Le Grand Dossier du jeudi 5 février 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu Iran. Trump va-t-il éliminer Ramenei ?
Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution [musique] ? Les jours de l'aliatola sont-ils comptés ? Négociation ou non ?
Ailleurs, Trump a-t-il décidé que l'avenir médiat et au-delà s'écrira sans lui. La question revient avec force alors que Trump a déclaré ceci hier. Layataramene devrait se faire beaucoup de soucis.
En tout cas, les États-Unis [musique] comme l'Iran à quelques heures des négociations multiplient les messages très forts. [musique] Comme ces images mises en ligne par le commandement central des États-Unis. image de l'USS Abraham Lincoln avec [musique] les manœuvres d'avion, vous le voyez, les militaires à la tâche sur le pont et de son côté Tréran.
Teran [musique] qui fait fuiter, dévoile par petite touche dans les médias son plan de guerre contre les États-Unis. Quels sont quels sont à cette heure les scénarios sur la table [musique] ? À la veille des négociations ?
Donald Trump sera brief à partir de 17h à la Maison Blanche par les services de renseignement. Nous serons en direct de la Maison Blanche comme de Teran, d'Oman, comme d'Israël pour suivre ce bras de fer, vous l'avez compris, toujours explosif, [musique] surtout sur le programme nucléaire iranien. Nous reviendrons sur les images, les déclarations fortes.
Écoutez, [musique] regardez. Le guide suprême iranien devrait se faire du souci, beaucoup de soucis. Comme vous le savez, nous négocions avec les Iraniens. [musique] Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Samantha de Bender.
Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs. Général François Chauvanc, je suis ravie de vous retrouver bien sûr également vous êtes consultant géopolitique LCI. [musique] Bonjour Guillaume Roquet, merci d'être là.
Vous êtes directeur de la rédaction du Figaro magazine et Raphaël Jérusalmier est également avec nous, ancien officier du renseignement israélien. Jean-François Colosimo va nous rejoindre dans quelques instants. Le grand dossier Iran.
Trump va-t-il éliminer MNI ? [musique] C'est parti. Mais d'abord d'abord Matthéo Teravino avec Bordane Boutka, vous êtes en direct depuis la frontière entre les Émirats arabes unis et Omane.
Alors euh pour être transparent, non poussez vous euh interroger sur l'impression d'un léger calme avant la tempête. Ça c'était en début d'après-midi. Et puis voilà que l'information est tombée.
Les gardiens de la révolution ont saisi deux pétroliers dans le golf pour, je cite, contrebande de carburant. C'est ce qu'a annoncé l'agence de presse Tasnim sans préciser euh le pavillon ni la nationalité de l'équipage. Est-ce qu'on peut en apprendre un peu plus avec vous ?
Oui, d'abord sur la localisation puisqu'on sait que ça a eu lieu dans le Golfe Persique au nord du D3 d'Ormous à quelques centaines de kilomètres de là où nous nous trouvons actuellement à la frontière des Émirats arabes unis. Alors, les gardiens de la révolution, vous savez, le bras armé du régime iranien disent avoir euh saisi l'équivalent d'un million de litres de carburant de contrebande. Ils ont également euh neutralisé 15 membres de l'équipage.
Vous l'avez dit, on ne sait pas bien plus sur ce sur cette prise en tout cas puisque les informations sont assez rares. Ce qu'on peut vous dire en revanche, c'est que ce genre d'incident, ce n'est pas rare dans le D3 Dormous puisque vous le savez, 20 % du pétrole mondial passe par ce D3. Mais en revanche, à la veille des négociations entre l'Iran et les États-Unis, ce genre de prise ne peut pas laisser indifférent.
D'autant que souvenez-vous, il y a 2 jours, les gardiens de la révolution, toujours eux, ont tenté de neutraliser un navire, un pétrolier cette fois sous pavillon américain avant que ce pétrolier soit finalement euh escorté jusqu'à sa destination par un destroyer américain. Ça vous dit bien la tension qui se joue dans la région avant l'ouverture des pour parler entre l'Iran et les États-Unis. Merci beaucoup Matthéo Charavino avec Bordan Budka.
Merci beaucoup à tous les deux messieurs. Donc selon les informations, on reste quand même très prudent. Il détiendrait les Iraniens à cette heure 15 étrangers dans une zone qui est au cœur de toutes les tensions internationales.
Je pense que la puissance de feu juste dans cette zone est difficile à évaluer et même à résumer. Et pourtant des contrebandiers et pourtant intervention des gardiens de la révolution, pardonnez-moi, mais comme s'ils n'avaient pas d'autres choses à gérer à la veille de négociation. Alors c'est un signal très fort de la part des Iriniens pour dire "Nous avons de quoi vous faire mal".
Euh c'est d'abord un signal aux États-Unis, mais pas que parce que si jamais euh une des menaces que les Iraniens euh euh prefèrent dans un plan que nous avons discuté un petit peu plus tard dans l'émission, je crois, ce serait justement de complètement paralyser euh le le flux du des hydrocarbures dans le golf pers et par le des trit dormouse. Donc là, en fait, c'est une continuation de ce qu'ils ont fait depuis quelques jours. On s'est montré nous maîtrisons les eaux dans cette partie du monde.
Vous avez peut-être les plus grands porte-avion du monde, mais nous avons la capacité de nuire de nuire le commerce pétrole pétrolier mondial. Il y a 21 % du pétrole mondial qui passe par Ormous. Ça ferait mal non seulement aux États-Unis, mais à la France, au Brum, à l'Allemagne, aux alliés des Américains.
Donc donc c'est un signal, c'est un signal qui ne leur coûte pas très cher militairement mais qui peut montrer que politiquement et militairement aussi, ils peuvent faire mal s'ils ont envie de le faire. Et vous avez dit à peu de choses près, je crois, vous m'arrêtez si je me trompe, mais en gros le message c'est on a le contrôle de la région et du territoire. C'est à peu de choses près ce que disent et revendique en effet les marines du corps des gardiens de la révolution.
Les gardiens de la révolution exercent un contrôle total sur le territoire et ont repéré de navire transportant du carburant de contrebande. Muni d'un mandat judiciaire, les pétroliers ont été arraisonnés près de l'île de Farcy et transféré à Boucher. Environ 1 million de litres de carburant de contrebande dont du diesel ont été saisis et remis à la compagnie nationale iranienne de raffinage et de distribution de pétrole. 15 membres d'équipage étrangers des deux navires ont été arrêtés et placés en détention provisoire afin d'accélérer la procédure judiciaire. très encore une fois général un homme de la marine du corps des gardiens de la révolution alors que l'armada américaine est positionné dans le dans le coin, on se dit qu'il a autre chose sur le feu.
Est-ce que vous aussi vous y voyez un message ? Il y a forcément un message mais moi je voudrais rebondir sur la carte que vous avez présenté précédemment je pense. Voilà, l'île de Farcy est quand même quand même bien au nord-ouest de la situation du de la zone du droit des droits d'ormouse.
Donc on est très éloigné de la zone d'affrontement déjà. Donc oui, il y a un message mais modéré, c'estàd oui, on a une intercepté des pétroliers euh de contrebande, sachant que la contrebande de pétrole dans la région, c'est quand même monnaie courante, y compris de l'Iran d'ailleurs euh vers les Ibirats Arabes Unis, par exemple. Euh donc là, c'est un prétexte.
Bon, c'est vrai qu'on connaît pas la nationalité de ces pétroliers, mais il est certain que là où ça s'est passé, tel que je vois la carte, ça ne prête pas, il n'y aura pas de problème avec les Américains. C'est un message un petit peu pour tout le monde. Message modéré pour dire "Oui, nous sommes capables de le faire." Mais rappelons-nous ce qui a été soulevé tout à l'heure.
Le navire américain qui n'a pas pu être, je dirais contrôlé entre guillemets par les les passes d'arme un échec pour les passes d'Aran. Et surtout n'oublions pas qu'il y a un destroyeur américain qui est venu le protéger. Ça veut dire que s'il bougeait un petit peu trop d'un navire américain, les bateaux seraient vite coulé.
Et je me tourne vers un très fin connaisseur de la région bien sûr, Raphaël Jérusalmi. Merci encore une fois d'être avec nous, ancien officier du enseignement israélien. Comment interprétez-vous cette information de pétroliers étrangers impliqués dans des opérations de contrebande selon les Iraniens qui ont été euh qui ont été à raisonner ?
Oui, ben les Iraniens de toute façon sont champions pour faire de l'esbrouff et dans ce cas précis, on n'est pas très certain de qui fait de la contrebande pour qui. On sait que eux les Iraniens en tous les cas sont champions de la contrebande puisqu'ils détournent les sanctions allègrement imposées par Donald Trump. Euh ce qui se passe en ce moment en mer, c'est que chacun joue avec les ners de l'autre et chacun aussi essaie de tâter le terrain et de voir lorsqu'il fait un mouvement vers la gauche ou vers la droite comment se redéploie l'ennemi par rapport à ce mouvement.
C'est un jeu dangereux. D'un d'un côté, on peut recevoir beaucoup d'informations sur les positions de l'ennemi, sur la façon d'opérer de l'ennemi. D'un autre côté, on risque euh la petite étincelle qui peut embraser tout le reste.
Ce ne serait pas la première fois dans l'histoire militaire qu'une guerre est déclenchée euh parce que quelqu'un a appuyé sur la gâchette un petit peu trop fort. Alors, on reste ensemble, Raphaël Jérusalem, mais ce mot d'étincelle, il a été prononcé par le général de Villier avant hier soir sur ce plateau. On en parlait encore hier.
En effet, même évitons la surinterprétation, attendons prudence et cetera. Quoi qu'il en soit, tout ça nous raconte une seule et même histoire. Tout peut exploser à tout moment.
La fragilité extrême de la situation. Oui, ça nous rappelle que les Iraniens ne veulent pas courber la tête face aux Américains. Et donc, il y a des signaux qui sont envoyés.
Ce qu'on peut dire, c'est que ce sont effectivement des signaux contrôlés. Moi, j'étais très euh intéressé d'entendre le porte-parole des passes d'Aron, expliquer que tout ça était parfaitement verrouillé juridiquement. Ça ressemblait à une conférence de presse d'un d'un procureur français.
Ça, le message c'était de dire attention, nous ne sommes pas en guerre, nous faisons une opération de contrôle. Et c'est vrai que sur ce plateau la semaine dernière, je me souviens qu'on qu'onait un éventuel exercice à balle réel des iraniens dans le D3 d'Ormose, bah celui-ci a été assez discret parce queon en a plus entendu parler derrière. Donc euh chez les Iraniens, le fait de ne pas perdre la face, est très important.
Le fait de montrer que euh ils n'acceptent pas de se soumettre. Pour autant, même si évidemment le le risque est là, euh je dirais qu'il est mesuré avec un incident de ce type. Alors effectivement, la garde de communication encore une fois psychologique, elle b son plein surtout à quelques heures de l'ouverture des discussions demain à Oman.
Vous verrez ça plus précisément également dans cette émission. Mais il est 17h et en toute logique à partir de 17h aujourd'hui, Donald Trump devait être à la Maison Blanche briefé par ses services de renseignement. Avant de prendre la direction de la Maison Blanche pour retrouver Sonia Dridi qui va nous expliquer comment tout ça peut se passer, quels sont potentiellement les scénarios sur la table, écoutez la toute dernière déclaration de Donald Trump qui revient sur les discussions qu'il a avec son chef d'état-major.
Il est très calme mais il est aussi brutal. Demander au Venézuela. demander aux Iraniens, ils veulent négocier, il ve ils ne veulent pas qu'on les frappe parce qu'on a une très grande armada qui va vers eux.
Sonia Drid, donc comme promis, on vous retrouve en direct de la Maison Blanche. Merci beaucoup d'être avec nous. On voit la Maison Blanche effectivement juste derrière vous.
Comment se passent ces briefs de service de renseignement selon vos informations ? Qu'est-ce qui se passe là en ce moment ? Qu'est-ce qui se joue derrière vous ?
Alors, on sait que Donald Trump est arrivé il y a quelques minutes dans le bureau val parce que j'ai vu ce marine euh qui se trouve à l'extérieur donc de l'ailouest de la Maison Blanche dans laquelle se situe le bureau Val arrivé il y a quelques minutes et lorsque le Marine se place à cette entrée-là et bien cela veut dire que Donald Trump est dans le bureau val. Donc ce briefing est sur le point de commencer. Il y a en général le c'est le directeur de la CIA qui est présent et on vient de me confirmer que un collègue américain m'a dit qu'il avait vu le directeur de la CIA Radcliff revenir de l'événement précédent auquel était présent Donald Trump.
Une prière, un petit déjeuner prière avec et de revenir avec lui à la Maison Blanche. Donc il y a le directeur de la CIA qui est présent. Alors, ces briefings ne sont pas inhabituels, ils sont quotidiens et parfois en personne comme ce sera le cas aujourd'hui.
Mais évidemment aujourd'hui, on imagine que le sujet de de l'Iran et bien sera sur la table avec une administration qui hésite toujours. On sait qu'il y a quelques jours encore, Donald Trump a demandé à des au responsables du Pentagone de lui présenter des options d'attaque décisive rapide sur l'Iran. Ce qui intéresse Donald Trump, c'est une victoire. euh il et éventuellement une victoire diplomatique.
Donc il étudie toujours la piste diplomatique avec cette réunion prévue à Amani. Mais on sent quand même de plus en plus de scepticisme. Il y a un officiel américain qui a confié à Axios euh et bien que les États-Unis n'avaient pas annulé finalement cette rencontre vendredi par respect pour leurs alliés dans la région.
Donc notamment le Qatar, l'Arabie Saoudite qui insiste pour poursuivre la voie diplomatique et puis hier le secrétaire d'État Marco Rubiot a lancé lors d'une conférence de presse je ne suis pas sûr qu'on puisse négocier avec ces types en parlant du régime des Mola. Merci Sonia Driux de vous entendre comme à chaque fois en direct depuis la Maison Blanche avec donc Donald Trump derrière vous avec le scepticisme que vous relayez de responsable américain avec ce responsable de la CIA que vous avez pu apercevoir. Merci beaucoup Sonia Dried qui dit renseignement dit quand même Raphaël Jérusalem également je me tourne vers vous bien évidemment d'autant que encore ce matin en lisant la presse israélienne on lit que la coordination entre Washington et Israël et je cite sans précédent avec un nombre fou je cite encore de responsables militaires israéliens se rendont aux États-Unis et inversement donc en matière de renseignement qu'est-ce qui peut être sur la table du président américain notamment que les Israéliens auraient transmis cette fois-ci ils vont transmettre tout ce qu'ils savent surtout tout en ce qui concerne les locations les pardon les les endroits où se trouvent les rampes de lancement de missiles balistiques et autres projectiles en Iran pour permettre d'embler une frappe massive des Américains.
Si jamais il y a une opération, il faut une frappe massive qui assure le plus vite possible la suprématie aérienne aux Américains. Il faut donc qu'il sache exactement selon une banque de cibles préalable ou frapper simultanément avec tous les avions qu'ils ont amenés dans la région pour prévenir une repost éventuelle car elle aura lieu des Iraniens qui viseront les intérêts américains. C'est vrai, peut-être le portavion Lincoln par exemple, mais aussi les Israéliens.
Donc les Israéliens ont tout intérêt à coordonner ça avec les Américains. Un autre euh domaine du renseignement qui est extrêmement important, c'est le déploiement et les mouvements de trouble des proxis. C'est-à-dire que fait en ce moment le Kizbala ?
Que font en ce moment les outils du Yémen ? Et que font en ce moment les milices chiites proirannes déployées au nord de la Syrie et vers l'Irak. Euh tout cela, c'est extrêmement important parce que dans la stratégie iranienne, il y a toujours l'activaction euh des proxis, c'est-à-dire d'ouvrir d'autres fronts secondaires qui fassent diversion, qui obligent évidemment la vigilance antiaérienne de l'ennemi à se déplacer aussi vers d'autres endroits que l'Iran.
Ils vont activer cela. Mais évidemment, les Américains et les Israéliens peuvent jouer le même jeu. C'est-à-dire les Israéliens, par exemple n'attaqueraient pas nécessairement l'Iran, mais pourraient faire un acte de diversion, faire semblant qu'ils se dirigent avec leur aviation, par exemple vers l'Iran et pour que les Iraniens se branchent sur eux pendant que les Américains arrivent dans l'autre côté.
Merci Raphaël. Juriselmi. On reste ensemble bien évidemment.
On lit Donald Trump mise plus sur le diplomatique que sur les frappes. Vous y croyez à ce stade ? Vous imaginez un Donald Trump visant toujours plus la diplomatie, évitant au maximum les frappes, quoi qu'il en soit.
Je je crois que oui. Je crois que oui parce que le coût des frappes est un grand est une grande inconnue. Est-ce que est-ce que et d'abord quel est son objectif ?
Est-ce qu'il a objectif de faire plier l'Iran ? Est-ce qu'il a objectif un changement de régime ? On n pas l'impression.
Quel serait l'impact régional ? On peut aussi imaginer que dans ce briefing de la CIA, on lui communique aussi le sentiment en Turquie, par exemple, dans le golf, toutes ces choses-là sont très très importantes. La vulnérabilité des bases américaines dans la région est importante.
Les Iraniens menacent de cyberattaques. Quelles seraient les cyberattaques les plus probables ? Quels sont les moyens de se défendre contre ça ?
La solution diplomatique pour Trump, je pense, est bien et bien préférable. Mais en même temps, après avoir amassé tellement de de matériel militaire dans la région, ce serait très compliqué pour lui de ne pas agir s'il n'y a pas une avancée importante sur le plan diplomatique demain. Général Chauvan, quoi qu'il en soit, le scénario des frappes est sur la table.
Oui. Oui. Et puis euh il doit être sur la table pour inciter à la négociation de la part des Iraniens.
Euh et si les Iraniens ne comprennent pas, effectivement, il y aura les frappes parce que Donald Trump non plus ne peut pas perdre la face. Ensuite, ce qui vient d'être évoqué pour la question d'Israël, n'oublie pas n'oublions pas qu'Israël est un allié privilégié des États-Unis. C'est dans leur revue euh de du Patentagone d' il y a 15 jours, hein.
C'est l'allié. Et là, tout ce qu'on entend aussi venant d'Israël, c'est il y a une opportunité et c'est vrai que toutes les euh la défense, je dirais iranienne a été affaiblie depuis juin dernier, même si on dit que ça a été un peu rétabli. Donc aujourd'hui l'Iran est est faible euh je dirais militairement et qu'il y a une opportunité pour d'une part je dirais détruire tout ce qui a été oublié ou reconstruit et d'autre part éventuellement éliminer ceux qui dérangent c'est-à-dire créer les conditions d'un certaine forme de chaos en espérant que euh les Iraniens puissent prendre la suite les Iraniens du peuple pas les passes d'aran et autres objectivement il y a pas une raison immédiate qui justifie une intervention militaire américaine.
Malheureusement, ce qu'il justifie à nos yeux nous de de d'occidentaux préoccupés par les droits de l'homme, c'est évidemment la répression sanglante qui s'abat sur les Iraniens. Mais les Américains l'ont dit, ils l'ont même écrit dans leur dans leur document de sécurité nationale. Nous, notre objectif n'est pas d'établir la démocratie et le respect des droits humains partout dans le monde.
Donc si si Trump a une chance d'obtenir ne serait-ce que des concessions symboliques des iraniens, à mon avis, il ira jusqu'au bout. C'est l'heure pour nous d'accueillir Jean-François Colossimo. J'en suis ravi sur ce plateau.
Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes historien, directeur général des éditions du CER. Vous êtes auteur du livre Occident ennemi mondial numéro 1 aux éditions Albin Michel.
Merci beaucoup d'avoir accepté l'invition comme à chaque fois. Alors, je sais que vous n'avez pas de boule de cristal et que vous n'êtes pas spécialiste de la géopolitique fiction, mais selon vous, à quoi peuvent ressembler les prochaines heures ? Certains disent il y aura guerre générale si échec des négociations, croyez-vous, à l'échec des négociations, quoi qu'il en soit demain, et donc à la possibilité de frappe voire de guerre générale à l'essu.
Alors, je me permets de d'ajouter que en 2008, j'ai passé plusieurs fois de tr semaines en Iran pour préparer un film et un livre sur l'Iran. J'ai beaucoup rencontré à ce titre à les responsables iraniens de toutes sortes. Euh tout simplement parce qu'il y avait un film parallèle, on était on préparait les 30 ans de l'anniversaire de la révolution et il y avait un film parallèle la BBC à tout prendre.
Il préférait un film français. Donc ils ont ils ont mis le paquet pour vraiment on soit reçu, on nous parle et cetera puisque évidemment le mauvais souvenir de l'Angleterre c'est l'Angleterre dominatrice n'est-ce pas et coloniale. Alors moi je pense qu'il ne va rien se passer.
Je parle avec beaucoup de prudence. Il va rien se passer dans l'instant. Il ne peut rien se passer à mon sens dans l'instant parce que rien n'est prêt tout simplement.
Alors évidemment, je peux tout à fait être détrompé. Il peut y avoir demain dans la nuit des bombardements pour éliminer certaines positions militaires. Ce sera fait pour impressionner en fait les Iraniens.
Mais cette opération qui libérerait les Iraniens à du guide suprême, je crois qu'on en est très très loin. Il faut pas évidemment le parallèle Venezuela et et je dirais un peu nous abuse parce que l'opération sur le d'abord l'Iran c'est pas le Venezuela sans discrimination pour le Venezuela, n'est-ce pas ? Bien sûr.
Mais bon, l'Iran, c'est un pays ennemi des États-Unis et de l'Occident depuis quasiment un demi-siècle, n'est-ce pas ? Ça la vérité. Donc deuxièmement, c'est une nation en arme.
Troisièmement, c'est une nation totalitaire avec totalitaire. Alors, ce sera pas le Vénzuela parce que ils n'ont rien préparé. Deuxièmement, on découvre en fait petit à petit avec toutes ces opérations qui fuitent dans la presse de manière intéressée parce qu'on a là un général, je pense que lorsqu'on apprend ou on a là un journaliste lorsqu'on apprend dans les journaux ce qui va se passer militairement sur un terrain d'opération, c'est que quelqu'un a intérêt à nous le faire savoir.
Or non, qu'est-ce qui se passe ? Ils sont dans l'incapacité en fait d'arriver à leur but. Et leur but c'est quoi ?
C'est pas de sauver le peuple iranien euh de l'horreur dans lequel ce peuple est plongé, c'est d'arriver à avoir un pouvoir intérimaire qui permettrait de dire on a fini avec le régime, n'est-ce pas, à pouvoir tirer des gardiens de la révolution présentable et que en fait l'Amérique en retire quelques bénéfices. Alors la transition, elle est elle est parfaite. Changement de régime même si ce n'est pas le Venezuela.
Donald Trump menace ramene et va-t-il mettre ses menaces à exécution ? Donald Trump prévoit-il d'assassiner Layatola ? La déclaration qui met le feu au poudre, c'est Trump qui assure et bien que Layatola devrait faire attention à lui se faire du souci.
Est-il dans le le collimateur négociation ou pas négociation ? En tout cas, les États-Unis à quelques heures des négociations multiplient les messages forts. Il y a celui-ci, il y a des images, le SENC qui relavre d'avion.
Et regardez ce monde. Moi novice, je suis surprise par ce monde qui s'active sur ce pont. Et alors les menaces ianiennes, vous allez les découvrir dans quelques instants.
Les menaces sont également assez fortes. À tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cette question, cet enjeu.
Iran Trump va-t-il éliminer Rameney ? On en parle avec mes invités mais là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité. Et nous commençons avec les suites du drame de San Marie Surmer. [musique] Une professeure poignardée, l'élève de 14 ans a été présentée à un juge.
Mise en cause pour des faits de tentative d'assassinat. Il devrait [musique] être mis en examen et risque la détention provisoire. Jacques et Jessica Moretti brisent le silence qu'ils se sont imposés lors de l'instruction avec leur équipe.
Dans une lettre adressée à l'ensemble de leurs employés, les gérants du bar le Constellation à Crance Montana évoque la douleur commune de chacun mais se défendent après avoir subi des reproches et ce qu'il qualifie, je cite, de calomnie, il devrait être entendu [musique] par la justice la semaine prochaine. Et puis les négociations entre russe ukrainien et américain à Abu Dhabi ont pris fin et Steve Witkov l'américain annonce que Moscou et Kiev vont échanger 314 prisonniers. Les missaires parlent de discussion je cite productive quand Volodimir [musique] Zelenski lui évoque des échanges pas simples.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons le fil de ce grand dossier. Toujours Iran Trump va-t-il éliminer Rameney ?
Toujours avec mes invités que je salue Samade de Bendern. toujours avec le général Chauvancier, toujours avec Guillaume Roquet et donc également aussi [musique] je vais oublier rappel Jérusalemie. Merci encore d'être resté avec nous et puis nous sommes avec Jean-François Colossimo.
On en est ravi encore une fois [musique] historien, directeur général des éditions du CER et auteur du livre Occident et ennemi mondial numéro 1 aux éditions Albert Michel. Et donc ces jours sont-ils comptés ? [musique] Des jours de l'ayatola rameny.
Négociation au non dans les prochaines heures. Trump a-t-il décidé que l'avenir immédiat et au-delà s'écrirait sans lui ? La question revient avec force.
Depuis que Donald Trump a déclaré ceci, le guide suprême iranien devrait se faire du souci, beaucoup de soucis. Comme vous le savez, nous négoons avec les Iraniens. Et donc Laayatola est-il à portée de tir ?
On va plus loin avec le général Chauvancy. Je vous en prie, accompagnez-moi. Alors, expliquez-moi.
Attendez, je reviens. Hop, c'était pas prévu. Petit changement de fiche général.
Tuer l'ayatola est seulement possible. Alors, c'est très difficile de toute façon et je pense que notre expert israélien le dirait comme moi. Pour l'instant, de toute façon, le renseignement est la base.
Qu'est-ce qu'il faut trouver ? Où il est, dans quelle forme ? Donc le renseignement qui soit d'ailleurs israélien ou américain doivent être à la manœuvre aujourd'hui pour identifier exactement là où il est.
Maintenant, en fonction de là où il sera, on verra comment on peut le frapper et il y a différentes possibilités. Là, on a un bunker qui s'est affiché. Alors, le bunker, alors on parle beaucoup des bunkers.
On en parle depuis des années de plein de bunkers partout. h c'est pas toujours eff enf c'est pas facile de les détruire alors on pour toujours dire que ce qui s'est passé il a quelques mois les B2 éventuellement portant des GBU 57 pourrai peut-être intervenir le problème c'est qu'il y en a plus que c'est très coûteux et que finalement c'est pas forcément totalement efficace donc déjà je vois mal comment aujourd'hui on tenterait la destruction du bunker avec ce type de bomb mais pourquoi pas merci beaucoup général merci beaucoup à vous je vais me tourner vers vous Raphael Jérusalem dans un instant Mais Jean-François Colossimo, imaginez-vous juste un coup de pression de Donald Trump ou l'imaginez-vous capable de mettre ses menaces à à exécution ? Le problème c'est pas de de liquider le guide, n'est-ce pas ?
Parce qu'on se trompe beaucoup quand même aussi sur la nature de ce régime. C'est-à-dire que ce régime n'est pas, comme on le raconte très souvent, une théocratie qui est un mot d'ur veut rien dire vraiment historiquement. On n pas d'exemple, c'est une oligarchie politico-religieuse qui s'est formée dans la révolution. et dans la guerre contre l'Irak.
C'est-à-dire que vous avez été en 1793 en Iran, c'est-à-dire avec ses soldats en quelque sorte de Valmi et postérieur qui prennent des positions de noblesse. Les Molas d'un côté, donc un clerger très important et les gardiens de la révolution, une armée véritablement engagée idéologiquement. Aujourd'hui, ils sont tous répartis dans des groupes de pouvoir.
La République islamique, c'est un micmac de conseil euh de de comités euh de parlement, de représentation et cetera qui fait qu'en fait vous êtes face à une organisation mafieuse où chacun en quelque sorte a sa part et ses leviers de pouvoir. Et il est évident que le guide a une fonction suprême, n'est-ce pas ? Mais le problème c'est de savoir qui peut remplacer le guide parce que les États-Unis sont vaccinés là depuis en fait le désastre de l'Irak où ils ont complètement liquidé l'appareil de Sdam Hussein, le parti bas.
Ils se sont retrouvés avec l'État islamique puisque partie des basistes qui étaient d'ailleurs des laïistes, des socialistes se sont alliés avec les islamistes. Donc on voit bien qu'en même temps semble Washington ne favorise pas la solution du principal avis qui est quand même tenu très à distance même s'il a proposé un programme d'ailleurs assez sérieux et même si par effet de rebond effectivement son nom est très scandé par les populations. Donc en fait ce qu'on voit c'est quoi ?
L'Amérique aimerait trouver en fait des gardiens de la révolution qui irai tuer Caméneyil dans son bon et qui présenteraiit finalement une espèce de révolution avec des militaires au pouvoir qui arrêteraient le programme nucléaire qui s'engagerait à ne plus agiter les outils, le Hamas, le esbola et à qui on garantiit la poursuite quoi de leur prospérité mafieuse. Mais c'est on en est là je crois. Alors tuer ou pas Caméney ?
C'est secondaire par rapport à par qui le remplacer. Par qui le remplacer ? Ça, on l'a bien compris.
Euh Raphaël Jérusalemi, le Parisien disait il y a encore quelques jours, quelques heures, même Rameney et d'autres sont en fuite et changent constamment de position. Vous nous l'avez déjà expliqué dans cette émission. Il y a des agents du Mossade bien évidemment qui sont sur le terrain, qui sont en Iran.
Peut-on imaginer qu'en effet il soit porté de tir en réalité laatameney avec des agents du Mossade qui l'ont particulièrement bien identifié ? N'est-ce qu'une question de volonté et pas de capacité ? Alors c'est une question de volonté et pas de capacité car on sait exactement où se trouve Laamai à tout moment.
Ça fait 20 plus de 20 ans qu'on le suit pas à pas par satellite, par CCTV, euh par complicité locale euh qu'on suit son entourage, ses protocoles de sécurité, ce qu'il fait en état d'alerte, où il va se cacher, comment il se cache. On connaît les réseaux souterrains vers lesquels il peut se diriger et qui sont des sortes de petites villes souterraines avec des tunnels qui relient des des salles fortifiées avec des parois en acier et qui ne sont donc pas atteignables par un bombardement aussi massif soit-il. Euh si jamais on va le chercher, il faudra le chercher euh à terrestre de façon terrestre avec la Delta Force ou autrees avec des forces spécial.
Une chose est certaine et je suis tout à fait d'accord avec ce qui est dit en plateau, le guide suprême, lui tout seul, c'est pas la cible ou une cible. Alors, c'est vrai que tous les chefs du Mossade, je dis bien tous les chefs du Mossade, les uns après les autres, s'accordent au moins sur un seul point. Il n'y aura jamais de solution à la menace nucléaire iranienne autrement qu'en faisant tomber le régime.
Aucune solution militaire, aucun accord ne marchera tant que ce régime existera. Mais pour le faire tomber et pour savoir qui va prendre sa suite, effectivement le véritable problème n'est pas qui quand et comment supprimer. il sera supprimé, il doit partir.
Mais la simultanéité, c'est qu'il va falloir de même qu'on a parlé tout à l'heure d'une suprématie aérienne en frappant toutes les rampes de lancement, ici, il va falloir frapper une banque de cibles qui sont des gardiens de la révolution, des gens haut placés au pouvoir et pousser nos candidats qui ne sont pas monsieur pas la vie mais des généraux de l'armée iranienne régulière. Raphaël Jérusalemmi, merci encore une fois. Je voudrais pas faire attendre plus longtemps Sav Gazi qui nous attend du côté de de Théan.
Merci encore une fois correspondant France 24 et RFI. L'élimination de la Layotola est-elle dans tous les esprits autour de vous à comment le pouvoir se prépare-t-il à cette éventualité ? En tout cas, depuis les les déclarations d'hier soir de Donald Trump, il y a pas eu de réaction ou de commentaires de la part des responsables iraniens, ni dans la presse.
D'ailleurs euh contrairement à la à la fois dernière lorsque le président Trump était interrogé euh par un par un par un journaliste aux États-Unis euh qui qui lui demandait donc il lui montrait des des déclarations, des extraits de déclarations de de de Laitola Caraméi et disant que Trump allait tomber comme le le pharaon et d'autres d'autres dictateurs euh dans l'histoire. Et donc euh le président Trump avait réagi en affirmant que euh il était temps qu'on change euh de dirigeant en Iran. Et à la suite de ça, il y a eu énormément de de réactions en Iran même, mais aussi euh dans d'autres pays de la région. en Irak par exemple des groupes sheit des leaders cheit euh lebola libanais le le chef dubola libanais mais aussi jusqu'au Pakistan ou encore en Inde.
Il y avait eu des réactions et plusieurs responsables religieux avaient affirmé que donc attaquer le guide suprême iranien était une attaque contre donc la souveraineté de l'Iran et donc il y aura une riposte immédiate de la part de l'Iran contre les les États-Unis si jamais il y avait une attaque contre le guide suprême iranien. Donc mais cette fois-ci depuis hier on n pas on nassiste pas à de telles réactions de en Iran. Donc les choses sont beaucoup enfin il y a pas de commentaires et donc il n'y a pas de de réaction côté iranien aux déclarations de Dolin France.
Merci beaucoup Sivevage Gazi précieux de vous avoir sur le terrain correspondant France 24 RFI en direct de Tran. Je voudrais vous montrer des images qui sont tombées ces toutes dernières heures, cet après-midi. Et on assiste clairement à une montée en tension et une pression, cette guerre de communication psychologique toujours à quelques heures des des négociations.
Là, première étape, les images du SENCOM. Le SENCOM, c'est le commandement central des États-Unis, commandement qui s'occupe des opérations pour les États-Unis dans la région. Ces images-là, ce sont les images du porte-avion USS Abraham Lincoln avec et ça pourrait être une photo hein en mouvement avec les manœuvres d'avion, avec les militaires sur le pont.
Euh que voit-on euh d'ailleurs précisément général Chav le le le départ d'un certain nombre d'avions en masse. C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas un ou deux avions pour s'entraîner, c'est tous les avions qui décollent les uns après les autres pour effectivement se mettre en ordre de bataille. Donc c'est ce qu'on nous présente.
Mais ce genre de film finalement c'est une réponse à ce que nous envoyé les Iraniens depuis quelques jours où pareil ils menaçaient l'Amérique et là on leur présente quand même qu'il y a une force de frappe qui existe et qui est prête à intervenir. On est clairement quand même sur une montée en tension très claire. On parle depuis plusieurs jours du revolver sur la table avant les négociations à quelques heures.
Ça ça se ça se précise. Oui, mais moi je pense quand même qu'il y a quelque chose qu'il faut intégrer tout à fait à et avec euh se rendre compte que l'Iran, c'est une un nation qui a la passion farouche de son indépendance ou quelque régime que ce soit à que c'est une civilisation qui date de 3000 ans n'est-ce pas à qu'elle a persévéré. C'est d'ailleurs en fait la seule culture à qui a été en quelque sorte submergée par l'Iran qui ne s'est pas arabisé.
Voyez, pour dire ce caractère national comme il est très fort, qu'il y a en même temps bien avant même le chisme une espèce je dirais de mystique du martyre que l'on voit cette mystique du martyre agir d'ailleurs avec ces extraordinaires courageux manifestants et manifestantes qui vont parfois au devant de la mort mais juste pour crier que non ils veulent la liberté mais ce goût du martyre se trouve de l'autre côté aussi c'est-à-dire que le guide son dernier rempart c'est une secte à qui date des années 1950 à laquelle appartenait Marmou Amarnad. Vous vous souvenez le président iranien qui était correctement intransigent la secte des des odjatiers odjatier qui est une secte millénariste qui attend le retour du Madi c'est-à-dire le retour de l'imam caché qui pense qu'il faut précipiter le retour de l'imam caché et que après tout une immense bataille apocalyptique planétaire ferait venir le MAD. Donc il y a ça aussi, c'est-à-dire que vous avez tout cet appareil corrompu euh tout à fait intéressé de gardien de la révolution de mot là, je dirais vent tripotent, tout ce que vous voudrez.
Mais à côté de ça, vous avez ce qu'on appelle les principalistes, c'est-à-dire les fondamentalistes qui eux sont convaincus qu'ils ont un rôle messianique. Et cela je vais vous dire, vous vous en débarrassez pas simplement en leur montrant des images d'avion qui décollent à la chaîne, n'est-ce pas ? contraire, vous voulez galvaniser.
Bah justement, c'est peut-être ça. C'est cette ligne dure galvanisée qui s'exprime à travers cette autre information. Regardez, selon l'agence Far News d'Iran, le missile balistique Koram Char 4 a été déployé pour la première fois dans les bases souterraines à travers le pays.
Ça, ce sont des images d'archives qui ont été relayées. Mais donc, l'agence Farce News d'Iran assure que maintenant ce missile balistique a été déployé. Le média le qualifie de l'un des missiles les plus avancés d'Iran affirmant qu'il peut atteindre Israël en 10 à 12 minutes à des vitesses d'environ euh 16 MAC en dehors de l'atmosphère.
Euh là encore, on a besoin du décryptage euh de celui qui sait euh face à ces images. Bah ça incite à les aider à rejoindre leur créateur, c'est-à-dire que avec des provocations aussi euh militaires et militaristes euh quand on dit viser Israël en 10 12 minutes, que peut faire Israël sauf d'aller frapper en premier. cette cette menace crine ensemble dans le sens où ce missile il existe bien.
C'est un missile, ce n'est pas une juste de la propagande, il existe bien. Sa dangerité, sa dangerosité est réelle, sa portée est réelle. Tout ça ce n'est pas ce n'est pas faux pour faire peur.
Bluff, c'est pas du bluff. Il maintenant combien il y en a, on en sait rien. Le seul fait simplement qu'on en parle, qu'on le mette en image, qu'on dise qu'on est prêt à un citra de toute façon euh ceux de l'autre côté que ce soit Israël ou les États-Unis à un moment donné à frapper.
Peut-on laisser une telle menace s'exprimer ? et frapper Israël dans le contexte actuel. Non.
Alors justement Raphaël Jérusalem Israël ancien du renseignement israélien, une telle menace mise en lumière sur la table par les Iraniens à quelques heures des négociations et avec une menace direction Israël. Comment c'est comment c'est analysé surtout comment quelle peut-être la réaction ? Alors le missile balistique c'est la menace.
Le nucléaire ce n'est pas la menace. Ce n'est pas la menace présente et imminente. C'est une menace à long terme.
Euh c'est une menace stratégique. La vraie menace, c'est effectivement le myde balistique. Le drone, même le chahit de 136, ce n'est pas la menace.
Pour un chahit de 136, il faut 9h euh pour atteindre Israël. Les missiles de croisière, il leur faut à peu près 2h pour atteindre Israël. Par contre, les missiles balistiques, c'est effectivement une dizaine de minutes et ils en auraient plus ou moins.
On sait pas parce qu'on en a détruit pas mal au mois de juin, mais il en reste, il en donnerait à peu près 1500. 1500 avec une capacité de tirer des salves d'une centaine par jour. Donc, il pourrait tenir de semaines à tirer des missiles vers Israël ou vers des altér américains.
C'est une menace extrêmement importante. Les dégâts que cause ces missiles sont considérables. Ils en ont causé.
Certains ont atteint Israël durant la guerre des 12 jours et ont causé des dégâts. C'est donc une menace extrêmement sérieuse, d'où la nécessité dès le départ d'une suprématie aérienne, c'est-à-dire d'une frappe énorme de la part des Américains, peut-être avec les Israéliens, de destruction des rampes de lancement. Ce qui est important, c'est le la capacité de tir.
Les missiles eux-mêmes, on peut aussi les détruire, mais il faut surtout détruire les les rampes de lancement. Je terminerai en disant qu'il ne faut pas dans notre esprit imaginer que l'armée américaine est en train de faire un plan euh que comment attaquer l'Iran ? Les plans sont déjà prêts depuis des années.
Alors vous vous parlez de plans justement, je voudrais en mettre un sur la table et ça fait partie des coups de pression, on va le dire comme ça, des dernières heures, notamment des Iraniens. Les médias iraniens révèlent ces dernières heures un plan de guerre. C'est relayé par les agences iraniennes et ça a été relayé également par le journal britannique The Telégraphe qui s'est saisi du du document.
Un plan de guerre face aux États-Unis si les États-Unis attaquaient. 5 points. Phase 1, les États-Unis attaquent.
Phase 2, l'Iran ripost et utilise un intermédiaire. Je vous décrypte les 5 points. Phase 3, cyberguerre.
Phase 4 paralyser l'approvisionnement mondial en pétrole. Phase 5 est-il écrit fin du jeu ? L'analyse de d'un tel plan iranien sur la table monsieur Colossimo.
Bah encore une fois c'est la réponse le général le disait c'est vous voulez vous voulez nous avoir mais ça sera tout ou rien. Donc est-ce que vous restez à la table de jeu ? Est-ce que vous continuez à parier ou est-ce que d'un coup vous calmez et puis on passe à la table de négociation ?
C'est très exactement ça. Et la bonne réponse américaine eu égard aussi au fait de préserver les intéré tout qui sont moins assurés que ce qu'on pouvait le penser après la fameuse guerre de 12 jours puisqu'on parle de centaines de missiles balistiques qui pourraient être actifs, n'est-ce pas ? On passe à la t de négociation et on dit "Allez, virez-nous le guide, arrêtez avec cette idéologie insensée, on s'entend sur le pétrole, vous arrêtez de menacer Israël, vous renoncez à vos proxis et cetera.
Et qui est partisan, le plus grand partisan de cette solution ? Qu'est-ce que c'est l'Arabie Saoudite, les Émirats, la Jordanie, l'Égypte, c'est-à-dire tous les pays arabes qui ne veulent qui ne veulent pas subir non plus une menace iranienne directe en cas de déflagration comme vous venez de décrire. Tant de pays qui auraient aimé être autour de la table demain et ce sera pas le cas.
Guillaume Roquet. Oui. Sur le dernier point, c'était la capacité à à paralyser le le marché mondial du pétrole.
Ça me paraît un petit peu ambitieux. Ça m'entend rappelé le chiffre tout à l'heure. 20 % du pétrole passe par le D3 d'ormous.
Ça veut dire que 80 % ne passent pas par lui. 25 % du gaz naturel liquéfié passe par ce D3. Ça veut dire que les 3/4 n'y passent pas.
Alors certes, ce serait un vrai trouble, un petit peu comme ce qu'on a connu lors de la de la de la crise pétrolière du milieu des années 1970, mais pour autant il y a eu des des des conditions qui ont changé. Notamment aujourd'hui le premier producteur mondial d'hydrocarbure, ce sont les États-Unis. Donc les les les Iran l'Iran pardon n'est pas totalement le le maître du jeu.
Pour le reste en matière militaire c'est vrai que ils peuvent frapper et c'est sans doute pour ça que depuis plusieurs jours, on voit des rotations de gros avions américains pour déployer dans la région des systèmes de missiles solaires qui permettraient justement de parer ce type d'attaque. Pardonnez-moi, Samantha Sivooch s'est reconnecté avec nous pour répondre sur ce point du plan secret de l'Iran pour vaincre les États-Unis. en tout cas que l'Iran maintenant laisse filtrer amplement à quelques heures de négociations.
Encore une fois, si Gazi, les Iraniens, ils sont persuadés en effet de pouvoir y poster. Euh c'est ce qu'ils disent en tout cas les les responsables militaires. Il y a eu une déclaration du chef d'étatmajor des forces armées qui a il y a de jours qui visitait une un site souterrain de lancement de domicile supersonic qui devait être montré par la télévision d'État et finalement la télévision a décidé de ne pas montrer les images de ce site pour des raisons de sécurité et pour ne pas révéler donc le l'endroit ou même des informations que pourraient être pourraient être utilisées par les Américains.
Mais le chef d'étatmajor a affirmé que l'Iran avait augmenté ses capacités balistiques depuis le mois de juin et était plus fort que qu'avant le lancement de de la guerre par Israël contre l'Iran. Il y a notamment ces ces missiles Coramchar 4 euh qui ont une vitesse de 16 euh fois la vitesse du son euh donc euh dans l'espace et h fois la vitesse du son euh donc quand ils arrivent pour retoucher le leur cible. Et ces missiles peuvent faire très mal comme ça a été le cas pendant à la fin de la guerre de 12 jours lorsque l'Iran lancé moins de missiles mais des missiles qui atteignaient beaucoup plus leur cible en Israël.
Si par exemple l'Iran lance di missile par exemple, c'est évoqué par des responsables des experts militaires iraniens, si l'Iran lance 10 missile supersonique contre le porteavion américain dans la zone, cela peut faire du mal bien évidemment parce que les batteries antiaériennes américaines ne pourront pas intercepter tout le missile. Merci infiniment V Gazi correspondant France 24 RFI alors que je le disais les médias iraniens laissent filtrer un plan de l'Iran pour répondre aux États-Unis en cas d'attaque. Allez-y Samant, allez-y.
Ce plan vise non seulement les États-Unis, mais il vise tous les alliés des Américains dans la région parce que ce qu'il disent, c'est que par exemple, ils vont faire des cyberattaques, les inf infrastructures financières, énergétiques, de transport et militaire de des pays qui oùvent il y a des bases américaines et des alliés des Américains en 2012, par exemple, l'Iran a fait une une cyberattaque contre la société pétrolière saoudienne à Ramco qui a causé d'énormes dommages. Donc c'est encore une façon de d'essayer de mettre de la pression sur les alliés des Américains pour que ces alliés sur tous les pays du golf mettent de la pression sur les Américain pour essayer d'empêcher des frappes qui pour eux mettraient le la région enfin à feu et à sang. Et puis pour parler du pétrole, je suis d'accord avec vous Guillaume que 80 % du pétrole ne passe pas par le 3 d'ormous mais en terme de de psychologie sur les marchés par exemple d'augmentation des prix du pétrole qui est justement ce que Trump veut éviter, c'est encore une façon de montrer les muscles mais ils peuvent pas, ils ont pas grand-chose.
Le programme nucléaire a été très sensiblement affaibli. On ne sait pas quel est l'état du programme de missile balistique. Donc il montre quelque chose pour bien en France Far René.
Mais voilà, c'est une c'est une façon de mettre de la pression. Très sincèrement, je crois que c'est juste une tactique de négociation comme les images qu'on a vu du porte-avion américain. Merci.
Dans un instant, on se retrouve pour s'arrêter sur ce point. Vladimir Poutine est prêt à un appel avec Emmanuel Macron pour une discussion sérieuse dit Lavrov qui se fait donc le porte-parole. Euh on le rappelle hier, on vous en parlait sur ce plateau, Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, selon l'Express, s'est rendu à Moscou avant-hier pour des discussions discrètes.
Bon, Lavrof qui souffle le chaud et le froid puisque dans le même temps, il traite de diplomatie pathétique cette volonté d'appeler Vladimir Poutine. On en reparle dans un instant. À tout de suite. [musique] Le grand dossier se poursuit et Vladimir Poutine est prêt et prêt à un appel avec Emmanuel Macron pour une discussion je cite sérieuse.
Ce sont les mots de Sergey Lavrof. On en parle toujours avec Samantha de Bender, toujours avec Guillaume [musique] Roquet, avec le général Chauvancy également donc avec Jean-François Colossimo. Encore une fois, merci d'avoir accepté l'invitation. [musique] Allez, on écoute les mots de Serge Labrov.
Macron a annoncé il y a à peu près de semaines qu'il pourrait appeler Poutine. Vous savez, ce n'est pas sérieux. C'est une forme de diplomatie pathétique.
Si vous voulez appeler et avoir une vraie discussion, appelez. Poutine répondra toujours au téléphone. Il écoutera toujours toutes les propositions.
Et si des propositions sérieuses sont sur la table, je peux vous assurer qu'elles auront toujours une réponse concrète et sérieuse. Alors, je vais remettre les choses dans le contexte. Hier, on en parlait sur ce plateau, c'était une information de l'Express qui est maintenant confirmée par l'AFP, l'agence France-Press.
Emmanuel Bon qui est le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron se serait rendu mardi en Russie à Moscou pour des discussions discrètes secrète. Bon voilà qui n'est plus du tout secret, c'est sur la table, ça fait énormément réagir. Bien sûr, parlons-en.
Votre première réaction Jean-François Colossimon. Quand on connaît toute l'histoire d'une relation avec l'URSS et la Russie, on sait qu'on ne se rend pas chez eux sans avoir des garantie, sans que le communiqué commun soit pas dans déjà écrit puisque toute cette logique KGB, FSB et en fait cette filiation totalitaire à les Russes en fait emploient à toutes les bonnes volontés à rebour de ce qu'elles prétendent être ces bonnes volontés. Donc dans ce cadre-là, on se donne rendez-vous ailleurs à Ancara, à Beyrout, dans un lieu neutre, à Vienne, je ne sais moi.
Mais on ne se rend pas chez celui qu'on a qualifié d'ennemis il y a encore si peu longtemps sans avoir euh des assurances. Donc les Russes là, je dirais en quelque sorte euh se frottent les mains parce qu'on a bien compris que euh leur objectif, d'où les mots terribles de Laavrov qu'on a connu, je dirais meilleur diplomate que que dans cette déclaration là, c'est en fait véritablement de ridiculiser la France. Pourquoi ridiculiser la France ?
Parce qu'elle est le seul obstacle sérieux en fait à la rédition des Européens au faux plan de paix russe en Ukraine. C'est ça la vérité. plus l'Angleterre, il faut le dire, mais l'Angleterre, elle est plus dans l'Union européenne, n'est-ce pas ?
Mais finalement, je dirais moi je serai au Kramelin. Je compterai quand même sur le caractère peu féroce de la nouvelle union entre l'Allemagne et l'Italie dirigée par madame Mélody à je compterai beaucoup sur mes satellites. Je me contrefoutrai des petits pays Baltes et de la Pologne et du reste.
Et je considérais que j'ai qu'un problème, c'est la France qu'il faut en fait voilà l'annuler en quelque sorte annuler sa capacité à réunir l'Europe contre moi. Oui mais alors du coup mauvaise idée d'aller parler disons que c'était pas très opportun preuve c'est que ça crée une mais en même temps vous dites que derrière les mots tentant de nous ridiculiser il y a une forme de reconnaissance que on lui pose un sujet à Poutine. Ah mais c'est évident parce que Poutine a un cerveau de la guerre froide.
Poutine a un cerveau qui est quand même malgré tout même s'il piétine l'ONU encore onusien, nous sommes au conseil de sécurité, nous avons la bombe, n'est-ce pas ? Ça dans l'esprit de Poutine, ça change tout. Je veux dire, il se contrefout de ces autres petits pays qui peuvent être grands économiquement mais qui n'ont pas cette capacité nucléaire qui ne représente pas la même histoire.
Voyez, on montre là l'époque où il était reçu à Versailles à par Macron au tout début de Macron 1, n pas Poutine se fait quand même une certaine idée de la France, peut-être plus que nous d'ailleurs aujourd'hui paradoxalement. Et évidemment, il est très gêné par le fait que Macron se veuille le chef de fil de ceux qui disent non au dictat du Kramelin. Alors, il y a deux choses.
Il y a le fait de parler avec Moscou et il y a en retour le Oui, oui, parlons sérieusement mais votre diplomatie est pathétique. Premier point, allez discuter avec les Russes par la présence d'un conseiller pas n'importe lequel diplomatique d'Emmanuel Macron pour que Laavrov dise "OK, parlons sérieusement, ça vous heurte ? Ça vous choque ?
Sammentant Bener Ça me heurte parce que les Russes sont très clairs. Ils n'ont pas bougé dans leur désir d'annexer une grande partie de l'Ukraine. Ils n'ont pas bougé dans leur revendication que l'OTAN se retire de ces jusqu'à ces frontières de 1997.
Ils n'ont montré aucune volonté de négocier parce qu'une négociation ça passe forcément par un compromis. Les Russes ne négocient pas. Moi, je veux bien aller parler aux Russes si c'est pour négocier, si c'est pour échanger sur des choses, pas pour recevoir leur dictat.
Alors, les Russes jusqu'à présent n'ont montré zéro volonté de faire autre chose que de répéter le dictat qui les répète depuis décembre 2021. Donc oui, aller discuter d'abord mettre en péril l'unité européenne, montrer à Poutine que finalement on a beau parler de notre coalition des volontaire de notre Europe de la défense et bien un pays veut se distinguer ou un président veut se distinguer veut peut-être être celui qui va apporter une solution. Donc voilà, les Russes en profitent.
Les Russes vont pouvoir dire voilà finalement cette Europe unie elle est pas si unie que ça et je trouve oui alors pour une fois et là je je j'aurais jamais pensé dire ça mais pour une fois je suis d'accord avec l'AVROF c'est pathétique. Voilà. Alors alors alors je vous laisse réagir Guillaume Roquet mais vous voyez regardez Lavrov qui Emmanuel Macron dit faut reprendre le contact.
Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique, va en Russie, on la prend par des indiscrétions. Et voilà la réaction Lavrov qui nous dit "Mais si tu veux parler à leur appel, elle est on est humilié ou au contraire s'ils réagissent si fort, c'est parce qu'on appuie là où il faut." D'abord on est il y a il y a cette réponse de Lavrov, elle s'explique par les dernières déclarations d'Emmanuel Macron sur Poutine.
Vous aviez une rubrique à une époque qui s'appelait qui a dit qui a dit "Poutine est un prédateur, un ogre à nos portes C'était Emmanuel Macron, c'était en août dernier sur LCI, c'était à Darius Rogemin si ma mémoire est bonne. Donc déjà rien que pour ça, Laavrov dit "Bon bah mon bonhomme, tant mieux si tu as changé de ton mais mais n'espère pas que on a oublié le passé." Ensuite, je comprends ce que dit Samant Bender sur le thème "C'est pas la peine de discuter avec Poutine, en Ukraine, il bougera pas." Oui, mais il y a pas que l'Ukraine parce que la dernière fois que que Poutine et Macron se sont parlé au téléphone, c'était en juillet 2025 et ils ont parlé de quoi ?
De l'Iran. parce que c'était après la guerre des 12 jours et donc l'idée c'était que Emmanuel Macron qui ne déteste pas s'installer en espèce de faiseur de paix international ce qui lui réussit assez bien d'ailleurs, il monte dans le prochain sondage du Figaro magazine, je vous l'annonce aujourd'hui et bienement produit Emmanuel Macron dit "Je vais je vais discuter avec Poutine comme je l'ai fait au mois de juillet pour savoir est-ce qu'on peut faire pression sur l'Iran pour ne pas qu'il reconstitue immédiatement leur leur arsenal." Donc je pense que c'est plus pour faire de la diplomatie générale que pour essayer de trouver une solution en Ukraine parce qu'effectivement Poutine ne bougera pas là-dessus.
Erreur magistrale a dit Pierre Servant sur ce plateau hier quand il a appris qu'Emmanuel Bonne s'était rendu à Moscou et que il y avait cette volonté maintenant concrétisée des Français de reprendre langue avec le cremelin. Moi je suis pas tout à fait d'accord. Je crois que de toute façon il faut envoyer des envoyés en des envoyés spéciaux je dirais pour essayer de rétablir un lien qui est nécessaire.
Mais je rejoins peut-être ce qu'a dit euh Guillaume Rocket il y a quelques instants, c'est qu'en fait il ne s'agit pas uniquement peut-être que de l'Ukraine et je crois qu'aujourd'hui l'Ukraine est un sujet qui reste un petit peu de côté. On en parle plus de l'Ukraine pratiquement, on ne parle essentiellement de ce qui se passe en Iran. C'est le sujet prioritaire.
Alors que le président Macron effectivement devienne une cible par ses propos qu'on vient d'entendre ou qu'on vient de lire. Euh oui, parce que et je rejoins ce qui a été dit, le président Macron devient le chef de fil de ceux qui s'opposent à Poutine et pour différentes raisons, il a réussi à faire cela et maintenant l'affaiblir, c'est aussi éviter qu'autour de lui s'agrège les autres nations qui sont un peu plus fébriles, un peu plus timides et là finalement je comprends qu'il deviennent une cible et donc exploiter cela, bah c'est de de bonne guerre du côté de Lavrov, mais je pense qu'au contraire, ça le revalorise le président Macron dans son action en général. Pardonnez-moi, j'ai j'ai cité Pierre.
Je propose juste à nos téléspectateurs qui nous ont pas vu hier d'écouter les propos de Pierre Servant, c'est toujours plus simple et mieux comme ça. Et on y revient juste après. Regardez, c'est une erreur magistrale.
Magistrale. C'est-à-dire que le président Macron retombe dans l'ornière dans laquelle il était au début de la guerre en Ukraine. Rappelez-vous les propos sur faut pas humilier la Russie et cetera.
Le fait de faire cela pour moi, ça veut dire que le président Macron n'a toujours pas compris la nature du régime poutinien, la vision stratégique et religieuse stratégique de de de Poutine qui a besoin de la guerre, qui a une vision hégémonique. Et le fait de faire ce type de démarche, c'est d'une certaine façon apporter la soupe à un personnage et un régime qui est notre ennemi. Ah, c'était très clair, très franc.
Alors moi je dis pas que enyer bonne ça soit une erreur magistrale. Disons que c'est un peu gribouille parce que un appareil fort à une espèce de conseiller de l'ombre dont les journalistes traguent d'ailleurs un tout petit peu l'identité et qu'on peut envoyer parce que il n'a pas il ne s'inscrit pas dans une case officielle, n'est-ce pas ? Voilà.
Bon pour faire de telles tractations. Bon manifestement ça n'existe pas ou c'était pas possible. Et donc un petit côté gênant que ce soit quand même le conseil diplomatique du président qui fasse un tel voyage pour rien dont les Russes se servent ensuite.
En revanche, je pense que moi que Macron a parfaitement compris qui est fini par comprendre qui est Poutine, d'où les termes qu'il a employé a raison et que en fait Poutine a compris aussi que Macron avait compris qui il était mais veut le traiter par-dessus la jambe très précisément pour ne pas avoir affaire à cette épreuve euh de vérité. Donc c'est là où on en est maintenant. Le fait que Poutine soit un prédateur, c'est exact.
Le fait que Poutine soit post-totalitaire, c'est exact. Le fait que Poutine soit fauteur de guerre et besoin de la guerre pour exister, c'est exact. Mais malgré tout, une fois qu'on a dit tout ça, la France doit jouer son jeu effectivement et ça peut passer par le fait aussi de parler avec Poutine.
Il n'y a pas de contradiction totale entre les deux choses. Si on sait où l'on va et on s'en donne des moyens et si on n'est pas trop gribouille gribouille. Alors, conseiller de l'ombre, pourquoi pas ?
Il en faut. Il faut des échanges dans l'ombre. Là, c'est pas dans l'ombre, c'est en plein jour.
Non seulement simple, un jour, mais les Russes l'ont mis euh vraiment sur le devant de la scène et quand il y a le ministre des affaires étrangères qui parle de la façon dont il a parlé du président, et bien il n'y a pas à aller parler à quelqu'un qui nous manque de respect à ce
Emmanuel Macron