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Audition parlementaireRoger Chudeau· 17 janvier 2026 60 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueÉducation & rechercheCulture, médias & sport

MISSION D’INFORMATION SUR L’IA : AUDITION DE ÉRIC SADIN, PHILOSOPHE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la course au LLM n'est pas aussi une réponse parce qu'il y a une prise de conscience des défis et opportunités des IA ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Faut-il proscrire toute utilisation des IA dans l'éducation ou éduquer à leur maîtrise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Éric SadinFait
    « Il n'est pas trop tard pour bien faire. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. »
  • 7:00Éric SadinFait
    « Ce que je crois moi, c'est pas dans ma boule de cristal. C'est des signes, les signaux qui viennent qui témoignent d'eux. »
  • 8:00Éric SadinChiffre
    « Nous savons aujourd'hui que près de 30 % des morceaux postés sur les plateformes musicales tel Spotify sont générés par des systèmes d'IA génératif. »
  • 9:00Éric SadinPromesse
    « Il nous reste 3 ans encore pour agir. Nous sommes exactement un moment charnière. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon bien, bienvenue monsieur Sadin dans cette mission d'information dont le titre est création, diffusion et acquisition des connaissances. Deux points, comment l'intelligence artificielle transforme-t-elle notre éducation et notre culture ? Donc nous essayons de faire un tour d'horizon complet de la question avec un focus évidemment sur l'enseignement scolaire, l'enseignement supérieur, la recherche et la culture sous tous ces aspects.

Nous essayons de mesurer ce que cela peut produire dans ces domaines là qui sont des domaines évidemment fondamentaux de de toute société, de la nôtre en particulier. Donc madame Calvez est la rapporteur, vous avez deviné, n'est-ce pas, de cette mission. C'est elle qui rédigera le rapport et le présentera à la commission de de la commission de la culture et de l'éducation qui décidera si ce rapport sera publié ou pas.

Je je fais pas trop de souci à ce sujet mais enfin bon, il y a 6 mois de travail et vous êtes donc notre deuxième invité. Merci encore d'avoir pris du temps pour nous rejoindre. Donc une première petite question.

Donc manifestement pour vous l'IA est un danger. C'est ça paraît assez clair. Vous avez enfin je peut-être que je m'avance mais vous avez organisé un contre un contresommet de l'IA.

Vous considérez qu'elle probablement elle recelle un danger anthropologique civilisationnel même pour nous. Euh donc dans votre propoliminaire, vous pourrez si vous voulez aborder cela. Vous vous avez à peu près 10 minutes de de propoliminaire.

Alors techniquement, je lâche le micro, ça s'éteint et le vous appuyez sur un bouton, ça devient rouge et vous avez la parole. Voilà. Très bien.

Merci monsieur le président. Merci madame la rapporteur de m'avoir invité à à être dé cette commission dédié aux incidences si j'ai bien compris particulièrement des génératives sur le champ de l'éducation et sur les le champ de la culture 3 ans plus tard donc après le lancement de chat JPT. J'ai envie de dire, il n'est pas trop tard pour bien faire.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et ce n'est qu'une commission, c'est-à-dire qu'elle sera éventuellement publiée, qu'elle sera éventuellement suivi de de décision voire de loi. Euh mais nous sommes en décembre 2025, 3 ans après le lancement de chat GPT.

Et déjà monsieur le président, madame la rapporteur, dans nombre de domaines, un puissant processus est en cours et les choses se consolident et d'ici quelques temps, si ce n'est déjà déjà le cas aujourd'hui, il sera bien trop tard pour vous et nous la société pour agir. Car voyez-vous, monsieur le président, madame la rapporteur, particulièrement en matière de numérique, la société se réveille toujours avec un train ou plusieurs trains de retard. Je renvoie à l'image de la conférence organisée par le président de la République sur les réseaux sociaux qu'il a mise en place il y a 2 mois.

Je peux dire en tant que citoyen français quelle quelle farce quel cirque tragicocomique de qui se moque-t-on quand on sait que la popularisation des réseaux sociaux date du d'une quinzaine d'années et qu'il y avait déjà depuis nombre de signes alarmants qui auraient dû faire l'objet d'une mobilisation de l'assemblée et de la société et notamment il y a 5 ans avec l'assassinat de Samuel Patti où il y a eu des des vindques, des appels au meurtre et à l'époque il y a eu des des vœux, des belles promesses qui ont été formulées et qu'est-ce qui a été fait de point rien. Je renvoie à la mesure salutaire de l'interdiction en cas pas l'interdiction la vérification de l'accès au site pornographique de l'âge de la majorité. Mais mesdames et messieurs, 20 ans après la mise en ligne des sites pornographiques, quand je dis qu'on se réveille avec un train, j'ai envie de dire plusieurs plusieurs plusieurs voir des locomotives et des et des séries de rames où je renvoie encore pour finir sur ce point-là à la commission sur les effets de TikTok mise en place il y a quelques mois dont on ne sait même pas ce qu'elle est devenue.

Alors que TikTok une fois de plus, la popularisation date de 2017, c'est-à-dire 8 ans. Et pour quelle raison nous réveille-on avec plusieurs trains de retard ? Nous disons beaucoup de choses sur cela parce que nous comprenons bien qu'il y a un effet de décalage.

Alors, la première raison, c'est que nous que nous que nous convoquons toujours, nous le savons, c'est la vitesse des développements technologiques qui qui crée une sorte de de yatus entre le développement technologique qui vont à leur rythme, à leur rythme sans cesse davantage accéléré et qui fait que ces développements s'imposent à la société, qui ne relèvent ses développements en aucune manière d'un projet concerté de société. ce que nous essayons de faire ensemble et ce que vous faites à l'assemblée pour partie. Donc la société particulièrement depuis une quinzaine d'années et plus encore depuis 2 3 ans depuis l'avènement de Chat GPT qui nous a tous euh pris de cours, nous allons être de plus en plus pris de cours.

Donc ce délai n'est pas suffisamment interrogé. Comment nous gérons ce délai ? Mais ce serait à mon sens bien trop convenu et facile de dire cela, de s'arrêter à c à cette seule explication car il y a une autre raison qui fait que nous nous réveillons toujours avec plusieurs trains de retard.

Je dirais que c'est la doxa, l'environnement, la représentation des esprits et notamment des élus de la République malheureusement qui pour la plupart pensent que en gros en très gros à grand trait la dite innovation numérique représente l'horizon incontournable et lumineux du monde du travail et du capitalisme à tort mais c'est comme ça sans saisir c'est une c'est une c'est une j'ai presque envie de dire un réflexe un comportement des des modes de d'action ou de non action qui sont puissamment marqué, puissamment à l'œuvre depuis une quinzaine d'années et qui a été au combien manifeste, je vais y revenir dans quelques quelques instants, lors de la mise en ligne de chat GPT dans sa première version publique il y a 3 ans et ce euh sans saisir l'étendue des conséquences, sans saisir l'immense étendue des gigantesques, j'utilise de nombreux adjectifs qui qui frôle le superlatif mais à bon l'étendue des conséquences sociales, politiques, civilisationnel qui sont toujours plus nombreuses au euh pour ne privilégier que les seules dimensions économiques. Et là, il s'agit d'un grand tort et je vais y revenir dans quelques instants car que s'est-il passé en quelques mots le 30 novembre 2022 lors du lancement de Chat GPT dans sa première version publique et plus largement des I génératives, il s'est passé ce que j'appelle le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle. C'est d'une portée gigantesque.

Et pour bien comprendre ce qui se joue, je crois que je n'ai pas trouvé de meilleures formules que d'utiliser une formule littérale pour bien saisir ce qui se joue. C'est-à-dire qu'il est dorénavant d'évolu à des systèmes, d'assurer des tâches qui jusque-là, quand je dis jusque-là, depuis la nuit des temps, mobiliser nos facultés intellectuelles et créatives. Comment ne pas voir la rupture sociale, politique, civilisationnelle et utilisant utilisons des grands mots anthropologiques qui est à l'œuvre dans la mesure où c'est la mobilisation de ce qui nous constitue en propre de ce qui nous constitue en propre qui est appelé à être de plus en plus évacué voir ignoré au profit de la réalisation euh par des systèmes de de ces tâches.

Alors, en quelques mots, nous parlons beaucoup d'intelligence artificielle depuis une dizaine d'années, beaucoup encore davantage depuis 3 ans et depuis quelques mois, vous le remarquez continuellement, il y a pas un article de de journal dans le monde entier sans qu'on évoque cela. Or, il y a une grande confusion et ce point que je que je vais faire avec vous en quelques mots est capital et il se trouve que peut-être nous ne sommes pas très nombreux à le faire et d'un point de vue de rigueur méthodologique élémentaire, nous devons le faire car il y a deux types désormais de dite intelligence artificielle. Des termes qui peuvent être remis en cause que j'ai fait précédemment dans certains de mes ouvrages mais que je que nous n'avons pas le temps de faire là.

Il y a celle qui est à l'œuvre depuis une vingtaine d'années sur laquelle je vais dire quelques mots et celle qui est à l'œuvre depuis 3 ans qui charit en l'une et l'autre totalement différents et entraîne des conséquences sans rapport. Mais ça, on n'est pas capable de le voir. Et si je dis cela, c'est pour bien marquer le fait que si dans l'une, la première dont je veux dire quelques mots, nous pouvons formuler des nuances, nous pouvons essayer de voir les choses au cas par cas sur la 2e qui est apparue depuis 3 ans et je m'expliquerai et nous expliquerons au cours de notre de de nos échanges si vous le voulez bien.

À mon sens, c'est de part en part indéfendable. De je dis bien de part en part indéfendable. C'est pour ça qu'il est il est capital de faire ce distingo l'intelligence TIF la dite intelligence artificielle telle qu'elle est à l'œuvre depuis une vingtaine d'années, c'est une puissance majoritairement parce qu'on en parle beaucoup.

Souvent on dit il en faudrait plus, il en faudrait moins. Mais de quoi parle-t-on ? Nous manquons de définitions clairire et rigoureuses.

Cette définition, je me suis forcé de la faire il y a 7 ans dans un livre qui s'intitule l'intelligence artificielle au longu du siècle. Anatomie d'un anti-humanisme radical. Bref, cette définition, il faut il est important de l'élaborer et elle n'a pas pris une rite depuis car l'effort de définition permet d'identifier ce à quoi nous avons à faire.

C'est une puissance d'expertise principalement et de recommandation. expertise par exemple à l'image de W, c'est le toujours l'exemple que je donne le plus qui interprète l'état du trafic au moment où on l'interroge en récoltant monceau d'information que nul être humain ne pourrait récolter selon de tels volumes et à de telles vitesses et qui si on interroge l'état du trafic entre Paris et Nancy par exemple dit euh il y a telle durée mais pas seulement ça suggère d'emprunter tel itinéraire plutôt que de tel autre. C'est-à-dire la première fois dans l'histoire de l'humanité et de la tech et de la technologie que des systèmes nous suggèrent, nous recommandent, parfois nous oblige et reviendrai dans quelques instants, d'agir de telle manière plutôt que de telle autre.

C'est ce que j'ai appelé le tournant injonctif de la technologie. Cela charitie quantité, nous sommes à l'Assemblée nationale, quantité d'enjeux politico juridiques d'une extrême importance qui ne sont pas suffisamment interrogé notamment dans le champ du travail du management où ces systèmes sont à l'œuvre de façon très souvent indigne. Et depuis 3 ans, donc nous avons vécu un autre embranchement de l'histoire de de la dite intelligence artificiel dont on doit signaler que il ne vient pas se substituer au premier processus, mais il vient s'agréger, hein.

Il vient s'agréger. Et que s'est-il passé il y a 3 ans ? On a vu des foules mais aussitôt en décembre 2022, en janvier 2023 et le mois qui ont suivi aussitôt se jeter tête baissée sur ces machines, sur ces systèmes à produire des symboles, à parler en notre place, à parler à nous délivrer de de de du vecteur de liberté, à parler en première personne. et l'on a vu, monsieur le président, madame la rapporteur, la quasi majorité des responsables politiques et des états du monde entier dire affirmer au effort et sans honte qui la priorité désormais était de s'investir pour reprendre l'expression qui était usée à l'époque dans la course au LLAM.

C'était cela, c'était il fallait il fallait désormais s'engager dans une nouvelle course qui apparaissait et qui serait le nouveau lieu de concurrence géopolitique et économique des États. à mon sens et là je touche en pour quelques minutes qui me restent avant nos échanges à mon sens et c'est le cœur de de de ce que je souhaite dire ce matin avec vous dans une irresponsabilité totale dans la mesure où au préalable ces foules d'individus ses responsables politiques, le monde économique et j'ai envie de dire la société dans son ensemble sans que personne ne se soit posé sans que nul d'entre nous ne se soit posé la mère de toutes les questions sans que nul d'entre nous ne se soit soucié de la mère de toutes nos préoccupations. J'ai dit cela la commission culture éducation intelligence artificielle de l'Assemblée nationale.

Celle quelle est-elle cette question ? celle de nos enfants et de nos petits enfants qui déjà on aurait dû dire il y a tr on aurait dû pressentir qu'il y a 3 ans et c'est déjà le cas mesdames et messieurs et ce sera d'autant plus bien davantage le cas dans les années qui viennent cette question terrible terrible tragique don de qui nous incombe don dont le le manque de le manque de nos de responsabilité don nous avons dont nous avons fait part nous incomb cette question c'est papa maman mais pourquoi je vais à l'école moi pourquoi Pourquoi je vais apprendre la grammaire, l'orthographe, les grands textes ? Pourquoi je me lève à 7h30 pour aller écouter un professeur, être dans des jeux de sociabilité avec mes élèves, si je peux rester seul face à mes écrans et que des systèmes font tout à ma place jusqu'à écrire et à parler en notre nom.

Cette question, nous nous la sommes pas posé parmi d'autres, mais cette question élémentaire, fondamentale et nous allons, monsieur le président, madame la rapporteur, je vous l'ai dit en toute conscience, nous allons le fait que nous ne soyons pas posés cette question parmi d'autres, c'est nous avons fait preuve d'une faillite morale collective et nous allons la payer très très très cher à divertitre parce que 3 ans plus tard, 3 ans plus tard, il a fallu ce temps-là pour qu'on se rende compte des effets. Il est arrivé ce moment automne hiver 2025 où nous commençons, nous sommes confrontés ou nous commençons à saisir, nous sommes confrontés aux premières grandes conséquences, j'ai envie de dire aux premiers au premiers grands effets dévastateurs. Ça y est, nous vient maintenant de la Silicone Vallée, le concept de Jobs Apocalypse, c'est-à-dire un ouragan sur les métiers hautes compétences cognitives, l'école blanc à l'image des licenciements massifs auquels a procédé Amazon Amazon dont vous avez entendu parler il y a quelques semaines.

Pas un jour sans que nous parviennent les témoignages de professeurs qui disent qu'ils ne comprennent plus le sens de leur mission. Ils savent même plus à quoi ils servent et sans que nous parviennent le témoignage de millions d'élèves. Si on les si on ose si on veut encore les appeler ainsi au sens d'élever élever l'âme, élever la conscience, élever le jugement critique.

Appelons-les des étudiants ou des passionnés de l'utilitarisme pratique qui qui disent que ils utilisent ces ces ces systèmes pour pour orienter le cours de leurs dites études ou pour écrire à leur place quand on sait alors que l'on sait que l'apprentissage de l'écriture, l'usage de l'écriture participe de la formation de la pensée et du jugement critique. Pour continuer cette brève liste, nous savons aujourd'hui que près de 30 % des morceaux postés sur les plateformes musicales tel Spotify sont générés par des systèmes d'IA génératif mettant en danger en péril toute l'industrie musicale que ça soit les majors, que ça soit les les petits labels, que ça soit les artistes. Enfin, pas un jour encore depuis quelques mois, vous l'aurez remarqué, sans que nous parvienne, sans que ne soit toujours plus documentés des phénomène de dépendance affective émotionnelle vécu par des centaines de millions, en tout cas des millions d'individus, particulièrement des jeunes à l'endroit de de système diagénérative dont on sait que dans des cas extrêmes, ils ont conduit à des suicides.

Et enfin pour terminer sont une fois de plus et et il est temps il est temps de toujours plus documenter cela sont de plus en plus documenté les conséquences énergétiques gigantesques entraînées par les serveurs et les calculs que nécessitent les perfectionnements les sophistications des systèmes d'IA générative. Alors 3 ans plus tard, nous sommes toujours plus pris au dépourvu. Cette liste, je pourrais les grainer déjà sur de longues lignes.

On press que ce ne sont que les débuts des faits dévastateurs. Je dis des faits dévastateurs. Donc je vais dire quelques mots avant de terminer que nous entrions dans l'échange si vous le voulez bien.

Nous sommes à + 3. Nous sommes à + 3. 3 ans.

Chat GPT générative. Ce que je crois moi, c'est pas dans ma boule de cristal. C'est des signes, les signaux qui viennent qui témoignent d'eux.

Je vais en dire quelques-uns, c'est qu'il nous reste 3 ans encore pour agir. Nous sommes exactement un moment charnière, quelque chose comme au milieu d'un chemin qui risque de nous mener, c'est le titre de mon livre, au désert de nous-même. Si nous voulons éviter cela, il nous reste encore 3 ans.

Alors, il existe dans nos représentations collectives le principe qui veut que l'intelligence artificielle, les technologies numériques, même les générative vont nous conduire à peu près dans nos représentations collectives, même si cela est actuellement en train de se fissurer parce que nous sommes confrontés au réel maintenant hein, loin des discours, il existe quand même dans notre représentation l'idée que nous allons à peu près vers le meilleur des mondes mais nous ne devons pas inquiéter. Nous ne devons pas nous inquiéter vu que le législateur va nous parer des pires dérives. Alors je suis bien désolé de vous dire monsieur le président, madame la rapporteur qu'il s'agit là de la plus grande illusion de l'époque.

Je l' théorisé dans mon nouveau livre qui s'appelle euh le désert de nous-même, le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle qui vient de sortir, il est sorti il y a 2 mois. Il se trouve qu'il a un grand écho et je me j'en suis ravi. Échope éco à 35000 exemplaires aujourd'hui ce qui est rare pour un livre de philosophie d'analyse de la technique.

Nous et dans dans cet ouvrage il y a une un chapitre qui s'intitule la grande illusion de la régulation qui reprend une tribune que j'avais publié dans le Figaro il y a un an et demi sur cela parce que je m'explique en quelques mots. Donc ne prenez ça pas ça pour de la fruggne, de l'insolence, mais juste pour de l'analyse objective des faits qui vont bien au-delà de vous-même, monsieur le président et madame la rapporteur qui qui regarde le législateur dans son ensemble, la façon dont dont il procède depuis un certain nombre d'années relativement aux technologies numérique et qui dépasse largement le cadre national. Alors pour quelle raison il n'est pas nous trompons en supposant que c'est la la régulation qui va nous parer des pires dérives illusion majeure de l'époque.

Pour quelle raison ? La première la première en quelques mots he en quelques mots souvent souvent et j'ai eu des preuves malheureusement ça me fait rire mais ça me fait pas très rire non souvent le législateur c'est comme ça on peut pas tout savoir dans la vie n'y connaît pas grand-chose. J'ai eu des exemples.

J'ai donné parfois des conférences d'être député et j'en ai donné une. J'ai été invité par la vice-présidente du Parlement italien à Rome en en juin dernier et j'ai où j'ai fait une conférence en gros dit tout ce que je dis là avec vous devant l'ensemble des députés italiens. La quasi majorité d'entre eux qui sont venus me voir à la fin m'ont dit et il faut écouter cette phrase.

Mais monsieur Sadin, tout cela nous ne le savions pas. Nous ne savons pas du tout tout ce que vous nous dites là. Vous rendez compte le poids le poids de de de ces paroles.

Euh la deuxième raison, c'est que très souvent et ça nous nous je l'ai relevé puisque je suis de cela très de très près depuis une quinzaine d'années comme vous le savez peut-être, c'est qu'en général le législateur quasiment de tout bord a les yeux plein d'étoiles pour la dite innovation numérique. C'est c'est dans la doxa, c'est dans la représentation, c'est le c'est le monde nouveau. Donc le monde nouveau fait rêver et de surcroix, les technologies numériques peuvent assurer des tâches qui pourraient prendre le relais de du politique et parfois de de ses failles, voire de ses incapacités.

Euh troisièmement, très souvent et vous le savez mieux que moi, les dossiers sont préparés par des techniciens qui sont aussi soumis et peut-être davantage que les que les que les élus de la République à cette doxa de l'horizon inéluctable et davantage à la croissance d'Orén avant depuis une quinzaine d'années et plus encore depuis 3 ans comme dépendant de de comme ne pouvant que dépendre des développements technologiques. Et enfin question capitale que je que que puisque c'est c'est c'est c'est une captation vidéo, je je le dis à je le dis à ceux qui nous regardent dans ce haut lieu de la la République française. Comment ne pas être il n'est pas question de faire preuve de naïveté.

Nous savons qu'il y a une puissante une puissante entreprise de lobbing dans tout dans tous les lieux de de où où sont votées les lois à Paris, à Bruxelles, à Washington et dans toutes les nobles assemblées du monde qui compliquent l'indépendance de vue et de position et des lois qui pourra qui peuvent être écrites en toute indépendance. Et enfin, sur ce point-là, ça fait partie d'un d'une chose que j'ai théorisé depuis un certain nombre d'années et j'attire votre attention sur ce que je vais dire là. Il me semble que c'est peu entendu et que j'ai je signale quelque chose d'une très haute portée.

Je voudrais qu'on l'entende ce que je dis à l'Assemblée nationale. Je voudrais qu'on l'entende parce qu'en général la façon dont les lois sont faites en matière de numérique he en matière de technologie numérique l'équation est mal posée. Elle est erronée.

Alors je vais m'expliquer en quelques mots. est totalement erronée parce que l'équation est toujours posée, vous l'aurez remarqué, sur euh l'équation binaire risque et avantage supposé. Vous allez remarquer toujours alors voilà une équation relative.

D'abord euh ce qui peut être un risque pour vous, moi je peux dire non, c'est pas vraiment un risque qui peut être un avantage. Non, c'est en aucune manière un avantage. Et euh donc ça fait ça, ça souffre d'un relativisme qui euh qui qui dont on qui fait que que on manque de repère commun pour nous déterminer en conscience.

Je renvoie au fait que ce que je considère être un texte, vous savez, on parle de loi cé que je pense être un un texte céléa, c'est celui de Bruxelles rédigé par Thierry Breton et son équipe l'année dernière. Vous remarquerez que les a le EU act est fondé est élaboré dans son esprit même dans son esprit même sur un double impératif. C'est celui de l'échelle des risques, vous le savez.

C'est l'échelle des risques. Donc rel équation relative d'une part et puis c'est c'est élaboré, c'est dit noir sur blanc dans les textes élaborés par la Commission européenne. C'est élaboré dans la priorité de soutenir le développement des technologies numériques en vue d'instaurer une confiance entre les consommateurs et les industriels.

Donc on voit bien qu'il y a une doxa, qu'il y a un cadre d'intelligibilité des choses. Moi ce que je dis là c'est que l'équation est mal posée. Pourquoi ?

Parce que ce n'est pas risque et avantage qui devrait être l'équation si on veut une équation binaire. C'est pas ça. C'est est-ce qu'on a la main ou on a pas la main ?

La première équation c'est serait ça. En République française, liberté, égalité, fraternité. On a la main ou on n pas la main ?

Est-ce que dans les entrepôts Amazon qui voient des manufacturiers équipés de capteurs et des systèmes d'intelligence artificielle expertisés en temps réel leur localisation et leur envoyer des signaux, toujours ce que je disais tout à l'heure, des systèmes d'expertise et d'envoi de signaux et qui leur enjo là ça rigole pasin, ils n'ont pas le choix que d'agir comme c'est les systèmes le prescrivent. leur enjoint d'aller chercher tel article dans telle armoire pour les déposer à telle vitesse dans telle palette bafouant la dignité l'intégrité humaine. Euh est-ce qu'on a la main ou on n pas la main ?

On n absolument pas la main. Est-ce que dans tous les parlements du monde entier on s'est penché sur les méthodes managériales qui sont à l'èvre notamment dans la la I logistique ? Jamais, en aucune manière, tout simplement parce qu'on n pas cette équation.

Il y a des il y a des moments où nous avons la main notamment relativement à la première type d'intelligence artificielle dont j'ai parlé. Je renvoie par exemple à l'industrie pharmaceutique ou des systèmes d'intelligence artificielle permettent d'élaborer des molécules euh en analysant quantité de données. On a la main, on n pas la main, on a la main, ça pose pas un problème.

Idem pour l'industrie aéronautique qui voit des systèmes d'intelligence artificielle permettent d'affiner des des des analyses et de décider en fonction. Alors je je termine en quelques mots si vous le voulez bien et la deuxième équation capital que le législateur devrait tenir comme un princi mais mon dieu comme un principe premier c'est est-ce que ces systèmes respectent les principes fondamentaux qui sont les nôtres ou est-ce que ça les b fou c'est quand même élémentaire ce que je dis là alors les quelques principes fondamentaux je vous les donne en quelques en c'est une liste de cinq principes et on peut les amend on peut les prolonger c'est la liberté le respect de la liberté humaine de l'intégrité de la dignité, je parle des entrepôts Amazon ou de Nespresso, c'est la même chose. Le respect, plus encore, la célébration de l'inventivité de de la créativité humaine et enfin le respect et le besoin fondamental que nous avons de sociabilité, de vrai ensemble au sein de collectif et dont on a vu qu'on a tellement souffert durant la crise du Covid.

Alors, tout cela, je vous me laissez encore 2 minutes monsieur le président parce que je voudrais parler d'éducation et de culture maintenant. Alors si vous alors si vous voulez dans qui sont à l' depuis une quinzaine d'années en matière de régulation. Merci.

Bon, merci beaucoup pour cette ce proposiminaire abondant et engagé qui ouvre évidemment des perspective à madame le rapporteur qui va maintenant vous interroger. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.

Monsieur Sadin, euh vous avez fait référence à l'attitude des responsables politiques ces dernières années. Euh je dois dire qu'en tant que responsable politique, on a toujours apprécié avec humilité que nous ne savions pas tout et que nous avons aussi euh et bien une appréhension à ce que la législation et la régulation n'est pas la magique et l'unique solution à tous les défis sur cette planète. Et d'ailleurs, c'est pour ça que cette mission d'information euh parmi d'autres initiatives euh a été créée et c'est aussi pour pouvoir récolter euh les euh auprès de de ceux qui étudient la question sous différents angles.

Et donc c'est pour ça qu'on vous auditionne aujourd'hui. Alors, j'aurais deux premières euh points de question. Pour reprendre vos mots, vous avez dénoncé la course au LLM euh que vous pensez avoir été lancé par tous les responsables politiques.

Alors justement cette course au LLM, est-ce que ce n'est pas une initiative parce que les responsables politiques qui l' lançaient avaient conscience de l'impact géopolitique, économique, anthropologique de ce qu'est la révolution des intelligences artificielles ? et que et que excusez-moi, je termine ma question. Est-ce que pour vous justement le le le la course au LLM n'est pas une réponse parce qu'on a conscience justement des effets que ce cela est ?

Ça sera ma première question, c'est est-ce que la course au LM telle que vous l'avez dit, n'est pas aussi parce que il y a une prise de conscience des différents défis mais aussi opportunités que peut que peut avoir les systèmes d'intelligence artificielle. Et mon 2è point, comme je le disais à l'instant, nous savons très bien que la législation et la régulation ne peut pas simplement être le cadre euh pour toutes les évolutions technologiques, mais on croit beaucoup aussi dans le rôle de l'éducation euh l'intelligence artificielle pour pouvoir aussi être un élément de réponse. Moi, j'ai envie de savoir est-ce que votre refus d'intelligence artificielle fait qu'il faudrait être dans une non éducation à l'intelligence artificielle ? c'est-à-dire proscrire toute utilisation des intelligences artificielles dans notre système éducatif et par la même je parle aussi bien du système éducatif à l'école primaire que l'éducation tout au long de la vie et donc vous avez mentionné la révolution dans le domaine dans le domaine du management et du travail ou alors est-ce que l'éducation aux intelligences artificielles est justement une manière de répondre à aux besoins humains de maîtriser davantage ce que ces évolutions technologiques proposent comme défi et opportunité pour lui-même pour l'humain.

Ah, merci madame la rapporteur pour votre question. Alors, concernant la décision, la volonté manifestée aussitôt hein dès décembre décembre 2022, janvier 2023, les mois qui ont suivi de la France et de quantité de nations dans le monde de s'inscrire dans la course au OLM. Donc les les grands modèles de langage comme on disait à l'époque, on parle moins comme ça aujourd'hui mais peu importe euh c'était pavlovien c'est aucune réflexion, il y avait aucune conscience des conséquences civilisationnelles.

C'était simplement l'idée la doxa qui s'est formé, j'ai presque envie de dire en une seconde et qui qui a eu valeur de vérité. Voilà le nouvel horizon économique et on fonce tête baissée parce que voyez-vous nous avons un rapport à ces technologies quasi de naturalisation de ce qui est à l'œuvre. C'est en aucune manière des phénomènes naturels et qui émanent de la société, ça émane de l'industrie de la taille qui ne pense qu'à générer des profits, qui impose ça à la société et qui le devoir de la société ce serait de se saisir à divers titres et à toutes les échelles de ces questions.

Et alors quand je dis de se saisir, je dis bien quand je dis saisir en ce lieu, c'est se saisir avec toute notre responsabilité qui est qui est de qui est le maître mot de de de mon audition ce matin à mon sens. C'est le maître mot de notre responsabilité et aussi du devoir que nous avons de voir ce qui vient au-delà du de ce présent immédiat qui fait que nous sommes englués comme ce qu'on se ce qui s'est passé avec les réseaux sociaux et quantité d'autres choses où j'ai dit qu'on se réveille avec plusieurs trains de retard. Alors se saisir, la société, l'industrie d'attaque développe, impose, ne pense qu'à générer ses profits et nous on imagine que c'est le cours naturel de choses alors que c'est en aucune manière et qui induit le fait très spécieux, très spécieux qu'il faut s'adapter, qu'il faut composer avec.

C'est comme si à l'Assemblée dans ce lieu, à l'Assemblée nationale, là on rédige les lois mais aussi dans nos esprits, dans nos esprits euh assez marqué ou malade de la pathologie de l'utilitarisme, c'est-à-dire dès que ces pratiques on font stade baissé sans saisir l'étendue des conséquences civilisationnelles. Alors quand quand j'ai dit est-ce que nous sommes saisis et vous avez parlé madame la rapporteur de ce que je considère parmi deux autres questions car il y a à mon sens trois énormes questions qui nous sont posées. première d'un point de vue je sais presque dire d'importance morale celle de l'école.

Alors qu'a fait l'école ? Elle ne s'est nullement saisie de ces systèmes. Il s'est passé les premiers mois et moi j'ai observé ça dans la plus grande désolation. des professeurs livraient à eux-mêmes l'absence de toute charte euh des étudiants qui ici disaient "J'utilise", ici se cacher l'utiliser.

D'autres qui disaient "Moi, je ne veux pas les les plus les plus nobles d'entre eux et les les ceux qui sont malheureusement le plus en petit nombre disent "Moi, je ne veux pas utiliser ça, je veux faire je veux utiliser mes facultés." Nous avons vu des des responsables d'établissement totalement égarés, totalement perdus. l'année 2023 était pathétique en cela et et donc nous nous avons assisté à un chaos généralisé dont nous sommes responsable une fois de plus que nous allons payer très cher un chaos généralisé qui fait le lit de l'abandon je le redis mesdames et messieurs, l'abandon de l'usage de nos facultés les plus fondamentales.

Nous savons que déjà les adolescents lisent de moins en moins et maintenant on entre dans une ère, ils ne vont même plus apprendre à écrire, à manipuler le langage, à parler en première personne dont nous ne savons dont nous savons que c'est le premier vecteur de l'expression de la liberté humaine, de la pluralité, de la contradiction et de la possibilité de de conclure, de conduire à désaccords. Bref, ce que c'est exactement ce que fait l'Assemblée nationale. Et puis depuis 1 an, à peu près un an et demi parce que moi je suis voyez-vous quasi jour par jour par jour ce qui se passe à ces développé une petite musique.

Nous n'avons pas le choix, il faut intégrer les génératives à l'école. Le genre humain est tombé bien bas pour que nous dans le dans le dans dans le cœur de l'apprentissage de la sociabilité de euh l'apprentissage de l'altérité des grandes œuvres, il y ait désormais euh à l'école un état d'esprit que j'appelle dans mon dernier ouvrage le complexe des bancs poussiéreux. C'est-à-dire, on ne s'imagine que l'école dans ces grands fondamentaux, comme on dit au rugby, vous savez, les grands fondamentaux, hein, c'est-à-dire la parole du professeur, la transmission, le fait d'échanger ensemble, le fait d'écrire, le fait de de de parler, le fait de se contredire. dans ce dans ce dans ce haut lieu de de toute société, il y a un complexe, ce que j'appelle le complexe du ban qui veut que en gros le monde de la technologie incarne incarne le monde qui vient et que nous ne pouvons que nous y adapter.

Je renvoie à laallocution de François Hollande qui sur TF1 en novembre 2014, j'ai une mémoire des dates, c'est comme ça, je vais vous expliquer pourquoi, nous avons expliqué que à partir de l'année suivante, donc 2015, tous les collégiens seraient équipés uniquement de tablettes numériques à l'école sans que cela n'ait fait l'objet d'aucune concertation avec le personnel enseignant, ni les parents d'élèves, ni euh les inspections académiques. Il se trouve que 4 jours plus tard, j'étais tellement pris par une forme de colère, j'ai rédigé une tribune qui a été par libération qui est encore en ligne qui qui s'intitule l'inepsie des tablettes numériques au collège. La doxa.

Là encore, le lobbing était très puissant dans dans la dans cette décision prise par le fait du roi. Et puis avez-vous remarqué que depuis 2023 dans les pays du nord, les lieux les pays qui ont le plus poussé pour la numérisation de l'école publique, c'est-à-dire les tablettes numériques, l'abandon de la fréquentation des livres, 10 ans plus tard, les mêmes personnes, notamment des neuroscientifiques, des professeurs, des responsables euh d'établissement, mais aussi des ministres ont dit, il faut écouter ce que je dis là et ce qu'ils ont dit, c'est pas moi, je ne fais que rapporter, ils ont dit "On a eu tout faux, on s'est trompé du tout tout. On a eu tort d'abandonner la pratique de l'écriture en manuscrite.

On a eu tort d'abandonner la fréquentation des livres imprimés. On va revenir en arrière. Oui, mais c'est trop tard.

On ne revient jamais en arrière parce que tous ces gamins ont déjà des habitudes. Et plus grave encore, entre-temps, on a sacrifié une génération et ça c'est une gravité extrême. Et et et nos enfants et nos petits-enfants pourront, si ça veut dire quelque chose que je dis là, à postériori en leur temps, euh nous juger parce que prévaut dans l'école et dans les ministères l'idée que les choses existent.

Donc, on va s'adapter. Je je rappelle que euh le président de la République a favorisé la constitution de Mistral et Haï, le petit champion français qu'il a voulu faire dès 2023 qui est en train de s'imisser dans toute l'administration publique, Open euh Mistral qui est une une entreprise privée soutenue par le chef de l'État et qui est en train de former la Doxade de façon totalement inacceptable et qui concourt à ce que ces formations IA deviennent la règle. C'est-à-dire quand je dis formation IA, maintenant, il est dit à des professeurs au lieu de faire vos cours, j'ai eu des témoignages hier sur mon site de professeurs qui m'ont dit "On sait que vous allez être auditionné à l'Assemblée nationale, s'il vous plaît, faites part de euh de de de notre récit." Il m'a été dit, il nous a été sans demandé, sans faire part de notre assentiment des formations IA pour des professeurs.

Et cette dame qui s'appelle Madame Lame, si elle m'écoute, j'ai oublié son prénom, elle m'excusera. Madame Lâ, elle me dit maintenant il y a des des professeurs qui viennent d'entrer dans l'éducation. Là où nous on faisait nos cours, on apprenait à exercer notre esprit critique, à être dans un temps long de l'apprentissage, maintenant c'est des systèmes diagénératifs qui leur font leur cours et qui induisent le fait que les les les gamins, les étudiants, les adolescents se se modélisent sur les pratiques de leurs professeurs.

Voit-on l'échec gigantesque qui est à l'œuvre ? C'est-à-dire, c'est une anti-école en réalité, c'est l'antithèse absolue de ce qui l'école. C'est-à-dire là où nous devons développer nos facultés intellectuelles, créatives, inventives, là où nous avons besoin de temps lent.

Vous savez, Émile Rousseau dans l'Émile dit la plus grande leçon que nous devons apprendre aux gamins. Cette phrase est extraordinaire. C'est pas, je l'ai dit en substance hein, je pense que cette phrase on devrait la lire à tous les professeurs et à tous les étudiants à la rentrée à chaque rentrée scolaire ou universitaire.

La la plus grande exigence c'est pas de chercher à gagner du temps, c'est de chercher à en perdre dans l'éducation. Vous rendez compte la puissance de de cette formule de Jean-Jacques Rousseau que suppose l'apprentissage, le temps long, l'effort, la singularisation, l'expression de subjectivité parce que ne vous détrompez pas mesdames et messieurs, là encore je l'ai analysé dans mon livre, ces machines qui produisent du texte, qui produisent des cours, des pseudo c'est des machines qui produisent un langage nécrosé, mathématisé, statistique, schématisé, issu du capitalisme linguistique. Parce que voyez-vous, quand je parlais de Mistral et Haï qui produit une immense entreprise de lobbing dans la société française et notamment dans l'école publique, ça va induire le fait que des légions de professeurs et de légions d'élèves vont désormais s'adosser du matin au soir à des entreprises privées plutôt que d'être dans une indépendance absolue.

Alors, qu'aurait dû faire l'école pour terminer sur ce point-là ? Qu'aurait dû faire l'école à mon sens ? d'abord d'écrire des chartes, de rédiger des chartes à l'échelle de tous les lycées, à l'échelle de tous les collèges, à l'échelle de toutes les universités, ce qui n'a pas été fait.

Des chartes, qu'est-ce que ça veut dire ? Régional, national selon le dégradé de niveau de compéten pour les établissements, département pour les collèges, régional pour les lycées, mais aussi national et international. Chart, ça veut dire il y a des choses qu'on peut accepter.

Il y a des choses au nom des principes des principes. Charles Payer, il y a des choses plus grandes que nous. Il y a des choses plus grandes, bien plus grandes que notre utilitarisme pratique.

Il y a des choses que nous que nous refusons absolument. Ces chartes n'ont pas été rédigé. Et donc qu'est-ce qui s'est passé ?

C'est que c'est le monde de la tech qui est entré dans l'école en disant "Mais ça maintenant ça existe, c'est quasi naturel, débrouillez-vous avec le maître mot de l'adaptation." L'adaptation c'est la capitulation et c'est le fait que nous sommes en 2025. Est-ce qu'on voit un monde en 2030 de gamins qui ne lisent plus et qui ne savent plus même plus écrire ? et qui font dépendre le cours de leur existence de leur quotidien du matin au soir à des systèmes générés par le capitalisme, l'indiguistique et et et l'industrie de la TEUC.

Voilà. Merci beaucoup. Alors, nous vous avons entendu sur l'intelligence artificielle et l'éducation.

Ça pose la question de l'acquisition des connaissances. C'est un des éléments de notre triptique de mission d'information. Notre mission d'information porte aussi sur la création et la diffusion de connaissances.

Et là, j'aimerais vous interroger davantage sur l'impact sur le champ culturel. Euh, on a non seulement la question de l'utilisation des contenus œuvre connaissances en amont pour l'entraînement de ces modèles d'IA. Ça pose des questions d'autorisation, des rémunérations.

On a non seulement on a aussi la question de ce que l'on crée avec ces ces modèles d'IA. Est-ce que ce sont des œuvres ? À partir de quel moment on peut considérer que ce sont des œuvres ?

Est-ce que chaque utilisation, ne serait-ce que très partielle d'un modèle d'intelligence artificielle disqualifierait le contenu produit en tant en tant qu'œuvre ? Et j'ajouterai un autre une autre question par rapport à la périnité de la diffusion de notre culture et je pense notamment à ce qu'il existe en terme de contenu et d'œuvre francophone. Est-ce que nous n'avons pas un risque là dans un certain refus d'utilisation des intelligences artificiel ou de pouvoir les nourrir, de voir disparaître éventuellement ce qui est notre culture puisque notre culture avec ses valeurs mais ses composantes et son et son histoire deviendrait par la même peut-être absent de ce qui serait des agents conversationnels.

Et là où aujourd'hui s'est posé la question il y a des années avec l'émergence d'Internet de pouvoir imposer, je pense notamment au Japonais ou à Estonien et bien une présence sur ces sur ces moteurs de recherche. Autrement, ça veut dire que la diffusion de ces cultures serait entravée donc sur la question de la création, sur la question de l'alimentation par les modèles de ces œuvres, de la qualification d'œuvre ou pas de ce qu'il en est ressorti et puis de la nécessaire présence de notre culture pour pouvoir continuer d'être diffusé. Merci madame la reporteur pour votre question.

Donc je sens que prévaut dans votre esprit le principe le principe ou en tous les cas le fait de l'adaptation, c'est-à-dire entraîner, alimenter ces systèmes. Moi, je crois que c'est une immense erreur. Alors, je vais pour répondre à vos questions euh dérouler deux trois points le de façon la plus concise possible si je peux, relativement à des enjeux gigantesques.

Euh là, nous parlons avant tout du travail, hein, des métiers de la culture et de la culture. travail qui n'est pas l'enjeu de cette commission, mais je vais dire quelques mots, qui est un un des enjeux quand j'ai dit il y a trois grandes conséquences, je parlais de l'éducation et du type de langage que nous utilisons et aussi le fait que de plus en plus nous allons dialoguer si on peut utiliser ce thème à consonance anthropomorphique avec des systèmes qui de plus en plus vont nous vont pile orienter le cours de notre quotidien. euh va aussi s'opérer un immense ouragan sur le monde du travail et notamment les métiers de la culture pour une simple raison que là encore nous n'avions pas vu il y a 3 ans que nous alors que nous aurions pu le voir et à l'époque on on nous euh on nous montrait des études disant que les choses sont bien plus compliquées que ça relativement au monde du travail sans nous demander qui font ces études hein. en général, c'est des c'est des euh des sociétés qui dépendent de groupes bancaires ou de groupes d'assurance ont une vision du monde qui ont une vision du monde qui est celle que la de la croissance dépend de la technologisation de la société sans cesse croissante.

C'était une c'était une erreur de vue une fois de plus de dire il faut en appeler à ses études pour comprendre ce qui va se passer. Non non, c'était pas du tout ça en terme de méthodologie. Je vais arriver au monde de la culture dans quelques instants.

C'était pas du tout ça là en terme de méthodologie. ce qu'il fallait faire parce que là on le voit et on va le voir de plus en plus. Ce que nous aurions dû voir c'est que nous dans nos esprits collectifs, il y a une représentation qui prévaut.

Quand je dis nos esprits collectifs, c'est les responsables politiques, c'est le monde économique, c'est la société dans son ensemble. C'est le fait que le concept de Joseph Schumpet de destruction créatrice qu'il a développé à la fin des années 30 est toujours valable alors qu'il n'est plus à l'œuvre aujourd'hui. Alors, qu'est-ce que qu'est-ce qu'a développé Joseph Schumpetter ? son concept très très lumineux, très pertinent qu'il a vu à la fin des années 30 il y a près d'un siècle, c'est que certains types de développement technologique entraînne des destructions d'emplois mais le capital, c'est ça qui a vu Joseph Schoupetter, mais entraîne en retour la création d'emploi vers des secteurs nouvellement créés et ça été généralement de service à l'époque et enfin à l'époque et c'est exactement ce qui s'est passé tout au long des décennies qui ont suivi et particul particulièrement au tournant des des années 80 qui a vu la rebotisation des chaînes automobiles ou des grandes manufactures et qui ont vu des reversement de façon mécanique ou organique vers des métiers nouvellement créés et notamment les métiers de service.

Alors, que se passe-t-il aujourd'hui et c'était le cas il y a 3 ans, c'est que dans la plupart des pays du monde, entre 70 et 80 % des métiers sont des métiers qui ressortent au secteur tertiaire, des métiers de service. Et qu'est-ce qui caractérise la plupart d'entre eux ? D'où l'importance des concepts, c'est que la plupart d'entre eux mobilise nos facultés intellectuelles et créatives.

Et voilà des système qui a des vitesses infiniment supérieures à nos capacités cognitives de façon prétendument plus fiable, j'insiste toujours sur le prétendument plus fiable et à terme à moindre coût vont assurer la quasi totalité de cet H en les automatis. Comment ne pas voir l'ouragan qui vient ? D'autant qu'il n'y aura pas cette fois-ci dans la deuxème décennie du 20 du dans la deuxème partie pardon de la de cette 3e décennie du siècle de reversement vers un secteur quaternaire pour la simple raison que celui-ci n'existe pas.

Alors maintenant, je reviens en quelques mots au monde de la culture. Est-ce que vous avez vu, madame la reporte, monsieur le président, mesdames et messieurs, il y a quelques semaines cette nouvelle qui exposait le fait que des miniéries en Chine dorénavant, les scripts, les scénarios, les costumes, les personnages, on sait même plus comment les appeler, les figures, les comédiens, bref les personnages, appelons des personnages, la lumière, les maquillages, mis à part le montage, on se demande pourquoi encore jusqu'à maintenant, tout était automatisé, hein. des systèmes diagénérati qui produisent cela.

Comment ne pas voir cela comme un puissant signe de de l'époque ? un marqueur de ce que j'appelle un art délivré des corps, un enfin un art si on veut l'appeler comme ça, un monde de la culture désincarné et privé de signataire à l'image de ce que des morceaux qui sont postés sur les plateformes musicales parce que ce qui va se passer, ce qui est déjà à l'œuvre, c'est que nous vivons un ouragan sur les métiers à haute compétences cognitives, mais là nous sommes dans le champ de la culture sur tous les métiers de la culture mais nous devons utiliser un autre mot que métier de la culture. Je préfère utiliser un autre mot beaucoup plus noble et beaucoup plus approprié sur des savoir-fa et la liste est déjà très très longue.

Costumier, traducteur littéraire, comédien doubleur, architecte, photographe, designer, graphiste. La liste est très très très longue. Et nous allons vers je crois que vous l'avez évoqué madame la rapporteur, nous allons vers le fait les concepts existent, ils sont pas de moi, d'une self musique, d'un self cinéma, d'une self littérature.

C'est-à-dire que ces personnes des personnes vont utiliser des millions de personnes. L'humanité peut-être va aller vers ce cauchemar plutôt que d'être curieux de l'altérité, de ce que l'autre a à offrir à la communauté des vivants, vont faire ma petite série qui me convient, rabattue à mes propres souhaits. euh ma petite musique qui me convient, mon petit film, mon mon petit réculture, c'est une vision du monde.

En réalité, ça charit toute une vision du monde. C'est-à-dire, c'est l'expression de talent, c'est l'expression de femmes et de d'hommes qui se sentent habités, qui sont dotés de de de talent qu'ils ont pu identifier, parfois de génie Jean-Sébastien Bac et et tant d'autres et qui ont quelque chose à offrir à la communauté des vivants et cette même communauté des vivants qui euh qui est curieux curieuse de l'altérité et de ce que l'autre a offrir et qui souvent parfois produisent des chocs et font que quand on découvre des œuvres, parfois on ne pense plus comme avant. Alors, il se trouve que j'ai été invité, c'est un c'est un peu c'est un peu ma vie en ce moment.

C'est comme ça. Je je me reposerai en janvier ou quand je serai mort, comme on dit. J'ai été invité il y a exactement de semaines à l'UNESCO à ouvrir une journée prospective par une conférence magistrale et j'ai lancé un appel mondial à l'UNESCO au lieu de la préservation et la célébration du patrimoine et de la diversité culturelle pour sauvegarder les œuvres de l'esprit. et les savoir-feurs des arts et de la culture parce que nous allons vers un ouragan, ça va être une destruction avec des personnes qui souvent sont vivent dans la précarité, ne demande qu'à exprimer euh leur faculté et qui souvent ne sont pas syndiqués, vivent dans des sortes de d'isolement.

Je pense à des traducteurs. En général, ils sont pas dans une entreprise, ils sont en phase de euh de de commanditaires qui leur disent "Bah maintenant, on va automatiser, vous refaites les choses, vous vous reprenez le travail et ils nous disent c'est euh c'est ces traducteurs littéraires parmi d'autres métiers. C'est c'est c'est incompréhensible.

On doit tout reprendre. On est on est moins cher payé et c'est une traduction sans âme parce que voyez-vous, c'est un monde sans âme vers lequel on va. Alors, je crois que relativement pour revenir en quelques mots sur l'appel mondial que j'ai lancé, je crois vu que vu l'ouragan qui vient, l'heure est à la prise de décisions concrète et qui relève pas toute de loi.

Je vous explique en quelques mots. Le voyez-vous ? Le voyez-vous ce moment où vont apparaître les auteurs tartufes, les manipulateurs frustrés qui n'ont jamais même pas su écrire un livre, qui vont faire quelques prompte avec quelques bonnes idées.

C'est pas compliqué d'avoir des idées, hein. C'est vous compliqué, je peux vous le dire, beaucoup plus compliqué d'écrire que d'avoir une idée. Des idées, c'est donné à tout le monde où ils vont prompter et mettre des des livres, enfin des si on appelle ça des livres, des ouvrages euh qui sont en réalité des ouvrages tartufes qui n'ont pas mobilisé justement les facultés intellectuelles et créatives.

J'en appelle à ce que tous les éditeurs nation de la nation mais aussi au monde dans les clauses par exemple dans les contrats j'en ai signé des contrats d'auteur il y a il a a il y a 37 clauses 42 52 on les liste même pas allemandement il y en a est-ce que c'est compliqué d'en rajouter une qui peut peut-être faire un office je pense pas que ça fasse l'objet d'une loi ça mais d'un encadrement que la le que le le l'auteur qui signe le contrat s'engage devant l'éditeur qui n'a pas utilisé de générative parce que il y a une concurrence déloyal avec tous les nouveaux écrivains qui vont qui voudraient manifester leur talent, exprimer leur talent dans quelques années, qui vont se trouver en concurrence des loyal. Il revient aux éditeurs de financer des entreprises pour une fois serviront serviront la bonne cause pour détecter des textes tant que c'est encore possible développé par des systèmes d'édiagénérative. Et il revient encore aux éditeurs littéraires et de sciences humaines de s'engager sur le fait qu'il n'utilise pas de système diagénératif pour assurer des traductions parce que le traducteur c'est un auteur, c'est un très noble métier et il revient de s'engager à cela. idem pour les plateformes musicales et je terminerai parce que je vois bien qu'on est vers la fin de notre notre je le vois bien dans vos dans vos gestes mesdames et messieurs.

Idem par exemple, mais la liste pourrait être plus longue mais je donne quelques exemples concrets concrets euh dans l'industrie musicale, j'en appelle à ce que toutes les plateformes s'engagent devant le monde entier à faire vérifier l'origine des morceaux qu'elle s'engage à ne pas les poster. Faute de quoi d'ici 1er juillet 2026. Donnons-nous 6 mois.

Nous boycottons pour la simple raison que ça met en danger toute l'industrie musicale. C'est pas mon intérêt, moi je suis pas dans la musique mais c'est moi en tant qu'être humain et nous en tant qu'être citoyens et amateur de musique nous devons affirmer cela. Ça met en danger toute l'industrie musicale et la et la périnité euh des artistes.

Et enfin, il nous revient dans tout le monde de l'audiovisuel, du cinéma, des producteurs parce que mon appel s'adresse principalement aux producteurs, aux artistes et au public. Moi en régulateur puisque vous avez compris que je ne crois pas beaucoup ni à sa conscience ni en ses pouvoirs jusqu'à nouvel ordre. Peut-être que les choses vont changer et j'en appelle à ce que dans les studios, il y ait non pas des utilisations à la marge, mais est-ce qu'on peut être faire preuve d'une conscience en acte entière ?

Il n'y ait aucune utilisation di générative ni pour des effets spéciaux, costumes parce que et et tant d'autres domaines parce que c'est la porte ouverte à l'automatisation des euh de quantités de savoir-faire. Et enfin, pour terminer sur ce point-là, pense-on, madame la rapporteur, monsieur le président, à des foules d'étudiants en France et dans le monde entier qui sont dans des école d'art, qui sont dans des écoles de photographie, dans des écoles de design, dans des écoles d'architecture qui dans 3 4 ans, ils vont se retrouver où mesdames et messieurs ? Sur le carreau.

Alors, vous savez, Emmanuel Macron organise une conférence sur les l'effritement de de la démocratie entraînée par les réseaux sociaux. Il organise cela, on l'a dit, en 2025. dans 2020 en en dans 3 4 ans, on va organiser des conférences pour se désoler des effets délétaires entraînés par les génératifs sur la société.

C'est ça qu'on appelle la responsabilité. Alors pour terminer, vous savez que Emmanuel Macron avait organisé la France un sommet mondial de l'IA en février qui s'est tenu au Grand Palais lieu de exposition universelle, on fait pas les choses en petit avec Emmanuel Macron avec de l'argent public et qu'il y avait il y avait ont été invités une centaine de chefs d'état qui ont rivalisé d'annonces d'investissement dans les serveurs qui vont encore davantage brûler la planète et été invité alors que c'était interdit au public pas interdit soyons précis fermé au public et était invité tous les gourous de la terre qui nous ont chanté, qui chantent comme d'habitude de merveilleux lendemain à venir. Alors, vous savez quand on parle au futur, il on a toujours moi c'est une équation sur laquelle je me suis arrêté, c'est un constat que j'ai fait, quand on vous parle au futur, on a toujours quelque chose à vous vendre, toujours.

Et ce n'est jamais engageant parce que personne ne viendra jamais vérifier ce que vous avez promis. C'est pour cela que j'ai organisé un contresommet et à l'opposé à l'opposé loin de ces discours énoncé au futur et et émanant de personnes qui sont juges et parti. Nous avons invité avec le SNG Éric Barbier, mon ami, on a organisé cela ensemble avec 0 centimes 0 € au théâtre de la Concorde à 300 m du grand palais ici mieux qu'en face comme il est dit sur un café le nom d'un café en face de la prison de freine. mieux qu'en face et était invité à témoigner à témoigner c'est-à-dire à à à narrer les réalités vécues au quotidien les conséquences vécues non pas énoncées au futur vécu au quotidien dans les champs dans le domaine énergétique dans le domaine du travail dans le domaine de l'administration publique et des services publics dans le domaine de la culture.

Parce que pour terminer, je vous promets que là je termine, il y a un sacré problème de l'expertise dans le monde, dans les assemblées, dans le monde de la presse qui veut que c'est très étrange relativement aux technologies numériques. C'est très étrange ce réflexe que j'ai relevé depuis un certain nombre d'années. Ça commence à changer mais très très trop discrètement et trop faiblement.

Nous avons le le réflexe très étonnant et très coupable pour tâcher d'y voir plus clair en matière de technologie numérique d'interroger celles et ceux qui sont jugés partis en l'occurrence les ingénieurs et les responsables de la TEC. Je renvoie la commission montée par Emmanuel Bord et Emmanuel Macron en 2023 sur les IA génératives et LLM sur 13 membres mesdames et messieurs de la commission sur sur 15 membres 13 étaient ici du monde de la tech. Dominique Baral, Google France, Yann Lequin, Meta Facebook, Arthur Mench, Mistral et tout ça pour orienter le cours des investissements de la République française.

C'est d'une extrême gravité en langage juridique, monsieur le président. Ça s'appelle du conflit d'intérêt et je remarque là dans dans au cours de cette commission une fois encore une fois encore vous allez interroger ne serait-ce que cet après-midi un ingénieur qui qui dépend du monde privé et qui a toujours ce discours qui vise à aménager le chèvre et le la chèvre et le chou qui va nous conduire au au désert de nous-même. Ce que je crois Ce que je crois c'est qu'il est temps d'interroger, d'auditionner ceux qui vivent les conséquences dans leur corps et dans leur chair et notamment dans les métiers de la culture, ce que nous avons fait lors du contresommet.

Et pour terminer, vous savez, nous ne cessons de d'en appeler à la célébration du vivant depuis des depuis quelques années, hein. Il faut vivre, il faut s'inspirer du vivant et de sa et justement de sa puissance de sa puissance sa flamme. Et bien ce que je crois moi, c'est que si on veut défendre le vivant dans son ensemble, il faut d'abord défendre le vivant. qui est logé en chacun d'entre nous, le vivant individuel et collectif est le génie logé en chacun d'entre nous.

Faute de quoi nous n'arriverons pas à défendre le vivant dans dans son ensemble. Et je l'ai dit, il nous reste que 2 3 ans à mon sens pour agir et et nos nos enfants et nos petits-enfants qui risquent d'être réduit à des masses d'inutiles et à des cousquis vides à postterorie, nous serons plus sur cette terre. Ils seront en raison, en droit, moralement de nous juger sur la le le le terrible manquement auquel nous aurons fait preuve si nous n'agissons pas dans les de ou 3 ans à venir à toutes les échelles de la société avec conscience et avec responsabilité.

Merci mesdames et messieurs pour votre attention. Merci beaucoup monsieur Sadin pour cette ce plaidoyer n'est-ce pas enflammé pour la vigilance et et même pour l'opposition franche à la la commission la mission voyez-vous interrogera en effet des ingénieurs comme elle vous a interrogé vous car elle veut se forger une opinion et le principe à l'Assemblée nationale comme d'ailleurs dans le débat académique c'est la contradiction le contradictoire et donc vous avez apporté votre pierre à l'atifice et nous vous en remercions très sincèrement merci beauoup beaucoup