L'intégrale de Good Morning Market du lundi 13 juillet
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
8h30, les dernières actus, Léo Dumas. Et c'est le coup d'envoi
cette semaine du marathon budgétaire puisque Matignon doit rendre ses premiers arbitrages avant mercredi. Ça va passer par l'envoi des lettres de cadrage, ce qui permettra ensuite d'entrer dans le dur des discussions, notamment avec le Parti Socialiste. Caroline Morisseau.
Ces arbitrages ont valeur de test. On va s'assurer que tout ce que nous avons négocié dans le dernier budget soit bien respecté, nous dit un ténor socialiste. Prime d'activité, ma prime rénove, repas un euro pour les étudiants. Le gouvernement a déjà fait une première en torse en gelant une partie du fond vert pour compenser le coût de la guerre en Iran. Il ne faudrait pas qu'il remette en cause d'autres concessions accordées aux socialistes, prévient l'un d'eux. Ce sera un premier signal avant le budget, ajoute cette même source. Jusqu'ici, l'exécutif s'est dit prêt à faire comme l'an dernier, discuter avec le PS pour trouver un compromis.
Mais à ce stade, les responsables socialistes n'ont échangé qu'avec David Amiel, le ministre du Budget, pas avec Sébastien Lecornu, nous disent-ils. Or, le Premier ministre est de plus en plus tiraillé. Difficile de négocier avec le PS sans se mettre à dos les députés du socle commun, particulièrement en pleine campagne présidentielle. Les socialistes risquent de faire monter les enchères. Et à droite, certains préfèrent encore un budget passé par ordonnance qu'un nouveau deal coûteux avec la gauche.
Il y a 37 départements en vigilance maximale canicule. Ce matin, il y a trois réacteurs nucléaires à l'arrêt. EDF les a mis sur pause pour respecter les limites de température de l'eau des fleuves. Sept autres réacteurs sont en puissance réduite. Par ailleurs, le trafic revient à la normale sur la LGV sud-est dans le secteur de la gare de Lyon à Paris après des dégâts hier suite à l'incendie en forêt de Fontainebleau. 8h32, tensions toujours maximales. Ce matin, au Moyen-Orient, après déjà un week-end de frappes massives, les attaques et représailles se poursuivent. Et Téhéran revendique notamment avoir ciblé des installations américaines à Omane et à Bahreïn.
Tous les autres pays du Golfe disent avoir été visés. Washington, plus tôt, a fait savoir qu'il avait bombardé des systèmes militaires iraniens, notamment dans le secteur du détroit d'Hormuz. Une situation qui inquiète les marchés avec des cours du pétrole qui ont ouvert en forte hausse jusqu'à 79 dollars pour le baril de Brent.
Merci beaucoup Léo. Les marchés justement. Attendons sa 27 minutes de l'ouverture. Nicolas ?
On attend des marchés européens orientés dans le rouge, que ce soit sur le CAC 40 ou sur le DAX, en lien bien sûr avec la hausse des cours du pétrole et la reprise des tensions au Moyen-Orient. On voit que le baril de Brent évolue sous les 79 dollars, que le WTI est lui repassé aux alentours des 74 dollars. On parle d'une hausse de 4%, d'un peu plus de 4% par rapport au dernier cours du baril du pétrole. Globalement, on est revenu sur les niveaux de mercredi, mercredi où les Etats-Unis avaient remis des sanctions sur le pétrole iranien, mercredi où les premiers tirs avaient eu lieu et où Donald Trump avait annoncé la fin du cessez-le-feu.
Ce niveau des 80 dollars, il faut l'interpréter comme un marché qui anticipe que globalement ni Washington ni Téhéran n'ont intérêt à ce que le conflit dure ou grandisse, mais en même temps de l'attention sur le passage du Détroit d'Hormuz, notamment d'un certain nombre de navires. On voit par exemple que le 10 ans américain s'est retendu 4,58%. Le 30 ans américain s'est retendu également 5,08%. On voit en revanche que l'OAT 10 ans est à 3,86 à l'heure actuelle. Mercredi, alors que les tensions avaient repris dans le Détroit d'Hormuz, on était monté à 3,92. Donc on est sur cet état d'esprit de prudence, veille, mais pas de stress démesuré pour le moment.
A noter également qu'on suivra aujourd'hui l'évolution indique EasyJet qui gagne 14% vendredi alors qu'EasyJet a accepté l'offre du fonds Apollo supérieur à celle du fonds Castle Lake qui est intervenu quelques jours avant. Vodafone qui va accueillir Xavier Niel comme premier actionnaire du groupe a vu son titre progresser de 11,5%. Et puis on note que SKNX à Séoul perd plus de 10% après avoir gagné environ 11% lors de son premier jour au Nasdaq vendredi. Voilà, donc il y a un petit effet vaste communiquant qui est intéressant à constater sur les marchés. On en parlera plus longuement peut-être dans le Club de la Bourse.
Dans le Club de la Bourse, nous recevons Éric Delanois, président fondateur de Tenzing Conseil et Anguéran Arta, stratégiste à la financière de l'échiquier. Mais avant cela, c'est le monde qui bouge. Good Morning Business Le monde qui bouge Avec Bouan Alisa Capellini, les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne se réunissent à Bruxelles aujourd'hui. Un thème à l'ordre du jour, comment interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie ? Évidemment, le sujet est explosif. Oui, d'ailleurs, c'est même le sujet d'une guerre interne entre Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne, et Kaja Kalas, la chef de la diplomatie.
C'est vrai que cette question, elle est très compliquée. Elle concerne toutes les marchandises qui viennent des colonies israéliennes situées en dehors des frontières internationalement reconnues d'Israël. Et cette question, c'est comment on empêche ces marchandises d'arriver sur le marché européen ? Alors, ça peut paraître très simple. En réalité, techniquement, c'est beaucoup plus compliqué que ça, en sachant quand même que toute cette question est purement politique et symbolique, parce que selon les chiffres de la commission consultée par Politico, les échanges avec les colonies de la Cisjordanie représentent seulement 0,5% du commerce total des Européens avec Israël.
Donc, c'est une question de symbole. Aujourd'hui, d'ailleurs, ces produits sont déjà exclus de l'accord entre les Européens et Israël, mais ils arrivent quand même sur le marché européen. Donc, il y a plusieurs options sur la table qui seront discutées aujourd'hui par les ministres des affaires étrangères. On parle tout d'abord d'une interdiction des importations, pure et simple. Il y a plusieurs pays qui militent pour cette option, notamment l'Irlande et l'Espagne. Deuxième option, et c'est celle qui est préférée par les Français et les Suédois, c'est une mise en place de licences d'exportation. Ça pourrait être assez technique, assez compliqué à réaliser dans la pratique.
Et enfin, une troisième option, c'est celle d'instaurer des droits de douane très élevés et qui donc empêcheraient de facto les exportations. En réalité, ça pourrait être l'option qui marche le moins bien parce qu'Israël pourrait rembourser ses droits de douane et donc rendre cette mesure totalement inefficace. Voilà les trois options qui seront sur la table à Bruxelles aujourd'hui. Alors, est-ce qu'ils vont réussir à se mettre d'accord d'une façon ou d'une autre, Annalisa ? Ça paraît très improbable, déjà parce qu'il y a ce différent entre Ursula von der Leyen et Kajakalas, qui est la numéro 2 de la Commission. Pourquoi ce différent ?
Parce que la Commission et Ursula von der Leyen estiment que c'est une décision qui relève de la politique étrangère des 27 et que donc il faut un accord à l'unanimité de tous les États membres. Alors évidemment, on en est très très loin, comme un peu dans tous les sujets et d'autant plus sur ce sujet qui est très très épineux. Il y a une division très profonde en Europe avec un groupe de pays, notamment la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, qui insistent pour arrêter totalement le commerce avec les colonies israéliennes et une autre partie de pays qui sont beaucoup plus frileux sur le sujet, notamment les Allemands et les Tchèques.
Donc, Ursula von der Leyen, elle préfère laisser le choix aux États membres. Il dit que la balle est dans le camp des États membres. Il y a, attention, un trou de souris et c'est celui-là que Kajakalas, la chef de la diplomatie, compte exploiter. Elle, elle espère en faire une mesure purement technique, purement commerciale. Et là donc, il suffirait uniquement le vote à la majorité qualifiée. Dans ce cas-là, ça serait un très grand succès diplomatique pour Kajakalas qui arriverait à imposer sa vision.
Et il faudrait surtout regarder à ce moment-là ce que font les Italiens, puisque c'est bien le vote des Italiens qui sont encore indécis pour l'instant, qui pourrait faire basculer le vote d'un côté ou de l'autre, en faveur ou contre cette restriction des produits dans les colonies israéliennes. Est-ce qu'on aura la réponse aujourd'hui, Annalisa ? Non, non, on n'aura pas la réponse aujourd'hui, pas avant l'automne, en effet, déjà parce que c'est compliqué de se mettre d'accord, je vous le disais. Et en plus, parce que les Européens ont bien en tête qu'il y a une échéance électorale en Israël fin octobre, avec des élections législatives prévues.
Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, n'est pas du tout assuré de garder sa position. Il y a plusieurs candidats qui se présentent, et les Européens veulent surtout éviter de braquer les Israéliens sur ce sujet, pour éviter qu'ils se retournent vers des candidats plus extrémistes, plus nationalistes, encore plus à droite. C'est pour ça, donc, les Européens n'ont prévu la prochaine réunion sur le sujet qu'à l'automne, au mois d'octobre. Il faudra quand même surveiller ainsi ce qu'il se passe d'ici là dans les couloirs de Bruxelles, parce que c'est là que se décide une partie du futur des relations entre Bruxelles et Tel Aviv.
Merci Annalisa Capellini, le monde qui bouge, chronique à retrouver sur notre appli et notre site tous les jours, évidemment en replay. Dans un instant, je vous l'ai dit, le Club de la Bourse avec Éric Delannoy et Anguéran Arthas qui nous rejoignent avec Nicolas Pagnès. A tout de suite. Le Club de la Bourse a déjà commencé à discuter sur ce plateau avec Nicolas Pagnès et nos invités. Éric Delannoy, président fondateur de Tenzing Conseil et Anguéran Arthas, stratégiste à la financière de l'échiquier. Merci beaucoup à tous les deux messieurs d'être sur ce plateau. On va peut-être commencer par cette situation géopolitique, la reprise de ses tirs, le détroit d'Hormuz à nouveau stabilisé.
Est-ce que ces dirigeants-là ont finalement conscience de la limite qu'ils ne doivent pas franchir justement par rapport au marché Anguéran ?
Alors, je pense que côté américain, la conscience, elle est là. Il y a une corrélation entre la politique américaine et le niveau des marchés depuis un certain nombre d'années, notamment sous Donald Trump qui est assez forte. Ceci étant dit, il y a un réel problème côté américain, c'est qu'on a le sentiment qu'il n'y a pas vraiment de stratégie finale. C'est-à-dire qu'on a le sentiment que la diplomatie américaine ne sait pas vraiment quel ordre régional elle veut obtenir au Proche-Orient, notamment autour de l'Iran. Ce qui fait qu'en fait, on est toujours dans un jeu un petit peu d'hésitation.
Il y a la pression à un moment donné des marchés d'une part, mais aussi du consommateur américain, avec les prix du pétrole, etc. Et puis avec l'échange des mi-termes qui approche, qui pousse un peu, notamment Donald Trump, à avoir sa copie. Mais finalement, on voit que tout ça n'est pas très... Ça ne répond pas à une stratégie globale très pensée. Et donc, oui, il y a un rappel des marchés. Pour l'instant, ceci dit, la réaction des marchés est quand même franchement bénigne. Elle est presque plus forte sur la partie IA, on en parlera peut-être après, que sur ce qui est lié à l'Iran.
Donc, je ne suis pas sûr qu'à ce stade, le marché soit encore une force de rappel, notamment pour la diplomatie américaine. Éric ? Moi, je pense que ce conflit va durer de manière larvée parce que les objectifs des deux pays sont totalement divergents. Il y a un premier pays, les États-Unis, qui est en train de regarder l'inflation, comment elle évolue, l'évolution des marchés, et donc n'a pas intérêt à ce que le pétrole reprenne un prix trop élevé et qu'il y ait des tensions géopolitiques parce que, mine de rien, les mi-termes arrivent. Et de l'autre côté, il y a l'Iran qui est en train de jouer sa crédibilité sur sa capacité à gérer le détroit d'Hormuz.
En fait, ils ont découvert, enfin, ils ont découvert, je pense, qu'ils avaient depuis très longtemps en tête qu'en gros, ils sont incontournables dans la gestion de ce détroit incontournable pour le pétrole mondial et que ça fait très longtemps qu'ils avaient envie d'en tirer un bénéfice économique. Et qu'à ce titre-là, comme d'un côté, le bénéfice économique de l'Iran ira contre les marchés mondiaux parce que ça va renchérir les importations de pétrole, quoi qu'on en dise, à travers des coûts supplémentaires, on a des divergences majeures.
Et Trump, aujourd'hui, il a probablement envie de pouvoir affaiblir la capacité de l'Iran à gérer ce détroit d'Hormuz plutôt que de chercher un accord qui ne durera pas tant que l'Iran ne cherchera pas à mettre en place cette crédibilité-là. D'ailleurs, vous avez remarqué qu'on a totalement évacué la problématique du nucléaire. On n'en parle plus du tout. Donc voilà. Mais une question quand même sur le message des marchés aujourd'hui, le 13 juillet, il nous dit quoi ?
Puisqu'on a du coup le Bren qui est revenu sous les 80 dollars, le WTI qui est à 74 dollars, les taux américains qui remontent un petit peu, l'OAT française qui, mercredi, quand on a vu la reprise des tensions, est montée jusqu'à 3,92. On est à 3,86 à l'heure actuelle. On a l'impression quand même qu'on a un cessez-le-feu dont Donald Trump a dit qu'il était caduque. On a une reprise des sanctions sur le pétrole iranien et un marché qui reste prudent mais qui veut croire que ça ne durera pas. C'est un scénario qu'on a déjà connu quand même depuis plusieurs mois. Mais finalement, il n'y a pas de stress aujourd'hui.
Il y a juste une petite prudence, une petite veille mais il n'y a pas de gros stress sur les marchés. Eric ? Mais parce qu'on est justement, à mon avis, dans une guerre qui n'est pas une guerre en fait. On est dans une négociation qui prend la forme d'une guerre à un niveau zéro de temporalité. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les marchés sont en train d'anticiper qu'il va y avoir un nouvel ordre qui va s'installer avec des nouvelles conditions de marché qui vont s'installer notamment sur la route du pétrole et que ça ne génère pas des effets qui pourraient être liés à des effets de destruction mais ça génère des effets de stress qui sont liés à des effets de gestion. Moi je pense...
Et donc les États-Unis qui s'aideraient devant l'Iran puisqu'il ne faut pas forcément... Mais ils s'aideront devant l'Iran parce que d'abord, les Perses ont une tradition de négociation qui est millénaire et qu'à ce titre-là, ils arriveront à leur fin. Maintenant, ça va être le niveau. La France et l'Europe a un rôle à jouer d'ailleurs là-dedans sur le fait qu'Emmanuel Macron l'a rappelé. Il ne voulait pas que le détroit d'Harmouz soit payant. Donc il va y avoir un jeu d'équilibre qui va s'installer. Parce qu'il y a de la préparation, les États-Unis cèderont tout parce qu'ils n'ont aucun levier pour le faire.
Ils ne sont même pas tellement concernés par le détroit d'Harmouz compte tenu de la faiblesse du pétrole américain. Donc ils ont mis le doigt dans un engrenage qu'ils ne maîtrisent pas qui donne l'occasion à l'Iran de pouvoir négocier à une forme de nouvel ordre mondial sur le pétrole mondial. Les marchés enterrinent ça. On n'est pas dans un ordre de destruction. On est dans un ordre de gestion.
Mais ça veut dire, pardon, peut-être pour Anguéran-Hartaz, que si je vous suis donc en fait du passage payant au sein du détroit d'Harmouz, ça veut dire des prix du baril plus élevés, un besoin de reconstituer des réserves stratégiques qu'on a libérées pour limiter le choc d'offres, ça va là aussi dans un scénario de prix du baril plus élevé, peut-être pas là à court terme mais à moyen ou long terme Anguéran-Hartaz. Effectivement, l'addition de ces coûts supplémentaires que vous mentionniez juste avant mais avec une perspective de moyen long terme dans une reconstruction des stocks qui va prendre un peu de temps. En face, on a quand même une demande qui a été un petit peu affectée.
Donc, globalement, un prix du pétrole plus élevé évidemment qu'en début d'année mais qui ne part pas sur des niveaux extrêmes qui seraient de nature à choquer l'économie. Parce que justement, je reviens sur ce qu'a été dit justement, en fait, je suis assez d'accord c'est-à-dire que les marchés prissent qu'on est toujours dans une négociation avec en plus des États-Unis qui finalement n'ont pas de levier très fort pour agir. Donc, on va à un moment donné parvenir à un accord. En tout cas, c'est ça que les marchés aujourd'hui prissent. Ceci étant dit, il y a quand même à mon avis un peu de complaisance parce que vous le rappelez, les réserves stratégiques ont quand même été bien utilisées.
Les stocks de pétrole mondiaux sont très bas. On a une saisonnalité de la demande de pétrole qui n'est pas très bonne. On arrive sur la demande estivale plus ensuite la période de reconstitution des stocks notamment de fuel pour l'hiver. Donc, il y a pour l'instant une complaisance des marchés parce qu'on pense qu'on est simplement dans un nouvel épisode finalement de la négociation. Il ne faudrait pas que ces épisodes quand même durent trop longtemps et que les flux par ormouze restent trop fermés parce que l'état des stocks mondiaux de pétrole ne le permettra pas sans une envolée après du prix sur les prochains mois.
D'autant que vous disiez que les États-Unis ne sont pas tellement concernés mais la Chine, elle l'est, elle n'a aucun intérêt à ce que ça dure comme ça encore pendant longtemps, Eric ?
Non, personne n'a vraiment intérêt à ce que ça dure comme ça longtemps. Donc, je pense qu'il y a une double pression qui va se faire. Il y a effectivement la Chine qui va, à mon avis, à un moment peser sur les événements. Je ne sais pas encore moi de quelle manière. Et puis, il y a les mid-toms qui sont quand même des cordes de rappel fondamentales quand même. Cordes de rappel qui, je rappelle, pétrole égale inflation, prix mondiaux qui augmentent. Donc, Trump quand même va être jugé sur cette thématique-là. on sent bien qu'il n'a pas non plus intérêt lui à ce que ça dure. Je pense qu'ils sont dans une impasse aujourd'hui.
Il ne peut pas faire autrement que faire ce qu'il fait en espérant que ça dure le moins longtemps possible. Effectivement, la Chine va rentrer dans le jeu. De quelle manière, je ne sais pas.
On parle de l'intelligence artificielle également ce matin, Nicolas.
On peut peut-être commencer avec vous, Anguéran, et commenter cette grande IPO, méga IPO qui a eu lieu aux Etats-Unis vendredi. Skynyx qui est rentré en bourse donc au Nasdaq. Deuxième plus grosse IPO de tous les temps. 26,5 milliards de dollars levés. Deuxième IPO après SpaceX. Première journée de cotation. Skynyx gagne 12% à Wall Street. Skynyx, on le rappelle, qui est coté à Séoul, qui a dépassé les 1 000 milliards de dollars de valorisation à Séoul. Aujourd'hui, à Séoul, cette nuit, moins 12%. Dans un contexte où les semi-conducteurs ont beaucoup performé depuis le début de l'année, voire même avant, mais où on voit des questionnements à l'heure actuelle sur les niveaux de valorisation.
Comment est-ce qu'on interprète cette IPO ? Est-ce que c'était le bon timing pour une telle entreprise de l'envergure de Skynyx d'aller au Nasdaq aujourd'hui, enfin, y vendredi ? La question peut toujours se poser. Ceci dit, c'est plus une diversification de là où l'action est cotée plutôt qu'une introduction complètement nouvelle, comme ça pourrait être le cas pour Anthropik ou pour Antonei dont on parle. Et sursouscrite cette fois, donc ça répond en partie à la question. La demande était là, très clairement. Après, ce que ça nous dit, ça nous dit deux choses.
Ça nous dit, d'une part, parce que vous mentionniez que la cotation à Séoul, elle, est en forte baisse, tandis qu'il y a eu une demande assez forte pour la cotation au Nasdaq. ça nous montre qu'il y a quand même un arbitrage des flux. On a simplement des gens qui, en fait, rapatrient du cash qui était investi en Corée et qui vont la mettre sur l'ADR, SKNX, plutôt cotée aux US, tout simplement.
Et puis, ça, ça s'inscrit dans un contexte global sur les semi-conducteurs qui a un peu plus heurté depuis quelques semaines, tout simplement parce que le marché est en train de se rappeler pourquoi il n'aimait pas ce secteur pendant des décennies, parce que c'est un secteur extrêmement cyclique et le marché est en train de s'en rappeler. Alors oui, le cycle qu'on a aujourd'hui est sans doute beaucoup plus fort et beaucoup plus long que les cycles précédents à cause de la demande de l'IA, mais ça n'en reste pas moins un cycle des semi-conducteurs.
Et on a vu ces derniers jours le prix de la mémoire, ce qu'on appelle la dérame, le prix à l'export de la dérame coréenne qui baissait pour la première fois depuis septembre dernier. Donc, ça renforce les doutes, non pas sur la demande globale, la demande globale va rester importante, mais plutôt sur la croissance de cette demande. Comme toujours, les marchés ont un peu tiré la ligne en se disant ça va continuer comme ça pendant longtemps, il est en train de se rappeler que c'est cyclique et que donc la dérivée seconde elle peut ralentir un petit peu.
Et avec aussi peut-être un élément sous-estimé par les marchés, enfin en tout cas selon vous Éric Delanois, c'est ce sujet concentration de la valeur, répartition de la valeur, partage de la valeur de ces grandes sociétés qui bénéficient de la thématique intelligence artificielle. Je pense qu'il y a beaucoup d'essoufflements qui est en train de se montrer aujourd'hui. Il faut quand même se rappeler qu'Amazon vient de mettre en place une émission obligataire qui n'a pas très bien marché. Il y a un ensemble d'émissions obligataires de la tech qui ne marchent plus très bien.
C'est-à-dire qu'on commence à y avoir un doute sur la capacité de ces géants-là à pouvoir rembourser et à tenir les engagements de leurs dettes. Alors ça pose deux questions. Ça pose une première question qui est, compte tenu de tous les investissements gigantesques qui ont été faits, de deux choses l'une, de soit on est sur de la subvention pure et dure de ce que sera le monde de demain et en fait c'est de la philanthropie. Je n'y crois pas une demi-seconde.
Soit un jour ou l'autre il va y avoir une demande de rendement sur ces investissements gigantesques et je ne suis pas convaincu que les gains de productivité que permettra l'IA seront capables de supporter un remboursement de dettes à ce niveau-là. Et donc à ce titre-là on risque d'avoir un phénomène, un double phénomène. Premier phénomène qu'on commence à voir. On estime qu'aujourd'hui 40% des projets agentiques seront abandonnés en 2027 parce que trop consommateurs de tokens. Au niveau des entreprises clientes ? Au niveau des entreprises.
Du côté des entreprises il risque d'y avoir une mise à niveau de ce ne sera pas tout l'IA, ce ne sera pas la course à l'IA mais on va revenir sur dans quels endroits on met l'IA dans quelle chaîne de valeur et donc forcément les investissements vont être beaucoup plus faibles et le deuxième phénomène c'est qu'il y a des acteurs de la tech et des investisseurs qui vont prendre un bouillon monstrueux avec des impacts sur les indices mondiaux qui risquent d'être monstrueux. Ça c'est le premier phénomène sur le marché. Après il y a le phénomène sur le sociétal.
Le sociétal quand on voit que les bénéfices de Google dans ce que moi j'ai appelé la rente informationnelle qui est beaucoup plus importante que n'importe quelle entreprise classique parce que c'est des rendements croissants avec ces boîtes de la tech on a des rendements hyper croissants et qu'à ce titre là on risque d'avoir une concentration de la valeur qui se fasse sur un nombre très limité d'entreprises très limité de personnes au détriment du plus grand nombre avec des inégalités des fractures sociales qui risquent d'exploser dans les dix prochaines années. Et ça c'est un sujet marché c'est un sujet sociétal évident mais est-ce que c'est un sujet marché ?
C'est un sujet systémique en réalité c'est un sujet systémique il est marché du côté des entreprises parce qu'on voit bien que les problématiques de masse d'investissement et de capacité de tenir les remboursements de dette vont à un moment enfin les marchés vont finir par se dire que en fait soutenir la tech c'est un puissant fond et donc on aura des effets correctifs me semble-t-il extrêmement important et puis après encore une fois si les effets sociétaux prennent le pas on va avoir des phénomènes qui sont larvés aujourd'hui on l'a vu les gilets jaunes et les marchés n'aiment pas les instabilités sociales Peut-être un mot pour continuer avec vous Anguero Arthas mais dans cette course aux IPO qu'on voit cette année on a vu SpaceX il y a également OpenAI et Anthropik qui sont également concernés Anthropik qui annonçait au trimestre précédent avoir touché la rentabilité pour la première fois de son histoire est-ce que du coup ça vient mettre un petit bémol à ce que nous dit Eric ou au contraire ça vous restez dans cette même dans ce même questionnement de rentabiliser sur le long terme ces investissements faramineux dans la course à l'intelligence artificielle La question de la rentabilité elle n'est pas réglée parce qu'on a fait une fois un trimestre on a dégagé des bénéfices ça c'est très clair d'une part et d'autre part il y a un vrai problème on parlait de la dette des levées de dette d'Amazon etc il y a un vrai problème aujourd'hui de capacité d'absorption du marché c'est vrai pour les IPO capacité d'absorption du marché actions et c'est encore plus vrai pour le marché du crédit il y a une note très récente de Goldman Sachs sur le sujet qui montre très bien qu'on a un vrai risque que le marché du crédit américain ne soit pas en mesure d'absorber l'offre de papier qui va être émise par les grandes entreprises qu'on appelle les hyperscalers pour financer les dépenses d'IA et ça c'est un sujet qui est même c'est même avant le sujet du remboursement de la dette et de la rentabilité de ce remboursement c'est un sujet simplement d'avoir en face la demande nécessaire pour pouvoir lever des fonds sur les marchés donc il y aura peut-être des acteurs en fait qui ne pourront pas aller au bout de la course faute de financement faute de trouver des investisseurs c'est très possible et en tout cas pas aux conditions attendues ou pas dans les caractéristiques attendues et ça évidemment ça peut avoir après des effets en chaîne puisque moins de capacité de financement égale un peu moins de dépenses d'investissement égale un peu moins de demandes sur les semi-conducteurs égale, égale, etc et donc vous avez un effet domino comme ça qui peut se mettre en place pas parce que l'IA ne va pas fonctionner ou autre simplement parce que la croissance la dérivée seconde de la croissance à un moment donné va ralentir et que comme toujours le marché ne l'anticipe pas et presse une croissance infinie à long terme
Le club de la bourse merci messieurs Éric Delanois président fondateur de Tenzing Conseng et Anguéran Arthas stratégiste à la financière de l'échiquier vous allez parler dans un instant d'une autre IPO dans une moindre mesure celle du slip français Nicolas Pagnès
exactement on aura le plaisir d'accueillir Guillaume Gibault et Léa Marie donc pour évoquer cet IPO du slip français premier jour de cotation demain sur Euronext Grosse on en parlera dans un instant dans Good Morning Market et puis on commentera l'ouverture des marchés européens attendu dans le rouge pour le moment
Good Morning Market dans un tout petit instant sur BFM Business merci de nous avoir suivis vous pourrez retrouver tous nos invités tous nos chroniques sur notre site quant à moi je vous retrouve demain à 6h58 très bonne journée sur BFM Business BFM Business présente Good Morning Market Nicolas Pagnès
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market nous sommes ensemble jusqu'à 9h15 en direct sur BFM Business pour commenter l'actualité des marchés la tendance des marchés à l'ouverture des marchés qui sont attendus pour le moment dans le rouge en Europe que ce soit sur le CAC 40 ou sur le DAX en lien bien sûr avec la hausse des cours du pétrole un baril de Brent qui est aux alentours des 80 dollars tandis que le WTI est lui aux alentours des 74 dollars en réaction aux tensions que l'on peut voir entre les Etats-Unis et l'Iran et avec la réduction du nombre de navires qui peut évoluer dans le détroit d'Hormuz à l'heure actuelle ça a d'ailleurs eu pour incidence de faire grimper les taux américains sur des niveaux qu'on avait déjà connus mercredi lorsque les tensions avaient officiellement repris entre les Etats-Unis et l'Iran le 10 ans américain qui est aux alentours des 4,5% le 30 ans américain qui est lui aux alentours des 5,08% tandis que l'OAT 10 ans a progressé également ce matin aux alentours des 3,86% on en parlera évidemment dans un instant mais tout de suite c'est le journal de Léo Dumas
Good Morning Market le journal
et donc effectivement les attaques et les représailles qui se multiplient entre les Etats-Unis et l'Iran ça a duré tout le week-end ça se poursuit ce matin avec toujours ce schéma habituel Annalisa Capellini
Absolument avec des frappes dans les deux sens avec les Américains qui ciblent les capacités militaires iraniennes aux abords du détroit d'Hormuz et des ripostes iraniennes sur les intérêts américains dans la région Bahreïn les Émirats Arabes Unis Jordanie et Kovait tous disent avoir été ciblés par l'Iran ces dernières heures mais Tehran a ciblé aussi Oman avec qui pourtant les discussions se poursuivent sur la gestion du détroit d'Hormuz ces derniers jours et le Qatar le Qatar qui avait été un des médiateurs dans les négociations avec les Américains c'est presque un symbole qui nous dit que du côté des Iraniens aussi l'accord intérimaire de cesser le feu saigné au mois de juin n'est plus en vigueur il reste aussi des incertitudes quant à la situation dans le détroit d'Hormuz oui parce que ce week-end l'Iran a annoncé la fermeture du détroit jusqu'à nouvel ordre je les cite information contredite par l'administration américaine qui affirme que le détroit reste ouvert à tous à la navigation libre et que l'armée américaine va se charger de garantir la liberté de navigation dans une voie maritime
Merci Annalisa Capellini la réaction de Jean-Noël Barraud ce matin le ministre des affaires étrangères qui appelle toutes les parties à revenir au protocole d'accord trouvé ce fin juin avec des négociations qui doivent porter sur le programme nucléaire iranien ce sera la condition préalable à la levée de toute sanction écoutez
Il va de soi Il va de soi qu'il n'y aura qu'il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir
Puis à 9h02 une information dans l'actualité des entreprises avec le début ce matin d'une grève nationale en Corée du Sud chez Hyundai Motors une grève partielle toutefois 4h par jour seulement jusqu'à mercredi avec près de 40 000 salariés qui vont prendre part à ce mouvement et deux revendications une hausse des primes de performance et des salaires d'un côté et puis le report de l'âge de départ à la retraite afin de toucher ces salaires pendant plus longtemps Le CAC 40 qui ouvre en recul un de 0,26% à 8 317 points Le DAX qui ouvre lui aussi en recul un moins 0,39% à 24 969 points L'Eurostox qui de son côté ouvre en recul également un moins 0,42% à 6 243 points Parmi les plus fortes hausses du jour on voit que Total Energy gagne 2,44% Sanofi 0,56% Orange plus 0,47% ou encore Euronext plus 0,41% Parmi les plus fortes baisses du jour on note Esté Microelectronics moins 2,29% ArcelorMittal moins 1,65% Schneider Electric moins 1,21% ou encore Legrand moins 1% On regarde bien sûr ce qui se passe du côté du baril de Brent puisque c'était la nouvelle de ce week-end sur les marchés la progression des prix du pétrole de plus de 4% à l'ouverture cette nuit le baril de Brent qui est sous les 79 dollars à 78,82 exactement le WTI qui lui est aux alentours des 74 dollars une progression des barils de pétrole qui est une réaction directe à la reprise des tensions dans le détroit d'Ormuz et qui a eu pour incidence de faire monter les taux en Europe mais aussi aux Etats-Unis alors on n'est pas revenu au niveau qu'on avait vu mercredi dernier mais ça monte quand même une certaine vigilance de la part des marchés sur la situation on reviendra bien sûr sur tous ces éléments dans Good Morning Market à noter que nous aurons le plaisir également de recevoir dans un instant dans Good Morning Market Guillaume Gibault le fondateur du Slip français et Léa Marie la directrice exécutive du Slip français afin de revenir sur l'IPO du Slip français qui fera ses premiers pas sur Euronext Gros demain, mardi 14 juillet on en parle dans un instant à tout de suite
BFM Business présente Good Morning Market Nicolas Pagnès
Vous êtes toujours en direct sur BFM Business dans Good Morning Market avec un CAC 40 qui a ouvert en recul de 0,11% à 8329 points tandis que le DAX lui a ouvert en recul de 0,23% à 25009 points le Rostock 50 qui lui recule de 0,3% à 6251 points on commente l'ouverture des marchés avec Alexandre Baradez chef analyste chez IG bonjour Alexandre le pétrole revient sur le devant de la scène le baril de Brent et sous les 79 dollars le WTI sous les 74 dollars est-ce qu'on peut parler de vigilance à ce stade ?
On n'est pas sur un stress démesuré mais on a quand même le marché qui réagit à la reprise des tirs entre les Etats-Unis et l'Iran au sujet du détroit d'Harmouz Effectivement bonjour Nicolas bonjour à tous il y a une forme de vigilance qui s'opère parce qu'on voit que le baril rebondit de 3 à 4% ce matin donc c'est pas fou on rappelle que dans les premiers jours du conflit au tout début fin février début du mois de mars on était passé en ligne droite de 65 dollars le baril vers les 100 dollars et même au-delà dans les jours qui avaient suivi donc là 3 à 4% de rebondus du pétrole c'est pas fou mais simplement ce que les marchés sont vigilants c'est au niveau des taux parce que vous l'avez bien dit dans vos titres on rappelle que les taux n'avaient eux pas retrouvé leur trajectoire normale quand je parle des taux c'est quoi ?
c'est les taux de référence c'est le taux à 10 ans de la France le taux à 10 ans d'Allemagne le taux à 10 ans des Etats-Unis également tous ces taux qui s'étaient tendus lors de la première phase du conflit au printemps et bien malgré le fait que le pétrole entre temps soit retombé sur ces niveaux de pré-crise en fait et bien les taux ne s'étaient pas détendus parce que toujours des questions sur le niveau d'inflation aux Etats-Unis sur le niveau des taux sur le niveau d'inflation aussi en Europe et en fait c'est ça que le marché d'action surveille en fait c'est la réaction que le rebond du pétrole port sur les taux aussi évidemment sur les secteurs concernés toutes les valeurs industrielles les valeurs qui consomment l'énergie donc en bourse notamment dans tout le secteur industriel et par exemple des indices comme le DAX dans lequel vous en trouvez plusieurs donc on voit qu'il y a une forme de vigilance sur les actions et les actions les marchés les investisseurs regardent ce qui se passe sur les taux par rapport aux anticipations de banques centrales il est clair que si le pétrole rebondit de 15-20% et se maintient sur ces niveaux-là dans les semaines qui arrivent et bien la question d'une seconde hausse de taux de la BCE à la rentrée va revenir sur la table elle est déjà en partie d'ailleurs mais les perspectives avaient diminué avec l'atténuation du conflit donc ces perspectives peuvent revenir sur la table et pour la Réserve fédérale également là on sait que c'était plus tendu côté des Etats-Unis parce qu'ils avaient beaucoup de mal de leur côté à faire déjà redescendre l'inflation vers 2% avant la guerre en Iran donc le sujet d'une hausse de taux de la Fed va s'accroître également et puis je pense qu'il y a aussi l'approche de la saison des résultats qui peut jouer un petit rôle le marché était aux Etats-Unis un petit peu sur la réserve avant ces résultats donc là la reprise des hostilités entre les parties au Moyen-Orient effectivement dans un contexte près de résultats également peut pousser certains investisseurs à être un peu sur la réserve en début de semaine Merci Alexandre Baradez d'avoir été avec nous en direct au démarché je rappelle que vous êtes chef analyste chez IG et quant à nous on se retrouve maintenant dans le focus du jour Le focus du jour c'est bien sûr cet IPO qui interviendra demain sur Euronext Grosse l'IPO du Sleep Français nous avons le plaisir d'accueillir pour commenter cet IPO Léa Marie directrice exécutive du Sleep Français bonjour Léa et Guillaume Gibault fondateur du Sleep Français bonjour Guillaume bienvenue à tous les deux c'est donc demain que le Sleep Français fera ses premiers pas en bourse sur Euronext Grosse on peut peut-être commencer avec vous tiens Léa pour commenter ses chiffres sur souscription d'1,15 fois exactement il y a plus de demandes que d'offres pour l'IPO du Sleep Français avant même ses premiers pas en bourse c'est une nouvelle dont on se félicite au sein du Sleep Français
on est hyper fiers on l'avait au fond de nos tripes avec Guillaume on était convaincus que le grand public allait comprendre le projet de réindustrialisation qu'il était acteur et effectivement ça se produit donc on est hyper hyper heureux et en même temps ça nous met un peu plus la pression de réussir parce qu'ils comptent sur nous ils nous ont fait confiance
Guillaume Gibault cette décision d'emmener le Sleep Français en bourse elle a été mue par quelle volonté je rappelle que dans le contexte boursier dans lequel on se parle il n'y a pas beaucoup d'IPO quand même en France et en Europe à l'heure actuelle c'est presque c'est courageux de se dire qu'on va aller lever de l'argent en bourse plutôt que d'aller chercher de la dette ou des fonds de capital investissement je crois que depuis 15 ans on est courageux on est suivi par 850 000 clients on a trouvé depuis 2 ans et demi un modèle économique qui montre que c'est possible de fabriquer en France on fait 21 millions d'euros de chiffre d'affaires 2 millions d'EBITDA 700 000 euros de résultats net l'année dernière donc on est une entreprise pérenne qui fait des résultats et donc sur cette base là on se dit qui sont ceux qui vont nous accompagner sur le long terme qui sont les actionnaires naturels de notre entreprise et donc on se dit le grand public c'est eux nos clients qu'on veut venir prendre au capital de l'entreprise on imagine bien que s'ils sont actionnaires ils vont acheter des slips chez nous et ça fait beaucoup de sens on est entreprise à mission ça aligne toutes les planètes et donc finalement avec Léa on se dit c'est quoi la bonne plateforme c'est quoi le bon moyen pour faire entrer les français le grand public au capital de l'entreprise et donc on se dit par élimination on n'est pas scope on n'est pas sick les plateformes de crowdfunding sont peut-être pas assez robustes finalement la plus costaud c'est Renext et donc on y va parce que Léa il y a une réorganisation actionnariale aussi derrière cet IPO on donne plus de place aux particuliers
on donne beaucoup plus de place aux particuliers et c'est tout l'enjeu nous on pense de la réindustrialisation ils sont acteurs on avait envie et Guillaume le dit de quelque chose de robuste avoir son tampon son visa l'autorité des marchés financiers pour nous c'était important on s'est comparé au plus gros et on est encore un tout petit acteur du Made in France et effectivement la suite elle est devant nous on a montré beaucoup de compétitivité on s'est battu on prouve qu'en France on s'est fabriqué de façon compétitive et les français nous ont toujours suivi et là c'est une façon d'officialiser les faire rentrer au capital de décider avec eux de notre avenir parce que c'est plutôt sur du long terme qu'on va écrire avec eux et de pouvoir rebâtir à très grande échelle l'industrie
objectif doublement du chiffre d'affaires d'ici 2030 c'est ça si j'en crois les informations du slip en action
on continue une croissance sur le slip puisque nous on est encore un acteur trop petit on n'a que 4% de parts de marché du sous-vêtement et on doit aller en chercher beaucoup plus travailler encore sur les prix et puis on accompagne maintenant des entreprises à fabriquer en France des marques qui sont parties au Portugal parce qu'elles n'ont pas trouvé de compétitivité en France on est compétitif et donc on a de grands enjeux sur la partie industrie
justement Guillaume Gibault quand on est actionnaire du slip français on finance quoi globalement ?
On finance donc dans le plan développement sur cette opération de 13 millions il y a 5 millions d'euros d'investissement de croissance de capital qui vont permettre de déployer les usines donc on a notre usine à Aubervilliers 77 personnes on fabrique 6000 pièces par jour 4500 sous-vêtements 1500 t-shirts donc on va déployer des nouvelles machines des automates on va déployer des mètres carrés de fabrication on va structurer aussi cette équipe notamment sur la partie B2B et ça aussi les gens qui investissent chez nous on va les encourager à nous ramener de l'entrant c'est vraiment ça tout le monde est acteur finalement de notre avenir donc des entreprises du textile qui pourraient potentiellement vous passer des commandes des entreprises du textile et aussi ce qu'on appelle le vêtement d'image vous travaillez pour le Tour de France pour Roland-Garros il y a beaucoup d'entreprises qui commandent du vêtement pour des événements pour plein de choses qu'ils vont faire et finalement souvent ces vêtements ils viennent d'ailleurs alors que prenons l'exemple du Tour de France vous êtes un des partenaires du Tour de France vous vous mettez des vêtements sur le marché que vous allez soit vendre soit offrir c'est dommage parce que ce n'est pas fabriqué en France oui pourquoi ne pas les fabriquer au Berbigny par exemple exactement si vous êtes actionnaire du style français même pour une action vous allez me dire tiens je vais faire la passe et je pense que nous c'est ce qu'on défend c'est finalement une économie où en fait tout le monde est acteur même on peut avoir l'impression que c'est une petite échelle mais ça peut faire vraiment des emplois à long terme moins de carbone ça peut faire grandir l'usine donc voilà en tout cas on investit dans un projet de croissance rentable on est une petite entreprise oui mais on va maintenir ce résultat d'exploitation à 10% aller chercher des parts de marché relocaliser des entreprises soit des marques de mode soit des metteurs de marché sur le vêtement et à la fin normalement tout le monde gagne plus d'emplois moins de CO2 plus de liens sociaux et beaucoup de fierté surtout c'est donc demain Léa que vous allez faire sonner la cloche le premier jour de cotation du slip français j'imagine qu'avec cette période de souscription les attentes sont plutôt positives sur les premiers pas du slip français en bourse
on espère après je pense que fondamentalement ça ne va pas changer notre quotidien coté ou pas coté on a un devoir d'excellence d'exigence de précision quand on fait tout en France tout coûte plus cher donc il faut réfléchir à chaque fois qu'on dépense un euro c'est un euro des français donc on est prudent
sur souscription de 1,15 fois est-ce que ça peut envoyer un message à d'autres entreprises industrielles qui pourraient retrouver dans la bourse un moyen de financement alors qu'il a été un petit peu délaissé ces dernières années
on espère nous on n'était pas au départ très acculturés on a découvert cet univers depuis 4 mois 5 mois avec les parties prudentes qui nous ont accompagnés mais c'est sûr que à chaque fois qu'il y a une prise de parole d'un industriel en difficulté même d'un industriel très ambitieux les français les citoyens ont toujours répondu présent ils ont de l'épargne on n'arrête pas de le dire ils ne savent pas comment investir et être acteur pour rebâtir un pays on a besoin de faire du PIB et bien c'est une solution qu'on leur propose et la preuve ils ont suivi ils ont compris
14,80 euros par action c'est le prix de l'action du slip français merci beaucoup Léa Marie directrice exécutive du slip français merci Guillaume Gibeau fondateur du slip français merci à vous de nous avoir suivi dans Good Morning Market on se quitte sur un CAC 40 en très léger recul qui revient proche de l'équilibre moins 0,07% à 8 332 points merci de nous avoir suivi en direct sur BFM Business et je vous dis à demain dans Good Morning Market
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