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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 12 février 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationJustice

Comment Macron verrouille les institutions : l'étrange nomination de Montchalin

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteÉludée

    Comment Amélie de Montchalin, qui a préparé le budget, peut-elle devenir la contrôleuse en chef des comptes publics ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette nomination est-elle un scandale démocratique selon vous ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi Macron a-t-il nommé une femme à la tête de la Cour des comptes ?

  • 16:50OuverteRéponse directe

    Quelles mesures le ministère des Affaires étrangères a-t-il prises concernant Fabrice Edan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurFait
    « elle en prend la tête, succédant ainsi à Pierre Moscovici »
  • 0:43PrésentateurFait
    « elle pourrait y rester jusqu'à ses 68 ans »
  • 0:49PrésentateurFait
    « le poste est inamovible »
  • 1:37InvitéFait
    « Elle devra évaluer le budget qu'elle a fait elle-même voter »
  • 1:40InvitéFait
    « On a là un scandale vraiment démocratique »
  • 1:51InvitéChiffre
    « Elle pourrait rester aujourd'hui 28 ans en fonction »
  • 3:39InvitéFait
    « Amélie de Montchalin sera première présidente de la Cour des comptes »
  • 4:02InvitéFait
    « qu'elle œuvrait pour l'État, uniquement pour l'État, et pas pour les intérêts partisans »
  • 5:05InvitéFait
    « La Cour des comptes est une institution qui n'a jamais été présidée par une femme depuis qu'elle existe »
  • 5:10InvitéChiffre
    « Ça fait plus de 200 ans »
  • 7:13PrésentateurFait
    « la gauche et les Républicains avaient dénoncé une nomination obtenue grâce à l'abstention bienveillante et complice de l'UDR de Ciotti et du Rassemblement National »
  • 13:31PrésentateurChiffre
    « la pétition avait réuni plus de 2 millions de signatures en seulement quelques jours »
  • 16:10PrésentateurChiffre
    « il apparaîtrait très exactement 211 fois dans les échanges avec Jeffrey Epstein depuis 2010 »

Temps de parole

  • Présentateur81 %
  • Invité5 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On en a chié avec le budget cette année. Putain, on n'en parle pas. Ah la vache ! Et puis causer avec le PS, c'est long. Enfin bon, on a réussi. Enfin ! Coup de bol. Et puis alors Amélie qui part à la Cour des Comptes.

0:11
Invité

Ça, c'est pratique. Tu sais quoi ? Amélie.

0:15
Présentateur

Tiens. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 11 février et le destin d'Amélie de Montchalin vient de basculer. L'actuelle ministre du Budget quitte Bercy pour la Cour des Comptes et pas à n'importe quel poste puisqu'à seulement 40 ans, elle en prend la tête, succédant ainsi à Pierre Moscovici. Et en prime, elle pourrait y rester jusqu'à ses 68 ans. Ben ouais, le poste est inamovible. Et tout ça, c'est grâce à Emmanuel Macron en personne. Le président a en effet usé de son pouvoir de nomination comme il en a parfaitement le droit. Jusqu'ici, tout va bien. Là où ça coince, c'est sur le casting. Bonjour, monsieur.

1:04
Invité

Bonjour, madame.

1:08
Présentateur

Depuis la gauche jusqu'au Rassemblement national, évidemment, sans compter sur le fameux bloc central, tout le monde s'étrangle. Comment Amélie de Montchalin, qui a préparé et défendu le budget pendant des mois, va-t-elle pouvoir devenir la contrôleuse en chef des comptes publics ? Comment va-t-elle objectivement pouvoir évaluer sa propre copie d'ici quelques semaines ? On se le demande et on n'est pas les seuls. Je suis scandalisé par cette nomination.

1:37
Invité

Elle devra évaluer le budget qu'elle a fait elle-même voter. On a là un scandale vraiment démocratique. Cette République des copains est insupportable. Il y a quand même quelque chose dans le macronisme de particulier. C'est des gens qui, quand ils perdent les élections, s'accrochent au pouvoir. C'est des gens qui organisent le fait de rester au pouvoir même quand ils n'y seront plus. Elle pourrait rester aujourd'hui 28 ans en fonction. Comment ne pas s'interroger sur un cadenassage des institutions indépendantes avant 2027 ?

2:01
Présentateur

Alors on l'a dit, les oppositions sont dans tous leurs états et pour cause passée de Bercy à la Cour des comptes, c'est tout simplement inédit. Ça n'est tout bonnement jamais arrivé. Ce serait un peu comme si un joueur devenait soudainement arbitre en plein match. La situation serait un peu ubuesque, vous en conviendrez. Alors en banque générale, la pratique veut qu'on nomme un membre de l'opposition à ce poste stratégique. C'est déjà un peu plus fair play.

Pour mémoire, la Cour des comptes, c'est l'institution chargée de contrôler l'usage de l'argent public, celui qui vient donc de la poche des Français et que l'État, les ministères et autres collectivités dépensent parfois avec une créativité confondante. Elle épluche les comptes, traque les irrégularités et publie donc des rapports, parfois sévères, qui mettent en lumière les potentiels abus. Alors la Cour des comptes, elle ne gouverne pas, elle ne vote pas de loi, elle ne renverse personne en tant que telle. Mais néanmoins, ces observations peuvent quand même égratigner sérieusement l'image du pouvoir en place, voire le prendre la main dans le sac.

Et c'est précisément là où on peut s'interroger sur la pertinence de la nomination d'Amélie de Montchalin, macroniste purju et ancienne ministre donc, à la tête de cette institution pensée comme un contre-pouvoir. En tout cas, pour le gouvernement, pas de panique, tout va bien, l'indépendance de l'institution est garantie, promis, juré. On écoute Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, défendre sa collègue ministre hier à l'Assemblée.

3:39
Invité

Amélie de Montchalin sera première présidente de la Cour des comptes, mais elle travaillera au quotidien avec huit présidents. C'est ce qu'ils font de la colligialité des choix qui sont faits, la colligialité des débats qui auront lieu. Et par ailleurs, vous le savez, vous l'avez vu au cours des débats, ici au Parlement, sur le budget, Amélie de Montchalin a largement démontré qu'elle œuvrait pour l'État, uniquement pour l'État, et pas pour les intérêts partisans. Elle n'a jamais hésité, y compris quand c'était douloureux, à dire la vérité sur les chiffres, à dire la vérité sur les comptes, et elle continuera de le faire demain en tant que première vice-présidente de la Cour des comptes.

Je vous remercie.

4:21
Présentateur

Bon, vous noterez quand même au passage que dans la France de Macron, selon donc Maude Bréjean, on devrait se réjouir d'avoir une ministre du budget qui dit la vérité sur les chiffres et les comptes. Ah bah moi je trouve que ça en dit long sur la relation des macronistes à la vérité et à la démocratie au passage. Bref. Alors pour faire diversion, les alliés d'Emmanuel Macron ont trouvé un bel écran de fumée. Plutôt que de répondre sur le fond des attaques et des accusations, les macronistes ont leur petite parade. Je vous propose d'écouter Yaël Braun-Pivet. Vous allez vite comprendre de quoi je parle.

4:54
Invité

Pour une fois, le président de la République m'aura écoutée parce que je voulais absolument qu'il nomme une femme. Figurez-vous que la Cour des comptes... C'est votre choix. Alors c'est pas mon choix particulier, mais moi je voulais qu'il nomme une femme. La Cour des comptes est une institution qui n'a jamais été présidée par une femme depuis qu'elle existe. Ça fait plus de 200 ans. Et donc en fait, moi je suis lasse de cette République où les femmes n'ont pas toute leur place.

5:16
Présentateur

On peut avouer que c'est quand même habile. On sent les années d'expérience en politique. Quand on lui pose la question de l'indépendance d'Amélie de Montchalin, la présidente macroniste de l'Assemblée nationale noie le poisson en célébrant le fait qu'elle soit une femme. Oh là là, quel progressiste cet Emmanuel Macron. Il a nommé une femme, jeune qui plus est, à la tête d'une institution de vieux bonshommes. Heureusement qu'il est là pour enfin faire changer les choses. Et c'est vrai d'un sens que c'est une bonne chose de voir une femme accéder à de telles fonctions. On est bien d'accord. Mais ça n'est pas censé éclipser le reste.

D'ailleurs, c'est une drôle de conception du féminisme, si vous voulez mon avis. En revanche, c'est définitivement une bonne maîtrise de la langue de bois. Ça, c'est certain. Alors, si les macronistes montent au créneau, c'est pas pour rien. Ils protègent évidemment le grand patron qui est quand même un peu en roue libre en ce moment. Au crépuscule de son règne, sans majorité ni réelle perspective, Emmanuel Macron débusque le pouvoir là où il se trouve encore. La Constitution lui donne effectivement le droit de nommer des gens à sa guise. Alors, il ne gêne pas. Il recase tous les copains à tour de bras.

Alors, on se souvient, ça avait déjà fait jaser l'an passé, le président qui avait placé un fidèle parmi les fidèles, Richard Ferrand, à la présidence du Conseil constitutionnel. Cette désignation avait quelque peu inquiété, notamment en raison du CV de journaliste et de communicant de Ferrand. Habituellement, la place revient plutôt à des juristes. finalement, le Parlement s'était exprimé, c'est déjà une bonne chose et il a validé cette nomination mais de justesse toutefois à 58 voix pour et 39 contre. Mais attention, c'est un seuil des 3 cinquièmes des suffrages exprimés qui est nécessaire pour bloquer une nomination et donc là, elle est manquée à un seul vote contre.

À l'époque, la gauche et les Républicains avaient dénoncé une nomination obtenue grâce à l'abstention bienveillante et complice de l'UDR de Ciotti et du Rassemblement National. Mais Emmanuel Macron semble avoir décidé d'accélérer le calendrier des ressources humaines. Cette semaine, en plus de Montchalin, on a appris que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Gallo, quitterait son poste avant même l'échéance normale de la fin de son mandat. Ce sera en juin prochain. Difficile d'y voir un simple hasard de calendrier. La démission a tout d'une stratégie politique soigneusement cousue humaine.

L'idée serait en réalité de verrouiller la nomination de son successeur juste avant l'élection présidentielle en 2027. Donc, histoire d'éviter qu'un éventuel pouvoir RN ne mette la main sur l'institution monétaire au cas où Marine Le Pen ou Jordan Bardella franchiraient les portes de l'Elysée. Le principal intéressé, quant à lui, assure évidemment avoir agi en toute indépendance, reste quand même que le timing lui ressemble à s'y méprendre à une petite fleur faite à Emmanuel Macron. D'ailleurs, au hasard, c'est le nom d'Emmanuel Moulin, l'actuel secrétaire général de l'Elysée, qui circule pour succéder à Ville-Roi de Gallo à la Banque de France.

Avouez que ça tombe quand même à pic, c'est encore un copain. Et on peut aussi mentionner une autre nomination à venir à un poste d'ailleurs tout aussi stratégique, celle de Didier Roland Tabuteau au poste de vice-président du Conseil d'État. Alors même qu'il n'était pas candidat, vous savez ce que c'est quand le roi veut, le roi peut. Pour Éric Coquerel, le président LFI de la Commission des Finances, c'est tout vu. Macron cherche à verrouiller les institutions indépendantes juste avant de partir.

Dans le camp présidentiel, on lui rétorque que ces mouvements correspondent à des mandats arrivés à échéance et que même en cas de départ anticipé du gouverneur, les décisions se prennent de manière collégiale tant au sein de la Banque Centrale Européenne que de la Cour des Comptes, au Conseil Constit ou au Conseil d'État. Marc Fénaud, l'ancien ministre de l'Agriculture de Macron depuis redevenu député Modem, s'est chargé de la défense du monarque assiégé sans panache mais avec une bonne dose de mauvaise foi.

9:42
Invité

Oui, enfin ça c'est valable pour le budget en cours. D'abord j'ai déjà vu des ministres, y compris des financiers du budget qui avaient fini à la Cour des Comptes, si je ne dis pas de bêtises. J'ai même des noms, si je ne dis pas de bêtises. Et ils ont été de bons présidents de la Cour des Comptes. Et je crois vraiment qu'à la Cour des Comptes la fonction... On avait fait toute une histoire... Oui, ok, c'est une vaste... Enfin... Oui, petite hypocrisie quand même sur la question du délai.

De même qu'on nous avait fait beaucoup de griefs, moi j'étais ceux qui défendaient la candidature de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, j'ai l'impression que ceux qui ont voté contre sa désignation sont le premier parfois à se réjouir des décisions indépendantes du Conseil constitutionnel. Donc il faut faire confiance aux hommes et aux femmes et je pense que, Amélie Manchalin, au-delà de la compétence, ça je crois que personne ne lui retire la compétence, quand même, qu'elle fasse oeuvre d'indépendance dans cette fonction, c'est une désignation, oui, qui émane du pouvoir exécutif. On est désolé, mais j'imagine que si M.

Mélenchon était président de la République, peut-être nominerait-il plutôt M. Coquerel que Mme Manchalin, non ? Voilà.

10:43
Présentateur

Sous les ordres de la République, le risque d'une victoire du Rassemblement National en 2027 est désormais qualifié d'extrêmement important, notamment par Gérald Darmanin, de quoi provoquer quelques sueurs froides, notamment chez les macronistes, dont l'implosion menace à mesure que l'échéance approche. Officiellement, il s'agit évidemment de défendre la France et ses institutions, peut-être sa place au passage. Officieusement, certains redécouvrent soudainement les vertus de contre-pouvoir qu'ils jugeaient hier encore un peu trop encombrants. La démocratie devient évidemment précieuse quand elle risque de changer de main.

Voilà donc que l'on envisagerait de renforcer l'indépendance du parquet, les droits de l'opposition, la protection de l'audiovisuel public, des autorités indépendantes et même, pourquoi pas, d'encadrer davantage le pouvoir de nomination du président. président, c'est une information du journal L'Opinion. Une conversion donc tardive qui a des allures de volte-face presque. Après avoir concentré le pouvoir, on songerait à le disperser par crainte de le voir exercé par d'autres. Ironie mordante de la séquence.

Mais tout cela se murmure à voix basse parce qu'ouvrir publiquement le débat reviendrait évidemment à reconnaître la possibilité d'une défaite et à s'exposer au procès en confiscation démocratique. Rien d'envisageable pour les macronistes. En attendant d'assumer ce chantier à haut risque, on s'en tient à des méthodes éprouvées, plus discrètes et immédiatement efficaces. Sécurisez les postes stratégiques tant que la main tient encore le stylo des nominations. On fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.

Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos. Et d'ailleurs, sans vous, pas de récap, pas de média non plus. Depuis plus de 8 ans, notre chaîne télé tient bon en Indé, dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré et réactionnaire. Chaque jour, nos plus de 25 travailleurs et travailleuses mènent la bataille de l'info. Mais pour tenir, nous avons besoin de vous, notre antenne, notre histoire. c'est vous qui la faites vivre.

Alors aidez-nous à continuer à vous informer, abonnez-vous aux médias ou faites un don défiscalisé. Toutes les infos sont sur notre site internet. Et n'oubliez pas la grande nouvelle, depuis quelques jours, en plus de Free, Molotov, Youtube, notre site internet, vous pouvez également nous retrouver sur la télé d'Orange, canal 235. La pétition avait réuni plus de 2 millions de signatures en seulement quelques jours. Le texte réclamant l'abrogation de la loi Duplomb est arrivé aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Rappelez-vous, la loi Duplomb, c'est ce texte visant à lever les contraintes de l'exercice du métier d'agriculteur.

Il prévoyait notamment de réintroduire des pesticides interdits et de faciliter le fait d'agrandir les élevages et de construire des ouvrages pour stocker l'eau. La loi avait été adoptée définitivement le 8 juillet 2025 et deux jours plus tard, une étudiante avait déposé sur le site de l'Assemblée nationale une pétition qui avait atteint des records obligeant l'hémicycle à tenir un débat sur le sujet. C'est donc ce qui s'est passé cet après-midi, un débat inédit et très attendu évidemment mais sans vote et en plus de ça, Laurent Duplomb vient tout juste de déposer une nouvelle proposition de loi au Sénat pour réautoriser trois pesticides pour trois nouvelles années.

Près de 80 associations avaient donc appelé à manifester devant l'Assemblée nationale. Nos reporters Lisa Lapp et Andrei Manivit ont interrogé sur place le porte-parole national de la Confédération Paysanne. On l'écoute.

14:46
Invité

On est là pour dire nous paysans et paysannes qu'on ne veut pas de ces lois-là, que ce sont des lois qui ne répondent pas aux problématiques agricoles, aux problématiques structurelles et que les enjeux ne sont pas d'accélérer vers une compétitivité mortifère qui fait disparaître les paysans et les paysannes parce qu'il faut bien avoir en tête que c'est ça l'ambition de ces lois. Elles sont au service d'un projet productiviste qui fait disparaître les paysans et les paysannes dans les campagnes mais que les vraies solutions c'est de la protection, c'est ce qu'on réclame à Coréacry, de la régulation des prix garantis, de la répartition de la valeur aussi entre Lamont et Laval.

En ce moment, il y a les négociations commerciales qui sont en cours et on n'a absolument pas de transparence en fait sur ce qui se passe entre les industriels et les distributeurs. Donc c'est ça les enjeux qu'il faut prendre à bras-le-corps pour répondre aux problématiques agricoles et ce n'est pas d'accélérer vers une marchandisation, une spéculation et une compétitivité à tout crin entre les agriculteurs et les agricultrices. Ça ne marche pas.

15:44
Présentateur

Et une nouvelle pétition a également été déposée sur le site de l'Assemblée nationale intitulée « Non, c'est non, M. Duplon ». Elle a déjà récolté près de 150 000 signatures. Le Quai d'Orsay est à son tour secoué par l'affaire Epstein. Un diplomate français de haut niveau est mis en cause pour ses liens avec le criminel sexuel. Son nom apparaît dans les documents rendus publics par le ministère de la Justice américaine Fabrice Edan. Il est secrétaire des affaires étrangères principales. Il est actuellement en détachement et occupe des fonctions au sein du groupe Engie.

D'après les informations de Radio France et de Mediapart, il apparaîtrait très exactement 211 fois dans les échanges avec Jeffrey Epstein depuis 2010. Fabrice Edan lui a notamment parlé d'affaires et d'argent. Plus grave, il lui a envoyé par mail des comptes rendus des Nations Unies. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a réagi sur RTL. On l'écoute.

16:51
Invité

Oui. Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai été effaré et j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place. Saisi le procureur de la République, lancer une enquête administrative pour concourir au travail de la justice ainsi qu'une procédure disciplinaire le concernant.

17:08
Présentateur

Alors, le ministère des Affaires étrangères a annoncé hier soir avoir saisi la justice pour signaler l'effet présumé. De son côté, le groupe Engie a annoncé suspendre Fabrice Edan de ses fonctions. Il sera convoqué par le Quai d'Orsay ce dimanche pour s'expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Donald Trump reçoit Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche. C'est la septième fois que les deux dirigeants s'entretiennent depuis le retour au pouvoir du président américain il y a tout juste un an au programme de cette rencontre Gaza mais aussi et surtout la situation en Iran.

Depuis plusieurs jours, Donald Trump multiplie les menaces d'intervention militaire envers Téhéran en réponse à la répression sanglante contre le mouvement de contestation le mois dernier mais aussi à cause de son programme nucléaire. Le président américain veut contraindre l'Iran à renoncer à l'enrichissement de l'uranium. De son côté, Benyamin Netanyahou considère que l'Iran est une menace pour sa sécurité. Pour lui, intervenir militairement est le seul moyen de résoudre une fois pour toutes la question nucléaire iranienne. Le but de cette rencontre est donc double pour le Premier ministre israélien. D'abord, il veut convaincre Washington de durcir sa ligne face à Téhéran.

Ensuite, menacer d'élections anticipées, il espère glaner un peu de capital politique en s'affichant avec Donald Trump très populaire en Israël. Le plan pour Gaza figure aussi à l'ordre du jour. Donald Trump souhaite accélérer la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu et de reconstruction qu'il a contribué à négocier et qui est pour le moment au point mort. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas que l'indépendance a un coût.

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