LES GRÉVISTES DE VERTBAUDET PARLENT / FRANCE TRAVAIL : LE NOUVEAU COUP FOURRÉ DE LA MACRONIE
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salut à toutes et à tous et merci de regarder le média en direct ou en replay nous sommes mardi 23 mai 2023 et c'est déjà le 132e numéro de toujours debout toujours debout c'est notre quasi quotidienne d'infos et de combat diffusé en direct tous les jours à partir de 18h30 du lundi au jeudi il y a 19h les jours de ma femme regardez sur YouTube Dailymotion et notre site Internet et peut-être demain sur un canal propre à nous la télé mais cela demeure encore notre combat signé notre pétition si vous voulez vous aussi nous voir à la télé nous sommes déjà près de 40 000 signataires c'est bien mais c'est une goutte d'eau sur les 910 000 abonnés à notre chaîne YouTube alors si ce n'est pas fait filer la signer sur notre site c'est simple rapide et tellement utile pour l'avenir du média le lien est disponible en description de cette vidéo pour nous aider à surnager dans la mer des algorithmes abonnez-vous si ce ne les si ce n'est pas déjà le cas activez la petite clochette en cliquant sur 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adressez tous à un guichet unique simplification administrative alors au premier abord on est tenté de le penser mais la macronie a un projet plus sournois c'est ce que pense certains observateurs au nombre desquels figurent nos invités Adrien Clouet député France insoumise nupestre de Haute-Garonne et Yann Gaudin lanceur d'alerte sur Pôle Emploi est conseillé formateur pour les usagers de Pôle emploi je les recevrai en deuxième partie de soirée tout de suite après le retour de terrain de mon camarade des collègues jamesoni il est allé à la rencontre des Verts Baudets en lutte contre leur direction pour de meilleurs salaires et conditions de travail c'est parti pour le retour de terrain [Musique] salut Jamie Nadia ça va ben oui ça va c'est toi qu'il faut poser la question très tôt ce matin tu étais sur le terrain pour couvrir une étape clé dans la bataille des greyfiches et Vertbaudet effectivement cette étape en fait c'est de matérialiser ce matin à 11h devant le siège international comme tu l'as dit du groupe dans le très chic 16e arrondissement de la capitale dans la tour Eiffel et du Trocadéro comme vous pouvez y aller à l'écran elle l'appel de la CGT il était il était une centaine à s'être rassemblée ce matin là sous les fenêtres de l'actionnaire majoritaire de vertbaudel enseigne de puériculture établie dans le nord de la France pour se faire entendre du plus grand nombre après le passage remarqué aussi hier à Tourcoing de Jean-Luc Mélenchon qui appelait lui au soutien des grévistes et comme la CGT au boycott de la marque près de 80 ouvrières sur un effectif de 327 salariés travaillant sur le dépôt du site devant en ligne sont en grève donc et ils tiennent un piquet depuis plus de deux mois avec une revendication centrale celle d'une hausse de salaire de 150 euros nets mensuels cette grève fait en vérité à un accord signé en mars avec la direction par FO et la CFTC qui prévoit une hausse de je te donne en mille 0 % tout simplement pour les employés qui sont pour la plupart payer au SMIC horaire et même après 10 ou 20 années de carrière seuls les cadres et agent de maîtrise ont obtenu 0,8% de hausse de leur salaire alors un peu en guise de prime enfin je demande de l'autre consolation c'est une prime en fait qui est octroyée aux salariés non augmentés de 950 euros donc une seule fois et 300 euros dont 300 euros qui pourraient être versés chaque année mes primes n'est pas salaire effectivement effectivement une prime contrairement au salaire n'améliore pas le quotidien le pouvoir d'achat au quotidien et surtout ne compte pas pour la retraite c'est un peu le sujet on a tendance à l'oublier mais c'est encore le sujet et ça les salariés en sont parfaitement conscientes et donc en grève depuis quasi 10 semaines ces femmes n'ont obtenu une rencontre avec leur direction qui est rencontre que c'est ce le départ un échec j'étais donc ce matin avec André je vous invite à la caméra aura simplement parisien je propose de commencer en écoutant Manon Ovion délégué CGT à Vertbaudet du coup qu'est-ce qui n'a pas fonctionné dans la négociation pour que vous décidiez de venir ici au siège à Paris mais ce qui a pas fonctionné c'est l'augmentation de salaire qu'on nous propose toujours pas à l'heure d'aujourd'hui on est en grève depuis 20 mars pour l'augmentation des salaires donc le temps qu'il y aura pas d'augmentation on arrêtera pas la grève et finalement là vous pensez que ça marque une étape ce jour aujourd'hui dans votre conflit qui dure depuis près de trois mois maintenant mais bien sûr mais bien sûr la solidarité fait peur fait peur à la direction et c'est très bien c'est ce qu'il faut il faut que il se il se pose les vraies questions du pourquoi les filles elles sont dehors parce que je pense que jusqu'à maintenant ils ont pas compris même si ils nous disent l'inverse s'il avait compris on serait rentré depuis longtemps ils ne veulent pas céder et on fera en sorte qui c'est donc on est déterminé on sait pourquoi on est là et on va aller jusqu'au bout jusqu'au bout de la grève et jusqu'au bout du combat pour que on soit augmenté alors la détermination assemble intacte malgré un climat tendu effectivement en effet elles sont déterminées on l'entend bien dans sa bouche à l'instant à poursuivre la grève le mouvement malgré les intimidations et violences qu'elle subissent de la part de leur direction comme elle le décrivait des violences policières aussi qui sont qui ont même envoyé une lune d'entre elles aux urgences après avoir été étranglé cette dernière par un agent d'effort de l'ordre comme le relate donc collègues de street presse cette femme de 36 ans et depuis en incapacité totale de travail et de travailler du coup dans l'entreprise un us de la force qui devrait effrayer et ôter l'envie de lutter Anaïs 32 ans pour sa part préparatiste de commande chez Verbaudet depuis 9 ans ne l'entend pas cette oreille pour l'écoute ça nous donne pas du tout envie d'arrêter après si on a eu un peu peur sur le coup mais ils nous ont fait monter la rage encore plus forte là ils nous ont mis une belle claque à nous en retour de mettre une belle claque en continuant la lutte tout ce qu'on demande c'est tout simplement 150 euros net en plus sur notre salaire une augmentation c'est de salaire quoi pour pouvoir vivre un peu mieux de moins flamber sur le découvert et c'est même pas pour flamber par plaisir c'est vraiment histoire d'être moins souvent à découvert quoi et 150 euros net pour Vertbaudet c'est rien du tout envie du chiffre d'affaires qui font quoi et quand vertbaudet vous réponds nous répond qu'ils font de leur mieux face à un marché qui n'est pas bon vous leur répondez quoi à votre employeur qu'on n'y croit pas et clairement ils nous prennent vraiment pour entre guillemets de la merde désolé du mot mais c'est le cas de le dire on est juste un numéro pour eux et là ils nous l'ont bien prouvé depuis le 20 mars prise pour de la merde considérée comme des numéros c'est quand même difficile à entendre mais ce sont leurs ressenti à ces travailleuses qui de plus ben disent subir du sexisme de la part de leur manager au travail c'est que c'est évidemment exacerbé depuis le début de la grève on a changé de direction il y a un an et demi et notre dernier directeur logistique c'est un sacré personnage si je peux dire il y a eu des propos envers les salariés sexistes c'est ça les salariés c'est comme la sodomie si on met pas de vaseline ça coince il y a jamais autant de préservatifs à terre qu'en ce moment [Musique] elles veulent une augmentation elles peuvent crever dehors enfin voilà [Musique] je pense que niveau sexisme mon nid effectivement au niveau sexisme on y est c'est horreurs se sont cumulées aux violences policières comme on l'a dit subit lors de l'évacuation du piquet de grève le 15 mai dans des vidéos circulent sur le web on y voit notamment un policier faire pression avec son genou sur la nuque d'un syndicaliste au sol qui décrit lui une côte possiblement fissurée et des hématomes au bras sur le corps à la jambe au visage à Mediapart le 19 mai il explique avoir ensuite été embarqué puis insulter de je cite gaucho de merde et de révolutionnaire de mon cul fin de citation par les policiers l'un d'entre eux aurait même déclaré à partir de maintenant tu es plus maître de ton destin et en parallèle de ça à un autre salarié de Vertbaudet délégué syndical CGT pour sa part raconte avoir été violemment agressé devant chez lui embarqué de force dans un véhicule gazé puis molesté par un mystérieux commando qui après avoir menacé de ce moment-là sa famille la relâcher à plus de 10 km de chez lui il était il est donc depuis dans un état de stress post-traumatique alors quand est-ce que à déraper à ce point et bien la situation sociale déjà difficile chez Vertbaudet a dégénéré à la mi-avril pour être précis pour la direction ce sont des intrusions violentes sur le site qui ont marqué un tournant il nomme comme ça dans l'atmosphère du conflit social elle pointe la direction plus précisément le 14 avril jour où Sophie Binet la secrétaire général de la CGT est venu sur le site en banlieue lilloise en soutien et pour appeler au boycott de la marque j'ai plus du temps mon micro ce matin lui demandant de réagir aux déclarations de la direction de Vertbaudet qui assure par ailleurs faire de son mieux et garantir le dialogue social ils vivent dans une réalité parallèle avoir fait son mieux quand la seule proposition en matière d'augmentation de salaire sur les NAO les négociations annuelles obligatoires 2023 c'est 0% d'augmentation de salaire sachant que on est dans un contexte avec déjà des tout petits salaires qui sont au SMIC ou proche du SMIC malgré des ouvrières qui ont des dizaines d'années d'ancienneté ici il y a des ouvrières qui travaillent depuis 10-20 ou 30 ans c'est juste indécent de faire ses propositions là et de prétendre que ça serait ma visite qui aurait fait tourner le conflit mais faut être sérieux 5 minutes la grève savent quand je suis venu soutenir le conflit ça faisait plus d'un mois qu'elle durait ça faisait plus d'un mois que la direction aurait dû ouvrir des négociations négociation qui comme on l'a vu sont pour l'instant au point mort est-ce qu'une rencontre a pu avoir lieu ce matin au siège elle a pas eu lieu puisque premièrement elle n'a pas été prévue à ce moment la station symbolique ce matin organisé donc hier vient en réalité ça a l'air d'étape pour augmenter la pression sur l'entreprise la stratégie ici vient en fait pour nationaliser ce conflit local qui s'enlise j'ai demandé à Sophie Binet s'il était courant que ce type de bataille prenne cette tournure on l'écoute c'est une situation totalement anormale et heureusement dans la majorité des entreprises de France ça ne se passe pas comme ça c'est pour ça que nous appelons le PDG à revenir à la raison et à ouvrir des négociations sérieuses pour entendre les revendications des grévistes qui sont 80 depuis deux mois à se relayer jour et nuit sur un piquet de grève avec des revendications franchement c'est pas la lune c'est juste les augmentations de salaire pour reconnaître leur travail et maintenir leur salaire face à l'inflation donc vous dites à toutes les autres personnes qui luttent en France que rassurez-vous c'est pas à chaque fois comme ça c'est plus c'est plutôt sympa habituellement c'est pas national on va refaire on peut pas appel à Madame binaire à chaque fois heureusement que tous les patrons ne sont pas comme celui de Verbaudet et heureusement j'espère que le patron de Verbaudet va vite changer d'attitude et va vite revenir à la table des négociations sinon la position de la CGT elle est simple je l'avais dit la CGT elle dit ce qu'elle fait elle fait ce qu'elle dit nous avons des revendications simples si elles ne sont pas entendues nous allons franchir un nouveau cap dans le niveau de mobilisation aujourd'hui nous franchissons un cap puisque nous nationalisons le conflit avec ce rassemblement qui est organisé devant le siège parisien de Vertbaudet avec cette tribune que nous publions dans le monde et que nous allons transformer en pétition et j'appelle l'ensemble des salariés des jeunes à signer cette pétition et à la faire circuler très largement si vendredi soir il n'y a pas de tissu satisfaisante au négociations nous mettrons de nouvelles actions à l'ordre du jour encore plus fortes ne peut pas dire qu'il n'était pas prévenu le patron ne peut pas dire qu'il n'était pas prévenu et à ça elle a ajouté un peu plus tard devant tout le monde au micro je cite si d'ici vendredi soir il n'y a pas d'accord de fin de conflit sur les revendications nous allons franchir un nouveau cap dans la mobilisation les 600.000 syndiqués de la société en France se mettront en action derrière les verbaudets comme on dit alors voilà un ultimatum tout clair lancé à la direction de Vertbaudet dont l'actionnaire majoritaire n'est autre que l'un des fils de François Fillon dont la proximité politique avec un certain Gérald Darmanin ancien maire de Tourcoing où se situe le cergistorique de Verbaudet et commenter par de plus en plus de monde dans ce conflit conflit qui est d'ailleurs en train de s'élargir on le comprend sur le terrain politique national en devenant un combat aussi féministe d'ampleur les femmes représentant une forte majorité des salariés de ce dépôt de Vertbaudet alors on imagine qu'il y avait d'autres personnalités présentes ce matin mais bien sûr bien sûr aux côtés des grévistes venus spécialement de la région lilloise ils ont pris un bus pour venir ils étaient pas d'ici il y avait des gens du coin évidemment on a pu voir et entendre au micro entre autres ln Bidart du PCF on a aussi vu les affilage de génération Sophie taipoliant du Parti socialiste ou encore la sénatrice ex-ministre socialiste Laurence Rossignol comme Sophie Binet cette dernière a épinglé le gouvernement macroniste en rappelant rappelant évidemment ses prétentions concernant la condition des femmes cette fameuse grande cause du quinquennat précédent et celui en cours mais aussi de la réindustrialisation du pays qui selon elle doit aussi passer par une revalorisation des salaires évidemment de façon sérieuse des salaires et pas que de 1%. c'est d'ailleurs ce qu'exige d'autres travailleurs et travailleuses qui étaient présentés présents ce matin en solidarité avec celle de Vertbaudet avec André on a pu voir des drapeaux CGT Monoprix CGT Auchan encore où travaille Teddy par exemple que j'ai pu interviewer on l'écoute je viens pour déjà pour l'augmentation parce que nous on est mal payé à Auchan il y a des gens des personnes qui sont payés en dessous du SMIC comme Auchan il prend une couleur sociale mais dans l'entreprise il y a pas le dialogue social vous voyez avec les employés la direction a tendance à repérer envoyer des convocations à sanctionner sans arrêt et moi je suis là pour aider les employés et je suis là pour le dialogue social avant qu'on aille au convocation et tout mais il y a directement social le cas Vertbaudet ou les salaires sont collés au sol et où le dialogue social semble exister que dans les maladies discours n'est donc pas un cas et bien isolé et pour finir notons aussi la présence de l'insoumise Manon Aubry est venu spécialement de Bruxelles avec son écharpe bleu d'euros député comme pour porter un coup un coup supplémentaire à cette globalisation médiatique ou politique de ce conflit déclarant au passage espérer que cette victoire prochaine elles en sont persuadés de gagner puissent partout ailleurs en entraîner bien d'autres merci beaucoup Jimmy pour ce retour de terrain passionnant je crois savoir que tu prendras tout bientôt la route du nord pour aller à la rencontre de ces femmes pour effectivement fin de semaine restez avec nous en l'émission n'est pas terminée on se retrouve juste après ce cours clip d’autopomo je recevrai le lanceur d'alerte Yann Gaudin et le député à la fin du pèse Adrien Clouet pour parler du projet de loi pleine emploi qui portera la création de France travail qui viendra remplacer le Pôle emploi sans picamplification administrative ou bien volonté de fliquer davantage les bénéficiaires de prestations sociales on en parle lors de l'entretien d'actu tout de suite après ce clip souvenons-nous c'était en septembre dernier le média lançait sa saison 6 avec une toute nouvelle ambition de venir une vraie chaîne de télévision tout en restant un média vidéo diffusant sur les plateformes numériques nous sommes en bonne voie depuis plusieurs mois nous tenons une antenne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour l'instant sur Youtube et Dailymotion et nous y alternons programme en direct et rediffusion nous avons déjà envoyé notre dossier d'agrément à la com le régulateur du paysage audiovisuel français il est en bonne voie et nous serons vraisemblablement convent dans les semaines qui viennent nous avons également engagé des cours parler avec les opérateurs de box internet qui ont chacun leur bouquet télé nous sommes déjà arrivés à un accord de principe avec l'un d'entre eux mais des réticences continuent d'exister chez d'autres nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'info et de combat comme le média pour le leur prouver nous lançons cette pétition signez-la pour appuyer notre dossier partout où le besoin se fait sentir signez-la pour affirmer que le média n'est pas seul et peut compter sur vous ils ont des milliards nous sommes des millions nous méritons notre chaîne de télévision [Musique] le projet de loi pleine emploi que le gouvernement présentera le 7 juin prochain portera la création de la très décrit institution France travail qui viendra remplacer le Pôle emploi à compter du 1er janvier 2024 alors la structure viserait à atteindre le plein emploi d'ici la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron alors ce changement conduira à une transformation profonde du Pôle emploi que l'on connaît actuellement mais pas seulement d'en discute avec nos invités Yann Gaudin lanceur d'alerte sur le Pôle Emploi Adrien cloué député elle est finie [Musique] bonjour messieurs bonjour Est-ce que vous m'entendez Yann parfait bonsoir alors selon vous quelles sont les principaux points à retenir de ce projet plein emploi de la création de France travail quels sont les principales innovations et les principales menaces je me tourne vers Adrien Clouet moi je pointerai dessus qui sont vraiment essentiels le premier c'est un problème d'humanité c'est à dire que l'idée qui préside même à la création de France travail comme il l'appelle elle est assez simple c'est l'idée que finalement tout bénéficiaire d'une allocation sociale toute personne qui est inoccupée qui n'a pas d'accès à un emploi en est responsable et que donc dès lors qu'elle est responsable il faut la forcer la contraindre et donc ça nous donne le projet gouvernemental qui veut imposer au bénéficiaire d'aide sociale minimum de devoir faire des activités obligatoires donc dès lors deux choses l'une soit ça veut dire qu'il n'y a plus minimum vital en France puisque un minimum contre une activité on appelle ça un salaire d'ordinaire sauf qu'ils n'ont pas payés soit ça veut dire que il y a du boulot pour les gens mais qu'on n'a pas envie de renverser un salaire puisque apparemment on trouve des choses à leur faire faire donc dans les deux options c'est évidemment dramatique et puis ce enfin tout cela prend place dans un moment où il y a une offre d'emploi pour ça dépend les mois entre 20 et 30 chômeurs donc dès lors que dans une situation de pénurie d'emploi ça n'a pas de sens de contraindre les gens de leur faire pression pour qu'ils accèdent des emplois qui n'existent pas pourtant c'est ce qu'on appelle le macronisme alors le projet de loi prévoit donc l'inscription de tous les avocataires du RSA Pôle emploi devenu France travail surtout c'est ce que vous visez l'obligation d'effectuer quinze à 20h d'insertion par semaine sous forme de formation d'ateliers CV ou de stage en entreprise pour vous c'est travailler gratuitement ça dépend ce qui m'aide derrière c'est à dire que la difficulté on est dans un moment où les départements il y a plusieurs qui sont pilotes expérimentent des choses et un peu de tout il y a des départs il y a des départements où effectivement les gens ont une formation ils apprennent à faire leur CV d'autres une activité sportive ou de théâtre ça veut dire qu'on a radis les gens parce qu'il va pas jouer au tennis non d'autres encore ils ont des activités de stage en entreprise un stage en entreprise est censé être productif donc ça pose problème et puis surtout si vous voulez c'est quand même l'idée que finalement on peut et on doit contraindre les gens des activités forcées c'est l'idée finalement lorsque quelqu'un n'arrive pas à retrouver du boulot bien il faut le forcer à faire son CV différemment et c'est ça qui va l'amener au boulot ce qui d'une part faux d'autre part me semble moralement contestable et puis surtout on sait que ça marche pas comme ça il y a quand même des dizaines d'années de travaux en sciences sociales qui montrent une chose simple les gens qui retrouvent du boulot ce sont ceux d'abord qui ont un soutien extérieur sont ceux qui arrivent à limiter le temps passé dans la recherche d'emploi et ce sont celles et ceux qui ont aussi d'autres activités en dehors de la recherche d'emploi là on fait l'inverse on veut enfermer les gens sur leurs recherches c'est à dire les obliger à se heurter à des échecs parce que si vous faites 200 candidatures par jour forcément vous aurez beaucoup d'échecs vous aurez pas le temps de passer des heures à préparer chacune et donc on met les gens dans cette situation là c'est une situation qui vise ouvertement à les humilier pour leur faire revoir à la baisse le revendication salariale alors Yann Gaudin en tout cas vous vous soutenez que ce projet de loi ne demande pas aux bénéficiaires du RSA de travailler gratuitement vous l'avez expliqué dans un long trait de sur Twitter c'est peut-être l'occasion de revenir dessus on est effectivement il y a une confusion je pense qui est entretenue à des saints par le gouvernement en parlant d'activité de 15 à 20h d'activités or il est il est il est pas prévu du tout de faire travailler les bénéficiaires du RSA gratuitement donc adrien a très bien dit dans ses activités bon il y a ce qu'on connaît déjà qui n'a rien de nouveau du tout donc les ateliers pour bien faire son CV pour se préparer un entretien d'embauche découvrir des métiers découvrir des formations donc tout ça tout ça n'est pas nouveau alors il y aura aussi en fait pour les BRSA qui sont les plus éloignés de l'emploi et qui ont des problématiques périphériques de santé de logements de garde d'enfants etc il y aura des activités qui seront sans rapport vraiment avec avec l'emploi et qui existe aussi déjà alors il est même question de séjour de rupture donc de quelque part de vacances sur le papier ça fait plutôt joli il est question aussi de repas partagés pour sortir de l'isolement il y a plein de jolies choses et de jolis mots dans le rapport de 274 pages plein de belles intentions mais techniquement il y a beaucoup de flou il y a très peu de détails techniques et donc alors je rassure effectivement donc les BRSA on va pas les obliger à travailler 15 à 20h semaine et ça ne concernera pas forcément tous les bénéficiaires du RSA ceux qui apparaîtront comme les plus autonomes bon a priori ils seront peut-être dans un suivi je dirais un peu ordinaire à Pôle emploi et pas dans ce suivi intensif mais moi j'ai du mal à effectivement à comprendre que cette rumeur du travail forcé bon perdure mais je pense que c'est un peu c'est un peu lié à la communication notamment de d'Olivier du socle qui aujourd'hui même disait même que ça serait pas dans la loi finalement que les 15 à 20h semaine seraient pas dans la loi que c'est un dispositif qui est qui est envisagé donc reste à voir exactement comment comment il sera fait bon je pense qu'il serait pas inscrit dans la loi ça sera un dispositif qui serait pas contraignant disons qu'il y aura un contrat d'engagement comme ça existe déjà d'ailleurs aussi il y a pas grand chose de nouveau en fait dans ce projet France travaille il y aura un contrat d'engagement mais qui là concernera tous les usagers de Pôle Emploi aujourd'hui on appelle ça le PPE le projet personnalisé d'accès à l'emploi et puis demain on appelle ça le contrat on appellera ça le contrat d'engagement et donc si le conseiller estime que l'usager B RSA ou pas ça pourrait être un bénéficiaire de la SS c'est l'autre minimum social et qui va l'enverrai ça on est sur les mêmes montants si le conseiller estime que il y a besoin de tous ces ateliers et bien et si l'usager lui estime qui a pas besoin c'est là où ça risque d'être un peu conflictuel un peu beaucoup et surtout si l'usager estime qu'il a pas besoin de tout ça et qu'on le force quand même j'ai un peu peur pour les animateurs de ces ateliers qui vont avoir un public quand même assez récalcitrant donc j'ai peur qu'il y ait des beaucoup de tension peut-être des violences on verra on va pas crier donc on pourrait donc on pourrait les forcer bien sûr qu'il risque d'y avoir de la coercition peut-être beaucoup on verra comment s'est mise en application alors il y a aussi des nouveautés par contre au niveau des sanctions il est dit oui moi aujourd'hui les sanctions sont trop mécaniques et donc il y aura une graduation apparemment des sanctions mais ça reste encore assez fou par contre il y aura un nouvel sanction qui serait une sanction provisoire et sur laquelle on pourra revenir si l'usager le mérite la suspension de mobilisation c'est cette sanction que vous disiez remobilisation donc c'est une sanction effaçable on va dire et puis dans le mécanisme des sanctions il est prévu aussi un peu plus de contradictoires de la part de l'usager donc dans le rapport il est dit que ça va être tout ça est fait pour simplifier alors finalement ça devient plus complexe au niveau des sanctions bon pareil il faudra voir comment comment ça se met en oeuvre on pourrait aussi du coup à la lecture du rapport penser que les sanctions sont peut-être moins brutales alors il est dit aussi qu'il y aura plus de radiations de la liste d'ailleurs avec ce nouveau dispositif elles vont être facilités et peut-être j'ai vu Adrien clouer un peu réagir à cette sanction de suspension de remobilisation oui tout à fait mais parce que je suis toujours d'accord avec elle là dessus disons que ça pose la question de ce qui est une sanction dans une république est-ce que une personne qui est bénéficiaire d'une aide publique doit se voir retirer le minimum vital parce qu'elle se comporte pas de la manière dont on a envie qu'elle se comporte mais c'est un vieux débat c'est le débat déjà au moment du RMI qu'on a créé l'idée d'un minimum vital vous avez des réactionnaires patentées qui faisaient non mais si jamais la personne elle fait pas exactement ce qu'on lui dit il faut lui retirer qu'elle crève dans la rue voilà ça c'est un discours réactionnel qui existe et donc c'est ça qui est en jeu c'est ce qu'on estime qu'il y a une dignité humaine fondamentale non négociable et que même la personne qui accomplit la pire des activités qui ne se comporte pas comme on le voudrait qui ne cherchent pas le bon boulot etc et bien elle doit vivre où est-ce qu'on estime au contraire cette personne doit se voir suspendre le minimum vital et c'est une question qui n'est pas que un engagement de celui ou celle dont on parle parce qu'en fait les gens qui ont mis en cause ici ils ont une famille ils ont des enfants donc on sait très bien ce qui se passe derrière c'est du châtiment collectif ce dont on parle ici la suspension remobilisation ça veut dire le gamin mangera plus le soir parce que son père ou sa mère a mal cherché du boulot c'est ça le la réelle signification notamment dans une allocation type RSA qui prend en compte l'ensemble du ménages et donc il y a cette question qui se pose c'est le retour des formes de punition collective et effectivement souvent ça annoncé de la manière suivante on dit on va faire une graduation c'est à dire on a vu ça pour les assurance chômage depuis 40 ans à chaque fois tu regardais c'est c'est compliqué il y a une sanction mécanique alors ça serait quand même plus simple qui est plus de sanctions différentes qu'on puisse apprécier bilan qu'est-ce qui se passe on crée quatre sanctions différentes et au fur et à mesure du temps on se concentre de la sanctions les plus lourde et les sanctions les plus légères disparaissent là où avant j'étais mécanique mais bon donc je n'ai aucune confiance alors dans Monsieur Dussault en général évidemment comme personne et comme dirigeant politique ça va de soi mais surtout je pense à mettre effectivement les personnes dans une situation inextricable puisque ceux qui vont gérer les formations obligatoires seront en dehors de France travail donc ceux qui prononcent les sanctions ne seront pas ceux qui vont effectivement assurer les activités forcées et donc dès lors en plus on rend impossible pour l'animateur de la formation de pouvoir faire un retour d'expérience ou de pouvoir pondérer la décision de France travail donc en plus ce truc est bureaucratique totalement on voit pas comment il peut être mis en place et enfin je conclue là-dessus il y a quand même une histoire de fou dans France travail une histoire de fou il nous annonce chaque bénéficiaire du RSA doit être suivi par France travail il faut déconseiller qui suivent chacun 40 un locataire du RSA mais on a deux millions en France c'est à dire qu'il faut embaucher 50 000 personnes à France travail aujourd'hui ils sont 50000 à Pôle emploi à gérer l'ensemble des demandeurs d'emploi c'est à dire qu'il faut doubler l'effectif pour accueillir les gens au RSA ça n'aura pas lieu donc il n'y aura pas ce suivi de 40 personnes donc les gens seront pas suivi donc ils seront envoyés de manière extrêmement rapide après un coup de fil parce que les agents auront pas le moyen en fait de faire autrement ils seront expédiés dans des formations qui n'auront pas choisi qui n'auront pas été discutés avec des gens qui n'auront pas envie de voir ce qui se passe actuellement avec le Pôle emploi en fait il y a pas grand chose qui change un peu moins quand même parce que c'est assez rare finalement d'être expédié à une formation sont discussion avec le conseiller en revanche là rajouter 2 millions d'inscrits en plus 100 personnel pour les accompagner c'est ça signifie clairement que ils vont être dépossédés et les allocataires usagés et les professionnels de la capacité à parler en fait du parcours de vie que la locataire souhaiterait alors Yann Gaudin je rappelle vous êtes lanceur d'alerte sur le Pôle emploi concrètement voilà si vous aviez un bénéficiaire de l'assurance chômage ou un locataire RSA comment vous lui expliqueriez ce qui va changer pour lui parce que c'est vrai qu'on a évoqué un projet de loi qui est plutôt flou mais si on devait aller à l'essentiel qu'est-ce que vous leur diriez grand-chose je voulais juste revenir sur ce que disait Adrien effectivement c'est très dangereux de menacer des gens qui n'ont qu'un subside de 600 euros le RSA c'est c'est le montant mensuel de les menacer de couper complètement les vivre c'est dangereux parce que ces gens n'auront plus rien à perdre bon après voilà le gouvernement en sera comptable non pour les usagers pas grand-chose est-ce que ce gouvernement a une conscience déjà conscience mais parfois ils ont les chocottes donc ça va pas changer grand chose pour les pour les usagers bon il y a le fait que avant la Mission Locale donc il s'occupe des jeunes qui va devenir France travail jeune bon pourquoi pas le nom et du coup plus explicite elle était quand même assez hermétiquement comment dire différencier de Pôle Emploi on n'avait pas accès par exemple à Pôle emploi quand j'y travaillais n'avait pas accès aux entretiens aux conclusions d'entretien de la Mission locale avec les jeunes là maintenant il y aura un logiciel commun donc le dossier voilà sera ouvert et il y aura un historique de bout en bout donc bon il y a quelques petites améliorations techniques mais est-ce que ça va aller le coup de consacrer pour ça près de 1 milliard par an près de 1 milliard par an supplémentaire pour le service public de l'emploi qui coûte déjà très cher puisque rien que le fonctionnement de Pôle emploi c'est 4 si on y ajoute 600 millions pour la Mission Locale 70 millions pour Cap Emploi qui s'occupe des personnes en situation de handicap et demain donc on nous annonce encore un milliard de plus alors on n'a pas assez d'argent pour les retraites mais par contre on a de l'argent pour France travail pour ripoliner une nouvelle fois puisque il y avait eu le fameux changement de logo de l'ANPE puis encore on change tout avec Pôle Emploi puis là on rechange tout avec France travail on va mettre toute les tous les supports de communication à la poubelle et puis tout ça va coûter plusieurs dizaines de millions d'euros rien que pour le changement d'identité visuelle mais donc on va être sur une augmentation de 15 à 20% du coût pour les Français du coup du service public de l'emploi est-ce que on en attend Casa 20% de croissance économique 15 à 20% de création d'emploi parce que rien parce qu'on aurait changé le logo de Pôle Emploi non moi ce que je regrette surtout c'est que on aurait pu partir du Pôle emploi institution qui existent l'adapter et la réforme est plutôt de créer une nouvelle institution c'était possible peut-être Adrien Clouet un genre d'illusion voilà on change tout c'est une grande réforme de plus alors qu'en fait pas grand chose ne change et puis comme ça Emmanuel Macron aura eu son machin Chirac avait créé l'ANPE Sarkozy avait créé Pôle Emploi Macron aura son France travail mais qui sait peut-être qu'après 2027 on changera nouveau d'ailleurs parce que le mot travail je le trouve moins pertinent que le mot emploi le travail toutes les activités de la vie quotidienne sont du travail tous les bénéficiaires du RSA travaillent tous les jours quand on fait sa cuisine quand on fait son ménage et bien c'est du travail il y a des gens qui en font un métier mais il y a des gens qui le font eux-mêmes c'est un travail c'est pas un emploi et c'est pas formalisé mais c'est un travail Adrien Clouet oui est-ce qu'on aurait pu garder l'institution la réadapter de façon on peut tout faire c'est une question de volonté politique bien sûr qu'est-ce que c'est aujourd'hui Pôle emploi c'est un service public dans lequel il y a des agents qui travaillent souvent d'arrache-pied qui pour une part d'entre eux d'entre elles reçoivent des demandeurs d'emploi pour essayer de le retrouver des emplois existants qui correspondent à leur qualifications à ce qu'ils ont envie de faire alors parcours et pour d'autres parts calculent les droits c'est-à-dire s'assure que les gens ressemblent leur argent à temps et que l'argent correspond effectivement à leur emploi précédent la question qui se pose c'est le modèle qu'est-ce qu'on veut il y a deux manières de faire un service public d'employés la manière macronie c'est-à-dire on crée un espèce de bitonio géant qui vise à absorber les offres d'emploi les plus précaires et les rediffuser de force auprès des usagers ça c'est une version libérale ça explique d'emploi servirait à ça et bien moi je ne défends pas ça je défends un service public d'emploi on pourrait l'appeler France calife par exemple si on voulait nous aussi trouver des des slogans des slogans publicitaires France calife ça serait un service public ou les demandeurs d'emploi sont accueillis et on ne leur propose que des offres qui sont plus qualifiées mieux formés mieux payés mieux rémunéré mieux indemniser selon les différentes logiques qui existent au sein institution bref qu'il les mettent dans un parcours de vie qui améliore leurs conditions bah voilà contre proposition faisons un service public d'emploi dans la mission exclusive et d'élever la rémunération des gens qui sont accueillis ça c'est un vrai projet ça c'est un vrai projet parce que ça veut dire que le patrona sera qui ne peut se tourner vers ce service public d'emploi qu'avec des offres qui sont valables qui sont potables ça c'est un beau projet parce que ça veut dire que les conseillers les conseillers auront un sens à l'activité elle recevront des personnes qui parfois ont une difficulté bosser en partiel ou au SMIC elles auront un objectif de on peut faire mieux avec la personne on peut la mettre sur un parcours qui la sécurise plus pour son existence et je souhaiterais également sonner l'alerte sur un point qui a évoqué Yann à l'instant c'est l'émission locale on est dans un risque de disparition des missions locales qui risque d'être englouti dans cette espèce de monstre bureaucratique que va être France travail si jamais ils y arrivent comptez sur nous pour qu'ils n'arrivent pas mais s'ils arrivent ils veulent l'engloutir or la mission locale c'est quelque chose de très important parce que ce n'est pas Pôle Emploi ça a été dit à l'instant ça ne l'est pas ce sont d'autres agents qui ont une marge de manœuvre très importante pour inventer des choses prendre une initiative aller au contact des usagers des usagers selon un mode de gestion qui est très autonome les mettre sur le même logiciel que pour l'emploi les maîtres sous la même tutelle avec les mêmes objectifs c'est extrêmement dangereux parce que c'est la fin de leur autonomie de leur esprit d'initiative un exemple chez moi en Haute-Garonne la mission locale par exemple Alfred des bus pour aller dans le coma côté Pyrénées et passer dans les toutes petites communes pour expliquer leurs droits au plus jeune au moins de 25 ans la mission locale fait l'intervention milieu scolaire la Mission Locale passe par des employés en poste pour savoir qui dans la famille les petits frères les petites sœurs à pas de boulot et peut être accueilli et aider la Mission Locale aide à l'élévation niveau de formation des jeunes la mission locale n'a pas comme objectif exclusive de mettre les gens à l'emploi peuvent se dire bah on a reçu quelqu'un mais cette personne elle veut faire une licence pro bah on l'accompagne on l'explique comment faire une licence pro donc ça ce sont des missions qui risquent de disparaître dès lors que France travail triomphe des missions locales et qu'on met fin à ce qui se fait de mieux dans le pays alors messieurs tous les deux clairement vous êtes en train d'écrire une une structure infantilisante qui va con on va dire les bénéficiaires de ces prestations sociales à du travail forcé que du négatif et un projet loi qui intervient quand même après la réforme des retraites contre laquelle on est encore très mobilisé c'est quand même une drôle de manière de passer autre chose à autre chose c'est quoi l'agenda politique d'Emmanuel Macron c'est logique mais c'est très logique il y a eu en novembre dernier la réforme de l'assurance chômage on a limité dans le temps la perception des indemnisations chômage pour que les gens en fait les chômeurs de longue durée c'est qui c'est des séries de plus de 55 ans donc pour leur retirer la perception de la location chômage et faire en sorte qu'il soit obligé d'accepter un boulot mon applique celui d'avant bon maintenant qu'ils ont ce boulot moi-même payé on va avoir une allocations chômage qui sera moins bonne et en plus on leur oblige à se taper entre 6 mois et un an et demi pour les plus âgés parce que ça va pas rentrer en application tout de suite mais on les oblige à se taper des mois de travail en plus fin des mois d'emploi en plus et donc vous avez un peu fastupère pile il gagne puisque c'est même personne donc au moins de droits doivent rester plus longtemps en emploi et maintenant comment on articule les deux comment vous faites lorsque vous avez baissé les droits des gens doivent rester au boulot plus longtemps vous trouvez une structure pour les obliger à passer de l'état du dernier boulot à l'état d'un futur boulot précaire pour tenir les 1 an et demi deux ans de plus c'est juste la temporalité qui questionne vous avez peut-être une idée pour vous Yann Gaudin pourquoi penser cette réforme là à travers donc la France travaille alors que aujourd'hui encore la France traverse une crise constante plutôt qu'à nous mais je mais j'aimerais bien avoir la vie de du lanceur d'alerte du Pôle emploi le gros problème en fait de la politique de l'emploi avec avec la macronie c'est que c'est une approche purement quantitative uniquement quantitative des chiffres voilà et et finalement considéré que les actifs dans toute leur diversité avec toutes leurs qualifications effectivement avec toutes les différences selon les territoires etc tous ces gens là ne sont que des pions les chiffres voilà et on gère ça avec des tableaux des tableurs Excel et donc c'est la même logique que voilà rallonger donc l'âge de la retraite c'est faire des Français désolé pour la formule mais un peu de la chair à patron voilà interchangeable mais d'ailleurs c'est ce qu'on observe parce que dans les chiffres justement il y a une explosion des licenciements depuis 2016 il y a un phénomène qui est très inquiétant il y a une instabilité du marché de l'emploi on a parlé aussi des démissions des salariés mais il y a aussi donc une explosion des licenciements et on nous dit que les employeurs auraient du mal à recruter alors qu'il licencie de plus en plus donc il commence qu'il commence à garder leurs salariés plutôt que dans chercher de nouveau donc moi j'aimerais bien qu'il y a une approche plus beaucoup plus qualitative et Adrien on a très bien parlé une approche beaucoup plus humaine et qu'on intervient aussi en médiation comme le font comme ils le font en Allemagne Adrien connait bien le service public de l'emploi allemand il me semble si je me trompe pas qu'ils interviennent en médiation en prévention des licenciements des ruptures de contrat pour éviter que le chômeur n'arrive que le chômeur ne s'inscrive voilà donc il y a une approche réellement quantit qualitative dans ce cas dans la relation au travail quand bien enfin voilà et et à Pôle Emploi aussi on serait bien inspiré d'avoir une une un souci par rapport à la relation que peuvent avoir les déconseillé avec avec les usagers puis notamment tous ces conseillers qui sont au service contrôle de la recherche d'emploi et qui font quelque part un peu un sale boulot qui vont être d'ailleurs un peu plus nombreux avec France travail encore et qui sont chargés voilà de de contrôler puis de décider si on sanctionne ou pas bon tout ça n'est pas très tout ça n'est pas très heureux tout ça n'est pas très humain est-ce qu'il y a pas une volonté les classes populaires en récent les travailleurs contre les personnes privées d'emploi si bien sûr il y a une dimension morale très forte dans ce type de dispositif et là aussi c'est la réhabilitation d'un vieux discours un peu réactionnaire qui consiste à dire il y a ceux qui bossent et ceux qui bossent pas ce qui évidemment dans un moment où il y a un emploi pour 30 chômeurs rigoureusement aucun sens mais ce discours existait d'ailleurs si on si je peux je peux faire la petite parenthèse moi je trouve intéressant de voir ce qui se passe le premier quinquennat Emmanuel Macron c'est-à-dire en gros on est passé d'un discours à un autre dans 2012 et 2000 par 2017 2022 il y avait le discours un peu à la Castaner c'est à dire le discours poujadiste ouais mais il y a des gens ribosent pas il faut aller chercher chez eux pour montrer qu'ils quitter truie en etc et les remettre au boulot de force à lâche-la donc ça c'est des sources Castaner maintenant depuis 2022 on a le discours plus à la ferrachi vous voyez l'économiste qui conseille Macron qui dit mais en fait c'est prouvé scientifiquement par les chiffres on fait des régressions logistique qui montre que les gens de façon ils cherchent pas sont les forces pas donc en fait c'est scientifiques et les gens ils ont besoin de lâche l'axe les scientifiquement prouvé mais il y a un peu un décalage assez intéressant à observer c'est à dire c'est la même thèse c'est les mêmes c'est les mêmes âgées qui sont dites dans les deux cas mais la justification est devenue très différente on n'est pas assez de je connais le voisin de la belle-sœur du de mon pote qui bosse pas ah je vous faire un modèle extrêmement raffiné statistiquement pour vous montrer que les gens de façon ils bossent pas donc c'est assez intéressant de voir cette évolution mais elle conduit finalement à renouveler le discours on a l'impression que c'est genre raconte des choses différentes alors que c'est exactement pareil et surtout qu'ils ont accumulé les différentes étapes c'est à dire depuis 2017 il y a quand même eu trois réformes de l'assurance chômage une qui a baissé le montant des allocations une qui a baissé la durée de perception et une qui a baissé le nombre de gens qui avaient le droit de le percevoir donc si vous voulez à chaque fois ils vous font le coup ils vous disent attendez cette fois-ci on bouge juste la durée de perception mais promis on touche pas ni à la ni au montant ni à l'éligibilité parce que après ils vous font alors on bouge l'égibilité mais on touche pas ni à la durée ni au montant ils vous font le coup à chaque fois donc maintenant ils sont aussi dans un moment où ils ont un peu tout épuisé quoi guérison rognit partout c'est-à-dire la prochaine étape c'est juste que les gens soient totalement en insécurité et puis c'est même pas subvenir leurs besoins alors qu'ils ont bossé pendant 10 ans dans la situation des bénéficiaires l'assurance chômage était déjà très fragilisée vos sens avec quelque chose il y a de Gaudin ils étaient énormément contrôlés à ce qu'à travers ce guichet unique à travers transva il y a pas cette volonté d'étendre ses contrôles renforcés aux allocataires du RSA si bien sûr oui tout le monde se saura tout le monde sera soumis au contrôle mais il y a un petit garde-fou quand même dans le projet c'est que les sanctions pour les bénéficiaires du RSA seront prononcés toujours par le président du département et non par France travail bon on verra là aussi dans l'application comment je disais pour le moment mais par rapport justement au bénéficiaire du RSA si le travail était tellement désirable de manière globale est-ce que vous croyez que les gens préféreraient vivre avec 600 euros par mois plutôt que de travailler d'avoir au moins le SMIC donc il y a une vraie question à se poser sur la qualité de vie la vraie qualité de vie au travail sur la qualité du management au travail parce que vous savez je crois que c'est un peu les mêmes qui traumatisent des salariés donc qui créent des chômeurs de longue durée quand on a été traumatisé et bien on met du temps avant d'envisager de retourner à la tortue que par qu'on a connu et ce sont les mêmes qui créent des chômeurs de longue durée et qui aussi les les velipandes et les traits de feignants donc voilà je pense qu'il y a une espèce d'état d'esprit mais qu'est-ce qui est fait justement par rapport à la vie au travail je sais pas si c'est prévu donc de l'aborder dans le cadre des échanges parlementaires Adrien pourra peut-être pour le dire mais il faudrait pour moi voilà qu'on s'intéresse vraiment à la qualité du management de commande on traite les salariés qui sont en emploi et comme on évite et qu'on évite de les maltraiter de les traumatiser et de faire qu'il préfère vivre avec trois fois rien plutôt que de s'exposer à des à des souffrances psychiques donc voilà il y a une vraie réflexion puis j'aurais aimé aussi que dans ce projet de France travail et la création d'un organe réellement indépendant pour veiller aux devoirs de Pôle emploi parce qu'on parle toujours des droits et des devoirs des usagers de Pôle Emploi on parle rarement des devoirs de Pôle Emploi qui sont inscrits dans le code du travail Pôle emploi a des obligations et je peux vous dire qu'aujourd'hui elles sont loin d'être totalement remplies donc j'aimerais qu'il y a un organe réellement dépendant qui pourrait aussi faire office de médiation parce que pour le moment les médiateurs de Pôle Emploi sont des salariés de Pôle Emploi ils sont pas vraiment indépendant il travaille dans les mêmes bureaux dans les directions régionales que leurs collègues de Pôle Emploi donc j'aimerais qu'il y a un organe et pourquoi pas citoyen pourquoi pas des citoyens qui iraient contrôlés ici ou là dans les agences c'est le service est bien rendu si les droits sont bien accordés puisque comme vous le savez j'ai révélé beaucoup de de d'anomalies on va dire de spoliation de droits de malversation quelque part qui ont été pour beaucoup heureusement régularisés mais ils perdure encore beaucoup d'erreurs et puis même quelques pratiques illégales d'ailleurs j'ai un peu peur avec France travail à un risque c'est au niveau de la gouvernance il est dit qu'on aura une gouvernance morcelée par territoire alors déjà qui sera le chef est-ce que ça sera le chef ce que ça sera l'actuel directeur de Pôle emploi ou est-ce que ça sera le directeur de la Mission locale qui va prendre la place du directeur de Pôle Emploi bon des risques un peu de conflits internes et puis surtout le problème c'est qu'avec des le directeur territoriaux que soit un directeur départemental ou régional il y en a quelques-uns qui se prennent pour des shérifs et qui veulent faire la loi sur leur territoire et qui oublient totalement le principe républicain qui fait que normalement on a les mêmes droits partout sur le territoire et qu'on a pas à inventer des règles sur un département ou sur une région donc là il y a aussi un risque avec France travail alors on va donc la question de yandre l'emploi attractif pour pousser effectivement ces bénéficiaires du RSA à trouver à un emploi pour répondre juste quand même écarté un sujet il y a un malentendu dans le service public d'emploi qui est fondateur depuis la création de l'ANPE en 1967 c'est l'idée selon laquelle finalement c'est au service public d'emploi de résoudre le chômage c'est pas le but d'un circuit d'emploi le but d'un service public d'emploi c'est d'aider les gens à trouver des emplois et c'est pas de résoudre le chômage c'est pas d'emploi le SPE le service public d'emploi ne peut pas résoudre maintenant une fois qu'on a posé ça on voit bien à quel point tu joues dans le monde du travail enfin dans le monde de l'emploi pour être plus précis et qu'est-ce que c'est qu'un emploi on va dire pour le dire rapidement ces trois choses un emploi bon d'abord c'est des conditions de vie immédiate un emploi c'est la capacité lorsqu'on signe un contrat de pouvoir subvenir à ses besoins et celui de ses proches donc c'est une rémunération c'est une distance qui est raisonnable pour y aller ce sont des horaires etc etc évidemment que là-dessus il y a énormément de choses à faire il y a encore beaucoup trop de CDD d'intérim de travail de nuit etc deuxièmement un travail c'est une activité ce sont des gestes là depuis tout à l'heure on est ici sur sur ce plateau il y a des personnes qui sont techniciennes qui travaillent à côté qui ont des qualifications qui savent faire des choses on a parfois des notes des choses qu'on manipule bref ce sont des gestes un travail ce sont des gestes qu'on apprécie dans lesquels on a le sentiment de s'améliorer au fur et à mesure qu'on les fait pour être fier de soi et avoir la capacité de se dire que les autres sont fiers aussi de ce qu'on fait de leur rendre un service là typiquement tous les gens qui nous écoutent ici Olivier Dussault c'est une écoute je pense sont très fiers de ce qu'on fait donc c'est ça un emploi c'est la capacité à rendre à être utile au plus grand nombre et beaucoup de gens aujourd'hui ont le sentiment de ne pas l'être et ça c'est une souffrance lorsque vous faites une activité et que vous dites pourquoi j'y vais vivement que je rentre et ça servi à rien et bien vous êtes en difficulté très forte et enfin troisièmement un emploi c'est une relation entre une personne et les activités qu'elle mène qui est plus ou moins équilibrée je m'explique c'est l'idée selon laquelle on est qualifié ou pas assez ou trop par rapport à ce qu'on fait et ce qu'on est en capacité dans ce qu'on fait non pas juste d'être utile mais de déployer au maximum ce qu'on sait faire est-ce qu'on a le sentiment de pouvoir atteindre les limites qu'on se donne à nous on a envie de se dire bon bah voilà j'aurais bien réussi à faire ça à faire ci à faire ça est-ce que je suis en capacité dans mon activité dans mon emploi d'atteindre les limites que je me suis fixé et me dire voilà je je peux partir en me disant non seulement j'étais utile c'est le premier point que j'ai évoqué mais en plus et bien je me suis fait plaisir je suis arrivé un peu au bout de ce que je sais faire et donc ces questions là posent un celle du Code du travail dire plus on autorise des emplois précaires à proliférer même plus prolifère c'est une loi de la physique sur le marché du travail assez basique deuxièmement ça veut dire une obligation d'avoir un accès à la formation pour tout le monde mais une formation de droit pas une formation on vous envoie dans un opérateur privé qui fait faillite deux mois plus tard une formation ça veut dire la capacité vous avez envie de faire des cours d'anglais bah oui vous avez le droit de faire des cours d'anglais même si c'est pas immédiatement utile dans votre boulot pas parce que parler anglais n'est pas requis sur votre chaîne de production que vous n'êtes pas le droit de parler anglais parce qu'après vous serez faire plein de choses vous serez lire des modes d'emploi en anglais aller sur des sites étrangers etc tout le monde sait utiliser ces savoirs dans son travail c'est toujours le cas donc élever les savoirs c'est toujours être utile au boulot et enfin troisièmement avoir une capacité des salariés d'intervenir sur le contenu du travail dire ce que je fais là n'est pas bien n'est pas juste n'est pas heureux n'est pas utile au plus grand nombre et pouvoir par cette intervention là rectifier ce qu'est le travail et donc si on pose pas ces trois questions là on en pose aucune c'est la question que vous poserez lorsque ce projet de loi sera débattu ce projet de loi évidemment mais on va les reposer juste histoire que Monsieur Dussault les comprennent déjà c'est ça serait déjà un beau début alors si Emmanuel Macron et son gouvernement peuvent faire passer en force les réformes aussi impopulaires que la réduction de la prestation chômage ou encore la création de France travail c'est parce qu'il a mis fin à la gestion paritaire de l'assurance chômage qui était co-gérée par les syndicats et supprimer les cotisations salariales pour l'assurance chômage je vous propose de réécouter ce que Emmanuel Macron disait devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles c'était déjà en juillet 2018 alors écoutez moi la solidarité nationale est de plus en plus financé par l'impôt ceci conduite aussi à transformer la philosophie même de notre solidarité nationale et en quelque sorte d'en retrouver le sel cette solidarité et de moins en moins une assurance individuelle assortie d'un droit de tirage financé par l'ensemble des contribuables elle implique des droits et des devoirs car chacun est alors comptable de tous et tous de chacun par la réforme que vous avez votée l'assurance chômage aujourd'hui n'est plus du tout financé par les cotisations des salariés elle est financée par les cotisations des employeurs et par la CSG cette transformation il faut en tirer toutes les conséquences il n'y a plus un droit au chômage au sens où on l'entendait classiquement il y a l'accès à un droit coffre la société mais sur lesquels on ne s'est pas garanti à titre individuel puisque tous les contribuables l'ont payé [Musique] oui tout à fait ce qu'on voit là chez Monsieur Macron est extrêmement clair il annonce le programme il y avait ce qu'on appelle une assurance chômage donc c'est une assurance c'est-à-dire vous mettez de l'argent en pot commun parce qu'il y a un risque il y a un risque de perdre de l'emploi on sait bien qu'il y a un risque dire quel salarié décide du contrat qui signe aucun donc si vous décidez pas c'est bien que vous n'êtes pas en capacité de tout contrôler ce ne peut pas contrôler c'est qu'il y a des risques point donc il y a des risques on était assurés c'est à dire qu'on mettait une partie de notre salaire ou pot commun et on touchait une partie du pot commun en cas de en cas de de difficulté ça c'est le principe de l'assurance au sens général du terme maintenant Emmanuel Macron a décidé de tendre le bras à tout le monde pour substituer à l'assurance un régime qui est effectivement un régime qu'on appelle beveridjan dans le langage en question mais en gros un régime fiscalisé où c'est l'impôt qui vient financer cela ça veut dire que des personnes qui ne sont pas elles-mêmes exposées au risque paye pour d'autres qui le sont exactement où les fonctionnaires et donc vous avez une situation où par définition vous jetez des populations les unes contre les autres puisque là où avant chacun s'assure et assure les autres pour se protéger une situation où on dit on va vous vous êtes pas concerné mais quand même payé évidemment que celui qui paye dans ces conditions moi je paye je pouvais payer moins je préférais payer moins que ça me concerne pas et donc par le fait de supprimer le fait d'être concerné par le mode de financement et bien vous affaiblissez l'idée même du chômage et ce que dit Emmanuel Macron il dit il y avait un droit au chômage alors on sait pas trop ce que c'est de droit au chômage il y a un mec qui se met le matin je m'en vais sachant que s'il s'en va il est de façon démissionnaire donc il peut pas toucher le chômage donc c'est du délire absolu mais l'idée de Macron c'était il y a un droit au chômage maintenant il y en a plus il faut je vais reformuler parce que même Macron c'est de dire vous aviez un droit à être protégé si vous perdez votre boulot mais maintenant on l'aura plus donc finalement il y a une Godin pour revenir à au discours d'Emmanuel Macron des 2018 il nous préparait à la création de ce France travail il est quelque part cohérent oui je vois pas tellement le rapport entre tout ce qui est annoncé par rapport à France travail et puis cette se glissement effectivement effectivement l'état reprend la main sur le financement de l'assurance chômage il exclue de manière il a exclu de manière progressive les syndicats de cette association qui qui gérait le financement de l'assurance chômage donc alors ils reprennent la main et puis du coup ils font ils font plein de bêtises regardez donc avec le nouveau système là où on prend pour calculer le montant des allocations chômage on prend aussi les périodes sans travail sans salaire donc les périodes de trous les périodes de salaire à zéro on appelle ça quand même le salaire journalier de référence même si on met des jours sans salaire et puis du coup qu'est-ce qui se passe les gens maintenant n'acceptent plus ou en tout cas réfléchissent à deux fois avant d'accepter une mission intérim ou un CDD qui va créer des trous entre les contrats et moi j'ai été sollicité par des gens qui réfléchissent ce ne sont pas encore une fois ne sont pas des pions ce sont des gens nos concitoyens qui sont sans emploi et du coup ils se disent mais moi j'étais sollicité est-ce que je fais bien si j'accepte ce petit CDD est-ce que ça va pas me pénaliser ben moi je le dis techniquement si bien sûr que ça va vous pénaliser donc la personne n'accepte pas ce contrat qu'est-ce qui se passe les employeurs saisonniers ne trouve plus de personnel par exemple et tout le monde tout le monde est perdant c'est vraiment une politique perdant perdant tout le monde est perdant même les clients des hôteliers de la restauration pendant leurs vacances et ben du coup mettre plus de temps et de servi etc parce qu'il y a moins de personnel et tout simplement ça c'est la faute à au gouvernement qui a décidé d'une règle idiote sans réfléchir au conséquences il est évidemment que les partenaires sociaux eux auraient dans la discussion identifier ce risque là donc il y a plus de garde-fous effectivement les partenaires sociaux dans leur diversité les présentant des employeurs le Medef la CPME et puis les représentants des salariés et bien voilà il mêle il mêlait leurs intelligences pour convenir en appeler ça une convention d'assurance chômage pour convenir de règles saines et scènes aussi pour l'économie voilà et là on a des jeunes c'est qui on sait même plus si c'est d'ailleurs des gens du ministère ou alors des cabinets comme McKinsey qui décide qui bricole des trucs on fait et puis après on voit ce que ça donne ah bah zut alors ça fait de la casse ça fait que des employeurs dans certains secteurs sont très pénalisés bah oui il peut aller y penser avant d'ailleurs il y a la prochaine mobilisation à l'appel de là l'Inter syndical c'est le 8 juin le 6 juin on y croit donc c'est le 6 juin prochain est-ce que si justement c'est pas l'occasion aussi de se mobiliser et de dénoncer ce projet de loi énormément de monde dans la rue non mais c'est ce qu'ils font enfin moi j'ai l'impression que il y a pas un syndicat dans le pays qui est favorable au projet et que tout se le mettre dans leur revendications ils ont ils montrent tout ce leur hostilité alors avec le même discours ils ont raison tous disent si vous voulez mieux accompagner les bénéficiaires et allocataires très bien attendant il y a pas les moyens et tout ce que vous mettez c'est de la contrainte et du renforcement de la logique qu'on évoque depuis tout à l'heure fiscalisation de l'assurance chômage contrôle de l'État renforcement des sanctions etc etc donc moi j'ai pas de de conseils à donner aux syndicalistes je moi-même syndiqué voilà mais j'ai ma fédé mais je pense que c'est déjà le cas enfin moi en tout cas je vais marcher le 6 juin avec mes collègues syndicalistes et il y en aura beaucoup de services publics de l'emploi ce projet de loi et j'ai une dernière question messieurs vous savez il y a une autre aussi réforme qui est très décrié en ce moment c'est celle de la du lycée professionnel qui vise en substance à réduire les modules théoriques et à augmenter le volume de stage exactement est-ce que vous y voyez un lien entre ce projet de loi de qui vise à créer France travail et la réforme du lycée professionnel peut-être d'abord il y a une Godin et ensuite Adrien Chloé je pense même si c'est l'État qui va indemniser les jeunes je pense que les employeurs considéreront qu'ils ont des genres des similis salariés un peu comme les services civiques qui sont d'ailleurs largement utilisés je dirais même exploiter à Pôle Emploi on va voir des gens de sous salariés alors ce sera pas réellement un salaire versé par l'employeur mais l'employeur je pense aura moins de scrupules à se sentir dans une relation ordinaire de subordination et à demander à voilà aux jeunes de d'obéir aux ordres aux consignes et puis peut-être de prendre des risques il y aura peut-être davantage de risque d'accident du travail pour pour ces jeunes là donc oui ça ça expose ça donne une toute puissance je dirais un peu aux employeurs sans aucun garde-fou encore une fois par rapport à la qualité du management en entreprise voilà par rapport aux conditions de travail subordination par rapport à la relation entre le salarié et l'employeur il y a pour le moment pas de grandes réformes en la matière et moi ce que par rapport à la mobilisation du 8 juin et pour les suivants évidemment je pense qu'Adrien sera d'accord avec moi ce que j'aimerais surtout c'est un grand reset de l'exécutif voilà qu'on revote et puis qu'on en finisse avec avec ces gens qui font n'importe quoi depuis 2017 on essaie alors Adrien oui oui il y a un point commun qui est très important c'est cette espèce de de guerre qui est menée de haine qu'on les macronissent pour la qualification des gens c'est à dire pour leur valeur dans le travail et c'est quelque chose qui est partagé à la fois par France travail et par la réforme des lycées pro dans France travail qu'est-ce qu'on se dit depuis tout à l'heure si on devait résumer c'est que finalement n'importe quelle activité quel que soit sa valeur son intérêt son attractivité peut être opposé à quelqu'un du simple fait que cette personne est allocataire d'une prestation sociale c'est l'idée finalement les gens n'ont plus de valeur sur le marché du travail et non plus de valeur par rapport à l'activité qu'on peut les obliger à faire n'importe quoi et donc on les dévalorise eux et c'est pareil que ce qui se passe dans la réforme du lycée professionnel où on a comme vous l'avez évoqué juste à l'instant un remplacement des heures de formation d'atelier donc interne au Lycée pour des heures de stage en entreprise ça veut dire que au lieu de bosser leur qualification de un atelier avec des un corps enseignants des pédagogues qui leur disent voilà comment marche une machine théoriquement voilà quand elle marche cette machine spécifiquement voilà comment on passe de l'un à l'autre voilà comment généralement on comprend le mode d'emploi permettant ainsi aux jeunes de pouvoir aller dans n'importe quelle boîte du pays faire fonctionner une machine similaire on passe au stage dans la boîte du coin ce qui veut dire que vous serez formé à utiliser uniquement la machine qui est localement existante et donc que lorsque vous sortez du lycée pour trouver du boulot vous devrez aller bosser là on vous a fait cette formation généralement assez peu pédagogique et surtout sans aucune sans aucun contenu théorique et donc au lieu d'avoir une qualification valable partout en France parce que vous savez utiliser tous les fours à pain du pays parce que vous comprenez ce qui est un four à pain vous aurez une comp étence utilisable à côté de chez vous parce que vous savez le four à pain de la boulangerie la plus proche et donc en faisant ça vous réduisez là aussi les connaissances les savoir-faire et donc en fait la valeur des gens sur le marché du travail et surtout la valeur des gens par rapport à leurs proches et par rapport à eux-mêmes merci beaucoup Adrien Clouet et Yann Gaudin d'avoir tenté de clarifier un projet de loi plein emploi et France travail qui pour le coup est un projet très flou mais voilà vous avez réussi l'exercice tous les deux merci beaucoup je rappelle que vous êtes député France insoumise de Haute-Garonne et vous Yann Gaudin lanceur d'alerte sur le Pôle emploi et conseiller formateur pour les usagers de Pôle emploi et merci également à toutes et tous d'avoir suivi cette émission prochain rendez-vous en direct demain 13h pour le premier flash info de la journée suivi des des autres 15 et 17h avant l'émission de toujours debout à 18h30 qui sera animé par Théophile kuamos soyez connectés avant de vous laisser il est important de vous rappeler que si le média existe et que si le programme sont accessibles gratuitement et bien c'est grâce à vous qui partagez nos vidéos et qui nous financer merci pour les autres n'hésitez plus rendez-vous sur le média tv.fr pour vous abonner des 5 euros par mois afin de faire vivre la première chaîne d'info indépendante du pays aussi vous le savez nous sommes dans une campagne qui faire débarquer le média à la télévision notre dossier a été déposé auprès de la com mais les réticences persistent chez certains opérateurs de box qui ne trouvent pas notre modèle économique viable alors nous avons lancé une pétition dont l'objectif est de démontrer le contraire et de dire qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyennes et citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combat comme le média plus de 40 000 signatures déjà merci beaucoup on continue de se mobiliser signer faites signer vos proches Yann Gaudin Adrien cloué vous avez signé pétition alors je sais plus parce qu'en fait je vu que j'en suis entre 15 et 30 par jour honnêtement c'est plus les signatures merci à tous les deux et merci également à vous et je vous dis à très bientôt [Musique]
Hadrien Clouet