La cryptomonnaie nouvelle cible du crime organisé : "Paris c'est devenu Medellin"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
en plein Paris, en plein jour dans le 11e arrondissement, deux personnes qui ont été visées par une tentative de d'enlèvement. La vidéo est absolument glaçante. On entend et je le dis pour nos auditeurs, la la la femme qui hurle, qui est au sol, allongée, qui tente de pas se laisser embarquer par des hommes tout de noir vêtus qui ont un van blanc à proximité.
Euh, ils se sont tellement débattus cet homme et cette femme qui sont donc la famille du PDG d'une société de cryptomonnaie qu'ils ont réussi à à à ne pas être enlevés. Mais c'est vrai que c'est un véritable traumatisme. On fait le point avec Marie Victoire Dieu donné.
La vidéo est impressionnante. On y voit un homme et une femme se débattre pour tenter d'échapper à un enlèvement. Ce matin à Paris, nous sommes à l'angle d'une rue dans le 11e arrondissement.
Ces trois personnes habillées en noir, le visage caché qui s'emprennent à un couple. Le premier individu se tient sur la gauche. Il est euh à proximité d'un fourgon utilitaire flanqué d'un logo Chronoposte.
Les deux autres individus mettent des coups aux personnes au sol à terre ses victimes. Parmi elles, il y a une femme qui va parvenir à s'emparer d'une arme de point factice. On l'entend crier et jeter cette arme au loin.
Les agresseurs vont finalement prendre la fuite dans un certain chaos. Certes, dans la fin de la vidéo, on voit un individu jeter un extincteur rouge sur l'arrière du camion. En attendant la plus grande prudence et de mise, l'enquête ne fait que débuter.
Il s'agira bien sûr de comprendre le déroulé précis des faits, mais aussi les motifs, le profil des agresseurs mais également des victimes. Selon des sources policières, c'est la fille et le petitfils du PDG d'une société de cryptoonnaie qui ont été visé dans cette tentative d'enlèvement. Merci Marie Victoire Dieuudet, un professionnel de santé a été le témoin de cette scène d'enlèvement à Paris.
Il a prodigué les premiers soins à la victime, un homme qui gisait à terre dans une marre de sang. Il avait une crâne fracassé. Écoutez euh ce que dit le témoin et ce que disait aussi cet homme à terre.
Oui, il y a il y a plein d'enfants qui allaient à l'école et donc j'entendais crier, j'arrive, j'entends crier, "Appelez la police, attention et tout et des gens qui hurlaient de dans ce coin là-bas. J'envoyais une bagarre, des gens aux fenêtres qui disaient "Lâchez la dame, lâcher la dame". Donc j'ai cru que c'était un couple qui se bagarait ou un pas quoi et et en fait en 2 secondes une camionnette démarre avec des gens cagoulés qui partent à toute allurbe et donc moi je vois un homme par terre gisant dans une marre de sang.
Donc comme je suis professionnel de santé, j'ai couru le lui donner les premiers soins jusqu'à ce que les pompiers arrivent parce qu'il avait le crâne fracassé quoi. Apparemment, il s'est fait matraquer la tête quoi. Et donc il avait le crâne complètement ouvert.
J'ai j'ai fait ce que j'ai pu pour limiter les dégâts et voir tous ces tout ce qui allait au niveau des des symptômes de première urgence quoi. C'est nuque, ses bras, le fait qu'il parle. Sa seule phrase c'était où est ma femme ?
Où est ma fille ? Où est ma femme ? Où est mon enfant ?
Enfin et cet homme a réussi à protéger sa femme et sa fille de cet enlèvement. Louis Dragnal. Le pire, c'est que c'était sur le chemin de l'école, ils emmenent leur enfant à l'école.
Absolument. Donc c'est en plein jour, en pleine journée. Euh un couple sans histoire pas connu en réalité du grand public.
Et là ce qui est intéressant, c'est de savoir pourquoi est-ce que les gens qui sont supposés avoir des une fortune dans la cryptomonnaie attisent autant l'intérêt des malfaiteurs et des voyou. C'est tout simplement parce que la quand vous dérobez la cryptoonnaie, vous imposez en fait à quelqu'un de faire un virement et souvent ces transferts d'argent ne sont pas traçables. Donc pour les escrocs, pour les là pour les les ravisseurs enfin ils avaient l'intention en tout cas de les prendre en otage, l'avantage c'est d'avoir un gain immédiat, d'avoir de l'argent qu'on peut virer ensuite sur un compte en banque sans possibilité pour la police de remonter jusqu'au de tracer ce que nous disait.
On peut pas tracer cet argent de cryptoonnaie. C'est ça. C'est pour ça que ça attire temps.
Alors le plus connu c'est le Bitcoin. Vous avez l'herum, vous avez le Pol CAD, vous avez le Ripple. Il y a il y a il y a une catégorie un grand nombre de cryptonnaies et Louis Ragnell a raison.
En fait quand vous enlevez des gens, c'est pour demander une rançon. Et évidemment si vous demandez en liquide, bah les billets sont traçables et la cryptomonnaie, par définition, elle les peut ou pas du tout. Et parfois, il y a même des plateformes qui vous garantissent l'anonymat si vous achetez de la cryptomonnaie.
Donc ça devient un sujet facile. Vous enlevez des gens qui sont liés à des cryptomonnaies, qui sont censés avoir des fortunes en cryptomonnaie. Vous demandez la ronçon aux en cryptomonnaie et vous faites virer sur un compte de manière animé.
Et ce qui est si dér c'est que vous avez ça comme ça vraiment en plein jour avec un commando qui est organisé. Bon, il sont aussi un peu des pieds ni clés dans leur manière de faire et à la limite tant mieux. Mais ce qu'il faut bien avoir en tête c'est que c'est une nouvelle tendance.
Chaque semaine ou toutes les deux semaines. Une semaine c'est un doigt qui est coupé. Maintenant, il y a quand même séquestration, il y a des négociateurs à chaque fois des négociateurs du ragn qui viennent en appui pour négocier avec les ravisseurs et puis il y a quand même là aussi en pleine rue un pistolet certes factis qui est brandi mais vous savez un pistolet factis tant qu'on sait pas qu'il est factis tout le monde pense que c'est une vraie arme à feu.
Aujourd'hui, la ressemblance est telle entre les armes factis et les armes à feu que si on vous braque avec un pistolet, même si c'est un pistolet à bille, bah vous à aucun moment vous vous dites que ce sont peut-être des billes et que vous allez rester en vie. Donc il la violence est encore montée d'un cran et et on sait que les services de police, de gendarmerie et la justice investissent maintenant ce nouveau secteur. Et je sais que vous aviez sur votre plateau Laurence la semaine dernière euh le patron de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris qui disait que euh il oriente euh l'action de ces hommes euh de la police judiciaire vers cette nouvelle mode terrible, cette nouvelle tendance abominable.
On voit dans la scène, c'est terrible parce que on voit bien qu'il y a un monsieur relativement costaud qui essaie de protéger. Je sais pas si c'est sa femme, sa fille, ils se tiennent en fait he pour éviter d'être il la tient. Sinon il les raviss la tê des ravisseurs venir lui taper sur la tête avec est-ce que c'est un couteau ou est-ce que c'est une machette, je sais pas.
Et c'est là qu'il ouvre la tête. C'estd qu'en fait c'est à la fois c'est bien entendu des gens qui sont pas forcément organisés mais qui sont d'une violence sans sans et qui font ça en plein jour. J'espère qu'on va les retrouver assez vite parce qu'ils ont dû laisser de l'ADN un peu partout mais euh ils font ça en plein jour presque à visage découvert.
Donc on on verra bien comment ça va finir mais ça veut dire que tous ceux qui sont dans la cryptomonnaie sont potentiellement ou les proches ça peut être les parents, les cousins. Alors souvent c'est des gens assez discrets. Non mais ce sont absolument pas des gens qui veulent au si on va chercher leurs enfants, leurs parents, leurs cousins, leurs grands-parents, un peu partout en France.
Quel Quel pays Gottier ? Quand je pense que il y a certains politiques, certains commentateurs qui ont glosé pendant des jours parce que Bruno Rotaillot avait utilisé le terme de mexicanisation, c'estd qu'au lieu de s'intéresser au phénomène, à l'ensuvagement, à ce qui se passe autour des cryptonnaies, non, on fait des polémiques sur le vocabulaire utilisé par le ministre de l'intérieur pour perdre des heures d'antenne sur le champ lexical de l'insécurité plutôt que de s'intéresser à ce qui se passe là. Ce qui se passe là est tout simplement effrayant.
C'est juste effrayant. C'est en plein jour, en plein Paris, devant tout le monde. Euh ça dit l'impunité dans laquelle ils ils sont.
Et comme le disait très justement Louis, il y a des fallanges qui tombent. C'est-à-dire qu'on euh comme le baron en pain, on vous rapte et on vous coupe des fallanges et on l'envoie euh à vos familles pour que il y ait des transferts de fonds et des transferts de de cryptomonnaaies. Donc c'est tout simplement effrayant. s'en prend à une femme, on massacre le visage d'un homme, tout ça devant tout le monde avec un pistolet factice et si les passants ne bougent pas et ben ils sont probablement enlevé.
Et si l'homme ne se défend pas et n'agrépe pas encore une fois la femme qui l'accompagne, elle part dans le van et on ne sait pas ce qui se passe pendant des jours et des jours. Peut deviner oui, malheureusement rapidement. Mais effectivement, je pense que la sud-américanisation, nous y sommes.
Et quand on regarde aussi ce qui s'est passé en Amérique du Sud, les pays qui ont réussi à enrayer des spirales de violence de cet ordre-là. Vous évoquez Médelline mais Médelline c'est maintenant une ville relativement sûre qui n'a plus rien à voir avec ce qui était Pablo Escobar mais parce qu'ils ont pris des mesures absolument drastiques. Regardez ce qui se passe au Salvador aussi.
Le président salvadorien est allé d'ailleurs jusqu'à dégager les magistrats de la Cour suprême pour pouvoir appliquer des réformes qui étaient d'ailleurs validées par la population. Mais moi je ne trouve pas ça souhaitable en soi parce qu'il y a de vraies atteintes aux libertés publiques. Le problème c'est que si nous ne prenons pas les mesures avant, nous finirons immanquablement par en arriver là parce que on voit l'apparition de gang et ce qui a pourri la vie des pays d'un certain nombre de pays en Amérique latine, ce sont précisément les gangs.
Dernière affaire dont je voulais vous parler, c'est ce qui concerne Kim Kardashian
Marina Ferrari