La censure, elle a très souvent existé.
Euh les les quand aujourd'hui aujourd'hui Galilée euh enfin quand Galilée dit que le c'est pas la terre qui c'est pas le soleil qui tourne autour de la terre mais la terre qui tourne autour du soleil, le ministère de la vérité de l'époque l'Inquisition le condamne le condamne. Il est obligé de se rétracter publiquement. Il est obligé d'écrire en secret.
Il est obligé. Ensuite, il y a eu des procès extrêm en tout cas. En tout cas, on n' pas le temps malheureusement de faire toute l'histoire mais vous reviendrez pour nous expliquer tout ça David Lisna.
Mais et mais et en tout cas, merci de le label de vérité, il existait sous l'acquisition et il a condamné Galilée. Parfois les idées qui paraissent folles, ça ça ça s'inverse juste après et il faut accepter les idées folles. Voilà.
Dans le dans la démocratie, on va peut-être pas accepter le le le contrôle de l'information. Merci beaucoup. et surtout pas le contrôle de l'information.
Merci à vous. Merci.
Emmanuel Macron